Né à Martigny et désormais établi près de Nyon, Sébastien Reichenbach était cycliste professionnel il y a encore quelques semaines. Tout juste à la retraite, il revient avec nous sur les grands moments de sa carrière, qui l’a mené au Tour de France, à celui d’Espagne et celui d’Italie. En 2019, il avait été également sacré champion de Suisse sur route. Coureur singulier, discret et très précieux, il quitte un peloton qu’il trouve moins humain et plus robotique qu’à ses débuts.
balance t sport le mag balance t sport le mag comme chaque lundi matin nous recevons ce matin un grand coureur cycliste né à martini est désormais établi près deunion notre invité de ce matin était cycliste professionnel il y a encore de ça quelques semaines tout juste à la retraite il revient avec nous sur les grands moments de sa carrière qu’il a mené notamment au Tour de France à celui d’Espagne et encore celui d’Italie en 2019 il avait été également sacré champion de Suisse sur route coureur singulier discret et très précieux il quitte un peeloton qu’il trouve moins humain que et plus robotique qu’à ses débuts et bien on va en parler tout simplement avec lui ce matin bonjour Sébastien rchenbar bonjour merci d’être avec nous sur ce plateau ce matin pour parler de vous et de votre retraite vous faes déjà la retraite à cet âge là retraite sportive on va dire retraite sportive tout bienvenue en tout cas merci d’être avec nous Léo de gar donc parlons cyclisme ce matin oui tout à fait Sébastien vous auriez dû finir sur le Tour de Lombardie le 12 octobre finalement une chute et une blessure vous ont obligé à finir un peu plusutôt que prévu votre dernière course c’était le 14 septembre comment est-ce que vous vous sentez d’abord c’était il y a 2 mois un peu plus de 2 mois cette dernière coursees comment est-ce que vous vous sentez depuis ce moment-là je ve dire je me sens plutôt bien c’est vrai que ben normalement c’est une période où quand on est sportif et cycliste professionnel on est un petit peu c’est la fin de saison c’est en voilà donc je me sens encore on va dire cycliste parce que mon contrat du jusqu’à la fin jusqu’à la fin de l’année et c’est vrai que là je vois certains copains certains coureurs reprendre les entraînements pant les prochaine et puis ben moi j’ai toujours pas repris donc ouais c’est vrai que ça gentiment je me rends compte que que c’est la fin et voilà mais je suis super excité pour pour la suite il y a un petit pincement au cœur quand même de de laisser cette carrière derrière soi ou c’est surtout du positif et se projeter sur sur la suite non je le prends plutôt comme du positif voilà je j’ai jette un œil dans dans le rétro tout ce que j’ai vécu c’est vraiment que des bonnes bonnes expériences et voilà pour moi c’est plus une continuité et j’ai pas trop de pincement en tout cas pour le moment peut-être l’année prochaine quand je regarderai les grandes courses que j’aimais bien mais en tout cas pour l’instant non il y a pas de de regret est-ce que vous avez déjà des idées sur ce que vous voulez faire de vos prochains mois de vos prochaines années je crois que le vélo évidemment sera sera présent mais pas forcément dans une équipe professionnelle alors oui c’est vrai que pour le futur déjà je vais au niveau professionnel c’est sû que j’ai j’ai besoin de prendre des formations parce que voilà je presque 15 ans uniquement dédié au sport du coup là les les prochains les prochains mois sera sera d’aider la formation mon but c’est de rester dans le sport déjà j’aimerais me former dans dans le coaching pour partir là-dedans donc voilà ça c’est un peu les les grandes les grandes lignes et puis quand on a vécu comme ça pendant plus de de 15 ans avec des objectifs c’est important de de s’en mettre aussi des des objectifs assez assez proches pour continuer de d’avancer euh librement et voilà et et le le vélo est un sport assez ingr avec des charges de de travail immense on en parlera de ce vélo qui aussi est de moins en moins humain pour vous on en parlera d’abord vous avez choisi ce morceau de de Manu ciao m Gouast tout pourquoi ce choix là qu’est-ce qu’ évoque pour vous parce que sur la liste m envoyé c’est un peu le style musical qui que je préfère j’ai toujours bien aimé un peu ce style ça se rapproche peut-être un petit peu du du régaet et puis ça ça rappelle surtout mon ma jeunesse quand quand je sortais et tout quand j’étais j’étais plus jeune donc non c’est des bons des bons souvenirs j’ai toujours bien aimé Manu Chao on va s’écouter et se regarder le clip justement de Manu Chao dans un instant avec vous puis on vous retrouve juste après pour continuer de parler de votre retraite sur tout de suite balance ton sport le mag balance ton sport le mag ce matin avec votre invité le de gar sébastienb merci d’être avec nous parle cyclisme ce matin je n’ai jamais voulu être cycliste professionnel avez-vous dit au nouvellistes dans une interview comment est-ce qu’on peut faire 12 ans dans un peloton professionnel aller sur tous les tous les trois grands tours et de champion de Suisse et que ce soit pas un rêve depuis tout petit tout d’abord je pense dans ma famille voilà il y a il y a personne qui faisait du vélo je suis vraiment arrivé un petit peu on va dire par hasard et c’est surtout c’est tout peut-être la phrase est un peu sortie de son contexte je disais surtout que voilà quand j’étais jeune bah je faisais j’ai commencé pour le football j’ai peut-être plus rêva à être footballleur pro que cycliste pro puis après ben voilà je me suis mis au vélo et tout s’est passé finalement assez vite et il y a les les circonstances qui se sont toutes aligner pour que je signe mon premier contrat professionnel donc voilà un petit peu le résumé de de cette phrase et et 12 ans plus tard donc vous prenez cette retraite à quelle sensation elle répond cette retraite est-ce que c’est c’est simplement le constat d’être moins compétitif ou c’est aussi un un un constat de de détachement par rapport au au peloton et la direction prend le vélo professionnel oui tout à fait il y a un peu de tout après il y a l’âge il y a tout mais c’est vrai qu’on se dit que voilà c’est les le vélo n’est plus comme quand j’ai commencé en en 2013 beaucoup de choses ont changé il y a beaucoup moins de liberté pour un pour un athlète et le plus difficile c’est d’avoir connu ces années là finalement parce que voilà un jeune il va il va débuter maintenant mais il sait pas comment c’était avant quand il y avait un peu plus de de liberté et que c’était je pense un métier un peu plus cool que que maintenant donc oui qu’est-ce qui a changé alors justement il y a beaucoup plus de de contrôle et que ça soit sur le plan nutrition mais aussi entraînement on n plus du tout de moi j’ai connu l’arrivée du du du compteur GPS ça veut dire qu’avant je pouvais m’entraîner puis me faire une pause café au bord du lac pendant 30 minutes mon entraîneur pourvait pas le savoir alors que maintenant un jeune siil s’arrête 10 minutes on voit exactement qu’est-ce qu’il a fait où c’est qu’il était et on est vraiment maintenant très très on peut on peut utiliser le mot qui qui revient souvent c’est un robot finalement on est on est robotisé mais aussi un peu fliquer mais totalement totalement après voilà c’est c’est le c’est le professionnalisme qui qui veut ça c’est voilà le niveau suis avec ça aussi parce que les coureurs les jeunes coureurs on peut les avoir en forme beaucoup plus plus vite qu’avant moi je je suis arrivé en 2013 j’avais tout à apprendre en tant que Néo professionnel et puis maintenant les les jeunes arrivent déjà prêt parce que tout tout tout s’accélère tout va plus vite le le cyclisme a bâti une partie de son histoire par des coureurs atypiques et des des des façons de faire différentes est-ce que vous avez la crainte est-ce que vous avez l’impression que c’est un ressenti subjectif votre votre ressenti ou que c’est aussi la crainte d’un désintérêt à venir pour le cyclisme qui serait de plus en plus lisse avec des coureurs qui se ressemblent très fort mais qui qui manque un peu de de de singularité oui c’est possible c’est un peu un peu le problème après est-ce que comme je dis moi je suis la génération qui a connu un autre cyclisme est-ce que les jeunes qui arrivent derrière qui poussent très très fort maintenant envie cet ancien cycliste je pense pas ils sont très demandeurs de cette technologie de de ce suivi millimétré donc ouais je pense je suis pas certain que voilà je pense le plus dur c’est de d’arriver dans une autre génération finalement comme comme moi et dans la colonne des points positifs quel plaisir vous avez pris dans ces dans ces 12 ans de carrière pro dans quoi il se trouvait le plaisir on vous avez une relation particulière avec Tibao Pinot votre leader chez chez FDJ où vous l’avez emmené très loin c’est là-dedans qu’on trouve du plaisir dans le lien humain avec avec lui c’est dans les dans les paysages aussi peut-être c’est dans quoi moi déjà je pense en tout premier je suis un passionné de de sport j’ai je pense que j’aurais pu faire plein d’autres sports d’endurance parce que j’adore ça premièrement le plaisir était était là j’aimais beaucoup m’entraîner aussi l’effort physique j’ai toujours été très très amoureux de ceell et après ben il y a toutes ces chosesl aussi cette en cycliste on on part la moitié de l’année on est loin puis on vit finalement en communauté norent on estès très très proche entre entre collègues donc ouais il y a les bons moments et on passe énormément de temps aussi à table parce que voilà les les repas le soir et tout ça donc ouais il y a toute cette un peu de camaraderie que qu’on a pas forcément dans un autre travail on est quand même voilà tous beaucoup ensemble on fait beaucoup de route ensemble aussi donc les voyages et tout ça donc ouais ça c’était des moments qui étaient assez cool et que je retiendrai balance ton sport le mag on parle au cyclisme ce matin mon cher Léo avec votre notre invité Sébastien reschenbar jeune retraité oui on parlait Sébastien de l’aspect humain relationnel qui est pas forcément mise en avant dans ce sport qui est qui est particulier où loyauté et modestie qui sont des des qualités qui reviennent souvent quand on vous évoque sont font pas sont pas légion dans le dans le Ploton est-ce que vous partagez ce constat vous avez l’impression d’être d’être différent à ce niveau-là du reste du Ploton oui non c’est vrai que aussi avec les AD on voit que peut-être on est devenu un peu plus des pions les les coureurs et puis une fois qu’ le cour est peut-être un peu fatigué on peut il y en a tellement sur le marché finalement on peut on peut en prendre un autre le remplacer assez facilement et quand on on choisit d’être au service d’un d’un leader ça peut ça peut nous péjurer sur notre carrière tout à fait un mot sur le paysage cycliste actuel on a vu un tada pogachar à l’appétit très féroce cette année 2024 on peut imaginer une année similaire l’an prochain on voit des coureurs très forts comme des des remco evenpool Yonas vingard qui dominent est-ce qu’elle vous plaît cette génération de coureurs ou ou ou pas forcément c’est difficile me dire qu’elle me plaît totalement parce qu’on voit quand même des des choses qui sont qui n’étaient plus vu depuis vraiment très longtemps le doublé Tour d’Italie Tour de France était plus vu depuis 1998 donc c’est quand même quelque chose de d’assez incroyable est-ce que c’est une nouvelle aire du cyclisme qui arrive ou alors c’est uniquement ce coureur pgachar qui qui qui est hors norme je ne sais pas mais après en tant que cycliste professionnel c’est difficile de de dire waouh c’est c’est génial ce qui ce qu’ils font après le côté aussi jeunesse où ils arrivent très vite ça c’est c’est quand même agréable à voir se dire que voilà ça c’est des jeunes derrière qui poussent et qui font des choses extraordinaires il y a quand même un peu les deux côtés qui sont qui qui sont en balance un mot un mot sur le cyclisme Suisse dans notre pays on voit un markirchi a eu une très grosse période cette année est-ce que vous êtes confiant pour l’avenir du cyclisme Suisse qui alterne avec des périodes avec deux trois coureurs parfois dominants des périodes un peu plus un peu plus creuse est-ce que vous êtes confiant peut-être de manière structurelle sur l’avenir du vélo elvétique oui je suis confiant tout d’abord parce que il y a une équipe professionnel ça c’est aussi quelque chose de très important tu dors et là maintenant depuis 2 ans ça c’est très important pour l’évolution du du cyclisme en Suisse hein c’est voilà les tous les jeunes talents pourront espérer de de rentrer un jour dans cette équipe donc ça c’est super important et après on voit c’est c’est cycliques comme vous l’avez dit on recherche toujours on attend toujours le nouveau Fabian conchelara et c’est vrai que irchi peut être cette ce coureur a gagné des grandes classiques il a encore des très belles années devant lui donc oui oui je suis super confiant pour voir encore des coureurs éétiqu sur le devant de la scène et donner un coup de main à ce vélo Suisse à l’avenir pour vous d’une manière ou d’une autre pas forcément dans une équipe pro comme vous le disiez ça peut être une source de motivation aussi de de rendre un peu ce que vous a donné le le cyclisme Suisse tout à fait là j’ai déjà des liens avec une équipe élite amateur qui est élite fondation qui est basée sur sur Genève moi mon truc ça a toujours été l’entraînement j’ai toujours été passionné par ça donc j’aurais un œil sur sur sur les les coureurs au niveau de l’entraînement et ça c’est aussi quelque chose qui qui me plaît qui me passionne bien et ça me permettra de rester d’avoir un petit œil dans toujours dans le dans le cyclisme et si vous faites des entraînements les coureurs auront le droit de faire une petite pause d’une demi-heure au bord du lac je pense que je serai le coureur le l’entraîneur le le plus tolérant à ce niveau-là ça vous a marqué ça c’est important les petites poes pour conclure Sébastien renbar quand vous regardez ces 12 ans de carrière s’il fallait retenir un souvenir sportif un moment ce serait lequel je pense que le les Jeux olympiques de Rio éta un grand moment de c’était vraiment une course à part finalement parce que l’organisation avait rien à voir ce que j’avais l’habitude ça c’était vraiment un grand moment et puis après je pense la première fois où j’ai porté le maillot de champion suisse sur le sur le Tour de Tour de France ça ça avait été assez assez fort ouais magque ben merci beaucoup en tout cas sébastienb d’être venu n trouver merci Sébastien renbar on vous retrouve en podcast et en image sur le site meméia.ch et on vous souhaite une bonne retraite merci au plaisir et à très bientôt surù tu veux comm [Musique]
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Bonjour, J'ai toujours apprécié Sébastien, une personne calme et humble. C'est le type de coureur performant qui est resté dans l'ombre de Thibaut. Il aurait pu faire beaucoup mieux personnellement mais ce qu'il a fait pour l'équipe FDJ et pour Thibaut est vraiment top. En tout cas très bon interview. Merci.