Le réchauffement global ne dit pas tout. En Europe de l’Ouest, un réchauffement et un assèchement plus rapide que prévu ?

Colloque Environnement et Climat – Port-Vendres 25 Juin 2025
“La Méditerranée : carrefour de défis environnementaux”
Le changement climatique et ses impacts
Ouverture du colloque
Hervé DOUVILLE, Directeur département climat au CNRM (Méteo France), GIEC

oui bonjour à tout le monde Merci beaucoup Ellisabeth non seulement pour avoir organisé ce col mais pour m’avoir gentiment invité à y participer Ça fait la 3è année consécutive que je viens et j’ai toujours beaucoup de plaisir à venir ici Euh j’apprends beaucoup Alors je vais essayer à mon tour de de faire de transmettre un peu ce que je je fais actuellement en tant que chercheur Je tiens à préciser d’ailleurs que je ne dirige rien au sein de mon labo Euh je je suis redevenu simple chercheur Euh bon on pourrait en reparler mais voilà je n’ai pas de de responsabilité particulière et ça me va très bien Ça me donne plus de temps pour faire de la science et je ne pourrais pas rêver d’une meilleure introduction pour mon exposé que que l’exposé de Guy Brassur Merci beaucoup Guy c’était très impressionnant et on va vraiment euh sauter directement dans la science dans la science en mouvement puisque ce dont je vous je vais vous parler finalement c’est de travaux qui sont même pas publiés J’ai cette mode et pour voir un petit peu quelles sont aujourd’hui les questions que peuvent se poser certains chercheurs dans les labos euh avec malgré tout une introduction un petit peu provocatrice sur le réchauffement global ne dit pas tout Aujourd’hui dans notre imaginaire et en lien avec les accords de Paris il y a vraiment identité entre changement climatique et réchauffement global Même si l’expression dérèglement climatique prend de plus en plus d’importance et montre la diversité de l’expression finalement des forçages entropique sur le le système terre Ce n’est pas qu’une histoire de réchauffement Euh cet imaginaire il est y compris aujourd’hui dans la BD Cet ancien élève de de Sciencep par exemple Toulouse a a fait cette BD euh très originale puisqueen fait il y a sur chaque page il y a trois histoires qui nous sont comptées et qui dépendent du niveau de réchauffement global atteint Donc il a il a publié ça je pense avant l’accord de Paris En tout cas il a que c’est à + 2 + 3 et + 4 Et donc il avait probablement anticipé ce que les chercheurs aujourd’hui reconnaissent c’est que un un réchauffement de 1+,5 par rapport à la période pré-industrielle est malheureusement hors sujet Euh comme dit je vais m’inspirer un petit peu de de l’art euh pour ma présentation et j’ai redécouvert récemment à l’occasion d’une exposition à Toulouse un un artiste néerlandais que certains peut-être reconnaissent ici Une idée c’est monsieur Écher Euh c’est sans doute le plus mateux de tous les artistes Euh pour l’anecdote certaines de ces œuvres n’ayant pas été terminées euh à sa mort Il a fallu que des mathématiciens se réunissent pour essayer de terminer l’œuvre Donc cette œuvre là n’est pas forcément représentative de la plupart de de sa production où il est beaucoup question de fractal de choses très géométriques et très compliquées J’ai redécouvert aussi son œuvre plus précoce où il y a des paysages par exemple du sud de l’Europe qui sont magnifiques des lthographies de Corse de Sicile d’Italie qui sont magnifiques Et cette œuvre là pour moi elle incarne la question de la réflexivité On a l’artiste qui se voit dans cette boule et qui réfléchit à sa condition d’artiste Comme l’homme est probablement l’un des seuls êtres vivants à réfléchir à la condition humaine et comme le scientifique devrait peut-être plus le faire concernant sa fonction dans le cadre de la société Euh ce qu’a montré aussi l’exposé de euh de Guis et pour revenir à cette question de du pire des scénarios euh il y a eu une polémique à un moment entre donc l’hypothèse euh d’Arnius montrant que euh probablement il y aurait une réponse assez forte de la température à un accroissement du CO2 et une hypothèse contraire disons qu’il y aurait une saturation de l’effet concentration CO2 et un effet très marginal Aujourd’hui les scientifiquesent savent que l’effet radiatif du CO2 il est logarithmique en effet et donc il n’est pas linéaire mais il n’est pas non plus complètement saturé Euh si à l’époque on avait finalement fait attention à l’hypothèse la plus pessimiste on aurait sûrement gagné plusieurs décennies hein par rapport à la re visite finalement par calendar de cette idée Et aujourd’hui on nous dit qu’on a plus que 3 ans pour limiter le réchauffement à 1,5°gr Donc vous voyez c’est un peu vertineux de voir le temps qu’on perd parfois lorsqu’on n’écoute pas des lanceurs d’alerte Euh en tant que lanceur d’alerte cette je suis un peu bavard mais cette image c’est aussi un petit peu le contraste entre finalement la science la raison et l’obscurantisme euh peut-être la transparence et l’opacité De ce point de vue-là le JC a m’a un petit peu déçu lors de mon mon passage dans cette institut dans le sens où pas mal de collègues soumis aux injonctions des climatosceptiques finalement de d’avoir un discours simple et clair on refusait un petit peu de communiquer sur les incertitudes et encore une fois je reviens sur ma remarque précédente les incertitudes c’est quelque chose que je vais explorer dans mon exposé et qui peut montrer qu’à certains égards on peut encore sous-estimer la menace Alors aussi en terme de plus national ici évidemment comme la plupart de mes collègues je me suis réjoui que le gouvernement prenne très sérieux finalement la question de l’adaptation et sorte d’un certain déni en en terme de d’évolution possible des températures Par contre encore une fois j’ai été un petit peu contrarié même de voir que on a on est passé donc d’un raisonnement temporel un raisonnement finalement en cible de réchauffement global mais en fait un peu hybride C’est-à-dire que ce niveau de réchauffement global est quand même ici associé à des horizonsorels alors qu’on pourrait très bien par ailleurs raisonner purement au niveau de réchauffement global mais ces horizons temporels sont évidemment importants dans les logiques d’adaptation Et puis euh a été décliné au niveau de réchauffement régional sur la France métropolitaine avec une correspondance euh un facteur hein qui est qui est tel que 3°gr de réchauffement global correspondent à euh à 4°gr de réchauffement sur la France Et en fait cette direction d’ déjà est pour moi une simplification outrancielle parce que il y a pas mal de modèles pour qui 3 degrés en global c’est un réchauffement plus fort que ça sur la France Et il y a quelques je pense c’était l’année dernière j’ai présenté les les résultats de mon collègue Aurélive avec qui j’avais cosigné cette publication où on disait que les modèles globaux de climat ont tendance à surestimer le réchauffement associé à un accroissement du CO2 mais que sur la France il le sous-estime et donc on voit bien que cette bij est loin d’être si flagrante On peut dans certains modèles à la fois avoir un réchauffement global trop important mais un réchauffement sur la France sous-estimé Et donc le point d’interrogation là déjà on peut l’enlever sur la France le réchauffement a été sous-estimé par les modèles globaux de climat et aujourd’hui dans le cadre des services climatiques sur lesquels travaille Métfance il y a toute une initiative pour essayer de revoir à la hausse ces niveaux de réchauffement régional sur la France Alors si je reviens au JC en fait l’intérêt aussi quand même de raisonner par niveau de réchauffement c’est un petit peu d’uniformiser le dit cours sur la question d’atténuation d’une part en lien avec les accords de Paris et de l’adaptation d’autre part Il y a Vol Gang dans la salle il est très bien placé pour dire que les premiers à avoir utilisé ces niveaux de réchauffement c’était le groupe 2 du GC où pour chaque niveau on associait des impacts plus ou moins sévères Et par exemple un exemple typique hein c’est c’est les massifs coraliens le blanchissement le blanchissement des des massifs coraliens et le fait que pour des niveaux de réchauffement euh de 2 degrés on aurait déjà la plupart des massifs très touchés Euh donc vous avez une chaîne d’incertitude hein qui est caractérisée ici par le point de départ c’est-à-dire ce qu’a montré G hein nos émissions non seulement de dioxyde de carbone mais d’autres gaz à effet de serre tels que le méthane ou le N2O et puis euh une chaîne d’incertitude parce que à niveau d’émission donnée on va avoir un réchauffement global plus ou moins important selon les modèles considérés des changements régionaux et des facteurs d’impact driver pardon d’impact qui change plus ou moins c’est drivers d’impact ce sont par exemple les canicules ou les sécheresses et puis ensuite à la en aval des impacts socio-économiques qui sont eux-mêmes très incertains parce qu’ils dépendent non seulement des données à montes par les climatologues mais aussi d’autres facteurs socio-économiques par exemple Une manière de d’évacuer les incertitudes en amont c’est de raisonner justement au niveau de réchauffement global donné et c’est ce qui a été fait depuis longtemps par le deuxième groupe de travail du GT et qui commencé à être fait lors du 6e rapport par le premier groupe Et donc on a un petit peu une double grille de lecture soit par scénario socio-économique comme l’a montré très bien dit avec les fameux scénarios SSP hein soit par niveau de réchauffement global Euh alors ça permet donc de s’affranchir des incertitudes concernant le lien entre les trajectoires d’émission de gaz épé de serre et le niveau atteint de réchauffement global pour lequel malheureusement il y a encore de fortes incertitudes Euh certains scientifiques et je plaide un petit peu pour cette école suggère que on pourrait aller un peu plus loin euh pour aider les décideurs aussi à comprendre cet univers des possibles en aval et notamment commencer à faire du storytelling Et le storyting contrairement à ce qui est fait dans la BD pourrait être non pas basé uniquement sur un niveau de réchauffement global mais sur une approche plus physique et régionale du climat Je euh l’évoque ici par exemple concernant l’évolution des changements de précipitation euh sur l’Europe en hiver Vous avez ici à droite je sais pas si vous voyez d’un grand nombre de modèles À l’époque c’était les modèles de la génération5 donc la génération précédente avec un dipôle nord-sud he plus de pluie en moyenne en hiver sur le nord de l’Europe et un peu moins de pluie sur le sud Et donc on est bien en hiver hein donc on est sur cette fameuse période de recharge très importante y compris pour le sud de l’Europe Et cette réponse en précipitation est associée en moyenne sur tous les modèles à un déplacement des dépressions et donc des vents ici le vent zonal nord-sud aussi hein avec un bodyle et donc plus de dépression qui passent au nord moins au sud Mais en fait on peut raconter sur cette base en fait ici on a plus d’une trentaine de modèles On peut raconter des histoires très variables selon par exemple l’amplification plus ou moins forte du réchauffement dans la haute troposphère tropicale ou selon la réponse de la stratosphère Et vous voyez que ça peut conduire à des scénarios quand même très variés Ici vous avez un affaiblissement très marqué des précipitations à l’hiver sur le sud de l’Europe Dans ce cadre là dans ce scénario là il est beaucoup moins important et donc ça permet d’avoir une vision plus euh compréhensible des sources d’incertitude des facteurs associés et ensuite peut-être plutôt que d’élaborer un scénario moyen se dire bon si on peut pas exclure ce scénario commençons à nous y préparer Alors sur la France Météofrance avec de nombreux autres organismes LINRA et bien d’autres LINRA pardon maintenant travaille dans le cadre de Drias et aussi d’un projet commun qui s’appelle Explore 2 qui revisite un petit peu les scénarios hydrologiques sur le territoire métropolitain sur la base donc de trois scénarios qui étaient encore des scénarios RCP donc précédente génération encore une fois par rapport à ce qu’ a présenté G mais seulement six modèles globaux neuf modèles régionaux deux méthodes de correction de biais et neuf modèles hydrologiques distincts donc on a quand même encore une fois une casquette d’incertitude et on peut résumer euh par exemple la réponse ici des précipitations donc c’est estival sur le territoire métropolitain avec d’une part donc sur l’horizontal trois scénarios avec le fameux scénario le plus sévère le RCP 8.5 5 en bas le plus optimiste en haut mais aussi en donnant la réponse médiane de tout cet ensemble de réalisation versus la réponse correspondant aux projections les plus basses et les plus élevées Et donc vous voyez que si on s’intéresse uniquement à la médiane voilà on se dit à partir d’un scénario RCP8.5 que certains jugent comme feu plausible et on est là à l’horizon 2085 et ben ça commence à être sérieux et cetera et cetera Mais on ne peut pas exclure que ce niveau de déficit en eau en été soit déjà atteint dans un scénario beaucoup plus favorable si finalement on s’intéresse à l’hypothèse la plus pessimiste c’est-à-dire des modèles qui disent que ce niveau d’asséchement est déjà atteint pour un faible niveau d’ébition Euh alors encore une fois on peut changer de matrice de lecture et se placer à 10 niveau à à différents niveaux de réchauffement global Ici on est sur les précipitations annuelles et vous voyez que ça change pas vraiment la donne Encore une fois il y a une réponse médiane mais il y a beaucoup plus de dispersion ici en fonction du modèle des modèles utilisés imbrités qu’en fonction du scénario Donc les scénarios sont pas totalement discriminants dès lors qu’on s’intéresse au cycle de l’eau à l’échelle régionale parce que malheureusement euh il y a beaucoup d’incertitude dans cette chaîne de modélisation Donc encore une fois qu’est-ce qu’on fait Est-ce qu’on s’intéresse essentiellement au comportement moyen en considérant que c’est le plus vraisemblable ou est-ce qu’on a une approche éthique un peu différente en disant bah on peut pas écarter le pire du scénario et donc on va se demander peut-être si ces scénarios plus pessimistes sont réalistes ou non et c’est ce que je vais faire dans mon exposé je passe là-dessus pour mettre en contexte on a quand même une évolution des sécheresses sur la France qui est pas simple à décrypter ici Donc vous avez sur l’axe des Y la durée de ces sécheresses depuis 1950 jusqu’à 2030 Ici ce sont des sécheresses vues sous l’angle de l’humilité des sols et vous avez finalement euh des événements historiques hein qui sont en jaune Et vous voyez que la plupart euh des sécheresses historiques là mais ce sont des sécheresses he qui sont pas forcément des sécheresses estivales hein Vous avez pas mal de sécheresses septembre novembre Le mois indiqué c’est le mois de départ de ces sécheresses Mais sur la période récente on voit qu’il y a et même dès euh 1990 ici ou un peu avant on voit 1989 en l’occurrence pardon on voit qu’il y a des sécheresses quand même qui sont plus longues de plus en plus longues et qui sont des sécheresses printemps Il démarrent au printemps et été se poursuivent en été et vous êtes bien placé pour savoir quels sont pour la production agricole un problème majeur Si je vous demande d’expliquer l’évolution de l’humidité des sols ici on voit l’écart entre les normales 1981 2010 et 91-2020 Voilà la réponse en moyenne annuelle et voilà les cartes saisonnières Est-ce que quelqu’un dans cette salle a l’explication sur finalement la répartition spatiale sur le territoire métropolitain des changements d’humidité des sols Pas simple hein pas simple du tout Assez surprenant même de voir que peut-être l’asséchement le plus important il est au printemps et il est assez généralisé En fait ce que nous dit Météofrance c’est que cet asséchement s’explique d’abord par une augmentation de l’évaporation Et ça c’est pas surprenant parce qu’on sait qu’une atmosphère plus chaude c’est une atmosphère qui a une demande évaporative plus forte et qui donc favorise l’évapuiration tant qu’il y a de l’humidité dans les sols Et donc effectivement on voit très bien apparaître une augmentation de l’évaporation Alors il y a des conséquences sur ces cartes et en fait on la voit ici sur une portion plus ou moins importante du territoire mais 100 % d’augmentation de l’évaporation euh ici alors c’est automne hiver printemps été Donc encore une fois au printemps Donc ça c’est un facteur très important pour expliquer la carte de d’asséchement au printemps sur les pluies et on nous dit euh que donc ça c’est en lien avec l’augmentation des températures Donc on peut penser que c’est quelque chose qui va se poursuivre et même s’aggraver avec l’augmentation ou la poursuite du réchauffement global Euh par contre on a moins de pluie mais uniquement en automne Et là on a aucune explication claire dans les les bilans de météo France sur pourquoi les pluits diminuent en automne et pas à d’autres saisons Une hypothèse que je lance comme ça mais qui vaut ce qu’elle vaut c’est peut-être que finalement on voit que le pattern d’asséchement en automne réplique un petit peu celui d’été Est-ce qu’il y a pas un effet en fin d’été de recyclage régional qui fait que des sols plus secs finalement inhibent la précipitation et font qu’on a moins de précipitation en automne est pas du tout sûr c’est quelque chose qui demanderait à être analysé Ce qui est intéressant qui peut vous consoler c’est que ce rapport aussi du ministère dit que les territoires les plus fragiles vis-à-vis de l’accès à l’eau se situent majoritairement dans l’ouest de la France Alors que si on regarde les ressources en eau renouvelable c’est bien essentiellement dans les sous-bassins situés dans le sud de la France qu’on va avoir le plus de diminution Ça montre aussi toute la question de l’adaptation et de la fragilité Dans l’Ouest on n’était pas préparé Je suis normand Je suis en train de suer sur ce sur cette extrême On éétait pas préparé on n’est toujours pas préparé et on réalise pas à quel point ça va être dur Euh alors retournons-nous vers le JC pour savoir un peu ce qui se passe malheureusement Alors ça ce sont aussi des travaux de de écheur que je trouve très jolis pour illustrer à la fois euh les fortes précipitations et les sécheresses On a ici euh un résumé sous forme d’une table qui concerne différentes régions J’ai extrait uniquement la région méditerranée qui m’a semblé vous concerner mais aussi une région qui s’appelle désormais West Central Europe que lors du du 6e rapport du JC j’ai estimé qu’étant normand je n’avais pas à à faire partie de l’Europe centrale comme c’était le cas pour le le nom de cette région sur le 5e rapport du GEC Vous une région he qui est un peu triangulaire qui démarre de l’Europe centrale mais va jusque en en Normandie Donc j’ai obtenu qu’elle s’appelle maintenant West and Central Europe et vous verrez que avant elle s’appelait WCE CU CU et maintenant WCE Bon c’est une anecdote mais si on regarde sur cette région qui va m’intéresser aujourd’hui Europe de de l’Ouest euh l’évolution des sécheresses ici euh agricole ou hydrologique on voit que dans les projections euh il faut attendre un niveau de réchauffement global de 2 voire 4 pour avoir une augmentation hein avec un niveau de confiance assez important concernant l’augmentation de ce risque mais que malheureusement notamment concernant les sécheresses hydrologiques pour l’instant il y a rien de clair dans les observations et il y a pas eu ce dont a évoqué rapidement Guy avec notamment les travaux d’Asselman il y a pas eu d’attribution c’est-à-dire on n’a pas montré par a + b d’une part qu’il y avait une diminution et d’autre part qu’elle était causée par les le facteur humain Donc c’est quelque chose qui reste incertain et on remarquera aussi que dans ce tableau ne figure pas ce qui me concerne aujourd’hui c’est-à-dire les sécheresses météorologiques c’est-à-dire le le déficit pluviométrique qui est en en partie le point de départ des événements de de sécheresse hydrologique Alors on a fort heureusement des travaux qui ont permis de d’unifier une base de données très importante de plusieurs mètres sur le nord de l’Afrique et le sud de l’Europe Des travaux publiés par mon collègue espagnol Vincen Serano dans Nature et qui montre par exemple les tendances sur la période 1951 2020 et 81-2020 Ce sont des tendances annuelles en pourcent ici il a fait le même travail en saisonnier avec les mêmes conclusions à savoir que les tendances vont vraiment dépendre de la période considérée Et donc la grosse conclusion c’est que pour l’instant il y a pas d’effet clair du changement climatique ce qui est j’imagine assez paradoxal pour vous et qui a surtout de la variabilité multidécenale Et j’ai été quand même très frappé que ce papier publié dans Nature n’avance pas un petit peu plus dans des explications sur les facteurs potentiels expliquant ce contraste quand même de tendance selon la période considérée Comme l’a évoqué Guy hein le climat il répond au forçage antropique mais si on a envie de voir autre chose ce que l’on voit c’est l’effet de la variabilité interne hein et c’est encore une œuvre décher qui nous montre à quel point on peut être parfois trompé et donc ce papier pointe plutôt sur la variabilité interne Je vais vous montrer que les tendances de précipitation elles s’expliquent essentiellement par les forçages en route Euh alors pour faire confiance au modèle je pense que il faut justement demander au modèle qu’il commence à pouvoir reproduire les tendances récentes attribuables au changement climatique et donc confronter les tendances observées aux obser tendances simulé par les modèles Je pense que ça doit être notre ligne directrice principale aujourd’hui dans l’étape d’évaluation des modèles Donc il y a ce papier assez provocateur qui dit que par exemple un des facteurs qui pourrait expliquer la variabilité des précipitations sur l’Atlantique Nord et sur l’Europe c’est bien évidemment la circulation thermoaline qui a évoqué très brièvement Guy et selon la phase de laquelle finalement on a des précipitations plus importantes On le sait euh depuis très longtemps Par exemple je je cite ici un papier de Science publié par Ston et Hudson montrant en terme de précipitation que si on fait la différence entre une phase positive et négative des des températures de surface sur l’Atlantique Nord on voit que quand on a des des des températures plus chaudes on a normalement une augmentation des précipitations Et ce papier dit aussi que cette augmentation des précipitations n’est malheureusement pas simulée par le modèle de climat dont il dispose à l’époque même lorsqu’il est piloté non pas couplé un modèle océanique comme l’a évoqué Guy mais simplement piloté par les températures observées des océans et ce qui est une question en soi et qui peut s’expliquer soit par la variabilité interne de l’atmosphère c’est-à-dire que en fait pour une situation océanique et une situation de forçage radiatif donné il y a pas qu’une trajectoire possible il y a tout un éventail de trajectoire possible et ou soit par le fait que les modèles ne réponsent pas bien au forçag imposés à la limite des océans et aussi en terme de composition chimique de l’atmosphère L’autre hypothèse concernant l’évolution euh à la fois des températures et des précipitations sur l’Europe qui est très importante en terme d’évolution multidécènale non pas d’une année sur l’autre mais d’une décennie à l’autre c’est l’effet des de la pollution atmosphérique et qui en a parlé rapidement aussi donc des aérosols J’ai trouvé ce graphique assez didactique Donc c’est le rayonnement absorbé ici au sommet de l’atmosphère au Pays-Bas euh décomposé pour voir ce qui reste finalement en surface Donc il y a d’abord une absorption une diffusion de réé pardon Ensuite il y a l’absorption par la couche d’ozone et notamment l’ozone vous le savez elle absorbe dans les ultraviolets mais pas seulement Il y a l’effet d’absorption par la vapeur d’eau Si vous êtes très clairvoyant vous voyez que cet effet augmente parce qu’une atmosphère plus chaude contient plus de vapeur d’eau La vapeur d’eau est un gaz effet de serre c’est une amplification du réchauffement global lié à cette rétroaction positive Mais vous voyez ce qui saute aux yeux c’est cet effet-là C’est l’effet des aérosols Donc ici on est sur 1900 typiquement 65 à 2015 je dirais Et on voit que cet effet-là diminue Il y a de moins en moins de réflexion et d’absorption par les aérosoles issus de la pollution atmosphérique antropique et euh c’est parce que on a fait des efforts de dépollution Si on avait regardé la courbe beaucoup plus tôt on aurait au contraire une augmentation de cet effet Et donc dans la littérature on parle d’un passage du dimming effect à un passage du brightening effect Ça veut dire quoi Ça veut dire que pendant très longtemps les aérosoles ont réfléchi une partie croissante du rayonnement solaire incident et ont ainsi finalement masquer en partie l’effet des gaz à effet serre sur la température mais beaucoup plus encore sur le cycle de l’eau ce que je vais vous montrer et qu’ensuite ils ont eu l’effet inverse et une partie de l’accélération récente du réchauffement global peut s’expliquer par cet effet brightening c’est-à-dire on a une atmosphère de plus en plus claire et donc on absorbe plus de rayonnement solaire Maintenant on doit faire cet effort de dépollution qui a des effets sanitaires dévastateurs mais on sait que cet effort n’est pas terminé au niveau planétaire notamment en Asie du Sud en Asie de l’Est Et donc on va encore augmenter le réchauffement global par cet effet de dépollution Alors j’ai trouvé une publication de 2022 où il y a ma ville natale c’est pas souvent native natale on dit qui qui est figuré ici Et ce sont des graphiques qui montrent l’évolution du rayonnement partiel claire c’estàdire sans effet des nuages sur différentes villes d’Europe de 1950 à 2020 Vous avez des villes françaises ici avec donc à l’ensemble en Normandie bourge et puis vous avez des villes allemandes des villes espagnoles et vous êtes frappé par la similarité de l’évolution avec cette phase donc de diminution du rayonnement absorbé incident pardon en surface puis l’augmentation donc encore une fois l’illustration de la pollution puis la dépollution le dimming et le brightening effect et cet effet là donc sur le rayonnement on le retrouve hein comme très de manière très cohérente sur l’évolution des température sur ces différentes villes Alors la question c’est de savoir est-ce qu’il a aussi eu des conséquences importantes sur le cycle d’ J’en finis avec ma conclusion avec mon introduction pardon c’est un peu long en disant que souvent les scientifiques abordent des hypothèses de manière parallèle Est-ce que c’est la variabilité interne et la variabilité natlantique ou est-ce que c’est les les aérosoles entropiques qui pilotent l’évolution multidécennale des précipitations sur l’Europe En fait on sait aujourd’hui que la variabilité sur l’Atlantique Nord est en grande partie une réponse au forçage entropique On le sait depuis qu’on est capable par exemple de faire des grands ensembles de simulations couplé aussi en atmosphère soumise au même forçage radiatif et on voit qu’une fraction importante de la variabilité des températures de la mer sur l’Atlantique Nord ici près de 75 % peut être expliqué par les forcesages entropiques plus sur la période récente 1950 que sur 1850 Donc c’est assez cohérent avec le fait que le forçage antropique a été croissant et on compare les résultats du N ici avec les finalement les résultats moyennés sur d’autres modèles qui ont eu d’autres centres qui ont eu les moyens de calcul pour réaliser ces grands ensemble et on trouve sur une chose très cohérente à nouveau à peu près 75 % de la variabilité des SST sur l’Atlantique Nord qui s’explique par les forçages entropiques Pendant très longtemps un tas de scientifiques nous ont parlé d’une variabilité d’un mode de variabilité interne à l’atmosphère qui pouvait être très important par exemple pour faire de la prévision décénale et dont on voit aujourd’hui qu’ est en fait une réponse en grande partie au forçage entropique Donc vous voyez la science évolue Une autre manière de le montrer c’est dans un modèle couplé unique ici de faire de comparer les températures observées ici aux températures sur l’Atlantique Nord simulé par un modèle pour lequel on a tous les forçages d’entropique et qui reproduit relativement bien sur la période ici hein historique l’évolution hein des températures et de refaire cette simulation en retirant l’effet des aérosolanthropiques Et vous voyez que l’amplitude de la variabilité mutéale des SST sur la tentine nord est ainsi fortement réduite Ce qui conforte un peu l’idée que cette variabilité mutécale est en grande partie une réponse au forçage entropique Bon je vais essayer d’aller un peu plus vite sur une chose qui concerne maintenant mes travaux essayer de comprendre entrer deux portes d’entrée comprendre le rôle de la dynamique atmosphérique dans l’évolution récente des précipitations et comprendre le rôle des forçages antropiques dans cette évolution récente pour sortir de cette de ce labyrinthe en essayant de réduire un petit peu les incertitudes sur les projections concernant le changement de précipitation sur l’Europe de l’Ouest Je vais utiliser un indice de sécheresse météorologique que vous connaissez peut-être qui est le standardized précipitation index Bon c’est une façon de normaliser un petit peu les précip euh l’évolution des précipitations En gros quand cet indice est inférieur à zéro quand il est négatif on a un déficit de précipitation Quand il est positif on a un excès de précipitation Lorsqu’il est inférieur à -1 on a un déficit on a ce qu’on appelle une sécheresse modérée qui a une probabilité de 0,16 Quand il est inférieur à -2 c’est une sécheresse très sévère qui a une probabilité de 002 Je vais m’intéresser aux sécheresses modérées notamment hein et je vais m’intéresser aussi à cet indice moyen sur l’Europe Euh bon je passe sur cette euh figure pour justifier le le choix de cet indice Je vais vraiment m’intéresser à un indice qui est purement basé sur les précipitations et non pas un indice de sécheresse qui combine un effet température et précipitation L’effet température étant souvent pris en compte pour avoir une représentation de l’effet sur lesvapotranspiration mais qui est une représentation souvent trop empirique et qui peut conduire à une trop forte sensibilité de l’indice au réchauffement Donc je suis sur quelque chose de beaucoup plus basique un effet précipitation Euh il faut savoir que je vais m’appuyer aussi sur quelque chose dont que n’a pas évoqué Guim et qui est très important pour les travaux de reconstruction et de compréhension de la variabilité climatique sur le 20e siècle Ce sont les fameuses réanalyses c’est-à-dire une combinaison de prévisions météorologiques avec des observations pour un instant T reconstituer de manière le plus fidèle possible l’état global de l’atmosphère Et donc ça nous donne accès à plein de variables des précipitations contraintes par toutes ces observations pas forcément directement contraintes par des observations de précipitation mais aussi d’autres variables que je vais utiliser au cours de m explosé par exemple la pression au niveau de la mer ou le rayonnement solaire en surface Euh donc si je compare l’évolution de cet indice de sécheresse en valeur annuelle en haut et sur la période qui va m’intéresser en bas c’est-à-dire une période printemps été allant d’avril à septembre Donc ici on cumule en fait des précipitations sur 6 mois et on regarde comment ça évolue d’une année sur l’autre Donc encore une fois hein là je je quand on est en négatif on a des sécheresses hein par rapport à une période de référence ici qui est la période 79-2022 Ben vous voyez que on a un produit d’observation inituanalyse R5 en noir Et vous voyez que ça ça correspond relativement bien après 1979 ça décroche quand même avant Il faut savoir que bien que ces réanalyses soient faites pour reconstruire l’évolution des climats récents en fait on a un système de prévision qui est unique qui garantit une homogénéité sur les lois physiques qui gouvernent l’évolution mais on a un système d’observation lui-même qui évolue et puis et qui peut donc conduire à des hétérogénités dans l’évolution euh de du climat issu de sérieanalyse Et donc je vais finalement m’attacher à regarder un petit peu les tendances sur la période 7922 où finalement les deux produits sont en accord et où si on regarde du point de vue statistique la P value on voit que donc cet indice moyen sur l’Europe est quasiment donc on est on est quasiment significatif à 5 % est à la baisse et que de la même manière si on regarde la fraction du domaine d’Europe de l’Ouest où on est en sécheresse modérée c’est-à-dire 10 inférieur à -1 et bien on est à l’ hausse Alors pour faire ça je vais montrer ici des cartes stéréopolaires et je vais comparer des réanalyses R5 en terme de tendance avec des expériences purement atmosphérique piloté par des températures de surface de la mer observée des forçages radiatifs notamment CO2 et tout gaz à effet de serre observé et des aérosols reconstruits de manière aussi réaliste que possible en interne à métau fant Quand mes cartes sont assurées ça veut dire que la tendance n’est pas significative au sens statistique du terme Et donc on voit effectivement qu’ici il y a peu de régions sur la réanalyse où en point de grille on a une tendance à l’asséchement significatif si ce n’est sur l’Europe centrale On est en ORC aussi sur l’Europe de l’Ouest et c’est cette boîte là que je vais utiliser pour tous mes indices Europe de l’Ouest donc au centre de laquelle se situe la France métropolitaine On voit que en point de gris il y a pas forcément de tendance significative et on voit que comme finalement le modèle anglais autrefois au début du 20e siècle notre modèle de climat interne à Méofance purement atmosphérique On a ici la moyenne de neuf réalisations et bien elle ne simule pas d’asséchement notable sur l’Europe de l’Ouest et donc elle ne reproduit pas une tendance observée mais non significative Alors quand on on fait un exercice qui consiste à obliger le modèle à suivre la circulation atmosphérique notamment les vents uniquement d’ailleurs les vents méridiens et zonau de la réanalyse R5 c’est ce qu’on fait ici Et bien on a quelque chose qui maintenant correspond beaucoup mieux aux observations Euh on utilise des aérosoles évolutifs c’est le cas ici sur le panel C ou des aérosoles climatologiques sur le panel D Donc vous verrez que maintenant en bas l’interprétation c’est simplement la différence donc entre C et B Ici c’est l’effet des vents et donc de la circulation atmosphérique sur le modèle Et donc on voit que l’effet des de la circulation a contribué à l’asséèchement qu’on voit sur la France même si cet asséchement en point de gris n’est pas significatif alors qu’il est agrégé hein avec mon indice Et on voit aussi bien que lorsqu’on combat C et D on isole très facilement l’effet des aérosol et avec beaucoup plus de significativité Pourquoi parce qu’on le fait à circulation contrainte et donc il y a beaucoup moins de variabilité interne dans mon système Désolé c’est un peu technique Et donc il suffit de quelques réalisations ici cinq membres pour montrer que les aérosols sur cette période 79-2022 ont conduit à limiter c’est-à-dire à humidifier finalement à augmenter les précipitations pour être clair sur les zones en ver donc sur une bonne partie des moyennes de lattitude et y compris sur l’Europe de l’Ouest On a la même chose sur les températures ici euh toujours sur la saison avril septembre et on voit que donc la circulation a contribué de manière significative à augmenter le réchauffement et que les aérosols aussi hein moins d’aérosol plus d’absorption de prélimement solaire a contribué à augmenter le réchauffement Donc les deux candidats là cohabitent heffet de circulation que certains ont tendance à trop rapidement qualifier d’effets de variabilité interne et effet aérosol Et si on regarde justement la circulation elle-même ce qui est frappant c’est que on a des tendances significatives dans les réanalys 5 avec notamment ici un pôle de pression de basse pression C’est des tendances donc à l’affaiblissement des pressions ici qu’on ne reproduit pas du tout dans notre modèle bien qu’il soit forcé par les températures de la mer observé et les forçages radiatifs observés et on voit que c’est bien par construction l’effet nutching contribue à reproduire cet effet et que ces changements de circulation donc dynamique sont peu expliqués par l’effet direct des aérosoles Il faut savoir que l’effet des aérosols malgré tout peut s’exprimer au travers des températures de surface de la mer et donc il est en partie pardon l’effet des aérosols est en partie présent dans les cartes ici effet nine Et donc pour revenir en arrière le problème d’un protocole expérimental c’est s’il est trop idéalisé on oublie que les aérosoles agissent non seulement directement sur l’atmosphère mais qu’ils agissent sur les températures de surface de la mer et donc que leur effet sur la sur le réchauffement ici et l’assèchement est en partie pris en compte dans ce jeu d’expérience aussi Si on revient donc un petit peu aux tendances sur un domaine agrégé Europe de l’Ouest hein vous voyez que on a l’éventail des solutions qu’on a en mode libre sans contraindre la circulation concernant cette indice moyen sur l’Europe et la fraction du territoire en en situation de sécheresse On retrouve donc les réanalyses en noir avec ces tendances à la baisse ici et à l’augmentation ici qui traduisent la même chose c’est-à-dire un asséchement diminution des précipitations et que quand on contraint la circulation on reproduit cette tendance Bon ça ne montre pas grand-chose ça n’explique pas grand-chose quant à l’origine de l’homme sur l’assèchement observé Ça montre toutefois que nos modèles aujourd’hui quand ils ont une circulation réaliste sont susceptibles de reproduire très fidèlement l’assèchement observé et donc c’est quelque part une étape d’évaluation de nos modèles Alors maintenant si on en vient vraiment au modèle utilisé par le JX ces fameux modèles globaux de climat couplés aussi en atmosphère que font-ils Alors il démarr en 1850 he comme l’a appelé l’a rappelé Guy On fait une simulation historique qui typiquement ici s’arrête en 2014 forcé par des euh euh forçages radiatifs observés à la fois euh les gaz à effet de serre mais aussi par exemple des forçages naturels comme les principales éruptions volcaniques Et puis on est en mode scénario jusqu’en 2100 ensuite et j’ai choisi le scénario que les Américains n’aiment plus Non pas que j’ai une affection particulière pour le pire des scénarios mais parce que en fait ça permet d’avoir un très bon rapport signal sur bruit une très forte influence des activités humaines sur le climat simulé et ainsi éviter d’avoir recours à des grands ensembles pour détecter l’influence de l’homme sur le climat Et donc c’est simplement par commodité par souci de sobriété aussi Euh je suis triste de voir que pour le prochain rapport du GC on va probablement plus exiger une telle simulation parce que c’est la simulation qui à moindre coût permet d’isoler en fait l’influence de l’homme sur le climat Euh et donc vous voyez que ici on a à nouveau les réanalyses en noir hein de 79 à 2022 En vert vous avez une un des une des trois configurations du modèle du CNRM Donc vous voyez en ver son évolution donc avec un asséchement drastique euh à la fin disons dans au cours du 21e siècle si euh vous avez des bons yeux vous voyez sa tendance en verre sur la période de de de d’observation et elle est euh au contraire à la hausse Et en fait j’ai montré en rouge la moyenne de tous les modèles que j’ai utilisé Je crois qu’il y a 38 ou 39 modèles Et donc il y a encore un petit peu de bruit parce qu’en fait je filtre en en en moyennant entre les modèles je filtre non seulement l’incertitude de modélisation mais la variabilité interne du climat Donc j’ai une cour beaucoup plus lisse avec moins d’amplitude de variabilité d’une année à l’autre Mais il est très fidèle finalement au modèle du CNRM ce multimodèle et il montre aussi un assèchement important mais plus tardif que dans les réanalyses Et donc le reste de mon exposé si j’ai le temps ça va être vous montrer que c’est finalement les modèles qui ont tort C’est-à-dire que ce qui va se passer et ce qui se passe he c’est que les ranalyses se trompent pas et que ce sont les modèles qui sous-estiment finalement le rythme auquel va apparaître cet asséchement Ce qui est pas une très bonne nouvelle Euh si on regarde un petit peu la probabilité sur les tendances dans les modèles 6006 Alors j’ai mis en orange les prob les l’occurrence he des neuf réalisations en mode AMIP du modèle CNRM Donc vous voyez que les tendances sont essentiellement positives hein Les tendances R5 ici sont en noir La tendance du run contraint par la dynamique observé est en rouge Donc on a bien des tendances négatives un asséchement assez marqué parce qu’il est quand même moyené sur toute l’Europe Alors que par exemple il y a des régions comme les Alpes qui peuvent voir une augmentation des précipitations Donc c’est pas nécessairement homogène Et vous voyez donc la distribution des modèles séptis qu’on peut fiter avec une bossi et vous voyez que la probabilité finalement que les modèles soient en accord avec les observations est relativement faible De la même manière si on regarde le pourcentage du territoire européen concerné par des sécheresses modérées En fait très concrètement il y a qu’un modèle hein ici qui est relativement au-delà des tendances négatives ou positives ici observé Et ce modèle c’est un modèle qui a un forçage lié aux aérosoles très très faibles Donc première euh indication de d’une source possible de de de pour réconcilier modèle et observation Alors on a ici une nouvelle œuvre de de se demander finalement si on a fait beaucoup de progrès entre les modèles 5 et 6006 et je peux peut-être l’ancien pavé dans la mar on on se précipite à nouveau pour faire de nouvelles simulations avec ces 7 avec des modèles encore plus coûteux mais je pense qu’on a encore sous-exploité ces archives et que le rythme effrainé auquel on fait ces simulations ne laisse pasamment suffisamment de temps au aux scientifiques pour en tirer le meilleure partie euh une génération son modèle chasse l’ euh chasse la précédente et euh en fait il y a une espèce d’obsolescence programmée de ces simulations qui sont malheureusement sous-exploité me semble-t-il Euh donc je vais continuer à regarder des tendances sur 792022 de manière cohérente avec le résexposé et je montre ici les tendances récentes dans les modèles C5 et les modèles C6 concernant les températures toujours printemps été Il faut savoir que dans les deux générations de modèle ici ça correspond à une augmentation de 25 % du CO2 dans sur la période considérée Donc c’est assez comparable hein en terme de forçage Et on voit que les modèles CIP6 chauffent un peu plus que les modèles CIP5 et on a beaucoup attribué ça y compris au sein du CHC à une plus forte sensibilité climatique des modèles SIP6 C’est quoi la sensibilité climatique grosso modo de combien la planète se réchauffe en surface pour un doublement du CO2 atmosphérique Donc c’est une propriété des modèle Chaque modèle a sa propre sensibilité C’est pas une propriété qu’on peut régler comme le pensent certains climatosceptiques C’est quelque chose qui est le résultat d’une multiplicité de phénomènes très complexes mais sur lequel quand même il y a la possibilité de faire de la calibration Et donc euh c’est pas non plus un exercice aujourd’hui le les exercices de de simulation historique qu’on fait complètement à l’aveugle On a de plus en plus d’observations qui nous permettent aussi quand même de calibrer nos modèles non seulement sur leur état moyens mais sur les tendances Mais en tout cas on a beaucoup parlé de sensibilité climatique et de sensibilité trop forte ce qui était plutôt réconfortant mais il y a quand même une autre cause possible au au différentiel de réchauffement entre les modèles CIP5 et Sim6 c’est les forçages en aérosol Cette étude par exemple regarde les tendances la dispersion des tendances sur 1860 2000 dans euh les modèles SIP euh 5 et en fait elle s’explique en bonne partie par l’effet radiatif des aérosoles Donc sur le 20e siècle mais aussi avec cet effet brighting sur le début du 21e siècle les forçages radiatifs des aérosols sont une source majeure d’incertitude sur l’évolution des températures Quand on regarde un petit peu des et je vais faire ça de manière plus systématique ensuite hein on peut regarder alors souvent on regarde le futur en terme d’anomalie absolue par rapport disons d’anomalie pardon par rapport à un climat préindustriel ou un climat contemporain Ici j’ai une approche différente Je vais regarder aussi des tendances tendances sur le milieu euh du 21e et tendance sur le milieu du 21e siècle avec toujours hein donc trois niveaux trois horizons pour le calcul des tendances et euh les modèles C5 les modèles C6 Donc vous voyez que pour le futur les scénarios ont un petit peu changé Donc les évolutions notamment de CO2 sont pas exactement les mêmes Et on voit un réchauffement beaucoup plus marqué encore une fois dans la nouvelle génération de modèles qui correspond aussi au fait que peut-être le forçage en CO2 notamment est plus fort mais aussi encore une fois peut-être a une sensibilité plus marquée des modèles Euh donc je continue concernant la circulation et donc je je refais toujours en projection stéropolaire ces tendances pression au niveau de la mer Donc je vous avais parlé hein euh du fait que les modèles ici faisaient du rouge en mode AMIP contrairement à du bleu dans les réanalys R5 Et ben vous voyez que les modèles CIP 5 et CIP 6 ici dans cette boîte rouge font aussi du rouge Les modèles sont étus ils ne veulent pas reproduire les tendances observées reconstruites de manière très fiable dans R5 sur cette période là et sur ces saisons là Euh par contre ils reproduisent euh ici une tendance à la baisse des pressions euh sur euh le sud de l’Europe que l’on trouve dans les R pays et ce qui est très intéressant c’est que les tendances ici sont très trèssèr cohérentes Toujours quand elles sont pas jurées hein elles sont significatives par ailleurs elles sont très cohérentes entre les de générations de modèles Donc ça montre quoi Ça montre c’est bien une réponse au forçage Et ça le montre d’autant plus qu’en fait on a les mêmes patterns ensuite pour le milieu et la fin du 21e siècle Encore une fois j’ai montré des tendances Oui j’ai oublié de dire Souvent on montre des anomalies à niveau de de réchauffement ou à horizon parel donné En terme d’adaptation beaucoup d’adaptation aujourd’hui est fait de manière incrémentale Et donc je pense que pour les décideurs il est pas uniquement important de savoir quelle température il fera mais à quel rythme se fera le réchauffement dans le futur Et donc regarder le rythme c’est pour bien des questions d’adaptation tout aussi important que regarder le niveau absolu des températures Alors je dis simplement que encore une fois on ne reproduit donc pas en mode couplé comme en mode forcé les tendances qui sont pourtant des tendances clairement liées au forçage antropique Donc il y a un problème Euh si on regarde maintenant les précipitations elles-mêmes hein c’est pas l’indice euh SPI que j’ai utilisé ici Ce sont des précipitations en millimètres par jour et par siècle hein en terme de tendance Et donc vous voyez que euh ce qu’on avait sur l’effet des aérosols et ben on le retrouve un petit peu dans les modèles CIP6 et Sim5 à savoir que sur la sur la période récente et encore une fois c’est pas forcément significatif partout même si ça le ici un petit peu sur le territoire français mais c’est très robuste entre deux générations de modèles et donc encore une fois c’est moyenné sur de nombreux modèles C’est quelque chose qui est une réponse au forçage dans les modèles Et là contrairement à la circulation on voit que par contre le futur est très différent du présent Et je vais essayer de vous expliquer pourquoi Je passe là-dessus Euh je Ouais je rapide L’explication essentiellement c’est encore une fois les aérosols Ici vous avez sur la même période et uniquement dans les modèles le rayonnement solaire incident en surface avec ou sans nuage et ici sans nuage en terme de tendance toujours Et donc vous voyez que dans les deux générations de modèles sur la période récente on a un fort effet brightening moins d’aérosol des pollution sur l’Europe plus de rayonnement solaires absorbés Cet effet il disparaît ensuite puisque ensuite il y a beaucoup moins d’aérosol sur ces régionsl au cours des scénarios et il y a très peu de variabilité d’un scénario à l’autre même si le scénario je crois SSP3 7.0 est un peu différent des autres mais on fait l’hypothèse que les efforts de dépollution qu’on a fait on saura les conserver les autres ZFE je crois viennent de sauter mais bon on va faire comme et donc vous voyez que ça c’est clairement une signature des aérosol et ça pourrait évidemment expliquer le fait que les tendances récentes sont différentes des des tendances futures Une manière de vous en convaincre c’est de regarder dans ces différents modèles la réponse en abscisse en terme de changement euh de rayonnement solaire par rapport au changement d’évaporation Sur la période récente si on regarde chacun des modèles on voit que plus les modèles absorbent de rayonnement solaires et bien plus ils évaporent Donc on est sur une période où l’évaporation en surface elle est limitée par l’énergie disponible en surface Ensuite on est sur des sols qui se sont attachés et on a une relation qui s’inverse C’est-à-dire que dès lors l’évaporation est limitée par l’humidité des sols et non plus par l’énergie incidente en surface Donc on a un changement de comportement total Donc ce que l’on peut dire à ce stade c’est que les tendances moyennes identifiées dans les ensembles aussi bien de précédente génération et de la dernière génération modèle 65005 et 66006 sont par nature d’origine forcée Il y a aucun doute là-dessus quand on regarde quand on compare les tendances multimodèles sur ces deux exercices Les tendances futures de pression au niveau de la mer et donc de circulation mais aussi de convergence d’humidité je l’ai pas montré sont déjà présentes sur 1979 2022 alors que les tendances d’évaporation et de précipitation s’inversent entre cette période là et les périodes futures Et donc le candidat idéal pour expliquer le gatus entre modèle et observation ça pourrait être le fait que l’effet des aérosoles est excessif soit le forçage lui-même est excessif soit réponse radiative à ce forçage est excessive dans les modèles y compris de dernière génération pour être transparent avec vous Voilà le genre de de de graphique que vous verrez jamais dans une réunion du GC mais qui qui est parlant c’est ici de 1850 à 2090 finalement l’épaisseur optique des aérosols Ça traduit grossamment de manière un peu grossière leur effet radiatif et le leur présence plus ou moins importante dans l’atmosphère de 1850 à 2090 en moyenne annuelle euh dans tous les modèles ayant participés ou presque tous les modèles ayant participé à 66 Et vous avez une reconstruction ici venant non pas des réanalyses R5 qui sont assez faibles de ce point de vue parce qu’elles n’assimilent pas du tout de produits aérosol mais les réanalyses américaine MERA de 2e génération qui ont le gros avantage d’assimiler conjointement des données météorologiques et des données d’aérosol et elles se situe ici en noir Elles sont malheureusement disponibles que depuis le début des années 80 Donc vous voyez qu’on a un éventail hein de une fourchette très large en valeur absolue d’effet d’aérosol Euh le modèle qui produit un assèchement euh un peu près cohérent avec les observations il se situe ici Il il est l’un des deux modèles japonais qui est en vert clair ici Donc vous voyez qu’il est très loin du panache qui se situe audessus de lui et que euh ben les réanalyse Donc tous les modèles sont cohérents sur le fait qu’il y a une diminution des aérosols ici hein c’est sur toujours sur le domaine Europe de l’Ouest hein euh sur la période post 1979 hein Et vous voyez qu’en terme d’effet absolu il y a il y a des des ordres de grandeur qui quasiment un ordre de grandeur entre les modèles Il y a un papier assez critique euh qui a quand même été publié de Mossad en 2020 montrant que euh si on compare le rayonnement solaire observé en surface entre les modèles globaux sur continent et entre les donc les données de sitinent et cinq modèles du système terre qui ont une modélisation assez sophistiquée des aérosoles on voit qu’il y a un yatus c’est-à-dire que l’effet euh ici euh observé sur le rayonnement solaire est quand même assez distinct des effets simulés Mais ils ont pointé ce problème global à un problème finalement d’inventaire des émissions d’aérosol sur l’est de l’Asie notamment sur la Chine C’est-à-dire que les Chinois n’auraient pas été totalement transparents sans vouir faire de mauvais jeux de mots concernant les aérosoles leurs émissions Et donc on a sous-estimé finalement l’importance des émissions passées et et par conséquent aussi le le l’effet réel de de Brighting qui est récemment observé sur cette région Par contre sur l’Europe ici c’est l’Europe intégrale et non pas seulement l’Europe de l’Ouest Vous voyez que les modèles sont plus cohérents avec les observations il situent Mais le papier conclut qu’il y a un problème essentiellement sur la Chine Moi je vois un problème sur l’Europe C’est-à-dire que en dehors du modèle ici du CNRM en ocre qui a un effet brightening assez modéré et assez compatible avec les observations en fait les modèles ici sont plutôt en dessous des observations et au-dessus des observations là C’est-à-dire que l’effet brightening est surestimé Si on regarde un peu les travaux du J sur l’effet des aérosols notamment ici c’est pardon c’est c’est même post JC he c’est post AR6 euh c’est ici le les les tendances sur la période 1980-24 donc on est sur une une une époque où on a plutôt une une dépollution et donc un effet brightening Effectivement on a des tendances qui sont légèrement positives sur le forçage radiatif mais vous voyez que il est quand même revu à la baisse lorsqu’on contraint les modèles CIP6 en gris la distribution ici pardon en foncé en noir par les observations en gris Et vous voyez qu’on revoit à la baisse ce forçage et que ce forçage il est quand même très très faible très très faible et beaucoup plus faible que ce qui est simulé par pas mal de modèles C6 Euh bon concernant euh aussi la reconstruction des températures là on se disait on est sur du sur du béton et souvent on incrimine au modèle leur incapacité à reproduire des tendances observées y compris une forte modulation du réchauffement global par exemple au cours des années 40 où il y a un réchauffement moindre qui a donné aussi pas mal de gras à moudre climatoceptique En fait on s’aperçoit si on se concentre ici sur l’Atlantique Nord que une nouvelle reconstruction fait avec un très grand sérieux avec des collègues très euh euh très expérimenté montre en noir une variabilité décennale y compris par rapport ici au SST souvent utilisé par le JX c’est-à-dire le produit anglais AD SST Une variabilité décénale moindre Si on regarde un petit peu euh le résidu par rapport euh finalement euh à au entre le nouveau produit et les anciens on voit que donc ici par exemple le produit est plus chaud euh et ici il est plutôt plus froid Et en fait si j’ai superposé ici c’est pas très lisible à ce delta la variabilité des disons l’effet de la MOC c’est-à-dire de la variabilité interne de la circulation soit-disant interne de la circulation thermoaline et et en fait on voit que ça se reproduit relativement bien C’est-à-dire que encore une fois ça confirme que cette variabilité soit-disant interne est en fait un artefact en partie des observations C’est-à-dire qu’il y a moins de variabilité interne qu’on l’imaginait Et donc ça veut dire que le climat récent s’explique plus par les forçages humains par l’influence humaine que que l’on l’imaginait C’est cohérent un petit peu avec ce qu’on avait publié avec Orénia concernant le réchauffement sur la France hein Je vous c’est une figure que je vous avais montré lors d’une édition précédente Si on contraint par le réchauffement observé euh le réchauffement euh donc simulé sur la France vous avez ici donc pour les modèles CI6 en rouge pardon l’effet antropique contraint non contraint en rouge foncé pardon et en non contraint en en pointiller rouge et contraint en rouge foncé Donc ce c’est ce qu’on vous avait dit hein en fait euh les modèles non contraints sous-estiment le réchauffement récent sur la France et par conséquent aussi malheureusement le réchauffement futur Mais en fait euh si on regarde bien on avait ici la partition entre l’effet des gaz à effet de serre et l’effet des aérosoles En fait ce qu’on a revu ici à la hausse en terme de réchauffement mais à la baisse en terme d’effet radiatif des aérosoles c’est l’effet des aérosoles C’estàd qu’après contrainte on a globalement depuis 1950 un effet refroidissant moindre Ce qui a des conséquences en terme d’interprétation de ça pour le futur Donc j’en viens un petit peu à mes travaux Euh si on cherche à contraindre le rayonnement solaire incident sur la France euh obser euh via des observations Alors d’abord on peut le contraindre par le réchauffement global et vous avez ici donc de 1850 à 2050 la plage en clair c’est ce que j’appelle la pror la plage de réponse forcée des modèles CIP6 euh simulé euh toujours sur l’Europe de l’Ouest et toujours sur la saison printemps été en anomalie par rapport à une période ici qui se situe sur 1994-215 Donc on est d’abord au-dessus on voit que tous les modèles de manière euh systématique diminuent le rayonnement incident C’est ce que j’appelle l’effet diing hein l’effet des d’une pollution croissante Puis il y a les efforts de dépollution Il y a aussi des pics ici qui correspondent aux éruptions volcaniques que l’on voit très bien sur ces simulations Donc on voit bien que les modèles ne ratent pas le fait qu’il y ait des éruptions volcaniques et on voit que cet effet brightening ensuite ben sature puisque il y a plus d’aérosol et ensuite on voit à nouveau une baisse qui est liée à plus de vapeur d’eau et plus d’absorption du rayonnement solaire incident Donc on peut contraindv par le réchauffement global observer et il se passe on on déforme un tout petit peu finalement la distribution c’est la postérieure en rouge foncé Mais ce qu’on voit surtout c’est qu’on quand on utilise ici les observations qui sont montrées en noir et non plus en gris euh qui sont issus des réanalyses mux et bien on on revoit beaucoup à la baisse à la fois l’effet brightening récent et l’effet diming intégré sur le le le 19e et le 20e siècle Et quand on a les deux combinaisons et ben on voit que on garde cet effet atténuant et on voit que finalement on est capable de contraindre l’intervalle de confiance des modèles et de diminuer un peu près par deux l’incertitude qu’on a sur l’évolution du rayonnement solaire ainsi en surface sur l’Europe De la même manière on peut contraindre l’évolution euh d’un indice de sécheresse Euh et donc ici c’est le fameux indice standardisé Donc ça s’exprime en écartype et donc vous retrouvez l’évolution à la baisse que je vous avais montré de cet indice de de précip de précipitation intégré hein euh et donc qui dit plus négatif ni plus sec Vous avez ici euh la réanalyse R5 en gris qui n’est pas utilisé ici pour contraindre On utilise encore une fois que le réchauffement historique observé On voit que ça change peu finalement la distribution Mais dès lors qu’on utilise la reconstruction R5 en noir ou là là pardon j’ai presque terminé je peux aller au bout Euh et bien on voit que on a un petit peu l’illustration du titre de mon exposé c’est-à-dire que l’assèchement après contrainte observationnel a lieu plus rapidement que prévu Et quand on utilise les deux contraintes réchauffement historique et finalement précipitation RA5 on garde à peu près la même chose On a évidemment en miroir l’effet sur la les surfaces de l’Europe euh de l’Ouest concerné par des sécheresses modérées ben elles augmentent dès maintenant et euh plus rapidement que dans les simulations non contraintes par les observations Donc je conclus en disant que d’une part dans le discours des scientifiques il y a parfois des effets thermodynamiques liés au réchauffement atmosphérique Des effets dynamiques qu’on a tendance à attribuer de manière imprudente à des effets de la variabilité interne du climat En fait le changement climatique se traduit aussi par des changements de circulation Et malheureusement une hypothèse de plus en plus évidente c’est que les dépressions vont passer plus au nord de l’Europe et vont de moins en moins y compris au printemps nous apporter des précipitations Il y a des papiers qui commencent à sortir là-dessus et qui sont cohérents avec les résultats que je vous ai montré Deuxièmement les changements récents et c’est bien pour ça qu’on fait de la modernisation ne nous disent pas tout des changements futurs Malheureusement pour nous les changements du cycle de l’eau ont pendant été très longtemps masqués par la pollution atmosphérique La pollution atmosphérique est très efficace pour changer les vapotranspiration surface Les hydrologues ont cherché à fiter des tendances linéaires sur des chroniques de débit ne voyent rien Pourquoi parce que il y avait un effet très important des gaz à effet de serre mais qui était quasiment intégralement masqué par la pollution atmosphérique Aujourd’hui on a un double effet moins de pollution et plus de gaz effet de serre Et les deux vont dans le même sens sèchement des surfaces continentales dans les subtropiques mais aussi au moyen de lattitude et y compris dans les régions qui étaient fortement émitrices euh d’aérosol Donc euh une chose que les scientifiques doivent retenir peut-être pas le grand public c’est le réalisme des forçages aérosol est crucial pour contraindre les projections via les observation Aujourd’hui on a toute une série de travaux qui utilisent je pense qu’il faut encourager ces travaux les tendances récentes pour contraindre les projection C’est ce que j’ai fait Mais la plupart des méthodes font l’hypothèse que les forçages sont parfaits C’està-dire que dans nos incertitudes sur les projections il y avait finalement incertitude sur les scénarios des missions futures les modèles la variabilité interne mais on avait oublié incertitude sur les forçages historiques et notamment sur les forçages aérosol Deuxième partie de ma conclusion euh en fait bon j’ai parlé d’obsolescence programmée je suis un peu dur hein mais on peut se demander quel est le sens de refaire de manière accélérée des simulations quand on voit que le développement des modèles se fait sur un temps long Alors c’est justifié par l’urgence climatique mais aujourd’hui je pense que ça doit nous amener aussi à peut-être changer un petit peu de stratégie D’ailleurs c’est amorcé par le le prochain cycle des simulations SIP Finalement il va y avoir ce qu’on appelle le fast track c’est-à-dire des des expériences incontournables que l’on veut faire pour le prochain rapport du JF la R7 et puis d’autres expériences pour lesquelles on va se donner plus de temps Je pense qu’il n’est question de se dire qu’il faut finalement euh mettre plus de temps entre différents rapports du GC Il faut que ces rapports sortent fréquemment ne serait-ce que parce que le changement climatique va très vite et que les observations nous disent de plus en plus de choses concernant ces changements Mais je pense que ça n’a pas de sens pour les scientifiques de vouloir avoir une course effrainée et de réutiliser des modèles qui ont à peine changé pour refaire des exercices très similaires ou en tout cas il faut se poser les bonnes questions sur comment utiliser au mieux les modèles Sachant que par ailleurs il y a un coût d’électricité associé à ces modèles qui est pharamineux Donc les tendances simulées ne sont pas forcément les tendances observées par ailleurs hein Et ça il faut le détecter de manière systématique pour justement avoir cette idée de scénario du pire Est-ce que à certains égards les modèles ne sous-estiment pas les changements futurs Et dernière euh conclusion donc peut-être arrêter de miser uniquement ou en tout cas essentiellement sur des modèles de plus en plus sophistiqués à plus haute résolution plus coûteux Si c’est les forçages aérosol qui sont le problème vous aurez beau multiplier par 100 la résolution de modèle vous aurez le même problème Restaurer euh développer et mieux exploiter les observations Je sais pas si j’allais poser la question par exemple sur le l’observatoire du Monaloa j’ai il y avait des rumeurs comme quoi euh ces données cette série pourrait du fait de l’administration Trump voir se terminer ce serait évidemment dramatique Non c’est pas le cas fort heureusement mais il y a bien des systèmes d’observation y compris sur notre territoire qui n’ont pas perduré notamment sur les précipitations On s’en remet à des satellites et on voit que les tendances dans les satellites sont soumis à à bien des aléas parce que c’est pas évident entre différents instruments d’assurer une continuité Et donc le réseau pérenne est très important et donc je pense qu’il y a un effort à porter y compris à l’échelle de territoire sur le suivi et pas trop tard pour mettre en place des systèmes de suivi et je terminerai sur cette petite solution bien modeste pour essayer de continuer à suivre ce qui se passe et à continuer à avoir un esprit critique par rapport à la science qui se fait et bien retenir qu’elle est toujours en mouvement et que bien sûr il y a déjà suffisamment d’éléments d’inquiétude pour prendre des décisions de là des décisions qui sont prises actuellement mais qu’on ne peut pas écarter l’idée Ça pourrait aller encore plus vite et plus fort que ce qu’on avait dit jusqu’ici

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4 Comments

  1. Super intéressant. Er comme dab avec ceux qui nous disent les choses ; nous n'y sommes pas du tout.

    Ca va faire mal. Et la civilisation thermo-con-industrielle continue sur ses rails…

  2. Le réchauffement climatique n'est que l'un des symptômes, tout comme la perte de biodiversité, l'épuisement des ressources naturelles et la déplétion énergétique, d'un problème encore plus grave qui a pour nom la technosphère. Ce terme désigne le réseau global de technologies et des institutions structurant l’existence contemporaine établit sur la mémoire culturelle de l’humanité qui a supplanté l’évolution génétique et constitue désormais le principal système adaptatif. Toutefois, cette adaptation se réalise au prix d’un dépassement écologique majeur et nous menace d’une rupture civilisationnelle sans précédent à l’intersection du pic pétrolier et de la dérive climatique. Aussi une accommodation profonde est nécessaire pour réaligner la technosphère sur les limites planétaires. C'est la thèse qui est développée dans un essai disponible gratuitement sur "Google livres". Tapez simplement "le changement Pierre-Alain Cotnoir" pour le télécharger. Vous pouvez aussi vous procurer le livre imprimé à la librairie le Port de tête, 269 avenue Mont-Royal Est, Montréal (Québec) H2T 1P6 – tél. 514.678.9566, courriel: librairie@leportdetete.com.

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