Le 22 février 2024, le Shift Project organisait la deuxième édition des Rencontres Académiques, sur la thématique des puits de carbone.

Consacrées aux enjeux énergétiques, climatiques et d’épuisement de nos ressources, les « rencontres académiques » du Shift réunissent une fois par an un réseau transdisciplinaire d’experts et de chercheurs travaillant sur ces thématiques. Ces rencontres sont l’occasion de confronter les points de vue et d’alimenter tant les réflexions que les actions collectives sur les sujets traités. Interventions d’experts, tables rondes et débats se succèdent tout au long de la journée. L’objectif : acquérir des connaissances sur les avancées des sujets émergents, organiser des débats basés sur des critères scientifiques et encourager un dialogue éclairé et collaboratif permettant aux différents acteurs de mettre en commun leurs connaissances, leurs expériences et leurs points de vue.

Intervenants de la table ronde :
• Christine Deleuze, Directrice projet Stratégie Carbone, Office National des Forêts (ONF)
• Clothilde Tronquet, Chercheuse – Carbon farming, Marchés carbone, Clubs Agriculture et Forêt *
• Catherine Chabaud, Députée européenne, ex Déléguée à la mer et au littoral, navigatrice, journaliste et membre du CESE
• Animation : Jean-Marc Jancovici, Président, The Shift Project

⚠ Rappel : mieux qu’une vidéo légère, pas de vidéo du tout !
👉 Pour écouter cette vidéo sans charger l’image : tinyurl.com/mvk8dk8u

On va reprendre le le fil de nos échanges et donc après un petit moment passer à discuter de ce que sont les puits on va maintenant passer un petit moment à discuter de la façon dont on peut ou pas les gérer alors pour cette table ronde totalement non paritaire m’a fait

M’at-on fait remarquer enfin qu’ pensera pour les autres fois euh je j’ai le plaisir de d’accueillir de ma gauche vers ma droite Catherine Chabot qu’un certain nombre d’entre vous connaissent probablement pour ses exploits nautiques mais qui a été invité ici au titre de sa casquette actuelle puisqu’elle est députée européenne pour

Encore quelques mois au moins euh dans le groupe renu Europe et elle a été à ce titre rapportrice d’un avis sur les océans et d’un avis sur les matériaux biosourcés euh et donc elle est elle est particulièrement active au sein du Parlement européen dans les commissions du développement de l’environnement et

De la Pêche ensuite à sa gauche pardon jeis essayer de pas répéter ce que je viens de dire Christine DELEUSE qui est directrice du projet stratégie carbone de l’ONF euh qu’elle a rejoint saoferor de ma part en 2022 dit laffiche ça va laffiche est à jour euh pour animer sans

Grande surprise le projet de stratégie carbone de l’ONF et alors je vais en profiter pour faire tout de suite une déclaration d’intérêt il se trouve que nous avons un lien commercial les deux puisque carbon 4 a restitué il y a pas très longtemps un très gros travail qui

A été fait pour le compte de France boisforê et en face de nous il y avait notamment Christine DELEUSE dans les gens qui étaient chargés de nous aiguiller et de vérifier qu’on racontait pas trop de bêtises voilà donc je précise ça tout de suite pour éviter tout malentendu et enfin encore à sa

Gauche clotile de Tronquet qui travaille chez aforcy qui vient de commettre incidemment il y a 2 jours je crois un rapport sur les investissements climat en Europe c’était bien a 2 jours hein voilà hier voilà euh mais c’est pas pour ça qu’on l’a invité et qui au sein d’

Forc anime le club climat agriculture et alimentation et le club climat forêt et bois voilà alors on va commencer précisément par parler de forêt euh on va suivre l’ordre des présentations ique on va dire et donc la première question va être enfin la première série de questions va être pour Christine deeuse

Alors ce que je vais essayer de faire c’est de réserver à peu près trois quart d’heure aux questions pour les intervenantes et ensuite on aura une demi-heure pour les questions de la salle si on y arrive et donc la première question que j’avais pour Christine deeuse c’est

Est-ce qu’on est capable de dater le moment où la question puit de carbone est devenue une préoccupation pour la gestion forestière parce que historiquement c’est quand même pas pour faire un puit de carbone qu’on a planté des forêts c’était pour faire des m de bateau et

Tout de la et de la résine et de la résine de pain donc est-ce qu’on peut dater de quand ça date et comment est-ce que cette préoccupation est arrivé ça marche là ouais et ça fait du nouveau oui alors juste pour préciser l’Office National des Forêts ONF c’est

L’organisme qui s’occupe de la gestion des forêts publiques donc c’est 25 % à peu près des des forêts sur le territoire de métropole et puis aussi la forêt guyanz euh donc par rapport à cette question je pense qu’en fait philipsier nous a donné la réponse quelque part déjà puisqu’il nous a parl

Du Green Deal qui est apparu au niveau de l’Europe en 2019 il était déjà un petit peu présent en France à la suite de la COP 21 puisquen 2017 Nicolas hullo avait déjà annoncé la volonté d’aller à la neutralité carbone à 2050 et donc à partir du moment où on a parlé de

Neutralité on s’est plus intéressé uniquement à la baisse des émissions de gaz effet de serre mais on s’est intéressé aussi à l’équilibre à la fin le bouclage en 2050 et le bouclage c’était merveilleux à cette date- là parce que on avait le puit forestier qui était au maximum euh c’était le moment

Où on avait à peu près 13 % par la l’accroissement du stock forestier on avait à peu près un puit forestier de 13 % de nos émissions de gaz effet de serre donc c’était magnifique et on avait une projection qui nous disait oh ça va encore s’améliorer donc ça je pense que

La date d’interrogation là-dessus c’est 2019 en revanche c’est très intéressant de regarder les données plus anciennes sur le puit forestier où on voit qu’effectivement on a déjà eu des chocs sur ce puit et ces choc en fait c’est par exemple les tempêtes qu’on a eu vous connaissez tous la tempête l’otar Martin

En 99 la tempête 2009 Klaus dans le Sud-Ouest et en fait quand on regarde les les données de cette époque on voit que on a eu des des chocs mais monstrueux sur les pu forestiers les les les chocs principaux c’était la tempête qui faisait tomber plein d’arbres d’un

Coup et les puit devenaent enfin les forêts dans dans certaines régions sont devenu des sources de carbone bien plus qu’elles ne l’ont été l’année dernière ça a fait les gorges chaudes des médiia l’année dernière mais c’était sans commune mesure en 99 et en 2009 donc ça montre bien que cette interrogation elle

Est vraiment très récente et et quelque part ce que je voudrais dire pour terminer là-dessus c’est le fait que en fait la la grosse difficulté quand on raisonne bilan enfin puit c’est qu’en fait on raisonne sur un une augmentation du stock et et ça en fait ça on a

L’impression que enfin puis c’est un terme qui est très mal choisi parce que on imagine c’est un Troud j’ai j’ai une précision technique parce que l’acoustique de la salle est pas l’AC c’est ça il faut coller le micro sur j’ai une petite voix en plus j’ai une

Petite voix ça va mieux comme ça vous entendez mieux je suis désolé ouais excusez-moi oui ce que je voulais dire c’est que en fait le puit c’est un terme très mal choisi parce que ça ça donne l’image d’un trou sans fond donc c’est magnifique hein ça VI le dioxyde pouf il

Se perd c’est magnifique et en fait c’est pas vrai du tout le le puit forestier ce qu’on appelle le puis forestier c’est le fait que la forêt continue à stocker et quand on dit que le puiss c’est juste qu’elle stock plus lentement donc ça veut dire qu’elle stock encore c’est quand même magnifique

Comme information donc ça je pense que en fait on on réalise aujourd’hui que en 2017 2019 on avait l’idée d’un puit magique et qu’aujourd’hui on constate que les forêts ont un rôle essentiel à jouer mais que c’est pas uniquement en étant un puit c’est trop long al

Si ça devrait marcher quand même euh la question d’après c’est depuis que cette affaire depuis est devenue une préoccupation est-ce qu’on a vu apparaître des éléments de gestion forestière ou de politique publique qui sont destinés à l’encourager si oui lesquel et si non est-ce que vous avez des idées de choses

Qui pourraient être faites en ce sens parce que j’imagine que les propriétaires forestiers ils raisonnent comme énormément de gens s’ils sont pas rémunérés pour quelque chose qui intéresse la collectivité ou qui les intéressent eux même euh bah ils ont moins envie de faire que s’ils sont payés incités obligés et cetera donc

Est-ce qu’on peut avoir une petite idée du du du paysage réglementaire et éventuellement économique qui encourage ça alors le truc le plus marquant dans le paysage c’est le fait que aujourd’hui c’est pour ça qu’on a un effondrement enfin effondrement ce que j’ai dit là le ralentissement du stockage euh c’est

Surtout le changement climatique euh donc le changement climatique ça fait qu’on perd des surfaces entières donc on a parlé euh enfin vous en avez tous entendu parler là des incendies au Canada au au Canada quand ils ont eu ces incendies en 2023 ils ont émis autant par les incendies forestiers que tout

Tout le reste du pays c’est c’est monstrueux en en France on a eu en 2022 72000 hectares qui sont partis en fumé donc ça c’est ce qu’ a de pire hein parce que non seulement on perd le stock mais en plus ça va directement dans l’atmosphère on a eu 670000 hectares

Perdus par dépérissement en 5 ans et et c’est ces facteurs là qui explique le plus la chote du puit donc aujourd’hui l’effet majeur en terme d’aide pour le puit c’est d’adapter les forêts en particulier les reconstituer avec des essences plus résilientes pour demain alors le problème c’est que le

Forêt la forêt c’est un temps long donc tous ces efforts là et en particulier le le plan de relance France 2030 c’est des choses qui vont donner des effets que dans 30 40 ans le temps que ça se reconstitue mais c’est essentiel pour reconstituer la pompe à carbone

Demain et et ça aujourd’hui vous estimez que le dispositif permettant d’y arriver il est à la hauteur c’est-à-dire on a les bonnes espèces on a suffisamment de gens pour faire les plantations on a suffisamment de propriétaires qui accueillent ces plantations et cetera où on n’y est pas du tout et à ce moment

Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour que ça s’améliore alors il y a énormément un tout petit complément euh est-ce que vous avez de la visibilité sur ce qui se passe dans les autres pays européens euh à ce titre puisque tout à l’heure Philippe a fait un panorama un

Peu européen j’ai appris que la forêt finlandaise était devenue une source de carbone par exemple que j’ais pas euh voilà donc est-ce que c’est possible de faire un tout parangonage aussi comme on dit par parangonage je suis peut-être pas la plus compétente mais c’est vrai que la farê finlandaise a été très

Fortement amétrice c’est juste parce qu’elle a subi beaucoup plus encore que nous en France euh le dépérissement de l’épicéa nous en France on a 136 essences donc euh voilà ça permet quand même une meilleure résilience euh en tout cas c’est vrai que les pays européens ils ont quand même tous le

Même souci que nous d’un effondrement du puits ça c’est général ça il y a pas photo et le Green Deal qui qui don donne des objectifs pour tous les puits de tous les pays il y a pas un pays qui qui va être à la hauteur par contre par

Rapport à ce qui a dit philiipier j’en profite sur ce sujet-l il y a pas de déforestation en fait dans nos pays européens c’est un terme qui est dévoyé là mais je voudrais remettre les choses là-dessus au point parce que il y a pas de déforestation en France en

Particulier la forêt elle est protégé par le Code forestier et et donc toute forêt de plus de 25 hectares privé un plan simple de gestion qui lui demande une gestion durable toute coupe est soumise à à acceptation enfin il y a vraiment une surveillance donc j’ai pas aimé ce terme

Parce que quand il y a une coupe en forêt c’est derrière il y a une obligation de reconstituer un peuplement c’est pas de la déforestation la déforestation c’est quand dans les pays du par exemple d’Amérique du Sud on coupe pour aller mettre du soja faut faut faut faire la distinction quand

Même alors après par rapport à la première question question là de est-ce que c’est suffisant on est en train de monter en puissance on va pas voilà et c’est vrai qu’il y a des efforts qui sont faits aussi euh sur toute la filière graines et pl parce que il y a vraiment un

Besoin enfin de diversifier nos solutions et en particulier diversifier les peuplements et avoir des des essences qui soient plus résilientes alors ça passe par les essences qu’on a déjà en France pour diversifier les les les ressources génétiques euh par exemple on va avoir des provenances du Sud qu’on va remonter au nord parce

Qu’elles ont l’habitude de de climat plus chaud et sec ça ça va par la la remontée d’essence euh et puis aussi par le test de d’autres essences mais là c’est un gros travail de Red et euh c’est en train de monter en puissance bon on peut pas dire qu’aujourd’hui ça

Soit à la hauteur mais il y a les éléments euh financiers qui ont quand même été mis sur la table pour euh pour y arriver mais il faudra quelques années d’accord euh dernière question pour ce premier tour de table euh comment est-ce qu’aujourd’hui on on envisage la gestion

Du conflit d’objectif qui pourrait y avoir entre le puit forestier et la préservation de la biodiversité euh parce que j’ai cru comprendre que l’objectif biodiversité pouvait éventuellement conduire à à court terme laisser en place des arbres dont on sait que le changement climatique les condamne euh éventuellement que ça

Limite les travaux à certaines saisons alors qu’il faudra pouvoir les accélérer et cetera euh comment est-ce qu’on gère ce ces conflits d’objectifs ouais alors il y il y a deux questions différentes là derrière dans la conciliation il y a une question autour du du bois mort qui est très importante

Pour la biodiversité et puis après une question sur les réglementations qui qui est un peu le même problème que qu’évoquent les agriculteurs en ce moment où effectivement on a des fenêtres de tir pour intervenir qui deviennent très courtes et qui rendent souvent les les travaux en for pourit

Difficile voilà on a une période très courte pour intervenir mais pour la première question qui est peut-être la plus marquante pour préserver la biodiversité en forêt pour moi il y a pas d’incompatibilité c’est-à-dire qu’en fait en particulier en forêt publique je pense qu’on le montre parce qu’on a 25 %

Des surfaces on produit 40 % des suillages donc on a quand même une forêt productive on va pas se mentir mais en même temps on accueille une grande partie des voilà les forêts publiques euh on a donc une grande partie des forêts de protection et et en fait ce qui est

Important c’est la répartition dans une forêt ou à l’échelle du paysage ce qui est important pour la la biodiversité c’est d’avoir des relais des zones de vieux bois euh des des arbres qu’on appelle des dendr microhabitats qui vont accueillir la biodiversité donc on on a des des instructions qui nous qui nous

Guident pour en mettre un certain nom ombre pour enfin réfléchir à la connectivité de de ces îlau de bois mort et et en fait c’est ça qui va faire la biodiversité mais après on peut gérer le reste de la forêt donc je pense qu’il y a pas incompatibilité par contre ça veut

Vraiment dire qu’il faut effectivement réfléchir cette question là à l’échelle de la forêt ok merci euh en 2 minutes si c’est possible euh le stockage du carbone dans les produits bois dont on a parlé tout à l’heure euh et donct il a été dit que c’était globalement les enjeux étaient

10 fois enfin un ordre de grandeur en dessous on va dire du stockage de carbone dans la ça c’est quelque chose qui est également qui qui peut devenir un objectif de gestion de la filière c’est est-ce que les gens qui fabriquent des objets en bois peuvent se dire ça fait

Partie de mon job maintenant d’augmenter le stock de carbone ou est-ce que c’est pas quelque chose qu’on va réussir à mettre en place comme un objectif en tant que tel parce que encore une fois personne sera payé pour ça alors pour le coup c’est l’étude carbone 4 He qui répond beaucoup à cette

Question enfin ça ça a beaucoup éclé la chose merci Jean-Marc euh euh alors l’ordre de grandeur dans cette étude en particulier il y a un scénario de convergence qui est abordé et pour le coup on arrive à des ordres de grandeur on va dire équivalent entre d’un côté en

Moyenne le le puit forestier autour de 12 millions de tonnes de CO2 par an et et de l’autre côté le puit produit bois on on cumule augmentation du stock produit bois et substitution uniquement pour la vraie substitution c’est-à-dire des améliorations pas par rapport à ce qui se fait aujourd’hui déjà mais ce qu’on

Pourrait faire en plus donc c’est la vraie substitution et on est dans le même ordre de grandeur on a 10 et et 3 d’un côté 12 de l’autre donc on c’est même à l’avantage du produit bois donc quelque part il y a vraiment quelque chose à faire là-dessus parce que de

Toute façon le pu forest même dans des scénarios où on fait plus rien où où on récolte moins ou autant de toute façon le pu forestier il va être attaqué par les les changements climatiques les dépérissements les crises et de toute façon il va baisser donc quelque part le

Pu pro du doigt faut vraiment y aller et c’est pas uniquement une histoire de moyen c’est aussi une histoire de de société c’est-à-dire que tout le monde apprécie d’avoir du bois dans son environnement mais il faut en mettre plus et puis il faut arrêter le le jeter

Le mettre en déchetterie il faut le recycler ou alors garder plus longtemps ou alors le réutiliser on va revoir des antiires en France euh je pense que il y a un énorme enjeu de garder ce stock de carbone dans notre environnement merci euh allez on va on va faire un petit

Détour par l’élément liquide maintenant avant de revenir à la terre euh donc une une première question pour Catherine Chabot voà c’est ouais faut que je m’éloigne un peu c’est si si si si euh la première question c’est pareil est-ce que depuis que on on a établi le

Fait que les océans étaient un puit de carbone on voit apparaître dans certaines politiques public l’idée de piloter ça d’une certaine manière c’est-à-dire d’intégrer le puit océanique à la gestion globale de la question de l’impact humain et est-ce que par exemple au niveau européen il y a des gens qui ont imaginé

Intégré alors la ze on va dire la zone économique exclusive océanique au qui je vais dire qui est sous contrôle des côtes européennes ce qui fait quand même pas mal de pas mal de de mer dans le monde d’en faire quelque chose au niveau des puits VO est-ce qu’il y a des discussions

Là-dessus un grand merci pour cette question c’est vrai que c’est un peu désagréable ce cet écho merci Jean-Marc aussi pour l’invitation je CIS juste une petite chose dans la présentation parce que les deux rapports dont vous avez parlé tout à l’heure c’est ceux que j’ai commis

Quand j’étais il y a 10 ans quand j’étais au Conseil économique sociale environnemental mais c’est vrai que j’ai fini moi la navigatrice par prendre une casquette non c’est parce que j’avais mis le j’avais mis faut pas vous éloigner comme ça j’ai fini par prendre cette enfin monter au niveau européen et et

M’engager en politique parce que on a bien compris tout à l’heure avec Marine Levi l’importance de l’océan dans le grand équilibre du climat on sait aujourd’hui que l’océan c’est la solution on le sait depuis déjà pas mal d’années mais c’est totalement absent du radar ça émerge alors moi j’ai fait

Partie des cofondateurs en 2014 de la plateforme océan et climat qui avait réussi à faire entrer le mot océan dans le préambule de l’accord de Paris c’est même pas océan c’est écosystème marin côtier et cetera c’était une grande victoire donc au à l’époque il y avait un un sénateur

Français qui qui participait enfin qui qui suivait ses cops et qui me disait mais non l’océan n’a aucun rapport avec la avec la COP enfin les cops n’intéressent pas l’océan parce que les cops ce sont des négociations économiques et donc l’océan ça n’a rien à faire là alors je essayer de lui

Expliquer que il y avait quand même un modèle économique possible bref depuis on a progressé à l’échelle globale puisque vous pourrez retrouver dans la déclaration finale de la COP 28 à Dubaï cette année il y a plusieurs paragraphes consacrés aux solutions basées sur l’océan c’est vrai que tout ce qui est

Solution basé sur la nature ça a progressé ces dernières années euh la la partie terrestre est est véritablement la plus la plus traitée la partie océanique émerge et pour l’instant alors en France on est un petit peu en avance dans la compréhension de ces sujets et quand je suis arrivé donc vous l’avez

Bien dit tout à l’heure le la la la feuille de route de l’Union européenne c’est le Green Deal déjà ça commence bien c’est green donc ça fait dans ce qui nous a été proposé les écosystèmes marins et côtiers sont à peine évoqués et moi c’est vrai que c’est mon cheval

De bataille depuis 5 ans et pour 2 mois encore hein puisque notre dernière plainère et fin avril d’essayer de faire rentrer ce qu’on appelle le le carbone bleu c’est une partie la partie terrestre de ce que Marine léevi nous nous présentait tout à l’heure avec les trois les trois écosystèmes majeurs les

Mangroves les herbiers et tout ce qui est Mar et salé euh dans la législation climatique et je peux vous dire que au début quand j’en parlais euh mon mon collègue Pascal campfin qui préside la commission environnement il m’a dit c’est quoi ton carbone bleu donc j’ai

J’ai monté un groupe de travail avec des scientifiques et puis la plateforme océan et climat et on voit bien qu’à l’échelle européenne la la l’identification de ces écosystèmes le le mapping enfin la cartographie euh de ces écosystèmes leur capacité d’absorption leur capacité à aussi é maîtrce de de d’oxygène voir leur

Incapacité d’absorption en cas de dégradation et cetera tous ces éléments il nous manquent on ne les a pas donc déjà pour avoir une législation il faut déjà comprendre en fait comment il fonctionneent en plus on a des politiques publiques qui sont éminemment terrestres et très Contin enfin Europe continentale c’est-à-dire que la

Dimension ce qu’on appelle ultrapériphérique qu’on dirait d’outrem française on ne l’a pas vraiment enfin on la prend mais on n pas forcément cette bonne dimension et on oublie aussi de dire que l’Union européenne dans sa politique extérieure travaille beaucoup moi dans commission Développement j’ai essayé de faire monter le niveau de la

Mer dans cette commission qui ne s’intéressait absolument pas à la mer et bien aujourd’hui on s’aperçoit que la mangrve qui est probablement l’écosystème on dit le plus produc enfin le plus productif en terme de séquestration c’est pas tellement dans l’Europe continentale c’est même pas du tout dans l’Europe continentale mais en

Revanche c’est très présent ailleurs donc pour conclure là-dessus pourquoi ça juste pour fixer les idées est-ce qu’on peut avoir une idée du domaine non non continental on va dire euh qui est détenu par d’autres pays que la France on sait que la France a un domaine maritime très important

Notamment à cause de ces outresmers est-ce queon a des pays qui nous ressemblent ailleurs en Europe de ce point oui alors l’Europe la partie terrestre c’est à peu près 4 millions et demi j’espère que mes chiffres sont peut-être ils sont approximatifs de et l’Europe maritime c’est la première c’est le premier

Espace maritime si on additionne les zones économiques exclusives des 27 c’est à peu près 19 millions de kilmè Carr on a pas mal perdu en perdant les Britanniques mais on a encore le Portugal qui est un véritable pays maritime on a l’Irlande bien évidemment Italie Espagne tous les

Pays en fait la quasi totalité des des des des 27 ont une façade maritime mais tous les pays même les pays qui n’ont pas de façade maritime sont connectés à l’océan parce que c’est la moitié de l’oxygène qu’il respire parce que leurs émissions quand on va décarboner à terre

Ça va avoir aussi un bénéfice comme nous l’a bien expliqué aussi Marina ça va avoir un bénéfice parce que on a un problème de saturation de l’océan de réchauffement de d’acidification et cetera donc l’action tout ce qu’on va créer comme cadre législatif pour la Terre va avoir aussi un bénéfice pour la

Mer alors mais les 5 années je les ai passé à essayer d’amender tous les textes à commencer par il y en a un qui vient d’être euh vraiment adopté infin dans les négociations entre les trois grandes institutions qui s’appellent le sustainable carbon farming c’est c’est en fait justement ça comment on arrive à

À séquestrer et et à à créer le mécanisme financier qui fait que les agriculteurs et les forestiers vont pouvoir euh finalement être rémunéré pour la séquestration j’ai réussi à faire rentrer le mot costal côtière donc on a sur un autre texte le lulucif qui était évoqué par

Par Monsieur pèlerin tout à l’heure euh j’ai réussi je disais à mon collègue qui qui qui travaillait sur le sur le texte qui était rapporteur euh parce que c’est le LULUCF c’est un texte législatif qui s’intéresse au landuse et Land euh le le F je sais plus ce que c’est forest and

Forestry voilà et je lui expliqu que la il y a aussi un territoire maritime et pas qu’un territoire terrestre il me disait mais la terre ça s’arrête à la côte ben non j’ai dit il y a aussi des forêts entre guillemets marines et cetera et donc on a réussi là

Encore mais donc c’est un petit travail de fourmis on est en train de préparer pour la prochaine mandature où je ne serai pas donc je travaille beaucoup parce que je me représente pas je je je j’essaie de de travailler à un Pact bleu pour qu’on ait à la suite du Green Deal

Quelque chose de beaucoup plus structuré sur toute la stratégie parce que je m’intéresse globalement à tous les enjeux maritimes à l’échelle européenne et et quand on parle de décarbonation et de solution basé sur l’océan il y a aussi tout ce qui est décarbonation du transport maritime ça c’est un autre

Gros sujet sur lequel je me suis investi mais ça c’est pas un puit ça ça n’est pas ça n’est pas un puit oui mais le transport maritime a un impact aussi sur la biodiversité et donc sur la capacité de de capter parce que on on pense tout de suite transport maritime réduction

Des émissions donc carburant alternatif et moi j’essaie de travailler sur le fait que il faut aussi faire attention à l’impact sur les écosystèmes y compris mais ça il y a des solutions le transport maritime se prend un peu par la main pour éviter les collisions avec les cétacés les baleines font partie

C’est des puits de carbone he les baleines paraî-il et cetera mais voilà c’est un énorme sujet et il y a une vraie question ça ça dépend si on inclut les émissions des touristes pour aller les voir c’est ça ça ça c’est un autre sujet il y a par exemple une résolution

Que moi j’ai fait voter il y a 15 jours suite à la décision de la Norvège d’aller exploiter ses ressources minérales profondes et c’est un peu une question que j’aurais aussi pour pour pour Marina Lévi euh c’est que l’exploitation moi j’ai fait voter on a rappeler ce le moratoire que l’Union

Européenne a déjà voté à plusieurs reprises pour éviter d’aller pour ne pas toucher aux écosystèmes marins profonds pour voilà tant qu’on ne sait pas quel impacte l’exploitation pourra avoir sur ces écosystèmes et moi je pense qu’il y a aussi un impact si on touche aux écosystèmes on touche aussi

Les fonds de l’océan ce sont aussi des puits de carbone me semble-t-il donc voilà on donc voilà le pour répondre à la question on y est pas du tout on amorce il y a d’autres pays ailleurs à travers le monde qui ont bien compris pris comme tous les pays de la ceinture

Tropicale comme le Costa Rica comme voilà ont bien compris que leur mangrve était un un véritable une véritable richesse on essaie de le faire comprendre aussi aux pays de de de de africain moi j’ai fait plusieurs déplacements dans les mangrov notamment du Sénégal parce que les il se trouve

Que dans ces mangroves vivent des populations qui vivent de la ressource si c’est j’ai participé de manière symbolique à replanter de la la bang grve avec avec les populations locales les pêcheurs vivent de de du poisson qui naî enfin voilà qui se reproduit dans ces MRES et en même temps et les femmes

Cultivent des huîtres donc il y a un véritable une véritable économie locale et on voit bien que on pourrait arriver à financer il y a des solutions qui sont en train de se mettre en place mais pour l’instant par en Europe pour créer un mécanisme financier qui fait en sorte

Que on restaure ces écosystèmes dégradés on replante ça permet aux populations locales de vivre et du coup comme c’est une il y a un mécanisme carbone qui peut se mettre en place et qui pourrait se mettre en place avec le sustainable carbon farming et à l’échelle globale mais ça c’est pas encore

Gagné merci B il y aura des questions sur les points de détail euh autre question qui est la même que celle que pour Christine DELEUSE si on augmente la quantité de carbone dans l’océan en particulier de carbone minéral euh on augmente son acidité son acidité oui ce qui est pas

Terrible pour la biodiversité euh comment est-ce que est-ce qu’il y a des réflexions sur la façon dont on est capable d’arbitrer entre les deux pour autant qu’on soit capable de gérer le puit de carbone non organique oui alors ce ce fameuse qu’on appelle le Nexus climat biodiversité ça va de paire d’ailleurs

Hier encore je participer j’ai été invité par l’Université de Bergen en Norvège justement à introduire un une conférence qui était de la science science et diplomatie de l’océan et en fin de compte on se rend compte que la vraie problématique qu’on a c’est la mise en silo des des des

Sujets c’est-à-dire que soit on a une vision très très très climat de l’océan soit on a une vision très biodive mais en fait la réalité c’est qu’elles sont totalement liées alors aujourd’hui on l’a compris et et du reste à l’échelle internationale il y a une réflexion que

Je me suis faite moi ces derniers mois qui est ce qui est un peu fou c’est qu’en fin de compte pour les plus vieux d’entre nous le Sommet de la Terre à Réo 92 a finalement accouché de toutes ces conventions climat biodiversité de lutte contre la désertification et cetera et

Cetera et on a séparé ces mécanismes et aujourd’hui on court après un rapprochement de ces mécanismes et à l’échelle euh européenne moi je travaille beaucoup sur la vision euh intégrée écosystémique de tous ces sujets je on a une mission océan qui a été pilotée par euh un ancien

Commissaire Pascal lami qui a une approche euh hydrosphère grand cycle de l’eau c’est-à-dire que si on veut euh traiter certains sujets océaniques il faut mettre en relation les politiques publiques terrestres et les politiques publiques marines je pense par exemple à la directive cadre sur l’eau elle jusqu’à présent elle ne tenait pas

Compte de la elle n’était pas du tout reliée à la Directive Cadre sur la stratégie milieu marin stratégie milieu marin on était censé retrouver la bonne santé des écosystèmes marins et côtiers en 2020 autant dire qu’on l’a pas fait parce que à terre on n pas relié tout ça en fait c cette

Problématique d’intégration c’est-à-dire de de vision transversale c’est vraiment un mes mes principaux sujets à l’échelle européenne parce qu’on a une politique maritime intégrée mais en fait on on inègre rien du tout et y compris les les les sujets de pêche aujourd’hui on demande à nos pêcheurs d’avoir une de pratiquer une pêche plus

Responsable on leur demande aussi moi je pousse pour que comme le le suggère la la Commission européenne qu’on arrête le chalu de fond dans les aires marines protégé les scientifiques sont unanimes pour dire que c’est ça devrait commencer par là mais en même temps il faut qu’on montre aussi aux pêcheurs qu’on va

Réduire les pollutions qui vont de la terre à la mer réduire les pesticides ça en fait partie euh traité on a des bombes à retardement sur tout le littoral on l’a vu encore cet hiver les stations d’épuration ne sont plus ne n’ont pas été entretenu elles commencent à déborder avec l’élévation

Du niveau de la mer on a un vrai problème de pollution marine des rivières avec un impact sur les austriéculteurs et et et sur la santé et cetera et cetera et aussi sur le tourisme qui est un voilà une ressource économique aussi pour pour les les populations

Côtières et on a voilà ce ce ce lien est à mon avis essentiel je sais pas si j’ai bien répondu à la question bah c’est un oui enfin tout est dans tout on est d’accord il y a pas il y a pas a il y a pas que

Sur ce sujet là que le le problème enfin qu’on a des problèmes de non transversalité des politiques publiques en fait c’est on cherche plutôt ça c’est le fruit de l’histoire les domaines dans lesquels il y en a tu regarde bien oui mais c’est non mais c’est vrai mais en

Tous les cas moi qui m’intéresse à ces sujets d’océan regardez c’est très c’est c’est c’est quand même un peu fou monsieur il est il est plus là Monsieur pin il a fait une présentation vous êtes là euh et et en fait moi je vois ça en permanence au Parlement européen vous

Nous avez parlé de des capacité en France de la captation de de carbone mais la France elle est aussi ultramarine on a effectivement tous nos autres mè et on a 97 % de notre espace maritime qui est en Polynésie et c’est vrai que cette cette appréhension cette

Compréhension de du fait qu’on n’est pas que des terriens on est aussi 71 % de la planète c’est de la mer il faut encore travailler pour pour pour le faire comprendre mais mais on est nombreux on est de plus en plus nombreux aujourd’hui à à travailler sur le sujet alors on va transitoirement

Requitter la mer pour repasser à la terre euh et je vais commencer sur la partie enfin agricole sol avec la la même question pour la forêt est-ce qu’on peut dater le moment où on a commencé à s’intéresser à la séquestration du carbone par les sols historiquement à quel moment est-ce que c’est apparu

Cette préoccupation alors c’est un prisme peut-être très franco-français mais je dirais que les les deux grandes études inraé dont Sylvain Pellerin a parlé donc 2013 on a une première évaluation des potentiels de stockage dans les sols agricoles en France avec un certain nombre de mesures qui sont déjà

Dimensionnées 2019 on on revient sur certains de de ces potentiels de stockage par exemple on se rend compte que effectivement finalement sur le le N labour ne permet pas le le stockage additionnel qu’on imaginait et cetera mais euh oui je pense que c’est en tout cas en France c’est ces

Deux études majeures qui ont permis de de nous rendre compte du potentiel euh qu’ additionnel de stockage dans les soles agricoles ça c’est quelque chose qui est resté selon vous j’ai envie dire confiné au milieu de la recherche où ça commence à intéresser une fraction significative des agriculteurs eux-mêmes ben dans le

Sens où renforcer le Carbon stocké dans les sols renforce aussi la résilence des systèmes ça les intéresse effectivement d’avoir davantage de retour au sol de matière organique et cetera par contre il y a une autre dimension problème parce que là on a parlé beaucoup de stockage additionnel

Dans les sols et les différents leviers qui ont été mentionnés mais ce qu’il faut bien comprendre c’est que aujourd’hui le puit agricole en France c’est pas un puit enfin c’est c’est pas un puit négatif c’est un puit émetteur c’estd qu’aujourd’hui le secteur des terres enfin en terme de carbone en

France il éimet et c’est essentiellement dû à la conversion de de l’utilisation des terres ça va être principalement des prairies qu’on va retourner pour en faire des cultures euh voilà des ha qu’on va arracher et des terres agricoles qu’on va transformer qu’on va artificialiser donc voilà quand on parle de ces

Différents leviers qu’on dimensionne il faut bien voir que la première chose dont il faut s’occuper et là c’est pas seulement les agriculteurs mais les politiques principalement c’est comment est-ce qu’on maintient ce stock et quelles institations on met il en existe déjà pour maintenir le stock existant

Nous on avait on avait publié à forc il y a 2 ans une étude sur justement le réalisme des des différents le l qui était utilisé sur le le stockage carbone dans la snbc2 et pour ce qui est du secteur agricole les principaux leviers c’est du maintien c’est laisser le le

Stock actuel qu’il y a dans les prairies dans les prairies des dans les ha et en général de de toutes les terr agricole ailleurs que pour en faire pour les artificialisés sauf erreur de ma part la le retournement des prairies c’est quand les quand leslevage diminue alors est-ce

Qu’ est-ce est-ce que là on a pas un premier conflit d’objectif alors effectivement la baisse du chtel et le fait qu’on conserve le carbone dans les sols et ben ça dépend de quel quel élevage on parle le Paris qui été fait dans la SNBC c’est pour le coup

Effectivement il y a une réduction de l’élevage beauvin qui était de l’ordre de 30 % je pense pas que ça va bouger beaucoup dans la snbc3 en revanche il y avait un changement dans le type d’élevage c’est-à-dire que plutôt que d’avoir une majorité de d’animaux qui vont être

Nourris au maïs on passait justement davantage vers des systèmes herbagé ce qui n’a rien d’évident puisque le Paris qui est fait derrière ça c’est aussi qu’il faut avoir la consommation qui va derrière c’est-à-dire des gens qui vont manger moins de viande mais de la viande plus qualitative on va dire enfin de

Système herbag et cetera et ce qu’on voit après ces quelques années là d’inflation galopante c’est plutôt que les gens ne diminuent pas leur consommation de viande mais se reporte vers de la viande moins chère et cetera donc le l’idée de ce premium qualité qui permettrait d’aller vers des systèmes

Herbagés donc on réduit certes mais de maintenir quand même un maximum ces systèmes de prairies euh il est il est mis à mal oui par ces ces élémentsl donc on va parler d’argent euh et donc la même question que sur les forêts est-ce que aujourd’hui il y a des dispositifs

Existants ou des dispositifs en germ qui permettrai de rémunérer les agriculteurs pour le fait que ils augmentent ou qu’il maintiennent du carbone dans le sol alors il y a tout un tas de mécanismes qui existent au niveau européen déjà donc dans la PAC on a des mécanismes qui

Alors qui sont pas rémunérateurs déjà mais des mécanismes de condition ialité c’està-dire qu’il a pour accéder à certains financement de la pack a un certain nombre de ce qu’on appelle les BCAE c’est des des normes des conditionnalités il y en a une qui inclut effectivement un certain maintien

Des prairies il y a le maintien des éléments topographiques et cetera qui incluent les ha il y a le fait d’avoir des couvert intermédiair pardon maintien de la prairie c’est-à-dire que l’agriculteur qui a une prairie on arrête de lui verser une aide s’il y a plus de prairie alors c’est si diminue

De plus de 5 % par rapport aux surfaces de 2018 et toute manière c’est en train d’être flexibilisé suite aux demandes et mais c’est c’est c’est des mesures les conditionnalités CAE c’est très peu exigeant globalement dans les critères mais pour dire c’est déjà en fait tout

Ça enfin c’est c’est déjà un niveau de conditionnalité ensuite il y a un niveau d’aide vraiment de financement donc va y avoir des MAEC des mesures AG gros environnemental qui vont aussi aller dans ce sens-là certaines vers les systèmes herbag certaines pour la replantation de ha il y a des bonus a et

Mais encore une fois qu’ sont pas à la hauteur on a aussi donc ce règlement européen l’ulucf qui inclut effectivement désormais aussi les espaces marins qui propose donne pas un objectif sur les sols agricoles spécifiquement mais globalement pour tous les puit terrestre et marins je je vais commencer à rajouter marin

Maintenant et donc et donc c’est un objectif qui est extrêmement ambitieux on est à à peu près donc de stockage annuel on est à moins 270 millions enfin on arrive à stocker annuellement 270 million de tonnes supplémentaires dans le le puits européen et on a mis comme objectif pour 2030 de d’aller jusqu

Jusqu’à – 310 sauf qu’on a un puit comme ça a été rappelé qui en particulier en forêt est en train de baisser donc ça c’est un objectif ambitieux mais derrière lequel il y a pas forcément de politique publi qui vont bien et qui financent ce qui doit financer c’est le

CRCF donc le cadre de certification européen qui a été mentionné qui vise donc à avoir un cadre où on dit ok comment est-ce qu’on fait pour bien suivre une réduction une absorption et être sûr que elle soit correctement faite vérifiée comment est-ce qu’on la dimensionne et cetera euh et ça c’est

Censé venir rémunérer entre autres les agriculteurs nous ce système on connaît plutôt bien parce qu’on a en France le label bacarbon qui fait déjà la même chose même de manière plus large parce que c’est pas uniquement sur les les absorptions euh on voit que c’est des systèmes qui sont quand même assez

Lourds à mettre en place assez difficile donc il y a vraiment un une marche à monter pour passer à des systèmes qui passent voilà des systèmes plus massifs d’incitation euh et pour vous donner un ordre de prix un ordre de de grandeur des prix par exemple on sait aujourd’hui

De projets label bacarbone en grande culture qui vont donc tourner autour de ces leviers introduction de couverts intermédiaires et cetera on sait que réduire d’une tonne enfin c’est un mix réduire et séquestré là pour le coup ça coûte à peu près 100 € la tonne de CO2

Et le souci c’est que là on on est sur des mécanismes qui sont pas réglementaires qui sont Pasin peu financés par le le public je crois qu’il y a les dem euh une partie peut être financée par le public mais globalement c’est des systèmes qui vont être financé

Dans des CADES de marché carbon volontaire privé et là on a des prix à la tonne qui sont autour de 30 €. vous voyez bien que de 30 à 70 100 on n pas du tout couvert le prix de de la tonne donc il y a vraiment des dispositifs à

Mettre en place pour réellement inciter de manière beaucoup plus massive au au maintien et au développement de ces stocks c’est certain la le fait que aujourd’hui les sols français soit plutôt émetteur de c’est quelque chose qui est également valable pour l’Europe dans son ensemble euh au

Niveau des sols agricoles où il y a des grandes disparités alors il y a une situation qui est très notable notamment c’est le cas allemand làdedans qui est encore plus émetteur que nous euh parce que les Allemands notamment cultivent pas mal sur des sols qui étaient dans

Des tourbières donc en fait c’est des cultures sur des sols drainés et ça tout de suite ça fait enfin ça c’est des émissions énormes donc c’est pour ça qu’il y a aussi un enjeu tourbière autour du stockage carbon dont on n pas parlé qui est très important mais qui

Est assez restreint sur l’Allemagne donc il y a dans le cadre du cadre certification européen des absorptions il y aura une méthode probablement autour des tourbières euh et c’est c’est vraiment un sujet à part mais pour pour le coup qu’ a une géographie assez spécifique puisqu’on parle de

L’Allemagne du coup j’ai une question qui me vient à l’esprit euh une des choses que les Français savent peu c’est que une des contributions des énergies renouvelables électriques significatives en Allemagne c’est le biogaz la méthanisation pour laquelle si mes informations sont exact ils ont dû mettre pas loin d’un million d’hectares

En culture pour du maïs fourrage et ça un lien direct avec ce que vous venez d’évoqué là sur la mise en culture des tourbières ou c’est deux sujets qui sont pas directement connectés alors je su je saurais pas répondre là-dessus en revanche il y a un arbitrage qui est

Intéressant sur le stockage entre le stockage carbone et ce qu’on met en substitution énergie puisquen France par exemple dans la SNBC on a donc c’est une augmentation massive qui est prévu des cultures intermédiaires et là-dedans on met une partie qu’on appelle notamment des cpans donc des cultures pièg à

Nitrate qui là pour le coup doivent retourner complètement au sol et sont là vraiment pour faire du stockage carbone mais il y a une une autre partie alors c’était la moitié sur la snbc2 je sais pas ce que ça veut devenir sur la 3 mais qui sont destiné à être avOcatiOn

Énergétique et donc largement aller dans les méthaniseurs et donc là aujourd’hui on a du mal à faire ce bouclage biomasse où est-ce qu’on l’envoie et Ben se pose la question effectivement qu’est-ce qu’on va laisser effectivement au sol vers du stockage carbone et qu’est-ce qu’on va choisir de mettre dans des dans des

Métaniseur et dernière petite question est-ce que dans le stockage carbone par les sol il y a des conflits d’objectifs avec la biodiversité parce que moi je vois un domaine dans lequel c’est plutôt convergence et si on garde les prairies en général c’est plutôt mieux que les grandes cultur pour la biodiversité mais

Est-ce qu’il y a des domaines dans lesquels il y a des conflits d’objectifs évidents entre augmenter les puits et préserver la biodiversité pour les sols agricooles alors sur les sol agricoes c’est plutôt convergent je regarde Sylvie Perlin Perlin c’est bon c’est plutôt convergent globalement il y a pas

De après on peut avoir des effets pervers mais qui vont être liés pas forcément à la biodiversité mais à d’autres gaz à effet de serre c’est ce qui a été dit sur les couverts intermédiaires ajouter de la biomasse produire davantage si c’est pour mettre de l’autre côté davantage d’engrais pour

Les fertiliser et donc avoir une augmentation d’émission là ça marche pas donc sur sur biodiv on est plutôt bien par Revan j’ai quand même le besoin d’adapter des systèmes économiques et ce qu’on disait sur les praires effectivement bah ça veut dire avoir des systèmes herbagés ça veut dire les avoir

Favorisés avoir des des a planter des a ça veut dire voilà je sais plus je crois que c’est on calcu avec moins 12 % de rendement ou quelque chose comme ça ça veut dire avoir des systèmes mécaniques économiques adaptés à ça entretenir des ça un cout même si évidemment ça ça va

Aussi avec des revenus complémentaires puisque le le le bois de C va aussi aller au bois énergie enfin en tout cas c’est ce qui est envisagé quoi si je résume à court terme le conflit il est plutôt entre le porte-monnaie et les puit ok merci on va maintenant passer

Aux questions de la salle en gardant la même règle que tout à l’heure alors qui euh j’ai vu une tout à fait au dernier rang voilà et pour le moment je ne vois que quatre bras masculin se lev donc oui oui oui non mais donc donc après il m’en faudra une voilà

Donc Eloïse la première c’était tout au fond la première main qui s’est élevé là au dernier r C’est bien j’aime beaucoup les sacrifices pour poser des questions est-ce qu’il marche oui d’abord merci à Monsieur Jean covissi pour ses vidéos YouTube et ma question c’est un peu sujet ça non

Hésitez pas à vous présenter au moment où vous posez la question de manière concise et à parler bien fort près du micro merci yes donc moi c’est Willy batrix je travaille à la caise des dépôt en tant que data scientiste ma question ça sera sur l’artificialisation des seuls et leur impact en fait

Sur le CO2 que qu’on peut mettre dans dans les sols et parce que en fait on voit beaucoup euh des gens qui font des belles promesses sur l’artificialisation égale à zéro très rapidement et en fait on peut se poser vraiment des questions importantes là-dessus quand on est dans des grands groupes donc voilà

Question qui veut se lancer voilà alors euh l’artificialisation donc c’est un des principaux leviers de pour justement arriver au puit souhaité en en 2050 dans la SNBC c’était à hauteur de 5 millions de tonnes de CO2 qu’on gagne par rapport à 2015 dans les snbc2 euh nous ce qu’on avait regardé c’était

Les é c’était un levier c’est le fait d’arrêter l’artificialisation ouis d’accord oui c’est du ST ouais et et donc on avait comparé avec ce qu’avait fait France strateggie CGDD et le scénario after 2050 et pour le coup mais comme pour toutes les SNBC tous les leviers de stockage sont très ambitieux ils sont

Toujours dans les fourchettes maximum des scénarios des études donc là effectivement ça demande d’arriver au zân que de au zéro artificialisation nette et ça ça passe par un niveau de densification accrue de l’urbain existant ça passe pas ça passe par euh euh enfin c’est pas ça va pas être de la

Renaturalisation ça va être principalement densifier l’existant et construire sur l’existant et cetera et cetera mais en tout cas les projections qui étaient faites dans la SNBC étaient dans les clous de ce qui était dans les études existantes à horizon 2020 mais ça veut pas dire voilà c’est quand même très exigeant politiquement

Oui oui bien sûr comment est-ce qu’on artificialise les sol le le le la surface de l’océan il y a il y a un sujet marin là-dessus notamment quand on va construire agrandir des ports il y a tout ce qui est dig et cetera mais avec toute la projection qu’on a aussi sur le

Développement de l’éolien offshore on va artificialiser enfin on va mettre et cetera et il y a pourtant des solutions qui existent et que j’essaie de promouvoir porté par des scientifiques qui qui qui qui sont toutes ces infrastructures maritimes à impact positif c’est-à-dire qu’en fait c’est de l’eccoesign industriel et qui est

Valable aussi à terre mais dont j’entends jamais ou pas beaucoup parler c’est que aujourd’hui dans les structures artificialisées on peut si on conçoit si on choisit les matériaux pour le marin c’est vraiment pertinent et et la la la géométrie des matériaux on va favoriser l’effet récif l’effet réserve

Et et donc pourquoi pas envisager même dans ces champs de développer de l’aquaculture ça c’est un sujet j’essaie beaucoup de porortter au niveau européen il semblerait qu’il y ait un projet qui commence à voir le jour aux Pays-Bas mais c’est un véritable enjeu qui est aussi un enjeu

Maritime merci alors il y avait une question deuxième c’est ça oui trè une question là bonjour et merci beaucoup donc moi je travaille chez je travaille chez Bloom donc j’aurais pu faire une question sur les océans mais ce sera pas le cas euh vous nous indiquez madame de leuse

Qu’aujourd’hui il n’y a pas de déforestation et que les coupes se font typiquement voilà dans le sud sur pour faire du soja euh je vois aujourd’hui ce qui se passe du côté de la 69 à Toulouse c’est 300 hectares qui vont être réartificialisé et des centaines d’arbres qui vont être abattus euh voilà

Donc moi la question que je me pose aujourd’hui c’est est-ce qu’il n’y aurait pas une régulation qu’est-ce qu’on peut faire en terme juridique de régulation pour dire aujourd’hui stop tout ce qui constitue un puit potentiel de carbone doit être d’une certaine manière sanctuarisé oui alors je connais pas d’IER en

Particulier mais de manière générale quand il y a une volonté comme ça d’artificialiser pour des questions politique publique pour le coup hein il y a une obligation de compensation en fait donc les forêts qui vont être coupées il va y avoir de la transformation de terrain ailleurs pour reconstituer la forêt enfin ça

C’est non c’est dans le Code forestier en tout cas alors toute façon enfin c’est c’est c’est une vraie question au niveau changement comme ça d’usage des sols ça je suis d’accord mais c’est peut-être quand même des toutes petites surfaces par rapport à l’ semble euh par

Rapport à la gestion en général quand on coupe une forêt en fait c’est dans le renouvellement normal de la forêt pour rajeunir la forêt et la rendre plus productive pour le coup là philipsier il a il a fait un article récent dans Nature qui montre à quel point c’est les

Forêts les plus jeunes qui ont fait le pub principal de carbone ces dernières années donc c’est quand même important d’avoir ça en tête parce qu’ on dit toujours les vieux arbres ils vont ils vont capter plus de carbone alors c’est vrai que ce qui fait que un arbre cap B

Cararbone c’est sa photosynthèse c’est ce ce phénomène photochimique qui utilise l’énergie du soleil donc ça c’est quand même magnifique qui récupère les molécules de CO2 et qui fixe alors qui fait de l’oxygène au passage et qui fixe ces molécules carbonées longues dans le bois euh ce système-là effectivement quand les arbres sont plus

Gros en bonne santé ils vont capter plus par contre quand on regarde à l’échelle d’une surface donc nous forestier on Rion on risonne à l’échelle d’un hectare à peu près d’un d’un stade de foot mais enfin peu importe on le fait au mètre carré c’est pareil euh en fait on met

Plus de petits arbres que que de gros donc globalement euh si on regarde des des systèmes homogènes en âge euh en général on a le maximum de de captation de pompe à carbone pour des résinux autour de 30 40 ans et pour des feuillux autour de 50 60 ans Alors c’est c’est

Pas forcément euh enfin comment dire c’est pas forcément quelque chose qu’on entend beaucoup hein mais en tout cas c’est c’est comme ça que ça se passe alors je dis pas du tout qu’il faut couper à 30 ans des résineux et à 50 ans des feuillux sûrement pas euh on est

Plutôt autour de 150 200 ans pour des du chînne par exemple où on est à 70 80 ans pour certains résineux donc c’est pas du tout ce que je veux dire hein parce qu’il faut qu’on on arbitre entre stock et flux mais il faut quand même

Comprendre que il y a une enfin c’est important de rajeunir et et d’avoir un une forêt qui capte qui continue à capter donc effectivement ce que vous dites c’est on se dit voilà c’est choquant il y a toute une surface qui va arrêter d’être un puit ça va a créer une

Datte carbone B ça va renforcer quelque part la pompe à carbone dans quelques années enfin voilà il faut regarder un peu l’ensemble euh bon après par contre l’artifalisation même ça ça revient à la question du début alors attendez comme j’ai euh madame vous aviez une question et je

Vous ai SAÉ oui alors et on va privilégier les gens qui n’ont pas encore posé de question euh désolé donc là je vois deux mains qui sont levés qui sont pas éligibles il y a une main au fond là-bas là qui ouais ouais parceque j’ai les noms

Il y a une main au fond là-bas et après j’ai repéré la troisème femme qui posera une question avec la deuxième je sais déjà qui c’est alors il faut pardon il faut allumer le micro test c’est bon ok juste en France on considère les forêts

Comme des puits on va dire humains de de carbone on a vu en 2022 c’était les chiffres qui étent donnés tout à l’heure sur les 100 a largué 7 millions de tonnes de CO2 est-ce que donc je comprends que la captation qui vient de la photosynthèse sur le territoire

Français est considéré comme humaine donc elle peut rentrer dans les captation humaine est-ce que quand on il y a des incendies qui peuvent considérer des volumes important de CO2 est-ce que c’est considéré aussi comme des émissions humaines ou est-ce qu’on considère simplement il ils apparaissent

Pas en gr est-ce qu’il y a une cohérence sur le périmètre forêt entre c’est compte pour nous quand ça nous arrange mais on compte pas pour nous quand quand ça nous arrange pas voilà alors l’organisme qui s’occupe de de ces informations là de d’émission c’est le site pas hein qui qui fournit qui

Calcule pour les ministères toutes ces émissions et à la fois d’ailleurs pour le secteur des terres et et pour pour les émissions aussi des industries tous les secteurs et ils prennent bien en compte les incendies en revanche euh c’est un point important pour moi pour les incendies de forêt en particulier

Euh c’est qu’en fait il considèrent l’émission immédiate euh donc il y a plein d’hypothèse derrière he peu importe mais il considèrent l’émission immédiate alors je pense pas que ça soit 7 millions hein mais bon je sais pas quel chiffrees vous avez entendu mais c’est en tout cas il considèreent les

Émissions immédiates et euh enfin dans les dernières années on était autour de 0,5 % du total des émissions on a quand même un un incroyable système de défense contre les incendies en France faut quand même le dire c’est très remarquable par rapport à d’autres pays en particulier dans le pouretour

Méditerranéen euh et là en 2022 ça ça a un peu augmenté à 3 4 % mais on reste quand même dans des choses assez mesurées en revanche euh ce qu’il faut savoir c’est côté forestier parce que là on a beaucoup travaillé là-dessus récemment à l’Office National des Forêts

Euh c’est que quand on a une forêt incendiée c’était pas le cas quand on a on avait des incendies qui étaient uniquement dans le pourtour méditerranéen parce qu’on a des systèmes en fait qui sont plus lâches il y a moins d’arbres euh souvent on a un

Passage rapide du feu derrière on a des chaînes vertes qui qui ont une bonne résistance donc en fait on a un peuplement qui derrière assez résilient et redémarre quand on a eu des incendies sur des des systèmes beaucoup plus euh comment dire concentré en particulier la dans le

Sud-Ouest mais on en a eu aussi en Bretagne enfin c’est quand même dingue en Bretagne en grand test et là ces forêtsl elles ont été beaucoup plus impactées par les dégâts des incendies et et en particulier en fait un an ou de après on on est quasiment obligé de de

Finir de couper les derniers arbres qui restent parce qu’en fait il n’arrivent pas à redémarrer où ils sont fragilisés ils tombent à cause de coups de vent et en fait c’est quelque part dans le calcul du puits de carbone c’est considéré comme une perte totale du

Stock c’est suivi comme ça dans par le site pas et et donc en fait c’est imputé au fait que le puit baisse ça fait partie des des événements qui vont faire baisser le puit par contre c’est pas directement imputé aux incendis donc voilà c’est la réponse elle est un peu des deux

Côtés alors alors cette FO vous après merci beaucoup Isabelle pion je travaille au ministère de l’Agriculture et je vais rejoindre prochainement l’équipe de l’appui au politiqu publique àine Ra et on parlait pas mal des des conflits d’objectifs moi ce qui me vient à l’ prit c’est l’eau les réserves en

Eau douces parce que si on veut augmenter la biomasse pour faire du carbone il faut de l’eau et est-ce qu’on a regardé dans les scénarios euh euh avec les les évolutions de sécheresse et les besoins de faire plus de biomasse si on a assez d’eau pour le faire est-ce

Que les changements de pratique par exemple avec peut-être des réductions de pratique irriguées vont compenser enfin voilà je voulais savoir si ça aussi ça va êté regardé dans dans les études global euh en plus du carbone merci alors ça va être rapide non euh mais et de manière générale je

Peux étendre en disant on a vraiment du mal à prendre en compte tout ce qui est changement climatique dans ces projections depuis donc typiquement moi à ma connaissance il y avait pas d’hypothèse sur de la restriction d’eau dans la manière dont on calculait la biomasse à venir sur les trajectoires

2050 et de la même manière que dans les études sur la forêt on on on voilà alors on on dimensionne des chocs on choisit une fréquence de choc et cetera mais en réalité encore aujourd’hui on en a un trucù on se dit bon bah ok là il y a eu

Ses sécheresses répétition ça nous fait un gros trou dans le plis mais on va retrouver un niveau de mortalité raisonnable et cetera mais on a on a beaucoup de mal encore aujourd’hui à modéliser les changements climatiques la manière de si tuux ouais pour la forêt je veux bien compléter parce que

Effectivement là dans l’étude dont on a parlé récemment au départ sur les la partie forêt c’est plutôt une méthode ologie HGN l’inventaire forestier national qui effectivement projette une baisse de la production une augmentation de la mortalité une augmentation des crises ok par contre moi je pense que ce

Qui est intéressant avec le système forestier c’est un système de temps long donc aujourd’hui on avait un puit important parce qu’on avait une augmentation de la forêt au siècle dernier mais par contre si on se projette demain ce que nous disent les scientifiques alors en particulier l’INRA c’est que enfin globalement les

Conditions de de température et de sécheresse qu’on va connaître dans le nord de la France c’est un peu celle qu’on observe déjà dans le sud de la France et alors enfin si on y va macro avec des gros sabots euh si en 200 on

Est à peu près à ça ce qu’il faut voir c’est qu’aujourd’hui en stock moyen de carbone en Méditerranée là on est à 35 tonnes de carbone à l’hectare dans la le reste de la la France on a on a quand même des conditions pédoclimatiques assez diversifié a océanique continental

Ou montagnarde mais on est toujours autour de 80 90 tonnes de carbone à l’hctare et donc les les les chercheurs ils nous disent ah faudra que vous vous habituez à avoir des forêts moins hautes donc ça déjà nous on on prend un peu un peu dans la figure mais en fait il

Faudra s’habituer aussi à avoir des forêts qui auront peut-être deux fois trois fois moins de carbone et et donc ça veut dire que là on a parlé depuis ce matin de l’articulation qui a entre stock et flux et quand on parle de carbone c’est que cette question là

D’articulation entre stock et flux donc on est en permanence en train de d’avoir un compromis de pas trop baisser le stock on en a beaucoup parlé pour les sols mais c’est vrai pour la forêt c’est vrai pour tout et et de garder la pompe donc moi j’ai peut-être plutôt parlé de

De garder la pompe he mais cette articulation entre les deux elle est en permanence dans le débat mais si on se projette un peu loin faut quand même qu’on a ça en tête dans le paysage donc il y a peut-être un moment il faut qu’on

On se disent ok on sait qu’on va baisser mais par contre il faut qu’on qu’on accompagne cette transition pour garder une pompe je voudrais juste compléter une question parce que il se trouve que moi je vis dans une forêt et comme on a plus on a 70 hectares dont 502 forêts on

Nexploite rien du tout moi ce que j’observe à propos de l’eau et c’est du coup je complète la question de Madame c’est qu’avec toutes les tempêtes on a beaucoup d’arbres qui tombent et quand les arbres tombent on s’aperçoit que les racines sont rester en surface ne sont

Pas ou alors il y a pas d’accroche et parce que le sol en fait est est sec en profondeur donc c’est une je je prolonge la question de Madame parce que est-ce qu’il y a pas une espèce de bombe à retardement avec des forêts qui sont beaucoup plus fragiles parce qu’elles ne

Sont pas vraiment ancrées dans le sol alors c’est plein de de contexte très différent alors enfin c’est difficile de répondre pour le cas de votre forêt particulier mais mais mais par contre c’est nous on l’observe mais il y a une sécheresse qui est là qui dans ce cas-là enfin ça date depuis longtemps

Parce que si vous voyez le racine les systèmes racinaires très en en surface c’est que c’est ancien c’est que c’est ancien pour pour pour le coup c’est vrai que ça va dépendre peut-être des essences d’arbres par exemple on a des choses très intéressantes par sur mon

Ventou dans le avec le cas du Cèdre c’est vraiment super intéressant parce que c’est une essence qui était capable de d’aller récupérer de l’eau très très très loin dans des failles et ça lui permet de tenir par exemple dans des contextes très enfin voilà donc mais par contre ça dépend complètement des

Contextes il y a des contextes où les sols sont effectivement très difficile et et si on a en fait ils sont asséchés historiquement non on a des sécheresses qui sont plus importantes ce qu’on on voit en fait c’est qu’on a des sécheresses qui apparaissent plus tôt avant on avait des sécheresses en

Juillet août maintenant on les a en juin jusqu’à septembre et on voit que les projections c’est de nous dire qu’on va les avoir en de mai à octobre et et donc la difficulté c’est que voilà les arbres ils vont avoir un mal fou à tenir c’est plutôt

Ça alors dans toutes les mains qui non non mais Dominique ça tu as déjà passé ton tour de parole à la session précédente je te laisse prendre une question du fond ouis on va prendre une question du fond allez ou sera on deux questions puis on on ira tous

Déjeuner bonjour Rachelle neanfunder de la Banque Postale donc j’ai compris que 25 % de la forêt donc publique est-ce que on est dans les mêmes proportion publi privé sur les zones permettant le carbone bleu donc M R et cetera je sais pas en fait si les zones côtières ont une même répartition

Entre propriété privée et propriété publique et dans les deux cas est-ce qu’on observe une qualité de la forêt ou de la capacité d’absorption meilleure sur la forêt publique qu’on pourrait imaginer gérer de façon plus durable concernant les la mer euh tout est public il n’y a qu’un domaine public

Maritime et qui a éventuellement des euh des concessions qui sont parfois la le domaine public maritime est géré non ce qu’on a créé c’est des aires marines protégées peut-être que c’est ça ça va mais ça reste ça reste public et et là où on crine ces air marines protégé

C’est c’est un vrai sujet en ce moment d’ailleurs on a un objectif j’ai oublié de le dire à l’échelle européenne on a voté une loi sur la restauration de la nature avec des objectifs de restauration de 30 % d’air protégée qu’elle soit terrestre marine à l’objectif à l’horizon 2030 et également

De création de tourbière 10 % ce qui a fait un peu réagir aussi les agriculteurs sur ce sujet euh non l’intérêt des air marines protégé à mon sens et puis je passerai la la la réponse le micro pour pour la partie terrestre c’est d’avoir une gestion collective c’est c’est-à-dire

Que ce sont tous les acteurs de la mer qui ensemble essaient de gérer cet espace et là où il y a de la la concertation c’est plus efficace il y a des jolies il y a de belles réalisations par exemple en Méditerranée du côté de de porortamarg c’est même les pêcheurs

Eux-mêmes qui participent à qui ont décidé de préserver la posidonie parce qu’ils savent que les poissons qu’il ça ça crée un effet réserve et cetera non mais c’est que public voilà enfin moi je vais bien répondre pour la partie forêt c’est enfin faut pas dire

Du tout ça en fait parce que vous avez une diversité même déjà en forêt publique vous avez une diversité de choses en revanche globalement ce qu’on peut quand même dire je vous ai dit tout à l’heure que le puit c’était l’héritage du siècle dernier on a on a carrément

Depuis 1850 c’était le minimum qu’on avait de niveau forêt on a doublé la surface forestière on est passé de 15 à 30 % du territoire et on a triplé le volume sur pied et la forêt publique ce qu’elle a de très différent par Rapp à la forêt privée c’est que elle est plus

Stable en surface donc on a moins augmenté en surface donc on a une on a des forêts qui sont on va dire plus matures parce qu’elles ont plus de recul historique et donc globalement on a 25 % de la surface on a 28 % du stock parce

Qu’on a des forêts plus matures et on a 22 % du du flux du puit donc enfin c’est juste pour vous donner une ordre d’idée mais c’est juste un un reflet de la maturité euh en revanche non faut surtout pas dire un truc aussi simpliste que ça

Parce que c’est ça n’a pas de réalité et je me permets de compléter la partie marine parce que en fin de compte la mer c’est en trois dimensions et c’est parce que c’est pas uniquement le rôle de l’État mais notre rôle à tous de préserver cet espace moi j’ai lancé il y

A 5 ans avec d’autres avec l’Institut français de la mer et une océanographe Françoise gaay un appel pour que l’océan soit reconnu comme un bien commun de l’humanité et c’est vrai c’est pour essayer d’amener et de mobiliser la responsabilité individu et collective parce que il y a un moment on dit c’est

À l’État c’est aux agriculteurs c’est au pêcheurs je crois que c’est à nous collectivement aussi jeanmarque avant de finir ou on a commandé on a commencé avec 10 minutes de retard donc on va encore prendre deux questions d’accord alors alors y en avait une devant là depuis

Longtemps OK et après on finira par cine qui qui parlera au nom du shift non non non c’était là super bonjour je m’appelle Alvin opler je suis doctorant au LSCE sous la direction de philiciier et du coup je me demander une question par rapport à à tout ce que

Fait l’ONF au niveau de la prospective de politique publique par rapport au coupras parce qu’au final là c’est quelque chose qui touche un peu ben les sols et les forêts donc les coupras ça a vraiment détruit les sols en terme de biodiversité et ça aimé beaucoup enfin comparé à différentes autes techniques

De de de management forestier et je me demandais comment l’ONF euh euh enfin prospecter ce genre de politique publique voilàci alors la question des coupras qui fait effectivement les les chougras des de la presse euh il y a eu une expertise récemment là il y a qui est

Sortie l’année dernière he sur ce sujet-là qui fait un point assez important là-dessus euh dans les les pratiques en fait je pense que il faut quand même cadrer la définition de ce que c’estc une couprase c’est vraiment une coupe complète et et quelque part en fait ce qui est associé souvent c’est la

Coupe qui est associée à une sylviculture un peu industrielle enfin voilà il y a tout un ensemble et en fait le après aussi pour repeupler le la surface qui a été coupée comment on régénère et en particulier des plantations avec par exemple des labours en plein donc c’est le combo là total

Qui est vraiment problématique alors nous on a quelque part de la chance à l’ONF parce que dans notre département Recherche Développement Innovation on a deux spécialistes du sol qui travaillent vraiment sur ce sujet-là depuis plusieurs années et en fait benah nous ce qui nous intéresse c’est euh en

Particulier le carbone du sol on était quand même vraiment euh dans les premiers à bosser sur ce sujet- là et en particulier comment protège ce carbone du sol parce que en fait effectivement on n pas de mesure pour en a rajouter hein c’est ce que disait Sylvain tout à

L’heure mais par contre il faut qu’on fasse attention à pas en perdre et en particulier pas en perdre c’est euh faire une coupe quand on a déjà une végétation acquise donc on fait beaucoup de régénération par enfin rén régénération naturelle c’est-à-dire qu’on a déjà des smis donc dans ces

Cas-là il y a pas de problème quand on fait des plantations parce qu’on en fait aussi pour changer d’essens en pour l’adaptation on fait des travaux localisés donc là on fait attention à pas perdre de carbone on fait attention à à garder aussi des éléments des arbres

Dans dans le système pour garder une trame voilà donc là on a un ensemble d’éléments qui permettent de faire des coupes sans faire de de risque derrière de perte donc il faut pas forcément caricaturer en disant ah là ce système là qui va faire la plantation machin derrière avec un travail complet en

Plein et on va perdre 20 % de carbone si on le fait proprement on perd pas de carbone donc ça je pense qu’il faut quand même voilà pas caricaturer euh en revanche il y a quand même un point important c’est que à un moment quand on a des forts d’épérissement il faut quand

Même se dire que on peut pas laisser comme ça il faut valoriser les bois autant qu’on peut pour garder un peu de carbone dans les produits forestiers et puis faut derilleurs préparer une forêt pour demain et il faut le faire de manière respectueuse et alors pour le

Coup c’est pas que les les les coupes enfin là vous parlez des coupes on est on travaille beaucoup en forêt publique mais les forestiers privés aussi en sont très conscients sur l’ensemble des pratiques qui sont respectueuses des sols parce que nos sols c’est le socle de la vitalité des forêts et c’est aussi

Sur les tassements parce qu’on met des grosses machines euh et par exemple après la tempête de 99 on s’est aperçu que c’était la catastrophe donc là on a mis en place des tas de systèmes pour en particulier pour obliger les machines à passer que dans dans des dans des chemins qui sont

Pour eux et où ils repassent tout le temps voilà c’est des chemins B qui sont un peu abîmés mais par contre ils vont jamais ailleurs on fait attention aussi quand on récolte parce que les systèmes forestiers c’est des systèmes qui fonctionnent sur le flux et pas sur les stock contrairement à l’agriculture donc

On fait attention à à garder en particulier les les menus bois et les feuilles pour le cyle biogéochimique enfin voilà on a tout un ensemble de systèmes qui qui sont très importants pour garder nos sols et ça enfin voilà par contre je pense qu’il faut pas cristalliser et dire ah bah là c’est

L’ensemble je pense qu’il y a quand même une diversité donc parfois on voit un truc que focus une photo machin faut pas caricaturer trop oui bonjour moi donc c’était pas des questions mais juste une petite remarque pour présenter le projet agriculture du qui a été lancé là pour un an un an et

Demi donc j’en ai la charge avec Corentin qui est à mes côtés et par ailleurs je suis aussi agricultrice sur une ferme de grande culture o j’essaie de stocker du carbone quand il y a de l’eau effectivement et et je voulais juste ajouter que ça nécessite de

L’azote aussi de stocker de la matière organique donc en fait c’est que un compromis à trouver en fait en agriculture juste le le projet agriculture rapidement l’idée c’est à partir de d’un état des lieux des on va dire pardon oui des contraintes non à partir de tout les contraintes

Physiques qui conditionnent en fait les systèmes agricole français aujourd’hui alors métropolitain parce qu’on n pas le temps de d’aller tout explorer d’essayer d’imaginer des trajectoires de transformation de nos systèmes qui intègre justement en fait tous ces défis qui sont assignés aujourd’hui au secteur agricole de réduire ses émissions de gaz

À effet de serre avec la particularité qu’elles sont majoritairement non énergétiques c’est essentiellement du carbone du méthane pardon et du protoxyde d’azote pas forcément pilotable maîtrisable comme une consommation de carburant s’adapter à l’évolution du contexte et du contexte pédoclimatique on a beaucoup parlé de sol mais c’est la

Base en fait d’une activité agricole c’est d’être adapté à un terroir à un climat et aujourd’hui tout est bousculé à une vitesse qu’on maîtrise pas donc c’est compliqué pour choisir des essences forestières à planter mais on se pose aussi beaucoup de questions sur les cultures à à mettre en place et il y

A un effet météo annuel tellement variable qu’on sait plus si on doit se met très tôt pas assez tôt en attend enfin bref c’est ça devient vraiment compliqué euh en plus bah il faut stocker du carbone pour effectivement améliorer la résilience des systèmes pour contribuer aussi à la

La réduction de de de de l’impact climatique et puis il faut produire de la biomasse pour tout le monde parce que tout le monde veut de la biomasse agricole et forestière et on est n’est pas capable aujourd’hui d’imaginer combien on va être capable d’en produire en conditions énergétiques et climatiqu

Restreintes voilà donc ce sont des très gros challenge il y a pas de solution simple ça sera que des compromis à trouver des solutions hyper locales même si la réflexion les enjeux se détin à une échelle vraiment mondiale avec des politiques qui se décident aussi à des niveaux nationaux et internationaux et

Juste pour finir on fera cette transition que s’il reste des actifs agricoles et si on veut garder des actifs agricoles il faut qu’il gagne leur vie et donc la question des des prix et de l’économie des systèmes elle est cruciale voilà donc si on est là à

Vos disposition pour tous ceux qui ont envie de venir échanger avec Corentin et moi merci et merci mesdam [Applaudissements] [Musique] merci

Share.

20 Comments

  1. Il est important que chacun, à sa mesure, réalise des actions concrètes de développement durable. Pour ma part, je remets au goût du jour des anciens vélos (que j’électrifie même) et je construis un proto électrique à deux places à recharge solaire. (Que je finance avec la vente de mes vélos). Enfin tout ceci est visible sur ma chaîne ! 😊

  2. 🎯 Key Takeaways for quick navigation:

    04:03 🌳 Concerns regarding carbon sinks in forests became significant around 2019 with discussions on achieving carbon neutrality by 2050, as forests were seen as crucial carbon sinks.
    07:29 🌲 Efforts to manage forests considering carbon sinks have intensified, especially due to climate change impacts like wildfires, emphasizing the need for resilient tree species and reforestation efforts.
    10:31 🌍 Across European countries, there's a shared concern about declining carbon sinks in forests, accentuated by initiatives like the Green Deal, aiming to set targets for carbon sinks.
    11:28 🌿 French forests are regulated to prevent deforestation, with strict guidelines ensuring sustainable management, although efforts to enhance forest resilience and genetic diversity are ongoing.
    14:44 🐦 Balancing carbon sink management with biodiversity preservation in forests is crucial, requiring strategies like maintaining old-growth areas and connectivity for biodiversity while managing other forest sections sustainably.
    15:37 💡 Incorporating carbon storage objectives into wood product manufacturing processes could become part of forest management goals, although challenges regarding incentivization remain.
    16:04 🌳 Wood products can significantly contribute to carbon sequestration, emphasizing the need for sustainable forestry practices.
    19:08 🌊 Oceans play a crucial role in climate balance, yet they are often overlooked in policymaking, highlighting the importance of integrating oceanic solutions into global climate strategies.
    21:15 🌍 Efforts to include blue carbon (carbon stored in coastal and marine ecosystems) in climate legislation are underway in Europe, underscoring the need for a comprehensive understanding and legislative framework for oceanic carbon sequestration.
    26:13 🚢 Addressing maritime transportation emissions is essential for overall carbon reduction, with a focus on mitigating impacts on biodiversity and recognizing marine ecosystems as carbon sinks.
    29:52 🔀 Integration of climate and biodiversity policies is crucial, highlighting the need for a holistic approach to environmental management at both national and international levels.
    32:24 🌊 Pollution from land to sea, such as pesticides and untreated sewage, poses a significant threat to marine ecosystems, affecting not only biodiversity but also coastal economies like tourism.
    34:44 🌱 Studies by INRAE in 2013 and 2019 highlighted the potential for carbon storage in French agricultural soils, with a focus on maintaining and increasing soil organic matter to enhance resilience.
    36:08 💰 Existing mechanisms like the EU's Common Agricultural Policy (CAP) offer conditional support for practices that maintain carbon stocks in soils, but more robust incentives are needed to encourage widespread adoption.
    38:39 🌍 EU regulations like the LULUCF aim to increase carbon storage in terrestrial and marine ecosystems, setting ambitious targets for carbon sequestration, but effective financing and policy support are necessary to achieve these goals.
    42:25 🌿 Maintaining prairies and adopting agroecological practices in agriculture generally aligns with biodiversity conservation efforts, although careful management is required to balance carbon storage objectives with other environmental concerns like emissions and land use.
    47:19 🌳 Halting urbanization is a key lever to achieve desired carbon sinks by 2050, requiring increased urban densification and construction on existing areas.
    49:16 🌊 Innovative marine infrastructure designs can promote eco-friendly practices such as reef effects and aquaculture, contributing to positive carbon impact.
    51:13 🌲 Forests subject to deforestation due to artificialization are compensated by reforestation efforts elsewhere, as mandated by the forest code, to maintain carbon balance.
    52:19 ☀️ Younger forests, not older trees, are more effective at carbon capture, emphasizing the importance of forest rejuvenation for sustained carbon sequestration.
    54:46 🔥 Forest fires contribute to immediate carbon emissions, impacting carbon sinks, but the regeneration process differs between forest types, affecting long-term carbon balance.
    56:50 💧 Climate change effects, like increased drought, challenge traditional forestry projections, highlighting the need for more robust modeling incorporating climate variables.
    59:03 📉 Forestry projections often overlook water scarcity impacts on biomass production, indicating a need for comprehensive assessments integrating climate change effects.
    01:01:38 🌳 Balancing forest stock preservation with maintaining carbon pumps is crucial amid changing climatic conditions, requiring careful management to adapt to evolving forest dynamics.
    01:03:32 🌳 Climate change is causing earlier and prolonged droughts, affecting tree resilience and making it challenging for them to survive.
    01:04:59 🌊 Marine protected areas are crucial for conserving biodiversity and restoring nature, with a target of 30% protected areas by 2030 in Europe.
    01:06:35 🌲 Forests in France have doubled in area since 1850, with public forests being more stable and mature compared to private ones.
    01:09:55 🔍 The French National Forest Office (ONF) prioritizes soil carbon protection during forest management to prevent carbon loss, especially during regeneration and planting.
    01:13:01 ⚙️ Agricultural systems must adapt to changing climate conditions and reduce greenhouse gas emissions, emphasizing soil health and carbon storage.

    Made with HARPA AI

  3. Pendant qu'on va nous emm*erder avec des mesures coercitives aux résultats dérisoirs, des tonnes d'obus sont fabriqués, puis lancés à tout va sur les humains et la nature, des monstres chars qui bouffent des hectolitres de carburant se balladent dans tous les sens, on va faire tourner les usines pour fabriquer des armes, mais on va nous em*erder pour nos déplacements et augmenter sans cesse le prix de l"énergie! Et combien d'énergie à mettre et combien de co2 rejeté dans l"atmosphère pour tout reconstruire?! Et tous ces gros riches qui font des sauts de puce en avion que doit- on en penser?! Levez- vous contre la guerre qui vient de plus en plus si vous avez une conscience écologique, vraiment l'être humain a totalement perdu la boule!

  4. Merci pour vos travaux et conférences.
    Juste une petite question/suggestion…
    Étant moi même très intéressé par ces sujets, débats, conférences… Je vois, ou ne vois plus, à force d'écoute, de futur possible en de bonnes conditions. Étant donné que vos conférences sont une chose et nos actions majeures, hélas, une autre…

    Quelles idées concernant les possibles "déprimes" de part ce doute sur le futur ?
    Pensez-vous, comme moi, que la baisse de natalité dans les pays développé comme la France soit lié à cette situation "sans lendemain" ?
    Que faire, que penser, face à toutes ces incertitudes ?

    Je vous remercie malgré tout pour votre optimisme, à toute épreuve.

  5. A 35 mn, l'intervenante dit que le non labour ne permet pas de stockage additionnel de carbone, ce qui semble l'invalider. Pourquoi ne dit elle pas que le labour, lui, destocke fortement le carbone du stock, via la réaction de Fenton? Il aurait été plus intéressant de décrire l'agriculture de conservation des sols. Les bilans humiques permettent facilement de mesurer en laboratoire le stockage ou destockage du carbone.

  6. Je suis vraiment gêné par l'expertise de la personne de l'ONF et son discours très discutable.
    Et ce à plusieurs reprises dans ses interventions. Suis-je le seul ?
    Je peux développer sur plusieurs points.
    Quels sont les coefficients de substitution pris dans l'étude C4 sur le BE et le BO. Qui a choisi ces coefficients, C4 ou ses clients ?
    Quelle cohérence avec l'expertise de Gaëtan DuBus, Philippe Leturcq qui avaient conseillé le volet forêt du PTEF.

  7. Si le non labour ne stocke pas de carbonne,il va alors falloir qu'on m'explique pourquoi jai des parcelles qui contenaient moins de 1% de matière organique en 1991, aujourd'hui ces mêmes parcelles sont au dessus de 7% de MO, après plus de 30 ans de semis direct en agriculture de conservation des sols .l'agriculture du Carbonne est un métier ,pour en parler un minimum de compétence et d'expérience sont nécessaires (ce n'est apparemment pas le cas de tous les "scientifiques").Il serait utile de distinguer non labour qui est un fourre tout ,ou chacun peut en avoir sa définition,non labour n'étant pas pour autant synonyme de diminution du travail du sol ,en effet le labour est parfois remplacé pas de multiples passages d'outils de déchaumage divers et variés, par ailleurs pas forcement source d'économie en matériel , temps de travail et carburant. L'agriculture de conservation ou régénératrice des sols ,par contre se pratique sans travail du sol , le seul outil est un semoir de semis direct sans mélange des couches de sol , pour la culture de vente et dès que possible des plantes de couverture sont implantées entre les cultures de vente de façon à ce que le sol soit toujours couvert de plantes capables de capter le soleil ,le but est que le soleil ne touche jamais le sol ,toujours des feuilles ,les plantes de couvertures une fois posées au sol paticipent fortement à stocker du carbone dans le sol.

  8. Pourquoi ne parlez-vous pas de la destruction des zones humides ( plus de 75%) alors que les zones humides captent plus de 100 voire 1000 fois plus que la forêt et pourquoi ne parlez-vous pas des mono essences qui sont sources de fragilité des forêts. Ne faut-il pas restaurer les 3¨% des zones humides dont les forêts alluviales, les futaies irrégulières, les ripisylves en bordure de rivières /// s'il était possible de revenir à la restitution des ces zones humides mal vues, et qui pourtant sont source de climat tempéré, et de qualité d'eau

  9. autant le captage du CO2 acidifie les sols, et cela permettait d'épurer l'eau et lui donner une meilleure qualité lorsque ce sont les zones humides ; lorsque le CO2 est capté par l'Océan, celui-ci s'acidifie et provoque la destruction des mollusques à coquille et des coraux.

  10. le stockage du CO2 selon les sols, acidifie les sols est contraire au maraîchage ; par ailleurs il y a une influence sur les pressions des plaques tectoniques et des recherches seraient à faire sur les liens avec les risques de tremblements de terre et de reprise des systèmes volcaniques …

  11. les compensations sont un leurre ; les zones humides qui couvrent que 3% ont été détruites pour plus de 75% ; or une zone humide met des millénaires pour se constituer. Ce n'est pas une histoire d'arbres, c'est une histoire de sols et de mycorhizes … qui permettent à ces arbres de vivre

  12. pourtant il a été démontré que les futaies irrégulières dont les hauteurs sont différentes alors l'humidité de l'air peut aller dans les sols, alors que les cultures agricoles ou forestières de façon linéaire amène l'humidité dans la haute atmosphère, ce qui assèche les sols, puis cette humidité retombe par trombes d'eau, inondations ou grêlons. Il importe donc d'avoir des hauteurs variées et pas sur n'importe quel sol pour conserver l'eau dans les sols. Le fait d'avoir des forêts avec des arbres de même hauteur, fait que les sols s'assèchent. Ensuite, les espèces d'arbres ont aussi un rôle à jouer mais pas mettre n'importe quelle espèce n'importe où. Les sécheresses vont continuer en raison des cultures intensives toutes de même hauteur.

  13. Pas d'évocation du biochar, un puit de carbone long terme, et potentiellement le plus important, lié également a l'amélioration des sols et de la biodiversité. Le biochar est évoqué dans une synthèse carbone 4 du shift project. Pas non plus d'évocation de l'évolution de l'agroforestrie en France et dans le monde, un type d'agriculture qui s'avère la plus resiliente face au changement climatique, puit de carbone lié à une modification profonde des techniques agricoles et du type d'alimentation.

  14. Ou , « La promesse des ARBRES, les garants de la BIODIVERSITÉ … Une nécessité impérative dans l’urgence , repeupler nos territoires en précieuses FORÊTS avec des espèces d’arbres résiliants . Votre dévouement et compétence nous sont indispensables. Merci infiniment !!! 🌍🤩🤩🤩🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊🕊👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏👏

  15. J'aimerais savoir si The shift project, l'ONF etc… ont connaissance des résultat de l'agro foresterie ? Des intervenants du collectif ver de terre production mettent des chiffres sur la table issus de la réalité en test grandeur nature sur des milliers d'hectares et des dizaines d'années. Leur conclusion, en synthèse, le carbone dans l'atmosphère est un non sujet. Et franchement au regard du pédigrée des intervenants et de la réalité dans laquelle ils s'inscrivent ils sont au moins aussi crédible que carbone 4 et le Shift project…
    Franchement j'aimerais savoir de quoi il en retourne.

Leave A Reply