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Chapitres du podcast :
[00:00] Introduction
[01:24] La transition de pharmacien à investisseur en immobilier
[03:27] Hack LinkedIn pour trouver un stage aux US
[08:10] Comment Cédric s’est lancé dans les startups
[09:10] Le lancement de 1001 Pharmacies
[18:50] La première levée de fonds
[23:12] Le passage par la case chômage
[25:20] Le premier investissement immobilier
[29:30] Les difficultés pour emprunter
[31:36] La genèse de Bricks.co
[35:48] La conformité avec l’AMF
[40:20] Comment prendre des risques calculés
[47:40] Le business model de Bricks.co
[56:40] La rencontre avec Tony Parker
[58:47] Les NFT – Non-Fungible Tokens
[1:04:40] La routine matinale
[1:08:40] Deep work
[1:11:50] L’intelligence artificielle (Chat-GPT)
[1:14:10] Comment Cédric gère ses publication sur LinkedIn
[1:16:33] Comment trouver des investisseurs sans co-fondateur
[1:21:10] Conseils aux jeunes entrepreneurs
[1:24:40] La définition du mot succès
[1:27:40] Le mot de la fin
Les livres cités durant la discussion :
Le Club des 5 heures du mat’ (Anglais) https://amzn.to/3MVz9Dw
The 5am Club (Français) https://amzn.to/3MYxWLL
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Ce podcast n’est pas juste l’endroit idéal pour votre dose d’inspiration et de motivation. Vous apprendrez les habitudes, les rituels et le mindset qui ont fait la réussite de ces hommes et femmes d’exception.
Chaque épisode vous plonge dans des histoires inspirantes de femmes et d’hommes exceptionnels. Les invités sont des auteurs, sportifs de haut niveau, entrepreneurs, artistes, etc. On parle de leur processus créatif, entrainements, prise de décisions, gestion du temps, gestion du stress, préparation mentale et bien plus encore.
Je m’appelle Jamal Lazaar. Je suis formateur et auteur dans le domaine du développement personnel. Vous pouvez en savoir plus sur https://jamallazaar.fr/
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Fin de mes études, moi je voulais absolument faire du commerce et je savais que je voulais entreprendre dans la vie. Sachant que vous bossez chez Pfizer aux Etats-Unis, est-ce que vous voulez être mis en relation avec les personnes de chez Pfizer? Et donc là je pouvais rajouter 2000 personnes comme ça très facilement.
On va voir, on va voir à la banque, on emprunte 15 000 euros chacun, donc nous voilà parti avec 30 000 euros de capital social. Ouais ouais, on se fait exploser le site internet, mais en tout cas ce qui est sympa c’est que ça braque les projecteurs sur notre projet.
Je viens de passer 6 ans de ma vie. J’ai développé cette boîte à travailler nuit, jour, week-end sans compter mes heures parce que je considère que c’est mon bébé. Et là du jour au lendemain sans aucune indemnité je suis foutu à la porte. Qu’est-ce que je fais?
J’ai divisé la maison en cinq appartements où j’ai tout refait intégralement. Et tu avais une expérience dans le bâtiment, dans le bricolage? Non, aucune. Youtube? Aucune. Je passais mes journées sur Youtube. Je me suis dit mais ça serait tellement cool d’arriver à agrégé.
Une myriade de personnes qui en mettant des tout petits montants peuvent créer des sommes importantes et on va répartir ça ensemble dans l’immobilier. Et donc c’est comme ça qu’est NABRIX. Bonjour Cédric et merci d’avoir accepté mon invitation. Salut Jamal, avec plaisir. Alors Cédric, tu as un diplôme de commerce.
Tu as créé ta première entreprise en 2011 qui s’appelle 1001 Pharmacie, parce qu’à la base tu es docteur en pharmacie. Aujourd’hui, tu as créé Brics d’Atco. Tu as fait une levée de fonds de 13 millions d’euros. Tony Parker t’a même rejoint de cette aventure. Il est ambassadeur de l’entreprise.
Est-ce que tu peux m’expliquer ce grand écart? Tu passes du monde des pharmacies vers le monde de l’immobilier. Et aussi pourquoi? tu as créé ce projet aujourd’hui. En fait, c’est surtout… je m’explique pas pourquoi je suis parti en pharmacie. Le point, il est plutôt là.
À la fin de mes études, moi, je voulais absolument faire du commerce et je savais que je voulais entreprendre dans la vie. J’ai très mal été orienté. Je savais que j’étais bon dans les matières scientifiques, très peu dans les matières littéraires. Et donc, il y avait une certaine…
Un certain mérite à partir dans des études comme la pharmacie qui me… qui me plaisait bien parce que ça a laissé les possibilités ouvertes, je me disais l’industrie pharmaceutique va me permettre d’aller aux États-Unis. Les États-Unis sont une terre d’entrepreneurs où finalement tu peux
Partir d’un milieu social assez bas et finalement te construire par toi-même. Donc je suis parti en pharmacie, j’ai eu la chance et la malchance d’avoir mon concours de pharmacie dès la première année. parce que j’étais très bon pour apprendre par cœur.
Et après ça, pendant les cinq années de pharmacie qui me restaient, j’ai essayé de voir ce que je pouvais faire comme projet entreprenariale. J’ai fait des petits trucs, je me suis intéressé très tôt à l’informatique pendant mes études de pharmacie.
Je me suis intéressé au poker, donc j’avais monté un club de poker entre étudiants. Et c’est pendant mon stage de… en Iraspu, ça a été une super expérience. Quand j’étais en Irlande, je me suis dit, qu’est-ce que je fais cet été, j’ai un stage de trois mois à faire dans une industrie pharmaceutique.
Je rêverais d’aller en Californie pour faire du surf. Comment je fais pour aller en Californie, faire mon stage industriel de quatrième année de pharmaceutique. Et là, je vois un hack. Tu vois, j’étais un des premiers à utiliser LinkedIn, je pense en France.
En 2010, LinkedIn était encore très peu démocratisé, on l’utilisait surtout via DO à l’époque. Et il y avait quelque chose d’assez marrant que tu pouvais faire avec LinkedIn. Quand tu disais que tu bossais dans une boîte, tu avais accès à tous les contacts de la société.
Tu n’étais pas limité en termes de contacts que tu pouvais demander en ami. Une fois que tu avais demandé des personnes en ami qui avaient accepté la connexion, tu pouvais exporter tous les e-mails. Donc en fait, je me suis retrouvé à rajouter… les biotech pharmaceutiques qui existaient Sanofi, Pfizer, toutes les boîtes
Pharmaceutiques et je m’inventais un poste, un job et en fait ça me permettait de demander un ami, ça te disait sachant que vous bossez chez Pfizer aux Etats-Unis, est-ce que vous voulez être mise en relation avec les personnes de chez Pfizer? Et donc là je pouvais rajouter 2000 personnes comme ça très facilement.
Et ils te demandaient même pas ton adresse mail pour confirmer que tu travailles vraiment là-bas? Parce que moi je me rappelle à la base, ils demandaient l’adresse mail de l’école. pour vraiment vérifier que tu faisais bien partie d’une certaine école. Peut-être dans les écoles, mais alors dans les entreprises, pas du tout.
Dans les entreprises, c’est complètement libre. Donc, je me suis mis à ajouter 5000 personnes à mon profil LinkedIn, qui était tout si possible en Californie, parce que tu pouvais aussi gérer par localisation les entreprises. Et là, j’exporte un fichier mail de 5000 emails. Je fais du mass mailing, tu vois.
J’envoie un mail à ces 5000 contacts. Un mail un peu dégueulasse en plus, tu vois, il n’y avait pas d’outils d’automatisation, donc j’étais sur Gmail et j’envoyais 50 mails par 50 mails, je ne m’étais même pas en CCI, donc c’était vraiment un truc un peu à l’arrache de brut.
Donc j’envoie des mails qui ne sont pas particulièrement bien pensés et performants, tu vois, on est loin des mails rédigés par l’intelligence artificielle aujourd’hui. Et j’ai… 3-4 personnes qui me répondent, dont un professeur qui est basé à San Diego, qui
Fait de la recherche en immunologie et qui me dit « si tu viens gratuitement, moi je suis chaud pour t’accueillir ». J’arrive là-bas, on est été 2010, donc j’ai 3 mois de stage. J’ai pas d’argent pour partir là-bas, donc je vais voir ma banque et je ferai un prêt
Étudiant de 5000€ pour passer l’été à San Diego. Et je me dis que c’est le meilleur investissement à ce moment-là que je peux faire pour avoir une super expérience, un super CLE. J’arrive là-bas et c’est une claque parce que tu vois, j’avais vu un peu la recherche française.
Là, mon maître de stage, c’est vraiment un entrepreneur. C’est-à-dire qu’on te dit, Cédric, tu es là trois mois, il faut que dans trois mois, tu aies sorti un article dans un papier sur tes recherches que tu vas faire cet été.
Parce que en fait, c’est moi ce qui va me permettre d’aller chercher des fonds. Tous les six mois, je vais chercher des fonds. Ça me permet d’embaucher des personnes et de faire avancer la recherche. Il y a déjà une dynamique très entrepreneuriale. Et là, il me dit, regarde, contacte cette société, cette société.
Donc, c’était des petites sociétés de start-up biotech qui étaient spécialisées dans le fait de te vendre des antigènes qui vont être spécifiques pour tel ou tel protocole expérimental que tu veux mener. Tu pouvais acheter différentes typologies de souris qui étaient spécifiques pour aller tester vraiment le protocole que tu voulais valider.
Et en fait, je regarde le prix des souris, on appelle ça des souris eugéniques, donc ça veut dire que pendant dix générations elles sont reproduites, elles sont reproduites entre elles. Ce qui fait que statistiquement, les résultats sont probants.
Même si tu vas faire ça, tu détestes sur quatre ou cinq souris, tu n’as pas besoin d’avoir un large échantillon de 100 souris pour que ça soit probant. Et il y avait certaines souris qui avaient spécifiquement des carences en anticorps spécifiques qui te permettaient d’avoir un protocole expérimental dédié.
Et tu vois, une souris, ça pouvait coûter 2000 dollars. et je me dis mais c’est fou ces business qui se montent là autour de vente d’animaux spécifiques, vente d’antigènes ou d’anticorps spécifiques et en fait t’avais un vrai business là dedans et je me dis mais ça je l’ai pas vu en France en
Fait. Et même si c’était très pharmaceutique, biotechnologie, je reviens en France en 2010 en me disant, c’est trop bien, c’est ce que je veux faire, je veux vraiment entreprendre et j’adore le mindset. À ce moment-là, je me dis, comment je fais?
Parce que tu vois, quand t’es étudiant, surtout avec un domaine très spécifique, tu ne sais pas dans quelle direction partir. Donc je fais plusieurs choses, je commence à participer à plein de start-up week-ends, c’était la mode des start-up week-ends, je vais même en organiser un à Montpellier. Le concept…
Pendant un week-end, pendant 48 heures, tu vas te réunir avec une cinquantaine de personnes, proposer des idées et essayer à plusieurs de brainstormer et de développer une idée en particulier. Et donc là, ça me permet de rencontrer des coaches, d’apprendre, de comprendre les
Concepts de comment on fait du management, comment on monte une boîte, comment on met en place un MVP, donc un projet minimum viable pour lancer une idée sur un marché. Je m’intéresse au monde des startups, donc je contacte TechCrunch France, qui était
La version française du célèbre média TechCrunch, et je leur dis, si vous voulez, je rédige pour vous des articles sur des startups. Donc là, je commence à me faire inviter à Londres, à Paris, dans plein d’événements entrepreneurials qui me permettent de rencontrer du monde.
Et je rencontre Sabine, qui deviendra mon associé sur ma première boîte, en lui disant, écoute Sabine, je sais que la législation sur la pharmacie en ligne va changer, je veux être le premier à vendre du médicament sur internet en France, est-ce que ça te chauffe?
Je sais que tu as bossé dans le e-commerce, est-ce que ça te chauffe de monter cette boîte avec moi? Et elle me dit, je ne savais pas quoi faire après mes études, elle était en train de finir un master 2 en marketing à l’école de commerce de Toulouse et elle me
Dit, allez, viens, on part, on monte cette boîte. Pierre Alsingre qui me dit écoute moi je suis le directeur de la Pépinière, je ne crois pas du tout à ton projet mais tu m’as l’air vraiment déterminé. Donc je te propose pendant six mois de mettre à disposition un bureau et on voit
Ce que ça donne. Et pendant six mois il nous a laissé un peu galérer pour voir si on avait la déterre, si on était déterminé et si tous les jours on était là, tous les jours on était, on taffé. Et finalement pendant ces six mois il s’est passé un truc intéressant, c’est
Qu’un jour il y a un journaliste d’un… journal local, le Midi Libre, qui passe et qui se retrouve à nous interviewer. Moi, je fais un des titres de son article, c’est le réconil « étudiant et déjà entrepreneur ». Et voilà, rien de plus, tu vois, ça fait juste l’égo.
Sauf que trois jours plus tard, j’ai une personne de 80 ans qui m’appelle et qui me dit « j’ai contacté la fac de pharma de Montpellier ». J’ai récupéré votre numéro de téléphone, j’aimerais vous rencontrer.
Un peu surpris, moi je vais le voir, il me dit, je viens de lire votre article sur le fait que vous montez une boîte dans la pharmacie en ligne. Ce matin, j’ai lu cet article là et j’ai lu un autre article qui était en avant-verne privé.
Et Pierre-Antoine Grangeon et son succès qu’il a eu. Si vous connaissez le même succès, moi ça me va bien. Donc je vous propose d’investir 50 000 euros au capital de votre startup. Donc tu vois, c’est marrant du truc avec un…
Un papy de 80 ans qui avait un peu bourlingué à travers le monde, qui voulait un peu de l’agitation dans sa vie et de motifs, quelque chose qui pimentait un peu son quotidien et qui se retrouve à me dire, je mets 50 000 euros dans ta boîte.
Et ça va nous permettre, nous, de nous lancer, de trouver une agence web qui développe la première version du site Internet. En octobre 2012, on lance qui est une marketplace qui met en relation des pharmaciens qui veulent vendre des produits de santé sur internet avec des consommateurs.
On se dit, pour vendre du médicament, la législation va forcément demander à ce que ça soit effectué par le pharmacien depuis son officin, donc depuis sa pharmacie locale. Donc plutôt que d’avoir un entrepôt logistique et de vendre nous-mêmes les produits, travaillons avec un réseau de pharmacies qui s’occupera de l’expédition.
On lance ça avec une trentaine de pharmacies partenaires. J’avais pris mon bâton de pèlerin, j’étais allé voir les pharmacies les plus motivées, les plus engagées. Et un mois plus tard, Roselyne Bachelot, qui est ministre de la Santé, annonce que
La France légifère et autorise la vente de produits de santé sur Internet et de médicaments sans ordonnances. Donc là, tu vois, il y a un engouement de tous les médias qui reprennent le sujet. Et le timing est parfait, on est le seul acteur à être sur le marché à ce moment-là.
Donc moi j’ai 24 ans et tu vois je me retrouve, le site internet est sorti depuis un mois, je me retrouve propulsé sur toutes les chaînes de radio, de télé, je fais un plateau du grand journal avec Deniso, il y a 6 millions de
Téléspectateurs, j’ai 24 ans, le site est live depuis un mois tu vois, donc c’est un peu du délire. Avec une telle exposition. Oui, on se fait exploser le site internet. Mais en tout cas, ce qui est sympa, c’est que ça braque les projecteurs sur notre projet.
Et on se retrouve à faire rapidement un premier tour de table, donc un financement de 600 000 euros à l’époque, ce qui était déjà une très belle somme d’argent, avec des Business Angels du web assez reconnus. Et ça nous permet de constituer la première équipe et de démarrer le projet.
Donc on démarre sur cette idée-là, nos investisseurs investissent tout de suite sur le médicament. Le graal, c’est d’arriver à vendre du médicament sur internet. Tout le monde veut voir ça. Sauf qu’il y a un lobbying des pharmacies qui s’organise. L’ordre des pharmaciens et les syndicats de pharmacie en tête de pont qui n’ont
Qu’une peur, c’est de voir Amazon s’engouffrer dans la vente en ligne de médicaments. Et à ce moment-là, il y a un arrêté, il y a un décret qui vont. encadrer ça pour vraiment être très restrictif, ce qui ne permettra jamais à Mille et une pharmacie de proposer la vente de médicaments sur internet.
En tout cas, de médicaments à usage humain. Les médicaments à usage vétérinaire n’étaient pas encadrés, mais sur de l’usage humain, on n’a jamais pu commercialiser de médicaments. Et donc, on est parti pendant un an et demi de procès en procès pour essayer de
Faire bouger les lignes, en faisant du lobbying, en proposant des… et tes amendements ou textes, rien n’y faisait. C’était beaucoup d’énergie, beaucoup de temps gaspillé. Donc finalement, 2013-2014, on décide après des procès auprès de la Cour européenne perdue, on décide de se refocaliser sur notre business premier qui
Est la vente de produits de santé de manière générale, donc compléments alimentaires, tout ce qui va être matériel médical, produits de fitness, tout ce que tu peux trouver en pharmacie qui ne concerne pas du médicament et ça représente 30 000 produits. D’accord, sans ordonnances, c’est à dire que des produits sans ordonnances.
Que des produits sans ordonnances mais qui n’a pas la connotation médicament parce que tu as aussi des médicaments qui sont accessibles sans ordonnances. D’accord. Et on a quand même, en fait le fait d’avoir fait le buzz sur les médias nous a permis de nous positionner très très bien sur Google.
Donc en référencement naturel, peu importe le produit que tu cherchais, on arrivait en premier débranchage. Plus, cette logique de Marketplace nous a permis d’accriger de nombreux produits qui n’étaient pas retrouvés chez les concurrents, qui étaient des e-commerçants pure player avec leur entrepôt logistique.
Donc à la fin, on avait jusqu’à 50 000 produits, entre 30 000 et 50 000 produits référencés sur notre plateforme. Et donc ça, ça nous a permis un volume. rapide et important de commande et tu vois tous les chiffres étaient ouverts d’un mois sur l’autre.
Première année 1 million d’euros de chiffre d’affaires, deuxième année 5 millions, troisième année 15 millions. Donc tu vois tu as une sorte de pente d’ascension propulsée par le marché où tu dis Sky is the limit, le truc c’est infini. Là, tous les ans, on fait fois 3 minimum sur notre chiffre d’affaires.
On est à 15 millions. C’est sûr, l’année prochaine, on est à 50 et l’année d’après, on est à 150. Est-ce que ça, ça suivait en termes de recrutement ou est-ce que c’est vu que c’est en ligne? Pour vous, c’était complètement transparent que vous fassiez 10 millions ou 100 millions.
Pour vous, c’était le même investissement. Nous, en termes d’équipe, c’était la même chose. Tu vois, on était une quarantaine dans la boîte, donc tu n’as pas besoin de développer plus que ça tes équipes. Par contre, où ça devenait très compliqué, c’était pour les pharmaciens partenaires en termes de logistique.
Parce que tu vois, la plus grosse pharmacie, on lui ramenait 600 000 euros de vente à l’année, donc ça faisait 50 000 euros par mois. Elle suivait pas, tu vois. On parle de commandes à 25, 30 euros en moyenne, donc ça fait vraiment un volume de commande important.
Tu prends 2 000 commandes par mois, t’as un préparateur de commandes à temps plein, mais le pharmacien rapidement lui dit que pour faire trois économies, il va reprendre des cartons usagés qu’il a dans le coin de sa pharmacie. Donc, tu as des cartons dégueulasses qui arrivent chez le client, l’image de marque
De la startup qu’on avait montée en patis fortement. Donc là-dessus, on avait vraiment du mal à faire monter en qualité et en logistique nos partenaires pharmaciens qui ne sont pas des logisticiens, ils faisaient ça dans l’arrière boutique de leur pharmacie, tu vois, entre deux clients. Donc, même les conditionnements n’étaient pas bons.
Le nombre de fois où on a eu des commandes cassées, Les gens étaient très contents parce qu’ils avaient des prix bas, vu que les pharmacies se tiraient un peu à la bourre et étaient en compétition pour proposer le meilleur prix pour avoir la commande. Mais après, elles essayaient de rogner sur la qualité.
Donc, t’envoyer du lait pour enfants, tu vois, c’était mal emballé. Ça arrivait à exploser et le client était déçu parce qu’il avait une commande qui était complètement cassée à la réception. Donc… On n’a jamais été rentable, parce qu’il y avait une croissance forte de la boîte, et
Ce qui fait qu’on a fait des levées de fonds successives sur cette activité-là. Tous les ans, il y avait une nouvelle levée de fonds. Les levées de fonds n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui, ou en tout cas
Ce qu’elles étaient il y a un an, parce que là, le volume des levées de fonds a un peu réduit au niveau des startups. Mais à l’époque, tu vois, moi, il faut remettre dans le contexte, secteur très réglementaire, régulé. nombre de procès en cours avec certains laboratoires et avec l’ordre des
Pharmaciens, première expérience entreprenariale, peu d’investisseurs, donc les tours de table te diluent autour des 30% à chaque tour de table, ce qui fait qu’en 2015 on fait un tour de table avec deux fonds d’investissement pour un montant d’à peu près 8 millions d’euros.
En fait, je n’ai pas trop le choix à l’époque de faire ce tour de table. Le fit humain est pas là. Donc, il n’y a pas un partage de valeurs communes avec les investisseurs qui rentrent au capital de ma boîte. Mais je n’ai juste pas le choix.
C’est les seuls qui m’ont fait une proposition. Et si je n’lève pas l’argent, un mois plus tard, j’ai plus de cash. La boîte est à l’arrêt, tu vois, redressement judiciaire et on est obligé de liquider l’activité. Donc, je prends le cash qu’on me propose.
Et on se retrouve, donc Lavallois est apparemment négocié de leur côté parce qu’ils sont en position de force, et je me retrouve avec moins de 10% du capital de ma boîte post-levé de fond. Et en fait, on se rend rapidement compte qu’on n’est pas du tout aligné en termes
De stratégie avec mes investisseurs parce qu’effectivement, avant la levée, bah, tu vois, moi j’avais tiré la courbe. Je leur ai dit cette année on vient de refaire 15 millions, on était à 5 millions de chiffre d’affaires l’année dernière, on fait 15 millions, c’est sûr l’année prochaine on va faire 50 millions.
J’avais tiré la courbe et tu vois c’est l’histoire que je vendais pour aller lever de l’argent. L’entrepreneur fait toujours en sorte que sa startup soit la plus sexy possible. Donc ça c’est une histoire que les investisseurs ont acheté et ils y croyaient, mais j’étais le premier à y croire.
De taux de modèles marketplace dans un univers pharmaceutique. C’est-à-dire que quand tu t’appelles Amazon, Mano Mano, tu as une profondeur de marché en termes de produits qui est telle que tu peux vraiment aller te référencer sur un million, deux millions, trois millions, cent millions de produits.
Moi, j’avais des pharmacies qui avaient en moyenne 10 000 produits dans leurs pharmacies. Donc, en fait, le fait de bosser avec différentes pharmacies, j’avais 30 000, 50 000 produits. mais je ne pouvais pas passer à un million de produits, il n’y avait pas cette profondeur en termes de produits de santé.
Donc j’étais limité à 58 produits. Et la problématique qu’on a eue, c’est que pour atteindre les 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, on a bourriné, on a référencé tous les produits, ça nous a permis de très bien remonter sur les moteurs de recherche.
Mais après, en fait, nous on s’est dit on tire la ligne, ben non, tu ne peux pas tirer la ligne, parce qu’une fois que tu as référencé tous les produits, tu as plus cette locomotive du référencement naturel qui te permet d’aller proposer des nouveaux produits qui, par croissance organique
Incrémentale, te permet d’avoir des nouvelles ventes et du chiffre d’affaires additionnels. Donc ton modèle Marketplace n’a plus trop d’intérêt, ce qui fait qu’à un moment donné, je me suis rendu compte que la croissance ralentissait et qu’on n’allait pas faire 50 millions, on allait toujours se faire la même chose que l’année précédente.
Et là, c’est compliqué à entendre pour un investisseur qui lui se dit, Moi j’investis quand la boîte a fait 15 millions et je revends quand la boîte a fait 100. Donc là si tu lui dis que tu penses que les deux prochaines années tu vas refaire
La même chose en termes de chiffre d’appel, il se dit pourquoi j’ai mis de l’argent dans ta boîte. Donc moi ma vision c’était de penser qu’il fallait absolument coupler le digital et le physique parce qu’on était une marque de santé et donc pour avoir une certaine
Légitimité et pour créer une marque forte vis-à-vis des internautes, qu’on soit capable d’avoir une enseigne et qu’on affiche millé une pharmacie sur la devanture de toutes les pharmacies partenaires avec lesquelles on travaillait et les pharmaciens, quand tu commences à représenter 30% du marché de l’affaire, ils étaient assez ok avec ça.
Sauf que là, on est en train de parler de construire une marque retail avec des pointillons de physique défranchisés et c’est un plan sur 10 ans, c’est un plan qui prend vraiment beaucoup de temps. Et donc il y a eu un désaccord. avec la stratégie d’entreprise à mener entre les fonds d’investissement et
Moi-même. Et de manière un peu violente, en 2017, on est en début février, il y a une assemblée générale extraordinaire qui est convoquée, tu vois, et deux semaines plus tard, les investisseurs mettent à l’ordre du jour ma révocation. Et deux semaines après je suis révoqué.
Donc en fait je suis même pas au courant, ils me préviennent pas, ils convoquent l’AG. Ils mettent alors du jour ma révocation. Deux semaines après, merci Cédric, au revoir. Et moi je me retrouve deux semaines après sans chômage parce que je suis président
De la boîte, sans capital de côté parce que j’avais toujours accepté d’avoir un salaire très faible pour développer la boîte vu qu’on était pas rentable, et avec très peu de capacité de rebond, tu vois, aucune indemnité de départ, rien du tout.
Donc là c’est un gros choc, en plus ma compagne attendait notre premier enfant, et donc quatre mois après elle devait accoucher. Et là tu te dis, wow, je viens de passer six ans de ma vie à développer cette boîte, à travailler nuit, jour, week-end, sans compter mes heures, parce que je
Considère que c’est mon bébé. Et là du jour au lendemain, sans aucune indemnité, je suis foutu à la porte. Qu’est-ce que je fais? Donc là, ça va vraiment chercher ta capacité de rebond à passer à autre chose. Et là, je me suis dit, je ne suis pas capable de repartir sur une création
D’aventures, en tout cas dans une nouvelle aventure sur une création de start-up, mais je sais aussi que je ne suis pas capable de repartir dans le monde salariat. Pour moi, il était hors de question de devenir salarié d’une boîte parce que… Ce que je ne voulais pas, c’est avoir une situation confortable.
En fait, je savais qu’avec l’expérience que je venais d’avoir, je pouvais retrouver un super poste qui allait me permettre d’avoir un salaire confortable par rapport à ce que j’avais connu chez mine une pharmacie, vu que je me payais très peu.
Et pour moi, c’était tomber dans un confort qui pouvait nuire à mon côté entrepreneur et à la motivation que j’aurais pu avoir. Et en plus, tu vois, j’avais un enfant qui arrivait, donc je voyais le coup. J’allais prendre un job. et j’allais rester deux ans, trois ans.
Je me dis que je ne veux pas de ça. Donc la semaine d’après, je vais voir mon banquier. Mon banquier ne sait pas que je suis révoqué de ma boîte. Et j’avais passé le week-end sur le bon coin, essayer de trouver des opportunités pour acheter un bien immobilier.
Je vais voir mon banquier et je lui dis écoute, je viens de trouver une super opportunité d’une maison à Montpellier. Je peux la diviser. Je vais en faire plein de chambres. Je vais l’allouer. Regarde, je viens de te faire un petit bébé.
Le banquier me dit, écoute sur la base de tes revenus, je peux te prêter 500 000 euros. Donc 400 000 euros pour la maison. La maison faisait 300 mètres carrés habitables, 300 000 euros pour la maison et 100 000 euros pour les travaux.
Et le banquier voulait pas du tout d’un projet de marchande bien, c’est-à-dire qu’il voulait vraiment pas me prêter pour que moi je fasse des travaux. Il me disait, c’est juste des travaux de rénovation et comme ça, tu mets à l’allocation.
Je lui avais dit que j’allais faire des chambres et j’allais faire un co-living. C’était pas la mode du co-living, mais je lui avais dit… Si on est en face de l’école d’architecture à Montpellier, on va louer ça et ça va être rentable.
Moi je ne me voyais pas faire un truc un peu dégueulasse co-living, je voulais vraiment tout refaire. Et je savais qu’avec 100 000 euros de budget, je n’avais pas du tout assez. Et donc là je dis à ma compagne, écoute, je vais faire les travaux moi-même, ça me
Prendra le temps que ça me prendra, mais moi ça va me permettre de me vider la tête et de passer à autre chose, de faire un peu la digestion de ce qui venait de m’arriver, de faire mon deuil de cette belle aventure. et me voilà parti dans des travaux.
Alors, c’est des travaux qui ont été bien plus gros que ce que j’avais envisagé. Ça m’a pris deux ans. Et j’ai divisé la maison en cinq appartements où j’ai tout refait intégralement. Donc, tu avais une expérience dans le bâtiment, dans le bricolage? Non, aucune. Youtube? Aucune.
Je passais mes journées sur Youtube à essayer de comprendre comment on faisait. Je me rappelle quand j’ai commencé à faire l’électricité du premier appartement. J’ai passé deux semaines sur Youtube à comprendre, à analyser toutes les normes. savais que le consuel allait passer après pour me valider l’électricité et
D’ailleurs le consuel il me dit mais il n’y a aucun électricien qui va aussi loin ça tu n’avais pas besoin de le faire ça je lui dis mais c’est dans la norme il me dit mais on s’en fout de la norme il y a plein de choses tu vois les prises RJ45 oui
C’est la norme d’avoir des prises RJ45 dans toutes les pièces mais maintenant avec le wifi tout le monde s’en fout et donc moi je m’étais emmerdé à faire des prises RJ45 dans toutes les pièces donc tu avais le wifi tu avais la fibre qui passait partout il me dit
Et donc j’ai appris à faire de la plomberie, j’ai appris à poser des rails pour du placo, j’ai appris à… Enfin moi j’ai… Tu vois, on a… Alors quand je dis on, c’est que mon frère m’a donné un coup de main, j’ai pris
Quelques gars de temps en temps en freelance à des jobeurs qui m’ont aidé, mais ça a été deux ans intenses où en plus 100 000 euros de travaux, ça ne me suffisait pas pour vivre et pour faire des travaux, donc j’ai commencé à… J’ai fait trois crédits court terme.
Donc il y avait un peu de cavalcade, j’avais deux crédits conso qui me permettaient de payer les travaux, un troisième qui permettait de rembourser les deux premiers. Donc je me disais, il faut vite que j’avance parce que sinon en fait la banque va tout me saisir et là je serais multi-endetté.
Jusqu’au moment où les appartements sortent de terre, j’arrive à les revendre, j’arrive à tout rembourser et je gagne à peu près 300 000 euros de plus-value en l’espace de deux ans. Sachant que tu vois, j’avais vraiment perdu du temps à essayer de comprendre et de faire. Après les appartements tu…
Tu vas bien plus vite quand tu en es à ton cinquième que quand tu commences le premier. Et là, quand je revends et que je gagne 300 000 euros, je me dis, waouh, c’est dingue ce truc. Ok, j’ai passé deux ans, mais j’aurais pu faire un an, comme j’aurais pu sous-traiter intégralement.
Je gagne 300 000 euros net d’impôt, parce que là, quand c’est 300 000 euros, c’est bien net d’impôt, tu vois, j’avais payé tous les impôts dessus. C’est pas ce que je vais gagner avec Mille et une pharmacie à la revente.
Parce qu’ils avaient revendu la boîte et je me suis retrouvé à gagner 120 000 euros avec une pharmacie. Pour 6 ans engagé, je me dis mais l’immobilier c’est magique en fait. Si t’es pas trop con et que t’arrives à trouver des opportunités qui sont
Rentables, tu fais pas les travaux toi-même, tu mets des entreprises. Comme tu sais faire, tu vas réussir à bien négocier et à leur dire bah là, vous moquez pas de moi, je sais que ça prend pas autant de temps. Et je vais multiplier les projets comme ça.
Donc me voilà parti avec cette idée en 2019. Et là, rapidement, je me retrouve confronté aux banques qui me disent « bah non, en fait, nous on veut bien te refinancer une opération, mais on va pas t’en financer cinq d’un coup. Donc ça ne fonctionne pas ton truc.
» Donc j’essaye de comprendre, ils me disent « bah nous il y a trop d’encours, ta capacité d’endettement, et ci et ci et ci. » Donc là, je commence à faire un projet, deux projets, où j’ai gagné à chaque fois sur tous les projets.
Donc je commence à en parler à de la famille, à des amis. Ils me disent « bah ok, on met de l’argent dans une poche et on va investir. » Donc on achète un immeuble, deux immeubles, et là rapidement la banque nous redit la même chose.
C’est que non Cédric, on ne peut pas t’accompagner. Et donc je me suis dit mais en fait c’est super frustrant l’immobilier, parce qu’en plus si tu remets dans le contexte les prix étaient vraiment bas à l’époque. On était avant Covid, donc tu faisais des opportunités qui se finançaient mais
Toutes seules, ce qu’on ne trouve plus du tout sur le marché. Et c’était frustrant et je me disais mais en fait à côté de ça il y a des applications comme Trade Republic, Robinhood, qui permettent d’investir de manière fractionnée très facilement à partir de 10
Euros dans la crypto, dans des actions avec des ETF, avec plein de choses tu vois un peu un peu sux, un peu innovantes. Et l’immobilier ça reste le parcours du combattant pour y accéder, c’est pas du tout liquide et en fait si… D’un, t’as pas les compétences.
Deux, t’as pas l’agnac pour aller picher le truc à ton banquier. Et trois, t’as pas la situation qui te permet d’avoir un peu d’apport, mais tu peux rien faire. Et pourtant, on sait que l’immobilier, c’est quand même la meilleure façon de t’élever socialement et de créer un patrimoine.
Donc, forment de ça, je me suis dit, j’ai deux possibilités. C’est soit je me mets à l’immobilier, je crée un fonds d’investissement et je vais aller voir des très, très riches qui vont mettre minimum 100 000 euros dans ma boîte ou un million, deux millions. Et en fait.
Je vais faire de la finance pure, mais ça, ça ne me faisait pas du tout kiffer parce que je me suis dit, en fait, à quoi bon? Tu vois, il n’y a pas vraiment de vision, de valeur derrière, c’est juste de l’enrichissement personnel.
Je me suis dit, mais ça serait tellement cool d’arriver à agréger une myriade de personnes qui, en mettant des tout petits montants, peuvent créer des sommes importantes et on va répartir ça ensemble dans l’immobilier. Et donc, c’est comme ça qu’il y a Nébriggs et…
Et qu’arrivait la genèse de l’idée de se dire que finalement à plusieurs, ça peut être une belle façon d’épargner et d’accéder à des opportunités qui jusque-là étaient réservées aux plus riches. Tu vois, moi, dans un autre podcast avec Mathieu et Stéphanie, je dis, moi, ce qui
Me ferait rêver, c’est que la caissière du supermarché, alors, il n’y avait rien de dénifiant là-dedans, que des personnes qui n’ont pas un métier très valorisé dans la société puissent finalement accéder à l’acquisition d’une part du siège social de Carrefour ou d’un
Très gros, tu vois, parce qu’en général, ces opérations, c’est minimum 100 millions et c’est réservé uniquement à des asset managers qui vont gérer l’argent de gros assureurs, tu vois, ça va être Amundi ou d’autres gens comme ça qui placent de l’argent et qui ne font pas vraiment attention même à ce qu’ils font.
Donc il y avait une volonté un peu comme le nom Robin Hood aux Etats-Unis de renverser l’école et de redonner le pouvoir à ceux qui en avaient le moins la possibilité. Toi ce que tu aimes bien, enfin je t’ai pas interrompu parce que je trouve que ta histoire est fascinante.
Toi ce que tu aimes bien en fait c’est de voir toute la chaîne. C’est à dire que tu pars de l’investissement, là tu… Avant tu investissais ton propre argent, maintenant tu fais appel à d’autres personnes qui veulent investir avec toi.
Mais toi ce que tu aimes bien c’est de voir le produit fini, c’est vraiment d’être dans le… Pas vraiment dans la vie réelle mais de voir l’immeuble, vous l’achetez, vous achetez des immeubles c’est ça. Ensuite vous les louez et il y a un loyer qui est en tout les mois.
Oui, c’est exactement ça. Alors déjà, moi, ce que j’aime bien à titre personnel, c’est changer, en tout cas faire bouger le statu quo. C’est-à-dire que j’adore mettre des coups de pied dans les fourmilières. Tu vois, quand il y a des choses qui sont enracinées depuis des années, j’adore être
Le mec qui prend des coups parce qu’il arrive avec une innovation. Tu vois, c’est vraiment le fil conducteur entre mille et une pharmacies et Briggs. Mille et une pharmacie, on est arrivé, on était le trubillon de la pharmacie en ligne. Toutes les pharmacies nous détestaient parce qu’on a porté…
Une solution novatrice, en tout cas de la commodité pour une personne qui voulait se faire livrer à domicile ses produits de santé. Et sur Brics, c’est vraiment le côté accessibilité à partir de 10 euros pour tout le monde, et qui a fait grincer les dents parce qu’on est allé très vite et
Parce que, en fait, moi j’étais convaincu de l’idée, on est arrivé avec une innovation juridique qui était initialement un contrat de royalties. J’avais vu ça dans l’industrie pharmaceutique et je me suis dit, ben tiens, c’est pas con. d’utiliser des royalties parce que les royalties te permettent d’avoir un simple
Contrat de gré à gré, donc un simple contrat commercial entre ma société et un particulier investisseur, dans lequel je m’engageais à reverser 100% des loyers et 100% de la plus-value qui allait être générée sur le bien immobilier. Donc même si philosophiquement l’investisseur n’est pas propriétaire, il en a tous les bénéfices.
Donc c’est tout comme. En fait, ce contrat de royalties n’était pas un titre financier. n’est pas un titre financier. Et donc si ce n’est pas un titre financier, ce n’est pas régulé par l’autorité des marchés financiers, ça te permet de lancer ta solution sans avoir d’agrément spécifique.
Donc nous, ça nous a permis de tester le marché très rapidement sur une zone que je vais qualifier de grise, tu vois, un peu borderline, un truc qui n’était pas cadré jusqu’à présent. Et en fait, ça nous a permis d’aller vite par rapport à d’autres acteurs.
Tu vois, on espace dès la première année, on a collecté 60 millions d’euros. Donc c’était un truc… Je me rappelle mon prestataire de paiement quand je le contacte et me dit « Envoie-moi un BP ». Je lui ai dit que la première année, je m’attendais à collecter 500 000 euros pour
Financer deux petits immeubles. La première année, on collecte 60 millions. Je rentre dans son top 5 des meilleurs clients, à côté de plateformes comme Decathlon ou autres. Et là, à ce moment-là, il y a l’autorité des marchés financiers qui vient nous voir et qui dit…
Je veux bien que vous soyez sur un contrat de royalties, que vous ayez votre interprétation du contrat. Nous, on en a une qui est d’autres. On va vous demander d’arrêter d’opérer avec le royalties et de vous mettre en conformité, en tout cas d’aller vers un nouveau modèle qui vous permettra d’avoir un agrément.
Donc ce qu’on a fait, on a discuté avec eux, on a fait évoluer notre contrat vers un contrat obligataire qui a les mêmes caractéristiques mais qui, sur le papier, est un titre financier et on s’est fait réguler. Et on a fait évoluer notre modèle.
En fait, effectivement, on maîtrisait toute la chaîne de valeur au début, à savoir l’acquisition des immeubles et leur gestion, plus leur financement, plus la communication avec les investisseurs. Donc tout de A à Z. Et là, on s’est rendu compte. Comment ça se fait que, juste une question, comment ça se fait que cette
Fois-ci, tu as décidé de t’aligner avec ce que la MF t’a demandé et tu n’as pas décidé de faire comme tu as fait avec Mille et une pharmacie, de partir en guerre, de dire écoutez, moi, j’aime mon interprétation de la loi. Vous, vous avez une autre interprétation.
J’imagine qu’il doit y avoir un juge ou un… quelqu’un, quelque part, qui peut faire ce genre d’arbitrage. Oui, mais c’est ce qui se serait passé, tu vois, c’est que… l’autorité des marchés financiers aurait pris le dossier, l’aurait envoyé à un procureur de la République pour juger, ça serait passé devant un juge.
Et finalement, c’est le juge qui aurait décidé quelle interprétation il doit donner, ou non, au dossier. C’est une très bonne question ce que tu dis parce qu’en fait c’est là qu’on voit que j’apprends quand même des expériences et des leçons.
En fait vouloir se mettre en face d’un régulateur c’est pas une bonne idée parce que tu consommes une énergie folle à essayer de faire changer la législation, t’es pas dans le business et en fait au bout du bout ça fonctionne pas.
C’est à dire qu’on a vu, moi quand j’ai été en procès avec l’ordre des pharmaciens toutes les cartes en main pour dire que ce qu’on faisait n’était pas conflictuel par rapport à la législation. On avait pris les meilleurs avocats parisiens.
Quand on a été jugé, tu vois, j’étais présent lors du jugement, tu rentres dans la chambre, t’as l’avocat qui fait quasiment un chèque au juge. Donc en fait, l’avocat de l’ordre des pharmaciens connaît, ils sont tous les jours avec le juge à plaider des affaires. Donc en fait, ils se connaissent par cœur.
À la fin, ils vont boire Donc tu sais que tu as perdu d’avance. Donc il ne faut même pas essayer de s’opposer à ça. Il faut accepter qu’il y a des régulations et que tu vas rentrer dans le rang.
Et au contraire, tu vois moi ce que je leur ai dit, c’est que je ne suis pas là pour faire un coup. Moi je suis là pour les 20 prochaines années. Je m’en fous de revendre ma boîte des 1000 euros. Moi je veux faire bouger les lignes. Et l’AMF est plutôt réceptif.
En fait, on a une autorité au niveau des marchés financiers qui est réceptif à ça. Ils veulent des entrepreneurs. Ils veulent de la disruption. à la condition que tu franchisses pas trop la ligne blanche. Donc si t’es capable de travailler avec eux main dans la main, oui c’est des coûts
Parce qu’il te faut de la régulation, il te faut de la compliance en interne, mais j’ai compris. Ils m’ont pas dit, écoute on t’envoie les huissiers, comme avaient fait l’entre des pharmaciens, parce que tu vois les huissiers étaient arrivés au bureau dans
Ma précédente boîte, ils avaient pris tous les ordinateurs justement en mode intimidation. on a compris, tu nous dis que tu as envie de te mettre en conformité, on va te laisser un peu de temps pour le faire et on l’entend.
Et ce qui est le passé, il est passé, on ne reviendra pas dessus. Mais en tout cas, sur le futur, on veut qu’à partir de maintenant, tant que tu n’as pas ton agrément, tu arrêtes ton activité. Donc ça a été un peu compliqué parce qu’on a dû stopper notre activité commerciale
Pendant huit mois. Mais aujourd’hui, ça nous permet vraiment de redémarrer. et de faire partie aussi des bons élèves, parce que tu vois, on a eu beaucoup de concurrents qui se sont lancés. Pour l’AMF, faire en sorte que le leader qui soit Brix, qui soit parti d’un modèle
Non régulé et qui est transité vers un modèle régulé, ça envoie un super message au marché. C’est de dire, on va regarder, le leader l’a fait, vous aussi les petits concurrents qui êtes partis sont du Royaltis, emboîtez-lui le pas parce que nous on n’en veut pas du Royaltis.
Donc c’est un peu gagnant-gagnant en termes d’image pour nous. C’est super de travailler main dans la main avec les régulateurs. C’est super. Moi, j’aimerais revenir sur quelque chose que tu as dit à un moment donné quand tu t’es lancé dans les travaux avec YouTube.
Moi, je trouve que c’est super courageux de ta part de faire ça. Mais pour les personnes qui nous écoutent ou les personnes qui nous regardent, ça se trouve, il y a quelqu’un qui va écouter ça. Il va écouter ton histoire. Il va te dire, ah chérie, regarde, Cédric, il l’a fait.
Viens, on va vendre la voiture, on va vendre tout ce qu’on a, tous tes bijoux et on va se lancer à fond. Parce que lui, c’est ce qu’il a fait. Il a emprunté. Il a même fait rajouter plusieurs emprunts. T’as pris deux ans, tu l’as monté, t’as fait 300 000 euros.
Mais ce que peut-être que tu n’as pas dit dans l’histoire, c’est qu’en fait, tu prenais des risques calculés. Et moi, je suis curieux de savoir comment tu faisais en sorte que tes risques restent calculés, restent mesurés, sachant que, en fait, tu avais, j’imagine déjà une
Idée sur la valeur à laquelle tu allais vendre le bien. Tu avais déjà fait tous tes calculs. Tu n’as pas fait ça en mode cowboy. On y va all in et en espérant que ça marche. Alors déjà, j’encouragerais personne à faire ce que j’ai fait à ce moment-là
Parce que j’ai pris trop de risques et je m’en rendais compte à un postériorité. Tu vois, j’étais pris dans quelque chose qui fait que peut-être tu avais une obligation de résultat et donc il fallait que je m’endette pour arriver à sortir le projet. Par contre, effectivement, c’est pour ça que j’ai fait.
En fait, le risque que j’ai pris pour que les gens comprennent bien, c’est faire des prêts à la consommation parce qu’à un moment donné, il me manquait 150 000 euros pour finir mes travaux. Donc pour avoir ces 150 000€, je suis allé voir 3 organismes de crédit à la conso, et
J’ai fait 3 fois 50 000€ de prix. Ça c’est très risqué parce que s’il m’était arrivé le moindre accident, à savoir je ne sais pas, je me fais emboutir par une voiture en sortant de chez moi, ce qui ne m’est pas arrivé heureusement, il n’y a personne qui serait allé faire les
Travaux à ma place, et donc moi il fallait quand même, tu vois, crédit conso c’est 2500 euros de mensualité par mois remboursés. Donc à l’époque ma compagne qui était professeure des écoles, elle aurait pas pu les rembourser. Et donc il fallait absolument, j’avais une nécessité de sortir les travaux et de
Sortir les appartements pour pouvoir les vendre rapidement dans les temps, sinon j’allais me mettre vraiment en difficulté financière et j’avais déjà acheté ma maison, je voulais pas qu’on vienne me saisir ma maison que j’avais à titre risque rouge rouge rouge 100% et donc ça je le recommande à personne.
Par contre où tu as raison c’est que moi je l’ai trouvé mais c’est sûr, dans tous les sens cette opération parce que je me retrouve en 2017 mon calcul il est simple je vais visiter une maison qui vaut 565 000 euros il fait 300 mètres carrés habitable donc moi
Je vais la visiter parce que je me dis déjà au prix au mètre carré, elle est à moins de 2000 euros du prix à mètre carré quand le quartier à l’époque, le quartier dans lequel j’ai acheté, était déjà à 3000. Donc quand je vais visiter, je me dis déjà c’est une belle opportunité.
J’arrive lors de la visite, donc dans un des quartiers les plus sympas de Montpellier, l’agent immobilier me dit, ouais, vous allez voir, il y a tout à refaire à l’intérieur, elle est dans un sale état, mais vous inquiétez pas, le propriétaire est déjà prêt à baisser à 420 000 euros.
Je ne suis même pas encore rentré dans la maison. L’agent immobilier me dit que le propriétaire peut baisser à 420 alors qu’elle est affichée à 565. Je me dis mais énorme, en fait je n’ai même pas besoin de la visiter. Je fais une offre à 380.
Le propriétaire accepte de me la vendre à 405 parce que c’était une succession et que le notaire avait valorisé la maison à 405 000 euros. Les deux enfants avaient payé des impôts sur la base de 405 000 euros. Donc si tu veux, on est à 3000 euros du prix au mètre carré.
Sur un tarif normal sans rénovation. Je la paye 400 000, donc tu vois ça fait à peine 1500 euros du prix au mécanisme. Donc moi je me dis avec des travaux au minimum, je vais revendre en plus à la découpe sur des petits appartements 4000 euros du prix au maître.
Si je mets 1000 euros de rénovation, je sais que potentiellement… je vais revendre la maison, découper 1 million 2 et ça me coûte 600, 650 000 euros tout compris. Donc il est très simple mon bébé. Je savais que même les premiers appartements, si je les bradais pour
Essayer de les vendre rapidement, j’étais largement rentable et j’étais dans mes prix. Donc je savais que j’allais potentiellement faire une grosse marge et c’est pour ça que quand je te dis net d’impôts, c’est j’ai fait ça avec une société.
Moi j’ai fait 450 000 euros de plus value donc net d’impôts ça m’a fait 300 000 euros. Et d’ailleurs ces 300 000 euros je les ai intégralement réinjectés dans Brix quand j’ai commencé l’aventure. Je fais des choses un peu risquées parce que là c’est pareil, j’ai mis beaucoup
D’argent parce que j’étais convaincu par le truc. Mais mon BP il était celui-ci et je savais que je pouvais pas perdre d’argent et ça pouvait qu’être un gain. Au-delà du fait que après ça a été une super expérience pendant deux ans. Mais en tout cas…
J’ai quand même pris des risques que je ne reprendrai pas aujourd’hui. Vis-à-vis de ces prix à la conso. Et peut-être qu’aujourd’hui, tu vois, je ferai différemment. C’est-à-dire que, il y a trois des appartements, j’avais pas assez de budget pour faire les travaux.
Je ne connaissais pas suffisamment bien l’immobilier pour me dire, je les revends en plateau. Ça se fait beaucoup ça. Ok, j’ai fait la découpe, je l’ai fait valider par l’urbanisme. Ce n’est pas moi qui vais faire les travaux.
Je revends un investisseur un peu moins cher avec une décote et c’est lui qui se chargera de faire les travaux. Donc ça, on me l’a dit à posteriori. Moi, j’ai voulu vraiment faire tous les appartements nickels et les revendre une fois qu’ils étaient finalisés. J’aurais pu faire autrement.
Mais ça, je l’ai appris après. Mais ça, ça fait justement partie de l’apprentissage. En fait, je revenais sur cette histoire-là juste pour que les gens qui nous écoutent, qu’ils aient conscience d’un truc qui s’appelle un biais connectif de survie. C’est-à-dire qu’on va se rappeler juste des personnes qui ont pris d’énormes
Risques et qui ont survécu. mais on ne va jamais parler des personnes qui ont pris d’énormes risques et qui ont échoué. Et ça, peut-être, c’est mon côté bon père de famille, juste pour dire aux gens en fait que attention, il y a aussi des personnes, ça se trouve, comme Cédric, qui
Ont pris ce genre de risques, mais qui n’ont pas réussi à avoir les mêmes résultats. Donc il faut prendre des risques. Là, tu en es conscient, tu as pris des risques qui étaient peut-être trop élevés pour toi. Il faut prendre des risques, mais des risques calculés. Maintenant, pour revenir à…
Et c’est aussi, il faut savoir de quoi t’es capable. Tu vois, moi, je savais que j’allais pas mettre ma famille en galère, que je voulais pas me faire saisir à ma maison. Pendant deux ans, j’étais déterminé, je me levais à 6 heures du matin. À 6 ans et demi, j’étais sur le chantier.
Je finissais à 19 heures, 20 heures. Donc ça a été deux ans qui ont été particulièrement durs et particulièrement intenses pour ma famille. Et à posteriori, mais jamais je le referai. Tu vois, parce que, en fait, c’est aussi qu’est ce que t’es capable de… Tu vois, jusqu’où tu vas.
Ton couple peut exploser en vol, il peut arriver, comme tu travailles beaucoup, tu vois, tu te fous quand même ta santé en l’air, tu peux avoir un accident du travail, il y a plein de choses qui peuvent arriver, donc là je touche du
Bois, tout s’est bien passé, ça c’est bien soldé, mais c’était trop intense, et c’est pas quelque chose qui est tenable en tout cas sur la durée. Maintenant j’imagine que tu as arrêté de faire des travaux, quand vous achetez un immeuble, comment vous le structurez?
Vous créez une holding à chaque fois, vous achetez l’immeuble. Imaginons moi je veux investir avec le site. Est-ce que je choisis un projet en particulier? Vous derrière, vous créez quoi? Une structure pour acheter chaque immeuble? Chaque projet est différent, comment ça marche exactement?
Oui, si tu veux ce qu’on fait c’est de l’immobilier fractionné. Pour donner un nom et donc on permet à n’importe qui d’investir à partir de 10 euros parce que on va fractionner chaque immeuble en part de 10 euros. Initialement, je t’ai dit que c’était un contrat de royalties.
Le contrat de royalties était spécifique à un immeuble et nous permettait d’avoir une seule société dans laquelle on met tous les immeubles. Tu vas avoir une comptabilité qui est ce qu’on dit analytique, donc ségrégée. Donc, c’est-à-dire que j’ai une comptabilité au sein de ma société qui est immeuble par immeuble.
Et donc, il y a un contrat. Si par exemple, on a besoin d’un million d’euros, immeuble plus travaux, plus entretien pour acheter l’immeuble, bon, c’est 100 000, une petite part de 10 euros qu’on appelle des briques. qui vont être mises en ligne sur notre plateforme. Et l’immobilier fractionné a toujours existé.
Jusqu’à présent, on connaissait essentiellement sous la forme de SCPI. Une SCPI, c’est un fonds d’investissement dans lequel je peux investir qui est dédié à de l’immobilier. Sauf que dans une SCPI, tu investis dans un panier, dans un panier d’actifs. La SCPI a sa propre stratégie, que ce soit du résidentiel, du bureau, de
L’hôtellerie. Moi j’investis dans une stratégie, après c’est le manager qui va… Allouer les fonds à différents actifs qui sont en lien avec la stratégie que j’ai sélectionnée. Mais moi en tant que particulier, je n’ai aucun impact et je ne choisis pas les biens que je vais pouvoir acheter au travers ce fonds d’investissement.
Et donc on est clairement sur un produit qui est un produit d’investissement avec une gestion passive. Je mets mon argent, le manager fait son allocation, me rend… des dividendes tous les ans liés aux loyers qui sont perçus par la SCPI. Et voilà. Et donc ça, ça n’intéresse plus beaucoup aujourd’hui.
En tout cas, ça n’intéresse pas les nouvelles générations. C’est des investisseurs qui souvent vont investir avec de la dette sur de la SCPI. Là, les jeunes générations attendent avec de l’immobilier fractionné la possibilité de choisir et de sélectionner elles-mêmes les actifs, les immeubles sur lesquels elles vont investir.
Donc nous, on a une plateforme qui régulièrement va te présenter des opportunités. Tu peux décider ou non d’investir. Et effectivement, comme tu l’as dit jusqu’à présent, on achetait, on faisait la gestion nous-mêmes des biens immobiliers avec nos nouveaux agréments et aussi avec le contexte économique actuel.
On s’est rendu compte qu’on n’était pas les meilleurs pour faire ça parce que en fait, nous on avait une gestion qui était plutôt une une gestion long terme. Alors qu’est-ce que ça veut dire? Ou une gestion… locataires long terme. Moi quand j’achetais un immeuble, que ce soit sur du résidentiel ou des actifs
Commerciaux, donc des murs commerciaux dans lesquels j’allais avoir un car-form market, c’est des locataires sur du long terme qui payent des loyers mais la rentabilité n’est pas la plus importante. Quand tu veux de la rentabilité en immobilier, il faut que tu aies une société d’exploitation qui puisse exploiter au quotidien ton bien immobilier.
Donc ça, ça veut dire quoi? Ça veut dire que tu vas aller financer des actifs qui vont être soit loués en Airbnb sont de la location courte durée, soit qui vont être loués pour faire des séminaires, soit qui vont être exploités pour faire des gîtes.
Tu vois, ça peut être un vignoble qui va être exploité pour le vin, pour la vigne. Ça peut être des murs d’hôtel qui vont être exploités par un exploitant hôtelier. Ça peut être des bureaux qui vont être exploités par une entreprise. Et en fait, ça, c’est les actifs qui t’offrent la meilleure rentabilité.
Et donc, pour… avoir ces actifs, il faut que tu aies des gens derrière qui fassent l’exploitation. Et donc nous on s’est dit, la force de notre modèle c’est d’avoir réussi à constituer une communauté de plus de 300 000 membres qui sont intéressés par des opportunités qui sont sur notre plateforme.
À côté de ça, il y a des gens qui font leur métier depuis 20 ans, 25 ans et qui le font très bien dans l’immobilier sur des verticales très spécifiques. Allons travailler avec ces experts et mettons en relation, on en revient au principe de la marketplace, mettons en relation
Des porteurs de projets immobiliers qui veulent se faire financer des nouveaux projets avec des investisseurs particuliers. Et là encore le timing, on en revient toujours au timing, c’est toujours plus simple de surfer la vague. Avec la hausse des taux d’intérêt sur de l’immobilier, les banques ne prêtent plus
Ou les banques demandent beaucoup plus de fonds propres pour te prêter du capital. Et donc on se retrouve avec beaucoup d’entreprises qui veulent se développer, notamment avec des acquisitions immobilières et qui se tournent vers nous parce que les banques ne font plus leur job.
Donc on se met en alternative face à la banque et on commence à financer des très beaux projets qui offrent des rentabilités qui vont en fonction de la typologie du projet de 7% à 11% par an et qui sont des rendements qui sont fixes.
Si la société ne fait pas défaut, si tout se passe bien, tu sais que tu vas récupérer ton 7 à 11% tous les ans. De plus, ce qu’on a constaté, c’est qu’en fait, c’est très fade de faire de l’immobilier juste pour de l’investissement.
C’est-à-dire que si toi, Jamal, tu vas sur une plateforme qui t’offre 10% de rentabilité à l’année, c’est bien, tu as placé tes économies. Ce n’est pas quelque chose que tu vas aller raconter le dimanche en famille à tes amis. autour d’un barbecue.
En fait, ce qu’on veut mettre en place, et ce qu’on essaie de mettre en place au travers l’application Bricks, c’est vraiment une expérience différenciante de consommation. Tu vois là par exemple, on vient d’afficher aujourd’hui une villa d’une société qui s’appelle Sovila, qui a refait financer sa villa, et qui accueille des
Séminaires, ou des groupes d’anniversaires, ou des mariages, qui peuvent accueillir 60 couchages. Donc c’est une société d’exploitation qui a un peu plus de 30 villas à une heure de Paris et qui se développe très vite et qui a besoin de fonds supplémentaires pour
Acheter toujours plus de villas et offrir toujours plus de lieux pour se réunir entre amis et entre familles. Et ce qui va être intéressant, c’est que si tu investis dans le projet, au-delà du coupon, donc du rendement que tu vas récupérer, tu vas également faire partie…
Des financeurs de cette entreprise, bénéficier de codes promotionnels quand tu voudras aller faire des réunions avec tes amis dans une de ces villas. Tu pourras également participer aux événements de l’entreprise qui sont mis en place, etc. Là tu vois on échange beaucoup avec Tony Parker, il vient d’acheter un vignoble à côté d’Avignon.
Il est en train de rénover complètement le gîte parce qu’il a 20 mariages déjà prévus en 2024. et Tony me dit, pour tous les investisseurs qui pourront mettre de l’argent dans mon projet, je vais leur proposer gratuitement de venir faire une
Dégustation de mon vin parce que j’ai 40 hectares de vigne, et je serai là et je pourrai rencontrer tous les investisseurs qui ont participé au projet. Et en fait, même si tu mets que 10 euros, tu te retrouves à rencontrer Tony Parker,
À faire une dégustation gratuite de son vin à Avignon, à voir un super château, et en fait, t’es bien plus enclin à aller partager ça avec tes amis parce que t’as un lien direct avec l’entreprise, avec la célébrité, avec la personne qui va collecter de l’argent pour son projet immobilier.
Donc c’est vraiment cette dimension là qu’on veut avoir pour que les gens se rendent bien compte qu’on est en train, au travers de leur investissement, de financer l’économie réelle avec des projets immobiliers qui sont engageants, qui génèrent de l’emploi et que ce n’est pas uniquement un promoteur immobilier qui
Se fait beaucoup d’argent, qui consomment des logements, qui revend Il y a pour moi une déconnexion entre le particulier dans son quotidien et l’investisseur. C’est sûr. Et aujourd’hui, comment vous faites pour gagner de l’argent? C’est quoi votre business model? Nous, on a un business model qui est simple.
C’est qu’on prend une commission sur les fonds qui sont collectés pour le partenaire immobilier. Donc, il n’y a pas de frais pour l’investisseur. C’est uniquement un côté. côté porteur de projet immobilier et donc ces frais vont dépendre de la durée pendant laquelle le portant de projet va avoir besoin de l’argent.
Donc si tu rembourses sous deux ans ça te coûte moins cher que si tu rembourses dans dix ans. On a des échanges de contrats qui vont de 18 mois à 10 ans. D’accord et tu parlais de Tony Parker comment tu as fait pour le convaincre de rejoindre ton projet?
Est-ce que c’est une rencontre? Tu le connaissais d’avant, c’était un pote d’enfance. Comment elle s’est faite cette rencontre? Non, c’est à un moment donné, je me suis dit, on a besoin d’une égérie qui va incarner les valeurs de la société. Si possible un sportif, parce que, en fait, moi, je cherchais quelqu’un qui
Puisse incarner des valeurs de long terme, de motivation, de détermination dans la construction d’un patrimoine, d’une élévation sociale. Comme je te l’ai dit, tu vois, je viens d’un milieu modeste. élevé par un immobilier et je me suis dit, en fait, comment on peut trouver quelqu’un
Qui incarne un peu ce rêve à l’américaine de création, d’élévation vers le haut? Et j’ai tout de suite pensé à Tony Parker, et donc là j’ai commencé à en parler aux équipes, et en fait on s’est dit, de fil en aiguille, tu vois, ah tiens,
J’ai quelqu’un qui connaît la boîte de prod qui lui a fait son dernier clip avec telle entreprise. Attends, essayons de contacter cette personne-là qui nous a mis en relation avec son agent. Donc j’ai pitché Bricks auprès de son agent.
Son agent m’a dit, nous on reçoit 10 projets par semaine, on va faire le tri, on te dira si ça nous intéresse. Ils ont donc parlé à Tony. Tony leur a dit, je suis chaud pour le rencontrer. Finalement, ils m’ont dit, viens sur Lyon, il est prêt à te rencontrer 15 minutes.
On s’est mis à discuter pendant trois heures et le feat est bien passé. Il m’a dit, j’adore parce que ça parle vraiment aussi à toutes ma fan days, donc toutes les personnes qui me suivent, qui sont des personnes qui ne viennent pas forcément d’un milieu très aisé.
Et je serais très fier de pouvoir dire que justement, j’accompagne une startup qui démocratise à partir de 10 euros l’investissement immobilier à une cible et l’évitiste. C’est sûr. En fait, ça rejoint un peu à ce que font les…
Ce qu’on fait avec les NFT, je sais pas si tu as suivi ça dans le monde des cryptos, c’est-à-dire que certaines personnes, elles vont prendre un projet, après elles vont en vendre comme avec des tokens à leur fan base.
Et ces personnes-là ensuite vont avoir accès à des bénéfices ou à des concerts ou à des places pour aller justement voir la personne qui leur a vendu les NFT. Ça rejoint la même chose, mais sauf que… J’ai l’impression que vous, vous l’avez fait dans le monde réel et pas dans le
Monde digitalisé des NFT. Et c’est ça qui est intéressant, c’est que aujourd’hui, ça existe. Donc on dit que c’est une révolution avec les NFT. Mais vous, enfin, je dis, toi, avec ton entreprise, tu l’as fait avec des vrais immeubles où les gens peuvent investir dans la vie réelle, pas juste des NFT, des
Produits qui sont digitaux. Ouais, exactement. Alors… Je suis tout à fait d’accord avec toi et d’ailleurs tu vois c’est une réflexion qu’on a eu à pas mal de moments parce qu’il y a encore un an, deux ans tu vois
Il y avait un engouement où tout le monde parlait de la tokenisation de l’immobilier qui revient finalement à du fractionnement de l’immobilier sauf que tu peux mettre une couche d’abstraction supplémentaire dessus en disant qu’une part de contrat de
Royalties est égale à un token et comme c’est des tokens ça va être sur la blockchain et comme c’est sur la blockchain tu vas avoir une équilité qui va être plus facile, tu vas avoir une gestion décentralisée
Du registre des détenteurs, ce ne sera pas géré par Bricks mais ça sera géré par une unité qui est décentralisée. Et en fait on pourrait dire la même chose, on pourrait dire que quand tu es investisseur du château de Tony Parker, tu as un token qui te donne un accès pour
Aller déguster son vin gratuitement. Et en fait, tu n’as pas besoin de ça, tu vois, ça c’est juste du marketing. Quand on parle de tokenisation, nous on a fait du fractionnement d’immobilier sans token avec des contrats traditionnels. Là tu pourras aller boire un verre ou avoir quelques bouteilles à prix discounté
Dans son château sans forcément qu’on t’ait mis à disposition un NFT. Et potentiellement on te mettra juste un code promo, un vieux classique code promo, ou un papier que tu pourras juste montrer ou un QR code. Il y a 20 000 façons de le faire.
Ce que je ne veux juste pas, c’est faire du marketing pour du marketing. Et tu vois, je ne veux pas dire aux gens investissez parce qu’il y a un NFT, parce que quand la hype retombe, finalement, tu vois que tout le monde se dit « Attends,
Est-ce que je ne me suis pas fait avoir là avec son NFT que j’ai payé 10 fois plus cher? » parce qu’il était censé me mettre à disposition une communauté fan club que je n’ai jamais vue. Nous, on est dans le monde très réel.
On s’adresse aussi à une population qui n’est pas forcément dans ces logiques de tokenisation, de NFT et qui a besoin de concret. Tu vois, les gens qui sont sur l’immobilier, c’est des gens qui n’aiment pas la spéculation. Beaucoup d’NFT, beaucoup de produits qui étaient liés à la tokenisation étaient beaucoup dans la spéculation.
C’était de la hype, c’est comme ce qui s’est passé avec les metaverse. Je voyais certains formateurs, ils se lançaient dans les metaverse juste parce que les metaverse étaient à la mode et que Facebook ils disaient « Ah nous on va changer notre nom, on va s’appeler meta ». — Ouais.
— C’est pas que je suis visionnaire, moi je ne voyais pas l’intérêt, moi c’est plus ça, je voyais pas l’intérêt. C’est-à-dire qu’il y a des personnes qui vont entrer dans le metaverse, ils vont juste se connecter avec un avatar pour regarder un écran dans l’écran.
Et je me disais mais c’est quoi l’intérêt, ils peuvent juste regarder l’information sur leur écran sans se créer un avatar, sans aller dans un metaverse. Et en fait, c’est juste que c’est une sorte de gamification, on dit en anglais, je sais pas comment on dit en français.
C’est juste pour rajouter une couche supplémentaire, mais pour moi, je ne voyais pas l’intérêt et je suis parfaitement d’accord avec toi. Cet hype est passé. Peut-être qu’elle va revenir parce que les cryptos, elles ont un cycle de 4 ans. Peut-être que ça va revenir en 2025, 2026.
Mais j’ai l’impression que maintenant, on a vu que c’était juste de la hype et que moi, je préfère rester dans le monde réel et faire des choses. C’est pour ça que je suis assez fan de ton histoire. Tu as fait énorme. C’est intéressant parce qu’on nous a beaucoup demandé est-ce que vous voulez
Proposer des NFT sur du metaverse avec de l’immobilier metaverse, est-ce que vous allez proposer ce qu’on appelle des collectibles, on pourrait proposer des voitures de sport, de l’art, des produits de collection, tout ça c’est des produits qui sont spéculatifs et derrière lesquels il n’y a pas de sous-jacent avec des
Revenus qui sont récurrents. Donc nous on s’est toujours dit Oui, il y a beaucoup de startups qui vont se lancer là-dessus et qui vont gagner, et qui vont permettre aux investisseurs de générer de l’argent, parce qu’on sait que de manière très factuelle, quand on regarde les dix dernières années, en tout
Cas, il y a beaucoup d’œuvres d’art qui n’ont jamais perdu de valeur et qui ont toujours perdu de la valeur. Les voitures de sport, il y a donc une limitée de voitures de sport, alors que le nombre de millionnaires explose à travers le monde. Donc effectivement, il y a un engouement croissant.
Ce qui conduit à la hausse des voitures de sport, mais il n’y a pas de sous-jacent avec une pérennité du flux de revenus. Et donc, nous on est un peu comme des bons terriens, des bons fermiers là-dessus, c’est qu’on se dit, si on n’est pas capable de se dire que l’actif qu’on va
Proposer sur notre plateforme génère des revenus récurrents… soit l’huée à l’exploitation de vignes, à l’exploitation d’un hôtel, à l’exploitation d’un immeuble. On ne va pas y aller parce qu’on ne veut pas être sur des trucs spéculatifs, on veut qu’il y ait un revenu locatif qui garantisse que les coupons, les
Mensualités soient bien reversés tous les mois aux investissements. D’accord, c’est du concret. Si on change un peu de sujet, là maintenant j’aimerais qu’on parle de toi Cédric, l’entrepreneur. Est-ce que tu peux nous dire… Est-ce que tu as une façon d’organiser tes journées?
Parce que j’imagine que tu dois avoir plein de sollicitations, tu dois recevoir des mille emails par jour. Est-ce que tu as une façon de structurer tes journées? Est-ce que tu as une routine matinale? Est-ce que tu fais quelque chose, enfin, certaines activités à certaines heures bien spécifiques dans la journée?
Comment tu structures tes journées ou tes semaines de façon générale? Euh… Alors, moi je vais sembler… très… je sais pas comment dire… peut-être un peu stéréotypée, c’est-à-dire que je lis beaucoup de bouquins américains, donc tu vois, la morning routine, miracle routine et compagnie, ça c’est très important pour moi.
Moi j’ai une routine qui est quasiment tous les matins, je me lève à 5 heures du mat, donc le club des 5 heures du mat, ce qui me permet de faire du sport, un peu de sport dès le matin, me mettre tout de suite en condition et surtout d’avoir du temps pour moi.
Tu vois j’ai deux enfants, je suis séparé maintenant, les enfants occupent pour moi une place importante dans ma vie, tu vois je veux vraiment pas faire passer le boulot avant mes enfants et donc si finalement dès le matin je dois avoir mes
Enfants à charge enchaînés par le boulot récupérer mes enfants, en fait j’ai l’impression de jamais avoir de temps pour moi et donc c’est la raison pour laquelle je me lève très tôt le matin d’avoir du temps pour faire un peu de sport, du temps pour méditer, penser,
Faire du yoga, bir, prendre mon café. Je fais quoi comme sport le matin? J’essaye de faire des sports qui me font monter en intensité parce que ça me permet de me réveiller et de tout de suite mobiliser ma concentration.
Donc ça va être soit 10 minutes de pompe, abdos, guénage, soit ça va être 20 minutes de course à pied. Voilà, ça c’est ma routine. D’accord. Comme finalement je fais monter mon corps en cardio en intensité et que je dégage de
La chaleur, ça me permet tout de suite d’aller prendre une douche qui est froide. Donc là, deuxième stress du matin et donc tous les matins je prends une douche froide. Et donc après là je sors de ma douche et je suis pleinement prêt à réfléchir, à lire, à attaquer ma journée.
D’accord, tu lis le matin avant d’aller voir tes enfants. Oui, en fait j’ai une heure, tu vois, ils vont se lever vers 6 heures, 6 heures et demi, donc j’ai une heure vraiment pour moi. Et donc je vais faire 20 minutes de sport, à peu près 20 minutes, 30 minutes de
Lecture, d’ailleurs je ne fais pas peur de la lecture que du sport le matin, et je vais me prendre 15 minutes pour essayer de… En fait, ce qui m’a le plus apporté, tu vois, c’est la planification de mes journées. La planification le soir et le matin.
Essayer de visualiser comment ça va se passer dans ma journée et qu’est-ce que je vais dire. J’ai souvent des personnes que je rencontre. En fait, j’essaye de m’imaginer par un travail de visualisation, déjà, comment va se passer le rendez-vous, comment je veux qu’il se passe de manière positive et
Comment il pourrait être négatif. Et si je vois que ça peut être négatif, comment je vais anticiper la situation. En fait, ce travail de visualisation me permet… de ne pas subir les événements, mais de d’anticiper et de me dire OK, ma journée est sous contrôle.
Il peut y avoir des choses extérieures qui se produisent. Je sais déjà que ma journée est sous contrôle et que en fait, c’est moi qui vais cadrer mon temps comme je veux qu’il soit mis à profit dans ma journée. Tu as tu écris le scénario de ta journée la veille.
J’écris le scénario de ma journée et c’est pas les autres qui m’imposent un scénario. D’accord. Et une fois que tu as déposé, j’imagine les enfants à l’école. Après, c’est quoi la structure de ta matinée? Bien sûr, ça va dépendre des réunions, mais comment justement tu organises ça
Pour faire rentrer toutes ces activités dans la journée? Je vais essayer de mettre des blocs de focus. Tu vois, on parle de plus en plus de deep work. Je sais que je suis le plus productif le matin, donc comment le matin je peux avoir
Deux heures pour me focaliser sur une tâche qui est vraiment une tâche qui doit être faite, et de me dire que ça y est, ma journée, tout le reste c’est du bonus. Donc vraiment tu te focalises sur une tâche importante ou alors tu vas essayer d’optimiser quelque chose.
Donc ça c’est des focus que je me mets le matin et ce qui va me permettre ensuite l’après-midi soit d’aller faire des one-one avec les équipes, soit d’aller répondre à des mails ou faire des rendez-vous extérieurs. Mais c’est vraiment le matin que je vais mettre ces points de concentration.
Tu vois moi je suis capable, alors les outils à synchrone j’ai bien compris comment ça fonctionnait à mes messages, à mes slacks, à mes mails de la matinée. Et il faut me relancer quand on veut me dire quelque chose, parce que si j’ai
Décidé que je regardais pas mon téléphone avant 11 heures du matin, je vais pas le regarder. Et justement pour ne pas être sollicité et pour que mon attention soit pleinement dédiée au sujet que je veux traiter le matin quand j’arrive au bout.
C’est super important parce que toi tu as un rôle de visionnaire parce que tu es à la tête d’entreprise, tu n’es pas dans l’exécution. Donc tu as tout intérêt, c’est même une obligation d’avoir des moments où tu dois te concentrer.
Quand tu veux rentrer dans un état de flow, un état de concentration, est-ce qu’il y a des choses spécifiques que tu fais? Ou est-ce que ça vient naturellement? Est-ce que tu écoutes de la musique? Qu’est-ce que tu fais pour justement rentrer dans un état de flow? Ouais, c’est une bonne question.
Non, ça vient naturellement. Tu vois, c’est d’être coupé, de ne pas me mettre de tâche. Je vais essayer pour être en état de flow de ne pas aller chercher d’inspiration sur internet. Vraiment essayer de me mettre à penser par moi-même et je peux rester avec mon café
Une heure à réfléchir et à penser et essayer de voir comment je vais structurer le truc avant d’aller chercher plus d’informations. Parce qu’en fait le piège, et ça je m’en suis rendu compte pour l’avoir déjà vécu, c’est que…
Ok, tu te dis, attends, là j’ai une idée, je vais aller voir si je trouve des infos sur internet et par serendipité, tu te retrouves avec 10 pages ouvertes et tu n’es plus du tout dans de la concentration que tu pouvais avoir.
Mon état de flow va être, tu vois, j’ai un carnet où je me note toutes mes idées. Donc j’ai toujours un carnet avec moi là et donc je vais plutôt prendre une heure à me noter quelques idées. en tirer quelque chose. Et en plus maintenant avec Tchadjipiti, j’ai l’impression que ma productivité a
Été triplée dans ce boulot-là parce que une fois que j’ai les idées, c’est super simple de les mettre en forme dans un mémo et d’avancer parce que là en l’espace de une heure, t’as tombé le boulot. Donc le plus dur en fait c’est d’avoir les idées et de savoir comment tu veux
Organiser le truc. Une fois que t’as ça, maintenant la mise en marche est très rapide et tu vois, les outils d’intelligence artificielle vont nous permettre de complètement le dédier de cette partie-là. Oui, c’est sûr. C’est ça, j’ai l’impression qu’on n’arrive pas vraiment à saisir, c’est que ces
Outils d’intelligence artificielle sont là pour booster notre productivité et non pas pour générer des idées pour nous. Leur puissance se révèle pour moi, c’est quand on a fait le travail en amont de réfléchir à générer des idées, et après quand on leur…
On leur donne ça comme matière à travailler, c’est là où ils sont les plus puissants. Mais on compte pas dessus pour générer des idées, ou souvent quand on leur demande de générer des idées, ça va être des idées génériques ou qui ont été déjà vues.
Mais si on veut vraiment avoir quelque chose, comme tu disais, le deep work, quelque chose de plus profond, c’est à nous de faire le travail. Et ça, je pense qu’il n’y a pas d’échappatoire, mise à part s’asseoir et réfléchir. C’est super important ce que tu dis là, parce que tu racontais une startup,
Un Blue Ocean, c’est-à-dire créer un produit qui n’a jamais été créé jusqu’à présent pour être différent des concurrents et pas te retrouver dans un océan rouge en concurrence avec de nombreux autres acteurs. Donc tu veux créer quelque chose qui n’existe pas sur un marché.
Ce qu’il faut comprendre c’est que Chad GPT s’inspire de ce qu’il a pu aller glaner par rapport à de l’existent. Donc en fait quand tu lui demandes une idée, lui il est super intelligent parce qu’il connaît tout. c’est ta veille puissance 10 000.
Il est capable de voir tout ce qui existe sur le marché et de proposer des idées par rapport à ça. Mais en fait, il ne pourra jamais te proposer une idée qui n’existe pas, parce qu’il y a très peu de chances qu’il y arrive par lui-même.
Donc c’est intéressant pour valider une idée, parce qu’une fois que tu lui as proposé un concept original, il va te dire que c’est original, ça n’existe pas et je ne retrouve aucune data en lien avec ce que tu veux faire. mais de lui-même, si tu lui avais dit « écoute, j’aimerais résoudre telle
Problématique pour mon utilisateur », il n’y arrivera pas par lui-même si ça n’a jamais été fait auprès de la main. Donc c’est là que c’est super intéressant, dans la mesure où ça va permettre d’augmenter les personnes qui sont capables d’avoir ces réflexions un peu stratégiques et innovantes.
Et donc c’est comment je m’en sers au mieux, tout en sachant qu’il y a des limites et que ce n’est pas lui qui va… qui va pour le moment en tout cas m’inventer les trucs qui existent. C’est sûr. Et depuis quand c’est connecté sur LinkedIn, LinkedIn me propose ton contenu,
Est-ce que ça c’est un contenu que tu fais toi-même? Est-ce qu’il y a une personne, t’as un community manager qui gère tes réseaux sociaux, ou est-ce que c’est quelque chose que tu te poses tous les jours, ou une fois par semaine tu écris tous les posts de la semaine?
Non, je le fais moi-même et j’écris tous les posts parce que j’avais essayé de le faire avec ce qu’on appelle les Ghosts Writer. donc les mecs qui écrivent du contenu pour toi et qui te le proposent pour publication, et en fait c’était jamais avec ma tonalité.
Moi j’essaye de lire à peu près un livre par semaine, donc il y a plein d’idées qui en ressortent. Quand je lis un livre, quand je vais écouter un teto, il y a des trucs simples que j’essaye de vulgariser et démocratiser au plus grand nombre.
Et là tu vois je mette beaucoup de tchats GPT, c’est-à-dire que… Si je vais vouloir, tu vois, je vois un TED Talk qui m’inspire. Là, c’était le cas cette semaine, notamment sur le titre. En plus, tu étais un peu provocateur.
C’est quand sa zone de confort, en tout cas le confort, ruine nos vies. Et pourquoi c’est super important de sortir de sa zone de confort? Parce que le cerveau est un muscle et que si tu le fais pas travailler.
Tu ne le fais pas progresser et en fait avoir des habitudes c’est bien mais avoir des habitudes ça endolorie un peu ton cerveau parce que t’es en mode autopilotage et ça te pousse pas à réfléchir. Et donc je trouvais le truc vraiment concret. J’ai mis quelques bullet points sur chat GPT.
Je lui ai dit je veux un article, un post LinkedIn un peu provoquant qui parle de ça, ça, ça, pourquoi c’est intéressant. Moi ce que je fais au niveau de ma routine pour sortir de ma une rédaction et ce qui fait qu’en fait en l’espace de deux heures je peux avoir du
Contenu pour une semaine sur LinkedIn et les poster en mode programmé comme ça un tous les jours le matin et donc je gagne beaucoup de temps mais en tout cas c’est moi qui écris le contenu par rapport à ce que je veux.
C’est là où vraiment moi je trouve que la puissance de Chagibiti c’est quand on lui dit voici ce que je veux dire voici quelques idées par de ça de cette base là développe-moi un un post sur LinkedIn et je trouve que c’est là où justement il est super puissant. C’est pas vraiment pour…
Il est super puissant. Aujourd’hui tu es seul dans ton entreprise, tu n’as pas de co-fondateur. Comment tu as fait pour convaincre les investisseurs, justement parce que souvent on dit qu’il faut un cofondateur pour séduire les investisseurs, comment tu as fait pour convaincre les investisseurs alors que tu es tout seul?
Si tu veux, les investisseurs, ils ont pas mal de thèses un peu toutes écrites. À partir du moment où tu as les chiffres qui sont là et où tu délivres et où tu as de la croissance, peuvent être mises en question.
Donc effectivement, tous les investisseurs ont tendance à te dire que c’est mieux une équipe de deux ou trois fondateurs parce que ça va permettre de diluer les responsabilités, ça va permettre de faire en sorte que la boîte avance plus vite au début.
Ils vont te dire que c’est mieux d’avoir une culture forte avec des bureaux sur place où les équipes se voient quand même de temps en temps et donc ils ne veulent pas forcément investir dans des équipes qui sont full remote. En fait, tu n’as pas de vérité absolue.
À partir du moment où les chiffres sont au rendez-vous et que la boîte connaît une croissance forte, les gars se disent, il y a de l’argent à se faire, on a envie de rentrer au capital de la société. Et moi, c’est ce qui s’est passé, c’est que, effectivement, j’avais qu’un
PowerPoint, j’ai contacté quelques entrepreneurs, business angels ou quelques VC investisseurs. Tout le monde m’a dit… Ok, tu as pour toi le fait d’avoir déjà créé une première start-up qui a bien fonctionné. Par contre, ça nous dérange qu’il n’y ait pas de coût fondateur, donc on va voir comment prend la boîte.
Deux mois plus tard, quand je leur ai montré que dès le deuxième ou troisième mois, on était déjà à 40 000 € de chiffre d’affaires et que ça allait progresser, que la première année on allait être rentable, ils m’ont dit « ok, vas-y, c’est où qu’on met l’argent ».
Et en trois semaines, j’ai réussi à faire un mauvais de fond. parce qu’en fait, il n’y avait plus de notion de est-ce qu’il va falloir un co-fondateur ou pas. Tu sais que la boîte a une belle trajectoire, c’est pas grave, on mettra
Des top profiles en termes de management et on va aider Cédric à bien se staffer et on va l’accompagner pour ça, pour recruter les meilleures personnes qui vont lui permettre de faire décoller la boîte. Il faut distinguer aussi ce qui est de la croyance, tu vois.
En fait, des fois, ça peut être une façon pour les vici aussi de te dire non, non, on ne fait pas. Et tu vois, c’est un peu la manière amicale de dire j’ai pas envie d’investir dans ta boîte pour tel ou tel raison. Ils ne veulent pas te…
En fait, un vici ne voudra jamais se mettre à dos à un entrepreneur parce que cet entrepreneur peut-être que demain va faire une super boîte. Et peut-être que là, sa boîte… ressemble pas à grand chose, mais dans six mois, il va faire un petit pivot, le truc qui va exploser.
Donc en fait, l’investisseur, il est aussi dans de la diplomatie. Il va te dire gentiment, je sais pas trop, reviens me voir dans six mois et tu me montras les chiffres. Donc voilà. Moi, ça se passe très bien, en tout cas, de ne pas l’avoir fait avec un cofondateur.
Je me dis que ça me permet là vraiment de choisir mon équipe de direction, de m’appuyer sur des gens qui sont solides et spécialistes de leur domaine d’activité. plutôt que d’avoir deux généralistes qui sont souvent les entrepreneurs qui créent des boîtes, deux généralistes à la tête et de se mettre d’accord.
Et des fois, on n’est pas d’accord. Ça permet d’avoir une tête, une direction. Je trouve que je vais plus vite. Et en tout cas, moi, je n’ai pas cette difficulté, si tu veux, de… j’arrive très facilement à avoir la transparence nécessaire et pour me confier
Auprès de mon équipe dans les moments difficiles ou d’avoir une écoute auprès de ma famille, de mes proches. Donc après, chacun doit trouver son équilibre. Je comprends tout à fait les entrepreneurs qui disent que moi, sans un cofondateur avec lequel je partage une expérience ou sans mon pote avec lequel je monte ma
Boîte, chacun a ses propres motivations intrinsèques, je pense, pour monter une voie. Exactement. Ça, c’est un très bel exemple parce que pour moi, l’un de mes objectifs, c’est de montrer qu’il n’y a pas une seule façon de voir les choses, il n’y a pas une seule
Façon d’entreprendre, il n’y a pas une seule façon, une seule définition même du mot succès. C’est pour ça que je pose toutes ces questions là, justement, pour montrer ça. Maintenant, en sachant ce que tu sais, en ayant vécu plusieurs expériences entrepreneuriales, si quelqu’un ne regarde, un jeune qui ne regarde ou même
Un moins jeune. et qui veut se lancer dans l’entrepreneuriat, est-ce que, je sais que c’est difficile de donner des conseils, mais maintenant que tu sais ce que tu sais, est-ce qu’il y a des choses, des réflexions qui pourraient l’aider justement pour se lancer?
C’est marrant parce que c’est exactement la même question que quand je suis sur mon podcast, le Brickstalk. Écoute, ce que j’ai mis un peu de temps à comprendre, c’est que tout arrive pour une raison dans la vie et tout est enseignement. C’est-à-dire que quand je me suis fait virer une millaine de pharmacies,
Finalement, à posteriori, je me suis dit que c’était la meilleure chose qui ait pu m’arriver parce que sinon je serais… resté encore des années dans cette boîte, j’étais pas épanoui dans ce secteur d’activité et ça m’a permis de me relancer dans une aventure qui est encore plus ouf,
Plus dingue, et je kiffe au quotidien. Et donc, tout ce qui va t’arriver, il faut que tu vois le côté positif de la chose et te dire, ok, comment ça m’aide à grandir, qu’est-ce que je peux en tirer comme expérience pour rebondir encore plus haut, encore plus fort.
Et donc, il y a un côté très stoïque là-dedans de se dire… Stoïc par le côté stoïcisme. Je suis plus fort que la situation. Tu vois, ça me fait penser aussi à Nassim Taleb, l’antifragilité, c’est comment d’une situation de crise, je deviens plus fort. Ce n’est pas juste de la résilience.
J’attends que le moment passe et je deviens plus fort pour que dans la même situation demain, finalement, ça ne me fasse pas trembler. Et donc, ça, on en revient à la zone de confort. L’antifragilité, ce côté. devenir meilleur de jour en jour ne peut arriver que si tu sors de ton confort traditionnel.
Et donc l’entrepreneur, le jeune qui se lance, mais qui prenne le maximum de coups, plus tu vas prendre de coups dans la vie, plus tu vas oser, plus tu vas tenter des choses, même si tu rates, le jour où ça va marcher, en fait, ça va être un succès.
C’est Osama Ammar ou d’autres entrepreneurs qui le disent souvent. En fait, ce qui est beau dans l’entreprenariat, c’est que tu peux te casser la gueule neuf fois. Suffit que tu réussisses une fois pour qu’en fait on oublie tes neufs échecs
Parce que la fois où tu vas réussir, tu vas faire une boîte qui sera tellement ouf, pas forcément en termes de taille, mais en termes de valeur, en termes de plein de choses que tu auras réussi. Donc en fait, on se moque que tu aies échoué neuf fois.
Et c’est peut-être parce que tu as échoué neuf fois que tu vas faire un truc énorme qui en termes de magnitude sera juste un succès phénoménal. Après, quand je dis un succès phénoménal, je… pas que devenir une licorne ou que l’argent, ça peut être un succès
Phénoménal de plein de façons différentes, mais il ne faut pas avoir peur de se lancer, de subir des échecs, de subir des difficultés, parce que c’est ce qui va permettre à titre professionnel, à titre personnel, à titre de valeur, de se renforcer à mon sens.
Le plus tôt on sort de sa zone de confort, le nuisaire. Super. Ça m’évite de poser une question que je pose à chaque fois. C’est une question sur les croyances parce que moi l’une de mes croyances c’est tout
Ce qui nous arrive est parfait et tout ce qui nous arrive nous arrive pour une raison et une raison qui nous sert. Tu partages la même croyance, donc ça m’évite de reposer la même question. Donc là on arrive vers la fin de l’épisode Cédric.
Je te pose une question que je pose à chaque fois, justement pour montrer qu’il n’y a pas une seule définition du mot réussite ou du mot succès. Pour toi, quelle est la définition du mot succès? La définition du mot succès. Qu’est-ce que le succès veut dire pour toi?
Ou une vie réussie, qu’est-ce que ça veut dire pour toi? Ou si une vie réussie est trop générique, qu’est-ce qu’une journée réussie est pour toi? C’est une très bonne question. Une vie réussie, une journée réussie, c’est une journée…
Tu dis que t’as appris et que t’as pas perdu ton temps, en fait on en revient toujours à cette notion de voyage fini, de voyage limité, c’est-à-dire que on est là 30 000 jours sur Terre. Le voyage peut… Tu vois, on a tous la même destination qui finalement est la mort.
Et donc si ton voyage peut s’arrêter demain parce que tu sais pas ce qui peut t’arriver, finalement pour moi une vie qui va être réussie ou une journée qui va être réussie c’est une journée où je me dis c’était kiffant j’ai appris plein de trucs j’ai
Rencontré des personnes qui étaient incroyables j’ai vécu des choses Tu vois c’est con mais j’ai ma piscine qui est à 16 degrés il faisait 17 degrés ce matin on est le 13 octobre et ce matin en me levant je me suis dit qu’est ce que je peux je
Sais pas je me suis dit qu’est ce que je peux faire de fou qui va faire que je vais me sentir vivant Et donc j’ai sauté dans ma piscine ce matin. Et donc elle était très froide. Et je suis sorti de ma piscine et j’étais content parce que je me suis senti du
Vent. Et donc je sais qu’à la fin de ma journée, je serais content. Parce que je me serais dit, j’ai fait un petit truc qui est dingue. J’ai sauté ce matin dans ma piscine à 16 degrés et j’ai dû aller me motiver pour faire ça et repousser un peu mes limites.
Et donc c’est ces petites doses d’adrénaline au quotidien, d’émerveillement, de naïveté rendre ma vie épanouie. Parce que je me dis, c’est comme ça que j’en profite et que je me dis, je ne suis pas en train de connaître la même routine tous les jours.
Et ça peut s’arrêter et si ça s’arrête demain, je l’accepte parce que j’aurais vraiment profité du voyage. Donc c’est comme ça que je vois là, en tout cas de mon côté, le succès et l’épanouissement. D’accord, parce que c’est vrai que ça c’est un bon rappel.
Il faut pas oublier que la vie c’est juste ça. C’est une succession d’expériences. Et parfois il faut se poser pour prendre un peu de recul et sortir la tête du guidon. Parce que souvent on se prend la tête pour des petites brottilles qui nous empoisonnent la vie.
Parfois il suffit de prendre un peu de recul en se disant ça c’est une super question. Comment je peux me sentir vivant aujourd’hui? Et comment à la fin de la journée de me dire en fait cette journée elle n’a pas été perdue. sorti de ma zone de confort. C’est un bon message.
Est-ce que tu veux dire un dernier mot, où est-ce qu’on peut te trouver? Est-ce qu’il y a un réseau social que tu veux promouvoir? Tu veux dire un dernier mot? Oui, alors comme tu l’as dit, moi, je suis assez actif sur LinkedIn parce que c’est
Aussi une façon pour moi de discuter et de recruter des porteurs de projets immobiliers. Donc il y a un… Il y a une dimension commerciale assez forte pour moi au travers de LinkedIn, ce qui fait que c’est le seul réseau social que j’utilise. Je n’en utilise pas d’autres, tu vois.
Je suis très peu sur Instagram, j’ai supprimé Facebook. Je trouvais que c’était trop de distraction numérique et que quand tu es sur ces trucs-là, tu n’es pas à lire des bouquins qui te permettent de grandir. Mais en tout cas, n’hésitez pas à me contacter sur LinkedIn, je réponds assez
Rapidement et je me ferai un plaisir. de regarder tous les projets immobiliers qu’on pourrait me proposer pour du financement. En tout cas, merci Jamal parce que ce qui est cool c’est qu’en général, on s’attende surtout sur l’aventure entreprenariale et pas trop sur le développement personnel.
Moi ce que j’ai constaté c’est que, c’est un peu ce que tu dis, c’est au-delà de l’aventure, au-delà des chiffres, si vraiment tu veux être épanoui. il faut que la personne se pose vraiment la question de savoir pourquoi elle fait les choses.
Tu vois, où j’étais très peu épanoui sur ma première boîte, c’est que quand j’avais 23-24 ans, je me suis dit, j’aime pas du tout la pharmacie, c’est un secteur d’activité dans lequel je m’épanouis pas, je vois une opportunité, je vais monter
Une boîte, mon objectif c’est de la revendre à 4 ans, prendre un maximum d’argent et partir boire des cocktails sur une plage les pieds dans le sein. Et… Et en fait, je me suis dit mais ça peut pas fonctionner, tu peux pas aller tous
Les matins au boulot avec cet objectif de vie parce que tu vas y aller tous les matins à reculons, en fait, c’est pas l’argent qui peut te driver. Et ça a été le cas, tu sais, ça a duré sept ans et pendant six ans, sept ans, j’étais pas épanoui à aller bosser.
Je me suis dit mais tu vas pas recréer une boîte si c’est pour juste l’argent. Et donc maintenant, tu vois, j’ai un toit sur la tête que j’ai réussi à acheter. J’ai une vie qui est plutôt satisfaisante, mais je ne suis plus du tout drivé par
L’argent, je suis drivé par rendre accessible quelque chose qui ne l’était pas, essayer de créer quelque chose de plus grand que moi. Et en fait, je pense que les raisons pour lesquelles on entreprend, l’entrepreneur ne se les pose pas forcément, ou en tout cas pas suffisamment.
Et donc ce travail de développement personnel, moi, m’a beaucoup aidé pour être plus humble, plus accessible. Et pour me dire que, quoi que je fasse, même s’il y a des difficultés sur le chemin, je les vois plutôt, en tout cas, elles me stressent moins et elles
M’amusent même de me dire « Bon, ok, je viens de recevoir un coup de fil de l’AMF, qu’est-ce que j’en fais, comment je le gère? » Ok, petit défi, on va voir pour essayer de gérer au-delà du problème, et ça ne
M’est pas arrivé jusqu’à présent, et on va essayer de faire au bien. Donc j’encourage tous ceux qui nous écoutent à faire ce travail sur eux-mêmes et à se poser réellement les questions de savoir pourquoi ils font les choses. Super, je ne pouvais pas proposer mieux comme fin d’épisode.
Donc à tous ceux qui nous regardent, à tous ceux qui nous écoutent, c’est la fin d’épisode. Si vous l’avez apprécié, merci d’avoir partagé. Merci N’Djamal, à plus.
6 Comments
👏👏😍😍❤️❤️
Ca parle toujours de fric d argent de flouz l argent va bientôt disparaître pour une humanite d echange et de solidarite c est ca le futur l argent et les religions ont toujours diviser l humanite. Cet ancien systeme est en train de mourir et tant mieux .l ego aime l argent le pouvoir. Et travailler pour des empoisonneur comme les pharmacie les labo pharmaceutique big pharma je serais pas fiere et les cryptos monnais c est vers l inteligence artificielle et la monnaie numerique et l esclavage de l etre humain. Je dis non votre systeme décadent gardez le pour vous .monnais numérique piege a moutons. Système d esclavage monnaie crypto numérique et plein de gens sont contre donc vous faites pas le poids
S'il vous plaît Jamal où sont vos vidéos de Motivation que je voyais sur youtube il y'a 2ans ? C'était hypercool grâce à ces derniers j'ai pu me motivé comme il fallait
c'est toujours un plaisir d'écouter Cédric dérouler l'histoire de bricks. Une vraie aventure semée d’embûches !
Merci pour cette superbe vidéo
Cette situation où des associés et des fonds d'investissement complotent pour nous éjecter de notre boite …. résonne et fait sens pour moi. Avec le temps, j'en ris…😉