Priscille Béguin, présidente de Climera, est mon invitée dans cet épisode de Vlan. Hydrolyticienne de formation, Priscille analyse le risque climatique à travers un prisme essentiel : l’eau.
Quand je l’ai rencontré à une conférence et qu’elle m’a expliqué ce qu’elle faisait, j’ai immédiatement pensé que ça serait un super épisode de podcast à vous proposer.
Ensemble, nous avons exploré une question que je me pose personnellement depuis longtemps : où fera-t-il bon vivre en France dans 10, 15 ou 20 ans ?
Et ce n’est pas qu’une question existentielle, c’est aussi une interrogation très concarète – notamment quand on envisage d’acheter un bien immobilier sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons en profondeur des critères climatiques essentiels à considérer avant d’investir : températures extrêmes, risques d’inondations, accès à l’eau potable, îlots de chaleur urbains ou encore phénomènes comme l’arrêt possible du Gulf Stream.
Priscille a développé un modèle prédictif qui cartographie avec précision les zones de France les plus résilientes – et celles à éviter – face aux bouleversements climatiques.
J’ai voulu faire un tour de France avec elle, région par région, pour comprendre quels territoires seront les plus habitables dans les prochaines décennies : Marseille, le Luberon, Annecy, Clermont-Ferrand, le Sud-Ouest, Bordeaux, le Pays basque… Chaque lieu soulève des enjeux spécifiques, parfois contre-intuitifs.
Ce que vous entendrez ici, ce sont des clés pour anticiper, comprendre, et surtout faire des choix éclairés dans un monde en mutation.
5 citations marquantes :
« La première chose que le changement climatique change, c’est le cycle de l’eau. » – Priscille Béguin
« Acheter une maison aujourd’hui, c’est aussi parier sur le climat de demain. » – Grégory Pouy
« Paris est à la même latitude que Montréal. Sans le Gulf Stream, on vivrait avec des hivers à -20°C. » – Priscille Béguin
« L’îlot de chaleur urbain est comme un radiateur géant qui s’active la nuit. » – Priscille Béguin
« Une ville à risque qui agit vaut mieux qu’une ville tranquille qui ignore les enjeux. » – Priscille Béguin
10 questions structurées posées dans l’interview :
Pourquoi t’es-tu intéressée à la question de l’eau et du climat ?
Quel est le lien entre urbanisme et accès à l’eau ?
En quoi le Gulf Stream est-il un facteur déterminant pour le climat français ?
Quels sont les principaux risques liés au réchauffement climatique ?
Marseille est-elle vraiment une bonne idée pour investir aujourd’hui ?
Que faut-il penser des régions intérieures comme le Luberon ou Annecy ?
Comment la sécheresse affecte-t-elle les ressources en eau douce ?
Pourquoi le Pays basque est-il un cas particulier ?
Quelles régions sont les plus exposées aux inondations ?
Comment analyser concrètement les risques avant d’acheter un bien ?
Timestamps clés pour YouTube :
00:00 – Introduction de Grégory Pouy : pourquoi cette question le taraude
02:00 – Rencontre avec Priscille Béguin et ses motivations
03:00 – Le rôle de l’eau dans le changement climatique
07:00 – Le Gulf Stream : fonctionnement et risques d’arrêt
13:00 – Marseille et le Sud : chaleur, accès à l’eau, inondations
26:00 – Le Luberon, Annecy, Clermont : différences régionales
35:00 – Sud-Ouest, Pays basque, Bordeaux : les pièges à éviter
42:00 – Les argiles, un risque méconnu pour l’immobilier
45:00 – Vers une nouvelle cartographie des zones habitables
Je suis Grégory Poui et je vous présente Vlan, un podcast pour vous aider à être plus serein en comprenant avec nuance la complexité du monde et en inventant activement le monde à venir. Pour votre confort, cet épisode a été séparé en deux parties et ceci est la deuxième partie. Donc si vous arrivez ici pour commencer, je vous invite vraiment à aller écouter la première partie. Ça va vous permettre de comprendre la conversation évidemment. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Il y a cette idée que les meilleurs endroits où il faut vivre, c’est la Bretagne et la Normandie. Mais il y a moi l’idée que j’ai de la Bretagne et la Normandie, c’est la pollution des sols par l’élevage intensif des ports en particulier. Mais peut-être que je me trompe, tu vois. Et je me dis en fait, on pourra pas faire pousser quoi que ce soit dans ces terres. Donc finalement Ah bon ? Alors, il y a deux choses. Il y a la pollution du sol qui fait que on pollue l’eau. Donc, ça c’est les nitrates lié notamment aux élevages por en Bretagne. Si vous avez déjà été en Bretagne il y a une quinzaine d’années, l’eau avait souvent un goût bizarre, ce qu’il fallait beaucoup la traiter parce qu’elle était très polluée. Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux pour info. On traite beaucoup mieux les eaux et elles ont perdu leur saveur très on va dire locale. Voilà. Donc euh déjà, il y a une vraie différence entre Bretagne Nord et Bretagne sud sur cette partie-là puisque la densité des élevages porin est vraiment euh assez localisée. Euh et donc il y a la problématique qui est liée en fait à la qualité de l’eau et puis il y a la problématique qui est liée à la qualité des sols et c’est pas le même problème en fait. H euh donc on je pense qu’on pourra quand même assez fortement continuer à faire pousser des choses en Bretagne. Entre les deux, il y a la Vendé qui est une terre agricole assez incroyable avec un système d’adduction en nous eau qui est absolument insane puisqu’on est dans un maré semi-sal qui se remplit en fait à marée à marée haute et puis qui se vide à marée basse avec de l’eau douce qui arrive. Ah oui complètement c’est c’est vraiment hydr hydrauliquement parlant. C’est c’est un c’est un calvaire à modéliser mais c’est merveilleux pour le reste du monde. Donc ça, on est dans une zone qui est particulièrement intéressante d’un point de vue de l’agriculture. La Bretagne, ce qui est intéressant que on n pas de problème d’oot de chaleur. C’est quand même une zone qui est beaucoup plus tempérée, beaucoup plus exposée en fait à l’atlantique nord. Donc c’est c’est vachement mieux en terme de température. C’est une zone où il pleut encore beaucoup. Donc on n’ pas trop de problèmes de ressources en nous et on a quand même énormément de reliefs sur la mer. Donc on n’est pas plat comme dans dans les landes par exemple et donc on est moins sensible aux inondations qu’à d’autres zones. Ouais. Il y a ville par ville ville par ville. Il y a des il y a des différences mais la réalité c’est qu’il y a quand même beaucoup de falaises, beaucoup de gros rochers, pas mal de euh pas mal de grandes forêtes, beaucoup d’humidité et pas beaucoup de chaleur. Ça fait un combo qui est quand même assez gagnant. Euh donc moi je suis plutôt positif pour la Bretagne euh même si sauf si le GSAM bouge quoi. Ça ça c’est le de la carte. Il va en fait on sait qu’il va enfin non on sait pas prèement qu’il va bouger. On est quasiment certain qu’il va bouger. Mais il bouge de toute façon en continue c’est pas c’est jamais figé ce genre de chos. Les courants marins comme les grands courants d’ailleurs de de qu’on a dans les couches supérieures de l’atmosphère. C’est absolument pas figé. Donc c’est normal que ça bouge. Euh, on sait que ça bouge. On n’est pas du tout sûr qu’il va s’arrêter hein. C’est pas du tout une évidence. J’ai pas mal creusé le sujet cet été d’ailleurs euh pour essayer de déterminer euh qu’est-ce qui qu’est-ce qui se passait là-dessus. Et euh les données sont pas du tout du tout euh clair et on a autant de papiers scientifiques qui disent qu’il va s’arrêter que de papiers qui disent c’est le principe des pour ceux qui nous croient pas dans les sciences et qui se disent mais les sciences il racontent tout et n’importe quoi. En fait c’est le principe de la science c’est qu’en fait on essaie de prouver toujours l’inverse et tant qu’on a pas réussi à prouver l’inverse c’est que dire que c’est pas vrai. Exactement. Donc pour l’instant la science fait son travail c’està-dire qu’elle a pas juste encore trouvé de consensus. Hmm, on n’ pas on n’ pas compris assez de choses, on n’a pas assez de données ou c’est pas juste assez clair, assez de déterminer hein ce qui va se passer parce que c’est toujours très difficile de prévoir l’avenir. Donc on est on n’est pas sûr pour le golfstream de ce qui va se passer. Mais c’est pour ça que le consensus scientifique c’est quelque chose auquel il faut faire attention parce que ça veut dire qu’ils sont tous d’accord. Enfin oui, quand ils sont tous d’accord en général c’est mauvais sign quand il y a un consci scientifique et ben en fait là c’est que vous si vous l’entendez dans les médias et que il y a quand même un expert X Y qui dit oui mais bon enfin bref euh la météo et ben là vous pouvez vous dire que c’est un charlot ça ouais le consensus scientifique par exemple sur le changement climatique est assez clair he oui voilà Bretagne Nord ou Bretagne sud pareil alors moi je favoriserai plutôt Bretagne Nord notamment parce que on est on a une partie de la Bretagne Nord qui est sur un substrat granitique et donc beaucoup moins sensible à l’érosion. Euh donc c’est vous êtes pas vous êtes moins vous avez moins de risque de perdre la moitié de votre jardin dans la mer qui est en dessous ce qui est toujours fortement agréable. Donc je je favoriserai plutôt la Bretagne Nord même si elle est moins populaire aujourd’hui parce que elle est moins elle est moins Ah bah il fait plus beau en Bretagne Sud. Ah oui oui. Non c’est sûr forcément mais ouais je considérerai plutôt la Bretagne nord. Donc en fait, si je récapitule, après on va on va continuer notre petite carte, mais euh ce qui ce qui compte, c’est pas vivre au bord de l’océan, en tout cas de la mer direct pas en direct parce que c’est trop dangereux. Attention où est-ce que votre maison parce qu’en fait si l’eau cool, il peut y avoir des inondations et ça va être très problématique. Faut pas être dans un point bas, çaêre dans un point haut. C’est c’est vraiment Vas-y, finis ta liste, pardon. Non, non, ma petite liste, c’est ça. Il y a euh Est-ce qu’il va y avoir de l’accès à l’eau potable ? Ouais. Est-ce que les terres sont en granit ou euh voilà, enfin oui. Non, il y a la solide. Est-ce que Est-ce que c’est du comment on appelle ça du coup ? C’est euh de l’argile. L’argile qui est problématique. Après, il y a Est-ce que c’est arable ? Hm hm. Euh la température, c’est vraiment lié à la à la longitude ? Non. Euh non, pas que et puis la et puis les grandes villes, faut éviter les grandes villes. Bah sur la les grandes villes, c’est vraiment lié au problème de de canicule et d’il de chaleur en été. Euh par exemple, oui, bon bref, c’est plutôt une une ville moyenne aujourd’hui, mais c’est plutôt une grande ville, elle a pas de problème d’chaur par exemple. Ouais. Euh donc c’est c’est quand même enfin ça va beaucoup dépendre des endroits mais effectivement c’est un peu ça la liste. Mais en vrai, schématiquement le bon sens paysan marche assez bien. C’est-à-dire queon met pas directement sa maison sur la rivière. C’est une c’est une mauvaise idée. On va la mettre plutôt en haut jolme. C’est très joli, mais on va la mettre en haut de la bute. Ouais. À l’endroit où on a moins de risque. Si le sol il bouge, ben on se met pas là. Donc on on construit sa maison sur un caillou plutôt en haut d’une but. C’est un peu un truc voilà petit sens des des un petit sens paysan qui fonctionne un petit sens paysan qui qui va bien. Alors ça a l’air un peu ridicule aujourd’hui vu la façon dont on achète une maison, on va dire mais la réalité c’est plus on prend ces critères en considération moins on a de mauvaises nouvelles à postériori. On continue. La Normandie. la Normandie, c’est je mon petit tour de la France hein. Mais mais là du coup j’étais sur des villes genre à Marseille, Nice et là on rentre sur des régions. Donc tout le tout vraiment le très très nord de la France donc de Normandie Pascalé jusqu’à la la limite belle, on va s’arrêter à la limite belge. Je ne ferai pas Bruxelles, je vous préviens. Non mais j’ai demandé après des grandes généralités sur le bien sûr. Donc là, c’est toute cette tout c pouretour là euh on va avoir un deux risques majeurs qui vont vraiment être boostés à la nitroglycérine avec avec le changement climatique, c’est les problématiques d’érosion et les problématiques du coup d’inondation. C’est vraiment alors il y a aussi un peu d’accès à l’eau mais moins quand même dans cette régional. Et euh ces deux problèmes, donc en fonction de là où vous allez être parce qu’il y a là, il y a il y a une il y a vraiment énormément de réalités différentes dans ce dans ces territoires-là. Euh vous pouvez être extrêmement sensible à l’érosion. Euh et l’érosion c’estàdire les seuls qui c’est les seuls qui qui sont mangés par la mer. D’accord. Donc si vous êtes trop proche ou Ah oui, c’est ça. C’est littéralement perdre quand je dis perdre son jardin, c’est parce qu’on on il tombe, il part. Adieu. C’est vraiment euh il y a une très belle vidéo très triste d’ailleurs. On voit l’érosion des falaises d’être tasat. Euh c’est une éion qui est en plus accélérée par l’hypertourisme. Donc c’est très beau. Tout le monde y va et marche sur des euh sur des falaises qui sont très fragiles. Et donc ça accélère la capacité en fait de l’eau à à éroder. Donc qu’est-ce qui se passe ? L’eau vient en fait frotter les parois du du solquel on habite. Et puis progressivement, il crée des jolies cavernes vraiment comme un petit buldozer qui va tout doucement. Euh et puis bah quand il y a plus de sol en dessous, le sol qui est au-dessus tombe. Oui, par définition, c’est l’érosion. Alors, il y a deux systèmes d’érosion. Il y a des érosions positives et des érosions négatives. Donc négative, c’est quand on mange du sol et il part à la mer, il fait du sable, il fait de la plage et puis il part euh au large. Et l’érosion positive, c’est quand euh le système de d’eau va venir déposer du sol à un endroit où il y en avait pas. Ah ok. Ça crée de nouvelles îles. Ça crée alors plutôt des lentes de sable et donc plus de plages, plus de voilà, c’est plutôt ça qui se passe que des nouvelles îles. Mais il faudra un volcan. C’est ça. C’est plus plus un système volcanique quand il y a des îles qui popent comme ça. C’est évidemment des systèmes qui sont assez lents mais quand on perd 1 2 ou 3 m dans les 15 25 prochaines années, ça peut vite poser des problèmes. On sait que ça va arriver ça. Ça c’est un système qui qui existe et qui est constant. On peut le mesurer. On le mesure tous les ans. Combien on perd de millimètres ? Combien on gagne de millimètres en fonction de la côte où on est. Donc en fonction de là où on veut se positionner en Normandie, c’est intéressant de pouvoir savoir si on est dans une zone qui est à éion positive. À ce moment-là, on peut se poser plus proche de la mer, on risque pas de perdre son jardin. Ou dans zone de d’érosion négative où là à ce moment-là, il faut pas se poser proche de la mer, faut vraiment prendre beaucoup de marge parce que on progressivement la mer va venir à nous qu’on a pas du tout intérêt à s’en rapprocher parce qu’encore une fois, on ne sait pas vivre sous l’eau. Non, enfin pas moi. C’est ça. Nous sommes des poissons très mal adaptés. C’est ça. Donc là, il y a il y a vraiment l’érosion, c’est très important. Et du coup le deuxième phénomène qu’il y a les inondations qui sont liées notamment à un phénomène très simple, c’est que le niveau de la mer augmente et donc plus l’eau monte, moins on a de marge quand il y a une tempête avec une grosse vague. Ouais. H et cette côteel est particulièrement sensible à ce phénomène. On a des phénomènes de maré très importantes. Donc les marées très importantes, ça crée quoi ? Ça crée des plages qui sont très plates, qui voit perdre de vue. Ça veut dire que le moindre centimètre supplémentaire remonte très haut. Ouais. Et donc quand on gagne 50 cm d’eau, en fait on on perd toute une partie de des villes qui sont construites souvent sous le niveau de la mer comme les Pays-Bas par exemple. Là je de la France Exactement comme les Pays-Bas. Et donc c’est la même raison le même raisonnement. Mettez-vous en haut de la but. Ouais d’accord. Ne vivez pas en dessous du niveau de la mer. Et la Normandie les terres arables. Alors très utilisé. En Normandie, on fait beaucoup de patates. Mais oui, on est plutôt sur un la Normandie et le Pas de calé. C’est une zone qui est très très arable. C’est une zone qui est très irriguée. Dans le pas de Cali, il y a toute une partie en fait qu’on a gagné sur la mer comme les Pays-Bas, on a asséché des éts, des marés euh pour faire de l’agriculture dedans. Ça ça fait des sols qui sont incroyables en terme agricole. C’est aussi des zones où comme on a enlevé l’eau, la première chose qu’elle va faire si elle a si elle a besoin, c’est revenir. Oui. Donc c’est des zones qui sont très sensibles à l’invation. Donc on pense que ça va revenir par définition. Par définition, il y a toujours un moment où elle revient. C’est ça. Euh on va traiter le cas de Paris. Mais Paris donc c’est euh il y a eu un poste de bon pote qui disait que ça allait être la ville la plus meurtrière en Europe d’ici 2100 parce que il chaleur parce que pas assez de parcs et que du coup voilà. Moi je mettrais plutôt Londres mais d’accord. OK. Donc mais Londres, il y a des parcs quand même. À Londres, il y a des parcs. Le problème de Londres, c’est queil y a déjà un problème d’aduction en eau potable à Londres. Donc on considère que dans les 15 prochaines années à Londres, il y aura probablement plus d’eau au robinet les étés. OK. Voilà. Alors je sais pas si ça tue à des gens mais on a moins ce problème là avec Paris. D’accord. Londres c’est l’une des 10 capitales dans le monde qui est le plus sensible à l’accès à l’eau. Euh donc c’est quoi les autres ? Alors, la première c’est Cape Town euh en Afrique du Sud euh qui a depuis plusieurs années déjà un système euh d’aduction en eau et de gestion de l’eau potable qui fait qu’en été, il y a des quotas spécifiques. Donc l’eau est coupée au robinet et on va chercher son bidon d’eau. OK. Voilà. Et Captown, c’est pas alors je sais qu’on est en Afrique mais c’est l’Afrique du Sud et Captown c’est la capitale. C’est pas du tout euh une normalité pour pour eux. C’est vraiment des gens qui vivent absolument comme en Europe, comme on peut se l’imaginer en Europe. Je je sais que tu sais mais je sais beaucoup de gens savent pas. Donc voilà. Donc Captain c’est une ville évidemment il y a des bidon villes et cetera mais c’est pas du tout c’est pas du tout ça le problème. On parle vraiment de de gens qui habitent dans des appartements comme à Paris et qui se retrouvent à plus pouvoir prendre de douche euh et qui ont de l’eau un jour sur trois. Donc c’est quand même très très intense comme problématique. Euh donc ça c’est la première ville. Euh et ensuite on a des villes comme Mexico euh comme Londres. comme New York qui ont des problèmes de chambre. OK. Donc des très grosses villes. On s’imagine pas pas d’eau à Londres. Non mais New York, j’imagine surtout moi une enfin que Manatthan va être recouvert au bout d’un moment parce que c’est assez plat Manathan. Oui. Puis alors pour le coup c’est très proche de l’eau. Ah c’est sur l’eau donc c’est les terres gagnées sur la mer puisque c’était des marécages à la base. Euh donc oui, il y a un très gros problème de sensibilité aux inondations à Manathan. Euh on a souvent des images des stations de métro euh new yorkaaises complètement sous les eaux. Alors c’est pas pour rien hein. Bon déjà c’est quand même construit très bas les stations de métro. Euh mais en plus effectivement c’est c’est des terres gagnées sur la mer donc c’est des terres qu’on repère. Oui. Par définition New York va redisparaître au bout d’un moment. On sait pas peut-être pas de notre vivant mais en tout cas Ouais. C’est en tout cas c’est une terre très sensible. Donc Paris Paris ouais Paris pour moi, ouais c’est c’est voilà c’est un cas particulier comme tous les autres cas particulier mais effectivement il y a un croisement d’enjeu qui est assez important. Il y a une densité de population très importante dans une zone qui est très petite, qui est ultra bétonnée. Là, on est vraiment sur des proportions qui sont gigantissime. Euh donc, on a quasiment aucune protection à la température. Ça, c’est vraiment un vrai problème. Et jusqu’à présent, il y avait pas trop de problème parce que on dépassait pas les 30 35°gr à Paris. C’était très très rare. Et puis cet été, on a bien vu qu’il a fait 40 h. Voilà. Et c’est pas la dernière fois et que c’était l’été le plus frais euh de notre futur. C’est ça exactement. C’était c’est le c’est l’été le plus frais que que nous vivrons sur les 10 prochaines années probablement. Donc euh donc il faut se préparer à avoir extrêmement chaud à Paris dans un environnement qui est pas du tout conçu pour hm donc ça c’est vraiment ça va être une très grosse douleur en été. C’est assez nouveau pour les Parisiens. Euh et la particularité, c’est pas tant qu’il fasse très chaud, c’est qu’on est sur un urbain qui est pas construit pour Hm. Donc ça c’est très difficile. C’est une terre qui est assez sensible aux inondations. On a quand même une un gros fleuve qui passe au milieu. Euh Paris a été très protégé. Euh on a construit un énorme ensemble hydraulique à la mont euh pour protéger Paris des inondations. Donc on a gagné de la marge. Euh mais le problème c’est que euh on a des événements qui sont de plus en plus intenses qui fait que cette marge ben elle se diminue progressivement. Et puis on a des zones à Paris qui sont de plus en plus sensibles aux inondations par les pluies très intenses. Donc on commence à avoir des orages d’été comme à Marseille à Paris. Cet été, au début de l’été, il y a eu une inondation à Paris liée à un orage très intense où tout d’un coup, on avait des poubelles qui glissaient dans les rues à Paris, évidemment, des stations de métro complètement inondé et cetera. C’est pas des images dont on a l’habitude de voir à Paris. On a plutôt l’habitude de les voir justement dans en région Pac, mais ça ça va devenir une réalité relativement quotidienne à Paris en été. Ouais. Donc on aura plus en plus des systèmes météo qui vont qui vont qu’on imagine beaucoup plus dans le sud de la France qui vont se ramener sauf que la ville a pas été construite pour sauf que ni les habitants sont habitués ni la ville est construite pour enfin les gens qui m’ont dit bah j’étais en terrasse en train de regarder la pluie tomber bah non rentre chez toi mets-toi en hauteur s’il te plaît. Euh donc ça c’est le principal problème, c’est que les zones qui sont très sensibles et qui sont conscientes de l’être sont souvent mieux armées. À Paris euh la mère de Paris, elle essaie de mettre des arbres un peu partout euh ce qui fait urger et ce qui fait hurler les automobilistes par définition. enlever les parkings mettre des arbres une c’est ça mais ça va être indispensable parce qu’en fait les c’estes les arbres ou en tout cas la terre elle-même les arbres un peu moins mais la terre elle-même va per les arbres ça permet de faire de l’ombre mais la terre va permettre de de limiter les îs de chaleur effectivement euh donc ce qui est le la très grande bonne nouvelle parce que là on a on a un peu fait l’avalanche de toutes les mauvaises les les l’excellente bonne nouvelle c’est que quand on parle de risque on parle de d’adaptation on parle de est-ce que notre environnement, il est capable de supporter ce risque-là. Et euh des villes qui vivent avec des états à 40°gr, on en connaît. Euh des villes qui vivent avec beaucoup trop d’eau à certaines saisons, on en connaît. Elles elles sont souvent construites pas du tout en France puisque c’est des systèmes météo qu’elles ont l’habitude qu’on a l’habitude de voir ailleurs. Mais on sait s’adapter en terme d’habitat, on sait construire et vivre dans des zones qui sont très intenses en terme de météo. Et donc la bonne nouvelle, c’est que on a tous les outils à notre disposition pour faire en sorte que nos habitats, nos villes soient vivables, même dans des contexte qui sont très compliqués. Il faut les mettre en place. Et l’un des l’un des trucs les plus puissants qui existe, c’est la forêt. Oui. La forêt, ça absorbe c’est c’est le c’est le c’est la typologie de terrain qui absorbe le plus d’eau quand il pleut. C’est la typologie de terrain qui fait le plus d’oxygène quand il y a de la pollution. C’est la typologie de terrain qui fait le plus de frais quand il fait chaud. C’est c’est merveilleux la forêt. Alors, on sait pas faire des villes très denses en forêt, non, mais on sait replanter des arbres en ville et chaque arbre a vraiment un impact. Donc, c’est pas du tout cosmétique. Le moindre arbre est important. Plus on en met mieux c’est, plus on végétalise les villes, moins on sera sensible à tout un ensemble de détérioration de notre notre qualité de vie. Euh donc oui, les les planter des arbres, c’est pas du tout juste un un slogan de campagne. C’est vraiment très important. Mais du coup, si on doit vivre à Paris, autant vivre euh vers les extérieurs, c’est-à-dire vers le bois de Boulogne, vers Vincè ou Vincen Vincen, encore une fois si vous êtes capable de vous payer le mètre carré. Ouais, c’est ça. Et après, tu peux partir euh dans le 78 où là pour le coup, tuas tu as de la forêt, c’est toujours pareil, les situations sont hyper locales. Ouais. Donc il y a plein de zones autour de Paris dans la banlieu parisienne, le R et et toutes ces euh toutes ces joyeusés qui font que on est dans des zones qui sont en fait hyper rurales et donc on a plus de problème dit l’au chalard par exemple. Bon, on se tape 2h30 de métro pour aller au bloc. Voilà, c’est ça. Faut pouvoir travailler à distance mais par contre en tout cas on va pouvoir vivre de manière après correcte. Ça peut être des bons investissements immobiliers parce que c un peu ça le sujet aussi de vivre par exemple dans la forêt de Rambouillet. Alors c’est loin, enfin c’est loin, c’est relativement loin si tu dois travailler tous les jours à Paris ou typiquement à Bovet où il y a quand même pas mal de forêts, versant lis et cetera. Bah en fait la couronne parisienne. Alors il y a encore une fois il faut regarder chaque carte, chaque rivière, chaque chaque petite bute pour pas être en bas de la bute mais en haut de la but euh parce que et est-ce qu’il y a de l’argile et est-ce que c’est quand même un système multifactoriel ? Mais il y a plein de zones qui sont très vivables dans le pouretour parisien et même dans Paris, je dirais qu’il y a des zones même au sein de Paris qui sont plus habitables que d’autres. Par exemple, le haut de Montmartre est mieux que le bas de mon martre parce que le bas de Mont martre, il est sensible aux inondations. C’est bête, il est très très loin de la scène mais il est en bas de la but. Donc quand il pleut, ils se prennent toute l’eau de mon mar directement dans la basilque. Ça c’est frais. En plus, les plafonds sont très hauts, les murs sont très épais. Excellente, dur à chauffer mais très bonne qualité thermique. Euh si on va sur les autres villes euh par on fait quand même notre petit tour vers Lille ou enfin Lille tu en as pas parlé mais tu as parlé du pas de Cala. J’ai parlé euh Strasbourg. Ah c’est la région que je connais le moins celle-là. Euh ouais je veux pas dire de bêtises. Ouais zone là tu la connais moins bien. Mais il fait chaud aussi. Il fait Oui, c’est on est sur un aspect plus continental donc on va avoir un problème de chaleur. Et si on sort de de la France donc typiquement Lisbonne ou le Portugal, moi j’ai l’impression que le Portugal typiquement pour y vivre c’est une zone où comme il y a pas de golfstream bah du coup il fait assez frais beaucoup plus euh mais il fait chaud aussi donc voilà il pleut quand même pas mal. Il pleut autant qu’à l’ondre. Oui. Montagne dans la mer. Voilà donc il pleut. Il fait chaud mais pas trop. Euh et du coup, j’ai l’impression que c’est ça se tient à peu près quoi. Il y a des inondations parce qu’ il a des inondations parce que il y a de la mer et de la montagne. C’est ça. Euh alors, je dirais que les on va avoir deux problèmes principaux au Portugal. L’accès à la ressource en eau qui est très compliqué. Euh donc à Lisbonne, on le sent pas encore aujourd’hui, mais il y a vraiment des zones où enfin le Portugal en gestion de l’eau, c’est vraiment c’est vraiment un sujet qui est très intense. Et le risque qui est beaucoup plus aigu au Portugal, c’est vraiment les les incendies. Oui. Et ça c’est lié aux sécheresses, hein. Il pleut certes, mais très peu en été, vraiment très très peu. On a un substrat qui est très sec en été avec une végétation qui est très propice au déplacement des incendies. Il y a beaucoup de vent. Ouais. Et donc euh ça c’est vraiment une bombe assez monstrueuse. Ça a beaucoup cramé cet été. Ouais. Euh et ça continuera à énormément brûler. HH et donc et donc elle serait chauffée enfin s’il y a plus d’arbre. L’Espagne euh gros problème. Ouais. Alors bon c’est un peu comme la France hein, ça c’est dépend beaucoup des régions et cetera. Euh mais effectivement en Espagne on est on il fait beaucoup beaucoup plus chaud. Euh plus on descend plus il fait chaud évidemment mais c’est un pays qui est extrêmement sensible aux problématiques de sécheresse et de canicule. Euh on a beaucoup de problèmes d’accès à la ressource en eau et on a beaucoup de problèmes d’incendie. Hm. Donc pas et puis des terres qui sont très pollués. Non aussi. Bon ça ça va dépendre énormément des régions. Après le sud de l’Espagne est une région qui est extrêmement agricole. C’est vraiment là qu’on fait pousser toutes les oranges qui sont mangées partout en en Europe. Une partie des fruits et des légumes européens sont cultivés dans le sud de l’Espagne. Donc c’est des terres qui sont très utilisées euh qui sont en fait partiellement artificialisé une très grosse partie de l’année. Il y a des zones où on appelle ça des zones de plastique. Quand on fait des photos aériennes, on voit que des champs de plastique de plastique parce que c’est sous. Euh donc c’est des c’est des zones qui draînent beaucoup les sols et qui draînent beaucoup la ressource en eau aussi puisque du coup une très grosse partie de la ressource en eau est utilisée pour l’agriculture dans ces zones-là dans des zones où il y a en fait de moins en moins d’eau. Donc il y a de plus en plus de tension lié à ça. Donc ça il y a beaucoup de questions à se poser. L’Espagne est pas du tout une terre euh libérée de tout conflit. Ouais. Non ça ça va être compliqué l’Espagne. Ça ça va être compliqué. Ça c’est une zone qui est assez sensible. B de toute façon là en gros plus on va descendre vers le l’équateur plus ça va être compliqué. Ouais parce que la température augmente fortement. Euh même si en Europe le pays qui se réchauffe le plus c’est nous. Comment ça se fait ça ? La géographie c’est-à-dire c’est bah on a les montagnes, on a Oui. Mais on a aussi très sensible euh bah au courant d’air qui passent et qui réchauffent ou refroidit notre environnement. Euh on est probablement l’un des pays les plus tempérés aussi. Donc euh nos extrêmes changent très fortement. C’est c’est vraiment pas de bol. On est juste à l’endroit où ça se réchauffe le plus quoi. C’est donc c’est mieux l’Allemagne par exemple. Bah ça se réchauffe moins fort. Après est-ce que c’est mieux ? Je sais pas. Ouais, il y a il y a d’autres problèmes à d’autres endroits. Je connais pas les cartes la d’ problèmes à d’autres endroits. Effectivement, c’est mieux l’Allemagne que les Pays-Bas parce que les pauvres eux, ils sont dit la mer, pas de problème. Mais ils ont des super systèmes. Cela dit, ils sont très ils sont très conscients de leur sensibilité. Ils sont du coup très bons en gestion de risque, ça c’est sûr. Après effectivement, c’est quand même une course euh contre la mer. Contre la mer qui est on est c’est difficile de se projeter dans un dans une vaut mieux pas acheter dans un humain vainqueur quoi. Ouais, on nachètera pas Amsterdam. Amsterdam ? Ouais, c’est enfin on s’imagine entre plus entre + 50 cm et plus 3 m d’eau dans à quelle échéance ? Euh horizon 2100. D’accord. Mais du coup au moins plus 20 à 30 cm à horizon 2050. Donc en gros si vous achetez maintenant c’est sur les 25 prochaines années, vous allez devoir 30 cm différence. Bah 30 cm un/art du pays qui est plus là quoi. Donc oui donc non ça fait une énorme différence encore une fois plus la terre est plate 1 cm remonte haut plus ça fait d’eau en fait. Et pareil pour la Belgique, j’imagine c’est un peu moins problématique mais c’est un peu moins problématique mais effectivement il y a c’est très sensible aux inovations en Belgique et en France parce qu’en fait la je pense que les gens n’ont pas conscience qu’on a pas non plus des grosses ressources en e potable. Oui. Alors la l’ potable elle est surtout en Russie en Europe. Oui. Alors si on regarde à l’échelle des mass si on à l’échelle des grosses masses effectivement il y a beaucoup Russie. En fait il y en a beaucoup au nord puisque encore une fois plus il y a de neige plus il y a de potable. Euh mais oui il y a d’énormes problèmes de ressources en nous. en France. Alors encore une fois, c’est très variable en fonction des régions. Donc le Sud-Ouest en particulier est très sensible. Donc pour donner une petite idée, un peu près la moitié de l’eau douce en France est utilisée pour l’agriculture. Le reste se sépare entre l’eau qu’on va laisser au poisson, l’eau qu’on donne pour boire et l’eau qui va être utilisée pour l’industrie et principalement pour l’énergie. Donc on a un système en gros où on va choisir l’eau qu’on va donner entre l’eau qu’on boit, l’eau qui nous éclaire, nous chauffe et font tourner d’ordinateur et l’eau qui nous sert à nous nourrir. H et en France euh la ressource en eau est un castetê permanent he c’est vraiment très difficile. On a beaucoup d’outils législatifs qui nous permet de faire cette gestion là. C’est une gestion qui est fait par des organismes généralement publics privés. Donc c’est l’état en fait qui tient une grosse partie de la répartition. Euh tout le monde paye pour avoir l’eau. Il y a pas de d’eau qui est récupéré en douce quelque part, sachez-le. Tout le monde paye y compris ODF. Euh et en fait on a de plus en plus de tension sur la ressource. Dans le sud-ouest, il va manquer 50 millions de mètres cubes d’eau par an, je crois. D’où les bassines ? Alors c’est pas dans le sud-ouest. Ah je pensais que c’est dans le sud-ouest. Les bassin si c’est tout au bout du sud-ouest. Mais c’est très au nord du sud-ouest, on va dire. Stille. Non non non, les deux Sèvres. Les deux Sèvres, c’est quand même le nord du Sud-Ouest, quoi. Oui oui oui. OK. OK. OK. Je te j’admets. Euh mais oui, donc pour gérer la ressource en nous, on a fait plein de trucs. La première chose, c’est créer du stockage. Donc on a construit des barrages euh pour créer des lacs, pour créer du coup des stocks qui sont pas de la neige parce que quand la neige commence à à fondre au début du printemps, on est au tout début de l’utilisation de la ressource pour l’agriculture. Donc il faut faire patienter cette eau qui est en train de fondre pour pouvoir l’utiliser plus tard. H donc qu’est-ce qu’on fait ? On met des barrières et puis on fait des barrages comme toi dans la rivière avec tes petits gar quand tu 5 ans. Euh voilà, on fait exactement ça. On crée des stocks euh qui sont des stocks en fait non permanents qu’on va utiliser dans l’année. On fait des stocks de cette eau qui est en train de fondre, qu’on peut pas utiliser qui sert en fait qui va aller jusqu’à la mer. Euh on stock cette eau pour pouvoir l’utiliser plus tard quand il y en aura plus h quand elle aura toute fondu. Euh donc la première chose qu’on a fait c’est des des barrages. On en a fait plein et techniquement en France on a construit quasiment l’intégralité des barrages qu’on pouvait faire. C’estàd qu’aujourd’hui on a plus de capacité à dire on va construire un barrage ça va nous faire de la ressource en nous e ça marche plus. On on a tout fait il y a un certain nombre de critères qu’il faut avoir pour construire un barrage. On peut pas en faire n’importe où pour que ça serve et on a à peu près construit tout ce qu’on pouvait. D’accord. Donc on est à balle là, c’est on a fait le maximum. OK, c’est bon. C’est fait. Ça c’est Ça c’est fait. Ça c’est fait. Les barrages, ils servent à deux choses. À faire de l’hydroélectricité, donc c’est l’électricité la plus verte qu’on sait faire, c’est vachement bien. Euh et à stocker de l’eau euh pour l’agriculture et à faire des jolis paysages et à faire des très très beaux paysages. Mais tu peux aussi si tu vis à côté d’un barrage, tu peux avoir des inondations potentiellement. Alors en dessous, oui oui. En haut de la montagne, on a dit. En haut de la montagne. Au-dessus du barrage, moins quand même. D’accord. OK. Mais en dessous, Oui, s’il casse, ciao. Ah oui oui, si casse, c’est sûr que euh voilà. Euh donc euh cette ressource en eau euh depuis en gros les années 2000 euh c’est chaque été un combat pour en garder et en avoir pour tout le monde sans couper l’eau. Et il y a des années qui sont beaucoup plus difficiles que d’autres parce qu’il a pas du tout assez plu. Par exemple, le pire c’est quand il pleut pas en hiver. H quand il pleut pas en hiver, ça veut dire qu’il neige pas en hiver. Donc on fait pas de stock. On arrive au printemps, on a pas d’eau dans les nappes, pas d’eau dans la neige, pas d’eau dans le barrage et on plante. H voilà et on se retrouve à dire bah voilà, ça y est, on va faire pousser les choses pour les manger cet été et ou les faire manger aux bêtes et on a rien pour faire pousser cette eau là. Donc là, c’est très très difficile à gérer. Euh donc ça fait à peu près 25 ans qu’on est en crise de gestion de l’eau dans le sud-ouest. Et la mémoire est très courte, mais donc il y a 2 ans, il y a eu une très grosse sécheresse dans le sud de la France. Il y a une vingtaine de villes qui n’avaient plus d’eau potable. Je tiens à dire qu’en France, on a amené de l’eau potable à des gens avec des camions. OK. Si termes en France, c’est pas un problème en Éthiopie là. Enfin, c’est un problème en Éthiopie mais pas que. C’est un problème en France. En France, on a des endroits où il y a plus d’eau potable certaines années et on est obligé d’aller la récupérer dans d’autres régions qui sont euh euh qui qui sont d’autres systèmes dans d’autres systèmes hydrauliques et on ramène cette eau-là pour qu’il puisse boire. Et on a d’autres régions où on déplace des gens parce que les populations sont dans des zones qui sont inondées tous les deux tous les 5 ans et donc on a racheté leur maison. Ils on leur a demandé de vivre ailleurs pour qu’ils soient plus en sécurité que là où ils étaient. Et donc on pense quoi des bassines ? OK. Alors c’est le moment bassine. Bine. C’est le moment le moment bassine. Bassine. Bassine. Euh bon déjà c’est pas le nom technique d’accord de la bassine mais appelons ça une bassine si on veut. Euh donc euh une bassine, c’est un réservoir. Hm. C’est un réservoir d’eau euh qui marche qui qui a la en fait la même technicité qu’un qu’un barrage. C’est-à-dire qu’on on la remplit en hiver avec de l’eau dont on a pas besoin pour l’utiliser en été quand on en a besoin. Ça sert à ça. Qu’est-ce que c’est qu’un réservoir de type bassine ou méga bassine ? C’est quoi ? C’est un un ouvrage technique qui est issu d’un contexte hydraulique très particulier. On si on regarde bien la carte de où est-ce qu’on a proposé de construire des bassines, on en a proposé que dans une région très particulière. Genre personne dans la région Paka a dit on avait des bassines. Non, bizarrement, il y en a pas du tout là. Il y en a pas non plus en Normandie. H il y en a que dans cette région des Deux Sèvres. Et pourquoi ? Parce que on est dans un système hydraulique. Je disais tout à l’heure le système de la vendée, c’est un truc absurde avec de l’eau de mer qui av ça. Bon ben on est en fait juste dans ce système là. Là, on est à cet endroit-là et à cet endroit-là, les nappes sont très très proches de la surface et en hiver, elles mettent 7 jours à se remplir. En 7 jours, on passe d’une nappe vide à une nape pleine. Et donc le principe de d’un réservoir de stockage tel qu’il était prévu à ces endroits-là, c’est de dire bah en hiver, on va pomper dans la nappe et remplir la bassine. 7 jours après, c’est comme si on avait rien fait. Il se passe rien. Ça se remplit. H et du coup, on va pouvoir stocker de l’eau qui aurait été dans la mer à la fin pour pouvoir l’utiliser en été. H pour faire pousser les trucs qu’on va faire bouffer. H Je tiens à préciser que dans cette régionlà, on est plutôt sur de l’agriculture qui est fait par des petites euh exploitations. On n’est pas du tout sur des mégras grands gestionnaires qui font de la patate pour 800 millions de de tonnes par an. On est plutôt sur des petits agriculteurs et c’est des agriculteurs qui ont des gros problèmes de ressources parce qu’encore une fois on est à la fin du bassin versant de du sud-ouest qui a beaucoup de problèmes d’uction en eau où on a tout fait déjà euh pour réussir à stocker plus d’eau et on est au bout du système donc il faut trouver d’autres solutions. H et donc le principe de de ces réservoirs c’est de récupérer de l’eau en hiver qu’on peut pas exploiter pour la stocker en attendant l’été pour pouvoir l’utiliser. H ce système il fonctionne que à cet endroit-là. Hm. Ils ne fonctionneent que dans des conditions où les nappes se remplissent très vite puisque du coup on ne perturbe pas le fonctionnement du système hydraulique local. Ça impacte pas l’environnement. Donc ça c’est c’est super important. Ça fonctionne que à ces échellesl parce qu’en fait c’est tout petit. C’est des flaques d’eau. C’est vraiment en terme de volume, c’est absolument ridicule. C’est tout petit petit. Donc ça marche pour des petites exploitations et c’est de l’eau qu’on va pomper et qu’on va leur vendre pour qu’il puisse irriguer et faire chauser des trucs qui marchent. Voilà, donc on est plutôt pour. Bah quand c’est bien positionné dans un contexte particulier, en fait c’est pas une question de pour ou compte pour moi. Pour moi, la question c’est euh c’est quoi le problème avec une bassine ? C’estàd est-ce que le problème c’est qu’on stock de l’eau pour l’utiliser plus tard ? Et à ce moment-là, arrêter de manger hein, parce que en France, on ne fait pas faire de l’agriculture sans ça. Est-ce que le problème c’est qu’on privatise de l’eau ? Et à ce moment-là, ben il faut regarder comment on vend l’eau en France et comment on gère la ressource en eau en France pour comprendre que la réalité c’est que euh en fait on distribue à chaque agriculteur un droit à l’eau. Toi tu as droit à l’eau parce que tu es un humain, tu as le droit de boire de l’eau. Tu vas payer chaque cilère d’eau que tu rejettes en réalité pas de que tu bois puisque ce que tu payes, c’est l’eau usée. C’est pas l’eau potable mais c’est un c’est un c’est un autre sujet. Mais tu vas tu vas payer l’eau que tu utilises à ton robinet et tu as le droit à l’eau parce que si tu n’en as pas, tu meurs. Et les agriculteurs, ils vont avoir des quotas d’eau d’eau brut pas potable euh pour avoir le droit de diriguer leur territoire. D’accord ? Cette eau-là, ils vont donc ils ont un droit d’accès à la ressource comme toi tu as un droit d’accès à la ressource qui est limité, qui est limité dans le temps et qui est limité en volume pour lequel ils payent. C’est pas du tout gratuit hein, ils payent l’eau qu’on leur qu’on leur livre euh à leur exploitation. Et donc s’il y a plus de ressources en eau pour leur donner leur droit, ils ont le droit de dire c’est pas juste. Ils ont gagné ce droit à avoir de l’eau. Donc soit tu remets en question le fait queon distribue de l’eau un peu tout le monde pour manger, avoir de l’électricité et boire. Mais aujourd’hui tel que le système fonctionne, ils ont le droit à cette eau-là et ils l’ont gagné durement entre guillemets. C’est droit. Donc si le problème c’est la privatisation, bah faut se poser la question de savoir est-ce qu’on veut faire de l’agriculture ou pas en France et est-ce qu’on veut l’électricité puisque ça fait partie de la façon dont on vend l’eau à l’ensemble des utilisateurs. La dernière question qu’on pourrait se poser, c’est est-ce que c’est vraiment ça la bonne façon d’adapter le territoire ? On a des problèmes d’aduction en eau, on a des problèmes de ressources, on narrive pas à avoir assez d’eau pour faire pousser ce qu’on fait pousser parce qu’il faut pas qu’on change la façon dont on fait pousser les trucs. Ça c’est une vraie question. Est-ce que la meilleure solution à l’adaptation climatique dans les deux sèvres, c’est de mettre des baignoirs pour donner de l’eau à des agriculteurs ? C’est une vraie question. Hm. C’est une question politique. Ouais. Pour moi, c’est au politique de répondre à ça. OK. Euh merci beaucoup. De rien. C’était hyper intéressant. Donc du coup, on a bien vu que il y a en fonction des villes, en fonction du terrain, en fonction il y a plein de trucs qu’il faut prendre en considération en fonction de l’endroit où vous allez investir. Euh du coup à la fin de la journée, je me dis en fait de ce que tu dis, c’est le Haut-Bretagne qui enfin dans ma tête dans tout dans toute cette explication, je me suis dit le Haut de Bretagne c’est super. La Bretagne non, c’est super. Euh et puis le Libéron, ça a l’air super aussi si tu es en hauteur. Euh et puis euh j’ai dit Clarmont Ferrant. et clairement Ferrant parce qu’il Mais Pays Basque. Ouais. Donc toute la petite zone Ans c’était pas mal. Ans pendant un petit moment. Pendant un petit moment. Non mais il y a il y a plein de zones en vivre mais c’est même dans NC, il y a des zones où il faut pas vivre. Même en Bretagne, il y a des zones où il faut pas vivre et même à Paris, il y a des zones où on peut vivre. C’est toujours pareil. Ouais, c’est Ouais. Mais mais c’est pas la majorité quand même. Paris, il va faire chaud. Ex Paris va faire très chaud. Ouis. Ouais, c’est c’est ça. Merci beaucoup. Euh donc le podcast s’appelle Vlanc. Donc j’ais savoir à quoi tu veux ouvrir et où claquer la porte. Et ben moi, je veux ouvrir parce que j’ai vu que beaucoup de gens voulaient fermer les portes. Je les ouvre. Moi, je veux ouvrir les portes à l’action. J’ai beaucoup réfléchi quand tu m’as invité. Ouais. Euh moi, je pense que les gens en ont marre de parler d’écologie. Oui. Parce que c’est plus le moment d’en parler. En fait, tout le monde sait que le changement climatique est là. Tout le monde sait que il fait chaud. On a remarqué, on a on a c’est bon, on a compris. Et donc maintenant ce qu’il faut faire, c’est faire h tout simplement et passer à l’action. C’est hyper important et j’ai parlé quelque fois d’action politique et pour moi le plus important c’est de faire à l’échelle de l’enjeu euh qui qui s’abat sur nous. Et donc j’ouvre j’ouvre la porte à l’action politique pour l’adaptation des territoires pour que nos villes soient toutes vivables à long terme. Et cette action elle est locale obligatoirement locale aussi globale. C’estàd que même à l’échelle évidemment des des États, c’est très important de prendre des décisions fondamentales pour financer cette adaptation pour financer les changements qui sont nécessaires pour qu’il y ait plus d’arbres à Paris qu’il y ait plus de dig à Marseille et plus de d’autres choses ailleurs. Ça c’est hyper important de pouvoir financer et d’avoir un un élan clair dans une direction constructive. Mais les solutions sont à trouver territoire par territoire. On peut pas balancer des digues partout en France en disant ça réglera le problème des inondations pour tout le monde. Ça ne marche pas comme ça et on peut pas juste planter des arbres partout en espérant que les îs de chaleur disparaissent. Non, on a bien compris que c’était vraiment déjà on a fait des grandes zones mais en fait c’est ville par ville, caractéristique par caractéristique, il faut prendre en main le problème. Et c’est pour ça que quand il faut réfléchir à où vous voulez vivre demain, une un des trucs et c’est difficile d’avoir la réponse, c’est en fonction des politiques locales. Oui. Allez voir les sites de vos mairies, de vos agglomérations pour savoir comment ell ell déploient leur politique de gestion du risque. Ouais, c’est vachement important. Merci beaucoup Pressille. À très bientôt. Merci d’avoir écouté Vlan. Si vous avez aimé l’émission, vous pouvez le dire avec des étoiles 5 de préférence sur iTunes et le partager avec vos amis ou vos collègues. Je suis Grégorie Poui. Vous pouvez me retrouver sur Twitter et LinkedIn sous le pseudo Greg from Paris. N’hésitez pas à me remonter vos remarques, vos questions mais aussi les invités que vous aimeriez entendre.
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Merci ! Passionant ! J'aurais adoré un petit morceau sur les îles. Je suis insulaire ( Belle Île en Mer) et un message fort aurait sain à nos politiques par votre expertise.
Bonne journée !