🎙️🇫🇷 Throwback à la 8e édition de la Race Across France à Dinan !

🚵🏼‍♀️ Dans cet épisode, on retrouve Marine, interviewée juste avant son départ pour les 2500 km. Elle revient sur ses anciennes participations, notamment au 1000 km, et les difficultés qu’elle avait rencontrées, ainsi que son évolution dans l’ultradistance et ses expériences à l’international, au Canada et aux États-Unis.
📈 Marine nous parle de sa grande préparation pour cette course exceptionnelle et partage également sa préparation générale pour affronter les 2500 km. Un témoignage inspirant sur la persévérance, la progression et la passion de l’ultracyclisme.

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🎙️🇫🇷 Throwback to the 8th edition of the Race Across France in Dinan!

🚵🏼‍♀️ In this episode, we meet Marine, interviewed just before her start for the 2500 km race. She reflects on her previous participations, especially the 1000 km, and the challenges she faced, as well as her progression in ultradistance cycling and experiences abroad in Canada and the United States. 📈 Marine talks about her extensive preparation for this exceptional race and shares insights into her overall training approach for tackling the 2500 km. An inspiring story of perseverance, growth, and passion for ultracycling.

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Et bien bonjour à toutes et à tous de nouveau. Nous sommes toujours à Dinan pour ce deuxième épisode avec Marine. Salut Marine. Salut. Le retour. Le retour à 4 ans après. Tu vas nous expliquer ça. Donc nous sommes à Didan en Bretagne pour le départ de la 8e édition de R Cross France 2500 km qui aura lieu ce soir. Et donc bah face à moi Marine qui était déjà présente en 2021 sur le 1000 km. Ouais. Il s’est passé des tas de choses depuis pour toi dans la vie. Énormément. Bah c’est un 1000 km qui s’est pas vraiment très bien terminé. J’avais très peu d’expérience en ultra à ce moment-là. Du coup ce que j’allais dire c une découverte aussi. C’était complètement une découverte et il faisait très très chaud cette année-là. Je sais pas si tu te souviens bien. Énormément de monde ont été très malades. Exactement parce que beaucoup ont bu dans les premières fontaines qui a eu une canicule les jours d’avant. Et oui, on a eu beaucoup d’abandon suite à ça. Et suite à cette canicule, je me suis dit bah j’ai vraiment pas faim, je vais pas manger. Et le fil en aiguille, bah pas manger, ça m’a créé une hyponatrémie et qui fait que j’ai été très malade dans le col du Galibier et que j’ai pas été capable de remonter sur mon vélo. Donc il s’est passé quoi derrière ? Derrière, j’ai mis déjà une semaine à me remettre, à essayer de remanger. Euh, j’ai pas forcément eu de doute est-ce que l’ultra s’est fait pour moi ou pas. Je me suis dit bah j’étais juste c’était tellement une découverte qu’il fallait bien que je sache par quoi fallait passer quoi. Et suite à ça, j’ai pas renouvelé l’expérience tout de suite. Moi de base, je suis une voyageuse à vélo. Donc j’ai plutôt fait des des grands des grands voyages. J’ai traversé les l’Amérique du Nord en 2023. La Nouvelle-Zélande aussi. la Nouvelle-Zélande, j’ai fais la une dizaine de pays en Europe. Donc c’est-à-dire que ce que tu découvrais, c’était la le mode un peu compète, c’est-à-dire il faut aller vite, c’est ça. Voilà. Mais mais l’aventure à vélo, faire des grandes distances à vélo, ça bah tu maîtrises par c’était Ouais, c’était pas du tout une découverte mais la découverte c’était bah j’ai une puce GPS qui me suit, j’ai une barrière horaire qui m’attend et il y a d’autres personnes qui font la même chose que moi. Donc il faut que je me dépêche à le faire quoi. Ça c’est quelque chose, c’est une bonne description en fait, tu vois. C’est vrai et puis j’ai un tracé à suivre surtout donc c’est vrai qu’ en voyage l’habitude de de vraiment faire au jour le jour et puis si tu as envie d’aller à droite au carrefour tu vas à droite. Tu as envie d’aller à gauche tu vas à gauche. Là effectivement tu devais aller là où le ton GPS l’indiquait ça il s’est passé quoi depuis donc je sais que 2021 donc il y a eu effectivement cet abandon. Tu n’as pas été au bout de l’aventure mais j’en discutais juste avant avec Avril. Je pense que l’ultradistance il faut il faut pas avoir l’ultradistance comme un one shot en fait. C’estàd que tu fais de l’ultra distance, il faut le voir comme une continuité le et le fait que ça t’apporte de l’expérience. Donc ça marche pas tous les coups. Il y a des fois ça ça marche, des fois ça ne marche pas. Mais il faut essayer de comprendre pourquoi. Donc toi derrière effectivement déjà tu as remangé, tu l’as dit une semaine après et puis derrière euh si ma mémoire est bonne, tu es parti en aventure en voyage à vélo en Amérique du Nord, c’est ça ? Oui. Alors en 2022 avant j’avais participé à la haute route. Donc c’est pas l’Ultra mais c’est quand même des grosses distances tous les jours qui avec un dénivelé engagé. C’est ça. Et en fait, je suis allé sur le départ en bypacking, donc j’ai fait 800 km avant d’aller sur la course. J’ai fait la course et puis après j’ai j’ai refait quelques kilomètres derrière et en 2023, c’était en préparation en 2023 en Amérique du Nord. Donc j’ai fait Canada, États-Unis. Comment comment ça s’est passé ? Explique-nous pourquoi. Pourquoi tu as donc tu avais fait la Nouvelle-Zélande avant 2021 ? En 2019. Ouais. 2019. Et pourquoi l’Amérique du Nord, le Canada ? Tu as fait les US également ou que Ouais, j’ai fait les États-Unis aussi. Point de départ, point d’arrivée. Euh, en fait, le Canada, j’ai toujours rêvé d’y aller parce que c’est des grands espaces, c’est la nature, les animaux sauvages, donc ça fait vraiment rêver. Euh, ce qu’on nous dit pas, c’est la réalité du terrain. Euh j’ai fait des 1500 km de ligne droite pure sur mon GPS, c’était C Tu es parti d’où ? De Montréal. OK. Et donc, tu allais de Montréal, je suis allé jusqu’à Vancouver et de Vancouver, je suis retourné sur Calgar. OK. Donc, tu as fait Vent contraire. C’est ça. Ouais. et j’ai traversé la frontière en Ontario côté États-Unis au niveau des des lacs, des grands lacs et et ben c’est comme le Canada, c’est grandes lignes droites, il y a très peu de routes alternatives. Donc j’avais un gravel, j’ai quand même essayé de prendre des des routes gravel mais tris/4 du temps, c’est très très long en ligne droite vent de face. La plus grande ligne droite, tu l’as tu as regardé ou pas ? Euh je dirais c’est possible que ce soit à 1000 km. Écoute, moi la plus grande ligne droite que j’ai fait donc c’était au Kensas et effectivement c’est c’est perturbant mentalement d’être dans une ligne droite comme ça toute une journée, elle faisait 70 bornes. Et je me souviens parfaitement quand un poids lourd m’a doublé la nuit euh plusieurs, je crois que c’est de mémoire c’est 2 heures après, je voyais encore au loin, tu sais, son son éclairage. Enf c’est perturbant d’être toujours en ligne droite comme ça. Au bout d’un moment, on est complètement désorienté, suffit qu’il y a un petit peu de vent. Tu sais plus si ça monte, si c’est plat, si ça descend. C’est c’est assez perturbant. Et tu l’as fait en mode bypacking bivoak ou vraiment tu étais chez l’habitant ou les motels ou tu as vraiment bivoakqué au bord de la route ? Ouais. Et juste pour revenir sur les lignes droite, quand j’étais en Ontario, on disait parce que au milieu du Canada, on appelle ça les prairies, il disait “Si ton chien te sauve, tu peux le suivre jusqu’à Calgar.” Donc ça veut dire tu peux le voir jusqu’à 3000 km après tellement que c’est que de la ligne droite plat. Et oui, donc j’étais en total presque totale autonomie parce que je me ravitaillais quand même où je pouvais. Donc j’avais ma tante, mon réchaud, j’avais ma bombe antiours qui m’a servi euh qui m’a qui bien été utile. Bah parle-nous parle-nous de ça. Tu es obligé de nous dire est-ce que tu as rencontré les ours ? Ouais et ben euh je pensais en rencontrer déjà à l’est, j’en ai pas vu mais dès que je suis arrivé à l’ouest, j’en voyais 5 si par jour. Donc ce qui veut dire en bivoac dangereux quand même. Ouais. Donc en bivoak, dès que j’arrivais en bivoac déjà, je faisais à manger avant de monter ma tente pour pas qu’il y ait de d’odeur sur ma tente. Euh ensuite, je mettais tout ce qui sentait dans un sac, donc même crème solaire, dentifrice, vraiment tout ce qu’il pourrait sentir parce que les sont un odorat très développé. Et puis je hissais mon sac en haut des arbres assez loin du tron pour pas que avent pour pas que l’ours monte et puis prenne le sac comme ça. Et puis moi je me mettais à une trentaine de mètres de mon sac. Donc tu les croisais régulièrement en vélo. Mais est-ce qu’il y a eu des confrontations ? Un moment donné tu t’es dit voilà c’est chaud quand même ? Il y a eu une confrontation. Ce qu’il faut savoir qu’il y a beaucoup d’ourses qui sont qui sont sauvages, mais il y a aussi des ourses qui sont très proches des maisons comme à Whistler par exemple qui est une ville où les ourses sont dans la ville complètement. Et en fait, je marchais pour aller rentrer des courses. Donc en plus, j’avais le sac rempli de courses. Et en fait, il m’a traversé, je devais être à 2 m de lui. On s’est tous les deux regardé. Euh moi tout de suite, je me suis dit “OK, faut que je reste calme, que je parle fermement, euh que je recule, que toutes les consignes que je me repassis dans ma tête, checklist et et puis il a fini par me regarder, détourner le regard et partir. Mais c’est je pense que mon cœur n’est jamais monté aussi haut, même avec sur le vélo.” C’est ça. Et et parle-nous de cet esprit, qu’est-ce que tu allais chercher en faisant cette aventure ? Est-ce que quels sont les pourquoi auxquels tu voulais répondre ? C’était rencontrer des gens, c’était juste découvrir les l’Amérique du Nord. C’était quoi l’objectif avec ça ? Déconnecter les deux, on a toujours un a priéori sur l’Amérique du Nord comme quoi Ouais, c’est que des grands espaces, c’est beau. Voilà. Moi, je voulais voir ça de mes propres yeux parce que je connaissais pas l’Amérique du Nord. Non, j’avais fait l’Amérique centrale mais pas l’Amérique du Nord. Et euh et en fait et alors bah les paysages sont incroyables. Ouais, c’est fou. panorama l’espace que prend en fait l’espace que prend la nature elle est juste incroyable on est si si on est là-bas et et je me rends compte aussi quand je bivaquais je pouvais bivoaker partout il y a de l’espace partout là quand on rentre en France et qu’on voit que les campings ils sont tente sur tente on dit mais ouais c’est effectivement et le fait que je pars toujours toute seule c’est pour c’est plus facile de rencontrer du monde et j’ai jamais rencontré des gens aussi généreux qu’en Amérique du Nord je faisais partie de la famille à chaque fois que je tapais dans une por sur une porte et des fois je restais Toujours un accueil bienveillant. Toujours que ce soit côté canadien qu’Américain. Ouais, complètement. C’est vrai qu’on a cette a priori des Américains en disant ils font les gros durs et tout sont pas forcément sympas avec leur flingues. C’est ça. Et en fait ils sont franchement moi c’est pareil, j’ai traversé à trois reprises. Alors un peu plus au sud que toi mais ils sont extra quoi. Franchement, ils sont super accueillant. Justement les les Canadiens me disaient “Ah fais attention aux États-Unis, il tirent sur tout le monde, faut pas y aller.” Donc je suis quand même moi j’ai eu une petite frayeur où on m’a on m’a pointé une arme dessus. J’ai quand même une gr Oui, moi j’aurais une grosse frayeur à la place donc bravo. Moi j’aurais une grosse frayeur mais parce qu’en fait je j’étais un peu au milieu de nulle part et puis fallait que je m’arrête faire pipi sur le côté et puis je vois un vieux pickup me dit je vais me mettre derrière le pickup et en fait le la personne qui avait le pickup est arrivé en plantant son flingue sur moi en me disant tu es en train de me voler mes pneus ah pas du tout je suis en vélo. Puis après directement il a fait ah ben moi aussi j’adore le vélo. Ouais je viens de me faire à moitié tirer dessus puis après on devient meilleur ami. Il m’offre le café quoi. Non, c’est des belles rencontres et et et le alors il y a une vraie différence entre l’est et l’ouest. Voilà, l’est en ter même en terme de de paysage hein euh de panorama entre l’est et et l’ouest. Donc toi, tu as fait le choix de faire vent contraire. Les deux. Ouais. Euh est-ce que la enfin ce que je veux dire pas c’est que plus tu avançais en aventure, plus c’était des effets waou à chaque fois. Est-ce que tu es tombé red dingue de de l’ouest nord-américain ou voilà ? Comment s’est passé ton voyage ? Et ben, c’est vrai que sur toute la première partie où c’était mentalement relativement très très dur, dur parce que c’est des longues liges droites, il y a beaucoup posé beaucoup de questions de est-ce que je est-ce que finalement c’est un pays qui est fait pour moi ? Est-ce que je continue ? Est-ce que j’ai encore de l’argent de côté ? Est-ce que j’irai pas en Amérique latine ou des choses comme ça ? Puis je me suis dit “Oh, c’est bête parce que je sais que l’Ouest est très différent. Je sais que même à l’est quand je rencontrais des Canadiens, il me disaient “Mais tu connais plus le Canadien que les Canadiens eux-mêmes ?” Parce que nous on voyage pas autant bien évidemment. Ah oui, donc je me suis dit, allez, je veux pas regretter, je vais à l’ouest. Et c’est vra qu’en arrivant à l’ouest, en fait, c’est Ouais, c’est un peu comme sur les photos he ça c’est vrai. Il y a des lacs turquoises de partout qui découlent des glaciers. Il y a des montagnes partout. C’est c’est sublime. J’ai fait des randonnées, j’avais même dans les abes, j’ai jamais vu des choses aussi belles. Et Vancouver ? Vancouver, j’y suis pas passé. Je je passais pas dans les grandes villes. Donc en fait, je suis allé sur l’île de Vancouver et puis j’ai pris des feries qui montaient un tout petit peu plus au nord de Vancouver. Et après, je suis partie côté Whistler et et de base, je pouvais pas trop accéder à la Colombie Britannique aux rocheuses à cause des incendies. En 2023, ça a été vraiment ravageur. Donc, on avait une petite application qui montrait où étaient les incendies. Donc, j’essayais de les coururner. Mais je passais dans les vallées pour éviter, je me réveillais le matin, il y avait de la cand sur ma tente. C’était ça devenait presque irrespirable. Ouais. Et le ciel était complètement brouillé. Combien de temps tu es parti ? Je suis parti 4 mois. Et et quand on part 4 mois comme ça, est-ce qu’à un moment donné tu t’es dit bah finalement je rentre pas ? Non. Où est-ce que c’était de dès le départ ? Je pars 4 mois, je reviens, j’ai un plan. Voilà. J’avais pas de plan du tout. C’est vrai qu’on me demande toujours, on me dit toujours “Mais si moi je voyageais comme toi, je rentrerai jamais.” Euh moi je trouve que après tout ce que j’ai voyagé, j’ai quasi fait le tour du monde. La France, ça reste vraiment un pays plaisir à revenir. Ouais, plaisir pour bah rouler en France surtout. P mag il y a vraiment de tout. Quand j’étais au Canada, il y a énormément de gens qui me disaient “Ah le Tour de France c’est génial, qu’est-ce que tu viens rouler au Canada ? Pourquoi tu es là alors ?” En fait, c’est ça en fait. J’ai l’occasion aussi de discuter avec des étrangers, ils nous disent “Mais en fait pourquoi vous allez rouler ailleurs ? Vous dans votre pays, vous avez tout, les plaines, vous avez les montagnes, les Pyrénées, vous avez les lacs, les Alpes, enfin les Pyrénées, les Alpes, les Lacs, vous avez la mer. Pourquoi vous allez rouler ailleurs ?” C’est vrai. Et puis c’est très facile de changer de pays aussi. Quand j’étais en Ontario, au bout d’un mois, j’étais encore en Ontario. Au bout d’un mois, en Europe, je suis en Turquie. Quoi dire la différence ? Mais c’est vrai, c’est tellement le Canada, je crois que c’est 6000 km pour les traverser à vélo. 6000 km, j’ai fait 7500 moi parce que je suis je suis j’ai un peu je suis revenu vers Banf et justement parce que je voulais rouler sur il y a une route entre Jasper et Banf, c’est deux parcs nationaux qui est l’une des plus belles routes du monde. C’est l’une des plus belles routes du monde, ça j’ai aucun souci. Il faut vite y aller parce que les glaciers reculent très rapidement. Et en fait sur cette route là, j’ai rencontré un anglais avec qui j’ai voyagé qui me dit “Mais après tu fais quoi une fois que tu es à BF ?” Je bah je sais pas, je veux pas rentrer chez moi mais je sais pas quoi faire. Il me dit “Bah va en Écosse.” Je OK. Du coup, j’ai pris un billet d’avion, j’ai fait Calgary Scottland et pardon et Dimbourg et j’ai fait tout le Royaume-Uni aussi à vélo. Génial. Et c’était un contraste le plus extrême que j’ai jamais fait. C’est clair. Et est-ce que tu as été roulé à Snowonia Park, pays de G ? Euh non, en fait, j’ai fait vraiment de d’Edimbourg. Je suis monté dans les parcs nationaux. Après, j’ai traversé sur les îles. Ah là aussi, c’est beau. J’ai fait énormément d’îes mais on se rend pas compte, c’est le sa le sable est est blanc, l’eau turquoise. Moi le pays de Gale, c’est probablement Alors, j’ai roulé dans pas mais comme toi, enfin moins que toi, je veux dire, tu as roulé plus dans d’autres pays que moi, mais de tout ce que j’ai pu rouler, le pays de Gale pour moi, ça a été mais un coup de cœur. Ah mais incroyable. Magnifique. Après le Canada, moi l’Écosse a été un coup de cœur incroyable aussi. Même c’est pas la même nature. C’est c’est je vois ce que tu veux dire. C’est entre le vert et le mauve constamment. Puis il y a une ambiance qui est très silencieuse je trouve. Et puis puis il y avait rien qui pouvait me tuer aussi en Écosse. Quand je voyais au lieu du Canada où je voyais attention Grizzly, je voyais attention des moutons sur les quatre prochains miles. C’est différent. Donc ça allait. Bon après beaucoup de pluie mais ouais après j’ai pris un fer jusqu’aux Pays-Bas, Belgique, France. Génial. Bon, on pourrait presque faire un podcast ultra talk, hein, ça sera l’occasion, mais on va rester concentré sur Rest Cross France et donc le retour de Marine sur le 2500 km. Pourquoi ? Euh bah, c’est un peu banal comme raison, mais c’est entre deux voyages. Voilà, je me suis dit voilà, j’ai j’avais envie de me relancer le défi. Euh, j’aime bien vivre des choses plutôt intenses et je pense que 2500 km en moins de 10 jours, c’est assez intense comme épreuve. Et j’avais envie de me relancer aussi un peu dans le TR parce que j’ai toujours gardé cette passion de rouler. de beaucoup rouler et sortir très très fort de ma zone de confort quoi. Une préparation spécifique par rapport à justement 2021 où tu découvrais ce concept de semi-autonomie. Alors l’événement a vraiment évolué depuis 2021 mais est-ce que tu as préparé différemment justement ? J’ai pris un coach pour la première fois de ma vie euh ben un coach qui est basé d’ailleurs en Écosse euh qui fait beaucoup d’ultra aussi parce que je me suis dit voilà cette fois je veux directement repasser sur enfin passer sur la grande et je veux pas me planter au niveau physique. Euh si je me plante ce sera parce que j’ai encore pas assez mangé, j’ai pas assez dormi mais ce sera voilà ce sera pas physique. Donc j’ai fait une assez grosse prépa depuis depuis novembre 2024. C’est c’est quoi une assez grosse prépa ? Je te pose la question volontairement pour les gens qui écoutent l’épisode pour pour qu’il puisse un petit peu se se euh bah s’imaginer. En terme de de kilomè depuis novembre, je dois être à peu près à 7500 km. Donc c’est une bonne prépa. Effectivement, c’est une bonne prépa. Et puis j’ai eu dans les Alpes, j’ai j’aié deux fois. Voilà. Ouais. Donc ça veut dire que tu as fait du dénivelé aussi. Dénivelé. Ouais. Donc de donc tu as développé ta puissance, ta force. C’est ça. Puis j’ai découvert les entraînements spécifiques. Travailler avec les wat peut-être ce que tu faisais que tu connaissais pas avant. Je connaissais pas avant même, j’avais pas de ceinture cardio avant non plus. Donc j’ai Mais ça ça change tout dans la préparation sur les sensations. Tu as tout de suite sur des sensations à te situer par rapport à ton cardio, par rapport notamment au wat que tu développes. Tu sais c’est-il dans une bonne journée ou si ça va être compliqué aujourd’hui. Je vois dès que je suis très fatigué, mon cœur il monte pas du tout. C’est dur de le faire monter. Ah c’est intéressant ça. Mais on voit que ça se ça se structure. Avril aussi après un coach s’est entouré. H on a vu d’autres participants et participantes sur les épreuves en Belgique, Paris, Espagne qui sépar se structure. Tu viens avec quelle quelle ambition ici Marine ? Tu viens pour terminer ? Tu viens pour te challenger personnellement ? Tu viens pour te challenger sur le le résultat général ? Ouais, je viens euh c’est c’est un peu c’est sûr que je viens pour terminer hein comme tout le monde, mais je me dis il y a eu tellement de prépas derrière qu’il y a quand même un petit un petit objectif euh voilà, d’aller au bout mais en faisant le le temps que j’ai essayé de me fixer euh alors vas-y, tu peux nous le dire le le le temps quand est-ce que tu aimerais arriver ? J’arrive j’aimerais arriver jeudi. OK. Donc ça fait 7 jours et demi, 8 jours. Ouais, c’est ça. Ouais. Ça fait moins de 8 jours. Ça fait moins de 8 jours. Euh bon, ça va. C’est un très bon temps. Non, mais c’est un bon temps. C’est par rapport statistiquement sur Cross France 2500 km, le temps moyen est de 8 jours et 15h. OK. Voilà, c’est la moyenne depuis 7 années sur le temps moyen. Le record est à 5 jours 5h sans assistance parce qu’à il y a quelques années peut-être qu’en 2021 était là, il y avait effectivement avec assistance et là Sylvain George était tombé sous les 5 jours, avait mis 4 jours je crois et 22h en avec assistance et sans assistance c’est au mardi Féich en 5 jours 5h donc mais c’est un super temps. Ouais, ça sera un super temps. Donc voilà, je me fous pas trop la pression parce que je me dis que il y a beaucoup de personnes beaucoup plus expérimentées dans l’Ultra que moi ici. Ouais, il y a du a il y a du monde effectivement, 200 un peu plus de 250 personnes, des gens très expérimentés, des gens qui découvrent aussi le 2500 km. Donc bah vous allez vous croiser, donc vous allez discuter, tu vas faire des rencontres. Et qu’est-ce que mon autre question concernerait le matériel ? C’est pareil par rapport à ta première participation qui était le 1000 km sur 2005 donc il y a une évolution mais est-ce que tu as appréhend le côté matériel différemment ? Oui. Oui. Non pas forcément. Ça c’est il y a quelque chose vraiment que je maîtrise c’est le c’est ce que j’allais dire. Ton gros avantage c’est c’est que c’est la logistique. J’ai aucune peur de pas trouver de l’eau, pas trouver à manger, pas dormir. Ça c’est vraiment pas quelque chose que ça gros avantage ça. Ça c’est un très très gros avantage dans la dans la longue distance parce que quand on pose la question à un cycliste qui débute un peu dans le long, la logistique et c’est quelque chose qui va le faire gamberger à l’arrêt mais aussi quand il va rouler, il va gamberger. Tiens alors si je m’arrête là, qu’est-ce que je vais faire ? Si j’abandonne, comment je rentre ? Il y a plein plein plein de de points logistiques qui font vraiment perdre une énergie, donc des calories incroyables. Toi, ça c’est pas du tout un problème pour toi. Ça c’est un vrai vrai très très sereine par rapport à ça. Et par rapport à à la 2021 quand tu es arrivé ici, qu’est-ce que tu t’es dit quand tu as vu cette évolution, ce monde, The staff ? Je me dis que ça avait quand même pris de l’ampleur. Ouais, ça a pris de l’ampleur et qu’au final j’ai l’impression que l’ultra en vélo ça devient un peu comme l’ultra trail. Il y a de plus en plus de monde qui en font, plus en plus de monde qui se lancent et plus en plus de gens très forts. Et ça se structure. Ouais, ça se structure. Ça va de plus en plus vite. C’est de plus en plus, on va dire que les personnes qui viennent sur un ultra 2500 km sont beaucoup mieux préparées qu’avant. euh beaucoup plus encadré, beaucoup plus structuré avec une approche beaucoup plus précise. Certains vont même jusqu’à repérer les parcours. Euh donc oui oui, il y a il y a ça évolue, ça évolue très très vite par rapport au trail. J’en discuté tout à l’heure avec des journalistes. Je pense qu’on a encore quand même 10 ans de retard. Voilà que c’est un peu moins accessible aussi. Il faut du temps pour s’entraîner. Je pense qu’on aura jamais on ira jamais sur un niveau de de nombre d’engagés d’un d’un trail. Euh mais par contre, je pense que ces 10 années de retard, on va les combler beaucoup plus vite que 10 ans, tu vois. Donc ça ça va ça va évoluer. Mais en tout cas, nous on prend on prend beaucoup de plaisir à vous voir évoluer. On prend beaucoup de plaisir à te voir revenir sur cette grande distance. Ça c’est très très cool. Vous êtes h filles au départ du 2500 km. Donc on va suivre ça. Ta prochaine aventure, c’est quoi ? Est-ce que tu dis que c’est entre deux aventures ce Cross France c’est quoi la Et ben l’année prochaine je paraira l’Amérique latine. Donc l’Amérique du choya tu descends jusqu’à choya. Ouais c’est ça. Donc je vais partir du Pérou jusqu’à au choya. Génial. Génial. Combien de temps tu pars ? Euh j’ai pas bah comme d’habitude j’ai pas trop de date retour mais je pense que ça va me prendre après 5 mois. C’est c’est ça c’est une forme de liberté extraordinaire. Ouais, mais c’est ce que ça ce que j’aime aussi en voyage. Je sais que je vais m’arrêter en Bolivie, faire de l’alpinisme. Je sais que je vais m’arrêter faire d’autres activité aussi. En fait, le vélo, c’est vraiment un moyen de transport quand on est en voyage aussi. Un moyen de de passer là où personne ne va. Ouais, c’est sûr. Et de rencontrer des gens de rencontrer des gens qu’on aurait jamais rencontré culture. Ouais, complètement. Complètement. Et puis je trouve que c’est une forme de liberté parce que dans l’ultradistance même sur des ressoss, les gens nous témoignent à l’arrivée qui se sont sentis libres. Et je trouve ça paradoxal parce que tu as un temps parti en fait, tu es pas voilà, tu as un tracé mais c’est le fait, je pense que c’est cette cette sensation vient du fait que les gens avancent à la vitesse à laquelle ils ont envie d’avancer. Ils ont envie d’avancer vite, ils appuyent plus fort sur les pédales. S’ils veulent freiner, ils s’arrêtent et ils s’arrêtent. Il y a le chrono qui tourne certes, mais je pense que ça génère comme ça. Les aventures dont tu parles là, moi je trouve que c’est vraiment la liberté parce que tu vas à droite, tu vas à droite, tu veux t’arrêter de discuter avec telle personne, tu peux le faire, tu pars, tu sais que tu rentreras quand ? à peu près mais c’est rien n’est sûr. Les problèmes sont pas les mêmes he quand on voyage comme ça en autonomie. Le le problème c’est où je vais trouver à manger, où je vais dormir et comment si je vais dormir safe. Voilà, c’est c’est vraiment très très loin des problèmes quotidiens. On se dit comment je payer mon loyer, il faut que j’aille au travail. Et là c’est faut que je mange. Au Canada des fois pendant 5 6 jours, j’avais pas une station service pour me ravitailler. Donc je prenais 5 6 jours de nourriture sur moi. Et puis est-ce qu’il y a un aventurier ? Moi quand tu me parles, je pense à quelqu’un, je te le dirai après, mais est-ce qu’il y a un aventurier que tu suis et qui pour toi est vraiment l’image de l’aventurier à vélo qui part voyager autour du monde ? Euh à vélo ? Ouais. vélo. Bah, il y a une fille que je suis, c’est une allemande euh qui s’appelle Vite Queue. J’espère que je prononce bien. L’année dernière, elle a fait toute la traversée de l’Afrique et même moi, c’est quelque chose que j’oserais pas forcément parce que ça reste des pays qui sont pas très sécurs. Ouais. Pour voyager et le fait que il y a quand même des filles qui arrivent à entreprendre ce genre de de grand voyage parce qu’elle est partie de d’Allemagne jusque jusqu’au Cap et et c’est assez inspirant. Ouais. Alors, ce qu’il faut savoir, c’est que dans l’organisation là, on a Quentin Clavel qui est là qui lui a traversé l’Afrique en vélo effectivement que j’avais fait un podcast avec lui et ouais, c’est c’est courageux parce que Ouais, il faut faut être il faut avoir l’audace de te lancer dans ce dans ce type de de challenge. Moi, je pensais à au alors son surnom sur Instagram ou son pseudo sur Insta, pardon, c’est le pédalistant. Ouais, je suis aussi. Ouais, incroyable. Moi je j’adore quoi. J’adore Saint-Man en dessus des cris. J’adore les photos à travers les photos. Je voyage donc je suis énormément tous les jours, je vais consulter ce son profil parce que je il est parti depuis bientôt 7 ans. Ouais, il est parti depuis bientôt 7 ans. Il veut aller jusqu’à HOya pour ensuite rentrer et ça fera à peu près 9 ans qu’il est parti de chez lui. Après, je me demande comment on on retourne chez soi après une aventure comme ça. En fait, même après 4 5 6 mois de voyage, on se sent très déconnecté de tout le monde parce qu’ici en fait c’est comme si la vie s’était arrêtée et puis que nous on avait vécu quelque chose, on revenait et rien n’avait changé. Et c’est dur de le décrire parce que personne l’a vécu en fait. Ouais. Donc oui, je peux ça doit être effectivement l’atterrissage et l’apprèaventure s’anticipe ce travail. Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter sur cette aventure ? euh que j’ai pas de casse mécanique, que je tombe pas malade et que que j’arrive au bout sans souci pour aller me jeter dans la mer en arrivant à de lieu. Ben écoute, on te souhaite tout ça, on va te suivre, on va prendre beaucoup de plaisir à vous voir partir mais aussi à vous voir évoluer et puis à l’arrivée à Mandelanapoule et puis ben on te donne rendez-vous sur l’îne de départ mais surtout sur celle d’arrivée. Gros merci à toi merci et puis ben je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode du podcast Ultraighting Podcast avec un nouvel invité au départ du 2500 km à Dinor. Merci. M.

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1 Comment

  1. Assez insupportable comme interview. Arnaud est régulièrement en train de couper Marine.
    "-c'est quoi ta plus longue ligne droite ?
    -1000km
    – "ah ouais, moi aussi, j'ai fait 70km" … Bel exemple de mansplaining.

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