La Chaire Agriculture Biologique met en lumière les travaux réalisés dans le cadre de ce troisième et dernier projet exploratoire conduit par les étudiants de Bordeaux Sciences Agro sur le thème de la fertilité des sols.Crédits carbone, bilan, émissions, stockage, séquestration…aujourd’hui le carbone anime de nombreux débats dans le monde agricole. Bien que l’agriculture constitue l’un des principaux secteurs d’émission de gaz à effet de serre, elle peut également jouer un rôle majeur dans la réduction de ces émissions. Comment ? En mettant en place des pratiques agricoles contribuant au stockage de carbone. Ces pratiques sont étudiées dans la littérature mais il n’existe que peu de référence concernant le stockage de carbone dans les terres cultivées en agriculture biologique. Encadrés par la Chaire Agriculture Biologique de Bordeaux Sciences Agro et en partenariat avec Bio Nouvelle-Aquitaine, 5 futurs ingénieurs spécialisés en Agronomie et Gestion des Ressources se sont penchés sur l’évaluation du potentiel de stockage de carbone en grandes cultures BIO. Grâce à l’expertise d’agriculteurs volontaires, ils ont conçu des systèmes de cultures innovants dont ils ont ensuite évalué les performances potentielles en termes de stockage de carbone à long-terme. Lucy Boisson, Lukas Germain, Tanguy Landrieu, Suzanne Pelois et Alexiane Spitz présentent les résultats de leurs travaux dans le cadre de ce projet.
La Chaire est portée par Bordeaux Sciences Agro, Université de Bordeaux, INRAE, avec l’appui de Fondation Bordeaux Université et remercie ses mécènes pour leur soutien et leur confiance :
Agri Symbiose – fabricant de biosolutions à partir d’extraits végétaux
Aquitabio – commercialisation, stockage, transformation et livraisons de productions végétales bios
Biocoop Gironde – premier distributeur bio de France
Biolandes – producteur et transformateur de matières premières naturelles
Château Canon – premier grand cru classé Saint-Emilion
COFRA – coopérative fruitière aiguillonnaise
Maison Meneau – fabriquant de boissons et sirops bio équitables
Péchalou – fabricant de yaourts et desserts gourmands
Qualisud – organisme de certification, inspection et audit
Vignerons Bio Nouvelle-Aquitaine – syndicat des vignerons bios de Nouvelle-Aquitaine.

Bonjour à tous bienvenue dans ce nouvel épisode dans la saison de webinire organisé par la chair agriculture biologique cette saison 2023 2024 qui porte essentiellement sur les travaux scientifiques de recherche les projets exploratoires sur l’agriculture biologique qui sont à l’œuvre actuellement à bordeau Scien agro ce qui nous réunit aujourd’hui

C’est le 3ème et le dernier projet exploratoire commandité par la chair agriculture biologique qui porte sur le potentiel de stockage de carbone dans les sols conduit en bio en nouvelle Aquitaine c’est une commande que nous avons réalisé auprès des étudiants en spécialité agroécologie et gestion des ressources l’idée c’était de traiter une

Question qui a été identifiée en lien avec un thème très fort très important qui porte sur la fertilité des sols euh et je vais donc tout de suite leur le passer la parole ils vont présenter leurs travaux durant une grosse demi-heure petite quarantaine de minutes et nous dédirons comme d’habitude la fin

Du temps qui nous est imparti aux échanges de questions et de réponses pour faciliter la remontée des questions je vous invite au film de la présentation à faire remonter vos questions dans la rubrique Questions et réponses qui se trouvent en bas de votre écran et n’hésitez pas à les compléter

Au fur à mesure pour qu’on puisse euh les intégrer sur la dernière partie de ce webinaire je laisse tout de suite la parole à Suzanne et ses collègues bonjour à tous donc comme expliqué par Coline nous sommes cinq étudiantes de bord de s grro Suzanne Alexiane et Tangi et nous avons

Travaillé sur le stockage de carbone en grande culture en agriculture biologique avec le cas d’étude du poidouchearante la présentation va suivre un plan typique introduction matériel et méthodes euh résultat et enfin la discussion avant de commencer l’ensemble des notions que l’on va mentionner dans cette partie introduction euh sont sont

Connu de la plupart d’entre vous mais on a choisi quand même les définir afin de s’assurer qu’on partte tous avec les mêmes bases on va donc parler de changement climatique de de comment se situe le par rapport au stockage de carbone des processus der le stockage de

Carbone et on commence avec le cycle du carbone donc euh le cycle du le carbone su un cycle c’est-à-dire qu’il n’y a pas de création de nouvell atom de de carbone mais un passage de molécule en molécule dans différents réservoirs à l’échelle planétaire on a quatre réservoirs que

Sont l’atmosphère la biosphère sol et l’hydrosphère et euh et aujourd’hui ce qui nous intéresse c’est donc le compartiment du sol l’interaction entre l’atmosphère et le sol mais plus particulièrement le compartiment du sol où on va avoir euh un potentiel stockage de carbone euh via le processus d’humification euh et ce cycle est est

Déséquilibré euh comme nous peut nous nous le montrer pardon l’observatoire de monaloa à Hawa euh qui mesure et enregistre les concentrations euh atmosphériques de CO2 depuis le début du 20e siècle et comme le montre ce graphique euh cette augmentation euh cette concentration est en augmentation et cette augmentation est forte et

Constante et cette augmentation est due aux activités humaine liée à la combustion d’énergie d’énergie fossile qui représente chaque année 9,4 l’émission de 9,4 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère la déforestation elle représente 1,5 milliards de tonnes de CO2 ETI et d’un autre côté on a le compartiment végétal et l’hydrosphère

Qui sont capables de stocker une partie du carbone présent à l’atmosphère mais ne contrebalance pas l’ensemble des émissions liées aux activité humaine ce qui fait que chaque année c’est 4,7 milliards de tonnes de CO2 euh qui vont venir s’ajouter au stock déjà présents dans l’atmosphère et donc cette cette

Augmentation de la concentration du CO2 engendre le réchauffement climatique impactant les forêts les glaciers mais également les activités humaines comme par exemple l’agriculture et donc comme expliqué précédemment les émissions mondiales annuelles sont estimées à 9,4 gatonn d’équivalent CO2 et les stocks de carbone dans les soles mondiaux sur les

Deux premiers mètres sont sont estimés à à 2400 gatonn d’équivalent CO2 si on fait le rapport entre ces deux valeurs on obtient une valeur de 4 pour 1000 d’où l’initiative qui porte le même nom 4 pour 1000 initiative portée par la France lors de la COP 21 euh qui selon

Laquelle si on arrive à augmenter le stockage de carbone d’un rapport de 4 pour 1000 dans les sols agricool on arrivera à contrebalancer les émissions mondiales annuelles de 9,4 GT d’équivalent CO2 cela est valable si seulement si il y a arrêt total de la déforestation donc l’agriculture peut être

Solution pour limiter l’impact du réchauffement climatique en mettant en place un certain nombre qui permett un certain nom un certain nombre de pratiques qui permettrai d’apporter davantage de carbone dans les sols et donc du coup depuis tout à l’heure on parle de stockage de carbone mais qu’est-ce que le stockage de

Carbone on peut le pour comprendre comment cela fonctionne on peut le voir comme un flux et donc au début il y a un stock initial qui va être influencé par des entrées donc des apports de biomasse mais également des sorties via la minéalisation et donc ici les entrées

Sont équivalentes aux sorties et on dit que le système est donc à l’équilibre ce qui fait que le stock est constant à savoir que on parle de stock lorsque le carbone a un temps de résidence suffisamment long pour considérer comme tel maintenant si les entrées sont très importantes comparé aux sorties on va

Avoir des apports de biomasse conséquents qui ne pourront pas être directement minéralisés et il vont donc être unifié et constituer un stock ici le système est donc stockant à l’inverse si les entrées sont faibles peu d’apport de biomasse et que là il y a une très forte minéralisation

Euh les apports de biomasse vont être directement minéralisés et ne pourront pas constituer un stock ici le système est dstockant quels sont les processus derre ce stockage euh j’ai pris l’exemple d’une culture de blé euh donc après récolte on va avoir les résidus de culture et les racines de la

Culture qui vont être restituées au sol euh et cette matière organique constituée à 55 % de carbone va être dégradé via l’activité biologique des micro-organismes une partie de cette matière organique va être minéralisée et participer au recyclage euh des nutriments il va y avoir émission de CO2

Mais une autre partie va être humifié c’est-à-dire stocké et donc on a deux types de carbone humifié euh un carbone humifié qui va provenir de matière organique facilement dégradable euh qui va être dégradé au bout de plusieurs mois on parle alors de Carbon habile mais euh il y a un autre carbone unifié

Qui lui va être prevenir de matièrees organique qui sont plus compliqués à dégrader comme par exemple de la matière organique de laalumine lunifié pardon et euh qui VAT dégradé au bout d’un certain nombre de décennies voire de siècles on parle de carbone stable et c’est ce carbone stable que l’on souhaite

Favoriser lorsqu’on parle de stockage de carbone en mettant en place un certain nombre de pratiques et donc dans la littérature on a identifié cinq pratiques qui permettaiit d’appporter davantage de carbone en en apportant de la biomasse supplémentaire ces cinq pratiques sont les cultures intermédiaires les résidus de culture les produits organiques l’agroforest et

Les préries et d’un autre côté il y a le climat et le type de sol qui sont des facteurs qui vont influencer les sorties de Carbon c’est-à-dire qu’il vont influencer la minéralisation et donc en tant que cumain il semble compliqué de d’influencer sur de modifier le climat

Et le type de sol donc en ayant l’objectif d’augmenter le stock de carbone dans les sols on va surtout se concentrer sur le fait d’augmenter les apports de biomasse et donc les entrées de Carbon en mettant en place ces pratiques en favorisant ces pratiques et donc qu’en est-il de l’agriculture

Biologique donc de par ces pratiques l’agriculture biologique semble être favorisée je pense notamment à l’intégration de culture intermédiaire à l’apport de produits organiquees et cetera par rapport au conventionnel du coup pardon et donc du coup je vais vous présenter une métaanalyse qui comparent différentes pratiques au conventionnels par rapport

À leur capacité de stockage de carbone donc une méanalyse pour remettre dans le contexte c’est une analyse de publication scientifique sur le même sujet ici le stockage de carbone donc on voit bien sur le graphique ilil y a un ensemble de pratiques je vais pas passer pratique par pratique on va se

Concentrer seulement sur le bio mais si vous avez d’autres questions euh sur les autres pratiques on pourra revenir au moment des questions et donc on voit bien que en zéro c’est la le la référence le conventionnel et si on regarde la moyenne de l’agriculture biologique en moyenne l’agriculture biologique stock davantage de carbone

Que le conventionnel mais les auteur dans cette métaanalyse nous renseigne sur le fait que les stocks de carbone étaient très variabl en fonction des pratique par exemple s avit fertilisation N ou alors irrigation non et il y a encore que très peu d’études qui sont mené sur le stockage de carbone

En agriculture biologique et donc le sujet mériterait d’être creusé pour euh valider ou non les résultats de cette métaanalyse euh à retenir de cette partie introductive le cycle du carbone est déséquilibré par les activités humaines euh augmenter les les stocks de carbone dans les sols avec un rapport de

4 pour 1000 nécessite d’apporter davantage de biomasse et donc dans la littérature il y a il y a cinq pratiques qui sont identifiées comme permettant d’apporter plus de biomasse sont les cultures intermédiaires euh les produits organiques la restition de Résid culture l’agroforesterie et les prairies et euh

Bien que le bio sêre favorisé par rapport au conventionnel on manque de référence dans la littérature sur le stockage de carbone dans les sols en agriculture biologique et c’est pourquoi nous sommes posé la question euh avec mes camarades de quel est le potentiel de stockage en grande culture biologique

Donc cette question que nous sommes posé je vous propose de présenter àprésant les les méthodes qu’on a employé pour y répondre et donc pour vous présenter la méthode et un peu le cheminement intellectuel on va repartir de la question justement et si vous regardez donc cette problématique il y a trois

Gros blocs qu’on doit définir ou préciser le premier c’est le stockage de carbone qui a été défini précédemment en introduction par Suzanne et les deux autres utre c’est donc poitouchearante et potentiel alors poitoucharante pour nous c’est assez important de le préciser parce que ça fixe une entrée spatiale pédoclimatique importante pour

Notre étude et le dernier bloc donc potentiel on a choisi de le définir comme les possibilités agronomiques qui sont donc ici à à opposer ou en tout cas qui excluent la faisabilité technicoéconomique et donc dans notre exposé il y a pas de réflexion sur les filières ù le coût la rémunération a de

Suite pour les agriculteurs voilà c’est les la la première échelle qu’on définit c’est celle du boitoucharante euh la seconde c’est celle du système de culture qui est plus large que la rotation culturale donc par rapport à la rotation culturale on va intégrer en plus toutes les opérations le semi le

Travail du sol la fertilisation l’irrigation et ainsi de suite et donc nous on réfléchit enfin on a réfléchi à l’échelle du système de culture en agriculture biologique sur le sur à à l’échelle spatiale du Poitou charot alors les trois outils principaux qu’on a mobilisé euh dans notre travail c’est

D’un côté une étude bibliographique euh qui nous a permis d’avoir des références et d’engager des comparaisons pertinentes sur quelles sont les pratiques à à mobiliser quels sont les objectifs pertinents agronomiquement et ensuite tout un tas de données pour la modélisation le second outil qu’on a mobilisé c’est la coconception où on a

Fait appel à l’expertise d’agriculteurs qui viennent justement euh du territoire qui nous intéresse et donc ces agriculteurs volontaires nous ont permis euh d’avoir des systèmes de culture qui sont spécifiques àpéoclimat et enfin tout ça nous a permis d’utiliser notre troisième outil qui est la modélisation et donc là on a utiliser le logiciel

Simeos CG qui est qui est donc qui a donc été créé par agrotransfert euh c’est aujourd’hui le modèle qui fait le plus consensus sur stockage de carbone et il modélise de manière dynamique le stock de carbone sur 30 ans et sur 30 cm alors ce que je vous présente là donc

C’est un graphique qui ressemble à aux sorties qu’on a par simeos AMG donc qui représente le stock de carbone sur 30 cm en fonction du temps et le bout du graphique c’est 30 ans donc par rapport à ce graphique euh si vous regardez et que vous faites la différence entre le

Stock de carbone au départ et le stock de carbone à la fin vous avez ce qu’on appelle un bilan de stockage net dans le cas présent il est positif mais euh si la courbe était inversée il serait négatif alors nous pour notre exposé on a décidé de ne pas réfléchir

Avec simplement un bil un bilan de un pardon un bilan de stockage net puisque l’objectif c’était d’avoir un potentiel et le bilan en tant que tel ne permet pas de l’avoir et donc on a préféré réfléchir avec un delta qui nous donne donc le stock additionnel à 30 ans avec

Un changement de système de culture où on a comparé deux systèmes de culture un système de culture initial ici en vert qui est censé être représentatif de la situation actuelle en bio sur le pooucharante et un système innovant qui est censé être plus performant par rapport au stockage de carbone où on

Aura mobilisé tous les leviers qui ont été présentés notamment dans la partie introductive et donc on fait la différence entre les bilans de stockage net de ces systèmes à 30 ans et on obtient ce qu’on a appelé dans notre exposé un delta à savoir point important que ces

Systèmes on les a couplés par type de sol pour avoir quelque chose qui est cohérent du point de vue agronomique et du point de vue voilà de la pédologie si on reprend un peu tout ce que je vous ai expliqué on a les trois étapes principales dans l’ordre chronologique l’études biblio la

Coconception et la modélisation donc d’abord l’étude biblio nous a permis d’identifier les pratiques stockantes comme expliqué dans l’introduction et des objectifs qui sont pertinent aggronomiquement et d’un autre côté on est all épuiser notamment dans les données du programme rotab sur des systèmes de culture type les pratiques stockantes et les objectifs nous ont

Permis d’organiser une journée de conception avec des agriculteurs volontaires qui grâce à leur expertise ont permis de concevoir des systèmes de culture innovants qui permettent de stocker le carbone mais également de nous renseigner sur des systèmes initiaux qui aujourd’hui peuvent être pratiqués sur le terrain nous avons utilisé ces deux données pour réaliser

Des modélisations à partir de simmg et à l’issue de ces modélisations comme je disais on a eu une évolution des stocks de carbone sur 30 ans sur 30 cm donc ça c’était des bilans à partir de ça on a réalisé des calculs pour avoir le delta

Et en parallèle on a calculé par système de culture et par pratique le carbone qui éta apporté dans ces systèmes de culture ce qui nous a permis de répondre à trois questions principales la première quelles sont les possibilités donc là il y a plutôt un volet on va

Dire pédologique en fonction du sol quelles sont les possibilités de stockage et on a deux autres vol vol qui sont plus orientés pratique cultural quelles sont les pratiques les plus efficaces et finalement est-ce que l’agriculture biologique est un atout pour le stockage du carbone alors sur la modélisation donc

Je dis le premier aspect c’était l’évolution des stocks qui nous a permis de calculer un delta initial versus innovant donc un potentiel une évolution on a également réalisé une analyse multivariée qu’ détaillera plus tard ainsi qu’une analyse de sensibilité pour évaluer l’impact des variabilités de la variabilité édologique qui nous a permis

Infé d’avoir un ordre de grandeur du potentiel à l’échelle du poitoucharante et de l’autre côté le carbone apporté dans le système de culture nous a permis de d’effectuer une analyse pratique par pratique et une estimation pour chaque système de culture donc pratique par pratique c’est celles qui ont été

Défines dans la partie introductive point important ça fait deux diapos que je vous parle de carbone apporté mais c’est pas exactement ça donc le carbone apporté euh en fait c’est pas tellement ce qu’on a considéré nous on a plus parlé de carbone humifié parce que quand vous apportez du carbone frais en

Fonction de l’espèce considérée il y a une partie de ce carbone qui va se transformer en humus et c’est variable donc nous on a parlé plutôt de carbone humifié pour avoir plus de précision donc ben maintenant on va aborder les résultats euh cette partie elle va dérouler en trois parties donc

La première on a voulu vérifier l’influence du coup des pratiques et euh du type de sol sur stockage de carbone la 2ème partie ça vous présentera une étude de cas et la 3è partie on a essayé de généraliser tout ce qu’on aura vu dans les deux premières euh à notre

Étude donc on commence par la première quelle est l’influence des pratiques et du type de sol sur le stockage de carbone donc on a identifié plusieurs pratiques euh culture principal les produits résiduires organique fouvert intermédiaire prairies et agroforesterie comme étant des leviers pour stocker le carbone du coup ça répond à deux

Questions quelles sont les pratiques les plus stockantes et comment euh on les modélise sur AMG donc euh pour devancer toutes les questions sur le travail du sol euh la littérature elle ne donne pas de consensus sur l’effet auou non effet euh du travail du sol sur le stockage de

Carbone et le modèle AMG qui se base sur la littérature euh ne tire pas également de conclusion là-dessus donc ne montre pas d’effet donc euh pour les graphiques qui suivent on aura toujours le carbone humifié apporté par le type de pratique donc ici ça va être le type de culture principale qu’on

Qu’on pose sur notre culture euh donc là on a des valeurs de rendement moyen en agriculture bio le vert clair ça va être tout ce qui est part de paille exportable donc c’est ce qu’on va perdre en fait si on exporte les pailles et le vert foncé c’est ce

Qui va rester donc le carbone dans tous les cas qu’on conserve donc c’est du carbone imifier et si donc ça ce sont des estimations qu’on a fait grâce à la bibliographie et au logiciel enfin au modélisation que nous avons fait sur AMG et on constate que les trois cultures

Principales qui stockent le plus ça va être le sorgo le maïs grain et le colalver enfin qui vont raorter le plus de carbone unifié si on passe au pro apporté donc c’est pas pour une tonne de pro apporté en matière brute on constate que c’est le compost

De déchet vert qui va apporter le plus de carbone humifié puisque ça va être de la biomasse verte et qu’elle va être facilement dégradable ensuite on a du fumier d’ovin en seconde position puisqu’il est préalablement digéré donc facilement humifiable et en 3è position on a le euh

Compost de fumier équin qui est très pailleux et qui va être qui va euh être composé de beaucoup de pailles avoir beaucoup d’umine qui est difficilement dégradable donc euh ça va ouais on va avoir beaucoup de Carbon ensuite euh on a regardé par rapport aux prairies donc la littérature nous disait

Que on avait à peu près une tonne de carbone euh humifié apportter par an sauf que dans AMG on peut pas le modéliser directement donc on fait un équivalent réra ou luuserne on voit que c’est quand même sous-estimé donc on sait que ce sera une source d’erreur dans notre

Étude ensuite si on regarde par rapport au mélange en culture intermédiaire donc effectivement si notre rendement est faible on va avoir moins de carbone apporté par la culture et plus il est fort plus on va avoir de carbone apporté et ça va de 02 2 à 0,8 tonnes de carbone organique par hectare

Et par si on s’intéresse à l’ grro foresterie donc on peut pas le modéliser sur AMG donc ce que nous apporte la littérature c’est qu’on stock à peu près 03 tonnes de carbone par hectare et par an et que c’est un résultat qui est plutôt récent euh qui est pas encore

Vérifié à à largeelle à large échelle parce qu’on a pas beaucoup de recul dessus et euh il va être dépendant du type de sol de l’essence des arbres ainsi que de l’âge finalement si on regarde donc le l’effet du type de sol sur le stockage

De carbone donc là on va voir le stock de carbone euh en fonction du temps donc ça va être l’évolution du stock de carbone par rapport à différents types de terres donc ce sont des données qu’on a pris euh issu d’un de d’une base de données

Qui s’appelle type TER et en fait on voit que il y a quand même des différences de stockage par exemple sur les les terres de groit moyenne ici en rose on voit que le système sera déstockant alors que si on regarde le système en vert ici euh ce sera les

Argiles cel car profond il va être plutôt stockant et je vous ai pas dit mais c’est sur un même système de culture donc ensuite on a voulu voir plus précisément quells sont les paramètres du sol qui vont influencer le stockage de carbone donc on a fait varier ces paramètres de plus ou moins

20 % et donc ce qu’on constate c’est que le taux d’argile et le CaCO3 vont faire plutôt vont être plutôt favorable au stockage de carbone puisquen effet si on regarde sur ce petit schéma on va faire augmenter cette partie-là en bleu et cette partie-là en jaune ce qui va

Permettre de fixer plus de cette partie de ce petit rond vert qui va être équivalent au carbone donc plus on en a en gros plus on va pouvoir stocker de carbone et finalement si on regarde le pH donc plus il va être donc là on était

Parti sur une base de 5,9 on l’a fait varier de plus ou moins 20 % et si forcément le pH augmente il va être il va plutôt favoriser la minér isationtion et donc faire perdre du carbone siil est acide au contraire on va défavoriser la minéralisation et on va stocker du

Carbone par rapport aux éléments grossiers si on le diminue de 20 % on va avoir plus de Mass de terre donc plus de carbone on va maintenant passer à une étude de cas pour faire exemple de tout ça pour illustrer donc s’est basé sur un type de sol spécifique les terres argilocalcar

Profondes donc il a des caractéristiques propre à lui donc il a un taux d’argile qui est plutôt élevé donc ce qu’on a vu c’est que c’était plutôt favorable au stockage de carbone en revanche il a un pH à 7,2 un C surn 15,2 et un taux de matière organique euh plutôt haut donc

Ce qui va favoriser la minéralisation et ensuite on a un indicateur qui est le pourcentage de matière organique sur le taux d’argile donc ça c’est issu des travaux de Monsieur Pascal boivant en fait ça va traduire l’état de la structure du sol et on a un optimum à

17 % et on dit qu’en moyenne le sol il est bien si on est aux alentours de 12 donc là on va avoir un potentiel important puisqu’on est à 9 %. donc ensuite ça c’est les systèmes de culture que nous avons construit avec les agriculteurs donc à gauche ici vous

Avez le système initial donc euh on constate que il y a trois couverts intermédiaires trois apports de fertilisant organique pas d’exportation et si on compare par rapport au systèmes innovant qui nous don qu’on a construit avec eux on va avoir une implantation d’une dernière de 3 ans

Un une un une implantation d’une culture de sorgo qui je vous le rappelle était dans le top 1 de Carbon ici apporté et des associations de culture donc là pareil on a pas d’exportation et pas d’apport de matière organique euh de fertilisant organique et si on regarde du coup les

Résultats donc toujours le stock l’évolution du stock en fonction du temps donc jusqu’à 30 ans on constate déjà que globalement nos courbes elles vont vers le bas donc nos systèmes sont déstockants par contre contre ce qu’on peut voir c’est que entre le système initial en vert et le système innovant

En rouge on a un delta qui est égal à 0 1,09 donc plutôt positif ça veut dire qu’on a amélioré le stockage de carbone avec notre système innovant et si on va regarder dans le détail donc ça c’est le carbone unifié apporté en fonction de chaque année culturale donc

Un un rectangle une année culturel ensuite on a en marron euh tout ce qui est apporté par les fertilisants organiques on a tout ce qui est en vert apporté par les cultures intermédiaires et en jaune euh par les cultures principales et on regarde qu’en moyenne sur toute la rotation on va avoir un

Carbone unifié à 0,61 donc tonn de C organique par an et la minéralisation à 0,77 donc voahà notre système il est clairement dstockant et si on compare par rapport à notre système innovant donc même chose sur toute cette rotation on a un carbone humifié moyen à 0,82 et une

Minéralisation à 0,77 ce qui veut dire que là notre système il tend plutôt à l’équilibre puisqu’il va stocker un tout petit peu et ça ça a été euh bah grâce à la mise en place d’une dernière des associations de culture et de la mise en place du Sorg i même si

Les fertilisants organiques n’ont pas du tout été euh utilisés pour cette rotation je vais passer la parole à mon collègue pour l’ suite des résultats donc dans cette dans cette troisème sous-partie on va s’intéresser on va s’intéresser à à la généralisation des résultats obtenus c’est-à-dire euh à savoir si est-ce que

Lorsqu’on change nos pratiques on peut réellement euh augmenter le le le le le la quantité de carbone humifié en ce qui concerne les cultures cultures intermédiairees ou les fertilisants organiques donc en fait on fait on va faire une rétrospective de nos de de nos résultats et on va se poser notamment

Deux questions principales la première ça va être de savoir si’il y a des facteurs qui jouent davantage vis-à-vis du stockage de carbone que d’autres donc nos nos facteurs pour pour chacun de nos de de nos systèmes innovants ou initiaux ils vont concerner le sol donc ça va être

Évidemment le le le pH le taux d’éléments gros le T de Calc le tau d’argile ou euh des facteurs concernant nos pratiques culturales alors pour ça on a quatre facteurs euh la fréquence des préries ou l’anair dans la rotation euh le carbone on a recalculé le carbone humifié apporté par les cultures

Principales dans notre rotation le carbone humifié apporté par nos cultures intermédiaires et nos cult notre carbone humifié apporté par les fertilisant organique on a donc comparé tous ces facteurs au bilan de de de de stockage de carbone euh et la deuxième question c’est est-ce que nos systèmes innovants il diffèrent vraiment nos systèmes

Initiaux dans leur dans leur pratique agronomique et dans quelle mesure donc pour ça on va généraliser ce qui s’est passé dans les résultats qu’on a eu dans l’étude de cas on a donc 20 systèmes 10 initiaux et 10 innovants euh concernant nos nos résultats on on a

Mis en place une une analyse multivariée donc une une ACP euh une analyse en composante principal afin de de de donc de tester nos hypothèses nos hypothèses étant que si l’on augmente le carbone liifié par nos cultures par nos changements culturaux par exemple une davantage de restitution de de nos cultures

Principales changement de des cultures par exemple pour ver du sorgo on en a parlé on s’est on s’est dit que ça allait augmenter le le bilan de stockage de de carbone et c’est le cas on a un coefficient de on a un coefficient de corrélation donc de 0,72 il est

Significatif donc plus on apporte du carbone humifié par not culturees principale plus on augmente le bilan de stockage net de même plus on apporte des fertilisant plus on on on augmente notre bilan de stockage net à noter que le facteur donc carbonifé par la culture principale il est prépondérant par

Rapport au carbonifé apporté par par les fertilisants organiques par contre on n pas pu mettre en évidence qu’un facteur du sol précis comme le pH ou la quantité d’argile il jouait euh il augmentait le le bilan de de stockage net cela dit le

Type de sol lui il a un il a un lien très fort sur le sur le sur le bilan euh concernant la deuxième question donc c’était de savoir si en fait nos systèmes innovants ils sont réellement plus efficients vis-à-vis du stockage de carbone pour cela euh on a fait différents graphiques de comparaison

Donc je vous rappelle ce qu’est le delta on va on va en parler tout de suite donc le delta c’est la différence entre un euh de stockage de carbone à 30 ans entre un système Innov et un système initial et donc on a calculé le Data pour chacun de nos couples de systèmes

Ce qui on a donc 10 points noirs sur le sur le graphique le losange ça va être la moyenne et les barres les barres ça va représenter la variation de nos de nos mesures on obtient en fait entre nos systèmes entre nos systèmes innovants et initiaux un delta d’environ 2,2 tonnes

De carbone par hectare euh donc ça nous ça nous rassure ça renforce nos résultats euh parce qu’on a un delta qui est donc positif not système innovant stock plus que no systèmes initiaux cela dit il est très variable donc il y a une tendance des systèmes innovant et plus

Stockant euh et euh en plus donc ça c’est un nouvel élément c’est que par contre si le delta de stockage il est positif tous nos systèmes en général sont dstockant et on verra on va on verra pourquoi par la suite mais on va continuer cette comparaison entre systèm

Initiaux et innovant donc pour cela je vous présente deux graphiques euh donc en bleu ça va être le système innovant et en rouge çaê système initiaux ça va être la comparaison de des entrées de carbone par les pro et les différences de fréquen d’implantation de de de prairie ou de

L’isnière donc on constate qu’il y a peu de différence d’apport de de de de pro par ça c’est quelque chose qu’on a constaté dans nos journées de conception que il y avait il y avait peu d’augmentation et ce sera ce sera à à évoquer dans notre partie prochaine

Limite et discussion sur sur notre partie euh excusez-moi c’est trop vite et on a par contre davantage de préries de l’erniè dans nos systèmes innovants donc les points majeurs à retenir de de cette comparaison c’est que on n pas de distinction sur l’apport de de de de carbonif apporté par par par

Les PR puisqu’on change pas en fait cette pratique par contre on implante plus de on implante plus de lusne et prairies on a un peu plus de Carbon humifié par nos cultures intermédiaires et un peu plus de Carbon humifié apporté par nos cultures principales euh maintenant on je vous ai dit donc

Nos systèmes innovant il stockent davantage mais tout no systèmes ils sont euh dstockants et donc on a en fait euh re euh on s comment comment dire ça on a recalculé le delta pour chaque type de sol et en fait on a des Delta donc des potentiels de de stockage euh pour

Chaque type de sol donc une un un delta entre système innovant et initial pour par exemple les terres de grois ou le le les limons bornis les limons sableux et on obtient des deltas de stockage assez différent donc un potentiel de stockage du carbone différent à 30 ans pour pour

Chaque type de sol par exemple pour le pour les teres de GR superficielle il est assez important 4,91 tonnes de carbone par hectare et pour les charg Calc profondde il est plus faible cela étant dit s’il y a une grande variabilité en terme de surface c’est relativement homogène c’est-à-dire que

On a fait des groupes entre nos no nos deltas et donc on on voit qu’une grande part de nos nos de nos de nos sols ont des Delta entre 2 et 4 donc ces valeurs elles sont pas indicatives c’est simplement des des résultats de notre recherche c’est simplement pour montrer

Que le potentiel de stockage en en PO toucharente en général avec nos travaux il est entre 2 et 4 tonnes de de carbone par hectare les sols en gris foncé sont les sols qu’on a pas pu qu’on a pas étudié dans dans notre dans dans nos recherches pour conclure euh sur cette

Partie résultat on a un delta de stockage entre nos systèmes innovants et initiaux positifs de 2,2 tonnes de carbone par hectare à 30 ans et sur 30 cm c’est important de le rappeler euh ce il est variable euh et il est il a été mis en place grâce à des

Pratiques stockantes donc nos systèmes innovants ils sont réellement plus plus stockants grâce aux pratiques et ces pratiques ce sont la restitution des résidus euh la mise en place de couvert euh les mises en place de prairies et les dernièrees par contre en ce qui concerne les fertilisants organiques ils

Ont pas été mobilisés dans les pratiques innovantes donc il y a une grande variabilité donc de de de de ce delta de stockage euh en fonction du type de sol duû au euh à le à ses caractéristiques propres à ses caractéristiques propres pardon euh c’est-à-dire le taux de matière organique et les facteurs

Influençant la minéralisation comme le pH l’argile le calcaire on va maintenant essayer de remettre plus en perspective ces résultats et de d’essayer de voir les généralisations et les limites possibles à notre étude dans un premier temps quand on regarde le stock la teneur initiale en carbone dans les soles en

Pooucharante on voit qu’il y a une forte disparité des des teneurs existant donc il y a des différences à apporter selon la localisation des parcelles sur le territoire et les dinnamique et les objectifs devront être réfléchis en fonction des des des preneurs initiales qui ne sont pas identiques sur les le

Territoire de même en regardant le le rapport entre la matière organique et le l’argile on voit aussi une disparité en fonction des types de sol comme on l’a dit précédemment le l’optimum étant à 17 % on a déjà des sols qui sont à cet optimum tandis que d’autres sont

Fortement ont des pourcentages fortement éloigné on peut supposer donc que les objectifs ne seront pas les mêmes on cherchera dans certains cas un maintien de cette structure et de cet optimum tandis que d’autres on peut tenter de d’atteindre cet optimum euh en fonction des pratiques qui seront appliquées si on regarde plus

Précisément les les pratiques on a vu on voit des on semble distinguer des des pratiques plus avantageuses néanmoins comme on l’a dit précédemment et je je rappuie cet élément important c’est que la le rendement et la dos apportée sont fortement euh influence fortement le les effets de ces pratiques par exemple ici

Le compost de déchet vert apparaît comme être étant la pratique la plus avantageuse pour stocker du carbone néanmoins ici on apporte une 30 tonnes et cette dose est à à lisser sur l’ensemble de la de la rotation car c’est généralement un apport qui s’effectue une fois pour par exemple une

Euh raison économique ou simplement pour des raisons agronomiques qui ne permet euh qui montre que un apport de cette de cette teneur est effectué une seule fois en général lors des rotations donc ici euh cette cette ce résultat est à nuancé de même que la prairie qui est qui est

Ici ainsi que l’agroforesterie apparaissent comme des leviers pe peu intéressants néanmoins il s’agit de culture pérennne donc elles vont avoir un apport qui est constant et l’agroforesterie est associé avec une culture principale qui va elle-même aussi apporter du carbone ensuite si on regarde plutôt les limites qu’on a pu rencontré lors de

Notre étude tout d’abord le stockage de carbone c’est un sujet relativement récent euh avec de nombreuses incertitudes qui persistent en particulier sur la profondeur qui est considérée qui est dans le cadre de simeoj de 30 cm ou alors des masses minérales qui sont comparées par exemple

Dans la la métaanalyse ce qu’on a pu considérer en introduction euh les masses n’étaient pas forcément euh tout le temps équivalentes dans les différentes études donc est-ce que ces comparaisons sont pertinentes de même les il y a certaines simplifications qui sont faites par un souci de de représentativité de ces mécanismes avec

Des coefficients qui sont utilisés et qui euh simplifient fortement la la dynamique qui existe dans les sols euh actuellement si on se penche plus euh plus précisément sur la profondeur de salle utilisé dans le casadre de séos on s’intéresse donc à une profondeur de 30 cm né aumoins dans le cadre de toutes

Les cultures qu’on peut implanter il y a un stock de carbone qui s’effectue sur l’ensemble de la profondeur d’enracinement donc même pour une culture principale on a on peut atteindre jusqu’à 1 m de de profondeur et en particulier dans le cadre de l’agroforesterie on voit que les profondeurs qui pe de stockage de

Carbone peuv atteindre jusqu’à 2 m et donc on peut remettre en question le fait de se limiter à uniquement une profondeur de 30 cm étant donné que même jusqu’à une profondeur de 50 cm on a un stockage plutôt intéressant dans le cadre de certaines pratiques ensuite on peut également

Questionner euh la représentativité des systèmes que nous avons pu étudier dans le casadre du poid touchearante on voit qu’il y a environ 54 % de la surface en agriculture biologique qui est destinée aux grandes cultures euh et dans ce ces 54 % il y a une grande majorité de céréales qui est

Implanté dans le casre de nos systèmes initiaux on avait effectivement une majorité de systèmes avec euh une majorité de céréales dans nos rotations donc ce qui est plutôt cohérent avec le système présent actuellement sur le territoire et de même on a remarqué qu’il y avait moins de la moitié des

Systèmes qui incluent des lnières ou des prairies temporaires ce qui montre que c’est un levier qui peut être mobilisé dans plusieurs des des systèmes étudiés ensuite on peut questionner également le le logiciel que nous avons utilisé pour modéiser nos systèmes euh d’après la littérature l’agriculture biologique permet de stocker plus de carbone par

Rapport au conventionnel néanmoins euh dans simoc AMG on avait quasiment systématiquement un déstockage qui était euh euh présent euh et on peut PE peut-être se questionner sur le fait que l’agriculture biologique dans le cadre de simocmg est est simulé comme un conv un conventionnel à faible rendement et

Donc des spécificités ne sont peut-être pas prises en compte dans ce logiciel par exemple dans le cadre de l’agriculture biologique on a pu remarquer dans plusieurs études que assez récente que on agriculture biologique il n avait plus de racines qui dans ce ce dans ce genre de système

Et en en complétant ces informations par d’autres études euh aussi récentes qui indiquent que le carbone apporté par les racines à un temps de résidence plus long on peut envisager le le fait que l’agriculture biologique puisse apporter plus plus de de carbone par ces racines et donc compenser les faibles rendements

Qui ne sont qui sont modélisés dans siméos et peut-être donc l’agriculture biologique a effectivement un potentiel de stockage intéressant ce qui sera intéressant de de voir dans des références qui vont probablement sortir dans les les prochaines années étant donné que c’est un sujet encore relativement récent c’est donc le manque de référence

Qui nous a poussé à nous poser la question de quel est le potentiel de stockage en tant de culture biologique euh après une analyse bibliographique on a conçu comme expliqué des systèmes de culture qu’on a par la suite modélisé pour estimer leur potentiel de stockage euh les les leviers stockants identifiés

Dans la littérature ont été intégrés au système de culture innovant qu’onstruit et bien que dans l’ensemble les systèmes de culture initiaux et innovants soit déstockant si on regarde seulement les systèmes de culture innovants on peut voir qu’ils ont un bilan de stockage net en carbone supérieur au système de culture initiaux euh démontrant

L’intérêt des leviers distockant mobilisés dans ces systèmes de culture innovants pour le stock pour stocker davantage de carbone et donc apporter de la biomasse apparaît comme un un levier majeur pour augmenter le stockage du carbone on a également un autre facteur le type de sol qui venir influencer le stockage euh et selon

L’outil de sol on va avoir des enjeux différents comme par exemple l’augmentation ou le maintien du stock en fonction du rapport Mo sur argile l’agriculture biologique diffère du conventionnel par un un nombre de préries plus important une fréquence d’intégration culture fort et l’apport de matière organique via les pro qui

Sont des leviers qu’on a identifié comme stockant et donc cependant d’un autre côté les l’agriculture biologique a des rendements plus faible que le conventionnel et donc va apporter la biomasse de manière moins importante que le conventionnel et donc c’est pour ça que la question du stockage de carbone

En grand biologique doit continuer à être creusé les les les les les travaux scientifiques doivent doivent doivent continu pardon de d’être réalisé pour essayer de comprendre davantage les mécanismes sous-jacents au stockage de de carbone mais également au stockage de carbone en agriculture biologique et donc quelles sont les perspectives

Suite de cette étude avec un peu plus de temps on aurait aimé réaliser des bilans de carbone complets à l’échelle des exploitations en intégrant du coup les émissions liées aux utilisation des machines agricoles d’électricité ou de Tran euh afin de valider nos les leviers qu’on a intégré au système de culture

Innovant dans leur globalité euh on aurait également aimé analyser la faisabilité économique des systèmes qu’ const construit euh afin de s’assurer que les leviers apportés euh les leviers intégrés pardon n’allaient pas engendraer un coup supplémentaire pour leur mise en place et également euh pourquoi pas creuser vers une problématique d’avenir qui est les

Crédits carbon et enfin des projets pour aller plus loin euh le consortium AMG a prévu pendant la période 2024-2027 euh de mettre en place un projet nommé AMG lab euh qui a pour but d’intégrer les prairies au logiciel SIM AMG et on a également le diagnostic Act FNAB qui est

Porté par le les conseillers du réseau du réseau et c’est un diagnostic gratuit euh de pour les pour réaliser des bilans carbones sur les exploitations euh en agriculture biologique et donc le but c’est rendre accessibles les bilans carbones au exploitations en agriculture biologique mais également de créer de la

Référence euh pour continuer la recherche au stockage de carbone en agriculture biologique merci de votre attention et maintenant place aux questions merci beaucoup à tous les cinq pour cette présentation très clairire c un petit peu longue mais il nous reste un petit quart d’heure pour vous poser

Des questions et pour l’instant il y en a il y en a pas trop de toute manière mais je rappelle à faut pas hésiter du coup à poser leurs questions dans la rubrique R pour question et réponse qui se situe en bas de votre rpse il y a une première

Question euh qui porte sur les graphiques que Lucy a présenté tout à l’heure sur la manière dont vous allez calculer les apports de carbone en fonction des cultures principales et du coup peut-être que vous pouvez repréciser sur quelle base vous avez fait ces choix de culture et la deuxième question qui va

Avec c’est-ce que vous avez aussi réalisé des mesures ou des estimations sur du blanc alors c’est marqué l’ ceci donc comment vous avez sélectionné ces culturesp euh ben ces cultures là c’est celle qu’on pouvait qu’on pouvait voir dans nos systèmes quand on a on les a conçu avec nos agriculteurs du coup c’est

Principalement ceuxl qu’on a sélectionnéé et pu également oui et puis c’est c’est aussi par rapport à à la bibliographie qu’on avait et à ce qu’on pouvait avoir via le logiciel AMG aussi donc c’est surtout resserré en fait sur les cultures principales qui sont à priori mobilisé sur la zone d’étude sur laquelle vous

Avez ce projetou ça marche merci euh alors sur la comparaison euh quand vous mettez en perspective vos résultats à la fin par rapport au système conventionnel est-ce que vous prenez en compte dans dans le bilan les matières carbonées nécessaires à la synthèse de l’azote chimique non tu tu veux bien

Ouais on rend pas en compte c’est ce carbone parce que on s’est concentré sur le stock de carbone et donc on n pas fait de bilan et ça rend donc pas en compte dans notre étude ok très bien il n’y a pas d’autres questions pour le moment mais moi j’en ai au moins

Une à vous poser euh pourquoi est-ce que vous avez le choix est-ce que pourquoi est-ce que vous avez fait le choix de ne pas considérer les aspects technicau économiques d’autant plus que vous avez réalisé du coup le design de ces systèmes innovants on vous appuyant sur l’expertise d’agriculteur est-ce que est-ce qu’il y

A pas un BIA à ce niveaau-là et comment vous avez gérer ça alors pour le choix de nos définition du potentiel en fait on s’est longtemps posé la question et il y avait des débats assez vifs mais on s’est dit d’un côté que considérer simplement les potentialités agronomiques c’était assez intéressant

Parce que on pouvait s’affranchir de tout un tas de conditions qui peuvent être très variables à l’avenir et en même temps ça nous donne le potentiel maximum en fonction des pratiques justement qu’on peut mettre en place euh et d’un autre côté on s’est dit que bah

Potentiellement si demain il y a plus de crédit carbone qui sont mis en place il y a des filières semences qui qui s’intègre c’est assez compliqué à prévoir et donc peut-être que à l’avenir en fonction des conditions socio-économique on va dire ça ça va se mettre en place

Donc pour nous c’était d’un côté assez compliqué à évaluer et en même temps c’était pas forcément très pertinent on va dire puisque justement ce qu’on visait c’était un potentiel et donc on s’est dit qu’est-ce qu’on peut pe faire au maximum euh du point de vue agronomique et par rapport à cette

Faisabilité technicéconomique je vous renvoie un travail qui a été réalisé par par nos camarades en la filière green dont la restitution est disponible sur Youtube sur le la chaîne de l’agriculture biologique où eux de leur côté ils ont ils ont été regardé en fait la disponibilité en matière azotée pour

L’agriculture biologique donc ça c’est peut-être un éclaircissement que vous pouvez aller chercher sur la faisabilité technico-économique nous on s’est dit que c’était mieux de le mettre de côté pour avoir justement ce potentiel maximum et si je peux rajouter quelque chose euh lors de l’atelier de coconception avec les agriculteurs on

Leur avait euh euh on leur avait demandé de justement pas prendre en compte cet aspect économique mais ce qu’il faut pas oublier que c’est que naturellement je pense euh euh cet aspect économique il l’avait en tête et donc ils n’ont pas euh proposé des systèmes des cultures

Euh qui ne pouvait pas être total en rupture ouais euh du système actuel h HM et du coup est-ce que vous considérz que vous avez euh avec ces systèmes-là pu estimer le potentiel agronomique maximal de stockage de carbone sur cette zone d’ dans ces systèmes de culture

H moi je dirais que non parce que naturellement encore une fois les agriculteurs euh ont mis en place des levier qui avait un sens agronomique par exemple si on avait vraiment voulu caractériser le potentiel on aurait pu chaque année mettre 30 tonnes de déchets verts mais enfin mettre c’est pas nous qui qui

Allons pouvoir faire c’était les agriculteurs mais naturellement c’est pas quelque chose qu’ils ont mis en place et d’un autre côté par rapport à tout ce qu’on a évoquer euh bah les prairies on l’a dit sont probablement sous-estimés donc c’est des des chiffres qui sont indicatifs qui sont pas à

Prendre au pied de la lettre et euh on a cherché à voir c’était qu’est-ce qu’on peut faire qui soit agronomiquement cohérent quoi ok merci il y a une remarque question vous n’avez pas parlé d’élevage vous avez parlé des fumiers tout à l’heure pendant votre présentation la place de l’élevage dans

Les systèmes bio elle est spécifique elle est même quasi indispensable quelles ont été les raisons de cette noncération de l’élevage dans dans votre question euh ben c’est surtout principalement parce que notre échantillon d’agriculteur ne comportait pas beaucoup d’éleveurs en l’occurrence il y en avait bien c’est ça

Euh oui oui non mais qui était là à la journée d’animation et donc c’est surtout pour ces raisonslà tuta sur les grandes cultures oui et notre étude sur les grandes cultures mais un éever pe aussi faire des grandes cultures oui et même et même pour finir pour finir SG il simulait

Assez mal ce qui est baturage sur le sur le logiciel voilà ok merci t euh il y a une remarque d’une personne que vous connaissez bien qui vous a dispensé un cours sur l’utilisation du logiciel AMG qui est jechristophe mi du coup je vous son retour il parle il

Revient sur le projet AMG Lab et précise qu’il compte également s’intéresser au coefficient d’hallométrie en agriculture biologique en plus des prairies afin de combler les lacunes en référence pour le modèle AMG dans ce genre de système euh c’était peut-être pour compléter sur les perspectives une autre question question le changement climatique est

Susceptible de mettre les stocks de carbone organique des sols en péril est-ce que vous pensez que ces stocks sont mieux préservés dans les systèmes en bio par rapport au système conventionnel et si oui pour quelle raison vous avez ok alors en terme de référence sur les futurs impacts climatiques sur les

Cultures on n pas pour être honnête on n’ pas du tout étudié ça il y a des projets qui qui ont lieu si vous voulez bah il y a notamment le le Climator qui est un projet mené par linra sur l’impact du changement climatique sur les sur les futures pratiques culturales

À l’avenir eu nous les hypothèses qu’on peut avoir je sais pas si vous en avez là euh si tuas une hypothèse vas-y dis- mais euh ce que vous dites sur la le fait que les stocks de carbone sont mis en péril le principal facteur que je vois c’est la diminution des rend ement

Du notamment à la disponibilité en eau donc ça c’est c’est quelque chose qui est assez important surtout en agriculture biologique qui est très dépendante de des conditions climatiques euh maintenant est-ce que l’agriculture biologique se débrouille mieux ou moins bien euh c’est assez compliqué de répondre à l’heure actuelle parce que

Comme on l’a évoqué dans la partie limite il y a plein de facteurs qui sont assez mal évalués euh il me semble que c’est principalement du fait que c’est un système qui est biologiquement un peu plus complexe euh notamment tout l’apport de carbone qui est lié aux Adventis et justement à ce facteur

D’allométrie là donc c’est le rapport entre les parties aériennes et et souterraines et c’est assez compliqué il me semble d’évaluer comment se comporte une plante dans le cas d’une carence que ça soit en azote ou en eau est-ce que justement l’agriculture biologique va se retrouver avec des plantes qui ont

Beaucoup plus de racine dans des cas de stress ou pas c’est une question à laquelle il est assez compliqué de répondre maintenant par rapport tous les les leviers qu’on a évoqué ok euh pour ce que on a pu voir l’agriculture biologique en mobilise plus et euh particulièrement ce qui est sur les

Prairies et sur l’agroforesterie euh les couverts végétaux aussi euh il me semble que l’agriculture biologique est en théorie au moins assez bien armé pour protéger ces St de carbone même si elle a des rendements plus faibles donc il y a pas de réponse claire à leur actuel

Mais bon il y a un potentiel quand même pour l’agriculture biologique merci euh et qu’est-ce que vous pensez de la méthanisation et le retour des digeste sur les sols sur cette question de bon on a eu l’occasion de faire plusieurs sorties et et d’aller visiter plusieurs métanisa après c’est vrai

Qu’on n pas lu spécifiquement d’études sur les digestas et sur leur retour au f mais il semblerait que le fait que la matière soit déjà prèdigér ça va comment dire être plus facilement mobilisable par les plantes donc potentiellement ce serait bénéfique voilà vous AZ

D’ il y a il y a un point aussi qui est essentiel sur les digesta et on a vu l’occasion avec la spécialisation d’aller au au rencontre du comifère où il y avait justement un exposé sur les digesta c’est que on peut pas parler de

Digesta au sens large comme ça il y a une énorme variabilité dans les les amendements et est ce qui va être amené au sol en fonction du du type de digesteur et de méthaniseur donc on peut pas parler de digesta au sens large sans aller dans le le précis et après sur les

Impacts sur le sol c’est assez flou pour l’instant de si mes souvenirs sont bons il y a un impact a priori un peu négatif sur la la flore du sol euh mais euh souvenirs c’est pas c’est pas flagrant mais après c’est un sujet qui est très récent donc on a peu de recul

En fait euh maintenant tous les agriculteurs avec lesquels on avait parlé disait qu’il y avait pas d’évolution sensible sur que ce soit le rendement ou les variables pédologiques quoi et donc dans la continuité de cette question l’utilisation de d’pers de cuisine à table la question porte sur l’intérêt de

Travailler avec des beaui est-ce que c’est quelque chose bah en fait c’est le viier que vous avez analysé en tout cas avec ce logiciel c’est pas une question qu’on a étudié mais le fait d’apporter euh de la matière organique qui vient d’ailleurs ça va forcément euh ajouter euh la matière organique

Dans notre sol donc forc enfin je vois pas d’effet négatif là-dessus mais c’est carbone en voilà en terme de carbone après pour le reste et c’est vrai qu’on est un peu plus de recul mais merci beaucoup à tous les 5in on va s’arrêter là puisque on arrive au terme de 7ette

Heure de webinaire il y a une dernière question qui demande s’il sera possible d’avoir le support de votre présentation donc je me permets de répondre à votre place la réponse est oui on se chargera de de le faire dans les prochains jours et comme d’habitude cette présentation sera rediffusée sur

La chaîne Youtube de la ch agriculture biologique sur laquelle sont retrouvés également les autres webinires de cette saison je vous remercie à nouveau tous les cinq B pour cette présentation pour l’effort de vulgarisation que vous avez fait pour jouer cet exercice de la restitution sous forme de webinaire et

Puis je vous remercie plus largement pour tout le travail que vous avez réalisé donc là je vous fait au nom de de la chair et de C mes merci beaucoup pour votre engagement depuis le mois de septembre euh et pour avoir plus soin aussi des relations avec

Nos partenaires dans le cadre de ce projet remerci également nos auditeurs qui ont suivi cette présentation je vous donne rendez-vous dès à présent pour le du 4 avril on va complètement changer de sujet puisqu’on parlera de la compatibilité entre la responsabilité sociétale des entreprises et l’agriculture biologique donc c’est un

Vaste sujet et sur lequel on fera intervenir deux scientifiques de Bordeaux S qui sont Benoît grossior et Stéphanie perz je vous souhaite à tous une excellente soirée et je vous dit à très bientôt merci mercici au revoir [Musique] écoutter

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