Dans cette épisode je vous raconte mon récit que j’ai puisé de l’UBF Ardèche. Une épreuve de 500km à réaliser en moins de 34h.
Samedi 24 août, 4h15, Sainté.
Le réveil sonne, petit dej baguette beurre de cacahuètes. Cette semaine j’ai fais 40h en 4j au boulot. Le départ de l’épreuve est donné à Privas. J’ai fais le choix de dormir chez moi et de me lever tôt pour effectuer les 2h de route qui sépare les 2 villes. Avant la course il y a le traditionnel contrôle du vélo. Le départ est retardé de 15min. Sur la ligne de départ et même avant je suis très stressé chose rare pour ma part et même après coup je n’arrive pas à analyser vraiment pourquoi ce stress? J’ai quand même quelques pistes de réflexion Aucune préparation mentale, ni d’analyse du parcours avant course. D’habitude je canalise mon stress pour en faire une énergie positive mais là rien…
8h15 Départ fictif de la course derrière la voiture de l’organisation jusqu’a la sortie de Privas. Et là c’est parti feu d’artifice ça part très vite en faux plat montant pour la tête de course. Le vent souffle très fort ce week-end. Et comme je suis un chat noire de la météo cette année, Vent du sud le samedi et Nord le dimanche, ce qui donne un vent très souvent de face.
Au bout de 100km nous avons déjà fait 3000m de d+. Et nous sommes dans une région que je trouve tellement belle et tellement sous côté. Le Mont Gerbier de Jonc précède la croix de Boutiere, Les Estables, Le Chabanis, le lac d’Isarles. C’est tellement beau même si le vent rend la partie parfois dangereuse.
En fin d’après midi j’atteins péniblement le CP. Je suis en queue de peloton, je vois bien que je suis pas dans un grand jour mais je vois que j’ai encore un peu de marge pour finir dans les temps. Je dois m’accrocher. Au CP, je prends une leçon d’organisation… Les gars qui arrivent après moi repartent avant moi.
18h30 c’est reparti. Il me reste 23:30 pour effectuer 300 km. Rien d’insurmontable mais il ne faudra quand même pas enfiler des perles. Tout de suite on enchaine avec le joli col de la Croix de Bauzon. J’en profite pour faire un appel Visio à Nino et Céline. La nuit vient rapidement avec elle les averses débutent elles seront très soutenues en fin de nuit. Des éclairs teintent le ciel de flashs furtifs. C’est stressant et beau en même temps.
En ce début de nuit les montées-descentes s’enchaînent. Je fais une pose pour remplir mes bidons et me ravitailler a Sablière. C’est la fête au village… Guetta, Indochine, il ne manquait que les Lacs du Connemara… En repartant quelle fût ma surprise en surprenant des jeunes Femmes et un homme nus en train de faire trempette dans le bachat du village. Je vous assure que ce n’était pas une hallucination puisque d’autres participants les ont vus. Ce sera la seul fois où nous verrons la lune, la vrai étant caché par les nuages.
Arrivé à Les Vans je paye ma semaine de travail la fatigue se fait sentir. Je cherche un coin pour faire une sieste… À la sortie de cette ville je trouve un espèce de local publique ouvert avec un chiotte. Le genre de planque 5 étoiles que tu es content de trouver dans ce genre d épreuve. Je m’étale sur le carrelage pas le temps de mettre le minuteur sur le téléphone que je m’effondre. Je me réveillerai 57 minutes plus tard.
C’est reparti. Visiblement la pluie a redoublée d’intensité pendant mon sommeil.
Il reste 160km, Je me remet en route doucement deux participants me reprennent à ce moment là. Je roule derrière eux à quelques centaines de mètres. Leurs baudriers réfléchissants et la lumière arrière me donne la route à suivre. Malheureusement le coureur devant moi fait une chute sur un rétrécissement urbain mal signalé. Je m’arrête pour vérifier qu’il ne faille pas donné l’alerte. Il y a que des bobos. Lycra déchiré, vélo intact, le camarade repartira derrière moi. Il terminera l’épreuve un petit quart d’heure après moi.Le jour se lève quand j’arrive à hauteur de l’Aven d’Orgnac. Ce levé du jour est magnifique. Le ciel prend des couleurs orangées. Le vent se remet au boulot.
À Saint Martin d’Ardèche je m’arrête prendre mon petit dej. Je prend un sandwich qui me servira de ravito 2 heures plus tard. Cette parti de l’épreuve est magnifique. Une route en balcons jusqu’au mythique pont d’arc et ses gorges de l’Ardèche. Il faut rester prudent de nombreuses brebis se promènent sur la route en ce petit matin. Arrivé au Pont d’Arc et jusqu’à Vallon c’est aux touristes qu’il faut faire attention…
Si proche et pourtant si loin.
De là il ne reste plus que 60km. Mais il n’y aura plus de répit avec un gros vent de fasse en n’étant très peu couvert hormis dans les villages traversés et parfois quelques haies agricoles. La route aussi est compliqué ça saute… Les fesses dégustent. Chaque montée semble faire 10% mais c’est simplement le vent qui me laisse sur place.
Vers 14h30 j’arrive enfin à Privas. 29h24 d’épreuves. Une 24eme place qui ne représente pas grand chose simplement le sentiment de fierté d’être arrivé au bout après en avoir bavé.
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Beau récit Bravo