Dans la continuité du séminaire de vulgarisation scientifique “Agriculture biologique et biodiversité se rendent-elles des services mutuels” organisé en juin dernier , la Chaire Agriculture Biologique donne la parole à Brice Giffard pour un focus sur la vie des sols et les effets des pratiques en Agriculture Biologique.
Brice Giffard enseigne à Bordeaux Sciences Agro et mène ses travaux de recherche au sein de l’Unité Mixte de Recherche Santé et Agroécologie du VignoblE (INRAE Bordeaux). Il étudie notamment les services rendus par la biodiversité, en particulier les arthropodes et leurs fonctions de régulation des ravageurs ou de décomposition de la matière organique dans les sols agricoles et viticoles.

La Chaire est portée par Bordeaux Sciences Agro, Université de Bordeaux, INRAE, avec l’appui de Fondation Bordeaux Université et remercie ses mécènes pour leur soutien et leur confiance :
Agri Symbiose – fabricant de biosolutions à partir d’extraits végétaux
Aquitabio – commercialisation, stockage, transformation et livraisons de productions végétales bios
Biocoop Gironde – premier distributeur bio de France
Biolandes – producteur et transformateur de matières premières naturelles
Château Canon – premier grand cru classé Saint-Emilion
COFRA – coopérative fruitière aiguillonnaise
Maison Meneau – fabriquant de boissons et sirops bio équitables
Péchalou – fabricant de yaourts et desserts gourmands
Qualisud – organisme de certification, inspection et audit
Vignerons Bio Nouvelle-Aquitaine – syndicat des vignerons bios de Nouvelle-Aquitaine.

[Musique] bonjour à tous il est 17h nous allons commencer cette première édition dans cette nouvelle saison des webinaires édité par la chair agriculture biologique cette saison 2023 2024 va porter sur la valorisation de la recherche sur l’agriculture biologique qui est en cours à Bordeaux sciences agro actuellement

Et donc c’est une initiative de la chair agriculture biologique qui est en partenariat avec l’inrae interview litab la région nouvelle Aquitaine et l’Université de Bordeaux la programmation sur cette année va se faire en six temps on a six dates qui sont d’ores et déjà prévu vous recevrez des informations

Liées à l’inscription en cours d’année le sujet qui nous concerne aujourd’hui c’est s’inscrit dans la suite du séminaire que nous avons organisé au mois de juin dernier sur les relations entre agriculture biologiques et biodiversité et aujourd’hui c’est Brigitte qui nous fait le plaisir de sa présence pour faire un focus sur les

Sols vivants et je vais donc tout de suite lui laisser la parole juste pour le présenter donc brise Giffard et maître de conférence à Bordeaux sciences agro il fait sa recherche à l’inrae dans l’ummr santé agroécologie du vignoble et il s’intéresse tout particulièrement à la caractérisation des services rendus par

La biodiversité notamment les arthropodes et les fonctions que ceux-ci peuvent remplir en termes de régulation des ravageurs ou de décomposition de la matière organique dans les sols agricoles et viticoles nous sommes assez nombreux aujourd’hui aussi je vous propose de prendre la demi-heure qui arrive pour écouter l’intervention de Brice vous avez en bas

De votre écran une icône question et réponse n’hésitez pas à inscrire vos questions au fil de sa présentation nous aurons l’occasion de les reprendre les unes après les autres vous avez aussi la possibilité de voter pour des questions qui vous intéressent pour nous aider à les prioriser si jamais c’était nécessaire

Voilà je crois que j’ai à peu près tout dit donc Brice si tu es prêt je te laisse la parole merci merci Pauline pour cette introduction et puis et puis l’opportunité effectivement de venir parler un peu de sol un peu d’écologie des sols et en profiter aussi

Pour dire ce sur quoi il travaille notamment au sein de cette ummr focalisé certes sur les œuvres systèmes viticoles mais où on s’intéresse aussi à ces sols et à cette biodiversité des sommes je suis parti un peu du constat on a choisi un peu ce titre sol vivant de quoi parle-t-on l’idée c’était

Effectivement ces derniers temps ces dernières années même si effectivement il y a un mouvement assez récent d’ampleur de la prise en compte de la mise en avant de sols vivants de cette notion de sol vivant un allié pour cultiver et des fêtes du sol vivant et puis tout un tas de diagnostic de

Conseils qui peuvent être proposés aux agriculteurs dans leur aux agriculteurs ou aux amateurs dans leur potager pour rétablir des fonctions de cette biodiversité et j’ai trouvé effectivement un peu aussi [Musique] cette opposition qu’on peut retrouver à certains moments mais qui est pas généralisable mais entre eux effectivement des sols agricoles qui

Sont utilisés pour la production et qui quand on détruirait en particulier cette biodiversité et on aurait presque plus des sols vivants et puis cette volonté à l’heure actuelle effectivement de mettre en avant les pratiques pour rétablir ces sols vivants dans tout un tas de différents organismes ou de [Musique]

Conseils à destination de des agriculteurs ou des ou des amateurs et donc un peu cette constat que dans les sols la vocation de production agricole on a on observe une diminution de cette biodiversité des services associés à cette biodiversité dans les sols viticoles et un peu on tradiction avec le fait que

Ce soit avec des étudiants ou dans le cadre de nos recherches ou continuent d’observer et on a effectivement de nombreuses preuves que cette biodiversité elle est fondamentale et elle est bien présente effectivement dans ces sols agricoles donc l’objectif de cette présentation si [Musique] un peu ambitieuse peut-être dans le

Titre et puis je vais essayer de faire ça sur un temps relativement court pour pour vous présenter un peu qu’est-ce qu’on entend par biodiversité des sols et quelques notions importantes autour de l’écologie de ces organismes et de cette biodiversité de sol et puis dans un second temps effectivement quelques

Menaces sur la biodiversité des sols et à quel moment on peut effectivement envisager utiliser ce terme de sol mort ou sol pas vivant en opposition effectivement à rétablir ses propriétés cette biodiversité et puis se focaliser évidemment c’est ce qui nous intéresse dans le cadre de cette chair agriculture biologique sur les pratiques agricoles

Au sens large j’aurais pas le temps malheureusement de rentrer beaucoup dans le détail mais effectivement les pratiques agricoles au sens large et quelques-unes en particulier qui ont des menaces et impactent cette biodiversité du donc si on pardon excusez-moi et si on regarde effectivement ce sol ce qui est relativement

Fondamental à observer et puis qui est une notion assez importante c’est que cette biodiversité du sol cette vie tous ces organismes qu’on va pouvoir observer directement parce qu’ils sont suffisamment grande taille ou qui ou certains beaucoup plus petits où il va falloir utiliser différents outils de direct ou indirects pour quantifier leur

Diversité leur abondance dans les sols ils vont majoritairement se concentrer sur ces premiers horizons de sol ses horizons organiques organo minérales on va avoir effectivement un mélange assez intime entre ce qui se passe en dessous la rochemère des caractéristiques physico-chimiques du sol et puis cet horizon superficielle ou la végétation

Les cultures vont être implantées ou une végétation naturelle va se développer et on va avoir cette cette cette femme mélange entre cette ces horizons organiques en surface et puis c’est horizon minéral plus en profonde et donc ce qui est relativement frappant quand on commence à regarder effectivement ce sol non plat comme un

Support éventuellement pour des cultures ou d’autres utilisations mais c’est que dans ces premiers centimètres si on prend par exemple un carré de 50 par 50 et 30 cm de profondeur et bien on va se concentrer effectivement la majorité de cette biodiversité plusieurs tonnes une à une tonne et demi

En moyenne de biomasse animale vivante qui va se développer uniquement dans cette couche de sol par hectare donc c’est déjà des ordres de grandeur qui sont assez impressionnantes puisque par si on regarde par rapport à ce qui peut se développer au dessus et qu’on connaît mieux mais bon on n’a pas forcément les

Mêmes ordres de grandeur en termes de biomasse vivante quel que soit dans des gros systèmes ou dans des écosystèmes naturels et cette biodiversité méconnue elle est facilement visible c’est ce qu’on appelle la macrophones les vers de terre évidemment sont les espèces un groupe d’espèces un taxons assez étendard on dit une espèce

Ingénieur mais c’est effectivement un ensemble d’espèces qui vont être assez facilement visibles et particulièrement inféodé effectivement au sol et associés à différentes fonctions dans les sols et puis dans cette macrosso on retrouve évidemment d’autres espèces qui vont avoir utilisé le sol de manière plus ou moins transitoire ou qui vont être liés

Aussi au milieu et puis j’ai aérien donc d’arachnique d’insectes qui vont utiliser aussi effectivement ces premiers horizons du sol pour se métamorphoser pour rechercher des proies etc et donc là on a voilà quelques dizaines centaines d’individus qui peuvent être observés déjà dans ce petit volume de sol et donc déjà des ordres de

Grandeur relativement important par rapport à leur taille et puis au fur et à mesure [Musique] donc on regarde on les voit plus ils vont faire maintenant un 2 mm pour les plus grands on va trouver d’autres taxons particulièrement abondants donc ici quelques exemples représentés de la mésophéone mésophone

Pour intermédiaire alors les déjà d’une taille relativement faible ce sont principalement des micro-artropodes donc des taxons proches des insectes par véritablement tous des sont assez proches en termes de morphologie et de et de structures mais ils sont d’un point de vue phylogénétique classification apparentée aux insectes mais pas réellement des insectes et puis

Également les enquitrides qui sont assez peu étudiés mais assez souvent très abondants dans ces premiers centimètres de sol et qui sont eux plutôt apparentés au lombrics qui font partie de la même classe des oligoquettes et qui sont effectivement des organismes micro-arthropodes et en quitteries là

Qui sont sur ces sur ce volume de sol qui peuvent être plusieurs milliers et d’une grande diversité en termes d’espèces de traits et évidemment d’abondance quand on continue à descendre en termes de taille on va observer la microphone alors les principaux représentants je vais pas rentrer dans le détail les

Nématodes les rotifères les tardigrades ce sont des nombres ont parfois entendu parler certains parce que effectivement certaines espèces sont négatives pour les cultures en particulier chez les nématodes ou pour les peuplements forestiers et puis on a aussi en fait au sein de ces taxons animaux des qui sont

Des embranchements à part entière une très grande diversité d’espèces une très grande diversité très des espèces prédatrices des espèces qui vont se nourrir de bactéries qui vont consommer des micro-organismes et qui sont effectivement qui présentent des traits et des adaptations justement à cette vie dans le sol mais pas que qui sont

Évidemment assez assez ahurissant et donc en termes d’abondance là on passe encore un cap puisqu’on peut estimer à plus d’un million d’individus qui composent ces différents taxons même volume de sol donc on voit effectivement l’extraordinaire diversité l’extraordinaire abondance dans dans ces sols concernant les micro-organismes donc bactéries et champignons là on passe

Encore un cap avec plusieurs tonnes qui peuvent être observés par hectare pour ce qui est bactéries et champignons et puis on estime effectivement même si c’est des données très grossières que dans une cuisine on est plus sur un volume de sol de 50 cm par

50 cm mais sur une seule cuillère on a plus de plusieurs milliards d’individus de micro-organismes qui peuvent être observés et enfin non pas observer mais effectivement on peut comptabiliser avec des méthodes indirectes où on va effectivement comment dire séquencer leur leur ADN et avoir une idée un peu de leur diversité

On commence à avoir une légère idée de certaines fonctions de certains micro-organismes évidemment qui sont mieux connus mais on découvre on observe plutôt des séquences très différentes une très grande diversité sans pour autant aujourd’hui encore avoir une certaine connaissance assez approfondie les relations entre cette diversité de micro-organismes et les fonctions qu’ils

Occupent dans les autres il faut pas les oublier évidemment les racines des végétaux qui vont s’enfoncer plus ou moins profondément dans ses horizons organiques et minérales c’est évidemment plusieurs tonnes et qui vont être en lien très intime avec toute cette macro maison microphone micro-organismes puisqu’elles vont échanger effectivement elles vont prélever des éléments

Minéraux essentiels à la croissance des plans dans le milieu mais elles vont aussi relarguer un certain nombre de substrats carbonés elles vont se décomposer elles vont fournir aussi évidemment une ressource fondamentale pour toute cette biodiversité donc une très grande diversité j’ai remis à une autre représentation des plus grandes espèces les plus

Connues les vers de terre arthropodes et puis d’autres plus microartropodes et microphones qui sont évidemment beaucoup plus abondants et aussi beaucoup moins connus cette revue de littérature récente qui a été proposée dans un PNS en 2023 montre effectivement que pour certains groupes d’organismes c’est effectivement dans le sol ici vous regardez différents groupes

D’organismes dont j’ai déjà parlé précédemment et quel est le pourcentage estimé de leur diversité et de leur abondance dans le milieu aérien ou dans le sol et on voit que pour certains groupes comme c’est la c’est une dominance effectivement de la partie orangée sur ces figures les champignons les enquitrides les arthropodes les

Nématodes la grande majorité de leur diversité en tout cas de ce qu’on pense être leur diversité puisque pour certains actions il y en a une très faible proportion qui a été découverte décrite et même échantillonnés et donc on a une très forte diversité de ces organismes qui

Est de cette action qui est évidemment inféodée au sol et au sol de tout type qui soit dans les milieux agricoles ou d’autres milieux petite petite croque ici c’est une vidéo que j’ai effectuée j’ai transformé le fichier et j’ai oublié effectivement de retransformer la vidéo vous irez voir par vous-même je pourrais transmettre

Dans le cadre de la chair le lien de cette chaîne Vimeo très intéressante qui représente ici la je vais la décrire rapidement parce que c’est pas animé mais en mésocosme donc en condition contrôlée l’action de ces de toute cette biodiversité de toute cette macro et mésophone sur la décomposition des

Litières où et vous pourrez observer effectivement dans un cas l’absence de cette de cette faune et puis dans l’autre cas effectivement le ce mécanisme de bioturbation de décomposition progressive et d’incorporation de cette matière organique et cette litière de feuille que vous voyez dans la partie plus organo minérale en dessous désolé pour

Le petit couac donc c’est assez évidemment fondamental toute cette diversité elle est elle est essentiellement liée effectivement à cette à cette nécromase à cette biomasse végétale principalement qui va se déposer à la surface du sol qu’on observe assez facilement dans les écosystèmes forestiers mais qu’on peut effectivement aussi soupçonner dans

D’autres dans d’autres systèmes des agrosystèmes des résidus de culture des résidus de tonte dans différents milieux toute cette matière organique va être effectivement la base de toute cette diversité dont je vous ai parlé précédemment c’est à dire qu’on a des organismes micro-organismes mésophones qui vont directement dépendre de cette

De ces résidus organiques de cette matière organique qui vont participer à ces dégradations et qui vont s’en servir comme source de nourriture d’énergie à participer à sa progressive dégradation et incorporation dans les sols et puis pour les plus grands on a aussi effectivement tout un tas de relations dites trophiques que vous pouvez

Observer ici certains les micros arthropodes ou les macroarthropodes ont effectivement constituer des réseaux trophiques des chaînes alimentaires plus ou moins complexes plus ou moins élaborés qui directement dépendre effectivement de cette matière organique qui va nourrir le développement plus ou moins important de champignons de bactéries et de d’autres organismes qui vont eux-mêmes

Effectivement ensuite être consommés stimule dans l’activité va être stimulée par des organismes plus grandes tailles columbol à carrière qui vont eux-mêmes servir de croix évidemment à des organismes de taille plus grande donc toute cette diversité elle est au final extraordinaire mais très lié effectivement à cette matière organique à cette dégradation incorporation

Progressive de la matière organique et donc à travers cette dégradation et c’est incorporation assez forte et ce mécanisme de bio-turbation donc bio pour biologie vivant turbation pour un mélange cette matière organique elle va être progressivement mélangée mixé avec ces matières minérales c’est particules d’argile de limon et en particulier les

Plus fines les particules d’argile qui vont s’associer et donc les micro-organismes particulier comme vous pouvez le voir ici sur ces sur ces représentations sur ces schémas vont effectivement participer à cette dégradation à cette incorporation de ces débris notamment végétaux mais pas que et former notamment quelque chose d’assez

Fondamental pour les sols et les premiers horizons de sol qui sont les agrégats donc c’est complexe de particules minérales argile en particulier de cette matière organique plus ou moins dégradée et puis de cette biodiversité qui va utiliser qui va assembler et former des particules assez résistantes des agré assez

Résistant qui vont conférer un certain nombre de propriétés au sol de fonction au sol et ensuite qu’on peut découler comme ça en service écosystémiques puisque de la qualité de ces agrégats de la quantité de ces agrégats et associée à cette biodiversité bon aussi dépendre un certain nombre de fonctions de service résistance à

L’érosion d’origine de la région par l’eau l’érosion par le vent de conservation de la matière organique de fertilité et donc cette activité biologique elle est évidemment très liée et fondamentalement liée à cette matière organique qui se dépose en surface mais aussi à la biodiversité qui va participer à son incorporation dans le sol

Peut-être biodiversité que j’ai évoqué que ce soit les plus grands organismes lombrics mais arthropodes insectes ou plus petit nématodes micro-arthropodes etc elle est évidemment très fortement influencé par les caractéristiques physico-chimiques des sols la dégradation de la roche-mère l’origine du sol que vous observez dans une parcelle agricole ou dans un écosystème

Naturel on va décrire comme ça le pourcentage relatif en argile limon et sable donc la texture qui vont être liées effectivement à la dégradation progressive ou des apports progressifs de matière minérale qui vont entraîner effectivement certaines caractéristiques physico-chimie au sol le pH la disponibilité de certains éléments minéraux la capacité d’échanges

Catholiques c’est eux c’est la porosité un sol plus sa bleue il va y avoir plus d’espace entre les grains que un espace que des sols plus limono-argileux on va avoir des particules de plus petites tailles et donc une quantité d’espace plus faible le taux de matière organique évidemment va aussi dépendre de cette

Texture de ce pourcentage de sable ou d’argile ou de limon puisque comme je l’ai dit précédemment ces agrégats ils vont être directement liés et notamment à la quantité de d’argile et qui va permettre l’assemblage assez fin entre matières organiques en décomposition biodiversité plutôt micro-organismes et les matières minérales

Et donc là on commence à percevoir effectivement que les liens ils sont assez complexes on ne trouve pas tous les organismes toute cette biodiversité elle est évidemment elle est très diversité très diversifiée pardon et abondante mais elle dépend aussi des conditions du milieu des conditions de sol qui vont aussi

Influencer la diversité végétale dans les écosystèmes naturels ou la diversité des cultures qui peuvent être implantées sur différents types de sols quand on se place en milieu agricole et donc ces organismes cette biodiversité du sol elle est directement dépendante d’un certain nombre de facteurs liés abiotiques conditions environnementales les

Conditions de sol en particulier qui vont influencer cette diversité végétale la végétation qui va se développer elle est très racinaire la quantité la qualité de la biomasse qui va se déposer sur le sol va directement dépendre effectivement aussi de la gestion du milieu ou des conditions environnementales de sol de climats qui

Vont structurer la diversité de la végétation et donc l’abondance et la diversité des espèces que ce soit les plus petites micro-organismes ou microphones à macrophones de plus grande taille elle va directement aussi dépendre de la végétation par effectivement la quantité de ressources mise à disposition à la qualité de cette ressource aussi les

Différentes espèces végétales n’ont pas fournir une litière une ressource de même qualité nutritive en quelque sorte pour toute cette biodiversité du sol et donc on peut qu’on alors c’est des schémas un peu anciens mais qui sont qui peuvent être toujours d’intérêt mais tous les sols vont pas héberger une

Biodiversité maximale on va pas trouver des centaines de lombric des millions de micro-entrepotes et une très grande diversité de micro-organismes dans tous les sols cette ces caractéristique physico-chimiques du sol de la roche mère et puis le développement de la végétation en surface et de la diversité végétale en surface vont en quelque sorte

Progressivement créer des humus des horizons organiques et organo minéral en surface qui sont plus ou moins de bonne qualité en quelque sorte pour différents groupes d’organismes et donc si on voit ici la source sur ce schéma vous voyez en haut alors c’est les l’importance croissante des différents

Groupes d’animaux du sol ici on a des sols plus acides avec des litières difficiles à décomposer qui sont par exemple ce qu’on peut trouver sous les pins dans les Landes sur des soldes très acides très sableux avec des conditions très drainantes et on voit effectivement que c’est majoritairement les

Micro-artropodes qui vont être les a priori les espèces les plus abondantes et les plus diversifiées les plus adaptées à ces conditions et puis à l’inverse sur des sols plus riches de type notamment de type moderne on va effectivement avoir des conditions qui vont favoriser notamment les communautés de lombric de ver de

Terre qui vont être favorisés par des pH de sol plus élevés neutres à basiques et puis des litières plus riches plus faciles à décomposer donc on voit qu’en fonction de ces différents types de sols ils veulent ratio entre des organismes de plus grande taille ou des microartropodes et il y a également

L’influence que ça peut avoir sur les micro-organismes et évidemment variable et qu’on va pas trouver toutes les espèces et une très grande abondance de toutes les espèces sur tous les types de sang cette faune endogie elle est évidemment influencée par différents paramètres que j’ai déjà commencé à évoquer précédemment

L’humidité du sol la température l’oxygène qui sont liées effectivement à la taille des particules minérales en particulier vont influencer les différentes espèces que ce soit pour les micro-arthropodes ou les lombrics on parle d’une faune hygrobions puisqu’elle va directement dépend de la quantité d’eau disponible dans le sol on va avoir des échanges

Avec le la quantité d’eau contenue dans le sol on association avec la matière organique ou les particules minérales et c’est également une faune globalement et majoritairement poïki le terme c’est à dire qu’elle est pas dans la température corporelle va directement dépendre de la température du milieu extérieur donc le

Sol il est relativement tamponné par rapport au milieu aérien mais en fonction des saisons évidemment en fonction de la continuité du rayonnement lumineux qui va arriver sur le sol on va avoir des températures plus ou moins favorables qui vont entraîner soit une des citations une déshydratation

Je vous dis à la baisse de l’humidité du sol soit au contraire une augmentation en température qui peut être favorable à l’activité de ces organismes et qui veut également respirer donc la quantité d’oxygène la porosité du sol va évidemment être assez fondamentale aussi pour ces pour toutes ces espèces et donc

Elles sont elles se sont adaptées évidemment on observe aujourd’hui des adaptations morphologiques physiologiques comportementales assez variations d’humidité de température et de quantité d’oxygène disponible qu’on retrouve à travers la description de certaines espèces qui vont présenter des formes de résistance qui vont passer les saisons plus sèches ou trop humide sous

Différentes formes de résistance des œufs anticipés des formes de reproduction qui vont leur permettre de d’attendre patiemment le retour de conditions plus favorables et puis pour les espèces de plus grande taille elles vont notamment les lombrics de grande taille des nombrils vont on va pouvoir observer des migrations verticales

Comme ici sur cette étude qui a été menée en Europe de l’Est sur sur ce lombricus terrestris qui est une espèce que vous avez forcément observée sans forcément être sûr que c’est elle mais dans vos jardins et on voit effectivement que le ici sont représentés le pourcentage d’individus

Dans la population en fonction de la profondeur et puis à différentes saisons à l’automne printemps était et hiver et on voit effectivement que selon adapter son ses déplacements ou sa zone de vie en fonction effectivement des conditions les plus favorables donc quand la température diminue en hiver dans ces

Forêts dans ces forêts de l’Est de l’Europe on va avoir la majorité des individus qui vont être beaucoup plus en profondeur et puis quand les conditions sont d’humidité température sont notamment plus favorables au printemps on va avoir une remontée des individus qui vont venir accumuler chercher de la matière

Organique si tu effectivement dans les premiers centimètres du sol et donc ils vont leur activité va être augmentée et ils vont venir chercher effectivement cette cette ressource organique en surface pour tenter de résumer ces premières ses premières [Musique] diaporama pardon ce début de diaporama cette faune du sol elle est évidemment

Très diversifiée très abondante avec des heures de grandeur de plusieurs milliers plusieurs millions d’individus sur des volumes de sol qui sont relativement faibles et qui vont être très fondamentalement influencés effectivement par cette matière organique qui va se déposer qui va fournir une ressource pour l’intégralité de ces réseaux trophiques

Et de cette diversité qu’on peut observer elle est très adaptée j’en ai donné quelques exemples c’est évidemment très très partiel mais à ces conditions de vie qui sont certes tamponnées dans le sol par rapport à la température à l’humidité mais on voit effectivement que on a des pics d’activité des pics de

Vie qui vont directement dépendre de la ressource la biomasse qui est recyclée la buveuse végétale les litières qui vont se déposer à certaines saisons et aussi les conditions environnementales notamment de température et de nudités qui vont influencer ces espaces et que ces fonctions à travers le recyclage de cette matière organique la

Remise à disposition d’éléments minéraux le stockage de l’eau l’infiltration de l’eau et ben on voit effectivement les liens assez essentiels entre toute cette diversité et puis la productivité des écosystèmes puisque si on a une infiltration qui ne se fait plus ou qui se fait moins bien ou si on a un

Recyclage de la matière organique qui peut comme on peut l’observer dans certains écosystèmes qui se qui diminuent voir qui s’arrête complètement et bien on a progressivement un appauvrissement un élément minéraux dans le sol diminution du taux de matière organique une accumulation qui peut se faire en surface et donc pour venir

Ils sont vivants sous très diversifiés en termes de biodiversité et une abondance très élevée de certains organismes mais ils sont aussi très menacés et c’est pour ça qu’on utilise effectivement ces termes des fois de sol dégradés de sols morts en lien avec un certain nombre de menaces qui peuvent

Peser sur ces sur ces sur ces sols donc je passe rapidement sur les principales menaces quand on parle de sols relativement dégradé c’est effectivement lié à l’urbanisation l’articulation des terres qui comparativement à des pratiques agricoles vont elles entraîner effectivement l’urbanisation l’artificialisation une disparition complète de cette faune du

Sol ou alors effectivement un maintien sur des vraiment des des espaces très limités dans nos villes ou dans nos complexes industriels on a effectivement des zones qui sont très peu propices à cette biodiversité de la même manière que d’autres activités humaines comme la comme les activités d’origine industrielle entraînent des pollutions

Par certains éléments cuivre plomb qui vont avoir des effets écotoxicologiques très fort sur cette faune du sol qui va la plupart du temps comme on était déjà mentionné se servir de cette matière organique incorporer la matière organique contenue dans le sol pour pouvoir se nourrir et dans le même

Temps on va aussi se nourrir assimiler stocker ou être obligé de se décréter c’est polluants et donc on voit là ici l’exemple dans un ancien site industriel avec des concentrations en cuivre qui dépassent 3000 mg par kilo de sol ou la diversité végétale évidemment puisqu’elle elle-même les plantes sont

Pas capables de se développer de telles concentrations de cuivre mais aussi la biodiversité du sol en particulier à la ici la densité des vers de terre tant chuter assez fortement au-delà de 1000 2000 mg de milligramme de cuivre ici de par kilo de sol voire a complètement disparaître dans les sols plus pollués

Donc ce qui entraîne évidemment une accumulation de matières organiques en surface puisqu’on les organismes de décomposeurs sont complètement absents je passe rapidement mais des exemples aussi un peu contraires on a aussi une certaine forme d’adaptation là ici c’est une étude conduite à Bucarest en Roumanie sur des sols pollués des sols

Urbains et on voit des résultats parfois assez contradictoires où on fait quand on regarde l’abondance de certaines espèces elle a ici de columbol dans des parcs urbains le parc urbain le plus pollué et celui qui présente les abondances les plus élevés et donc c’est aussi des réponses des adaptations qui

Sont aussi constatées certaines espèces vont tolérer des niveaux de pollution relativement élevés ou vont profiter effectivement que ces niveaux de pollution vont avoir des effets négatifs sur certaines espèces pour prendre la place en quelque sorte une on parle de dichychologique vacantes et donc certaines espèces vont aussi profiter en quelque sorte de leur

Résistance un peu plus importante assez peu loin assez assez contaminations pour dominer et utiliser et prendre la place d’autres espaces je vois que le retourne un peu mais je vais essayer d’avancer un peu c’est communauté en particulier de micro-arthropodes moi qui m’intéresse particulièrement dans le cadre des recherches qu’on mène justement dans

L’immsaf sur les systèmes viticole elles sont aussi de plus en plus étudiées pour leur qualité de bio-indicateurs de qualité biologique des sols avec notamment le travail très intéressant qui a été proposé ces dernières années par des collègues italiens avec l’utilisation effectivement de ces micro-arthropodes comme bio-indicateur donc la présence de

Certains taxons qui sont plus ou moins adaptés à la vie dans le sol et la vie dans le sol en particulier en profondeur vont être en quelque sorte des témoins de la bonne santé du sol de la bonne qualité biologique des sols et au fur et

À mesure que l’on peut avoir de la perturbation la contamination de ces sols certaines espèces vont disparaître certains taxons vont disparaître et ça va nous donner des scores en quelque sorte de sol un peu moins un peu moins élevé et donc ce qu’on voit effectivement de manière une analyse un peu croisée de

Toutes les données qui ont été récoltées sur cet indice de qualité biologique que les parcs urbains les sols dégradés liés effectivement aux activités humaines vont présenter des indices de qualité biologique plus faible si on pourrait en rouge à l’inverse les milieux plus naturels qui prairies forestiers vont présenter une variabilité certaine mais

Aussi des voilà des indices de qualité biologique en moyenne plus élevée et ce qui est plutôt rassurant et encourageant c’est que la position intermédiaire ici qui est notée en orange des sols agricoles et des sols culture annuels ou culture pérennes alors qui rassemble effectivement une grande diversité de

Pratique on pourrait rentrer dans le détail mais cette position relativement intermédiaire on a des sols qui sont qui présentent une diversité encore relativement élevée des indices de qualité biologique assez élevés en particulier il y a ici pour les pour les micro les causes de cette de cette réduction

De la diversité de la biodiversité des sols en particulier dans les milieux agricoles elles sont aujourd’hui assez connues on n’a pas encore de milliers très précis sur quels sont les alors on fait ça dépend évidemment beaucoup des taxons si on parle de la microphone ou de la microphone les les

Facteurs les plus prépondérants et les plus négatifs sur leur diversité ou sur leur abondance elles sont pas les mêmes mais on voit ici là un peu sur cette schéma récupération récapitulatif pardon que la compaction est un phénomène important qui peut réduire effectivement la disponibilité de l’oxygène et puis la

L’infiltration de l’eau qui est évidemment fondamentale pour tous les organismes qui vont vivre dans le sol que effectivement l’utilisation de fertilisant de pesticides vont avoir des effets directs en termes d’acidification de salinisation et puis de de modifications la disponibilité de certains éléments minéraux dans les systèmes agricoles donc avec pour volonté effectivement de

Maximiser cette assimilation pour la culture mais bon aussi entraîner une dégradation en tout cas une modification des conditions de vie pour cette biodiversité qui est adaptée à ce type de sol et donc quand on ajoute effectivement un certain nombre d’éléments minéraux on va aussi en quelque sorte [Musique]

Le pH la quantité d’éléments minéraux disponible pour ces micro-organismes pour cette biodiversité qui dépend elle-même des micro-organismes et donc à travers la réduction la diminution progressive de la matière organique ou des apports de matières organiques extérieures constater effectivement cette diminution de l’abondance et de la diversité de cette biodiversité

Quelques exemples mais il faudrait évidemment avoir plus de temps pour rentrer dans le détail les effets globaux ils sont connus les espèces les plus grandes la perturbation et en particulier le labour profond c’est les effets négatifs que ça peut avoir sur les populations en particulier de lombric les effets sont plus

Contrastés mais globalement on retrouve aussi certaines études similaires ici sur les colles en bol avec une diminution de l’abondance des individus autour de 100 individus par mètre carré contre 400 individus au mètre carré dans les conditions de non pas de non travail mais de travail superficiel où on va

Effectivement moins déstructuré le sol et on va favoriser effectivement le maintien d’une diversité une abondance plus élevée de ces colombols dans les sols en technique culturelles simplifiées un travail superficiel donc on a quelques études comme ça qui sont conduites en système pérenne système viticole qui démontre qui vont

Globalement dans le même sens le travail du sol n’a pas que des effets négatifs en particulier sur les communautés de micro-arthropodes et micro-organismes mais il va avoir tendance effectivement à terme à avoir des effets notamment négatifs en sélectionnant des espèces qui sont plus adaptées à ces conditions de perturbation régulière

Concernant les communautés de micro-organismes petit exemple sur lesquels on avait travaillé il y a quelques années dans des systèmes viticoles avec la diversité bactérienne et fongique dans différents pays européens donc en milieu viticole mais dans différents pays Autriche France à la manière Roumanie et Suisse ce qu’on avait observé c’est

Effectivement une diminution de la diversité des champignons avec le travail du sol mais plutôt vous voyez cette histoire de remplacement aussi qu’on observe assez souvent une tendance à une augmentation de la diversité des bactéries donc on voit que le si la place est vacante si la place est

Laissée disponible parce que un certain taxon est moins résistant assez conditions on va avoir à l’inverse d’autres espèces qui vont prendre la place et participer aussi à certaines fonctions les réponses sont encore aujourd’hui dans la littérature assez contexte dépendantes c’est difficile de généraliser à dire oui une seule

Pratique une certaine pratique ont des effets néfastes sur ces micro-organismes ça dépend effectivement du caractère pérenne ou annuel des systèmes de la profondeur de travail du sol et de l’intensité de la perturbation évidemment plus ou moins intense en fonction des systèmes et qui a plus ou moins d’effets négatifs sur ces communautés

Passe rapidement la compaction peut d’études mais un phénomène je pense assez sous-estimé le fait d’avoir effectivement ces certaines profondeurs 20 30 cm ces zones fortement compactées va influer effectivement sur la diversité des organismes qu’on va trouver dans les sols ils vont être assez peu résistants dans l’ensemble à la diminution

Ceci en relation avec la disponibilité des ressources de l’oxygène notamment qui va diminuer au fur et à mesure que la densité du sol la compaction augmente je ne pouvais pas non plus pas en parler effectivement la problématique du cuivre qui est effectivement un [Musique] un produit et notamment utilisé comme

Fongicide dans un certain nombre de cultures et en particulier dans les cultures pérennes arboriculture ou viticulture voilà quelques résultats on voit ici effectivement une sensibilité un facteur supplémentaire au-delà de 200-400 kg par hectare ce qui correspond à peu près à des doses relativement faibles de 50 à

100 mg de cuivre par kilo de sol des effets alors peu d’études donc c’est évidemment un relativiser mais des effets a priori négatifs de de cette concentration en cuivre qui va avoir tendance à s’accumuler dans les sols en lien avec la matière organique sur les lombrics ici également ici sur les

Microartropodes et les mêmes tendances et à peu près les mêmes seuils sont observés pour les micro-organismes avec au-delà de 200 400 kg par hectare des effets négatifs sur un certain nombre de fonction l’activité la respiration la biomasse microbienne qui présente effectivement des des diminutions assez assez fortes de

Ces de leur activité ou de leur diversité pour revenir un peu à ce qu’on mène dans les systèmes viticoles on avait commencé à travers la thèse de Noemie hausangy il y a quelques années maintenant mais à travailler sur non pas l’effet d’un facteur parce qu’effectivement c’est aussi la difficulté dans des systèmes

Agricoles complexes avec une diversité aussi de pratique qui sont mises en place par des agriculteurs ou dans notre cas des viticulteurs à essayer de quantifier et de classer par ordre d’importance ces différents facteurs donc le travail du sol l’utilisation d’insecticide la contamination en cuivre du sol et on avait notamment aperçu

Effectivement des effets là ici plutôt positifs du travail du sol qui avait tendance à oxygéner à porter la matière organique sur l’abondance des colle en bol et puis les effets là aussi attendus négatif de l’utilisation de certains pesticides qui soient obligatoire ou non ou l’utilisation ou la contamination en

Cuivre qui semblait avoir des effets négatifs sur cette abondance de colle en bol dans des effets assez complexes quand on est évidemment dans des systèmes agricoles c’est la pratique dans son ensemble et notamment le travail du sol l’utilisation d’un train et évidemment l’environnement autour des parcelles qui vont influer sur cette diversité

On continue ce travail aujourd’hui et j’ai encore peu de résultats à présenter avec Pierre Blondel qui est donc écologie du vignoble et puis dans les travaux sont financés par Bordeaux et puis le CIVB notamment pour essayer d’approfondir un petit peu effectivement les effets complexes et combinés de ces différents

Facteurs que ce soit la contamination en cuivre l’utilisation de pesticides ou le travail du sol sur ces communautés là donc on a travaillé un peu plus finement sur ces sur ces communautés de colombol et l’idée est aussi de mesurer l’activité des micro-organismes d’activités catabolique enzymatiques des micro-organismes pour tenter de de

Déceler effectivement si certaines combinaisons de pratique ou de sol vont sont a priori favorable à cette diversité je finirai rapidement en montrant effectivement on a aujourd’hui des idées assez peut-être un peu plus clair ou plus établi sur l’impact des pratiques agricoles en particulier sur la diversité et l’abondance d’un certain

Nombre de taxons les plus gros sont mieux connus les on connaît les effets sur les macros les lombrics les arthropodes on commence à avoir des un peu plus de littérature aussi disponible sur des organismes de taille plus petite comme les micro-arthropodes il reste encore effectivement beaucoup de recherches à conduire sur des organismes

Moins connus donc j’ai évoqué en début de présentation des méthodes redifères sont des organismes qui sont très peu étudiés qui sont pourtant très diversifiés aussi également assez fondamentaux pour les pour cette diversité biologique cette santé des sols au sens large et donc ce qu’on constate aujourd’hui c’est effectivement

Quelque chose d’assez positif c’est on a à la fois des initiatives des agriculteurs des viticulteurs des collectifs autour du monde agricole ils vise à effectivement restaurer cette santé des sols au sens large pas seulement les qualités physiques et chimiques mais aussi préserver améliorer des conditions de vie pour la biodiversité

Et donc on constate effectivement dans nos travaux de recherche pas le ce travail conjoint de on fait l’état et on essaye de quantifier les effets des pratiques sur cette biodiversité nous on a aussi effectivement dans le même temps les initiatives des initiatives très nombreuses du monde agricole sur ces sur cette biodiversité

Donc voilà pour les cités les apports de matière organique qui sont évidemment assez anciens ils doivent pas d’hier mais la thématique découvert végétaux découverts intermédiaires multiservices qui effectivement vise à améliorer les propriétés physiques chimiques des sols pour les cultures mais qui dans le même temps vont aussi favoriser potentiellement la biodiversité

Pour tout ceci et j’aime bien chez moi partir effectivement de systèmes relativement intensif ou la biodiversité du sol comme je l’ai montré elle est impactée et souvent appauvri alors on n’est pas forcément sur des sols morts mais sur des sols où là cette diversité s’est abondance d’organismes est plus

Faible on peut comparer des systèmes très extensifs ou des systèmes naturels où on a une très grande complexité et des niveaux de biodiversité d’interaction entre les espèces plus complexes l’objectif étant à travers effectivement cette recherche et puis c’est ces initiatives des agriculteurs d’avoir cette intermédiaire où on va dans le même temps maintenir

Effectivement cet objet de production mais à travers la sélection de couverts à travers des utilisations de couverts intermédiaires ou d’autres formes de de d’apport de matière organique à la fois favoriser la production et puis aussi maintenir une certaine biodiversité du sol pour avoir des soldes effectivement vivants ou en tout

Cas plus vivant dans des systèmes intensifs voilà j’ai largement dépasser le temps en COD pour continuer effectivement voilà je voulais remercier évidemment toutes les gens qui travaillent avec moi sur cette dimension dans l’ummr savent et puis aussi côté Bordeaux sur sa groupe pour sensibiliser nos étudiants à cette

Diversité et puis voilà pour continuer aussi parce que je pense que ça fait partie de cette recherche et puis de ce qui se passe autour de ces sols de s’émerveiller parce qu’effectivement on a une grande diversité d’espèces on aperçoit pas comme ça à l’œil nu et donc il y a des

Gens notamment Philippe Lebeau qui a travaillé sur le livre planète columbol avec notre collègue Jérôme Corte à Montpellier qui voilà fait des photos tout simplement magnifique de ces espèces qui permettent aussi de les mettre en lumière et de même si on peut pas les voir dans nos champs ou dans nos

Jardins de savoir qui sont là et d’observer leur très belle diversité merci beaucoup Brice pour cette présentation et cette cette conclusion très esthétique alors il nous reste quand même un petit peu de temps pour poser des questions il y en a une première qui a été posée que

Je vais te relayer mais j’en profite pour répéter aux personnes qui nous auraient rejoint un petit peu après le démarrage vous avez en bas de votre écran la rubrique QR qui permet de centraliser les questions que vous avez à poser à Brice au sujet de son intervention donc n’hésitez pas

À inscrire tous vos questionnements on va faire en sorte de relayer un maximum de questions alors Brice la première question c’est après un labour on compte bien de temps les communautés de lombric et de colombol peuvent se reconstituer bonne question question évidemment pas facile je vais faire une réponse de

Normand c’est classique et je peux me permettre aussi je crois que Adrien avait déjà eu cette remarqué les communautés de lombric et de columbal peuvent se reconstituer alors c’est là où effectivement la réponse est un peu un peu complexe elle se si on arrête complètement de l’amour et qu’on arrête de cultiver

Parce que aussi effectivement on va avoir une progressive en colonisation depuis les espaces environnants puisqu’on a certains d’individus d’espèces qui vont pouvoir se maintenir aux alentours des percer agricoles et donc on peut en quelques années effectivement avoir des espèces notamment et des abondances de lombric à la pas forcément des espèces mais les

Abondances de lombric qui vont retrouver des niveaux on peut attendre de système agricole en production ou même si effectivement on passe sur les systèmes extensions externes plus extensifs encore avoir des abondances comme maximum qu’on peut observer dans le système préaux donc effectivement ils sont relativement résilients si les conditions leur sont favorables en

Termes de ressources donc de matières organiques et puis les conditions environnementales qu’on maîtrisent pas mais de température d’une idée de précipitation qui vont aussi être aussi très importantes pour pour ces espèces là en quelques années on peut effectivement observer un retour arrière enfin en tout cas retrouver des niveaux

D’abondance et sûrement de diversité relativement élevé pour les colle en bol elles sont assez opportunistes donc c’est encore peut-être encore plus complexe d’y répondre on a certaines espèces qui s’adaptent très bien au labour qui vont effectivement très large en tant qu’individu mais pas autant qu’un individu mais en tant qu’espèce

Vont très rapidement se multiplier après même des épisodes de perturbations relativement régulier si on enfouie de la matière organique ça leur va très bien très rapidement consommer des bactéries des champignons qui vont se développer sur cette matière organique en décomposition et on va observer effectivement au niveau des

Explosions de en termes de nombre d’individus d’abondance pas forcément en termes de diversité dans la quelques espèces qui sont assez dominantes dans les communautés des milieux agricoles par contre si on veut retrouver des niveaux de diversité comparables à des systèmes moins perturbés prêts extensifs là effectivement ça nécessite un temps

Beaucoup plus long et puisqu’on va avoir des temps de colonisation qui sont pas été beaucoup étudiés mais se souvenir effectivement d’être des milieux plus artificialisés ou effectivement le temps de recolonisation depuis les paysages environnants habitants environnants et là beaucoup plus long pour retrouver effectivement des niveaux de diversité avant perturbations

Une autre question tu as un petit peu répondu tout à l’heure mais peut-être pas tout à fait est-ce qu’on peut mesurer un indice de biodiversité d’un sol tu as parlé du cubéa tout à l’heure mais du coup ce qu’il y a des notes plus globales s’il y a des processus standardisé pour ça

La difficulté c’est que comme je l’ai dit les macros les gros on les voit les lombrics on les voit effectivement il y a un certain nombre d’initiatives de pour quantifier l’abondance des lombrics à l’échelle nationale dans différents types de sols ce qui est déjà un bon indicateur effectivement on n’est pas

Des pratiques parfois mais un indicateur un peu global de effectivement est-ce que cette communauté est plus ou moins abondante dans un parcelle agricole aucun n’importe quel système d’ailleurs mais comme je l’ai dit qui est pas forcément un bon indicateur parce que dans certains ce type de sol sur

Certains sur certaines litières on va avoir a priori des conditions peu favorables pour ces lombrics donc c’est un taxi qui peut être intéressant dans certaines conditions de sol pour les autres aujourd’hui [Musique] qui a été développé en Italie notamment qui vise à quantifier la présence de certains taxons indicateurs de cette vie

Des sols et une donnée je pense intéressante et qui nous donne un premier aperçu effectivement à travers la présence de certaines de ces espèces de l’impact des pratiques ou des activités humaines sur cette diversité donc c’est sûrement des perspectives intéressantes après on connaît mal l’écologie de certains de ces taxons et

C’est un peu la limite effectivement de ces indices c’est que parfois ils sont présents parfois ils sont aussi en très faible abondance et on va leur attribuer effectivement des notes très élevées quand on les trouve ce qui va donner un poids considérable à la note l’indice

Qui va être donné pour ce milieu en particulier là ce qui veut pas dire que ils ont une importance très importante très forte pour certaines fonctions dans les sols ils sont indicateurs de cette stabilité de cette diversité dans les sols mais ils sont pas forcément importants pour assurer un certain

Nombre de fonctions et donc là on a aujourd’hui je pense encore beaucoup de travail à faire sur sur mieux quantifier l’importance de certaines espèces pour certaines fonctions avant de pouvoir dire effectivement certains sont vraiment indicatrices de sol en meilleure quête de meilleure qualité possible ou seul effectivement

Qui présente dans un certain niveau de dégradation ok merci est-ce que tu as eu l’occasion de mesurer les effets négatifs des désherbants sur les populations de lombrics d’insectes la question est posée plutôt pour des sols viticoles on travaille dans les vignobles bordelais là le réseau Bacchus que j’ai

Évoqué avec Adrien effectivement on est sur des systèmes où l’utilisation du désherbant a quand même disparu depuis depuis fortement régressé voir disparu depuis plusieurs années donc effectivement on dit pas peut-être qu’on observe les signatures anciennes de l’utilisation de plus importantes il y a quelques années d’herbicides c’est effectivement

Focalise sur les pratiques actuelles qui sont effectivement le travail du sol utilisation de l’enerbement temporaire ou permanent et on a peu effectivement de donner de recul sur les effets que ça peut avoir aujourd’hui sur les populations lombrics d’insectes du sol après les il y a d’autres études plus anciennes qui ont été

Conduites qui montrent effectivement que en particulier pour les lombrics alors il y a pas mal d’études de réaliser notamment sur le vignoble de Gaillac qui est pas très éloigné d’ici ou les populations de lombric elles sont plutôt favorisées par rapport à des perturbations mécaniques par l’utilisation d’herbicides

Sont moins impactées on va dire par rapport au travail mécanique et que par contre elles avaient une réponse physiologique donc c’est des impacts qui sont assez difficiles à mesurer quand on est sur le terrain c’est les impacts physiologiques à long terme on a des activités qui peuvent être réduites de

Reproduction un peu à l’image de ce que j’ai pu évoquer sur le cuivre ou c’est des effets très fins très très difficiles à appréhender sur des temps de génération de reproduction un peu plus faible une activité un peu plus faible par le l’impact indirect de ces

De ces produits phytos ou du cuivre qui vont peut-être à très long terme impacter les niveaux de population de ces espèces mettant on a du mal à mesurer les effets d’une admission de l’autre je réponds un peu aussi j’en profite pour relier une autre question faire transition que tu parles

De du cuivre effectivement il y a pas mal d’études quand même sur le sujet et là la question c’est est-ce qu’il y a des résultats sur les effets d’autres éléments sur les populations du sol comme comme le fer comme le plomb comme j’imagine du coup en creux des métaux lourds par exemple

De regarder un petit peu ce qui se passait notamment le voilà les pollutions liées au site industriels et aux contamination par d’autres éléments les effets sont sensiblesment les mêmes effectivement on a des effets directs à des très forts niveaux on a des effets écotoxiques de mortalité ou d’impact sur

La reproduction d’un certain nombre de ces espèces donc on a des effets directs et puis on a des effets indirects via effectivement à des traits au niveau comme je l’ai rapidement évoqué juste avant les effets phytotoxiques il y a plus de végétation la communauté végétale est appauvrie voire quasiment absente sur

Certains sols très pollués et comme c’est la source de matière organique et la ressource nutritive qui est utilisée par ces organismes ces populations du sol et ben on a des effets aussi négatifs très indirects au final on observe il y a quelques études montrent ça que l’apport de matières

Organiques exogènes c’est pas forcément une solution va rétablir des populations qui vont même si le sol est très pollué si on la rapporte de la ressource elles vont pouvoir quand même néanmoins se maintenir et se reproduire avec des effets sûrement éco-toxicologiques toxiques de ces contaminations par ces métaux bien merci Brice

On a encore deux questions une question qui porte son corps sur le travail du sol est-ce que le travail du sol même superficiel dégrade la matière organique et les champignons tu as un petit peu répondu là-dessus pendant ta présentation parce que tu peux compléter très rapidement [Musique]

Avec le travail du sol même superficiel dans ses premiers horizons quand on va avoir une perturbation on va activer effectivement des processus de dégradation rapide et donc on va peut-être ponctuellement mais en tout cas diminuer le taux de matière organique dans la partie travaillée ce qui peut enduire une minéralisation et

Les éléments nutritifs qui vont être disponibles pour la culture par exemple et donc on va voir aussi effectivement des impacts sur les champignons après par rapport à des travails plus profonds type labour avant 20 30 40 cm de profondeur on va réellement déstructurer le sol c’est à dire mettre l’horizon qui

Était en dessous au dessus les effets évidemment sont négatifs parce que là on travaille comparable à ce que relativement superficiel et donc il va aussi permettre de préserver ces communautés de champignons ou d’autres organismes en profondeur qui vont pouvoir ensuite recoloniser l’horizon superficielle donc oui ça dégrade mais évidemment un

Peu moins que lorsqu’on perturbe de manière beaucoup plus intense le sol merci est-ce que tu as quelques exemples un peu précis d’espèces résistantes aux polluants du sol je suis je suis pas sûr de bien comprendre la question et c’est serait-il possible de savoir un peu plus sur les espèces résistantes au

Polluantes du sol quelques exemples s’il vous plaît merci je sais pas si on peut généraliser mais les acariens les acariens et les acariens qu’on trouve dans le milieu aérien dans nos maisons etc qui a les acariens du sol et parmi ces acariens du sol il y a des taxis qui semblent

Effectivement être assez présenter des traits d’adaptation ils sont capables de séquestrer donc soit ils arrivent à compartimenter dans leur corps ces éléments toxiques ou les excrétés de manière éliminer effectivement ces polans et donc notamment voilà certaines études en milieu industriels très polluée ou effectivement les acariens font partie

Et puis quelques espèces aussi une boîte de columbole font partie des espèces certaines espèces arrivent à se maintenir du fait de cette adaptation de séquestration d’expression justement des éléments que l’on et je vais te poser une dernière question Brice pour pour conclure cet échange est-ce qu’il existe à ton sens des itinéraires techniques

D’amélioration des sols en fonction de leur profil par exemple si tu prends le cas de sol qui était initialement défavorable ou des ou des sols qui ont été dégradés par certaines pratiques culturelles parce que est-ce qu’il y a des stratégies de récupération je pense que le principal entrée c’est comme

J’ai essayé de montrer mais c’est la matière organique effectivement dans la des sols ou la seule plante présente c’est la culture qu’elle est intégralement récoltée exportée pour se nourrir assez à ses organismes du sol va être relativement pauvre donc quand on réintroduit dans des cultures annuelles une certaine diversité

D’espèces par des mélanges par des cultures intermédiaires des couverts qui vont être implantés entre la culture d’intérêt si on fait du blé voilà des cultures de printemps des cultures d’été effectivement l’hiver le sol peut être laissé nu mais il peut être aussi couvert par un certain nombre d’espèces très intéressantes de ses couverts

Intermédiaires dans les cultures pérennes c’est les couverts végétaux qui sont semés également pendant l’hiver la période de repos végétatif de la ville ou de notre espèce cultivées d’arbres ils vont permettre de d’augmenter cette biomasse produite sélectionner certaines espèces végétales qui vont notamment des légumineuses qui vont présenter des concentrations assez

Élevées en azote qui vont ensuite nourrir ni nourrir le sol mais en fait c’est nourrir effectivement toute cette diversité d’organismes qui va ensuite pouvoir se multiplier alors ça veut dire que ça bénéficiera à tous les organismes et toute la biodiversité du sol en tout cas on pourra observer ponctuellement des effets d’augmentation d’abondance

Sur ces espèces là et puis de rétablissement progressif d’amélioration alors c’est évidemment sur des pas de temps très longs et d’augmentation du taux de matière organique et bien ensuite bénéficier aux communautés de micro-organismes et de macro-organismes que j’ai évoqué [Musique] [Musique] [Musique]

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2 Comments

  1. Franchement, c est un peu light.. Le facteur principal de destruction des sols et des formes de vies qui l habite, c est le travail du sol, point ! Etant donné que l essentiel des formes de vies se trouvent dans les 5 premiers centimètres du sol, les "gratouillis de surfaces" bousillent l essentiel! Ensuite viennent pesticides, etc.. pour achever le tout. J vous conseil plutôt une video avec konrad schreiber, et ses acolytes !

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