Dans le cadre du séminaire de novembre 2023 “L’image de l’Autre dans l’iconographie médiévale chrétienne”
Lien : https://www.translitterae.psl.eu/svetlana-luchitskaya/
Captation de la séance du 01/12/2023
[Musique] mesdames messieurs bonsoir les l’École normale supérieure et l’École nationale des chartes grâce à l’école universitaire de recherche translitéraé a l’honneur d’accueillir aujourd’hui madame Svetlana lchinskaya tout au long du mois de novembre elle est intervenue au sein de mes cours d’histoire du droit à l’École nationale des chartes au grand
Intérêt de mes élèves dois-je souligner selon le programme qu’elle a défini pour son séjour parisien du mois de novembre l’image de l’autre dans l’iconographie médiévale chrétienne ce programme elle le conclut aujourd’hui pour une conférence tout aussi passionnante que ses interventions précédentes ayant pour objet les sarasans dans l’imagerie
Chrétienne des 13e 15e siècle avant de lui laisser la parole bien entendu je souhaitais vous présenter notre oratrice en quelques mots madame lchitaya à la tête du Centre d’Anthropologie historique de l’Académie des Sciences de Russie a dirigé jusqu’en 2022 le Département d’histoire culturelle de l’Europe médiévale et moderne à
L’université des talomonosof à Moscou en 2022 pour des raisons que vous pouvez imaginer elle a quitté la Russie et est désormais professeur associé au département d’histoire de l’Université herich he de dusüseldorf madame linskaya est une historien de historienne de grand renom auteur d’une centaine de contributions c’est une médiaviste
Spécialiste entre autres de l’histoire des croisades de la chevalerie de la littérature dialectique didactique pardon et enfin d’iconographie c’est dire que l’intérêt que nous savons déjà et la grande joie que nous avons et que nous aurons à l’écouter à l’instant et je lui laisse donc sans tarder la parole
Merci beaucoup monsieur Raber pour cette présentation si gentil si généreuse et merci pour votre soutien pour vos encouragements pour votre accueil et je voudrais remercier l’École nationale des chartes et l’École Normale supérieur de cette invit tion euh dans le cadre du programme translitéire et je tiens à remercier aussi
Euh l’ensemble de l’équipe de l’école normale supérieur pour avoir organisé cette conférence d’aujourd’hui et je suis très heureuse d’être ici dans ce lieu magnifique et bonjour à toutes et à tous et merci d’être venu pour cette conférence que je donne dans le cadre de mon cours l’image de l’autre dans l’art
Médiéval et donc nous allons discuter la manière dont l’icconographie médiévale chrétienne construisit les musulmans comme les autres et comment nous pouvons les identifier dans les images médiévales qui nous sont parvenu et quel procédés les les artistes médiévaux utilise-il pour représenter les musulmans et les distinguer des autres personnages ce sont des questions
Auxquelles nous tenterons de répondre euh je ne suis pas l’historienne de l’art j’ai travaillé surtout sur l’histoire des croisades et l’histoire de la chevalerie et c’est dans dans cette perspective que j’ai entamé ma recherche mais euh mes études m’ont conduit plus tard à l’histoire des représentation chrétiennes euh des
Musulmans et en certains moment j’ai découvert les manuscrits en luminé euh de textes des croisades et j’ai alors compris combien il est important dans d’incorporer les images dans l’étude des textes surtout quand quand il s’agit de l’image médiévale de l’islam et donc avant d’aborder le sujet euh je voudrais [Musique]
Mentionner je voudrais mentionner quelques recherches essentielles dans ce domaine et je tiens particulièrement a souligné le travail fondamental de rout melinkov qui a élaboré euh en questionnaire de recherche sur la représentation des non croyants euh c’est le premier nom dans C dans cette liste elle a proposé d’étudier les
Signes d’altérité des des noncroyants incluant des paramètres tels comme les caractéristiques physiques apparence physique sur euh h les traits du visage couleur de peau de la peau et cetera et les signes matériels comme le vêtement l’héraldique et cetera et donc nous suivrons en partie sa méthodologie en examinant les représentations médiéval
Des musulmans et pour commencer je voudrais dire que dans les sources écrites de cette époque nous ne trouverons pas les termes habituels pour désigner les musulmans hein il vivit euh bien au-delà des frontières de l’Europe à l’exception de l’Espagne bien sûr et les chrétiens médiévaux avaient des idé plutôt vague à
À leur sujet et c’est en vin que nous chercherons dans les textes de cette époque les mots Islam ou musulmans en fait au Moyen-Âge tous les musulmans étaient communément appelés Sasan c’est un terme grec sarakenoui euh qui était d’abord utilisé euh par les auteurs anciens euh pour désigner euh
Les tribus nomades d’Arabie de l’Arabie où ils étaient appelés morts et c’est aussi un terme grec qui signifiait homme noir et qui était utilisé pour désigner les tribus berbères de l’Afrique du Nord et au 5e siècle les auteurs eclésiastiques tels comme Jérôme et les autres ont identifié les Sarasin comme
Les descendants du filsé du patriarque du patriarche Abraham Ismaël que l’ancêtre Abraham a Vittu avec l’esclave égyptien Hagar chassé dans le désert par Sarah et donc ils étaient appelés Ismaélites ou les les agariens et les auteurs médiévaux pensaient que les agariens eux-mêmes prétendaient être appelé les sarasans cherchant aussi à s’identifier
À la femme libre d’Abraham plutôt qu’à l’esclave égyptienne Aggar euh en général les auteurs chrétiens qualifient l’islam soit d’érésie soit de paganisme euh l’islam était parfois assimilé à l’érésie c’est bien compréhensible car les musulmans venèent Jésus mais ni sa nature divine il ni aussi la Trinité
Mais pour dire la vérité euh en général pour les chrétiens médiévaux il était beaucoup plus facile d’assimiler l’islam au paganisme et à l’idolâtrie euh d’autant plus que depuis le 5e siècle depuis Saint-Augustin euh l’idolâtrie était l’antithèse la plus évidente de la foi et les nonchrétiens étaiit par définition des idolâtrre et cela découle
Très clairement de nombreux textes qu’en est-il des images euh dans l’iconographie médiévale les musulmans ont été invisibles pendant très longtemps et il est vraiment très difficile de les distinguer des autres personnages et ce n’est qu’à partir du 12e siècle que les premières représentations de musulmans apparaissent où ils deviennent vraiment
Reconnaissables euh pourquoi justement au 12e siècle d’une part cela est lié à un intérêt croissant dans la culture médiévale pour une représentation plus fidèle de la nature c’est à cette époque que les artistes ont commencé à montrer un intérêt pour euh la manière dont le péché et la vertu pourrai se manifester
Dans la forme humaine et d’autre part il est important de se rappeler que qu’à la fin du 11e siècle les croisades ont commencé et c’est à cette époque que l’Occident chrétien entre en contact direct avec le monde musulman et l’image d’un étranger et d’ annemi se forme dans l’esprit des
Européens donc nous nous concentrerons sur la période du 2e au 15e siècle pendant laquelle les signes d’altérité étit utilisé dans les présentation visuelle tout autant que dans la réalité sociale vous comprenez bien que le sujet est très vaste et je n’en donnerai qu’une ébauche très très générale et ma
Présentation est divisée en deux parties dans le premier temps nous allons tâcher de restituer certaines formules iconographiques propres à la représentation des arasans et ensuite nous allons étudier comment ces stéréotypes visuels se sont F usé dans l’Occident chrétien en réalité les premierers contact avec le monde musulman commence
Au 8e siècle dans le sud de l’Europe bien compréhensible dans lors de la conquête arabe de la péninsule ibérique et des des invasions arabes en Septimanie et dans le sud de la gaulle ainsi que leur des campagnes en Espagne de Charlemagne et plus tard au 11e et 12e siècle ces événements ont également
Trouvé leur reflet dans l’épopée héroïque française il s’agit bien sûr de la geste de Roland et des autres cycles et l’image de Sasan est très ambivalente dans ses œuvres poétiques elle est déjà polymorphe et ambigue les trouvt laissent libre cours à leur imagination on oscile souvent entre fascination et rejet mais quand
Même le POR trè physique de Sasan est déjà dressé ici ils sont représentés comme ayant une peau sombre souvent avec certains traits du visage monstrueux et les popé décrit leurs vêtements leurs armes leurs turban leurs bouclers et bannières portant des images d’animaux de fleurs parfois même
Le le portrait de prophète et la plupart de ces chansons ont été composées dans la seconde moitié du 11e siècle mais beaucoup d’entre elles ont été enregistrés plus tard environ entre 1050 et 1150 au cœur des croisades une nouvelle phase du conflit entre chrétiens et musulmans et la tradition
Littraire a contribué à la réinterprétation de la réalité historique de l’époque des croisades et c’est déjà au 2e siècle que les personnages des chansons les chrétiens et musulmans en guerre les uns contre les autres sont visualisés dans l’iconographie et premier exemple c’est le Lantau de la cathédrale de Saint-Pierre à angouem créé vers
1128 et son idée a été justement inspirée des chansons de gestes et interprété dans un contexte eclésiastique en fait il y a beaucoup de discussion sur ce monument tant pour ceux qui est réellement représenté que pour identifier quel chanson précise aurait servi de source à cette œuvre selon le
Point de vue le plus largement accepté celui de la médiiviste Belge ritaal jeun il reflète les événements liés à la campagne de charlem dans le nord de l’Espagne et la bataille de ronevo en 778 et la frise dont il sera question est située sous le portail à droite où
Est représenté la prédication de l’Évangile évec constructeur de la cathédrale Gérard de Baillot est l’inspirateur de ce cycle et l’on sait qu’il appuyait les papes dans l’organisation des croisades françaises en Espagne et que le Lanto a été taillé en peu après la prise de saragos par les
Croisé en 1118 donc donc il s’agit de la propagation de la foi chrétienne par la guerre sainte et déjà dans ce monument du 12e siècle certains procédés artistiques comment sont utilisés qui seront développés par la suite et nous voyons ici trois épisodes euh de combat voilà de combat et une
Scène et une scène devant les porte de la ville et dans la première scène nous voyons un chevalier chrétien euh qui attaque son adversaire musulman et lui inflige en cous de salance démesurée nous voyons même le fer qui restessort de l’autre côté et le bouclier de Sasan tombe et lui-même il
Bascule de son cheval et ici euh comme généralement dans dans l’iconographie chrétienne les artistes Pr faire représenter le nom croyant dans de telles pauses dans les images les musulmans perdent l’équilibre ils tombent de leur cheval orté par les par les coups des des chevaliers chrétiens euh et quels personnages sont
Représentés ici selon rit le jeune et il s’agit de combat entre l’archevc Turpin hein c’est un personnage légendaire très bien connu compagnon de charlem et de Rolland et d’une part c’est le sasin abîme c’est son nom abîme même son nom renvoie à l’enfer et il est décrit dans
Les chansons de geste comme un fidèle et criminel et mais s’agit-il d’une fidèle illustration du texte poétique il y a des doutes à ce sujet quand même il est évident qu’il s’agit d’un combat entre un guerrier chrétien et musulman dans lequel le chrétien emporte et le musulman dans cette scène
Peut-être identifié euh par son bouclier rond et son casque conique et ce sont des détails qui sont empruntés à la réalité ce sont ces signes visuels distinctif et dans la deuxième bataille selon rit les jaunes est représenté le combat entre le roi entre le roi Marcil et Roland nous voyons Roland qui s’approche
De païen qui fuit et le transperse avec son énorme épai et au moment de l’impact le Paillon tente de se projeter en pointant sa lance vers l’annemie et l’énorme ÉPA dans la main de Roland et selon rit les jaunes dur Randal avec lequel le héros coupe la main droite du Paillon mais
Comme j’ai dis il y a des doutes concernant cette interprétation euh quoi qu’ qu’il en soit l’épisode honteux de la fuite des musulmans Marcil n’est pas choisi au hasard c’est un moyen de dénigrer l’adversaire et la troisème scène on la voit elle représente une ville hein dont les portes sont largement ouvertes et
C’est la ville musulmane pourquoi c’est la ville musulmane parce qu’on croit les croissant hein sur les sommets euh du toit et on voit les trois personnages dont les regards sont tournés vers homme est tendu au sol il est blessé ou peut-être est à l’article de la mort et il s’agit
De personnage de la scène précédente et peut-être est-ce vraiment le roi Marcil il est soutenu par hour qui apparaît dans l’embrasure de la porte il est représenté de manière très appuyée avec des lèvres épaisses et une ne Larche plat et apparemment il s’apprête à faire entrer le roi Marcil dans la ville
En fait la frise d’angolem est une œuvre unique créée à l’apogé des croisades françaises en Espagne représentant l’une des premières expériences significatives de visualisation des sarrasans qui révèle-ell sur les principes de leur représentation déjà quelque chose d’abord les musulmans ils sont représentés avec une assez grande précision le bouclier rond permet une
Identification précise si c’eston détail fréquemment mentionné dans les chansons de geste et bien connu des archéologues car de tels boucliers étaient effectivement porté par les guerriers musulmans euh cependant comme nous le verrons plus loin dans les représentations ce détail acquiert progressivement une signification symbolique et dans l’iconographie médiévale le bouclier rond était souvent
Attribué à des personnages négatifs à des personnages à des catégories éprouvé et les imagiers utilisent très souvent des données authentiques qu’il détournent en signe connoté et mais ici l’image est plutôt neutre cependant il n’est pas fortué que le sujet de l’image pour les sculpteurs médiévaux soit la défite du Sasan la
Fuite de l’ennemi le fiasco du principal homarcil que le chevalier chrétien prive de sa main droite en geste symbolique en soi euh dans les images les musulmans sont plus souvent blessés que les chrétiens euh l’on sait que le poème sur Roland a été retravaillé dans une chronique latine attribué à l’archevêque
Turpin hein que nous avons vu dans les images et ce texte s’appelle le pseudo Turpin et C tradition littéraire a été reprise dans les Grandes Chroniques de France composé dans l’abaye de sénis et c’est pourquoi nous retrouvons dans cette chronique médiévale les récit des expéditions contre charlemag qui se
Déroulit à la fois en Espagne et au sud de la France et et comme les Grandes Chroniques de France étaient en luminé c’est là aussi que les protagonistes de ces expéditions serasan a été souvent représenté l’un des héros de la chronique pseudoturpin est le roi d’Afrique àland euh qui menait la guerre
Contre Charlemagne et qui fut vaincu par Rand près de la montagne d’aspremon comme le raconte des chansons de geste et nous le voyons euh dans la miniature du manuscrit de ce manuscrit des Grandes Chroniques de France ce manuscrit a été commandé par le roi français Philippe 6 de volois qui prévoyait d’organiser une
Croisade et une des images reproduit une histoire légendaire h tiré de la littérature euh c’est le siège par charleman de la ville d’agent défendu par le sarasan noir à Goland nous le voyons ici hein et la héraldique de Charlemagne est un peu étrange car elle combine euh elle combine des armoiries
De l’Allemagne et de la France euh leséliiss dorée et les Aigles noires sur le fond d’or donc ce sont des les armoiries qui deviendront euh les armoiries de l’Allemagne et de la France et euh nous euh voyons le roi mour qui est représenté de profils et euh cette représentation de profil est
Une position négative dans l’iconographie médiévale et nous remarquons que le visage d’agolan comme celui des autres sarrasin euh est extrêmement sombre euh avec le blanc des yeux qui tranchent sur la peau noire cette miniature semble illustrer les verre de la Chanson de Roland ou les ver
De la chanson du geste du cycle de croisade où elle est dit que les sasans je cite sont plus noirs que l’encre s la couleur des dents des enfidèles et blanches et pourquoi les sasans sont-ils représentés avec la peau noire dans l’iconographie dans le texte de l’épopée
Il s’agit bientôt bien sûr plutôt de symbolisme que de de réalité car le blanc et le noir était chargé de symbolisme dans la culture chrétienne la couleur blanche était associé à la lumière à l’activité euh il y a des références dans le l’évangile de Mathieu et le noir était associé à
L’obscurité et au péchés c’est-à-dire à l’enfer euh la pigmentation noire était toujours perçue comme un signe de laideur tant sur le plan physique que moral et dans la Chanson de Roland je cite le guerrier sarasan Abî est noir comme la poid fondu il préfèrent la
Trahison et le meurtre à tout l’UR de la Galice généralement dans l’conographie médiévale le couleur noire était associé au démons au diable au personnages négatif de la Bible à l’encroyance et au vice et ce message était immédiatement compris par les spectateurs médiéval les sasans ont cette apparence parce qu’ils
Sont maudits ils sont associés au diable et liés à l’enfer mais dans les miniatures et les textes médiévaux les personnages peuvent subir des changements radicaux le baptême peut blanchir serasant c’est ce dont parle en poème extr exramement populaire à peu près à la même époque que le manuscrit que nous nous
Étudions c’est le poème intitulé Le Roi de Tars et dans ce poème un enfant sérasan monstrueux né au sultan cet enfant est sans yeux et sans nez mais après le baptême il devient en nourrisson en bonne santé et à l’apau clair et sous l’influence de ce miracle
Son père se converti également et il est possible que le même miracle attend aussi euh euh les musulmans qui sont représentés ici dans cette miniature selon le texte ils attendent le baptême et sont représenté de tris/art plutôt que de profil et leur peau n’est pas aussi sombre un autre personnage de la
Chronique de Turpin et feragu descendant de goléat euh il est dép comme un paladin sasin doté d’une force physique exceptionnelle et dans l’épopée et les chroniques il combat les chevaliers chrétien de charlem mais seul Roland parvient à le vaincre dans la chronique de pseudoturpence ce même Roland engage des
Conversations religieuses avec lui le poussant vers le baptême et c’est peut-être pourquoi il a en visage blanc dans certaines miniatures on le voit également dans l’une des miniatures des Grandes Chroniques de France où il se bat contre Roland et cette miniature est une véritable emblème de Sasan ici sont utilisés divers signes
D’altérité physique et matériel très typique de l’iconographie musulmane feragu est un géant démontrant ainsi sa monstruosité qui est en signe d’altérité religieuse morale et sociale sa peau est noire en contraste avec la peau blanche de Rolland euh les traits de son visage sont déformés et là on ne crochu hein il
Est barbu souvent les sasans sont représentés barbu il porte en coiffe conique et cette coiffe est plus pointue que le casque de Rolland et même euh son bouclier a a aussi en bord pointu et un autre autre attribut important concerne l’Armand euh c’est l’épé courpe le cimetère euh de feragan
Différente de l’épée droite de Rolland hein on voit la différence mais le détail le plus important est le bouclier en forme de croissant c’est un masque anthropomorphe barbu soulignant la monstruosité de Sasan euh ce bouclier de taille immense protège la moitié de son corps et euh ce bouclier est représenté de profils et
Il reproduisent le profil caricatural de celui qui le porte en fait de tels boucliers anthropomorphe dans l’iconographie sont associés à d’autres personnages négatif des ennemies d’Israël au peuple monstrueux qui ont combattu contre Alexandre le Grand et ceux qui intéressant à goléat dont le dont fagu était considéré comme un descendant
Donc la monstruosité de sasin est un signe visuel important de l’altérité on signe de leur appartenance à l’enfer et la preuve en est cette miniature tirée des Grandes Chroniques de France euh qui représente un épisode raconté dans la chronique pseudourpan l’émir de kurdou et le roi de CIVI s’unissent dans la lutte contre
Les chrétiens et tentent de les des effrayés il se déguise hein il porte des masques diaboliquees et il bat des tambourins et et menace charlem et leur physiognomie est grotesque des dents pointu des yux grands et on est une bouche démesurée et des cournes aussi longues et pointu VO et même leurs mains
Sont griffu et leurs pieds sont poil donc des des diables eux-mêmes euh donc leur déguisements diaboliques affectent leur corps ils deviennent de véritables monstre et dans un autre manuscrit illustrant le même épisode il ressemble vraiment au diable à des démons avec des visages sur la poitrine et à la place de
Leur sexe vous voyez euh et il tente des clochettes et le texte dénomme ce déguisement une subtile invention donc ils sont représentés comme des annéies démoniaque du christianisme et notre miniature raconte en fait des événement du 9e siècle mais elle a été créée au 14e siècle pendant le règne de Charles VI
Dans le contexte de la croisade et elle était perçue comme un écho de son temps et charlesem apparaît comme le prototype de croisé les images créées dans les miniatures suscitent la haine et la peur envers les annemis des chrétiens occidentaux justifiant aussi la Guer la guerre contre eux et h nous
Passons des guerres de Charlemagne au croisad et des sasin épies au sasin historique à dans les années 30 du 14e siècle Philippe VI de volois représentant d’une nouvelle dynastie qui élaboré des projets de croisade et souligné s’apparenté avec le croisé idéal SaintLouis commanda plusieurs manuscrits dont les biographies de Saint-Louis
Écrites par joanville et des autres et le roman de G froid de bouillon et de Saladan une adaptation de la chronique des croisades la plus complète compilée par l’archevêque de tir Guillaume et cette chronique était extrêmement populaire elle a elle a été préservée dans des dizaines de manuscrits et il
N’est pas surprenant que dans ces codex nous retrouvons la même technique de la représentation de l’ennemi avec des visages noirs cela est particulièement visible dans les miniatures des peignant des scines de sièges de bataille ou de capture de croisé comme par exemple dans cette miniature qui représente le siège de Jérusalem en
1099 où une illustration consacrée au siège d’Antioche ou comme dans les Grandes Chroniques de France les blancs des yeux se détache très nettement sur des visages totalement noirs des musulmans c’est un too des chansons de geste enfin ces contrastes sont encore plus expressives dans cette miniature où les sasins entourent le compte des
Des Budon de Bourque pris en captivité et en fait de nombreux chercheurs sont arrivés à la conclusion que la noirur de la peau a en certains signes d’altérité pour les sarasans mais en fait tout n’est pas si clair hein même à partir de ces manuscrits on peut voir que tous les
Artistes ne choisissent pas la couleur noire et certains enlumineurs optent par par exemple pour la couleur CRE ou même blanche et aussi brune oui et euh les imagiers font aussi la distinction entre les musulmans doloriens et les Africains donc il y a des sérasin et des morts on savait également de la
Participation des guerriers noirs dans les rangs de l’armée musulmane et la figure de l’Africain du Mor est parfois évoqué sous la forme d’un meuble héraldique comme ici hein nous voyons les têtes des mors et parfois on trouve même des images hybrides des personnages combinant des très sarasan et
Morts comme ces guerriers ayant capturé s Louis ils ont la peau noir des trait négroïdes et en turbant au 14e siècle nous rencontrons aussi une vision positive de l’homme noir regardons ces miniatures des manuscrit en luminé appartenant à marinanud c’était un marchand vénitien qui proposait au pape des projet de la
Reconquête de Jérusalem et ce manuscrit est daté de la même époque que le roman de goodfroid de bouillon et ici nous voyons les chrétiens noirs chrétiens noir chrétien blanc H brandissant d’un côté comme de l’autre les tards de la croix qui prennent en tennaille la troupe du
Sultan égyptiens et on voit que la couleur noire n’est pas aussi univoque et chaque représentation doit être examinée dans son contexte il faut être extrêmement nuancé bon outre outre les signes physiques il existe aussi des signes matériels et dans le répertoire de ces signes visuels caractérisant les Sasan le plus caractéristique est probablement
Le turban en détail réel devenu le symbole de l’orien et dans nos monuscrit nous pouvons distinguer deux types de coiffe il y a une sorte de turban en tissu qui s’enroule autour de la tête et ce nous sur le côté sur cette miniature on observe une représentation don
Sarasin PE portant le même type de turban il s’agit ici d’une illustration du récit sur le régime des turc et le deuxième type du turban c’est une bande autour la tête qui qui se nous don sur le côté et nous le voyons également sur d’autres images de ce codex qui est une
Copie de notre manuscrit et on peut voir le même type de turban dans d’autres manuscrits que j’ai mentionné en parti particulier dans le codex vie de Saint-Louis de joanville ce type de turban le voyz ici ici c’est en fait en bourlé hein appelé tortille en héraldique et le plus souvent elle est
Associé aux tête de mort sur les boucliers généralement porté par une personne à la pauoire et il s’agit d’une héraldique purement imaginaire et c’est d’elle don dont il sera question maintenant en fait si nous nous examinons les images des sasans dans les manuscrits en luminé nous verrons bien
Sûr leurs armoiries et leurs drapeau sur lesquels sont représenté parfois des figures très étranges en réalité bien que les musulmans aent eu leur propre héraldique les croisés ne la connaissaient pas en Europe occidentale les premiers blasons sont apparus précisément au cours de la première moitié du 12e siècle et ils
Étaient attribués parfois non seulement aux contemporains euh mais aussi aux personnages du lointain passé au héros des romans de la de chevalerie aux figures de l’histoire antique et au antihéros même même le Satan avait son propre blason euh au 13e siècle dans les illustrations des chroniques des croisad les blasons apparurent non seulement
Chez les Frans mais aussi chez les sarasans et la loi du genre supposait l’abaissement de l’adversaire et dans cette intention bien sûr les radique était le premier moyen utilisé dans les RAL réel l’objectif des blasons était de distinguer les chevaliers lesons des autres hein de les identifier tandis que dans l’héraldique imaginaire il
S’agissait non seulement de distinguer mais surtout de dénoncer et de dénigrer et si l’ Est examine les miniatures de de nos manuscrit en luminé de chronique on constatera que sont représenter précisément les couleurs et les figures qui à l’intérieur de l’héraldique chrétienne avait une signification négative et là les enlumineurs utilisent
Leur propre symbolique crrétien pour caractériser visuellement les sérasons nous dépassant ainsi pas les limites de leur propre vision du monde euh même un examen rapide nous convainc que dans les radique des sasin principalement deux couleurs sont utilisées le jour et le noir et ces couleurs sont symboliques elles s’opposent au blanc et dans
L’héraldique elles étaient péjoratives les couleurs de péché et de l’enfer du paganisme de la morourt mais la symbolique ne réside pas seulement dans les couleurs leur mais aussi dans leurs proportions dans les radiques des enfidèles l’un des principes de base qui qui prévalait dans l’héraldique européenne est très souvent violé euh
L’éraldique chrétienne reconnaissaient seulement quelques couleurs elles étaient divisées en deux métaux or et argent donc aussi appelés jaune et blanc et quatre ÉAU rouge gueule sable noir bleu Azure et vert sinoule et donc euh euh la pourp était parfois assimilée au rouge parfois considéré comme une couleur distincte mais il n’était pas possible
D’appliquer un émail sur en émail et en métal sur en métal donc par exemple sur un champ rouge on pouvait placer une figure dorée argenté mais pas noir ou vert et ces règles sont d’habitude respectées pour dépendre les écus des chrétiens et l’infraction de ces règles est plus fréquente chez les musulmans
Que chez les chrétiens et de ce point de vue euh examinons la répartition des couleurs dans les ralque des sasin euh le plus souvent sur les écus des musulmans les figures noires sont dessinées sur euh en fond rouge donc par exemple des croissants noirs euh des têtes noires
De Mor ou même en dragon noir et la symbolique ne réside pas seulement dans les couleurs et leur distribution mais aussi dans les figures les figures sont également contrastées chez les croisés on trouve des symboles nobles aigles lion comme ici sur les écus des musulmans des figures ayant plutôt une
Mauvaise réputation comme serpent drap sont représentés sur les armoiries des chrétiens c’est la croix symbole universelle de la foi chrétienne qui est opposé chez les musulmans aux croissants ou aux étoiles qui sont associés à le rien à l’Islam et à l’enfidélité et en règle générale toutes les figures de l’héralque musulman sont
Clairement emprînées de ce symbolisme négatif regardons certains d’entre eux les tê de morur c’est le signe visuel le plus répandu de l’Orient l’ des principaux signes d’altérité tant religieuse que racial donc il sert comme emblème euh du Sasan dans nos manuscrit le mort héraldique utilisé dans le contexte d’ affrontement
N voy ici est un motif péjoratif il est représenté de profil et cette image est caricatural marqué par les les exagérations des lèvres les pu don n rond cette image souligne le caractère néfaste de l’adversaire et c’est la hure qui est représentée euh qui est représenté aussi sur les boucliers des sasans
Euh euh la hure de sanglier c’est aussi un signe assez sinistre le plus souvent la figure de sanglier est en signe de paganisme déjà dans l’Ancien Testament il était considéré comme un animal impure et dans l’exéèse chrétienne comme un symbole de paganisme de l’iddolattrie et du mal comme par exemple dans cette
Miniature et en tant que la tribu euh du mal et du paganisme dans l’iconographie médiévale la figure de scorpion était considéré dans l’image bien que très r apparaît sur les écus des Sarasin ici par exemple le Scorpion un aracnide vénémeux était depuis l’Antiquité associée au monde du mal
Le Scorpion pique avec le bout de sa queue pour les auteurs chrétiens c’était le symbole de sa perfidie dans la tradition chrétienne le Scorpion était considéré comme l’incarnation de l’hypocrisie et de la tromperie devenant une métaphore pour les hérétiques et les non croyants une métaphore du diable on
Des masques zoomorphes sous lesquel se cache le père de mensonge ainsi ce signe d’altérité associe les Sasan au et donc nous nous allons continuer à examiner ce bestière diabolique un autre élément symbolique de l’éraldique ménire ce sont les crapeaus qui sont représentés aussi sur les boucliers des sarasan ils apparaissent également dans
Les manuscrit en luminé de la chronique de Guillaume de tir il y a aussi des serpents comme ici il y a des serpents et des crapaau et on croyait que tout comme le Scorpion et le serpent le crapaau vite à la fois soit dans la
Terre et dans l’eau et il est associé à la mort et la décomposition des corps et là où il y a décomposition du corps il y a des compositions de l les crapau les serpents les Scorpions assiègeent les pêcheurs dans l’iconographie médiéval de l’enfer mais surtout le crapau comme
Tout comme le scorpion est long des masques du diable et c’est ainsi que le public médiéval aurait pu l’interpréter dans l’Apocalypse C trois esprits impur sont mentionnés qui semblabl au crapau sortent de la bouche du dragon pour rassembler le rois du du monde il est notable que dans l’Apocalypse de la
Bibliothèque budleéan le Satan est représenté euh rassemblant son armée pour la bataille eschatologique et il est présenté sous la forme d’ diable corne il est ici hein euh et il tient en bouclier rouge hein avec une ceinture dorée et il y a trois crapeaux verts qui sont représentés son sur son bouclier et
Il est très très intéressant que ces règles de l’éraldique chrétiens sont violées dans cette représentation donc les figures vertes sont donc ici c’est voilà les figures vertes sont représenté sur le pont rouge en violation des règles de de de l’éradque chéti et donc la ressemblance avec les armoiries
Sarasines est évidente et en général dans dans la plupart des représentations la figure emblématique du musulman est assimilée au paganisme un symbole sinistre sans équivoque et bien sûr le dragon le serpent qui est représenté sur le bouclier des Sarasin c’est le symbole le plus commun de l’annéie de l’Église
Chrétienne au 14 siècle il existe assez peu d’images de dragons sur les armoiries et les drapeaux sasin mais l’association entre les sasin et le dragon le diable l’ennemie de Dieu est établi dans l’héraldique et voici un exemple dans le manuscrit de la chronique de Guillaume de tir une bataille entre des guerriers
Et chrétien musulman est représenté et sur le bouclier rond du sasin est représenté un dragon noir sur fond rouge en violation des règles de l’héraldique et ces ailes sont déployées les dragons étaient souvent représentés et et sa gueule est treouverte sa queue arrondit sa pose son apparence exprime sa nature sinistre le public
Interprétait ces symboles de manière univoque mais le plus souvent euh sur les armoiries des Sasan on trouve une figure assez étrange et nous le voyons sur les écu des Sasan dans dans luminure du Codex roman de g frroid de bouillon extérieurement il ressemble à un lion hein al cependant dans l’héraldique chrétien
Le lion est toujours représenté soit de profil euh sa pose habituelle est vertical c’est lion rampant ou horizontal c’est lion passant mais cette figure ici euh est représentée de face hein et une telle position dans l’iconographie médiévale a des connotations négatives le lion représenté de face et le mauvais lion c’est-à-dire c’est le
Léopard le léopard est est l’entithèse de noble lion dans l’éraldique on pense que l’image du léopard a été inventé car à l’origine dans la tradition médiévale chrétienne l’attitude envers le lion était très ambivalente certains le percevaient comme une bête diabolique tandis que d’autres le considérraent comme une figure noble et
Une représentation du Christ euh car on croyait que le lion naissait mort et ressuscité au 3e jour de de sa naissance comme le Christ et pour rendre la perception du lion moins complexe on a créé un mauvais lion spécial et dans les médiévaux le léopard est mentionné exclusivement dans un contexte très
Négatif les auteurs chrétiens les auteurs chrétiens décrivent une bête fantastique leopus hein leopus c’est le mal de la panère et le léopard est un le produit d’un mariage inégal entre le Pardus et la lion c’est-à-dire c’est t hybride c’est ton bâtard et c’est pourquoi toutes les qualités euh viles attribué au bas TER
Lui sont aussi attribué il est faux il est perfide et cetera et pour les ateurs chrétiens comme par exemple Raban Mor le léopard et le masque du diable parfois l’image du pêcheur dont l’âme est souillé par le péché comme la peau de l’animal euh selon les bistière le léopard pouvait changer l’apparence de
Ses tâches il é mettait une odeur sucrée trompant ainsi l’ennemi tout comme le diable dans les textes médiévaux il est parfois appelé pardous vercipelis c’est-à-dire le léopard à la peau changeante et c’est intéressant que même dans les chroniques de croisade les Turcs qui utilisent une tactique perfide
Du point de vue des chevaliers il simule la fuite pour attirer l’ennemie dans une embuscade ils sont appelés tur verspeles les Turcs qui changent leur peau et leur tactique est appelée calidités fogitive la ruse à travers la fuite et en général le léopard est un symbole de Sasan dans
La tradition culturelle médiévale dans le manuscrit enluminé qui est déjà mentionné de marin Sanudo le léopard est l’ des quatre préditeurs prédateurs qui entourent l’état des croisé chacun symbolisant en dirigeant nonchrétien et le léopard vous vous le voyez il a des tâes sur sa peau le léop représente le sultan d’Égypte le dirigeant
Sasan et en héraldique imaginaire des serasan c’est la figure du léopard qui est le plus souvent représenté souvent la figure du léopard occupe toute la surface de l’écu comme par exemple dans ce manuscrit en luminé où il y a deux écus qui sont représentés sous forme de
Masque diabolique il y a cet écu en forme de croissant h euh et c’est le même écu que nous que nous avons vu chez feragu mais il est en avec une Barp et nous voyons aussi un autre écuron h sur lequel est représenté une figure de
Léopard euh il est clair que le meilleur support il y a aussi euh une autre une autre miniature qui représente cette même figure il est clair que le meilleur support pour représenter une telle figure héraldique est t écuron qui qui comme déjà mentionné on des signes distinctif important des Sasan la figure
Héraldique de léopard s’inscrit très bien dans la forme circulaire et sur notre miniature vous voyez ici cette figure est placée sur des éc rond et des écus aussi en forme de cœur comme ici euh et c’est une figure tronquée en héraldique une telle figure s’appelle le rencontre
En ce terme désigne la tête des animaux représenté comme meuble sur en écu sans être attaché encore et est toujours représenté de fois elle en va de même pour la Hur de sanglier et pour la tête du mort donc il s’agit d’une arme défensive qui provoque l’effroid de
Celui qui le regarde et de telles figures héraldique tout comme la tête de Méduse capte et FR ennéi euh ainsi les radidique diabolisent les sasans mais ces signes sinistres se rapporte moins au monde de l’Islam qu’au monde du paganisme et du mal et dans tous les exemples cités et je le soulligne une
Fois de plus il ne s’agit pas de l’héraldique authentique des musulmans ni même pas de sa distorsion il s’agit de l’héraldique chrétienne qui est envestie d’une connotation négative en effet les sasans ne sont tout simplement que des chrétiens à l’envers c’est-à-dire des païens et des idolâtres donc nous avons identifié certains
Signes d’altérité caractéristiqu des sasans la Pau noire le turban une héraldique spécifique et c’est ainsi que les euh sasans ordinaires apparaissent dans les manuscrits cependant il y a des différences dans la représentation des sasin ordinaire et des dignités musulmanes et elles sont bien visibles sur cette miniature elle représente un
Épisode très bien connu de siège d’Antioche par le gouverneur de Mossou kerboga et nous voyons en personnage pourant une couronne en mentau royal et qui ressemble beaucoup au roi français mais quand même c un dignitaire musulman c’est kerboga lui-même il a une apparence différente des sasin ordinaires tout comme les chroniqueurs
Et les poètes les enlumineurs projettent leurs idées sur la hiérarchie dans le monde musulman et les chroniques et les chansons de geste décrivent la hiérarchie musulmane avec des rois contes Seigneur et même des Papes et de même dans l’iconographie les émires et les sultans sont représentés de la même
Manière que les monarques chrétiens donc c’est la même héraldique même tenue mais avec des visages parfois un peu plus clair que ceux des musulmans ordinaires et les dignitaires musulmans ont la peau brune tandis que les musulmans ordinaires sont représentés avec des visages sombres donc il s’agit d’une beauté sociale ou morale reflétant leur
Dignité euh ça veut dire que la connotation péjorative de la couleur sombre de la peau ne concerne pas tous les musulmans elle traduit une double infériorité morale et sociale et dans ces miniatures euh les différences entre les chrétiens et nonchrétiens euh sont parfois exprimé d’autres manière à travers la
Représentation frontale et profil euh nous savons très bien que la représentation de face est un moyen d’exprimer le sacré ce sont des personnages sacrés Jésus-Christ Vierge Marie ou des monarques qui sont représentés de face et une position de 3/4 est plutôt une position neutre elle Acquier une signification dans une
Situation comparative il s’agit de même pour la i profil et donc nous voyons dans cette miniature comment ces règles sont sont observées ici euh dans cette miniature c’est une scène de capture de Saint-Louis qui est représentée voici sansoui il est il est capturé par les Sasan euh et dirigé par Touran Chac et
Comme nous le voyons le roi français est représenté de et et le Sollan est plutôt de 3/4 et euh les les musulmans ordinaires de profil et donc la hiérarchie des personnages est clairement soulignée h avec l’aide de la représentation frontal et profil et de la même manière les proportions
Spatiales sont représentées dans cette miniature illustrant la scène de la capture des chevaliers chrétiens par Saladan où les Sarasin sont représentés plutôt de 3/4 euh Saladin aussi de 3/4 nous le voyons ici he il ressemble à un monarque chrétien et tandis que les chrétiens sont représentés plutôt de
Face et il est il est vraiment très très intéressant et ça ça c’est très rare que les sarasans ont des visages blancs tout comme çaadans hein et cela pourrait être lié à la perception positive du Soultan égyptien dans la culture européenne on sait très bien qu’on lui attribua des
Vertus chevalresques et on l’assimilit au statut des héros antique et dans la littérature médiévale ces exploits étaient chantés il était inclus dans le panthéon des héros antique au côté d’Hector à gamê nom et cetera et d a placé cela dans dans les lampes l’antichambre de l’enfer où se trouent
Les païens virtueux qui vivaient à l’époque préchrétienne à côté des sages anties comme aristot et des poètes comme Virgile et Homer il y a aussi une légendaire une légende héraldique qui était euh liée à Saladan elle raconte euh l’histoire d’ chevalier champenois d’Anglure capturé par Saladan lors de la
3ème croisade ce chevalier demande à être renvoyé chez lui pour rassembler une rançon et il offre comme garantie la chose la plus précieuse qu’il possède c’est sa parole de chevalier mais il ne parvient pas à rassembler la rançon en raison de la famille et de la guerre en
Champagne et il retourne auprès de Saladan et ce derrier ému par son honnêté le libère sint rançon à prenant la promesse que le chevalier adoptera le blason de Saladan représentant des croissants avec des grellos et que chaque premier neé de salîné sera nommé Saladan hein et bien que ce cela soit une légende
Chevalresque plutôt du 16e siècle il est intéressant de noter que jusqu’à la fin du 18e siècle les seigneurs d’Anglure appelaient vraiment ainsi leur fils hein et c’est intéressant que dans l’imaginaire héraldique médiéval il existe également des hermoiries pour Saladan ou des croissants rouges avec des grellos sont représentés sur un fond
Doré et comme par exemple dans cette dans cette miniature euh qui illustre le passe à la dan c’est un épisode militaire narré dans le poème chevalier eran et on voit euh on voit ici Saladin il est représenté du côté euh du côté gauche il a euh il a C
Héraldique il y a des grellot euh d’argent sur le fond de reai et il est s’identifier il essaie d’identifier les blasons des chevaliers chrétiens on voit ici c’est bien euh le roi anglais Richard cur de Lyon qu’on on reconnaît on le reconnaît grâce à son ÉU et contrairement à la tradition
Littéraire où saladin est constamment célébré dans la tradition iconographique du monde dans les manuscrits en luminés des croisades Saladin souvent représente avec une peau sombre et c’est c’est bien évident qu’il est considéré comme l’annémique des croisés et son image est encore plus expressive dans le très fameux pstier britannique
Psotier de la Trelle du 14e siècle et cette miniature représente le duel fictive de Richard cœur de Lyon avec Saladan en réalité ils ne se sont jamais rencontrés hein et saladin est représenté de profils avec une peau foncée et les trait du visage déformé et sur son bouclier on voit l’emblème
Sasan qui est lié à des connotations négatives c’est la tête deur hein il est remarquable que le visage de ceadam même est même de couleur bleue hein et dans dans plusieurs textes médiévaux et surtout anglais rasan les Éthiopiens sont souvent décrits comme noir bleu il y a un poème
Anglais cours sur mond qui qui raconte des srasin Bleus euh il est notable que dans ce portrait de Saladan euh tous les topo de tous les topo de H des sasans sont représentés ici et parfois même euh tous les euh tous les signes d’altérité qui sont euh qui
Sont typiques des S rasans sont rassemblés ici ça veut dire qu’il a la peau noir à la peau sombre il est représenté de profil et il est euh il a des il a des des traits du visage déformé euh donc à l’ de ces signes et d’autres que nous avons examiné la différence
Religieuse était visualisé très souvent diabolisé et d’une manière ou d’autre en code visuel de l’altérité religieuse a été euh formé dans l’héraldique chrétienne et donc ce code comme nous le verrons plus plus loin a influencé aussi les représentations des euh euh des autres non croyants et pour
Le montrer je voudrais me référer à plusieurs manuscrits à plusieurs manuscrits du 14e siècle euh qui euh qui qui ont été effectué euh un peu plus tard et ce sont les manuscrits qu’on appelle parfois des almanaques croisés en fait au 13e siècle les horizons géographiques de l’Europe médiévale s’élargissent et
Le pape Innocent 4 SaintLouis envoie des missions en Asie et des voyageurs se dirige vers l’Europe de l’Europe vers la Chine et l’Inde on explore de nouveaux pays et peuple en PE particulier les Mongoles et on cherche à l’est le royaume chrétien imaginaire du prêtre Jean et à cette époque à l’intérêt pour
La figure d’Alexandre ler grâce auquel grâce auquel l’Asie est devenu le pays des merveilles grandit essentiellement et c’est alors qu’apparaissent certains RUL de manuscrit en Liné parfois appelé Almanac croisé comm j’ai dit et l’ de ces rus et le manuscrit rit anglais qui a été produit euh sur commande de
Philippe si de volis il comprenait le roman d’Alexandre le livre de grand camp de Marco Paulo et d’autres et cette œuvre illustrait également de nouveaux peuples les Mongoles euh les Chinois et aussi euh euh les Indiens et comment les représenter on euh lorsque nous ouvrons la section livre de Marco Paulo de ce
Manuscrit nous voyons qu’une miniature racontant la bataille euh du CAN Kouila avec le prêtre Jean ressemble beaucoup au miniature du roman de gfab de bouillon donc le prêt Jean que nous voyons ici représenté comme monarque chrétien et ces guerriers ressemblent à des sasans avec des visages noirs et des
Turbans blancs et le stéréotype visuel associé au séasan est projeté sur les Mongoles et la bataille de de gr groupe de chevaliers orientaux sont représentés ici et il s’agit euh en fait des mongoles et des chinois mais on voit que les deux peuples les Mongoles et les Chinois
Euh ressemble beaucoup au sarrasan et il y a aussi un autre manuscrit qui est très intéressant qui provient de la bibliothèque de baudleyan c’est le roman d’Alexandre qui compte des des des expéditions de d’Alexandre le Grand et il raconte aussi des batailles qui ont des batailles entre le Alexandre droit et son
Adversaire le le roi andian Porus et nous voyons que pourus ce n’est pas bien vu hein et nous voyons que purus a l’héraldique qui est très semblable à l’héraldique des serasan donc ce sont des ures de sangliers qui sont représenté sur le fond d’or le même va pour le pour le couvre
De son cheval hein il y a des ures de sanglier noir sur le fond sur le fond d’or et aussi la même chose euh pour les drapeaux et pour les boucliers il y a des ur de sangliers et aussi en sanglier entier qui est représenté sur le drapeau de de l’ennemie
D’Alexandre le Grand et il y a aussi des batailles entre les Batailles d’Alexandre le Grand contre le euh le roi babylonien qui qui sont représenté dans beaucoup d’images et on voit aussi euh les images très typiques des sasans qui sont représentés sur les boucliers euh du roi babylonan ce sont les têtes
De mort donc les mêmes emblèmes que nous avons vu quand nous regardions les manuscrits en luminés des chroniques de croisade mais euh la miniature la plus intéressante euh est consacré à la représentation des peuples de Gog magogue vous connaissez que les les peuples Go magogu doivent apparaître à
La fin du temps hein euh pour participer dans la bataille eschatologique hein et selon l’autre donc ils sont mentionnés dans l’Apocalypse ils sont mentionnés dans la Bible mais selon l’autre légende c’est Alexandre le Grand qui les a enfermé dans la montagne elle a érigé le mur de fer pour arrêter euh l’invasion
Des l’invasion de la civilisation par les barbares et ce qui est très intéressant que dans cette dans cette miniature nous voyons euh l’armée d’Alexandre le Grand qui s’approche des peuples Gog et Magog et nous voyons que les les peuples Gog et Magog sont représentés comme de des sasin hein ils
Ont la peau noire et ils ont le turban comme les sasin ir et donc ça veut dire quoi ça veut dire que le peuple Gog et magogue sans apparaître à la fin de temps sont identifiés aux sasin et en d’autres termes il s’avère que les sasans existaient déjà dans le passé
Préchrétien donc ils sont des précurseurs des peuples apocalyptiqu Gog et Magog et cela confirmait la perception par les gens de Moyen-Âge que les chrétiens Mons en particulier les croisés participer à un lut apocalyptique prolongé qui avait commencé dans le passé préchrétien et donc en général grâce à des caractéristiques iconographiques
Communes pouron noir géraldique et les autres une sorte de confusion iconographique se produisait et différents groupes de peuples anciens et contemporains étaient souvent mis en relation les uns avec les autres surtout avec les sérasans et se mêler dans la conscience médiévale pourquoi cela est-il devenu possible en fait dans
L’imagination médiévale eux tous étaient considérés comme une seul front d’anémie de l’Église chrétienne tous étaient des hommes fidèles et dans ce sens les chrétiens ne faisaient pas de distinction particulière entre eux dans la culture médiévale une doctrine religieuse différente du christianisme était généralement assimilée à l’absence
De foi à l’encroyance et c’est ainsi que l’islam était perçu non comme une autre religion mais comme non croyant son déni du christianisme ce qui est depuis le temps de Saint-Augustin l’idolâtrie h et nous avons vu que tous les signes d’altérité propres à la représentation des guerriers musulmans interprét
L’islam comme une forme d’idolâtrie et de paganisme et pendant les croisades il était particulièrement important de dépendre les sarasans comme des païens pour les diffamer et ainsi justifier la guerre et en enribuant les do au musulm et les personnes médiévales les placé au côté de nombreux autres païens comme en
Témoin l’iconographie par exemple euh il les assimilit aux ennemis des Juifs de l’Ancien Testament aux Philistins au mohabit qui dans l’Ancien Testament s’opposé au peuple élu d’Israël dans les médaillons de la Bible moralisé un épisode bien connu est illustré euh les Philistins placent l’arche de l’alliance il placent l’arche de l’alliance ici
Euh dans le temple de Dagon on voit Dagon le le dieu des canaéens et h l’arche de de l’Alliance symbolise l’Église chrétienne et donc grâce à la présence de l’église chrétien euh l’idole de Dagon tombe hein on va le tomber par terre il tombe par terre et donc les Philistins sont appelés Sarasin
Dans le texte bien qu’il s’agit des anéis et des Juifs il s’appelle sarasan h et donc leur temple est appelé maomarie et ce mot est dérivé de nom de prophète Mohammed et ainsi les musulmans sont assimilés à un peuple païen et accusé de d’idolâtrie et encore un exemple euh les chrétiens h en
Représentant les musulmans comme des idolâtres les placés au côté des des païens romans qui crucifièrent le Christ et persécutire les martyres chrétiens du début de l’airre chrétien et ainsi les croisades étaient était interprété comme une résurgence de la situation du 4e siècle les musulmans devenaient les nouveau païens tandis que que les
Croisés devenaient de nouveau martyr et sur le fronttispice de codes que nous avons déjà regardé de roman de Godfroid de bouillon nous voyons deux personnages ici à la peau sombre pourortant des turban hein et il force un chrétien à se prosterner devant une idole très semblable au statut des dieux
Romain et sans les turban sur le tête on pourrait les prendre pour les pour dépillen roman du 4e siècle contraignant un chrétien à renier sa foi et en fait de nombreux dieux sont mentionnés dans les textes médiévaux prétendument adorés par les musulmans et certains d’entre eux sont empruné au
Panthéon grecromain Néron mars et cetera et de nombreux chroniqueurs de croisade dans Raoul de quin raconte que lors de la prise de Jérusalem en 10 99 les croisés découvrir dans la mosquée une immense statue de momé assis comme une ID sur un trône recouvert de pierres précieuses et drapé dans des
Tissus sonueux et à l’époque des croisades euh on nouveau mot a été inventé mahomerie d ré de nom de Mahomet où les sarasans pris d’immens statue de mohomet elles sont également mentionnées dans la Bible moralisée déjà cité dans le roman d’Alexandre là le temple le temple du roi indien Porus contenant des
Mahomeries avec des idules et les mir de Babylon consultent l’oracle donc ici c’est l’idole de mahomé et les mir de Babylone consulte l’oracle de Mahomet et d’Apollon ils sont les deux sont ensemble le le dieu Apollon et Mahomet et on appelait ainsi non seulement les mosquées mais en général tous les
Temples nonchrétiens jusqu’au 16e siècle 16e siècle pardon et ensuite toutes les idoles réels ou imaginaires vénéré par tous les païens ont été appelés Mahomet ou met et ainsi les frontières entre différentes formes d’infidélité et s’effacé et l’iconographie a joué un rôle crucial dans ce processus et donc
Donc un dernier exemple c’est é tiré de la Bible de holcrè c’est une bible anglaise illustrée du début de 14e siècle et vous voyez que c’est une scène de fite d’Égypte qui est représentée ici et selon la tradition chrétienne l’arrivée de Jésus en Égypte a été
Marqué par la chute des idoles et les idoles de cette de cette en luminure ne ressemble pas à des statues mais à des démons avec des cornes et des membres de chèvre et ils sont ils sont aussi armés de boucliers de rond comme des boucliers de sasin et de boucliers ronds et de
Boucliers en forme de cœur comme dans nos manuscrit donc en luminé et c’est-à-dire ce sont les maoméans et ils sont appelés comme ça dans le texte qui accompagne cette miniature voilà et donc je résume très vite le temps passe très vite euh tous ces exemples témoinent du fait que c’était
Précisément à l’islam qui qui était attribué les traits du paganisme et de l’idolâtrie surtout à l’époque des croisades et dans les manuscrits en luminés de cette époque des formules iconographiques spécifiques ont été élaborées comprenant des signes physiques et matériels de l’altérité qui sont propres à la représentation des en et des
Idolâtrre et ainsi la figure de sarasan est devenue l’emblème universel de l’enfidélité et du paganisme et en conséquence le code visuel associé au Sasan dans les documents iconographiqu a été projeté sur d’autres étrangers et sur d’autres enfidèles et pendant plusieurs siècles le Sasan est resté le modèle de l’autre dans la culture
Médiévale voilà [Applaudissements] merci
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Très bonne qualité d'enregistrement. Merci!