Il a remporté la 2e édition de la New York – Vendée Les Sables d’Olonne après une course quasi-parfaite. Avec cette victoire, Charlie Dalin (Macif Santé Prévoyance) s’affiche encore un peu plus parmi les favoris pour le prochain Vendée Globe. Retour sur la New York – Vendée, la gestion des transitions qui fût la clé sur cette course, et le programme qui attend le skipper havrais et son équipe avant le 10 novembre prochain.

bonjour Charlie DIN bonjour merci d’avoir pris un peu de temps on se retrouve juste devant votre imoka massif santé prévoyance Charlie vous êtes le grand vainqueur de cette New York Vendé vous avez coupé la ligne un petit peu plus loin samedi 8 juin à 23h44 avant de remonter le chenal le lendemain le dimanche à partir de 9h du matin dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui 72h après votre arrivée Charlie moi je commence à récupérer un petit peu là la fatigue et bon il va falloir qu’encore quelqu quelqu semaines he pour récupérer totalement mais ça commence à aller un petit peu mieux euh bah toujours voilà heureux de je continue à savourer cette cette victoire c’est c’est c’est des choses c’est des victoires sur le circuit Moka où le niveau devient de plus en plus dense de plus en plus élevé avec de plus en plus de très bons skippers c’est c’est des choses qui sont plus difficiles à réaliser donc VO je on profite je profite avec l’équipe et on profite d’être ici sous le soleil Sabla là pour continuer les vérifications du bateau euh voà pour s’assurer que que que que tout va bien qu’ y a pas encore de petits de petits de petits problèmes qu’on aurait pas encore découvert c’est ça vous allez rester toute la semaine avec votre équipe au sable d’olun sur le côté physique mental comment est-ce que cette course elle vous a marqué Charlie bah c’est c’est une course voilà o il y avait beaucoup de manœuvre beaucoup de de de de positionnement à faire sur le début très intense et il y a eu vraiment deux phases quoi il y a eu cette phase jusqu’à cette fameuse transition que j’ai réussi à prendre et pas et pas les autres et après il y a eu cette deuxième phase où c’était un petit peu différent où il fallait que je me battais un peu contre contre moi-même même contre contre mes prévisions de route contre mes routages et aussi a il a fallu aussi savoir lâcher un petit peu prise parce que donc moi j’étais à peu près au milieu Boris Herman était lu très très nord l’autre groupe était était au sud des assorts et là en fait il fallait aussi accepter de plus avoir la main de plus sur son sur son propre destin quelque part quoi c’est un peu les les les les évolutions de la météo qui qui allait faire que que tel ou tel groupe allait moins bien ou mieux ou mieux fonctionner doncit prendre ça avec avec un peu avec philosophie mais bon ce qui s’est bien passé c’est que voilà la météo est resté un peu comme comme comme prévu et donc ça a fonctionné pour moi au milieu quoi justement c’est cette bonne gestion aussi des transitions qui vous a permis de couper la ligne en premier Charlie est-ce que aussi dans dans ces moments-là il y a une part d’instinct évidemment les connaissances l’expérience mais sur une course comme celle-ci on l’ vu avec des conditions pas toujours évidentes notamment au niveau des des météos des GPS il y a toujours cette part d’instinct qui reste ah ouais bien sûr en fait les les prévisions météo ça reste des prévisions à relativement grande échelle on n pas de de détails de ce qui se passe sous chaque nuage et sous chaque nuage le vent est différent en force en direction et et oui oui bien sûr qu’il y a une part d’instinct il y a une part de de feeling faut savoir être à l’écoute savoir observer à l’heure des des fichiers météo de très autes résolution des pilotes automatiques de toute la technologie qu’on peut avoir bah on peut se dire que ben non ils ont juste à écouter ce que l’ordinateur dit mais c’est pas le cas du tout il y a il faut il faut savoir écouter son instinct et aussi savoir bien réagir quand les prévisions sont sont sont sont décalé ou fausses ce qui arrive quand même assez souvent quoi en tout cas Charlie vous vouz voyz arrivé tous ces autres skipppers de cette New York vend et puis dimanche juste après vous il y a eu Boris Herman qui est arrivé 2è de la course vous avez pu échanger ensemble qu’est-ce que vous vous êtes dit tous les deux je suis impressionné par par par Boris hein parce que là on a fait une course à l’allée qui s’appelle la trans CIC o sur laquelle il termine 2iè également donc il fait deux fois de avant il était peut-être un petit peu outsider maintenant il il brigue les places de de podium donc voilà il y a une belle montée en puissance de sa part et voil je trouve ça je trouve ça bien que sur le circuit Moka il y a des internationaux qui commencent à rentrer des des des GR des bons résultats c’est c’est c’est c’est bon signe pour pour pour pour la course Charlie Dalin donc vous terminez cette course premier des 28 engagés après 10 jours 3h44 minutes et 30 secondes très précisément est-ce que cette course cette victoire fait de vous un meilleur skipper qu’avant le départ de cette New York Vand je sais pas si ça fait Mo un meilleur skiper mais c’est sûr c’est que ça donne ça met en confiance c’est super pour l’équipe parce que ça les motive encore plus pour pour travailler dur pour pousser encore plus la la préparation du bateau jusqu’au prochain vender je me suis servi aussi des enseignement sur la Transat CIC pour pour être meilleur pour faire une meilleure gestion de course mieux gérer mon sommeil mieux gérer mon rythme et puis là je va je vais encore faire un débrief assez complet de de cette course avec l’équipe et c’est peut-être presque plus dur en fait quand on réussit quand on gagne une course de de trouver des choses améliorer parce que voilà on a envie de rester sur sur sur la victoire mais c’est aussi important de d’essayer de de gratter d’essayer de chercher la petite bête et trouver ce qu’il y a encore à améliorer pu qu’il y a toujours moyen de progresser justement sur le plan technique technologique cette double transat elle va vous permettre c’est ça d’anticiper encore avant ce grand départ du vent des globes dans 5 mois à peu près ouais donc c’était deux transat importante techniquement parce que c’est des miles pour le pour le bateau c’est c’est de l’usure pour les systèmes c’est on va on va démonter entièrement le bateau cet été donc vraiment entièrement entièrement pour tout vérifier tout contrôler on va encore faire des petites des petites améliorations on va déployer un dernier un dernier pack de d’optimisation aussi pour être encore plus performant l’objectif ça a toujours été de faire en cumuler de faire plus qu’un vend desgobes avant le vend desgobes quoi d’essayer de rentrer un cycle complet pour vérifier qu’il y ait aucune usure prématurée de certaines pièces et de faire les ajustements nécessaires avant le vender justementi et puis les prochaines échances vont arriver vite donc sortie de ce bateau à Concarneau fin du mois de juin remise à l’eau vers le 13 août he nous disait Jean-Luc néas votre team manager ensuite vous serez du côté de port Laforêt pour préparer justement à la fois le défi azimut mais surtout le vent des globes qu’est-ce que vous alleer chercher là-bas au au pôle Finistère de course au large à Port la Forêt on est un petit groupe de de de de marins d’une douzaine de skipper dans ce pôle France de P la forêt donc c’est le seul pôle France course au large du territoire et donc on va faire des entraînements en commun donc on va partir au large 24 des fois même 48 he on va faire des navigations aussi à la journée on va faire des essais de vitesse donc on va se mettre les bateaux tous alignés côte à côte et on va voir qui va plus vite ça permet d’essayer des réglages et et de progresser sur la connaissance des bateaux et l’objectif c’est vraiment de se dire bah en s’entraînant ensemble on se fait progresser les uns les autres mais du coup par rapport à à au skiper extérieur bah ça nous rend meilleur et puis après on dit toujours que bah de toute façon une fois que la course est donnéeah que le meilleur gagne mais tous les membres du pôle sentent vraiment l’intérêt de s’entraîner en groupe parce que ça permet de d’ de progresser quoi ce vend des Glob Charlie ce sera votre deuxème vend des Glob on le rappelle he vous étiez arrivés premier sur la ligne il y a 4 ans Yannick Bestaven avait pris cette première place suite à des bonifications obtenu après son déroutage pour aller secourir Kevin Escoffier s’il y avait qu’une seule chose à retenir de ce dernier vend des Glob quel enseignement il vous apprend pour préparer cette deuxè édition euh le vend des globes c’est la particularité du v Glob c’est vraiment une course qui est vraiment plus longue que n’importe quelle autre course qu’on peut qu’on puisse faire quoi c’est là j’ai j’ai mis 10 jours à faire cette cette cette New York Vendé le dernier vend des glope j’ai mis 80 jours donc c’est 8 fois plus long ça a quand même une dimension qui a rien à voir et ce qui est difficile sur le vend des glope c’est l’usure c’est les les jours passent puis les semaines passent puis les mois passent et en fait on on est vraiment de plus en plus usé physiquement mentalement et c’est réussir à à tenir le choc et être le plus à l’économie et et tenir sur la durée quo donc l’état d’esprit actuelle de cette préparation de votre second vend desgobe elle est différente forcément de la première fois ouais bien sûr bah en fait quelque part pour mon premier vend des globe je me suis préparé pour quelque chose que je connaissais pas donc j’ai essayé de me de créer une expérience un peu par procuration donc j’ai échangé donc on en parlait tout à l’heure avec François François Gabard qu’est-ce qu’ qu’est-ce qu’il avait trouvé facile qu’est-ce qu’il avait trouvé difficile j’ai sollicité aussi Michel des joyot Armel leclé tous des anciens vainqueurs pour pour pour m’expliquer mais alors comment comment est-ce que ça se passe là-bas comment comment est-ce que vous avez vécu ça j’ai aussi pas mal regardé toutes les des vidéos de d’autres de tous les skipppers qu’on trouver sur internet pour essayer de de comprendre quel qu’est-ce qui qu’est-ce qui était difficile à vivre comment est-ce qu’il vivait eux se vend des globes pour me construire une expérience un peu par substitution la grosse différence maintenant c’est que cette expérience je l’ai ça permet d’aborder avec en sachant vraiment plus comment ça se passe là-bas dans les mers du sud de de partir BL bien plus préparé que ce que j’étais il y a 4 ans justement est-ce que le fait de savoir ce qui se passe ça enlève de l’appréhension au contraire il y en a toujours oui ça en enlève aujourd’hui c’est facile à dire ça m’en enlève mais je sais que je sais que la la veille du départ je serai je serai forcément au moins aussi tendu que que la dernière fois c’est sûr quoi bon merci beaucoup Charlie d’in prochain rendez-vous pour vous donc le défi azimut ce sera au mois de septembre et puis on se retrouvera ici à partir de la mi octobre pour le village du vent des globes avant le grand départ le 10 novembre merci beaucoup merci

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