Pour évoquer ce thème, des experts de l’ #économiecirculaire, du #bâtiment et de la #déconstruction sélective seront présents ⬇️
👉 Emmanuelle Ledoux, directrice générale de l’Institut de l’Economie Circulaire
👉 Nicolas Volckaert, directeur juridique & affaires institutionnelles d’EGF – Entreprises Générales de France du BTP
👉 Marie Massol, chargée de développement du réemploi national chez Demcy, filiale du Groupe Eiffage
👉 Gabriel SIBILLE, directeur aménagement et habitat durable d’Est Métropole Habitat
👉 Jean-Christophe Terrier, directeur délégué Rhône Loire d’Eiffage Construction.
#eiffageforclimate
bonjour à à toutes et à tous et pardon pour ce léger retard à l’allumage des carbon action 3e édition eage construction vous a proposé vous vous en souvenez certainement une réflexion sur la construction bois puis la construction modulaire aujourd’hui c’est le réemploi qui va être au au cœur de nos préoccupations le réemploi dans l’acte de construire phénomène naissant mais dont on pressent tous qu’il va aller crchend pour évoquer toutes les questions qui se pose autour du réemploi on a un plateau de choix puisqueautour de moi Emmanuel ledou a accepté notre invitation directrice général de l’ineec l’Institut de l’économie circulaire euh sank autour de l’économie de la ressource en général Nicolas Nicolas Volker qui est directeur juridique des affaires et affaires institutionnelles au sein de gfbtp le syndicat des entreprises générales de France qui se s’intéresse aux bâtiment et aussi aux travaux publics on doit le préciser Marie Massol qui est à à vos côté chargé de développement du réemploi national chez demsi qui est une filiale d’fas génie civil qui verse dans le la déconstruction au sens large le désaméantage aussi et d’autres spécialités et puis Jean-Christophe terrier qui est directeur délégué et Fage construction Ron Loire qui est un militant dur réemploi au sein des phages construction et son regard évidemment sera précieux je vous rappelle que vous aurez la possibilité que vous avez eu déjà la possibilité de nous adresser des questions un chat est ouvert vous pouvez sur la droite de votre écran en user et en abuser j’essaierai d’être votre porte-parole autant que faire ce peu au fil de cette émission une émission dont vous connaissez le principe précision concision des questions rapides et des réponses qui le sont tout autant on enchaîne tout de suite si vous le voulez bien avec le chiffre du jour et ce chiffre du jour il s’affiche c’est 1 % Emmanuel ledou c’est vous qui l’avez choisi pourquoi 1 % alors ça paraît absolument fou mais 1 % c’est la proportion de matériaux de construction qui ont un second usage après leur premier usage en gros qui ont plus d’une vie et je crois que maintenant on l’a tous compris on peut plus vraiment se permettre de ce luxe on vit dans un monde qui a des ressources finies encore une fois on l’avait peut-être compris avant on l’a vécu réellement pendant pendant la crise la crise pandémique voilà un c’est presque rien et je pense qu’on pourra convenir autour de cette table mais j’espère beaucoup plus largement qu’il faut tout faire pour que on accélère réellement et rapidement alors pour accélérer on va faire les choses dans l’ordre on va d’abord poser les bases et c’est la séquence les fondamentaux du réemploi c’est parti alors pour ces fondamentaux je vais vous poser un certain nombre de questions et à tour de rôle vous essay d’y répondre le plus précisément et de façon concise première question qui nous est parvenue parce qu’il y a eu énormément de de confusion réemploi réutilisation qu’est-ce que le réemploi et avec quoi est-ce qu’il est confondu qui répond Emmanuel alors ça ça c’est un une petite spécificité française c’estàd que partout en Europe on dit reuse et ça couvre tout mais nous on aime bien se compliquer parfois un petit peu la vie et donc on fait effectivement la différence entre le réemploi et la réutilisation donc le plus simple pour expliquer c’est de prendre un exemple le le réemploi c’est je prends une porte et elle va avoir une seconde vie comme porte directement sans intermédiaire on verra plus tard mais évidemment le plus simple dans ce cas-là c’est de pouvoir le faire insu de sur des opérations de déconstruction reconstruction avec ma porte qui va rester une porte au même endroit ça peut être aussi sur d’autres d’autres chantiers mais ça nécessite un peu plus d’organisation réutilisation je reprends ma porte sauf que là ma porte elle part à la poubelle dans une déchetterie elle va être remise en usage pour avoir une nouvelle vie alors une nouvelle vie de porte potentiellement mais ça peut être aussi une nouvelle vie de table de chaise elle elle a pu être transformée ce qui amène un passage par le statut de déchet qui complique évidemment euh sensiblement les opérations alors vous avez été nombreux à à vouloir savoir si la France était en avance dans ce cette question du réemploi comment elle se situait en tout cas par rapport aux autres pays européens essentiellement alors ni excès d’honneur ni excès d’indignité c’est toujours difficile de comparer parce que finalement tout le monde vit plus ou moins sur le régime de la responsabilité é lgie du producteur mais nous on a cette spécialité travailler avec des écoorganismes et donc un mode de construction qui permet pas toujours de bien comparer moi ce que je note et qui est peut-être une constante même d’ailleurs au-delà au-delà de l’Europe et petite anecdote d’ailleurs de de quand j’ai pris mes fonctions il y a il y a 4 ans c’est qu’au départ j’étais assez impressionné par ce qui se faisait en matière de réemploi parce que monter montrait des projets qui étaient vraiment magnifique je me disais on avance bien et puis au niveau européen aussi puis prière 2e 3e réunion 1 an 2 ans passant je me suis rendu compte qu’on me montrait éternellement les mêmes projets et ce qu’on retrouve sans doute un peu part tout c’est qu’il y a les opérations très circulaires du réemploi on fait tout bien on coche toutes les cases et puis le reste qui se passe un peu comme d’habitude ce qui nous renvoie d’ailleurs au chiffre de 1 % vous êtes en de dire qu’il y a pas mal de vitrines mais que quand on entre dans le magasin pour l’instant les rayons ne sont pas très garnis exactement mais la bonne nouvelle c’est que les expérimentations elles marchent donc il pas de raison de pas être en capacité de passer à l’échelle parce qu’on sait faire maintenant il faut qu’on apprenne à faire de façon plus large question suivante existe-t-il une loi qui encadre le réemploi Nicolas alors nous avons bien un cadre juridique du réemploi en France le code de l’environnement alors comme expliqué vous a fait bien une distinction entre le réemploi et la réutilisation qui sont deux définitions un petit peu en miroir sur le réemploi en fait on a deux caractéristiques importante il ne passe pas par le statut de déchet et par contre l’usage doit être identique à l’usage d’origine alors que côté réutilisation c’est l’inverse on doit malheureusement passer par le statut de déchet mais l’usage derrière est libre on note aussi que la Rep dit bâtiment qu’on a aussi un petit peu mentionné fixe en fait des objectifs en terme de pour les éco-organismes 2 % à l’horizon 2024 et 4 % à l’horizon 2027 mais pas de sanction si on y arrive pas on est très fort on ver en tout cas je suis sûr qu’on va y arriver en fait au niveau le je suis très positif en tout cas sur le sur le sur l’atteinte des objectifs j’essaie d’être bien positive mais on tombe pas dans la langue de bois s’il vous plaît mesdames messieurs existe-t-il des aides pour favoriser le le recours au réemploi alors je vais peut-être juste commencer parce que pour moi la l’aide principale en fait qui est accordé au réemploi c’est justement le fait qu’il ne passe pas par le statut de déchet le statut de déchet c’est très compliqué à gérer c’est une responsabilité spécifique c’est des obligations de caractérisation de traçabilité le réemploi lui n’a pas besoin de passer par ces par ces étapes là alors cette question question on été posé par Marc de schiltigen dans dans en Alsace je crois je pense qu’il faisait allusion à des aides sonnantes et tribuchantes est-ce qu’il en existe aujourd’hui ou pas ce qu’on commence à voir si je peux prendre la parole peut-être c’est des des aides sur le territoire à l’amorçage d’expérimentation ou ou même des aides on va parler de subvention qui peuvent être soit versé par des métropoles ou des régions finalement pour encourager la création d’ateliers donc le changement d’échelle don parlait Emmanuel ben effectivement on peut aller chercher des des aides sonnantes et trébuchantes pour amorcer et faire un pas supplémentaire pour favoriser le recours au ré des aides locales donc en tout cas la connaissance que j’en ai sont plutôt locales après je rejoins Nicolas finalement on fait aussi des économies en en n’ayant pas les coûts de traitement de déchets on on on répond on le verra plus tard puisque il y a un crédit carbone enfin il y a pas de carbone attaché au au au réemploi donc il y a des incitations puis après des initiatives plus larges il y a bien évidemment tout tout le travail de l’ineec mais aussi le booster du réemploi enfin voilà il y a tout un un écosystème qui est en train de se mettre en place pour favoriser le recours au réemploi quels sont les normes professionnelles et les documents techniques pour la mise en œuvre du réemploi est-ce qu’il y en a alors je pense que la vraie question qu’on se doit posé c’est en a-t-on besoin en fait réellement quand j’utilise un produit du réemploi c’est un produit qui a été vérifié donc soit quelque part son intégrité a été vérifiée soit il a les qualités du neuf soit il a une mise à niveau une brique de réemploi c’est d’abord une brique le en plus en France on a déjà un corpus de règles professionnel assez robuste je pense notamment au niveau côté produit on a tout ce qui concerne les la normanf les règles de conception les processus de reconditionnement pour la pose et la repose on a les DTU donc en fait la question qu’on pourrait se poser c’est est-ce que plutôt passer par une simple mise à jour quand on en a besoin pour des par exemple je pense à la dépose en vue d’ d’un appareil sanitaire en vue du réemploi peut-être qu’on a besoin d’une mise à jour de nos de nos règles professionnelles existantes mais on ne ch pas qu’on ait besoin d’aller au-delà h sachant qu’on a deux familles je pense quand on pense réemploi je pense qu’il faut bien distinguer deux familles en fait on a des produits qui sont simples à réemployer généralement qu’on va dire par exemple qui ne touche pas la garantie décennale et l’autre en fait des produits qui sont un peu plus complexes qui nécessiteront peut-être un peu plus d’attention mais dans l’immense majorité on est déjà j’imagine bien couvert alors le le maire de Crapon à côté de de Lyon à l’ouest de Lyon est avec nous et n nous adresse cette question Jean-Louis magoutier le réemploi est-il garanti les produits démontés et réutilisés peuvent-ils être modifiés et avec une une garantie ou pas qui peut répondre à ça alors j’ai peut-être encore on est encore sur les sujets pur enfin très proche juridique donc je vais juste reprendre peut-être un petit peu la parole en fait le point principal c’est ce qui touche à la garantie décenale et un projet issu du réemploi doit répondre à la à la garantie décenale au même titre que les produits neufs ce qui pose les question évidemment au niveau au monde de l’assurance qui a émis des recommandations alors qu’on peut peut-être aujourd’hui trouver un peu restrictif dans une volonté de développer le réemploi donc des acteurs motivés en fait ont commencé déjà à se réunir alors je pense notamment au projet Spirou qui comme le comparse de de Fantasio he si vous recherchez exactement qui est piloté par le par quatre partenaires le CSTB cal consult Mobus et le booster de réemploi qu’on avait déjà déjà mentionné l’idée c’est de produire des guides méthodologiques sur 10 familles de produits qui ont qui ont été identifiés avec l’objectif justement de lever ces freins qu’on peut avoir au niveau notamment assurentielle donc rassurer les assureurs c’est ça c’est quand même compliqué tout ça le réemploi participe-t-il à la préservation des des matières premières oui ou non alors absolument vrai le réemploi enfin le les déchets les déchets du BTP en France c’est plus de 2 tiers des déchets de façon générale alors forcément on a côté déchets et on a aussi le corps à l’air en matière d’extraction et là bon on risque de me répéter extraire continueer à extraire comme on le fait depuis des décennies on ne peut juste plus le faire donc de toute façon euh être sur des logiques de réemploi mais même au fond de réutilisation même si on a bien vu que le réemploi était mieux euh techniquement parce que empêcher enfin éviter cette ce passage par le statut de déchet c’est une obligation si on veut rester dans le casadre des limites planétaires et j’ dirais même un peu au-delà ce qui est intéressant dans le réemploi c’est que fondamentalement on va avoir une vision de la ressource qui est très différente on consomme pas la ressource on investit dans la ressource je reviens sur ma porte je vais pas prendre la même porte si ma porte dans ma tête elle va vivre 10 ans ou si elle va vivre 150 ans donc dès lors qu’on imagine plusieurs vies pour des produits on va traiter la ressource de façon infiniment différente donc déjà il a il y a cette idée euh que de mieux gérer euh bah les les matériaux de construction et d’avoir une logique de réemploi ça permet de faire durer mais à terme ça va avoir aussi un impact pas seulement sur l’aval mais aussi sur l’amont en accès en améliorant euh la qualité du gisement et en montant en gamme au niveau au niveau qualitatif et ça aussi c’est essentiel une question qui nous vient de Marseille François Lebars qui veut savoir si le réemploi permet de répondre aux exigences de la re 2020 alors je vais répondre assez rapidement en fait et brièvement en fait le oui et pourquoi en fait la la re220 en fait pose un principe d’indicateur carbone avec des seuils de plus en plus ambitieux en 2025 2028 et 2031 le réemploi est très valorisé par la réglementation en fait ils vont dans la méthode de calcul on va considérer que les produits issus de réemploi ont un poids carbone nul donc on imagine bien les conséquences merci beaucoup pour ces précisions Léa Bouchard à Bordeaux quel est le bilan carbone du réemploi est-ce qu’il est bon ou pas alors bah ça vient ça vient d’être dit oui il est très bon vu qu’il y a un bilan carbone nul sur certaines sur sur certains produits de réemploi moi j’ai envie d’aller au-delà c’est la question quelle est la place du réemploi dans le bilan carbone de notre pays euh moi au sein de mon association mon fingtank on a été amené à travailler sur les liens entre décarbonation et économie circulaire et quand on travaille sur les questions spécifiques de déconstruction on voit bien qu’il faut mettre en œuvre tout ce qu’il faut tout ce qui est possible en matière d’économie circulaire si on veut être en capacité alors déjà enfin de de continuer à à faire vivre nos modèles économiques mais plus largement de répondre à nos engagements en matière de de décarbonation donc si on veut être dans la stratégie dans la stratégie nationale bac carbone si on veut être dans la bonne réponse aux accords de Paris forcément il faut encore une fois largement accélérer et laisser derrière nous ce 1 % de la honte pour accélérer de façon très très large et être en capacité de généraliser sinon il y aura pas de décarbonation possible clairement il y a une phrase qui résume ça c’est que les mines de demain là où on va aller puiser la matière les minerais sont les villes d’aujourd’hui que finalement on va util utiliser la ville telle qu’elle est les bâtiments tels qu’ils sont pour se la reconstruire sur elle-même et utiliser les gisements que nous avons et arrêter d’aller chercher des matériaux à l’autre bout de la planète pourra pas tout faire quand même en réemployant il y a beaucoup de choses qui sont faisables mais beaucoup de choses sont faisables on a débroussailler le terrain de façon imparfaite et rapide évidemment vous l’imaginez bien on effleure le sujet en 45 minutes mais quand même on va aller un petit peu plus sur le terrain on va voir le réemploi au quotidien si vous voulez bien alors même méthode hein des questions rapides et des et des réponses qui le sont tout autant quelques-unes nous sont déjà parvenu certains voulaient savoir notamment s’il existait lorsqu’on voulait s’engager dans une démarche de réemploi s’il existait une méthodologie particulière Marie Massol alors oui bien sûr il existe une méthodologie euh je la synthétiserai en deux étapes en fait tout simplement on va utiliser le diagnostic PEMD qui est en fait un diagnostic produit équipement matériaux déchets qui euh enfin en fait c’est un inventaire de tout ce qu’il y a dans notre bâtiment et on le met en parallèle avec ce qui quels les objectifs du marché donc ce que nous demande notre client et la deuxième étape c’est tout simplement ben la qui est assez complexe réaliser un plan d’action donc fait faire notre sélection de matériaux euh y mettre des des quantités en face savoir où se trouvent les matériaux dans le bâtiment et également bah du coup trouver les débouchés donc les preneurs de ces matériaux est-ce qu’on se pose aussi dans cette méthodologie la question de la traçabilité des matériaux réemployés oui bien sûr la traçabilité fait partie du du processus donc en fait on utilise le même format que les bord rau de suivi de de déchets et on fait signer le le repreneur est-ce qu’on peut dire que les entreprises de démolition ont changé de métier euh alors je dirais qu’elles ont juste intégré une étape de plus qui est l’anticipation et la planification on vient juste en fait amener cette étape pour pouvoir avoir le temps de chercher du coup les les nouveaux preneurs et pourvoir avoir le temps de de déconstruire proprement parce que c’est beaucoup plus long mais est-ce que ça veut dire qu’il va falloir former le le personnel de ces entreprises de de déconstruction traditionnel qui aujourd’hui doivent intégrer le réemploi dans leur activité exactement il il y a de nouvelles formations notamment les formations tvrb technicien valoriste du réemploi du bâtiment qui permettent vraiment de de de donner un modèle précis de comment déposer chaque matériau et comment également les conditionner et qui sont dispensés dans quel cadre alors exist existe plusieurs types de de formations je les connais pas par cœur mais on pourra donner tout c’est facilement est-ce que chez DMC vous vous avez mis en œuvre ce pas encore mais on va bientôt le faire le réemploi est-il systématiquement présent dans le cahier des charges des appels d’offre j’imagine la question n’était pas terminée alors la réponse la réponse est est non mais alors déjà Marie l’a souligné il y a maintenant l’obligation légale du diagnostic en phase de déconstruction ou ou de curage donc il y a cette obligationl par contre il n’y a pas encore à l’échelle nationale d’obligation de faire appel au au réemploi dans les CAH des charges je vais nuancer pourquoi parce que on voit euh dans plus en plus d’appels d’offre euh des critères euh de réemploi ou de recours remploi à 1 ou 2 % donc ça peut être soit l’initiative du maîre d’ouvrage ça peut être aussi une charte sur la métropole de Lyon il y a la charte de l’habitat durable qui impose effectivement un certain pourcentage de de réemploi et puis enfin on voit aussi des des entreprises des des investisseurs qui considèrent que d’avoir une certaine partie du projet traité avec du remploi qui augmente la valeur du bien donc voilà il y a finalement plusieurs vecteurs pour favoriser le recoursemployer peu clairement sur des projets d’immeuble de bureau tertière à Paris et en province également dans les lieux de vie commun dans les cafétériat dans les salles de réunions finalement d’intégrer le réemploi dans le dans le projet ben il est considéré que ça va améliorer la qualité de vie au travail le bien-être et cetera puis ça améliore aussi aussi l’image de l’entreprise ou de l’investisseur qui consacre du temps et de l’énergie au réemploi Jean-Marc C je ne saurais pas quel est son nom je peux pas le dire mais c’est Jean-Marc C à Montpellier qui nous dit existe-t-il des labels qui qualifient le réemploi alors pardonnez-moi peut-être si je ne suis pas parfaitement exhaustive moi en tout cas j’en connais deux et il y a le label circolab qui était le premier label de de qualification du du réemploi circollab c’est une association qui rassemble l’ensemble de la chaîne de valeur de la la construction promoteur assureur constructeur et cetera qu’on fait un travail assez fin de de construction d’un Labelle et alors il y a un autre label aussi euh sur lequel j’ai eu le le plaisir avec avec l’ensemble de mon équipe de travailler qui est un label qui est fait par le serema le label DEC qui est plus large qui est un label autour autour de l’économie circulaire mais qui est qui est assez intéressant en terme de de matériaux économie circulaire donc voilà dans de dans les deux cas c’est très bien expliqué sur leur site il y a des brochures et cetera je vous invite vraiment à aller consulter privés qui décernent ces ces labels on est d’acc alors circolab c’est une association privée le sererema c’est une agence d’État donc c’est c’est public i est-ce que le réemploi transforme la façon de déconstruire alors là on est euh on a un peu pas loin de la la première question que je vous ai posé pour le travail des entreprises de démolition mais quand même oui je pense que c’est important aussi de de repréciser qu’on on réinvente rien non plus dans dans dans les méthodologies en fait c’est quelque chose qui a toujours euh été fait euh le le réemploi dans la déconstruction c’était fait de manière beaucoup plus massive en fait avant la mondialisation notamment sur les matériaux anciens tout simplement quand on a des des pierres anciennes de qualité avec une haute valeur patrimoniale ben on on va les déconstruire proprement c’est la même chose pour pour les Tuil c’est la même chose pour la ferronnerie enfin ça a toujours voilà été fait mais on y revient hm hm question suivante est-ce que le réemploi euh alors attendez c’est c’est c’est c’est François qui nous pose cette question reconditionnement stockage vente trois petits points la filière est-elle organisée ouais bah justement vous venez de de dire ces trois activités il manque des acteurs sur ces trois activités sur le reconditionnement le stockage et cetera et c’est vraiment des des maillons manquant dans cette chaîne de l’économie circulaire auour c’est un frein important pour le développement de la vie aujourd’hui oui c’est un frein il existe des des acteurs qui commencent à se lancer mais il faudrait que ça ça euh que ça couvre tout le tout le territoire ve dire quoi ça veut dire que lorsqu’on est dans dans une perspective de réemployer des objets on on a plus d’interlocuteurs aujourd’hui ou quand même bah du coup en fait c’est le soit c’est le déconstructeur qui va devoir monter en compétence sur cette partie reconditionnement et cetera s’il ne trouve pas les acteurs en local proche de de chez lui mais mais on a un bon exemple bah il y a beaucoup d’initiatives sur le territoire donc c’est pas encore une une filière organisée mais on on le voit euh alors moi je parlé d’vern Ronald mais que ce soit à Grenoble à Lyon il y a des structures mineka Bobby euh il y a Medine pass et sa fin finement il y a plein d’initiatives qui sont en train d’émerger c’est un peu comme quand on a vu apparaître les premières épiceries bio et vrac finalement c’est parti de de petites initiative et en fait toute la filière devrait se structurer autour de ces acteurs en attendant aussi on l’évoquait que que des grands groupes qui fabriquent par exemple de l’isolant ou des produits verriers se saisissent du sujet en tout cas voilà c’est en train de bouger ça frémie c’est oui pour l’instant vous êtes en train de nous dire quand même que les les grands groupe qui jouent généralement un rôle moteur dans les innovations ne sont pas forcément tous au rendez-vous investissement massif qu’on pourrait être en droit d’attendre sur ces sujets là face aux enjeux n’existe pas encore y a-t-il une démarche partenariale entre maître d’ouvrage et constructeur alors clairement moi je considère que le réemploi finalement c’est aussi beaucoup une question de logistique finalement les équipes de DMC vont déposer on va identifier un gisement et en attendant qu’il soit revendu il faut le stocker il faut le remettre en état le reconditionner finalement le le le préparer à la vente et en fait il y a une façon je pense de collaborer je pense qu’on peut appeler novux des collaborations vertueuses entre les matres d’ouvrage je dirais aussi les grands comptes comme les bailleurs sociaux ou pourquoi pas la SNCF ou les lycées qui ont des patrimoinees fantastique et qui finalement seront eux-mêmes dans leur programme de réhabilitation ou de restructuration ou de modernisation les premiers consommateurs du réemploi donc on peut vraiment appeler nos vœux une collaboration vertueuse façon une nouvelle façon de travailler ensemble pour que ceux qui ont à la matière finalement la mettre à disposition et s’engage à la donc des ateliers de reconditionnement et s’engage à les réutiliser derrière ce qui va fluidifier ou rendre le marché plus liquide et éviter ces ces ces gigantesques hangars oou on pourrait stocker des matériaux en attendant un éventuel repreneur donc oui je pense qu’il y a une vraie un nouveau mode de collaboration à imaginer entre les différents acteurs de la filière alors tout ça doit dépendre quand même de la culture des uns et des autres qui doit par moment se se rapprocher pour qu’on parle de la même chose he qu’on ait les mêmes envies il y a une question précisément qui touche à la culture c’est on ne gagnera la bataille du réemploi que si on arrive à lever les freins culturels autour du réemploi est-ce qu’il existe des freins culturels et lesquels bah 1 % de réemploi dans les matériaux de construction très clairement tous les frein qui existe existe hein donc y compris le frein le frein culturel je pense qu’on le rend compre surtout en matière de de construction neuve où en fait ce qu’on veut l’habitude c’est de se dire je vais avoir les mêmes éviers les mêmes portes les mêmes Radi la même moquette et là est ce qu’on voit bien quand on parle quand on parle réemploi mais de façon générale quand on parle d’économie circulaire d’ailleurs c’est que là on est dépendant de la ressource qui existe déjà donc il va falloir accepter alors une proposition de valeur qui est peut-être pas dégradée peut-être pas le bon terme mais en tout cas différente c’estàdire que il va falloir adapter notre façon de construire euh pour mettre ça dans un cadre existant peut-être un autre frein culturel que je trouve intéressant c’est qu’on a toujours aussi cette idée que la seconde main ça doit être moins cher quelle que soit la seconde main et là bah fondamentalement et ça a été dit enfin le des constructions des enfin c’est quand même du travail qui fait intervenir beaucoup de main d’œuvre qui a un coût ce qui fait que mon matériaux en réemploi potentiellement et en général il y a des cas il sera au même prix que le neuf donc ce qui peut poser la question de l’intérêt donc il y a vraiment un changement un changement d’état d’esprit à avoir et leur derniers ptit loi euh qu’est-ce qui parce que c’est dur de convaincre les gens entre deux choses qui sont l’une neuve l’autre réemployé laquelle tu choisis ben je choisis plutôt la neuve au même prix bah rapidement il va y avoir une forme de pragmatisme aussi c’est qu’il va falloir choisir ce qui est disponible et là c’est le réemploi la réutilisation tous ces travauxl et c’est quelque chose qui nous permet de sécuriser nos approvisionnements puis on va finir par comprendre aussi enfin par exemple on sait que sur les les questions de remploi on va avoir des problèmes sur les toilettes et les moquettes moi je sais pas vous mais quand je loue un appartte le première chose que je me dis c’est pas oh là là je vais changer les toilettes ils ont déjà été utilisés donc en fait on se rend compte qu’on va avoir des freins pour de la construction neuve qu’on a absolument pas à d’autres moments de notre vie donc là encore il faut être sur une logique d’investissement de se dire qu’on travaille sur la durée que extraire de la matière extraire de la ressource c’est quelque chose qui est important et que cette cette ressource cette matière il faut la faire Durin un maximum c’est une question de culture eu dernière question avant de de se livrer un exercice assez rigolo vous allez voir question une opération avec du réemploi est-elle économiquement viable alors je vais peut-être juste me permettre de remondir là-dessus là on parlait d’économiquement viable je pense que la vraie question qu’on doit se poser c’est est-ce qu’on sera en capacité de sortir une opération sans utilisation du réemploi d’ici quelques années le la pression réglementaire que nous avons la question des ressources nous pose la question c’està dire que avant même de l’économiquement je pense qu’il y a une question de est-ce qu’on sera en capacité de le faire sans h mais économique ement aujourd’hui est-ce que une opération menée tenant compte du réemploi peut-être équilibrée économiquement alors la la filière étant oui oui et je vais nuancer un petit peu nous on travaille sur un projet d’atelier de reconditionnement de matériaux où on a choisi quatre familles de produits des chemins de câble des cuvettes de toilett des lavabot des bacs de douche aujourd’hui avec nos études préliminaires et et un atelier test qui existe d’org déjà à noisilse en île-de-fance on arrive à remettre les produit sur le marché au même prix que le neuf après moi je suis allé visiter l’atelier Noel zissc il y a 3 semaines honnêtement les les les matériaux que vous voyez vous ne pouvez pas les distinguer du neuf ah oui vous pouvez pas les distinguer du neuf bon ben c’est prosaïque hein c’est c’est de la porcelaine et ben la porcelaine une fois qu’elle a été nettoyée reconditionnée et cetera vous ne faites pas la différence après je peut-être une petite nuance parce que finalement quand vous arrivez dans un appartement neuf qu’est-ce que vous voyez la la peinture la moquette les appareils d’éclairage et cetera il y a tout ce que vous ne voyez pas les chemins de câbl les mains courantes dans les escaliers les éclairages dans le parking est-ce que c’est si grave que ça s’ils sont en réemploi finalement il y a des dizaines des centaines de références de produits qui ne font pas la différence ou qui sont pas différenciants dans la perception de la qualité du bien je dirais à ce jour vous répondez que globalement le réemploi peut-être peut permettre à une opération d’être équilibré malgré tout moi je le pense parce que il y a un pivot culturel en fait aujourd’hui on voit des opérations encore où euh on a ce qu’on appelle des planchers de transfert entre le sous-sol et les niveaux supérieurs on pourrait peut-être travailler différemment la structure économiser de la matière du béton qui reste quand même relativement fortement carboné et cet argent le mettre dans le réemploi finalement c’est de réinterroger notre notre chaîne de valeur c’est sûr que si on prend un produit un projet tel qu’il est aujourd’hui et on se dit on fait exactement le même avec du réemploi il y aura un surcou il faut donc anticiper et en fait cette transformation elle est culturelle des questions très rapides est-ce qu’un office pu public à l’habitat le droit de vendre des matériaux de réemploi est-ce qu’on sait ça ou pas je pense que je comprends la question finalement un office public ou un bailleur social qui va avoir on parlait de cuvette de toilette de bac de douche et cetera est-ce qu’il peut les vendre pour les remettre pour permettre de remettre sur le marché on en parlait C avec ni Nicolas qu’on en parlait réponse rapide non on parlait c’était la question du don du don euh ah voilà il a pas le droit de donner il a pas le droit de donner à une filière de l’esss si la filière de l’esss derrière revend voilà il y a encore enfin c’est alors il faudrait qu’on prenne plus le temps pres qu’il faudrait une émission spécifique on verra ce qui l’a posé et vous vous engagez à y répondre ou ouais mais je vois pas pourquoi il pourrait pas vendre enfin et ouais après je pense pas qu’il y a beaucoup d’acheteurs en fait c’est ça c’est dire que là on est plutôt quand même dans des logiques de Don dans les Matéri il faut vérifier tout ça en tout cas autre question y a-t-il une filière organisée pour la récupération des matériaux de toiture type ardoise euh oui il y a une filière alors il manque il manque des acteurs mais dans certaines dans certaines régions il il y a déjà des acteurs qu’on appelle les acteurs de pardon de matériaux ancien en fait il récupèrent globalement et dans les matériaux qu’ récupère il y a par exemple les ardoises effectivement vous pouvez aller sur le site Opalis en fait qui référence bah t les acteurs du réemploi aualis on passe à une séquence suivante je vais vous proposer des matériaux des nom de matériaux et vous allez me dire si on peut les réutiliser ou les réemployer ou les deux c’est parti alors je réutilise ou je réemploie des WC on en a parlé ah bah des VC donc du coup oui on réemploie maintenant on connaît la chaîne de reconditionnement on est en plein test donc c’est facile à réemployer on le nettoie et on le teste et ça peut être réemployé et on s rentré dans le circuit assurentiel équivalent à celui du neu je pense c’est important de le souler ces matériaux qu’on a reconditionné il y a un process derrière qui permet d’avoir les mêmes garanties en terme d’assurance que du neuf don finalement ça a la même tête que le neuf et ça les mêmes garanti que le neuf des chemins de câble auquel vous faisiez référence tout à l’heure qu’est-ce qu’on fait j’utilise ou je réemploie on réemploie c’est facile en fait les matériaux effectivement comme Christophe le disait tout à l’heure les matériaux qu’on ne voit pas c’est les plus simples aujourd’hui à réemployer parce qu’il y a pas cette barrière psychologique donc c’est très facile on a évoqué tout à l’heure les portes et les fenêtres j’utilise ou je réemploie ou les deux alors là ça va être plutôt du réemploi surtout sur le marché des des particuliers parce qu’aujourd’hui en fait les les les normes change tous les 5 ans sur les sur les portes et les fenêtres donc voilà c’est essentiellement le marché du particulier sinon bah du coup c’est du recyclage dans les Jacques nous parle des blocs autonomes d’éclairage de sécurité je dois à la vérité de confesser que je ne sais pas de quoi il s’agit les blocs autonomes d’éclairage de sécurité qu alors c’est les les les petites boîtes rectangulaires que vous voyez en haut des portes de secours effectivement donc ça qu’est-ce qu’on fait alors c’est possible de de les réemployer l’entreprise le a aussi lancé toute une une chaîne pour retester ses matériaux et puis les les revendre d’occasion oui là j’imagine qu’ en terme de sécurité il faut à tout prix des garanties les moquettes alors les moquettes sont réemployées quand elles sont de couleur standard donc là encore une une barrière psychologique et aussi les tendances de mode qui qui va falloir peut-être revoir mais donc du coup réemploi facile sur les moquettes gr noir bleu et le reste bon ben malheureusement ça va être plus complexe donc ça va partir au recyclage les planchers j’imagine les fux planchers c’est ça oui c’est ça les planchers techniques bah c’est le un peu le premier matériau phare du réemploi sur lequel Mobus a vraiment entamé son le chemin du réemploi et a ouvert un petit peu tout a levé un peu tous les freins donc c’est facile à réemployer alors tout à l’heure il y avait les blocs autonomes mais les interrupteurs aussi on peut les réemployer effectivement c’est plus simple sur le marché des des particuliers h les parquets j’imagine qu’on peut les réemployer oui oui ça se réemploie bien ouais Jean-Christophe par par c’est c’est un bon produit pour le réemploi il faut juste avoir un bon poseur pour avoir un résultat satisfaisant mais c’est ça c’est un produit traditionnel et avec un bon poseur ça se fait sans aucune difficulté et ce qui est intéressant du coup c’est de faire le lien vraiment entre la déconstruction et la construction et que du coup ce poseur Vienne déconstruire ou ou transmettre ses savoirs faire pour ensuite reposer comme il a l’habitude de le faire les panneaux OSB qu’est-ce qu’on ont fait utilisation ou réemploi alors les panneaux OSB on a eu pas mal d’exemples sur des chantiers c’est plutôt de la réutilisation alors on peut les réemployer pour protéger le chantier fermer le chantier et cetera notamment pour tout ce qui est question de luminosité mais sinon c’est de la réutilisation il y a des des designers qui refont du mobilier donc des tables des chaises avec ces ces panneaux USB encore une deux deux exemples les faux plafonds qu’est-ce qu’on en fait réutilisation réemploi alors les faux plafonds on peut les réemployer enfin on les réemploie ça se réemploie juste il faut savoir que bah il y aura peut-être de temps en temps des petites traces parce qu’en fait quand on les dépose même avec des gants bon bah on va voir de temps en temps des traces de doigts mais on peut faire autre chose non des ça peut être utilisé on a vu des exemples où finalement ils étaient joliment réorganisé pour faire des des panneaux de correction acoustique améliorer le confort acoustique dans des lieux travail et cetera donc il y a des réutilisations possibles j’avais vu des faux plafonds métalliques aussi qui étaient transformés en RAC à vélo donc finalement c’est l’imagination qui doit être au pouvoir voilà il y a avec un peu d’imagination on peut faire beaucoup de choses et Boby réemploi aussi sur Lyon à en fait à réutilisé du coup les faux plafond pour du remplissage de de cloison donc c’est on peut aller visiter ce ce showroom Boby réemploi les radiateurs ce sera le dernier exemple alors les radiateurs font sur pied oui c’est c’est même très recherché par les les revendeurs de de matériaux anciens mais mais les les les gripin ça il y en a pas on prend pas ça je dirais que c’est un produit de de très faible valeur ajoutée et et malheureusement il faudra passer par d’autres filières que le le réemploi et puis ça correspond plus à nos norme de de production d’énergie voilà c’est c’est un très mauvais rendement énergétique et avec un produit de faible valeur ajoutée malheureusement je suis très inquiet pour les radiateurs dit grip on a vu les fondamentaux on a vu le réemploi au quotidien on a eu des exemples très concrets de réemploi ou de réutilisation on va se poser finalement pour cheminer vers la fin de notre rendez-vous sur la question suivante comment accélérer est-ce que le réemploi va rester à à l’étage de la mode ou alors va devenir quelque chose qui ressemblerait plus à une vague de fond c’est parti alors Nicolas oui alors je pense en fait honnêtement le le réemploi ne peut pas se permettre de rester c’est un effet de mode faut être très très clair aujourd’hui dans un monde fini dans nos contraintes en tout cas donc il faut justement qu’on arrive à fluidifier voir circulariser nos process constructif l’idée à mon enfin de mon point de vue c’est d’éviter de rajouter de la complexité administrative à de la complexité opérationnel voir psychologique qu’on a pu voir avant donc n’ajoutons pas de norme au norme c’est votre message par exemple Jean-Christophe pour accélérer pour accélérer on en parle on collabore c’est mon message c’est tout c’est ce qu’on fait aujourd’hui Marie quel est le alors pour accélérer on on forme et on se fixe des objectifs à très court terme à très court terme pour avoir des vraiment des opérations pilotes et et y aller on se met en marche on narrête pas de de de parler comme le dit mais on fait et Emmanuel alors moi c’est un peu dans la continuité oui on répond à l’urgence mais on anticipe parce que ce qu’on voit aussi c’est quand on répond à l’urgence parfois on répond de façon assez dégradée parce qu’on a pas d’autrre choix donc des ambitions urgentes parce qu’il faut accélérer très vite mais planifier connaître les besoins en ressources de la construction avoir une vraie vision de la disponibilité des matériaux et être en capacité dans dans enfin voilà de de de travailler à 5 ans 10 ans 15 ans 20 ans pour mettre en place les chaînes les chaînes de valeurs qui seront nécessaire avec un énorme travail de pédagogie parce qu’on a vu que C et de modélisation de modélisation parce on a vu que cette culture du réemploi pour l’instant elle était pas encore ancré ça n’est pas encore la chose à mieux partager dans l’univers du bâtiment dans l’univers tout court des acheteurs des promoteurs des archis et cetera donc gros travail pour embarquer tout ce monde vous avez souhaité effage construction a souhaité le témoignage de quelqu’un qui lui s’y est mis et s’y est mis depuis un bon moment certains l’ont dit d’autres l’ont fait c’est notre dernière rubrique et l’invité auquel je faisais référence c’est Gabriel sibil il devrait être en lien avec nous en vision du côté de Lyon Gabriel cbil devrait être avec nous disais-je directeur aménagement et habitat durable est Métropole Habitat est-ce que Gabriel est avec nous est-ce que vous êtes en mesure de m’envoyer un retour qui me permettrait non seulement de le visualiser mais en plus d’échanger avec lui puisqu’il nous reste encore 5 minutes il est là hein le bonheur est arrivé bonjour Gabriel comment allez-vouson bonjour à toutes et à tous alors j’étais en train de dire que vous étiez je vais très bien j’étais en train de dire que vous étiez le directeur aménagement et habitat durable d’est Métropole Habitat 17000 logements 350 construits chaque année 350 réhabilités vous êtes également enseignant à l’université de Grenoble et vous dispensez un cours sur le réemploi et nul n’étant parfait vous êtes archi c’est ça c’est ça donc dans ma bouche c’est un compliment vous l’avez bien compris alors nous ce qui nous intéresse ce sont les exemples concrets vous vous êtes engagé avec est métropole habitant dans la démarche de réemploi il y a bien longtemps il y a une dizaine d’années c’est ça c’est ça depuis 10 ans on fait du réemploi dans tous nos projets aussi bien en aménagement que dans nos réhabilitations dans la résidentialisations sur les grands ensembles sur nos construction nove ou même dans notre dans le siège qu’on a construit là je suis à quoi je suis assi sur une chaise qui elle même est posée sur des moquates r employé ah oui et c’est confortable finalement ça fonctionne bien ça marche très bien ça n’est pas qu’une démarche militante c’est une démarche aussi qui repose sur des constats et des observations très précise par exemple vous dites chacun d’entre nous fait du réemploi au quotidien sauf le bâtiment et quand on en fait on transmet des valeurs des émotions positives c’està-dire le constat qu’on fait c’est que tous les bâtiments où on arrive à avoir des matériaux réemployés les personnes se sentent mieux h en fait les les surfaces qu’on va livrer les espaces sont beaucoup plus de texture ils prennent aussi une certaine profondeur qui vient toucher chacun d’entre nous et et ça c’est un moteur important surtout quand on parle de logement social mais pas que il y a 10 ans à ville urbane vous avez construit un lieu de vie pour 100 papiers c’est ça euh c’était dans une ancienne église et là il y avait du réemploi déjà c’est ça oui là on a conservé les pierres vous en avez parlé tout à l’heure H et l’autre soie est-ce que vous pouvez nous parler de de ce de ce cette opération vous avez baptisé l’autre soie donc ça c’est une opération d’aménagement dans lequel on a employé 19 % des matériaux qui étaient issus de la démolition et ensuite dans le bâtiment a sur l’autre soie là vous le voyez sur les photos on a réemployé par exemple des parquets les coursives qui nous permettent de traverser les nous les radiateurs les fenêtres que vous voyez sur la gauche qui sont des fenêtres en acier qu’on a requalifié réemployé voilà je on a on a mis à disposition les matériaux qui étaient présents dans le bâtiment pour les habitants du reste du quartier donc c’était aussi une démarche du emploi qui était qui était intéressante voilà je pense que là vous voyez peut-être sur les images qui passaient la qualité des espaces qui en découlent h c’est ambiance c’est le climat aussi qui qui règne dans ces dans c’est vécu comment par les utilisateurs vous nous dites il se passe quelque chose mais c’est vécu comment ça donne la banane à tout le monde mais oui comment dire sont fiers de ce qu’ils font h et les usagers aussi vous nous avez donné lorsqu’on s’est appelé pour un peu préparer cette intervention vous avvez donner des exemples on démolit des logements à ville urbane et là vous récupérez des des parquets massifs c’est ça c’est ça en fait on a dû démolir TR bar qui dans un échangeur du périphérique et on a récupéré 100 % des parquets en chaîne massif qu’on a fait reposer dans une résidence étudiante mais mais vous allez très très loin vous récupérez réemployer des enrobés des barrières aussi vous vous rachetez vous reprenez même des cuisine préfabriquée qui était prête à jeter expliquez-nous là c’est un bailleur social qui nous a proposé de récupérer ses cuisines et donc on va les poser dans l’un des bâtiments du de l’autre soir et vous dites aussi que il est important que les utilisateurs voient qu’ils ne sont pas sur du matériaux des matériaux neu mais mais déjà qui ont déjà servi vous dites c’est important qu’il le voi pourquoi c’est une bonne question je pense que ça ça rejoint ce qu’on a dit tout à l’heure ça conforte chacun dans le dans l’idée de qu’on qu’on jette pas ce qu’on doit pas jeter et qu’on respecte les lieux et les personnes oui et vous allez lancer des opérations 100 % réemploi non aujourd’hui on allit visiter une opération à Rennes qui a été faite sur le mode C toc Cradle to Cradle par un bailleur social et donc ça c’est la prochaine étape pour nous de dire qu’on soit à travers du neuf ou du réemployable nos nouvelles constructions soit 100 % réemployable à terme alors vous qui mettez en en place le réemploi de de de façon quasi culturelle au sein de votre organisme bailleur social quels sont d’après vous les les freins qu’il faut lever pour que cette démarche que vous avez puisse se diffuser davantage le principal frein c’est ce Jean-Christophe il faut énormément dialoguer avec les entreprises avec les architectes et avec les usagers ou les gestionnaires je sais pas si vous avez vu sur les photos qui passaient tout à l’heure mais quand on choisit de livrer des murs en béton cyclopéen br en l’état ça interpelle tout le monde donc il faut beaucoup communiquer pour que tout le monde se sente à l’aise donc je pense ça c’est un frein nous il y a pas de frein budgétaire le constat qu’on fait c’est que c’est un sou qui est qui est infime sur l’autre soit le bâtiment 1 c’est 0,4 % de surcout sur l’ensemble du budget donc c’est c’est symbolique toutit ouais voilà vous avez parlé d’assurance pour l’instant on n pas eu de problème nous de ce côté-là non c’estàdire que vous êtes vous êtes allé sur des le réemploi de matériaux qui se prêtait justement à des difficultés ou alors vous avez assuré en en restant sur des matériaux qu’on a évoqué les WC les les les porcelaines ou les les céramiques plutô c’est ça on est resté sur des matériaux qui posaient pas de problème h suur de ma part vous vous êtes aussi regroupé avec d’autres bailleurs sociaux pour avoir des expériences partagées c’est ça ben aujourd’hui grâce à Fage on va essayer les trois offices publics de l’habitat de la méopole lyonnaise de mettre à disposition l’ensemble des sanitaires qui sont issus des démolitions ou des réhabilitations bien euh vous avez suivi t tous nos tous nos débats toutes nos questions est-ce qu’il y a une réflexion qui vous a sauté aux yeux et aux oreilles comme étant un oubli de notre part ou qu’est- qu’est-ce que vous voulez ajouter un tout petit point je pense que le réemploi c’est la clé de voûe de la transition dans laquelle on a engagé c’est comme un chasse-neige ça tire tous les autres sujets c’està dire que quand dans une entreprise vous arrivez à faire dur RER emploi la question du biosourcé du géosourcé la performance environnementale la consommation d’énergie tout tout suit ben c’est le message est passé merci 1000 fois de de votre témoignage on est pile poil dans les temps celles et ceux qui sont avant nous avec nous vont pouvoir aller déjeuner merci beaucoup Gabriel merci à Emmanuel ledou Nicolas Volker Marie Massol Jean-Christophe terrier merci à vous qui étiez derrière nos écrans je crois qu’on a eu quelques petits FA dép avec quelques petites jingle ou vidéo mais peu importe j’espère que vous avez pu voir les photos que Gabriel nous a adresser puisque nous on n pas pu les voir en studio on est un peu frustré vous savez vous avez un replay qui est prévu vous pourrez regarder et conseiller à d’autres de regarder cette émission nous on vous donne rendez-vous pour une prochaine session une prochaine saison même de décarbone action merci à toutes et à tous
2 Comments
merci pour cette dynamique, riche et pourtant concise émission ! très utile
Il est grand temps de réfléchir au traitement des produits issus de la déconstruction et de leur revalorisation de quelques manières que ce soit. Comment ce fait-il qu'il n'y ait pas chez Eiffage un département spécialement conçu à cet effet ? La maîtrise du stockage, de la revalorisation et de la commercialisation de ces produits pourrait être une filiale économique viable qui pourrait augmenter sensiblement la rentabilité des chantiers tout en réduisant leur consommation d'impact carbone. Je pense qu'il serait beaucoup plus efficace de créer notre propre revalorisation des déchets de déconstruction de nos propres chantiers à l'échelle nationale plutôt que de faire appel à d'éventuels partenaires qui sont, pour le moment inexistant, et qui ferait des bénéfices sur un travail que nous sommes capables de faire en interne, pour peu qu'on veuille s'en donner la force par des investissements en matière de matériel et de main d'oeuvre, ce qui pourrait également créer de nouvelles qualifications qui seraient rapidement amortis quand on connaît le prix que nous coûte le traitement de nos propres déchets actuellement. (Je suis en poste au SAV Eiffage construction AM).