Documentaire disponible jusqu’au 08/03/2025

De Louis XIV à l’aube du XXe siècle, l’épopée galopante du cheval, animal intimement associé à l’exercice du pouvoir et à l’apparat, à travers ses innombrables représentations peintes et sculptées.

Figure mythique et universelle, longtemps indispensable au fonctionnement de la société – que ce soit pour le transport, la guerre, l’agriculture ou la chasse –, le cheval demeure l’animal le plus représenté dans les arts. Alliant la fougue à l’élégance, il est aussi un symbole de prestige, de force et de puissance, dont les souverains ont su s’emparer pour asseoir leur pouvoir. Louis XIV, plus que tout autre monarque, lui réserva une place de choix dans son domaine de Versailles, comme en témoigne l’une de ses pièces maîtresses, l’extraordinaire attelage sculpté en plomb doré qui orne la fameuse fontaine d’Apollon. Cavalier émérite, il a fait bâtir les plus grandes écuries jamais réalisées et fondé dès 1680 l’École de Versailles, qui pose les bases de l’équitation de tradition française et l’élève au rang d’art total, inspirant les monarchies de toute l’Europe. Dès lors, les souverains n’ont de cesse d’associer leur image à celle de chevaux – que ce soient les chasses royales de Louis XV qu’immortalise Jean-Baptiste Oudry, ou Napoléon Bonaparte représenté par Jacques-Louis David en chef de guerre, juché sur un pur-sang arabe cabré. Avec l’avènement du romantisme, les artistes comme Géricault ou Delacroix s’intéressent de plus en plus au cheval comme sujet à part entière, délaissant la symbolique du prestige pour se concentrer sur l’intériorité de cet animal, qui perdra une partie de son aura avec l’invention de l’automobile…

Avec pour point de départ les fastueuses cavalcades du Roi-Soleil, ce documentaire retrace une passionnante épopée, avec, entre autres, pour guide Laurent Salomé, directeur du Musée national des châteaux de Versailles et Trianon, et Hélène Delalex, conservatrice et commissaire de l’exposition qui y a été présentée à l’été et l’automne 2024, consacrée à la civilisation équestre en Europe. À travers près de trois siècles de tableaux et de statues équestres, il explore les relations complexes – politiques, symboliques et intimes – qu’entretiennent les figures de pouvoir avec cette “plus noble conquête de l’homme” si admirée, parfois au point d’être représentée comme l’égale de celui qui la chevauche.

Documentaire de Sylvie Faiveley et Nathalie Plicot (France, 2024, 53mn)

#cheval #documentaire #arte

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9 Comments

  1. Les hommes sont irrésistiblement attirés, dans leurs passions trompeuses, par les femmes, les enfants, les amoncellements d'or et d'argent, les chevaux de race, les troupeaux et les champs. C'est là une jouissance éphémère de la vie d'ici-bas , mais c'est auprès d'Allah que se trouve le meilleur séjour.

    Sourate 3, Verset 14

  2. Si j'étais un roi, je serais forcément proche d'un pauv' toutou de la SPA sans papiers, sans famille. Puissance redoutable de notre égalité. Casse les bonbons cette immortalité, cette servirtude. Des petites vacances en France ou juste à côté, pour demander un crédit pour jouer au PMU.🎉

  3. Après faut dire la vérité…Toutes les races de chevaux ne se valent pas..Le pur sang anglais et arabe c'est le meilleur, le Mustang est magnifique aussi…Par contre certaines races comme l'apaloosa, l'ibérique, certaines races sont moches, certains ressemble à des ânes ou mulets, certains ont des yeux blancs ou veyron qui les rend hideux.

  4. merci Arte pour ce reportage, et oui pas de Roi sans sa plus belle conquête! et encore aujourd'hui heureusement comme vu dans le documentaire ! Car c'est l'inaliénable symbole de la licorne ! un reportage depuis le moyen âge jusqu'à aujourd'hui sur le symbolisme de la licorne svp !

  5. C'est dommage qu'à 22:54 vous illustrer la Révolution de 1789 par un tableau qui représente la révolution de 1830. Le cliché répandu veut que "La Liberté guidant le peuple" représente 1789, or, ce n'est pas le cas, et qu'une chaîne comme Arte se trompe me surprend

  6. Avec tout le respect que je dois à Arte – merci d'exister – ce documentaire me choque dans l'utilisation brève d'images de chasse à cour réelle filmées de nos jours. Véritable torture pour les cerfs qui sont pris pour cible, qui vont mourir dans l'agonie après une longue course éreintante, j'aurais voulu qu'on ne montre pas la souffrance de l'un d'entre eux dans un contexte de gloire à la chasse et aux chasseurs à cheval… Cette réutilisation me semble peu pertinente, en plus, alors que des artistes ont fait partie de l'équipe pour réaliser des animations à partir de tableaux anciens. Juste ça, ça aurait été suffisant.

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