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Après un début de Tour de France épatant et plus que réussi, avec une 5e place provisoire au classement général avant d’aborder la dernière semaine et les Alpes, Kévin Vauquelin s’est prêté ce lundi 21 juillet, jour de la 2e journée de repos, au jeu de la traditionnelle conférence de presse, et ce en compagnie de son directeur sportif Didier Rous.

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Oh bilan mitigé, on a pas eu le début de tour espéré. Non, je rigole. Non, en vrai, non, ça bah comme j’ai déjà pu le dire ces derniers jours, c’est un un bilan plutôt vraiment positif que ça soit dans la dans la manière de faire et dans le résultat. Voilà, ce qu’ des fois on a on a la manière de faire, une équipe a une manière de faire mais pas souvent le résultat escompté. Pour le moment, on s’en est très bien sorti et et les résultats sont là. Donc donc on est pour l’instant sur une bonne lancée. Je pense que Didier peut compléter Mir mais non depuis le début du tour le comportement de des gars est irréprochable. Est irréprochable. Kevin, ben en est le l’artisan en fait ou le principal artisan et et c’est pour ça que que ça fonctionne parce qu’en fait il les tire enfin il tire tout le monde vers l’eau. Euh que ce soit dans le bus, que ce soit sur le vélo et obligatoirement tout le monde est concerné et et fait et fait la la tâche qui lui est qui lui est donnée au quotidien à la perfection. Donc euh pour l’instant euh ben il y a rien à dire. Il y a rien à dire de plus que que ce qu’on peut voir ou Ouais, tout est tout est tout est bien fait quoi. Donc euh faut que ça dure. Question pour vous deux. Du coup, est-ce que ça serait pas le plus dur de commencer ? le plus dur de pour la suite la 3è et dernière semaine vu votre excellent début de tour non non parce que en tous les cas comme j’ai pu déjà le dire si demain je fais groupe une tour il sera pas il déjà réussi il faut prendre ce qu’il y a à prendre maintenant c’est du bonus on est en bonne position et tout ça mais c’est encore totalement la découverte si ça si ça cette semaine il y a on sait qu’en 3è semaine pass tellement de choses de maladies de de coup de moins bien tout ça. Donc on se met pas à la pression et on est 5e en général au bout de deè journée de repos. C’est déjà juste exceptionnel. On a eu que ça soit médiatiquement et ce qu’on dit la manière de faire qui était top. Maintenant on a pas besoin. On va on va se battre avec nos armes. On va se battre comme on se bat depuis de semaines et si ça marche tant mieux. Ça marche pas je dire d’un côté tant pis mais on a pas tout à mettre à la poubelle. On continue à avancer au jour le jour et et comme depuis le début, on n pas du tout changé notre notre fusil d’épaule et puis bah on va continuer comme ça. On sait tous que voilà hier Kevin il est victime d’une crevaison quand le coup se fait enfin quand il y a un petit coup de bordure et on sait tous que ça tient aussi à des détails ou un petit peu de réussite aussi. Voilà, il faut pas avoir de soucis sur le tour sur toutes les courses de très très haut niveau et Lippovic hier est tombé, son tour peut s’arrêter là et malheureusement on sait tous que voilà quand on prend le départ il y a il y a des risques qui soient de crevaison mécanique ou chute ou quoi ou caisse ou maladie et voilà donc on va continuer le jour le jour comme on le fait depuis le début et voilà Kevin tu parlais de découverte est-ce que tu peux parler de ce que tu ressens sur le vélo quand tu dois batailler avec les cadors là, avec les trois étapes panaires qu’on a eu, ça a été une grande bataille. Qu’est-ce qui se passe dans ton cerveau quand tu te dis allez, faut les suivre ? Moi, j’ai juste mal aux gens. Non mais c’est sûr que je comme je dis, je sors aussi du contexte qui est le Tour de France, qui est les cours avec qui je suis et je me dis juste fais ton effort et va au bout de toi-même comme c’était le cas il y a quelques années ou même cette année sur des des courses de moindre niveau comme à Bessège comme Pay Artour, c’était comme ça. Là, c’est juste que bah on est juste un cran au-dessus et juste je dois juste me battre et je fais aucun complexe avec qui je suis et je fais par rapport au niveau du jour et on voit où est-ce qu’on est. C’est on fait plutôt les comptes à la fin de la course. On dit “Ah, c’est vrai que j’étais avec cette personne là ou ce courant là.” C’est vrai que c’est quand même un très gros palmarès mais chaque année est une année différente, chaque jour est une journée différente et je me je me prends pas en tout cas la tête sur le vélo à ce momentl. Samedi soir K tu as parlé de de ce stage aussi avec les Wen et donc presque un déclic on je sais pas si tu ce est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ce qui s’est passé B finalement on est sorti des courses enfin je suis sorti des courses bretonnes plutôt bien en ayant l’optique de préparer au mieux bah le le champion de France et le début du Tour de France les 10 premiers jours parce que ça passé vraiment taillé plus pour moi et bah un passage chez dans ma ville natale et euh avec on a décidé de de se faire un un stage proche de la maison à l’ol 2000. Donc nous on était juste à côté et en fait on s’est tout simplement euh vraiment tiré vers le haut. Euh chaque jour on était m plus exigeant envers nous-même et envers l’autre en fait. et on essaie juste de tout faire au mieux avec tout ce qu’on avait, tous les moyens qu’on avait et c’est vraiment se pousser vers le haut tous les jours quand même. Il y a pas eu de jour 100 ou un truc comme ça. On a passé un très bon stage. On a eu nos proches qui sont plus venir, des amis, nos copines. Donc ça nous a permis aussi de d’avoir un stage qui est passé très bien. Et voilà, ça a été un point de 3 semaines où on a bien travaillé. Mais même avant, on travaillait très bien chez nous durant toute l’année, on travaille. Mais c’est sûr que là, ça était un peu le point où bah tous les jours on partait rouler avec l’optique du Tour de France, avec l’optique de dire ça va être très dur. J’avais dit attention tour de Suisse, on peut être totalement collé. Ça a été heureusement l’inverse parce que l’année passée, j’avais vécu ça et j’ai essayé de lui apporter le maximum de ce que j’avais vécu l’année dernière parce que je suis passé par des moments très difficiles. J’avais tellement pas envie de revendi qu’on a travaillé deux fois plus tout simplement ou mieux avec les toutes les personnes autour que ça soit le dététicien, l’entraîneur, le médecin, le directeur sportif, on pouvait toujours tout communiquer. Donc du coup ça nous a permis de faire vraiment quelque chose de très qualitatif et d’aborder les courses avec avec confiance. Est-ce que tu peux nous parler du mon ventou qui se profile demain ? Comment tu as ça ? Bah je j’écoute mes équipiers notamment Christian qui connaît très très bien parce que je l’ai jamais fait que ça soit l’entraînement ou en course. Donc ça va être une à la fois une découverte mais demain c’est simple. Bon il y a je crois que c’est du ventre prévu quand même mais ça va être un contre la monte d’une heure et ma première partie est la plus dure. Donc après voilà comme j’ai dit comme on fait comme tous les jours, je vais me battre jusqu’au bout. On va on va essayer d’aborder la bosse au mieux et essayer de gérer l’efforts au mieux et puis on verra où est-ce que je je serai demain soin. Parlais beaucoup de la cohésion d’équipe. Est-ce que tu peux nous décrire un peu les rôles de chacun ? J’ai l’impression que tu vois que Wen doit rester plus longtemps en montagne. Tu aimes bien qu’il reste derrière toi je crois que Mathis soit un peu plus devant. Aron donne des conseils aussi comment ça s’organise ? Ouais. Bon après chacun fait avec aussi bah déjà ses capacités et son caractère. On a Arnaud qui est vraiment capitaine de route hein. Hier quand ça été un peu un peu délicat avec ses crevaisons, cette crevaison, cette chute et tout ça, c’est lui qui a pris l’oreillette et qui a drivé tout le monde. J’ai pas eu besoin de de de prendre l’oreillette. Donc c’était vraiment un vrai capitaine avec Amori. Voilà, c’est eux qui sont plus dans le placement sur des étapes des étapes plutôt punchy ou à la bord des grands cols et après bah il y a et Wen qui est toujours un peu derrière moi en fait au cas où si c’est s’il faut mettre un coup la jambe parce qu’il est tout simplement physiquement très fort. Voilà Matis et aussi on on un peu pareil donc c’est vraiment quelque chose d’important. Raoul, c’est pareil, très fort comme Ewen qui peut comme hier dans les bordures faire des relais extraordinaires et et même en montagne m’accompagner au plus haut niveau. Il m’apporte aussi des bidons, des gels et tout ça. Et il y a Christian aussi qui prend les échappés qui est très attentif à quand ça part en col. Donc ça fait vraiment un peu tous les couleurs qui arrivent à se compléter dans les moments il faut. Il a aussi voilà Clément qui est très habile avec son vélo et qui sait très bien se se débrouiller dans un ploton et il vaut souvent des fois nous chercher des bilans. On peut trouver ça peut-être c’est pas du tout rabaissant au contraire parce que il est vraiment très fort dans ce qu’il fait et il sait très bien se faufiler et se replacer parce qu’on sait dans un ploton c’est difficile de remonter surtout quand c’est nerveux. Donc non, tout le monde se se complète à son niveau et ça permet d’avoir vraiment une une cohésion et tout se déroule pour le mieux durant durant la course. Moi, je vois clairement, je vois jamais la voiture et je descends le moins possible. Je lâche le moins d’énergie dans dans t tous ces petits détails autour sur 3 semaines, ça compte. Est-ce que tu peux nous parler de ta journée de repos déjà ? Est-ce que tu l’attendais et quel a été le programme de cette journée ? Ouais, je l’attendais. Après, ça s’est passé quand même rapidement. La dernière journée repos était le le mardi. Après, c’est une semaine très dure entre le monde d’or du lundi, même s’il y a une journée de repos, le chrono qui était en col et puis bah me battre tous les jours au maximum. Mais après voilà, là c’est vraiment rouler un petit peu, faire un petit effort quand même parce qu’il faut pas trop s’endormir et puis euh vous voir et après massage et et petite sieste parce que voilà, faut vraiment lâcher un peu le lâcher un peu tout simplement euh sortir un peu du Tour de France et juste à l’hôtel et tranquille. On a nos nos copines qui sont là et ça permet aussi de de penser à autre chose. Bonjour plus le top 5 c’est de l’objectif ou est-ce qu’on vise mieux ? Euh comme j’ai dit, l’objectif c’est surtout de me surpasser et tout ça. On voit que pour l’instant dans la montagne, je suis pas le dans le top 5 des meilleurs de ce qui s’est passé dans les Pyrénées, mais euh voilà, c’est une course comme a dit, c’est une course de 3 semaines et c’est sur 3 semaines qu’il faut être bon. Et pour l’instant, je suis 5e parce que j’ai essayé de de gagner les étapes au début et toujours j’ai toujours été placé que eu hier à cause de cette crevaison et mais sinon c’est tout un ensemble. Donc bah on verra à Paris ce que ça va donner. On verra dans les Alpes comment je vais réagir aussi en 3è semaine parce que comme je dis c’est totale découverte. J’ai quand même fait de semaines où tous les jours bah on est à l’avant. Tous les jours on est on a peur de la cassure tous les jours on a envie d’être d’être enfin de de frotter nerveusement. On a jamais de repos. Donc euh 3è semaine, c’est vraiment la découverte. Est-ce que mon corps va vouloir ? Est-ce que ma tête va revouloir ? Je vais me battre au maximum et on verra ce que ça donne. Si c’est un top 5, ça serait exceptionnel. Euh si c’est plus, c’est encore mieux. Si c’est aller chercher un maillot blanc, c’est encore mieux. Donc ça peut jouer. Il y a quand même pas mal d’espace sur peu de coureur dans le dans entre la 3e et et la 7e place. Donc il y a de quoi faire pour l’instant. un peu sur cette balle Tour de France, tu as peut-être pas trop le temps d’y penser, mais je disais samedi soir ce que je découvre c’est qu’il faut faut jamais débrancher, c’est que c’est moins cool. Ouais. Est-ce que là ça te donne vraiment envie de devenir un général de l’avenir ou cette exigence là ? Tu donneras aussi quand même envie parfois de de les rocher ? Ouais, ben j’en parlais ce matin de notamment avec avec Raoul euh disait que des fois bah mince il échappé les mecs étaient très forts alors que nous on était derrière le ploton roulait bien. Et en fait, c’est j’ai toujours aimé faire quand j’ai découvert les courses par étape. J’ai toujours aimé parce que ça amène en fait un sérieux qu’on a peut-être moins quand on se laisse un peu plus aller et c’est ça soit sur le vélo ou autour, ça soit dans la récupération, dans la nutrition et et c’est quelque chose que j’aime ce que j’aime bien, j’aime la performance. Donc je pense que c’est intéressant de quand on fait un général de toujours être présent et ça amène aussi bah une façon de courir qui devient beaucoup plus naturelle. Comme je dis, j’ai appris en étant en faisant beaucoup de courses en Belgique et au bout d’un moment en fait frotter devenait naturel. Quand je suis revenu sur des courses où ça frottait moi, je fais bah en fait c’est facile. Je je bouffe comme on dit dans le je bouffais moins de jus avec tout ça. Et donc en fait ça je pense que ça va aller un peu dans dans ce sensl après voilà on s’entraîne tout le temps et si on doit être concentré sur seulement une ou tr semaines je pense qu’on en est capable et pour l’instant c’est quelque chose que que j’apprécie. dit tout ça là que le tour de France commence avec tout ce qui s’est passé cru non bah non je dit depuis le début de saison comme j’ai déjà dit c’était c’était euh on espère on rêve tous de faire des résultat d’être bon d’être de se battre avec les meilleurs. Et comme j’ai dit, moi c’était dans dans quand j’étais plus jeune je regardais le tour, je me suis mais je voudrais un jour dans ce groupe là des 5 6 10 meilleurs et voir ce que ça donne en fait l’effort que c’est et tout ça et là j’arrive à le faire et déjà rien que ça c’est exceptionnel et donc non je l’aurais je l’aurais pas vraiment imaginé j’aurais pas vraiment imaginé c’est pour ça que c’est pour ça que çaen est que du bonus et que ça donne juste envie d’aller de plus encore plus et et que ça ça va pas bah c’est pas c’est pas grave On on est déjà on aurait jamais imaginé ça, on peut le dire avec les sportives d’en arriver là, de jouer euh en tant que une plus petit budget de du World Tour réussir à faire ça. Euh moi je l’avais déjà dit sinon je ne me demander surtout pas de faire un class général, j’en ai pas envie et en fait bah par la force des choses parce que c’est un Tour de France parce que il se passe tout ce qui se passe en course de 3 semaines bah on en arrive là quoi. Une question pour l’idée du coup si tu avais dis avant bah avant le départ du tour non. Non, Kevin fait progresse année après année. Il a toujours roulé très vite contre la montre. Euh ça, il l’a pas perdu. C’est quand même c’est quand même c’est quand même bien parce que des fois quand on progresse un peu en montagne et autres, on peut en perdre, on peut perdre un peu dans les chronos et et voilà. Mais sur une course sur une course d’une semaine, être capable de faire ce qu’il fait là, oui. Euh puisque l’année dernière, il a fait plusieurs top 10 sur les sur des courses World Tour d’une semaine. Donc oui, de là à passer à 3 semaines sur une Volta ou sur un Giro, c’était un palier. Mais mais là en fait le palier, il l’a passé il l’a passé d’un coup. Alors après euh c’est enfin tout ce qu’il fait c’est génial quoi parce que en fait sans se sans se prendre entre guillemets au sérieux en faisant du vélo aussi il se fait plaisir sur le vélo. Il est joueur, c’est un gagneur et euh ben quelque part c’est ce que c’est ce qu’on aime aussi quoi. La preuve c’est qu’il a pas hésité à attaquer. il a pas hésité à à faire bouger un peu la course même sur l’étape de Toulouse et et voilà. Donc euh on était venu pour une victoire d’étape. On l’aura peut-être pas mais euh parce que ben quand on court pour le classement général, c’est un petit peu plus compliqué, on va pas se mentir. Et mais voilà, euh il y a des équipiers aussi qui peuvent peut-être aller gagner aujourd’hui. Voilà. C’est ce qui fait c’est tout simplement extraordinaire quoi. Je revenir sur ce que vous dites justement avec Kevin. Euh est-ce qu’il y a pas de la frustration justement quand on cherche à gagner une victoire d’état de jouer général qui ce qui empêche parfois de gagner ? Est-ce qu’il y a pas une frustration là-dedans ou vraiment ce classement général c’est ça ? Euh si une forration parce que c’est sûr que j’ai moins ma carte et euh comme j’ai comme a dit Didier euh je je prends vraiment le ce que je fais pour pour jouer. Euh on joue au vélo, on est dans le sport, le sport dans le sport on joue. Euh si on se prend trop trop au sérieux, on en est juste à à faire un métier. Et moi, j’ai pas envie de faire un métier. J’ai envie de faire truc où euh j’arrive, je suis content, on a on a joué au vélo, on a attaqué, on s’est donné à 100 % et c’est sûr que là bah en ayant cette place, j’ai moins ma moins ma carte. Mais euh je veux dire ma victoire, une victoire, j’en ai déjà une. Euh, j’ai envie d’en avoir plein, ça c’est sûr. Mais d’un côté, moi cette case a déjà été cochée par rapport à d’autres couleurs qui sont dans le classement général. Donc peut-être que moi je serais beaucoup moins amené à à paniquer à des moments juste parce que on peut peut-être jouer la gagne. Au contraire, moi c’est ce que je cherchais à la base et donc je pense que voilà, là je je trouve une satisfaction pour l’instant classement général parce que c’est aussi une découverte pour moi et de l’expérience pour l’avenir et voilà faut aussi penser à long terme. Donc je pense que non c’est c’est une petite frustration mais après rien n’est rien n’est fini. il reste une semaine et euh comme je l’avais déjà dit avec Carlos Rodriguez il y a de 2 ou 3 ans quand il arrive à gagner parce que les meilleurs se marquent même s’il était très fort euh bah il a bien réussi à avoir sa victoire d’étap en jouant aussi le classement général donc cross de vélo, on peut jamais savoir ce qui va se passer avant hier on pouvait pas imaginer qu’on que j’ai une crevause dans ce moment-là et qu’on soit mal passé qu’on a une une cassure et ça aurait pu être une journée d’enfer en perdant une minute 30 donc voilà tout est tout est possible et Mais il faut pas être frustré, faut courir avec lui. Dernière question peut-être, mais est-ce que tu vois toutes ces pancartes, tous ces cris du public sur la route, toutes ces écritures sur le sol ? Est-ce que tu les vois ? Est-ce que tu parles ? Ouais, ouais, je suis pas encore aveugle mais bientôt sourd par contre. Mais non, non. Bah oui, je les vois. Je plus que les voir. J’essaie de leur apporter d’attention. Hier quand on est dans la bosse qui était raide, alors je je oublié le nom mais j’ai vu il y avait des desquines partout et bah et puis bah je voyais des grosses pancartes bah je leur fais un coucou en fait tout simplement et ils sont là du coup ils sont encore plus fous et le bruit et tout ça dans ta cam j’ai le le soir j’ai eu des débuts d’accoufen parce que ça gueulait tellement et c’était tellement public à fond et ça me pousse aussi euh même dans super bannière j’ai je vous je commençais vraiment être dans le dur et on arrive dans un goulet en fait et tout le monde pousse du coup en fait tu sors même plus tes jambes quoi tellement tu tu as presque plus mal aux oreilles. Et oui bien sûr je le vois je le vois et je vois tout ce soutien et c’est c’est c’était aussi pour ça que je suis j’en suis là au bout de la deuxème semaine. Ça me pousse vers l’eau. Question plus technique tactique ce qui frappe c’est ta faculté à lisser ton effort. Cer sur l’étape où ta cam on pourrait le lâcher je sais plus de trois fes de la fin puis tu reviens tu remontes tout le monde un par un. Euh tu as cette capacité à résister tu vois cette fameuse zone i3 queutilise pour pour user tout le monde. Est-ce que tu fonctionnes aux sensations ou vraiment aux données ? Comment ça marche sensation ? Le compteur il y a la map et je regarde pas. C’est vraiment ma sensation du jour parce que imaginons que on a un jour moins bien. Si on regarde n nos données, on se met un coup au moral et si on a un jour de grâce, on se dit bah on est bien mais je reste dans mes zones, j’ai pas envie d’exploser. Donc en fait c’est nul. Donc moi je préfère rien mettre et juste être sensation. Alors si c’est un jour de grâce, ben je peux faire quelque chose d’incroyable. Si c’est un jour moins bien bah je limite la casse. Et après bah c’est mental réussir à maintenir et tout ça. On a vu que j’avais eu des quelques coups de mou. J’ai vu Christian Rodriguez qui m’a beaucoup aidé dans le souslard. Euh peut-être que grâce à lui, j’en suis là aujourd’hui. Si j’étais tout seul, à ce moment-là, j’explose et je dis stop et euh et après je me découvre aussi parce que sur les efforts voilà de 35 40 45 minutes, bah j’étais encore un peu en découverte sur des journées aussi énergivor et donc c’est aussi peut-être ma façon de faire comme on connait Jo Almeda au début d’école, il est pas là, il arrive à la fin, il est super fort. C’est peut-être ma manière de faire et en tout cas je fais pas au data, je fais juste sensation. Tu arrives à le savoir avant que ce soit trop tard un petit peu en fait ça ? Oui oui parce que j’ai eu l’expérience à Tireno de de faire l’inverse d’aller peut-être un peu trop là en donné et que mentalement j’explose et c’était fini et bah là je pense que je garde toujours ce truc à me dire mais non mais bat-toi jusqu’au bout. Je pense à mes équipiers à tout le travail qu’on a fait comme on parlait des one tout à l’heure tout notre stage toute l’année on se bat tous. Bah moi, il faut que je me batte jusque jusqu’à la fin, quoi. C’est seulement 20 minutes. On se bat depuis des mois, donc il faut aller jusqu’au bout du du de soi-même et et souvent bah pour l’instant moi ça marche et que j’arrive à revenir sur les les gars avec qui je commence à me battre au général. Et Kevin, tu en as parlé un petit peu tout à l’heure mais cet objectif du maillot blanc, est-ce que le départ de l’abandon de Rico ça ça te motive encore plus ? Comment est-ce que tu dis ça au jour le jour comme tu as expliqué un petit peu tout ? C’est quoi ton approche par rapport à ça ? Après, vis-à-vis du abandon de Remco, moi je trouve ça juste dommage parce que comme j’ai dit, on joue au vélo donc se battre avec ses adversaires à 100 %, c’est quand même plus intéressant que quelqu’un voilà abandonne. Voilà, j’espère qu’il va bien, qu’il va se remettre, ça c’est sûr. Mais non, bah c’est sûr, ça remet un peu dans dans le jeu, mais tu vois avec Remco, j’arrivais déjà à quelques secondes par-ci par là, donc c’était aussi le le but. Et oui, c’est sûr que ça devient un objectif parce que bah en faisant même vouloir en voulant faire podium, bah c’est aussi le maillot blanc. Donc c’est aussi tout s’entremêle un petit peu. Donc c’est sûr que ça ça devient un objectif. Parler de te découvrir. Comment tu te sens physiquement en fait de semaines de Tour de France en sachant un petit peu tout ce qui est tout ce qui va arriver ? Bah fatigué mais je pense que quel coureur pourrait dire qu’il est pas fatigué. Euh ça c’est sûr. Après voilà, j’apprends aussi à faire de semaines un peu plus à fond, mais c’est aussi ce qui me permet de de peut-être mieux récupérer quand on fait des bonnes performances, qu’on se qu’on se surpasse et qu’on est content de soi. Je pense que c’est plus facile à récupérer que quand on est pas content ou mentalement moins bien. Je pense qu’à l’image de de Remo par exemple, je pense qu’à mon était déçu de lui-même et ça plus c’est plus difficile de se remettre dedans quand on est déçu que quand on est plutôt content. Et moi, je pense que pour l’instant ça va. On verra cette semaine un petit mot sur Poggachar parce qu’on voit qu’il a déjà ses 4 minutes d’avance sur Ming est-ce que toi d’un point de vue enfin de l’intérieur s’imaginer à ce scénario là déjà d’avance que Poggachar allait dominer entre guillemets aussi facilement notamment face à à ou pas après aussi facilement c’est peut-être parce qu’il a pas on a l’impression qu’il est celle pas beaucoup de faciè mais je pense que tout le monde finit à fond les les boss et que ça soit Yonas que ça soit Tadj voilà chacun sa manière d’être sur son vélo. Moi, je fais peut-être des fois un peu plus de grimace et tout. Non, après quand on voit le Dauphiné et on voit cette saison, bah c’est sûr que est-ce que c’est si euh on s’y attendait peut-être un petit peu euh après, on a fait de semaines, il reste une semaine. On sait que il y en a ce qu’il aime bien, c’est les journées très énergivor en 3è semaine. C’est là où il a souvent été très bon. Donc je pense que et comme on a dit, c’est une course de vélo, on sait jamais ce qui peut se passer, une maladie, une une chute, tout peut se passer. Donc je pense que j’espère en tout cas que la Bisma ne baisse pas les bras et que et qu’ils vont se battre jusqu’au bout tout comme Tadège et puis quand on dit que il laisse rien à personne mais encore il laisse rien à personne. Si je pouvais gagner toutes les cours, je les gagnerai. C’est normal comme je dis, on travaille tous tous l’année. Tout le monde a fait les sages attitudes comme on a dit tout le monde se fait quand on se fait un 10 minutes d’effort, regarde peut-être ces datas mais il se donne juste à 100 %. Donc si lui à 100 % il arrive juste à gagner le Tour de France bah qu’il est vieille. Justement ce matin Visman nous enfin Junes nous a dit que pour lui il pouvait encore gagner le Tour de France parce que justement tu pouv avoir des coups de moins bien dans la 3è semaine. Donc toi tu y crois aussi. Tu tu penses pas dans ta tête que la victoire est est déjà gagnée ? Ouais. Ouais, c’est ça. Mais comme moi mon échelle, je pense plus à des Florian Nipovitz, à des Oscar Onley, des Tabas Hansen. On est plus un peu dans cette moi c’est le CR un peu en dessous. On sait pas, on est en plus nous on est jeune donc on sait vraiment pas où on va. Voilà. Donc c’est sûr que on a l’abri de rien. On a l’abri de rien. C’est le Tour de France. C’est c’est là on a fait de semaines sans vraie journée où on était plus tranquille. Donc que ça soit à notre échelle ou à l’échelle des des deux meilleurs du du Tour de France actuellement, bah ouais, il y a tout est tout est faisable et tout est possible. M.

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8 Comments

  1. Bravo Kevin et on voit bien qu'il n'est pas dopé, l'autre il arrive en haut, en jaune, même pas fatigué,
    faut arrêter le cinoche slovène…

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