La biomasse est issue du cycle de la matière vivante végétale ou animale. Elle peut être directement brulée ou transformée en biocarburant, par exemple en bioéthanol. Les espèces d’arbres à croissance rapide cultivées en taillis, comme par exemple le peuplier, constituent une ressource ligno-cellulosique potentiellement intéressante pour la production de bioéthanol.
Le projet 2E-BioPop a pour but d’identifier des peupliers adaptés en matière de croissance, d’empreinte écologique, de résilience et de qualité de la biomasse pour une production de bioéthanol. Du choix de la méthode de culture et des essences, aux besoins de développer des outils scientifiques et techniques, le film vous fera voyager des plantations aux laboratoires. Il interrogera avec vous les modes de productions durables du peuplier, des rappels scientifiques sur la transformation du bois en éthanol et vous découvrirez des solutions pour évaluer la qualité du bois et optimiser la production de bioéthanol.
[Musique] bonjour à tous bienvenue à ce nouveau science en tourne nous allons aujourd’hui parler des arbres de leur plantation et de leur utilisation pour la biomasse je suis aujourd’hui en compagnie de Régis Fichot qui travaille au lblgc à l’université d’Orléan responsable de ce projet bonjour bonjour Mar alors pourquoi est-ce que tu nous emmené ici aujourd’hui en fait on est sur une plantation expérimentale sur laquelle sont des des peupliers qui sont plantés et donc cette plantation et support notamment d’un projet région que je coordonne qui a été financé par la Région centrev de Loire en 2017 dans le cadre d’un appel à à projet d’intérêt régional et dans le cadre de ce projet on s’intéresse donc à des systèmes de culture dédiés qui sont des systèmes de culture un peu alternatif et qui ont vocation à produire de la biomasse lignocellulosique à partir d’espèces ligneuses donc des arbres en l’occurrence et notamment le pelié comme on peut le voir ici donc la biomasse c’est quoi la biomasse c’est de la matière organique soit d’origine animale ou d’origine végétale comme c’est le cas ici qui peut être utilisé pour produire des ce qu’on appelle de l’énergie renouvelable et donc dans le contexte actuel de change climatique on se doit d’augmenter la part dans le mix énergétique d’énergie renouvelable et une des façons d’arriver à augmenter cette part d’énergie renouvelable c’est de disposer notamment de systèmes de culture alternatif comme c’est le cas ici avec ce qu’on appelle des taillis à très courte rotation ou des taillis à courte rotation comme on peut le voir derrière et donc l’objectif finalisé du projet de the biopop c’est de fournir et d’identifier dès aujourd’hui du matériel végétal qui soit à la fois performant que ce soit en terme de croissance de production de biomasse mais également performant en terme d’empreinte environnementale donc d’efficience d’utilisation des ressources de tolérance aux aléas climatiques comme la sécheresse mais également adapté pour l’utilisation avale que l’on fait de la biomasse et notamment dans le cadre du projet on évalue le potentiel de conversion pour la production de bioéthanol et c’est donc un travail collaboratif qui fait intervenir plusieurs partenaires qui euh repose également sur plusieurs plantations expérimentales comme celles que vous allez pouvoir découvrir ici pourquoi le projet de zobiopp s intéressé au peuplier bien parce que en premier lieu c’est parce que c’est une essence très productive qui est capable de produire en moins de 20 ans de gros volumes de bois sur des petites surfaces dans l’économie forestière française c’est une essence importante puisqu’elle produit sur de toute petite surface moins de 1,5 % de la de la forêt française de gros volumes de bois puisqu’on est en on produit environ 1,5 million de mè CB par an ce qui place le peuplier en 2e position derrière le chînne qui est évidemment beaucoup plus représenté dans les forêts nationales euh la de le deuxième critère de choix pour cette essence c’est qu’on c’est une essence qu’on connaît très bien qui a été domestiqué depuis très longtemps et récemment enfin récemment une dizaine d’années le génome de cette essence a été décrypté et donc c’est le premier arbre modèle dont le l’ensemble du génome a été décodé l’amélioration génétique du peuplier c’est une histoire ancienne puisque je vous l’ai dit tout à l’heure c’est un arbre qui a été domestiqué depuis environ 200 ans le programme d’amélioration génétique français est conduit aujourd’hui par le Groupement d’Intérêt Scientifique GIS peuplier entre inrae et FCBA et depuis une vingtaine d’années par ça ça débute par la création de matériel végétal en réalisant des hybridations cont ôler entre des espèces parentes différentes ce qui nous ce qui nous permettra de bénéficier d’une descendance plus vigoureuse et tout ce matériel végétal créé va entrer dans une phase d’évaluation qui va durer une vingtaine d’années pour tout un tas de critères de tolérance aux maladies de vigueur évidemment de qualité du bois pour arriver Infiné au bout de tout un tas de sélections à la mise sur le marché l’homologation de quelques variétés de peliers que vous pourrez trouver chez les pépinéristes c’est que les gens seront auront la possibilité de cultiver alors dans le projet de obiopop nous allons chercher à comparer la production de deux systèmes de production de biomasse en TCR en taillli à courte rotation et en TTCR alors la différence entre les deux système c’est une différence basée sur la densité du peuplement le nombre de tiges à l’hctare et la durée de la rotation c’est-à-dire le l’âge jusqu’au jusqu’au l’âge jusqu’auquel on va récolter l’arbre donc nous avons ici un TCR qui va avoir un cycle d’une compris entre 8 et 10 ans et une densité de plantation de l’ordre de 1000 à 2000 tiges à l’hectare alors que derrière moi on voit un TTCR un taillé à très courte rotation qui va être récolté tous les 2 à 4 ans et qui sera planté à une à des densités beaucoup plus fortes jusqu’à 8000 10000 tiges à l’hectare la différence entre ces deux systèmes ça va être le produit final la biomasse produite évidemment sur des cycles de 8 à 10 ans on va produire des petits arbres c’est voilà voilà le genre de de produit qu’on aura au moment de la récolte alors qu’en TTCR récolteré plus fréquemment à 3 ans et bien on aura uniquement des petits brins ligneux qui produiront également de la biomasse donc nous sommes ici sur une parcelle installée en 2010 dans un contexte agronomique compliqué donc c’est un contexte de déprise agricole les agriculteurs n’y installaient plus de de plantation parce qu’il y a un très fort engorgement en eau en hiver et une sécheresse estivale très forte donc on a choisi ce dispositif parce qu’il était difficile pour tester 60 nouvelles variétés de peupliers dont la plupart sont issues du G pe plier donc ce site est géré par INRA Orléan un mon site est a été installé en Bourgogne cette fois-ci géré par le FCBA dans un contexte très favorable pour évaluer le potentiel de ces 60 même variété donc je vous ai amené ici au milieu des 60 variétés en cours d’évaluation donc pour les évaluer on utilise des outils très très simple comme ce ruban par exemple pour mesurer leur circonférence ou cette perche pour mesurer leur hauteur donc ça nous donne des informations annuel donc on les mesure une fois par an mais pour un suivi en continu on utilise ce genre de capteur qui est capable d’enregistrer leur croissance chaque heure donc chaque variété est plantée 10 fois et mesurée 10 fois en hauteur et en circonférence et on moyenne ces valeurs pour évaluer la performance d’une variété après avoir été mesuré en hauteur et et circonférence un certain nombre d’arbres sont abattus pesés et on est capable d’établir une relation entre leur hauteur et leur circonférence d’une part et leur masse et ensuite à partir de ces relations on est capable à partir de mesures simples de circonférence de prédire la masse de ces futures variétés la croissance et la productivité HE sont des caractères importants pour évaluer ces nouvelles variétés he mais il y a bien d’autres caractères qui sont évalués dans ce [Musique] projet dans le cadre du projet donc un des caractères que l’on évalue c’est l’efficience d’utilisation des ressources alors de quell ressources on parle en fait autre que le CO2 qui est évid éamment est centrale pour la production de biomasse chez les plantes on évalue également l’efficience d’utilisation de l’eau et également des éléments minéraux qui sont dit essentiels donc pourquoi l’eau pourquoi on s’intéresse à l’efficience d’utilisation de l’eau ben d’un point de vue physiologique fondamental l’eau c’est quelque chose d’essentiel pour les plantes et donc évidemment pour les arbres ça rentre dans l’équation bilan de la photosynthèse donc c’est quelque chose c’est le donneur d’électrons dans la photosynthèse mais ce qu’il faut savoir c’est que 90 % de l’eau qui est absorbée par les plantes au niveau des racines va être en fait perdu au niveau des feuilles par transpiration dans l’atmosphère donc ça représente une perte sèche on pourrait dire en fait c’est un mal pour un bien puisque l’eau lorsqu’elle est perdue au travers des feuilles par transpiration c’est perdue au travers de de petits orifices qu’on appelle des stomates qui sont capables de s’ouvrir ou de se fermer et donc lorsque ces stomates sont ouverts et bien ça va laisser passer l’eau sous forme de vapeur donc permettre la transpiration mais en contrepartie ça va permettre également l’entrée de CO2 à l’intérieur de la feuille donc permettre la fixation de carbone bonne au travers de la photosynthèse et donc ce que l’on recherche ici en fait tous les arbres ici sont des variétés différentes donc chaque individu chaque variété est différent est différente et donc ce que l’on va rechercher avant tout sont des individus des variétés qui sont capables d’utiliser une quantité d’eau moins importante un niveau de productivité égal autrement dit ce que l’on va rechercher sont des variétés qui sont dites efficientes pour l’utilisation de l’eau pareil pourquoi on travaille sur l’efficience d’utilisation des des minéraux tout simplement même si les ces minéraux qui sont dit essentiels ne rentrent pas dans l’équation bilan de la photosynthèse en réalité les plantes donc les arbres ont besoin de certains éléments dit essentiels pour leur croissance et pour leur développement et donc parmi ces éléments essentiels on en compte 17 alors évidemment on va trouver le carbone l’oxygène et l’hydrogène qui constitu la base du vivant mais on va retrouver également d’autres éléments qui sont puisés dans le sol notamment par exemple les fameux NPK qu’on peut retrouver dans la composition des engrais qu’on peut voir tous les jours et en fait NPK c’est c’est l’azote le phosphore le potassium qui sont puisés dans le sol et donc évidemment ces éléments sont stockés dans la biomasse et ce qui va se passer c’est que dans ce type de système quand on va couper la biomasse on va l’exporter et évidemment en même temps qu’on exporte la biomasse on exporte également une partie des éléments minéraux qui au départ été stocké dans le sol qui ont été stockés dans la biomasse et donc potentiellement sur le long terme ça peut appauvrir le sol donc une nouvelle fois ce qu’on va rechercher ici sont des individus donc des variétés qui vont être capables de produire une même quantité de biomasse tout en toquant une moins importante concentration en éléments minéraux autrement dit on recherche une nouvelle fois des variétés qui sont dites efficientes mais cette fois-ci qui sont dites efficiente pour l’utilisation des éléments [Musique] minéraux alors la question c’est comment on peut mesurer cette efficience d’utilisation des ressources alors dans le cadre des éléments minéraux c’est pas très compliqué ce que l’on va faire c’est qu’on va mesurer la concentration en éléments minéraux celui qu’on recherche ou ceux qu’on on recherche dans la biomasse et donc à partir des concentrations en éléments minéraux on va pouvoir être capable de savoir quel est ce qu’on appelle le taux d’exportation c’est-à-dire quel est la quantité d’éléments minéral qui va être exporté au moment de la coupe lorsque l’on va couper les variétés pour l’efficience d’utilisation de l’eau là c’est un petit peu plus compliqué parce que l’eau n’est pas stockée dans la biomasse et en fait l’essentiel de l’eau qui a été utilisé a été perdu par transpiration on va utiliser les isotopes stables et notamment les is du carbone pour retracer l’efficience d’utilisation de l’eau les isotopes sont des versions en fait alternatives d’un même élément et donc dans le cadre du carbone il existe deux isotopes stables donc il y a le carbone 12 qui est majoritaire dans l’atmosphère et le carbone 13 et donc il y a une concentration donnée dans l’atmosphère où on retrouve beaucoup plus de carbone 12 que de carbone 13 or ce que l’on constate c’est que cette concentration ou ce ratio entre les deux dans la matière organique des plantes il est appauvri et il est différent et donc on va être capable comme ça indirement en mesurant la signature isotopique en carbone 13 d’estimer indirectement l’efficience d’utilisation de l’eau des variétés et le grand intérêt par rapport aux méthodes directes c’est que un c’est beaucoup plus flexible et de on va être capable d’appliquer ça sur un très grand nombre d’individus autrement dit de faire ce qu’on appelle également du haut [Musique] débit dans le cadre du projet un autre caractère que l’on évalue c’est la tolérance à la sécheresse des variétés alors déjà de quelle sécheresse on parle de quoi on parle quand on parle de sécheresse quelque chose qui qui parle à tout le monde que tout le monde arrive à appréhender mais en fait des sécheresses il y en a plusieurs types donc évidemment celle qu’on appréhende pour l’essentiel c’est ce qu’on appelle la sécheresse édafique donc ça a quelque chose à voir avec les variations de disponibilité en eau dans le sol mais on peut avoir également ce qu’on appelle des sécheresses atmosphériques qui sont en lien avec les fortes températures et donc l’humidité dans l’air les deux pouvant éventuellement se combiner alors comment appréhender la tolérance à la sécheresse ben la façon la plus simple d’appréhender la tolérance à la sécheresse c’est tout simplement de mesurer soit la croissance ou mesurer la production de biomasse pendant une unité de temps c’est-à-dire la productivité et de comparer les mêmes individus ou les mêmes variétés lorsqu’elles sont situées sur des sites différents qui sont des sites contrastés pour les conditions qu’on appelle pédoclimatiques c’est-à-dire à la fois pour les conditions météo mais aussi pour les conditions édafiques ben c’est tout simplement de comparer cette croissance cette productivité d’un site à l’autre et ça va renseigner sur le comportement des variétés en fonction évidemment majoritairement de la disponibilité en eau mais pas seulement une deuxième façon qui est un petit peu plus complexe mais surtout plus détaillée d’appréhender la tolérance à la sécheresse c’est d’utiliser des capteurs comme ceux qui sont visibles ici qui sont des capteurs de croissance radiale qu’on appelle également des dendromètres automatiques qui mesurent donc de façon automatique en continu les variations de croissance radiale et donc qui mesurent à la la fois les phases de contraction et de décontraction journalière du Tron et donc en analysant ces patrons journaliers on va être capable non seulement d’estimer la croissance sur le long terme et donc le comportement des variétés sur le long terme mais on va être aussi capable d’obtenir des informations sur le fonctionnement hydrique et donc ça va renseigner indirectement en partie sur la tolérance à la sécheresse alors ces deux approches sont des approches qui restent valables quand on reste dans des limites qui sont dites physiologiques c’est-à-dire qui ne menacent pas la survie par contre dès lors qu’on va rentrer dans des contextes qui sont un petit peu plus sévères qui peuvent menacer la survie alors là on va évaluer plutôt les limites de fonctionnement intrinsèque et donc on va notamment évaluer ce qu’on appelle la vulnérabilité à l’embolie estivale on appelle ça la vulnérabilité à la cavitation aussi et ça reflète tout simplement la limite de fonctionnement de l’appareil vasculaire chez les plantes qu’on appelle le xylème qui est responsable de la conduction de la SAV [Musique] donc la première étape de notre procédé consiste à réduire le bois finement sous forme de poudre donc les échantillons nous sont ramenés du champ sous forme de rondelle nous allons les prédécouper avec un Massico en forme de petites allumettes ces petites allumettes seront ensuite disposées dans un godet avec une bille et donc ces godets seront ensuite placés dans un robot brroyeur qui va broyer finement ses allumettes en poudre pour obtenir une poudre de quelques centaines de Micron donc la poudre finement broyée est ensuite distribuée par notre robot dans des petits tubes en plastique ces tubes vont ensuite alimenter un deuxième robot le robot distributeur qui va distribuer précisément 5 mg de poudre dans des plaques métalliques spéciales notre premier robot est également capable de distribuer de la poudre dans des petits viales en verre mais ça Nassim vous en parlera plus tard donc nous sommes ici au laboratoire de biochimie et donc ce qui nous intéresse c’est d’estimer la qualité du bois donc le bois est essentiellement constitué de cellulose cellulose elle-même constituée de molécules de glucose et le glucose est potentiellement transformable en bioéthanol donc au laboratoire nous avons développé un procédé qui permet d’estimer la quantité de glucose présente dans la biomasse donc nous avons récupéré la plaque contenant la poudre de bois nous allons maintenant procéder à la première étape du prétraitement du bois pour rendre la cellulose accessible et donc pour cela nous allons simplement rempuir les pluies avec de l’eau pour humidifier cette poudre et la transférer par la suite dans un réacteur donc nous disposons de 10 plaques donc nous pouvons traiter ainsi jusqu’à 160 échantillons de bois en même temps et donc Nassim va transférer ses 10 plaques dans le réacteur de prétraitement et la poudre de bois va être ainsi soumise à une température de 180° à 10 barres de pression pendant 40 minutes donc après la chauffe nous allons procéder maintenant à la deuxième étape qui est l’hydrolise enzymatique donc nous allons ajouter quelques microlitres d’enzymes dans tous les puits de la plaque et ces enzymes vont cliver la cellulose en glucose l’hydrolyse enzymatique est une étape assez longue qui dure 3 jours à 50° donc nous allons placer cette plaque dans une étuve pendant toute la durée de l’hydrolyse enzymatique donc maintenant que les petites enzymes ont bien travaillé je récupère l’hydrolysat de bois et j’ajoute un réactif coloré qui est jaune au départ et qui va devenir rose au contact du glucose plus les hydrolysat de bois contiennent du glucose et plus la coloration est rose dans le dans le cadre du projet nous avons analysé plus de 400 échantillons de bois pour identifier les peupliers les plus adapté pour la production de [Musique] bioéthanol [Musique] nous avons vu avec ma collègue natthalie au laboratoire biochimie quelle méthode nous utilisions pour analyser jusqu’à 160 échantillons à la fois je vais à présent vous parler d’une technologie qui est la spectrométrie proch infrarouge qui va nous permettre d’analyser un très grand nombre d’échantillons pouvant atteindre la dizaine de milliers la biomasse qui a été broyé au robot a été distribué également dans ces tubes en verre qui vont nous servir à la prise de spectre dans le proche infrarouge le grand avantage de la spectrométrie proche infrarouge est sa simplicité et sa rapidité donc pour prendre un spectre proche infrarouge il suffit de déposer le Vial contenant l’échantillon bois au-dessus d’une source de lumière infrarouge qui va irradier la matière organique qui constitue le bois et va cibler plus précisément les liaisons qui relient les atomes et les faire vibrer pour obtenir plusieurs niveaux d’absorption qui vont se traduire par le spectre suivant donc on a une absorption qui varie en fonction de la propriété de l’échantillon ce spectre- là il correspond à une empreinte digitale de notre échantillon les spectres que nous venons de mesurer au spectromètre proche infrarouge sont représentés sur cette figure où nous avons donc un spectre pour chacun des 160 échantillons que nous avons analysé précédemment au laboratoire de biochimie donc nous constatons dans ce spectre euh la présence de certaines bandes mais c ces bandesl ne correspondent pas à des composés pures l’information étant liée aux liaisons moléculaires présente dans la matière organique qui constitue l’échantillon on la retrouve répétée à plusieurs longueurs d’ondes donc pour extraire l’information utile pour pouvoir doser le composé d’intérêt pour nous dans ce dans dans notre laboratoire qui est le glucose nous avons besoin de faire appel à des outils mathématiques qui vont nous permettre de déconstruire un peu ce complexe cette empreinte digitale et de la transformer en données chiffré que nous allons mettre en lien avec les mesures réalisé au laboratoire pour développer une équation de calibration cette équation donc nous a permis de comparer les valeurs prédites par spectrométrie proche infrarouge avec les valeurs mesurées et nous avons donc réussi à développer des courbes de calibration pour chacun des caractères d’intérêt dans ce cas c’est la tenure en glucose avec une précision de 97 % à partir de cette courbe de calibration nous sommes en mesure de prédire la teneur en glucose sur des échantillons nouveaux inconnu qui n’ont pas été analysés au laboratoire simplement à partir d’un spectre mesuré en proche [Musique] infrarouge pour réaliser nos acquisitions de spectre sur le terrain nous utilisons un spectromètre portable contenu dans ce sac à dos et qui est prolonger à l’aide d’une fibre optique jusque à l’extrémité de cette tige cette tige nous l’insérons dans l’ pour pouvoir faire notre acquisition de spectre que nous enregistrons directement via l’ordinateur donc pour réaliser notre acquisition de spectre dans le cœur du bois nous allons réaliser dans un premier temps un trou dans l’arbre d’un [Musique] perceuse une fois ce trou réalisé on utilise notre sonde qui est connecté au spectromètre dans mon dos qu’on insère dans le bois et à l’aide du logiciel du spectromètre on réalise une acquisition de spectre et ça prend que quelques secondes et la mesure est réalisée nous utilisons aussi des spectromètres commerciaux qui ont déjà une utilisation qui a été prouvé dans de nombreux domaines l’inconvénient de ces spectromètres par rapport au spectromètres que nous essayons de développer c’est qu’il ne permet pas de mesurer au cœur de l’arbre comme nous le souhaitons il nous permet de réaliser toutefois des mesures à la surface des trons comme [Musique] ceci notre pays a pris des engagements pour atténuer changement climatique et pour sortir des énergies fossiles et pour cela on a besoin d’énergie renouvelable on a besoin de biomasse et aujourd’hui la biomasse c’est beaucoup la forêt mais si on veut remplacer tout le fi tout le pétrole tout le gaz par de la biomasse et ben il faut arriver à produire beaucoup de biomasse et dans des très bonnes conditions environnementales et là on a besoin de la recherche et le projet de the biopop il s’inscrit vraiment dans cette optique d’accroître la quantité de biomasse produite par la forêt par les terres agricoles pour remplacer les énergies non renouvelables et pour et pour produire aussi de la biomasse qui va servir à faire des produits chimiques à faire des matériaux et à remplacer tout ce que l’on tout ce que l’on fait aujourd’hui avec du pétrole notamment la mission de de fiboa c’est d’appuyer la recherche et surtout de transférer les résultats de la recherche vers les professionnels de façon à ce que la la société puisse être le plus réactif possible et que dès qu’on a des résultats probants de la recherche on puisse vraiment les mettre en œuvre et faire en sorte que notre société elle évolue et qu’elle évolue vers une plus grande sobriété et une plus grande utilisation de matériaux biosourcés et d’énergie renouvelable à FIBOIS on veut vraiment faire en sorte que en 2050 on arrive à la neutralité carbone et pour cela on a besoin de développer la recherche parce que aujourd’hui on peut dire que notre société elle est pas encore au point pour arriver à la neutralité carbone et on sait bien que le temps de la recherche c’est un temps relativement long et après ce temps de recherche on a encore un temps pour que la société puisse acquérir toutes ces nouveautés toutes ces innovations et puis les mettre en œuvre et que ce soit vraiment effectif donc la neutralité carbone de 2050 c’est urgent aujourd’hui de rechercher de faire de la recherche sur ce thèmelà et dès que la recherche est au point de transférer ça dans la société et ça c’est vraiment notre rôle à FIBOIS de stimuler la recherche de l’appuyer et ensuite de transférer les résultats à toutes les entreprises qui vont commencer à mettre en œuvre ces innovations à les optimiser et à les rendre économiquement viables donc voilà on est à la fin de cette décou ouverte de ce projet on a rencontré pas mal de monde aujourd’hui donc oui c’est un premier point important à noter c’est que j’espère que ça transparaît au travers des différentes séquences c’est qu’un projet de recherche c’est avant tout un travail collaboratif qui permet de fédérer un grand nombre d’instituts des unités des équipes très différentes avec des des personnes qui vont avoir des compétences extrêmement variées dans notre cas ça peut être des compétences en biologie en en chimie en génétique également des compétences dans analyse de données ou en ingénierie forestière et donc j’espère que ça c’est un point qu’on ressent bien maintenant et que un chercheur c’est pas un projet de recherche c’est pas simplement des personnes dans un bureau encore plus en biologie dans notre cas h et alors là on a changé de lieu est-ce que tu peux nous dire où est-ce qu’on est ouais donc là on est sur le campus universitaire donc sur l’université d’Orléan et donc c’est un deuxième point important aussi à à faire remonter pour nous en tant qu’enseignant chercheur c’est que on essaye dans la mesure du possible d’en créer également les des projets de recherche dans la formation ou qui puissent être utilisé d’une quelconque manière pour les formations donc dans notre cas on a un master forê qui présente deux parcours un parcours plus accès recherche qui s’appelle biologie intégrative et changement globaux et puis un autre parcours plus professionnalisant qu’on appelle forêt mobilisation des bois qui a plus vocation à former des des ingénieurs forestiers et donc l’idée à chaque fois ou en tout cas quand on peut c’est d’encrer vraiment les projets de recherche et de faire en sorte que par exemple les PL qu’on a pu découvrir puissent être également utilisé en travaux pratiques et puisse être le support des enseignements que ce soit pour analyser des données ou que ce soit également pour faire passer certaines notions des notions de génétique des notions d’amélioration génétique en lien également avec les problèmatique qu’on a pu aborder comme le changement global les bioénergies et cetera donc ça c’est quelque chose qui nous tient extrêmement à cœur en tant qu’enseignant chercheur en tout cas merci pour cette [Musique] visite [Musique]