Quentin Lhui, chroniqueur dans l’émission Zoom zoom zen, est allé à la rencontre de Quentin Lafargue, champion du monde du kilomètre sur piste pour en savoir plus sur les règles de cette discipline olympique.
Par Maxime Soulard – Pôle vidéo de France Inter
il y a le cyclisme sur piste. Mais au fait, c’est quoi les règles ? Non mais j’ai peur tout court ! – Salut Quentin ! – Salut ! Bienvenue ! Alors du coup, sur la piste, il y a deux grandes familles : le sprint et l’endurance. Et dans chacune de ces grandes familles, il y a plusieurs disciplines : des disciplines individuelles et des relais. Le concept des relais, c’est que quand on est en tête de paquet, de peloton on gaspille beaucoup plus d’énergie que quand on est derrière quelqu’un. On reste le plus longtemps qu’on peut devant, tout en essayant de retomber dans les roues derrière. – Ce qui est intéressant aussi, c’est le sprint. Le sprint, si tu peux nous expliquer, Quentin ? C’est un contre un. – Donc là, pour le coup, il y a une espèce de jeu du chat et de la souris au début. Aujourd’hui, les meilleurs sprinters, ils arrivent à frôler les 80 km/h en vitesse max. Si tu réussis à monter sans que ça te coûte trop d’efforts, finalement la descente va te permettre d’accélérer fortement aussi. Donc c’est tout un mix à vraiment choisir et c’est important. C’est pour ça que c’est hyper intéressant pour nous les Français, de pouvoir s’entraîner et de connaître très bien cette piste-là. – Comment on monte pour la première fois sur ce genre de vélo ? – Je t’explique : déjà il y a une particularité, c’est un pignon fixe. Et il n’y a pas de freins. Donc ça veut dire que la roue arrière tourne en même temps que les pédales. Mais sur la piste, il n’y a pas de feux rouges et il n’y a pas de stops. On n’a pas besoin de s’arrêter brusquement. – Comment on s’arrête ? – Alors on s’arrête progressivement. On prend le temps de décélérer, de ralentir. Et au lieu de choisir de s’arrêter dans dix mètres, on va choisir de s’arrêter deux ou trois tours après. En-dessous de 26 Km/h, physiquement, on glisse donc on ne tient pas, d’accord ? – Et on peut tomber. – On peut tomber. Les gens, ils ont un peu peur souvent parce qu’ils se disent “whouaah, là… – Non, mais j’ai peur tout court ! Eh y a du vent en fait hein déjà ! Tu préfères que j’aie les mains en bas ? J’ai plus de confiance avec les mains au milieu. – Ouais mais t’as plus de maîtrise de ton pilotage avec les mains en bas. – Ok ! – Ça va, t’es assez proche de moi, t’es relativement à l’aise. On peut essayer d’accélérer un peu. – Allez, on accélère ! Wouah c’est dingue ! – Et on redescend ! – Wouah les sensations ! C’est ouf ! – Alors ça va, non ? -Ouais ouais, c’est cool… C’est fou de concentration. Tu peux pas lâcher la concentration une seconde. Eh, je commence à être fatigué les gars moi… Vous me faites faire du 40 Km/h… Merci Quentin ! – Avec plaisir ! – On croise les doigts pour les JO. – C’est gentil, merci beaucoup.
3 Comments
Bravo Quentin ! Aux 2 🎉
j attend encore les regles
Roulons Meurice !