Suite à la projection du film, Frédéric Héran a mené le débat et répondu aux questions de l’audience. Des prises de parole variées et pertinentes ont rendu la soirée très agréable !
🎥 Film projeté : La nouvelle aventure mobile
Entre le vélo et la voiture, il existe un monde insoupçonné ! Jérôme Zindy nous emmène sur les routes de France à la rencontre des pionniers qui inventent les solutions de mobilité de demain : plus sobres, durables et made in France. Finies les fausses excuses telles que « En dehors des grandes villes, y’a pas le choix, on n’a que la voiture » ! Ce film prouve qu’il existe des alternatives concrètes qui ne demandent qu’à être découvertes.
🎤 Invité : Frédéric Héran
Économiste des transports et professeur émérite à l’université de Lille, ses recherches portent sur la ville durable et les mobilités. Précurseur dans le domaine des véhicules légers intermédiaires (Vélis), il est l’un des premiers à se saisir du sujet sur le plan académique. Il a notamment dirigé le numéro spécial de la revue “Transports Urbains” dédié aux vélis.
La soirée a été co-organisée par l’association Vélorution Tarbes et le tiers lieu du Lien le 3 octobre 2025 à Bourse du Travail de Tarbes.
Quelques ressources (les liens devraient être bientôt cliquables…) :
– Si vous n’avez pas pu voir le film de La nouvelle aventure mobile, voici les épisodes sur YouTube : https://www.youtube.com/playlist?list=PL3fWjGB5YMqbPTeHZYfn4O2HeYmV-tvBY
– Association In’VD : https://www.invd.fr/
– Quel avenir pour les véhicules intermédiaires ? Par Frédéric Héran : https://stm.cairn.info/revue-transports-urbains-2022-1-page-25?lang=fr
– La ré-émergence des véhicules intermédiaires : de quoi parle-t-on ? Par le CEREMA : https://www.cerema.fr/fr/system/files?file=documents/2024/12/2._introduction_-_cerema.pdf
– Voitures – Fake or not – par Aurélien Bigo
– Plan vélo associatif de Tarbes, le RéVéTa : https://velorution-tarbes.fr/plan-velo-tarbes/
#SoreanQBX #VELI #vehiculeintermediaire #velo #mobilite #voiture #transport #ruralite #ville #campagne #route #pyrenees #hautespyrenees #tarbes #cinedebat #film #projection #replay #debat #heran
[Musique] Est-ce que quelqu’un veut dire quelque chose déjà ? Ouais. Une réaction à chaud là-bas. C’était Merci. Bonsoir à tous. Euh, j’aurais bien aimé avoir des éclaircissements sur les catégories de véhicules, c’est-à-dire ce qui est un vélo, ce qui est une voiture, les intermédiaires parce que je vois pas trop quels sont les critères qui définissent ces limites entre le quadri cycle et la voiture par exemple. Et ensuite euh c’est pareil en terme de capacité de vitesse, j’imagine que ça peut être un critère au-delà de 25 kmh d’assistance, on passe à autre chose. Euh ça pas été énoncé non plus. Et ensuite, dernier dernier point par rapport au à la construction des véhicules quand j’ai vu qu’on pouvait aussi envisager de le construire soi-même et donc dans quelle catégorie on va rentrer aussi ? Est-ce qu’on va être dans vélo ? Est-ce qu’on va être dans voiture ? Voilà, des choses comme ça. Merci. Oui. Oui. Euh très bonne question pour commencer de de quoi parle-t-on finalement ? Qu’est-ce Comment définir les véhicules intermédiaires ? Ça va le je parle pas trop fort. Euh en fait donc je rappelle c’est tout ce qui est intermédiaire entre le vélo classique et la voiture classique. Alors c’est c’est immense comme comme domaine. Je vais vous donner quelques catégories principales. D’abord on nous avons les vélos spéciaux. Les vélos spéciaux, vous en connaissez pas mal. Le vélo assistance électrique déjà. le vélo pliant, le vélo cargo, le vélo allongé, vous savez, avec deux trois enfants à l’arrière, parfois même à l’avant aussi. Et puis ensuite, vous avez encore les vélos couchés. Ça c’est moins connu. On est on est couché et on vers l’avant. C’est pas c’est assez c’est déjà plus aérodynamique que si on est euh droit sur son vélo. Et puis les vélos mobiles, on en avait un euh devant devant là, vous avez vu euh c’est un vélo couché carrossé avec une une coque en en en résine en général et c’est très aérodynamique. C’est pour ça qu’on peut en gros avec la même énergie dépensée aller 50 % plus vite he par exemple faire du 30 à l’heure au lieu de 20 à l’heure avec la même énergie dépensée he si vous savez rouler à 20 à l’heure en moyenne avec un vélo mobile vous pouvez rouler à à 30 et et plus si vous roulez à 30 à l’heure avec un vélo he si vous avez un bon tonus musculaire vous pouvez faire du 45 à l’heure avec un vélo mobile sans assistance électrique. Mais il y en a bien entendu aussi avec assistance électrique. Et dans les toujours hein dans les dans la catégorie donc des vélos spéciaux, on a les véloitures dont le Soran là quoi que celui-là il est encore il est-ce qu’il est dans cette catégorie, c’est pas sûr. Et en tout cas, le l’urba l’urb l’urbanaire l’urbanaire, vous voyez le le le papa avec ses deux petits enfant, voilà, lui il est dans un un engin qui est encore qui appartient encore à la catégorie des vélos avec 250 W seulement, c’est le maximum possible d’assistance électrique. Et avec ça, on ne peut pas rouler à plus de 25 à l’heure. Voilà, ça c’est tout la toute la toute enfin la vaste catégorie des vélos spéciaux. Après commence d’autres d’autres catégories de alors de microiture, on peut dire, on sait pas trop, le vocabulaire n’est pas encore stabilisé, hein. Et là, on a des puissances supérieures à 250 W, ça peut aller à 1000 W à 4000 W. on on finit par dire 4 kW, hein, pour dire pour dire ça. Euh 6 kW et cetera. Et puis euh voilà. Alors, avec des telles puissances euh on peut transporter euh euh des charges lourdes. Donc c’est le le MIDI pile qu’on a vu à un moment, vous savez, fabriqué en Angoulem. Là, là, 300 kg, on peut transporter sans problème. C’est c’est très intéressant. Il a été testé d’ailleurs dans en Avyon où il y a beaucoup de pentes pour voir si s’il résistait à tout ça. Oui, c’est possible. Voilà. Après, on a encore des des véhicules plus lourds comme les les fameuses voiturettes. Les voiturettes, c’est des voitures sans permis dont dont le font l’ont fait partie le la fameuse Citroën ami. Vous savez petites peau de yaourt gris là. Voilà. Euh ça c’est 450 kg maximum, euh 45 km/h maximum. Euh le nombre de W c’est je sais plus enfin pas tellement et en tout cas beaucoup moins que la voiture. Ensuite on a encore une une catégorie supplémentaire jusqu’à 600 kg. Voilà c’est c’est extrêmement vaste. Oui et puis j’oubliais les deux roues, trois roues ou quatre roues motorisées avec cabine hein. Donc de roues motorisé mais avec cabine. Et il y en a un qui est en développement enfin, ça y est commence à être vendu, prévendu qu’on a vu c’était le le petit quad électrique vert là et ben ils en ont fait une structure une cabine au-dessus et ça peut rouler alors carrément à je crois 90 km/h. Enfin, vous voyez, c’est c’est donc extrêmement vaste et c’est difficile de de piger de piger ce que c’est exactement quoi parce que il y a tout ça. Alors, petite précision, nous quand on sur un vélo, on produit à peu près 100 W 100 W un cycliste normalement constitué. Si vous faites un gros effort en en montée, vous pouvez produire jusqu’à 150 W, hein, loin des 400 W que peut produire un coureur cycliste du Tour de France. Pas d’OP. Après, si on dépasse si on dépasse les 400 W, on est forcément dopé. Et donc Armstrong, il faisait 450 460 W, hein. Voilà, il a gagné sep tours de France avec ça. Euh voilà, je peux pas être plus précis. Vas-y. Qui veut parler ? une dame. Très bien. Alors, toujours dans la même euh dans le même esprit, là, je voulais savoir euh comment est-ce que ces véhicules sont homologués et quel est le quelle est la réglementation euh et est-ce que la limitation justement des VAE à 250 W euh et 25 km/h, c’est pas une restriction rédibitoire sur les véhicules intermédiaires et vous parlez Par exemple, le VO, est-ce qu’il est homologué ou pas ? Et dans les films qu’on a vu, tous les véhicules de présenté à l’extrême défi, un grand nombre ne sont pas homologués. Je enfin et on a ce problème parce que nous aussi enfin moi je je roule avec un vélo solaire. On a pour le le poids qu’on a, on est obligé d’avoir des moteurs qui ne sont pas homologués et ça pose un problème. Si enfin dès qu’on veut faire de la montagne ou des choses comme ça, on est obligé d’avoir plus de 250 W sinon ça passerait pas. Alors qu’est-ce qu’on peut faire ? Est-ce qu’il y a des perspectives sur des des actions militantes pour pouvoir homologuer un certain nombre de véhicules intermédiaires qui ne le sont pas ? Excellente question et question très difficile. Alors, je ne suis pas ingénieur he je suis économiste des transports et urbaniste. J’ai je je vais voir je vais vous fournir une réponse très insatisfaisante parce que vraiment je maîtrise pas bien du tout le les choses. Ce que je peux vous dire, c’est que c’est un un problème qui a été bien identifié par l’ADEM qui pousse à la réalisation et au développement de ces véhicules intermédiaires, notamment Gabriel Plaça qu’on a vu là un moment raconter tout ça. Donc lui, il est il est au front hein, l’ADEM est au front sur ce sujet. Euh, il travaille bien sûr avec les services de l’État pour essayer de de faire bouger les choses avec les services d’homologation. En fait, c’est il faut il faut il faudrait modifier ces catégories au niveau européen parce que c’est au niveau européen désormais qu’elles sont qu’elles sont définies et c’est donc un cass-têet terrible parce que même les tests sont sont faits pour la voiture et donc je pas un crash test pour un un véhicule qui qui roule à 45 à l’heure mais ça a aucun sens quoi. Donc voilà, je peux malheureusement pas en dire plus. Ce que je sais c’est que c’est que c’est vraiment le gros problème aujourd’hui et on contourne pour l’instant la contrainte en proposant uniquement des véhicules à l’essai quoi. Alors voilà, on accepte l’État enfin les services techniques de l’État acceptent des que des véhicules soient testés non homologués mais c’est tout quoi en fait. Euh tout ce qui circule est quasi enfin au-delà des de ce qu’on cons au-delà des euh du vélo assistance électrique, c’est-à-dire limité à 250 W et 200 et 25 km/h, tout ce qui est qui respecte pas ça est en général pas homologué, sauf si on rentre dans des catégories bien précises et et qu’on et qu’on passe sous les fourches codines de de la réglementation. tion. Voilà. Et d’ailleurs, on a failli avoir ce soir le QBX Sorian mais avec un cause d’un imprévu personnel, il a pas pu venir et s’il était venu, personne n’aurait eu le droit de le conduire justement pour des questions d’assurance. Donc vous auriez pu le regarder, ça aurait été très chouette. Mais voilà, vu que c’est pas homologué, il nous avait bien dit que personne n’aurait eu le droit de le conduire. Donc ça c’est en effet un gros point. Et la dème pousse dessus mais c’est vrai que c’est long. Bonsoir. Alors, je fais pas mal de vélo depuis le début l’année. Je suis allé une seule fois au travail en vélo, en voiture, pardon. Donc et pourtant je je reste sceptique sur ces véhicules intermédiaires euh parce que j’ai l’impression que c’est quand même un retour à la de chevaux ou avec très peu de sécurité quand même. On parle d’homologation mais même les véhicules qui vont à 90 km/h mais les mes amis elles n’ont pas du tout les mêmes critères de crash test et elles n’ont pas d’airbag je crois enfin et que qu’une voiture et justement il y a ce problème de compatibilité avec des voitures qui vont être beaucoup plus lourdes. On a déjà des problèmes de compatibilité entre les vélos et les piétons, enfin entre les piétons et les vélos, entre les vélos et les voitures. Ça rajoute, j’ai l’impression, une un problème de compatibilité supplémentaire avec des véhicules qui prennent quand même de la place. Euh et je suis voilà, je je suis assez sceptique là-dessus. Après, l’aspect économique, c’est c’est encore autre chose. Je enfin je pourrais en parler aussi, mais je je vais m’occé de ça pour l’instant. Oui, vous évoquez le problème de la sécurité qui est un vrai vrai problème. C’est le deuxème problème. Vous êtes excellent parce que déjà vous az déjà repéré les les deux problèmes principaux de ces véhicules. La sécurité en fait, elle dépend énormément des vitesses des vitesses des véhicules, mais pas seulement des véhicules intermédiaires, mais aussi des évidemment des véhicules qu’on croise. Et la le le mélange des de différents types de véhicules très différents peut poser problèm évidemment. Alors ce que ce qu’on constate dans l’Avyon où la la l’association INVD, c’està-dire innovation véhicule doux, on les a vu à Mio, vous savez, ils sont très très dynamiques et extrêmement sympathiques. Ils font tester des véhicules. Alors donc c’est très encadré c’est ces tests et cetera, mais il ils parviennent à tester ça parce que il y a parce que l’État l’État ferme les yeux en fait. la sous-préfet de l’Avyon ferme les yeux et sa tutelle accepte. Voilà, ça c’est c’est donc on est vraiment aux limites de la légalité et euh et ce que ce que constate cette association c’est que ça se passe bien sur les les routes de la Veryon. Bon et c’est des routes peu fréquentées, pleines de virages. Pour l’instant, il y a eu aucun accident. Et c’est vrai que on est tous terrorisés à l’idée que si jamais il y a un problème grave, c’estàd un mort quoi, bon, tout va s’arrêter immédiatement, hein, c’est clair. Et donc, on est on est suspendu à à ce à ce risque là qui qui va arriver une inévitablement un jour, il y aura un accident grave. Jeà, c’est statistiquement ça va arriver un jour mais pour l’instant on constate que ça se passe plutôt bien. Pourquoi ? Parce que c’est des véhicules bizarres et que quand un automobiliste voit un truc bizarre, ben il ralentit, il fait attention. C’est c’est l’événement de la journée pour lui. Mais le jour où tous ces véhicules seront beaucoup plus nombreux, on peut l’espérer quand même, bah est-ce que les automobilistes feront toujours aussi attention ? C’est pas sûr du tout. risque de les doubler en les rasant, en les en faisant des que de poisson que sais-je ? Bon, donc c’est un vrai vrai sujet. Alors, le CMA, vous savez ce son c’est emparé du sujet. Le CMA c’est un bureau d’étude de l’État dont le siège est basé à Lyon mais qui a plusieurs antennes en France. Et voilà. Donc, ils suivent ça de près et pour essayer de justement de bien cerner le la question. Disons que à l’avenir, la solution c’est quand même de ralentir de ralentir le trafic général au moins sur les petites routes. Or nous avons un réseau extraordinaire de route que nous envie d’ailleurs le monde entier. Vous êtes vous l’ignorez mais nous avons un un réseau de petite route incroyablement dense. En gros, on a euh 400000 euh km de nationale autoroute nationale départementale et puis tout le reste soit 700000 hein le total 11000 et bien c’est des petites routes les petites routes blanches vous savez sur les cartes les cartes routières et ben on a une densité incroyable. C’est ces petites routes blanches qu’il faudrait calmer, c’estàdire réduire la vitesse au maximum et pouvoir consacrer ses route aux véhicules intermédiaires et on pourrait ainsi avoir une meilleure cohabitation de tous les modes et une sécurité correcte. Voilà, c’est c’est une des pistes explorées. Merci. La dernière piste me paraît intéressante. J’avais oublié une partie dans ma question. Est-ce que pour des déplacements assez longs dont on a besoin pour lesquels on a besoin de ce ces vicules intermédiaires, est-ce qu’il faudrait pas est-ce que c’est pas plutôt le transport en commun qui qui serait plus bien sûr, il faut articuler l’ensemble des modes alternatifs à la voiture, hein. Euh et bien sûr, on peut très bien imaginer de de de l’articulation entre vélos, voir petits véhicules intermédiaires. Je je dirais plutôt entre des vélos spéciaux, hein, euh et des et des transport public. Mais voyez, si on fait un rabattement à vélo vélo spécial, si on fait un rabattement comme ça, on peut alors avoir des lignes de transport public plus directes, plus cadencé, plus efficace. Donc voyez le l’avenir c’est d’arriver à articuler vélo, vélo spéciaux et ligne de transport public cadencé direct. Et si on fait ça, on on devrait pouvoir avoir un système compétitif par rapport à la voiture. [Musique] Pendant que je marche par applaudissement, qui a vu Jean-Jacques dans le film ? [Applaudissements] Euh, bonsoir. Moi, ce que j’ai retenu dans le film, c’est que ça corres les véhicules intermédiaire, il comblerait beaucoup de besoins de de la flotte des véhicules d’une aglo ou d’une mairie ou quoi que ce soit. Parce que si tous les camions qui ramassent les feuilles ou je sais pas quoi ou les le fourgon qui livre les repères de missile ou de ce truc là qui sont des gros véhicules et si on remplace ça par des vélos enfin des véhicules intermédiaires, ça prend moins de place. qui sert à tous les 10 m pour livrer, pour ramasser, pour je sais pas quoi. Et je me dis que ce sera une bonne solution de que ce soit visible par tout le monde et en même temps de réduire la voilure des gros des gros engins en ville par exemple. Oui, oui. Les les flottes les flottes de véhicules communaux ou intercommunaux euh c’est c’est un un des potentiels des véhicules intermédiaires et notamment de de véhicules adaptés au transport, de petites charges et cetera. J’ai un exemple tout bête que j’ai découvert même par hasard. Euh je passais par tour et à tour les services des des espaces verts ont en fait adopté plutôt que des camionnettes dans les parcs, c’est ce qu’ils avaient avant. Bah maintenant ils ont des des vélos cargos, enfin des gros vélos cargos type de ce qu’on a vu là et ils transportent tout avec ça et ils sont ravis parce que c’est ça abîme moins les chemins, c’est plus adapté à ce qu’ils font. Euh c’est ça fait moins de bruit, enfin c’est beaucoup mieux quoi. Et en fait, il y a plein de services municipaux où qui pourrait qui pourrait adopter ces ces ces véhicules et ça a déjà commencé un peu partout hein à Grenoble, à Strasbourg aussi en ont et cetera. dans pas mal de vie. Bonsoir. Euh moi j’arrive à un ensemble de questions. Mon constat c’est que que il y a quand même d’autres pays en Europe qui ont tenté le la démarche et qui ont réussi à augmenter le le volume de vélo, on va dire en tout genre dans leur quotidien. Nous avons les pays nordiques enfin dans Holland et cetera. Pourquoi est-ce que ça semble aussi compliqué chez nous ? Et puisque avant d’en arriver à ce stade là, il il y a quand même des étapes intermédiaires, j’imagine, qui peuvent être atteignables, mais j’ai l’impression qu’on arrive pas à les à les développer. Perso, j’ai l’impression que le on a plusieurs contraintes qui sont d’une part le le prix le prix le prix d’achat et ensuite le deuxième, c’est que pour investir une telle somme, c’est très sympa de pouvoir l’essayer. Or, on n pas cette proximité là dans les deux cas. Est-ce que vous avez euh dans votre expérience ou dans des échanges avec d’autres consultants que vous auriez pu voir euh une expérience sur la stratégie de déploiement ? Comment est-ce qu’on est arrivé par exemple à Hollande pour développer autant ces vélos ? Pourquoi est-ce que chez nous par exemple la problématique du vélo vendre des vélos cargo devient une difficulté parce que tout simplement on peut pas étendre les murs des magasins. Et comment eux ils sont arrivés et pourquoi nous on n’y arrive pas ? Bah je vous explique. Et euh enfin, j’ai des idées hein, moi j’ai déjà une piste sur laquelle je travaille mais euh c’est pas encore fait. Et euh enfin euh le le prix euh est-ce que des locations est-ce que des est-ce qu’il y a des choses qui existent ? Est-ce qu’il y a des stratégies qui existent pour arriver à nous amener, on va dire, à une étape intermédiaire qui ferait ralentir tout le monde avant d’arriver à l’étape suivante qui serait de plus caré. Je vous rappelle quelques éléments de historiques. Il faut il faut se souvenir que euh je je vais prendre plusieurs exemples, hein. Euh prenons Paris. Bon, c’est très loin d’ici, c’est totalement différent, je le sais bien. À Paris, il y avait 0,2 % des déplacements qui se faisaient à vélo en 1976. On a une enquête solide faite à ce moment-là. 02 % c’était donc rien quoi. On pouvait passer toute une journée à Paris sans voir pratiquement aucun cycliste. Et tous ceux qui sont aller à Paris ces derniers temps, vous avez remarqué qu’il y en a quand même énormément aujourd’hui. C’est c’est dingue. Qu’est-ce qu’on disait dans les années 80 90 ? On disait et j’ai fait partie des gens qui l’ont dit, ça va être très difficile de voir le vélo refleurir à Paris tellement il est tombé très bas. et ben je me suis trompé. C’est que les chercheurs peuvent parfois se tromper, désolé. Ça arrive. Et évidemment parce que je me suis trompé, j’ai essayé de comprendre pourquoi je me suis trompé. Et bien parce que le vélo c’est un système, c’est tout un ensemble de choses qu’il faut remettre en branle. Et en particulier, je vous le fais court. Qu’est-ce qui permet de relancer le vélo le plus efficacement ? et bien ce ne sont pas des aménagements cyclables, c’est la modération de la circulation automobile. C’est ça qui est le plus efficin après ça veut pas dire qu’il faut pas faire d’aménagement cyclable mais il faut faire des aménagements à condition qu’il prennent de la place à la voiture et qu’il contribue à réduire le trafic en volume et en vitesse. Voilà. Alors, c’est ce qu’on fait les Pays-Bas et ils l’ont fait fortuitement. On est au début des années 70 euh les enfants se font écraser par les voitures de plus en plus nombreuses au Pays-Bas. Il y a un engouement extraordinaire pour le pour les voitures au Pays-Bas comme partout. Et les enfants dans ce pays très dense, les enfants ont l’habitude de jouer dans la rue et ils se font écrabouiller. Et alors les habitants se révoltent en disant c’est pas possible. Alt au meurtre des enfants, c’est le nom d’une association qui s’est créée en 1971 puis qui a fait des manifes et tout. Bon, alors euh on a donc décidé de réduire le trafic auto, de faire des rues de dessert euh avec des voitures au pas sans trafic de transit et euh ça s’appelle les vaonerfen, c’est-à-dire littéralement les cours d’habitation, ça veut dire et on l’ traduit nous par cours urbaine, mais en fait dans la dans la dans la culture néerlandaise, le la rue c’est un prolongement de l’habitation. Donc c’est comme une cour d’habitation. Voilà. Et donc on a on a créé des rues très très calmées comme ça. Et qu’est-ce qu’on a découvert ? Donc les enfants effectivement étaient plus en sécurité mais ça a permis aussi fortuitement de relancer le vélo. Après, je peux vous raconter comme ça plein plein d’histoires. Prendre une beaucoup plus récente. Lille, on est en septembre 2016. La mère de Lille et son équipe là, Martine Aubri, décide de fermer au transit le centre-ville. C’està-dire, on peut plus traverser de part en part, on peut accéder en voiture au centre-ville, mais on ne peut plus le traverser de par en part. On on ne peut accéder que par des boucles de dessert. Bon et bien euh entre septembre 2016 et septembre 2017, en 1 an, on a vu le trafic vélo exploser plus 40 % sans aucun aménagement cyclable supplémentaire. Donc maintenant, passons à Tarbe. Donc vous avez compris ce qu’il faudrait faire. Si vous rendez impossible, imaginez impossible le transit à travers le centre-ville de la ville, c’est qu’on pourrait accéder en voiture, en commerce et tout bien sûr, mais pas traverser de part en part le centreville. Si on faisait ça à Tarm sans aucun aménagement cyclable supplémentaire, ça coûterait pas grand-chose et ça il y aura une explosion de cycliste. Voilà. Donc ça c’est la première recette. Après, pour reconstituer un système vélo, il faut beaucoup beaucoup d’autres choses. Il faut des services, il faut par exemple bah des réparateurs de vélo, hein. Si on peut pas réparer son vélo, bah on va pas loin. Enfin, sauf si on sait on est un as du bricolage, mais il y a toujours un moment où un truc on sait plus faire. Bon, voilà. Donc la réparation, location de vélo si si on a un vélo en panne, euh formation des cyclistes pour ceux qui veulent veulent se remettre au vélo, la remise en selle comme on dit et cetera, enfin la communication, euh mettre le maire à vélo. Bon, je sais hein qu’il a un certain âge et qu’il se représente pas. Bon voilà. Non, mais vous voyez c’est tout ça tout ça qui permet de redonner une bon pour pour le dire autrement au Pays-Bas vous avez les deux tiers les 2/ tiers des parlementaires qui se rendent donc au parlement à vélo, hein. Il y en a quelques-uns, on en a vu hein, on en a vu à l’image des députés à vélo prêts à à faire entrer les mais voilà, ils sont peu nombreux, très peu nombreux. Bon voilà, je peux je veux pas être trop long pour laisser place. Il y aura énormément de choses à dire. Ouis. Qu’est- c’était la J’ai pas répondu entièrement à votre question. Il y avait j’ai évoqué la l’aspect sur les euh sur l’accès pardon à l’accès à ces nouveaux vélos à savoir on ne peut pas étendre la taille des murs dans les magasins. Oui répondre tous ces vélos. Euh donc effectivement là je n’ai répondu que pour le vélo classique et ce qu’on constate au Pays-Bas que peu à peu, ils se sont mis à développer ce qu’on appelle donc les vélos spéciaux. Les vélos cargos dans les années 70 il y en avait pas au Pays-Bas. puis c’est arrivé peu à peu euh chez nous, bah c’est pareil, au début des années 2000, il y avait aucun pratiquement aucun cargocycle en France. Et puis ça l’offre s’est développée. Maintenant dans les grandes villes, on en voit plein. Je pense qu’ici il y en a aussi de plus en plus. De même, les vélos allongés, vous savez où on met deux trois enfants à l’arrière, bah il y en avait pas du tout il y a 10 ans, rappelez-vous. Il y en avait pas il y a 10 ans. Bah aujourd’hui il y en a plein. Il y a un truc qu’on a qu’on ne voit toujours pas chez nous mais je vous assure que ça va débarquer. C’est le tricycle pour personnes âgées. Mais il y en a plein au Pays-Bas. Quand on quand on commence à à ne plus avoir tellement l’équilibre et ben on aime on préfère être sur trois roues que seulement sur deux. Et ben des tricycles, il y en a c’est très courant au Pays-Bas. Vous allez voir, ça va débarquer hein en France évidemment et ça commence hein. Il y a il y a un fabricant près de Marseille qui vend très bien sa production. Enfin voilà. Donc le problème c’est ça, c’est qu’il y a des décalages. Le terme clé à comprendre, c’est il y a des décalages dans la la diffusion de du vélo, des vélos spéciaux, des solutions pour mettre pour favoriser le vélo. Il y a des décalages en temporels en tout genre et il y a des décalages entre pays, d’abord aux Pays-Bas, puis ensuite en Allemagne, puis ensuite en France, d’abord dans les centres-villes, puis ensuite en proche périphérie, puis finalement en grande périphérie. D’abord dans les grandes villes, puis les villes moyennes, vous, puis les petites villes, voyez, et cetera. Il y a il y a toutes sortes de décalages aussi selon les catégories euh de personnes. Donc c’est plutôt d’abord les CSP+ qui se mettent au vélo pour des raisons de santé. Puis ensuite c’est plutôt les classes moyennes. Et on voit quand même on voit déjà en ce moment les classes populaires commencer à se à se mettre au vélo à leur façon. Très étrange pour pour des bourgeois mais voilà. Autre question. Alors je vais passer le micro. Je voulais juste dire que Frédéric Eran a fait un petit peu de vélo dans la ville aujourd’hui. Donc il est arrivé par la gare. Il est arrivé sur ce magnifique parking qui donne très envie d’aller découvrir Tarbe. Donc voilà, il a un petit peu vu la ville avant de de venir ici ce soir. On va juste changer de caméra pour des raisons techniques d’organisation de plus de place sur la caméra et après c’est bon. Oui. Bonsoir à toutes et tous. Donc je vous remercie déjà, je remercie l’association pour cette très belle soirée autour des mobilités parce que c’est un sujet quand même qui est un des émetteurs les transports c’est un des émetteurs enfin essentiels avec d’autres mais des émissions de gaz à effet de serre. Donc c’est un sujet important. Alors moi je suis parlementaire et et alors je je voudrais aborder aussi le sujet de de la voiture dans le sens culturel. C’est-à-dire que j’ai parfois l’expérience quand je me rends à des cérémonies ou à des inaugurations, quand j’arrive avec ma voiture qui est pas grosse voiture, normale quoi, c’est pas non plus un véhicule intermédiaire mais voilà euh où on me dit euh on m’arrête et on me dit non non vous pouvez pas vous garer là. Je dis mais attendez, je suis parlementaire, je suis la députée et on me dit “Ah mais vous avez pas la voiture qui va avec la fonction. Tiens donc euh c’est très bizarre. Donc voilà, il faut aussi déconstruire ce ce phénomène culturel qui voudrait que parce qu’on a voilà, on est parlementaire ou parce qu’on est cadre ou parce que on on devrait avoir une grosse voiture quoi. En fait, c’est un peu c’est un peu ça quoi ce qui ce qu’on on fait passer à travers cette remarque là. Et on le voit aussi au niveau des concessionnaires. Aujourd’hui, par exemple euh il y a des il y a Renault qui vient de sortir c’est ces nouvelles voitures. Bon ben, ils sortent les voitures les plus grosses en premier parce que c’est là sur ces voitures-là qui font les marges et donc ils sortent les grosses voitures en premier et vous aurez en 2026 bah les petits modèles quoi. Euh donc euh voilà donc il faut s’attaquer aussi à tout ça et c’est un chantier énorme. vous parliez par rapport à la par rapport au fait qu’il faut diminuer aussi la circulation en voiture pour pouvoir mettre du vélo. Bon, on a un exemple ici sur le département, vous avez deux voutes en fait parallèles qui vont de bannière à Tarbe. Il y a deux routes. Pourquoi il serait pas impossible finalement de de se dire ben voilà, il y en a une qui est consacrée à des cadencement de de de transport en commun, de de véhicules intermédiaires, de de pistes cyclables pour justement favor et on et on enlève une route à la voiture quoi. Euh et on réfléchit à voilà, il y a des solutions qui sont faisables, il y a même une voie ferrée, vous voyez. Donc on a de quoi se déplacer. Donc voilà, il y a il y a il y a des idées. Après, il faut aussi la puissance publique derrière qui et et la volonté politique. Et je peux vous dire qu’à l’assemblée euh il y a pas de véhicule intermédiaire, hein. Euh il y a beaucoup de SUV encore. Oui. Oui. Et quand vous parlez de deux pour le doublement de la CD8, il y en a tr et voilà. En plus et la alors oui, les représentations c’est vraiment un un sujet central. encore un un des obstacles terribles qu’il faut affronter pour développer les véhicules intermédiaires. Mais euh alors les représentations, elles sont effectivement, comme vous l’avez suggéré, elles sont terriblement façonnées par les constructeurs automobiles à coup de publicité euh euh massive. Enfin, c’est très impressionnant. C’est plus de 3 milliards d’euros par an rien qu’en France consacré aux publicités. Et effectivement, à plus de 50 % ce sont des SUV. enfin même plus je crois. Enfin, c’est essentiellement des publicités pour des SUV. Et comme vous l’avez dit euh je le précise un tout petit peu euh les marges des constructeurs sur les SUV sont bien plus importants. Pourquoi ? Parce que les une berline, une voiture classique euh ne coûte pas plus pas moins cher à fabriquer qu’un SUV, mais on narrive pas à la vendre aussi bien, hein. Pourquoi le dire autrement ? suv ça coûte pas plus cher à fabriquer qu’une berline mais on peut mais les gens croient que parce que c’est plus gros bah ça mérite plus de plus de moyens à dépenser pour pour les l’acquérir et l’écart c’est 10 15 % he donc on a 10 à 15 % de marge sur un SUV et presque rien sur un sur une berline. Évidemment, on comprend que les constructeurs fassent tout mettent tout paquet sur sur ce qui produit ce qui entraîne le plus de marge. Alors, on se retrouve donc aujourd’hui avec la moitié des véhicules qui sont des SUV vendus, qui sont des SUV qui sont surdimensionnés d’à peu près 10 % au moins. Plus haut, plus long de plus long de 25 cm, plus large de 10 cm. plus massif, plus consommateur d’énergie à peu près de plus 15 % d’énergie à peu près autant de d’émission de gazf et de ser supplémentaire. Enfin, les les suiv, c’est une catastrophe hein. Et tout ça pour se sentir un petit peu au-dessus de la mêlé parce que c’est vrai qu’on est on est un peu un peu un peu au-dessus et donc on a l’impression de dominer le la situation et c’est d’ailleurs très prisé aussi par les femmes pour cette raison parce qu’on se sent plus en sécurité dans un SUV. Mais évidemment, ça se paye pour moins de sécurité pour les autres parce que quand on quand une quand un véhicule est bien plus lourd, il est c’est une loi de l’énergie cinétique, il est plus dangereux pour les autres. On est on a donc moins moins de risque d’accidente quand on est dans un véhicule lourd, mais on crée bien plus d’accidents, bien plus de risque pour les autres et notamment pour les piétons qui au lieu d’être euh touchés aux jambes par les par les berlines sont touchés plutôt au bassin par les par les SUV et donc SUV pour un piéton, c’est beaucoup plus dangereux et c’est à peu près la même chose pour un cycliste. Voilà. Alors, les représentations, comment les modifier ? Ça va être un énorme un énorme problème. En fait, je pense que la seule solution, mais on en est très très loin, ce serait de limiter la publicité. Et là, c’est c’est un tabou absolu pour l’instant, hein, parce que il y a des emplois et cetera mais on sera obligé d’en venir là. Alors, je vais vous don dire quand même pourquoi c’est dit un peu dans le film. Euh parce que c’est vrai que le la question des gaz des émissions de gaz à effet de serre est évidemment euh est absolument cruciale, j’en doute pas. Mais l’autre aspect qu’on oublie souvent, c’est la le gaspillage de matériaux. Et dans le film, ça a été beaucoup dit. C’est absurde de d’utiliser en moyenne 1 tonne 300 pour transporter en moyenne 110 kg de personnes de charge. OK. Autrement dit, qu’est-ce que transporte une voiture ? Sa propre masse d’abord et avant tout à 92 %. Que transporte une voiture ? voiture et accessoirement un petit peu que transporte un vélo à 17 % seulement la bicyclette et tout le reste 83 % ben c’est un cycliste ou une cycliste. OK donc euh euh mais attendez il y a il y a bien pire. Quelle est l’empreinte matière d’une voiture hein ? Vous connaissez peut-être l’empreinte carbone. Bon ben, on a aussi une empreinte matière. Quand on fabrique une voiture, il faut évidemment utiliser des matériaux pas seulement pour la voiture mais aussi pour l’usine qui fabrique la voiture, mais aussi pour l’usine qui va qui a élaboré les matériaux pour fabriquer la voiture. L’usine qui a extrait, donc la mine en fait qui a extrait le minerai, qui l’a raffiné et cetera. Quand on fait le calcul de toutes de toutes les matières, y compris jusqu’au recyclage, de toutes les matières utilisées par une voiture, tenez-vous bien, l’empreinte matière d’une voiture de 1 tonne 3, c’est 10 fois plus, c’est donc 13 tonnes. OK. Non, non, bien sû que non. 13 tonn. OK, c’est 10 fois plus. Mais attendez. La voiture électrique, c’est pas 10 fois plus, c’est 20 fois plus. Alors, pourquoi ? Parce que dans une voiture électrique, il y a beaucoup plus de matériaux critiques qui exige plus de travail, plus de d’extraction minière, de de de traitement des matériaux et cetera. Donc une voiture électrique, c’est vrai qu’elle émet sur tout son cycle de vie à peu près, il y a des débats trois 4 5 fois moins de d’émission de gaz à effet de serre que une voiture thermique mais son empreinte matière est double double et ça personne ne le dit, on ne l’entend jamais. Voilà. Donc ça veut dire qu’une voiture électrique qui pèse 1 tonne 5 en moyenne, elle a une empreinte matière de 30 tonnes. 30 tonnes. Donc quand vous voyez quelqu’un dans une voiture électrique se balader là he pour transporter ses 80 70 80 kg, il utilise 30 tonnes de matière. C’est c’est complètement délirant hein. Évidemment que ça va pas être durable. Et qui le dit ? Ben, c’est pas un économiste qui peut dire ça, c’est par exemple un spécialiste des matières premières. Je pense à un certain Olivier Vidal qui est un spécialiste de renommée internationale, Grenoblois. Voilà, c’est un spécialiste des matières premières. Quand on le lit, bien il explique très simplement que bon ben voilà, il vous rappelle, il nous rappelle une chose que nous savons tous, c’est que nous vivons dans un monde fini, hein. C’est-à-dire que les ressources de la planète ne sont pas infinies, elles sont finies et que quand on aura tout épuisé, bah il y en aura plus. Alors ça va pas se passer comme ça du jour au lendemain hein. Il explique très bien comment au fur à mesure qu’on va utiliser les matériaux, les enfin qu’on va épuiser les mines, on va pouvoir en ouvrir d’autres quand même parce que entre-temps le prix des matériaux aura augmenté donc il deviendra plus rentable d’utiliser enfin de d’ouvrir des mines qu’on aurait pas ouvert avant et cetera mais on donc on va pouvoir retarder l’épuisement des ressources. Ça va dépendre aussi évidemment de de de questions géopolitique énorme. Enfin, qui détient les ressources, quel pays et cetera, il y aura des guerres et cetera pour pour l’accès à ces ressources. Enfin bref, de toute façon, même si on va pouvoir retarder quand même l’échéance, elle arrivera. Elle arrivera quoi. Voilà ce qu’il conclut. Et c’est pas un gauchiste, hein, je c’est c’est quelqu’un d’un scientifique pur et dur. Alors, en parler d’imaginaire, nous c’est un petit peu ce qu’on a voulu faire avec ce film, c’était de vous présenter ce qui existait. On disait bah c’est vrai que il y en a beaucoup qui vont pas acheter sans voir et pour acheter ou même pour vouloir voir, il faut déjà avoir conscience que ça existe. Voilà, nous c’était un petit peu le but aussi aujourd’hui, c’était de vous présenter ce qui existait. Alors, il y a autant de véhicules intermédiaires que de gens parce que vous voulez vous pouvez tous en inventer. Mais voilà, c’était aussi un petit peu le but de montrer tout ce qui existait. Et par rapport à Terpnière, il y a de semaines les trois associations de vélo donc vélo russent arbre, cycle motivé 65 et os le vélo à Bannière, on fait une convergence vélo. On s’est réuni à Montgayillard, on était 140 pour justement demander une liaison cyclable entre Ternière. Donc ça fait plusieurs années qu’il y a ce projet, on attend et donc voilà, il y a il y a bien un engouement sur cette lison. Merci. Euh moi ce qu’il par rapport à ce que vous dites, c’est ce qu’on a vu euh moi c’est pas les véhicules qui me dérangent, c’est pas qu’il y ait des SUV. D’ailleurs, le SUV, quand est-ce que démarre le SUV ? Le Renault Capture est un SUV. Pourtant, c’est souvent plus petit qu’une berline qu’une autre qu’une autre berline. Donc il y a la définition du SUV aussi qui est pas qui est pas claire pour moi. Et puis après, c’est pas le véhicule qui me dérange, c’est l’usage qu’on va en faire. Euh quand on est en ville, par exemple, les voitures électriques, les voitures électriques, de mon point de vue de néophit ne devrait être utile que pour les petits parcours ville et périurbain. Pour moi, ça devrait être utile qu’à ça. Faire des véhicules électriques qui font qui ont une autonomie de 400 ou 600 km, pour moi, c’est une aberration. Pour ça, il y a d’autres véhicules qui sont conçus, qui sont très économiques et qui fonctionnent aujourd’hui. C’est pareil pour ces véhicules intermédiaire. Euh bon, j’ai bien compris que dans le film, c’était un symbole, mais faire le tour du monde avec un véhicule intermédiaire, c’est pas le but du véhicule intermédiaire que de faire le tour du monde. C’est peut-être pas le but non plus d’aller en montagne. C’est aussi pour des transports ruraux, pour ce dont vous avez parlé. Enfin, je pense qu’il faut redéfinir les usages des véhicules avant de dire que ce véhicule n’est pas bon parce qu’il est pas bon pour tel usage. Mais peut-être que le SUV pour une personne en situation de handicap qui a besoin de de maître fauteuil roulant, qui a besoin d’une hauteur euh suffisante, peut-être que pour cet usage là, le SUV alors est important. Donc ne jetons ne jette pas ne jettons pas tout et essayons de voir un petit peu usage par usage et puis he le train, on en parle pas, il y a les transports en commun et cetera et cetera. Voilà, moi je voulais juste focaliser là-dessus. Merci. Oui, c’est c’est assez juste que vous dites, c’est clair que euh il faudrait pouvoir utiliser le bon véhicule pour chaque usage différent. Bah, c’est ce qu’on fait aux États-Unis. Les Attendez, vous allez voir, vous allez voir comment les dans les ménages, on a souvent euh trois véhicules. Alors, un pour la campagne, un pour la ville, un pour euh aller dans les dans les montagnes, dans les champs, enfin dans les sur les chemins. Voilà. Et et donc c’est un gaspillage fantastique fantastique. Et la solution à la française en l’européenne d’avoir un v un un véhicule multiusage polyvalent avec lequel on puisse faire tout à la fois partir en vacances en famille et les les et des déplacements quotidiens. C’est c’est pas complètement stupide. En tout cas, c’est quand même mieux que euh ce qui se passe aux États-Unis, hein. Euh mais vous voyez bien que ça reste quand même un gaspillage énorme puisque on l’a vu avec les les quantités, mais le gaspillage, il est aussi temporel, hein. Alors, vous avez sûrement entendu dire que on utilise les véhicules seulement 5 % du temps. Et ben, c’est faux. C’est 3,5 % du temps. J’ai refait tous les calculs et en fait ça baisse. Le 5 % il est vieux. On il était vrai il y a il y a 20 ans et puis on le répète à l’envie mais les choses ont évolué. Les véhicules les véhicules vieillissent de plus en plus. On a 40 millions de véhicules en France, c’est dingue. Et on a beaucoup de véhicules qui servent pas beaucoup. le la voiture du grand-père qu’on garde pour alors que le le grand-père est décédé depuis un moment, on le garde pour le pour le gamin qui est qui est étudiant, qui revient parfois le weekend. Voilà, on garde des vieux véhicules qui servent pratiquement pas et donc en fait le le taux le taux d’utilisation de d’un véhicule est extrêmement faible. En fait, tous ces véhicules servent très très peu quoi. C’est c’est ça qui est dingue. Les véhicules intermédiaires ne serviront pas plus hein. Mais mais leur avantage fondamental c’est c’est l’économie de matériaux qui elle est est énorme puisqu’on divise par 10 quoi le hein entre un véhicule de 130 kg et et un autre d’une tonne 3. Il y a aucun doute. on et non seulement on divise par 10 le poids du du véhicule mais aussi et encore plus je pense empreinte matière parce qu’on a des matériaux moins sophistiqués, moins élaborés dans un véhicule intermédiaire de base que dans une voiture. Donc l’empreinte matière, je sais pas la personne ne l’a calculé pour l’instant, mais elle est elle est elle est elle est elle doit pas être 10 fois le poids du du vélo, mais peut-être sep fois h fois, j’en sais rien. Voilà. Alors donc c’est pas Oui. Alors donc en fait comme l’a dit Aurélien Bigot à un moment, vous avez entendu, il a dit mais on utilise un on utilise sa voiture à à pleine capacité que six voyages par an de plus de 80 km. pas pas plus c’estàd pour partir en vacances quoi. Sinon, elle est pratiquement jamais pleine cette voiture. Et là, on a un vrai sujet parce que si on renonce à la voiture pour acheter un véhicule intermédiaire, comment on fait pour partir en vacances ? On a tous de bons souvenirs de vacances par que la voiture pleine avec les enfants qui hurlent les chansons stupides et voilà. Bon mais ça veut dire qu’il faudra inventer une autre manière de partir en vacances si on veut vraiment renoncer aux voitures et certains s’y essayent aujourd’hui déjà. C’est très étonnant de voir quand on fait de la randonnée à vélo de voir des familles désormais qui essayent de de partir avec leurs enfants. Et je vous assure, un enfant dès dès l’âge de 8 ans, c’est incroyable, il vous fait 40 km dans la journée sans problème. Je sais pas si vous le savez ça hein. Un enfant de 8 ans, il peut parcourir 40 Je raconte pas de carabisto, je il existe une randoau famille par exemple menée par une association de de randonneurs. Une randoau famille chaque année sur le le 4e cette année a eu lieu là euh il y avait 40 personnes, moitié d’adultes accompagnant les enfants et moitié d’enfants dont plein d’enfants de cet âge-là, hein. avec des des étapes en une semaine et des étapes de 40 km chaque jour. inventer d’autres manières de partir en vacances qu’avec une grosse voiture. Voilà, c’est peut-être la solution pour permettre de développer les véhicules intermédiaires. Donc, en parlant de d’enfants à vélo, peut-être que il y en a parmi vous qui étaient à cet endroit même la semaine dernière pour aller voir le film de Vincent, Nathalie et leur famille qui ont fait un Tour de France à vélo. Un tour de France, un tour de la Méditerranée, qu’est-ce que je raconte ? un tour de Méditerranée à vélo avec leurs trois enfants et la plus jeune a fêté ses 5 ans pendant le voyage. Donc c’est quand même vraiment impressionnant mais c’est possible. Et si vous voulez voir un vélo de voyage de plus près, le vélo vert là devant c’est un vélo de voyage. Et par rapport aux personnes à mobilité réduite euh j’ai un peu habité au Pays-Bas et j’ai jamais vu autant de personnes à mobilité réduite dans la rue que au Pays-Bas. Et en fait, je me suis dit que c’est parce qu’il y avait tellement d’aménagement et pas trop de voitures euh queen fait il y avait des vélos adaptés qui étaient partout, que ce soit des vélos couchés, des alors j’ai vu des tandemes tricycle. Donc il y avait deux personnes sur un vélo tricycle euh et souvent la personne mobilité réduite était devant et la personne valide était derrière et conduisait. Et j’ai eu tellement de vélos adaptés et souvent quand on supprime des places de stationnement en plein centre-ville, on dit “Oui, mais les personnes handicapées et cetera.” Et en fait oui, bien sûr que pour certaines personnes, il faut la voiture, c’est clair. Par contre, en France euh notamment à Tar quand on voit l’état des trottoirs, quand on se balade en fauteuil roulant, B en fait, on peut pas se balader. On prend la voiture, on se pose et voilà. Donc l’argument des personnes à mobilité de réduite, c’est un peu qui tout double. C’est vrai qu’il y a des personnes qui ont besoin de la voiture, mais il y a tellement de personnes qui pourraient se déplacer autrement qu’en voiture si c’était possible. Voilà. Oui. Oui, je suis bien d’accord. On appelle tous ces vélos des handicycles, hein, des cycles adaptés au handicapés. Il y a en gros un handicycle différent par handicap tellement il y a toutes sortes de handicap. Donc et on commence à voir en France des sociétés spécialisées là-dedans dans le développement de matériel de cycle adapté. Euh donc bonjour. Moi, j’avais une une question justement par rapport à à donc à ces longs trajets. Effectivement, il existe des enfin comme vous le dites, il peut exister des alternatives mais malheureusement enfin c’est pas enfin c’est pas forcément le cas de tout le monde et c’est peut-être des alternatives qui peuvent être compliquées à mettre en place et peut-être aussi un niveau financier. Après, je j’en sais pas je ne sais pas combien enfin combien tout cela peut coûter mais euh euh mais donc si ces possibilités existent, si elles existent déjà, quelles sont-elles ? Et sinon enfin pour parce que pour se déplacer d’un point A précis à un point B précis sur de longues distances, c’est quand même compliqué je pense. Et un et un deuxième point aussi, c’est que par par rapport à mon expérience personnelle, en fonction des situations de chacun, on peut être amené à tous les jours faire des trajets qui sont plus ou moins longs sur des sur des sur des enfin sur des endroits qui sont pas forcément adaptés peut-être pour faire du vélo. C’est mon c’est mon cas à moi. J’ai pendant 4 ans dû faire tarb là de tous les jours matin et soir pour aller donc pour me rendre à mon collège. Et c’est vrai que même à l’époque, je pense pas enfin je j’aurais pas pensé pouvoir le faire en vélo et ça me serait même pas venu à l’idée tellement pour moi ça me paraît assez compliqué ou quoi que ce soit ou alors pour des personnes aussi qui ont pas forcément les les capacités physiques de le faire. Et si elles ont pas les capacités physiques de le faire, s’il y a des alternatives qui existent, peut-être les moyens de les engager. Voilà. Oui. Oui. C’est clair qu’on va pas trouver des solutions à tous les problèmes de chacun du jour au lendemain. Ça c’est évident. Et on comme toujours, on ces véhicules intermédiaires, ils vont commencer par euh par euh s’imposer alors surtout les vélos spéciaux d’abord par s’imposer là où c’est possible. Bon et et il y a plein plein de cas où évidemment ce sera pas du tout simple. Donc je je ne dis pas le contraire. Souvent on oppose à ce genre de solution. un cas extrême manifestement là ce sera pas possible. Ah oui oui, je suis d’accord hein. Mais euh il y a plein plein d’autres cas heureusement où c’est c’est tout à fait faisable de commencer par ça quoi. Il faut pas commencer par le plus difficile, faut commencer par le plus évident quoi, le plus ce qui ce qui paraît le plus logique. Voilà. D’ailleurs, Frédéric Eran est venu avec un vélo pliant. Et donc ça c’est aussi une des solutions quand on veut aller d’un point A précis à un point B précis. Si on doit faire A prime, B prime parce qu’il y a le train ou le bus ou quoi que ce soit, le vélo, ça peut permettre de faire le dernier kilomètre. 3 km à pied, ça use, ça use. Mais 3 km à vélo, c’est faisable. Donc c’est pour la petite histoire, j’ai acheté alors c’est pas celui-là mais enfin j’ai acheté un vélo pliant euh sur un contrat de recherche en disant bah voilà j’ai besoin de ça pour mes recherches et le CNRS il a évidemment un petit qu’est-ce que c’est que ça acheter un vélo sur un contrat de recherche. Et alors je leur ai dit mais écoutez très simple c’est nécessaire pour pour ce que je fais et puis surtout ça va améliorer ça va augmenter ma productivité de chercheur. Voilà. Est-ce qu’il y a une dame qui voudrait parler ? Une dame ? Ah, il y avait une petite dame qui hésitait tout à l’heure, qui s’est motivé. Ah, on peut l’applaudir, je pense. [Applaudissements] Euh moi, j’aimerais bien aller à l’école en vélo tous les jours, mais comme il y a trop de voitures, je peux pas y aller. Et je me demanderai comment on pourrait faire pour mettre une piste cyclable à la rue de l’école directement sans euh Oui. Bah oui, très bonne question parce que euh en fait je je ça me fait penser à la ville de Courtrait. court trè vous savez c’est en en en Flandre belge près de Lille et il voyait dans les années 70 le vélo décroître décroître comme partout ailleurs hein et ils se sont dit au début des années 80 il faut qu’on améliore il faut qu’on c’est dommage c’est trop dommage que les collégiens renoncent au vélo. Alors, ils ont pris le problème très concrètement en regardant collège par collège, lycée par lycée, quels étaient les trajets des des écoliers ou des lycéens et ils ont traité un à un toutes les voies principales d’abord puis secondaires menant au au collège ou au ou au lycée. de toute façon très pragmatique, très progressive et c’est ça qui a permis le redressement de la pratique du vélo à court trait c’est une ville qui maintenant a je pense ça doit être au moins 20 % de des déplacements qui se font à vélo. Sinon plus, je pense qu’ils en sont à plus parce que 20 % c’est un chiffre un peu ancien dans que donc ça doit être certainement supérieur encore aujourd’hui. Voilà. Alors, je pense que ça le pragmatisme, voyez. Au lieu d’essayer de faire un de faire des choses, de saupoudrer les aménagements un peu ici, un peu partout, prendre un collège et regarder. Alors, j’ai un autre exemple peut-être encore plus extraordinaire parce que parce que bon, si vous voulez les les flamands, c’est des gens bizarres. Ils ont ils seraient né sur un vélo, enfin comme les les néerlandais, mais tout ça est totalement faux. Mais bon, non, on va prendre Jacou. Jacou au au nord de Montpellier. Nous, on est en grande en grande périphérie. On est en en 2000. Donc voyez, ça a déjà 25 ans cette histoire. Et là, on a un nouveau collège qui est créé entre deux villages, Jacou et je sais plus comment s’appelle l’autre. Et on se dit bon pour les 2 km à faire de chaque village jusqu’au collège entre les deux, c’est trop bête d’affrêter des bus et si on faisait des aménagements cyclables bien correct. C’est le département de l’héros qui a décidé ça en 2000 à une époque où le vélo en plus dans le midi de la France. Bon bah personne ne pensait pas, il y a eu pas beaucoup de gens qui y croyaient. Et bien dès l’ouverture du collège, bingo, la moitié des collégiens viennent à l’école, enfin au collège donc à vélo parce que tout est fait pour que ce soit sécurisé, qu’on puisse venir des villages, des deux villages en correctement. Vous avez une fiche Adem qui raconte ça hein si si ça vous intéresse. Il y avait un programme aussi qui s’appelait MOBI qui a été un programme lancé par les entreprises françaises et qui a été soutenu par l’ADEM et les certificats d’économie énergie pour accompagner les collèges et les établissements primaires à la création de ces de ces voies cyclables et comment réfléchit à l’anagement cyclable au domicile de chaque collégien ou personne qui était et en fait ça a été la baisé 3 ans et ça a pas été renouvelé par la donc ça s’est arrêté il y a pas eu de nouveaux établissements qui ont été fait Ouais. Et juste pour rebondir sur la carte, j’ai pris un micro. Euh, on a quelqu’un dans notre association qui fait ça notamment pour il y a une réunion à sous ce matin où on a pu montrer qu’il y avait beaucoup de vélotfeurs, vélotafeffeuses, donc des personnes qui vont un travail à vélo qui passaient par sour. Donc ça aussi c’est un vrai argument de montrer qu’il y a des gens qui passent à cet endroit et qu’il y a une vraie demande à Montpellier. Je crois que c’est le maire qui a dit je veux pas faire une pistic là pour deux cyclistes. Du coup, ils ont fait une belle évotion. Ils étaient je sais plus 300 500 c’était vraiment énorme. Je suis l’un des deux. Exactement. Et donc il y a eu le hashtag je suis l’un des deux. Et en fait grâce à ce maire ce maire euh il y a des spécifistes qui se sont agrégés pour justement montrer qu’ils étaient une masse et qu’ils avaient besoin d’aménagement cyclable. Donc c’est vrai que parfois on n’a pas conscience jusqu’à ce qu’on on compte, on fasse les chiffres, on fasse les cartes. Donc voilà. Bonsoir. Moi, j’avais une question par rapport au soutien des pouvoirs publics ici sur ces nouvell mobilité sur le vélo puisque là le film est tourné en 2024 dans un contexte qui n’est plus celui qu’on a aujourd’hui hein avec on voit que la DEM soutient, le SCGPE soutient également. Alors depuis on est dans un contexte budgétaire contraint, on nous demande de faire des coûts budgétaires un peu partout. Et il y a une deuxième alerte que je vois aussi, c’est qu’au niveau européen, on commence à parler de revoir la baisse euh les la fin des des véhicules thermiques à 2035, je crois. En tout cas, c’est évoqué par beaucoup d’acteurs. Euh est-ce que vous êtes optimiste, vous sur les soutiens des pouvoirs publics à court, moyen et long terme ? Et j’aurais pu poser aussi cette question madame la députée aussi. Euh et est-ce que vous voyez au niveau européen et au niveau français des évolutions sur ce sujet-là ? Évidemment, je suis pas du tout optimiste. Non, c’est terrible. Le les les le budget du camp vélo a été divisé par 5. On est passé de 250 millions à 50 millions. Euh, est-ce que c’est ça qu’il fallait casser en priorité ? Évidemment, pas forcément. À quoi servait ce ces sommes ? En bonne partie à traiter des coupures, coupures urbaines, des coupures liées à des infrastructures infranchissables, à des canaux. ou des rivières affranchissables, des bois ferrées. Voilà, créer des passerelles, c’est très cher. C’est en général pas à la portée de du des petites communes. Et là, les aides de l’État, c’est pas négligeable, quoi, hein. Donc voilà, c’est un des usages possibles. Maintenant, la crise a quand même du bon pour bloquer, pour freiner des grands projets qui n’ont aucun sens. De mon point de vue, attention, je je vais peut-être je vais peut-être choquer certains, mais par exemple le canal scène nord 30 milliards d’euros alors qu’on sait qu’il sera pas du tout pas du tout compétitif avec la l’autoroute 1 à côté et que ça draînera. Enfin, c’est même pas une question de rentable ou pas rentable. C’est des sommes colossales pour un trafic de péniche qui sera de toute façon très très en de ce qu’écluse le l’autoroute à 1. Autoroute à 1, le 25 % des véhicules, c’est des poids lourds, hein. Ils se suivent à la queue le leu. C’est c’est presque autant que sur la 63 là qui longe hein qui est dans votre région. Non, dans la région d’à côté, pardon. Bref, euh tout ça pour dire que oui, il y a d’autres Oui, un autre grand projet qui est menacé, heureusement, c’est Bordeaux Toulouse, la la TGV. Enfin, voilà, les quelques grands projets extrêmement coûteux et dont on sait qu’ils sont pas forcément nécessaires et et et alors qu’il faudrait mettre l’argent dans dans tellement d’autres choses plus urgentes. Voilà. Donc ça ça me rend paradoxalement optimiste le fait que ces grands projets soient soient disons au moins retardé. Et s’ils sont retardés alors on peut espérer qu’un jour ils seront vraiment abandonnés. Voilà ce que je peux dire. Localement, on a aussi le contournement d’AD qui va coûter 76 millions d’euros. Et nous quand on a alors le contournement de AD, c’est un petit ville village au sud de Tarbe, entre Tarb et Lourde et euh ça sera à deux fois de voix. C’est un projet qui a 25 ans je crois et euh c’est déjà à deux fois de voie entre Tarbe et AD. Donc ils veulent faire le contendement entre à deux fois de voix. Et après on on arrive à Lourde et il faut traverser Lourde. Donc pareil ça sera juste on décale les bouchons et au lieu de proposer plus de bus voir une ligne de train. Bon voilà euh il est 21h. On doit rendre la bourse du travail à 21h30. Donc je propose deux trois petites dernières questions et après il y a des livres qui vous attendent si vous voulez euh dehors. Donc il y a une ici, une ici et une ici. Et voilà. Merci. C’était par rapport au problème du stationnement. Je pensais surtout au logement collectifs et notamment les logements sociaux. Qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer ça ? Parce que c’est un frein je pense à la au développement des véhicules sur Ah là là c’est un immense sujet le stationnement. Alors moi en tant qu’économiste, je suis pour qu’il soit payant même toute petite somme mais payant. Et donc je je comprends bien que pour des des un public très pauvre ce soit jugé inadmissible. Enfin bon, mais symboliquement payer 10, 20 30 € par an, je pense que c’est nécessaire pour rappeler que l’espace public n’est pas gratuit et que quand on met une voiture en permanence dans l’espace public, on le privatise de fait, on le cap qu’à pas pour soi tout seul et que c’est un problème un problème pour les autres parce qu’on prend cet espace, on on et on on empêche les autres de pouvoir le en bénéficier. Donc voilà, faire payer. Alors dans mon dans mon université, je me bagarre pour ça, pour que le stationnement soit payant dans mon dans mon université, c’est pas gagné du tout mais disons j’ai mis j’ai mis 25 ans parce que la première fois que j’ai évoqué le sujet, c’était en 1998 et 25 ans pour que il soit admis qu’il y avait un problème, qu’il était anormal de donner gratuitement une place au lieu de travail. à ceux qui venaient en voiture et rien pour les piétons. Les piétons, ils ont droit à rien. On donne de l’argent pour que les gens viennent en voiture parce que c’est pas gratuit en fait. J’ai calculé, c’est entre 200 à 400 € par an qu’on donne à tous les automobilistes qui viennent stationner gratuitement. Donc un pailleur social se rend peut-être pas bien compte, mais quand il offre une place de stationnement gratuite devant un immeuble, il la paye bien sûr, ça lui coûte de l’argent et personne ne s’en rend compte. Et si vous êtes à pied, vous n’avez droit à rien. Et si vous êtes en voiture, vous avez droit à cette place gratuite. Voilà. Je suis un peu un peu brutal. Pour le vélo, il y a pas de place. Et pour le vélo, alors oui, alors pour le vélo, donc il faut des lieux sécurisés parce que voilà, vaut mieux des lieux sécurisés et ça manque souvent cruellement aussi. Oui. Alors, une avant-dernière question et ensuite la dernière. Pour moi, ça sera très rapide. un constat qui m’interpelle. Les les vélos électriques sont limités à 25 à l’heure quand la vitesse en ville, la vitesse minimale est en général de 30 km/h. Le stade au-dessus c’est 45 km/h je pense alors que la vitesse est à 50 km/h. Et le stade encore au-dessus c’est 80 km/h pour les véhicules électriques, les les quadriccles à moteur quand la vitesse par exemple dans les hautes pyrénées est à 90. Je suis étonné de ce toujours cette petite minoration de quelques kilomètres heures mais qui peut tendre quelquefois parce que la voiture qui est 5 kmh en dessous, elle se dit je peux passer 5 km/h. Ah oui, ben je oui, j’avais pas pensé j’avais pas pensé à ce petit décalage. En fait, je connais l’histoire. Par exemple, le 45, je je sais que c’est un compromis qui date de la fin des années 50 entre la France qui avait une vitesse pour les deux roues motorisées de 50 à l’heure et la et qui et la et la et l’Allemagne de 40. Alors, on a transigé à 45. C’est c’est incroyable. Bon donc je connais l’origine historique de certaines limites mais c’est vrai que c’est intéressant ce que vous dites. Je vais y réfléchir. Alors une dernière question pour notre pilote de Vélomobile [Musique] et merci. Fatigué parce qu’il vient de Toulouse. Euh et je voulais rebondir sur la Bravo ! Bravo, bravo. C’était vraiment pas pour ça que je disais ça, mais merci quand même. Je prends euh c’était pour rebondir à la question du monsieur sur les financements et je voulais un peu faire un avocat du diable en disant qu’en fait ça coûte pas cher du tout de faire un beau réseau, une belle politique cyclable. Pour prendre l’exemple de Toulouse, on a 3000 km de voiries qui sont assez mal entendus d’ailleurs. Il suffit d’en mettre une bonne partie, la plus significative d’entre elles en sens unique et ça coûte un poteau planté au début de la rue. Donc on peut faire une politique cyclable ambitieuse euh y compris donc sur les grands axes. Et comme ça coûte pas cher et ben on peut même affirmer, je dis ça dans le contexte des municipales qui arrivent que on se libère de la marge de manœuvre financière pour financer d’autres choses plus importantes. Donc non, je pense ça coûte pas grand chose. Oui oui oui. Je suis bien d’accord avec vous. Le vélo par rapport à la voiture, ça coûte 10 30 fois moins cher quand vous prenez n’importe quel aménagement que ce soit du stationnement de de de l’aménagement cyclable d’une passerelle par rapport à un pont enfin tout ce que vous voulez toujours beaucoup beaucoup moins cher. Enfin donc dès qu’on vous dit “Ah là vous demandez le vélo, vous savez c’est cher ce que vous demandez, c’est faux. C’est complètement faux. avec un seul kilomètre de d’autoroute urbaine euh 1 seul km ça c’est déjà 100 millions d’euros un seul kilomè de d’autoroute urbaine. Avec 100 millions d’euros, vous faites une politique cyclable pendant des années. J’insiste en allant un peu plus loin, c’est qu’à Toulouse, certains aménagements cyclables de qualité extrêmement coûteux parce que aussi rénovation de toute la voirie dans des lieux de qualité euh c’est c’est critiqué par certaines personnes qui disent “Bah on dépense beaucoup d’argent pour le vélo” et donc moi je suis en train de dire justement non, on pourrait avoir une politique ambitieuse juste en faisant des sens uniques pour les voitures et donc libérer l’espace gratuitement pour je vais le dire autrement. Je je je suis d’accord avec vous hein, c’est en touchant au plan de circulation hein, en en interdisant le transit dans les quartiers. Bien sachez que au Pays-Bas depuis 25 ans, c’est général dans toutes les zones 30 enfin déjà tout le pays est en zone 30 OK sauf quelques grands axes qui restent à 50. Toutes les zones 30 sont en revêtement rouge. Donc on sait rien qu’à la couleur du revêtement à quelle vitesse on doit aller. C’estement dingue. Et en plus dans toutes les zones 30, il n’y a jamais de transit. Transit c’est on peut pas traverser de part en part la zone 30 en voiture. Si on rentre par le nord, on ressort par le nord ou un peu par l’est ou l’ouest, mais on ressort pas par le sud. Voilà, ça c’est la suppression du transit par des modifications de plan de circulation. Modifier le plan de circulation, ça coûte pas cher du tout. Suite changer un peu les comme vous dites là les sens uniques, de quelques panneau et puis basta vous vous supprimez le le une bonne partie du trafic. Mais c’est vrai que je suis en train de me répéter, ils vont mieux s’arrêter parce que j’ai déjà dit ça pour le centreville. Merci. Et juste pour terminer euh il y a justement cette problématique à Tarbe notamment alors dans tout le centre-ville he parce qu’on a une belle vélorue à 50. Je voudrais quand même qu’on y pense. C’est quand même voilà quand même. Merci à la mairie. C’est unique en France je pense. Euh mais c’est surtout il y a récemment eu la problématique de la rue Sainte-Catherine. Peut-être que vous avez vu passer sur les réseaux, on a fait une lettre, on a fait aussi une vidéo euh sur la mairie qui ne veut passer la rue à 30 parce que du coup il y aurait un double sang cyclable. Donc on il y a une réunion publique qui a lieu lundi prochain sur ce sujet et voilà Tarbe, il y a pas de double sens cyclable. Il commence à y en avoir un ou deux ou trois au foiril. Bon, c’est encore très très balbuciant, mais voilà, c’est très simple de mettre trois coups de peinture et de faire un poteau, de mettre un poteau et de dire “ça c’est une zone 30, il y a du double sens cyclable et il y a beaucoup de sens unique à tard.” Donc ça pourrait avoir, on pourrait avoir réseau mais immense de pas d’épist cyclable du coup mais de voie cyclable en revoyant le plan de circulation. Donc nous c’est un petit peu aussi ce qu’on essaie de pousser. On a fait un plan vélo associatif avec des belles picyclables et on a aussi dit il y a de l’urbanisme tactique, on met des poteaux, on essaye, on voit si ça marche et voilà. Donc c’est le vélo, c’est pas forcément très cher. Alors l’avenue d’Azurex, faudra plutôt demander au cycle motivé. Euh c’est voilà mais voilà, l’avenue d’Azc, c’est un exemple flagrant où ils ont refait de trot enfin de de bord à bord sans rien sans rien faire. C’est juste à côté de l’université, à côté d’un grand lycée. On on l’a expliqué. Oui. Voilà. Euh donc voilà, je voulais clôturer cette soirée. Merci beaucoup à toutes les personnes qui sont restées jusqu’au bout. Merci beaucoup à Frédéric d’être venu. [Applaudissements] Il y a un petit pot qui vous attend dehors. Il y a des livres à acheter si vous voulez de la librairie des beaux jours. Et il y a aussi un petit chapeau si vous voulez pouvez donner quelque chose. Si c’est pas déjà fait, n’hésitez pas. Comme ça, on pourra réinviter d’autres gens intéressants. Voilà, merci beaucoup et puis ben bon pot et bonne discussion. [Musique] [Musique] M.
1 Comment
Voici les liens :
– Si vous n'avez pas pu voir le film de La nouvelle aventure mobile, voici les épisodes sur YouTube : https://www.youtube.com/playlist?list=PL3fWjGB5YMqbPTeHZYfn4O2HeYmV-tvBY
– Association In'VD : https://www.invd.fr/
– Quel avenir pour les véhicules intermédiaires ? Par Frédéric Héran : https://stm.cairn.info/revue-transports-urbains-2022-1-page-25?lang=fr
– La ré-émergence des véhicules intermédiaires : de quoi parle-t-on ? Par le CEREMA : https://www.cerema.fr/fr/system/files?file=documents/2024/12/2._introduction_-_cerema.pdf
– Voitures – Fake or not – par Aurélien Bigo
– Plan vélo associatif de Tarbes, le RéVéTa : https://velorution-tarbes.fr/plan-velo-tarbes/