Et si les 12 travaux d’Hercule racontaient nos propres épreuves de vie ?
Dans cet épisode, BloomingYou reçoit Michel Odoul, fondateur de l’Institut Français de Shiatsu et auteur du livre Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant ? (Albin Michel). Il nous invite à relire les douze travaux d’Hercule non pas comme un mythe ancien, mais comme une carte symbolique de la croissance intérieure. Un guide pour comprendre nos crises, nos blocages, et les transformer en étapes de construction personnelle.

Et si la maladie, le burnout, les ruptures ou les échecs n’étaient pas des fatalités, mais des appels à franchir un seuil ? Comment reconnaître l’épreuve, l’accepter… et la traverser ? Ce podcast propose un autre regard sur la difficulté, la lenteur, la responsabilité et la puissance de la conscience.
👉 Un épisode pour tous ceux qui refusent la victimisation mais cherchent à vivre debout, dans un monde qui horizontalise tout.

🎧 Au programme de l’épisode :

00:00 – Introduction : que nous apprennent les travaux d’Hercule aujourd’hui ?
01:30 – Pourquoi 12 épreuves ? Un chiffre hautement symbolique
03:20 – L’origine du livre : des patients en quête de sens
05:00 – Épreuves et pathologies : un lien trop souvent ignoré
07:25 – Les 12 travaux comme une spirale de croissance
09:47 – Refuser l’épreuve, c’est créer la souffrance
12:00 – De la naissance à l’adolescence : les premières étapes symboliques
15:20 – La souffrance sociale et la perte de repères
17:34 – La vie, une injonction à grandir ?
21:00 – Se tenir droit : posture du vivant face à la facilité
23:30 – Plaisir ou bonheur : ce que la société confond
26:57 – L’épreuve du cœur : les cavales de Diomède et la passion dévorante
29:50 – Maladie, message du corps ou cris sans sens ?
35:09 – Lire la carte avant le voyage : comment cultiver la conscience ?
38:25 – L’image du miroir à polir : conscience et responsabilité
41:42 – La descente aux enfers : l’épreuve ultime
44:15 – Cerbère, l’aconit et la peur de la mort
46:47 – Conclusion : et vous, quels sont vos 12 travaux ?

📚 Pour aller plus loin :
👉 Le livre Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant ? – Michel Odoul, Albin Michel : https://amzn.to/45xAg6J
👉 L’article associé à l’épisode sur BloomingYou : https://www.bloomingyou.fr/les-12-travaux-d-hercule-traverser-les-epreuves-de-la-vie/

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💬 Ce podcast ne donne pas de solution miracle. Il propose une lecture symbolique pour remettre du sens là où il n’y a plus que des symptômes. Si cela vous touche ou vous questionne, abonnez-vous, partagez et racontez-nous : quelles sont vos épreuves ? Et comment les traverser sans s’y perdre ?

[Musique] Bloomingu, le podcast mieux-être, corps et esprit. Rencontre aujourd’hui avec Michel Odedou, fondateur de l’Institut français de Tetsu et l’auteur du livre Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant paru chez Albin Michel. Et si les travaux d’Hercule n’étaient pas un mythe poussiéreux, mais le reflet de nos propres épreuves ? Vous vous dites peut-être à quoi bon Hercule, c’est pour les livres d’école mais pas pour ma vie. Et pourtant, dans un monde où tout s’accélère, ce livre de Michel Odoule nous propose un pas de côté, une pause, une manière de regarder nos crises comme des étapes, pas des défaites, de voir nos blessures non pas comme des faiblesses, mais comme des seuils à franchir. Si ça vous parle, abonnez-vous. Si ça vous intrigue, réagissez. Comment traverser ces 12 étapes sans se raconter d’histoire ? Comment trouver sa voix sans se perdre ? La question qu’on pose ensemble aujourd’hui. Je suis Amal d’AOL, curieuse de ce qui fait une vie bonne et heureuse. Michel Odoule, bonjour. Bonjour Amal. Alors, nous vous avons déjà reçu sur ce podcast à quelques reprises déjà. Toujours un plaisir. Plaisir toujours un plaisir. Toujours un plaisir partager. Et aujourd’hui, nous reprenons le fil pour interroger à nouveau et questionner ce livre que vous avez partagé avec moi. Enfin déjà, vous nous en avez parler dans le précédent podcast, je crois. Oui, on avait évoqué un petit peu. Oui, il y avait un moment donné où on avait un petit clin d’œil sur ce sujet-là. Exactement. Et j’avais demandé à le lire. Dis-moi pourquoi cela m’arrive maintenant. Les 12 étapes herculéennes de la croissance. Alors, vous parlez de la figure d’Hercule, un mythe universel. Pourquoi ce choix et en quoi ces 12 étapes sont-elles toujours actuelles pour nous ? Vaste question. Plein de choses m’ont conduite à à m’intéresser à Hercule et plus largement à la mythologie, notamment la mythologie greco-romaine puisqu’elle est la nôtre. Je me suis beaucoup intéressé à la mythologie japonaise, à la mythologie extrême orientale, aux mythologies scandinave et on se rend compte que les mythologies sont des textes qui sont des textes particulièrement riches et peut-être pas uniquement destinés à raconter des histoires aux enfants ou à créer un espèce d’imaginaire de base, mais sans doute ce qui avait été étudié ensuite derrière les comptes par exemple de Grim ou et cetera, sans doute des outils, des vecteurs porteurs d’une connaissance absolument incroyable au point que même pas des moments donnés quand j’ai fait ces études et ses recherches sur cette mythologie grecque notamment les travaux d’Hercule, on en fera peut-être un clin d’œil tout à l’heure et bien il y a des moments donnés où je me suis dit mais comment ont-ils pu trouver et comprendre tout ça ? parce que la mythologie et notamment les travaux d’Hercule et bien sont tellement représentatifs de ce qu’est le voyage sur le chemin de la vie que font des individus que il est difficile de se dire mais comment est-ce que je n’ai pas pu comprendre ça et d’où est-ce que cette envie m’est arrivée ? Elle m’est arrivé comme bien souvent d’ailleurs pour la plupart de mes écrits, de la part de mes patients de leur demande ou du bagage à travailler qu’il m’amenait parce que je constatais que dans des pathologies, il y avait des cycles, il y avait des périodes, il y avait des répétitions, il y avait des moments clés de l’année, il y avait des phases anniversaire, il y avait et cetera et cetera ou que certains patients qui venaient qui étaient en souffrance, en tension ou en stress parce qu’il dormait mal ou avaient des problèmes de digestion ou des douleurs dorsales, c’était toujours lorsqu’ils étaient confrontés. à des vécus spécifiques. Donc semble-t-il apparemment des épreuves qu’ils avaient du mal à dépasser. Et c’est cette idée d’épreuve qui m’a amené à me dire mais quelles sont les références ? Quels sont les grands archétypes qui peuvent nous parler de ce que sont des épreuves et de l’intérêt à les dépasser ? Et c’est là que bien entendu l’ercule s’est imposé à moi dans ma recherche parce que c’est vraiment le héros représentant de la capacité et de la nécessité pour se construire. Parce que c’est ça toute l’histoire d’Hercule, c’est qu’à partir du moment où il aura dépassé ses épreuves, il aura une place dans l’Olyme. C’est-à-dire, il sera reconnu au-delà du statut d’homme. Il sera reconnu comme demi-dieux voire même plus. C’est-à-dire en fait dans la croissance de l’être, on va quitter le stade de la bête à quatre pattes pour devenir un individu bipè qui se tient droit. On va devenir quelqu’un qui va dépasser le stade d’un corps pour être une âme qui l’habite. C’est-à-dire que véritablement on va construire la globalité de l’être et on va aller vers ce que Jung appelait la réalisation de l’être. Alors en quoi les épreuves d’Hercule symbolise-t-il plus les épreuves du quotidien ? En fait, je pense qu’il faut à la fois réfléchir un petit peu à ce qu’elles sont et puis quitter le champ d’une pseudoationalité de base pour commencer à observer ce qui est et considérer que peut-être qu’il y a pas de hasard dans les choses. Et là, on va commencer à trouver un monde qui va être un monde intéressant parce que on va déjà se rappeler que les épreuves d’Hercules sont censées être au nombre de 12. Qu’est-ce que c’est que ce chiffre 12 ? Est-ce qu’il raisonne avec quelque chose de particulier dans les cultures qui sont les nôtres ? Pourquoi est-ce que la première communion se faisait à 12 ans ? Qu’est-ce qui dans toutes les traditions du monde faisait que 12 ans était considéré comme un moment de passage de l’état d’enfant à l’état d’adolescence et de jeune adulte qui va devenir et qui va rentrer en croissance. Pourquoi ? Dans les traditions d’un certain nombre de peuples encore existantes aujourd’hui, le jeune enfant qui arrive vers la douzaine d’années va devoir partir seul dans la jungle et passer une nuit ou deux dehors pour être capable d’affronter la vie et d’affronter ses peurs. Qu’est-ce qui fait que dans les traditions, par exemple la tradition judéo-chrétienne, il y avait 12 apôtres ? Qu’est-ce qui fait que il y a 12 mois dans une année ? C’estd à partir de quel moment on va pouvoir considérer que statistiquement parlant, si on veut rester dans de la rationalité, on a quitté le champ du hasard pour que ce nombre 12 ait une symbolique. Et là, on arrive au moment où on voit que le cadencement du temps est très marqué avec lui aussi, le chiffre 12, les de fois 12h, les 12 mois de l’année et que on va pouvoir peut-être constituer des liens de cohérence, des liens de résonance et que les épreuves d’Hercule rentrent complètement dans ce cadre là et qu’on va pouvoir les associer à des phases de l’année, à des mois de l’année, à la manière avec laquelle on arrive et on se construit et que finalement et bien quand j’ai 10 ans 12 mois plus tard, je vais avoir 11 ans. C’est-à-dire que je vais passer cette date de l’anniversaire qui peut être une date qui est peut-être un peu comme le brevet ou le baccalauréat ou et cetera, un moment où il y a un bilan qui se fait et là on va retrouver des notions qui à ce moment-là vont commencer à donner un peu de porosité à des regards comme ceux entre guillemets de l’astrologie. Je parle pas de l’horoscopie, mais je parle de la manière avec laquelle on peut comprendre les arcanes profondes d’un individu. Mais également, qu’est-ce que c’était cette notion des des 12 apôtres qui existent dans notre monde, des 12 méridiens qu’on trouve en acupuncture et cetera et cetera. Et c’est en croisant toutes ces données là que petit à petit, je me suis rendu compte que dans les textes de la mythologie, les épreuves herculéennes étaient des épreuves dont le fondement était quoi ? C’était que Hercule, fils illégitime, rejeté par Junot, qui avait imposé les épreuves parce que elle avait peur qu’il fasse de l’ombre à son propre fils à elle, devait dépasser toutes ses épreuves pour être reconnu qui était donc dans un process de croissance, qu’ensuite l’ordre dans lequel ces épreuves étaient là n’était pas un ordre peut-être qui était hasardeux et que quand on étudie le contenu, la matière proposée par chacune des épreuves, on se rend compte qu’effectivement on est là dans un process qui m’a amené à considérer que sans doute les 12 épreuves Herculéennes étaient les 12 étapes de la croissance et qu’on les retrouve sur des champs et des plans qui sont des plans différents chaque mois de l’année, nous nous en rendons pas compte mais chaque mois de notre année à nous. Si par exemple je suis né en avril, mon premier mois c’est le mois d’avril si je suis né et cetera et cetera, mais que mon cycle annuel de 12 mois qui se constitue d’un mois d’avril à un mois d’avril, et bien il est à chaque fois porteur de quelque chose que j’ai à dépasser et à résoudre. et qu’on est dans un espèce de continuum comme une spirale qui monte dans laquelle on revient mettre de l’éclairage sur des choses sur lesquelles on est déjà passé mais en étant monté en niveau si on a réussi à résoudre les preuves ou en étant au contraire ramené au même niveau précédent si on n pas dépassé les preuves et que lorsqu’on est dans des phases de vie où on a une souffrance sur une période particulière c’est que sans doute ça nous parle de notre difficulté à dépasser cette ce stade là à le régler à rentrer dans une croissance de l’être qui fait de nous un être adulte. Donc ça veut dire qu’en tant qu’être humain plus que Hercule parce que Hercule avait pas le droit à l’erreur hein. S’il raté une épreuve, nous n’avons pas droit à l’erreur. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Nous avons un process et un chemin qui est sans doute un chemin à suivre et un chemin à faire. Et tout ce qui est l’approximation et ce qui est reporté à demain se retrouve. C’est-à-dire que dans par exemple le cycle Herculéen, la 12e épreuve qui celle de la descente aux enfers, c’est le 12e mois de notre période annuelle à nous. C’est ce qu’on appelle le mois des épreuves. C’est celui dans lequel il nous faut régler tout ce qu’on a pas voulu régler le reste de l’année. C’estàd qu’il y a un espèce de process mais un peu comme on le fait et on le sait pertinemment. Si je nettoie ma cuisine après chaque repas, c’est vite fait, c’est facile. Si parce que je n’en ai pas envie et que ça ne m’intéresse pas, je ne le fais pas. il va falloir à la fin de la semaine ou à la fin du mois et là ça va devenir vraiment dramatique que je le fasse et là ça va être un très gros chantier et que donc il y a dans le process comme pour Hercule, il y a dans ce process de croissance dans lequel un d’abord l’individu doit accepter la notion de l’épreuve. S’il refuse la notion de l’épreuve déjà de toute façon la souffrance va émerger. Ça veut dire quoi accepter la notion de l’épreuve ? Comprendre qu’il faut la dépasser. Comprendre que la croissance de l’être ça n’est pas le confort et la facilité. C’est quoi ? C’est le travail sur soi. Mais nous le savons. Nous savons pertinemment que la bonne santé de notre corps, c’est de l’activité physique. Mais l’activité physique, ça donne chaud, ça fait transpirer, ça fatigue et ça donne des courbatures. Mais on le sait. Nous savons que l’hygiène corporelle et l’hygiène personnelle, c’est un temps et quelque chose que l’on doit faire, auquel on doit consacrer une partie de notre énergie. Nous le savons encore un petit peu moins. On le savait dans nos anciennes traditions. La croissance psychique et la croissance spirituelle, c’est aussi un effort permanent. Il y a à réfléchir à ce que l’on met dans son assiette. C’est un travail. C’est plus facile d’avancer dans les rayons et de remplir. Lire les étiquettes, ça prend du temps. Réfléchir à ce dont on veut se nourrir, ça prend du temps. Mais de la même manière que réfléchir à ce dont on veut nourrir son esprit, c’est-à-dire qu’est-ce que je regarde, quelles sont les informations que je laisse rentrer en moi et me nourrir, tout ça c’est c’est un travail. et que cette notion du travail qui est en fait ce qui est la base de la notion de l’épreuve et bien c’est quelque chose que nous devons dépasser en permanence et on pourra l’illustrer à travers chaque épreuve avec la croissance de l’enfant du petit enfant avec la première épreuve le lion de némé avec la deuxième épreuve le l’hydre de l’herne et cetera et cetera qui sont des moments qui sont des moments clés parce que quand nous naissons au monde nous rencontrons une première épreuve nous quittons la matrice bienveillante chaude tiède aquatique liquide ombragé et cetera et cetera et d’un seul coup émergeons. L’air est sec, la lumière est forte, elle est brutale. Il faut apprendre à nous dissocier de cette matrice d’où nous venons. La deuxième des épreuves, ça va être celle de la cicatrisation de ça. Parce que la coupure du cordon, c’est une plie. cette plie, il va falloir la fermer, c’est-à-dire accepter l’épreuve de la différenciation qui est celle qui va permettre de se construire soi. Et à ce moment-là apparaît la troisème épreuve herculéenne qui est celle de la biche de Sérini qui est celle de je suis né, j’ai constitué ma peau, Hercule se protège. La seule épreuve dont il garde quelque chose, c’est la première, celle du lion de Némé. Il garde sur son dos la peau du lion qui est sa protection. Cette protection, c’est ma capacité à me constituer mon immunité. ma capacité à me défendre face au monde. J’accepte la coupure du cordon. Je cicatrise la plé. J’accepte la notion et l’épreuve de la séparation. Je suis devenu différent de ce d’où je viens. À partir de ce moment-là, pour pouvoir me constituer, il va falloir que je séduise le monde extérieur. La biche de Cérini nous apprend cette épreuve là. C’est une épreuve, c’est une difficulté. C’est une difficulté que d’ailleurs passer l’âge de 12 ans, les ados rencontrent quand ils quittent le milieu familial pour aller un peu à la rencontre de l’autre et le séduire. Et on sait combien cette période est une période difficile dans laquelle il y a des doutes, des doutes sur soi, des peurs d’aller se confronter au monde et à l’autre qui conduisent dans nos mondes d’aujourd’hui où il y a cette violence des réseaux sociaux ou des interrelations entre les individus qui fait que certains se rétractent et et rentrent, ils refusent les preuves et à partir de ce moment-là bien sûr qu’il y a une souffrance qui émerge. Ensuite me confronter à la matière enfin c’estàdire que il y a une progression dans ces 12 épreuves et qu’il faut que à la fin je deviens un héros. Je deviens un être réalisé. Je peux rentrer dans le panthéon des êtres humains qui ont été des êtres qui ont réussi leur croissance et leur équilibre intérieur. [Musique] Alors certains disent que ramener nos crises à un récit symbolique, c’est minimiser la violence de ce qu’on vit. Burnout, dépression. Vous parliez de l’adolescence. Oui. La santé mentale des jeunes. Oui. Comment vous répondez à cela ? Mais je réponds très simplement qu’au contraire, c’est l’inverse. C’est parce que nous avons nié la notion de l’épreuve que nous nous confrontons de cette façonlà à un monde qui est celui qui nous propose aussi cette manière de nous confronter à lui. À partir du moment où je comprends que la construction de moi, elle passe par une capacité par exemple à définir un champ territorial, c’était la première épreuve que ça se construit. cette notion du territoire, cette notion de la zone que je protège pour définir un territoire et protéger une zone, encore faut-il que j’ai une conscience de moi. Ça, c’est ce qui disparaît par exemple dans les situations de burnout. D’ailleurs, des premiers critères qu’on trouve dans le burnout, c’est le moment où l’individu ne fait plus la différence entre le professionnel et le personnel. il commence à aller travailler le weekend, à ramener des choses à la maison et petit à petit et bien il va se diluer et il va se perdre dans la multitude et l’horizontalité des actes et des actions et des réactions. Et elle est là la véritable souffrance. Elle est pas dans le fait d’être capable à un moment donné de poser une limite, de poser une barrière, de prendre le risque d’oser dire stop ou d’oser dire non et de ne pas perdre sa vie à vouloir la gagner. On est dans quelque chose au contraire qui est très très marquant et qui signe combien l’identification de l’individu elle s’était faite non pas à travers ce qu’il est mais à travers ce qu’il fait. Sauf que ça c’est on est dans un champ de l’oralité qui ne reverticalise pas l’être. Or les épreuves sont destinées à ça. Ils sont destinées à faire redresser la tête. Ils sont destinés à faire face. Face à ces mondes qui sont ces mondes qui nous aspirent. Face au monde de la sollicitation et des plaisirs de la satisfaction des sens. Il y a des réponses à donner. qui a des temps de recul à poser. On doit être capable de se distancier de ça. Parler du Burn, mais on peut parler aussi des réseaux sociaux. On voit bien ce qui se passe avec les TikTok et cetera et cetera. Comment l’identité n’existe plus en dehors de cela ? Que dire des environnements ? Euh alors pour parler des enfants et des jeunes qui sont soumis à des environnements maltraitants sur lesquels euh bah ils ont peu d’action en tout cas pour dire non euh pour s’échapper. Alors ils ont peu d’action pour dire non et s’échapper dans un premier temps. Oui, absolument. Après, c’est derrière c’est ce qui se passe ultérieurement. Qu’on rentre dans une logique explicative de la raison pour laquelle ils vivent ça. Ça, c’est quelque chose qui est un petit peu plus difficile à faire dans un temps aussi court qu’un podcast. Et euh parce que il y a des philosophies qui proposent des manières de comprendre pourquoi ces ces choses-là arrivent et pourquoi cela m’arrive à moi. Voilà. Ouais. Mais euh je crois que c’est Luc qui avait dit, il me semble, “Si je ne suis pas responsable de ce que les autres ont fait de moi, au moins suis-je responsable de ce que je fais, de ce que les autres ont fait de moi.” Et que quelqu’un qui a vécu de la maltraitance, qu’est-ce qui fait que lui-même à un moment donné, lorsqu’il en a la puissance et qu’il est devenu un adulte, il l’applique ? Ou qu’est-ce qui fait que un personne qui a vécu cette maltraitance, lui le jour où il devient un adulte ne l’applique pas et ne la pratique pas ? et que il y a sans doute quelque chose là qui est le fait que et c’est la grande différence entre le héros qui résout des épreuves et l’autre, c’est qu’il ne se positionne pas dans le champ de la victime, pas dans le champ d’une culpabilité de se dire “Mais c’est parce que j’ai accepté parce qu’et cetera. Que voulez-vous qu’un enfant fasse face à un adulte ?” Bien évidemment, il va y avoir donc des comportements de conformité, de recherche de de rentrer dans le cadre qui est attendu par l’adulte. Mais après la question va qui va se poser et elle est difficile. Je pas en train de dire qu’elle est simple. Elle est dans qu’est-ce que je vais faire de cette épreuve là ? Comment est-ce que je vais pouvoir transformer ça ? Parce que qu’est-ce que je veux et qu’est-ce qui m’intéresse ? En quoi l’être humain que je suis peut se différencier de ce qu’il a été, de ce qu’il a vécu ? [Musique] Alors, vous affirmez que chaque épreuve ou crise de vie est un passage obligé pour grandir. Mais comment éviter que cette vision ne devienne culpabilisante, voir une injonction à toujours grandir ? On n pas le choix. Ça c’est peut-être une des premières épreuves qui a accepté, c’est comprendre que la vie c’est un principe de croissance. C’est à partir du moment où on commence à ne plus être dans cette capacité à envisager ça à l’intérieur de soi que la dégradation et le vieillissement commencent à émerger. Le sens de la lutte, c’est la capacité à rester et à se tenir droit quels que soient les moyens qui soient à disposition. On n plus les mêmes moyens physiques à 70 ans qu’à 25 ans. Bien sûr, il n’en demeure pas moins qu’on peut se tenir droit. Il n’en demeure pas moins qu’on peut continuer à porter un regard qui soit un regard dans lequel ce que l’on est quelque chose qui reste, cette verticalité qui est le propre de l’homme et de l’humain et le processus de vie, le développement cellulaire, la multiplication donc des cellules dans dans un corps humain. Mais tous les phénomènes et les principes de vie nous démontrent toujours la même chose. La vie en elle-même est un process de croissance. Vous observez les armes, vous observez les animaux bien sûr et qu’à partir du moment où on arrive au moment où l’épreuve a été résolue, où on a réalisé ce que l’on avait à faire et chacun a une mission qui lui est propre, personne n’est soumis à une mission ou un devoir ou une épreuve qui n’est pas réalisable. H Et donc à partir du moment où elle a été résolue, on peut passer à autre chose. Et à ce moment-là, on a plus besoin d’être dans cette lutte-là. L’épreuve qu’on n pas dépassé, elle se représente à chaque fois. À chaque fois. à chaque fois et selon des cycliques qui sont ben qui sont les fameuses cycliques des 12 ans, des 12 années et cetera ou j’évoque dans dans un autre ouvrage qui s’appelle dis-moi quand cela m’arrive des cycles encore plus vastes et plus grands comme les grands défis uraniens. Uranus c’était une révolution de 84 ans. La symbolique d’Uranus c’est la symbolique donc du dieu omnipotent et cetera c’est le cycle de vie. Et ce cycle de vie, bah il se cadence en quatre cadrants 21 42 63 84. Et on se rend compte que chacune de ces phases d’âge est la phase où on rencontre ce qu’on appelle le défi uranien. C’est-à-dire que si on est allé à la rencontre du propos qui était le nôtre, on passe le cap et on passe la situation suivante que si le défi n’a pas été réalisé, c’est assez brutal. Uranus d’ailleurs qui fécondé sans arrêt la vie, il s’est fait masculer par son fils Saturne parce que c’était beaucoup trop et donc c’est c’est brutal et tranchant et donc 21 ans les épreuves n’ont n’ont réussi à réaliser. On y voit souvent des accidents ou des choses graves qui émergent. 42 ans, c’est une grande période. Soit des grandes ruptures dans les modes de vie, des séparations, des gens qui disparaissent et cetera, soit les infarctus ou des comportements de ce style-là. 63 ans, ce sont les AVC, Alzheimer, un certain nombre de choses comme ça. C’est-à-dire qu’il y a des il y a des cadencements derrière lesquels lorsque nous sommes arrivés dans une impasse, quelles que soient les raisons, vous parliez de culpabilisation, il y a pas mettre de notion de valeur. Ça n’existe pas les gens qui aiment souffrir mais chacun fait aussi bien, aussi loin qu’il peut et parfois on n’y arrive pas. On est dans un processus qui est un processus qui considère la vie comme une école. Et dans les écoles, il y a des classes qu’onarrive pas à suivre. Il y a des leçons qu’on arrive pas à comprendre. Il y a des moments peut-être il y a une nécessité à redoubler. C’est-à-dire que nous sommes dans un processus de vie dans lequel nous venons apprendre et nous venons expérimenter. Et donc il y a pas de notion de bien, de mal d’ et cetera. Il y a juste une idée qui est une idée fondamentale, c’est que peut-être bien que la manière avec laquelle je me conçois et je me perçois va me mener à penser que je puisse être destiné au meilleur quel qu’il soit et qu’à partir de ce moment-là, cette quête du meilleur qui est en fait une direction vers laquelle je vais aller, c’est un horizon. Et comme l’horizon au fur et à mesure où j’avance, il s’éloigne. C’est pas un but à atteindre mais c’est une direction vers laquelle aller. Et c’est ce qu’avait compris Ulis dans la mythologie quand il est arrivé à l’endroit où il y avait les sirènes qui risquaient d’emporter et cetera. Il a fait mettre des bouchons de cire dans les oreilles de ses marins, mais lui il a pas voulu avoir les bouchons de cire parce qu’il voulait comprendre les sollicitations et les tentations et tout ce qu’il pouvait attirer. Mais il s’est fait attacher au mâ du bateau. Donc il s’est fait attacher pour ne pas risquer de céder au champ des sirènes, donc au plaisir constant qu’ils nous sont proposés partout et cetera. Mais il voulait rester droit pour pouvoir continuer à mener le bateau. Et bien sûr que nous sommes dans un bateau qui avance aussi et il nous faut rester droit et garder le câble. Donc selon vous la posture pour éviter effectivement d’être trop chauté par les plaisirs extérieurs, c’est quoi ? C’est de comprendre que nous sommes des êtres en chemin et que la particularité d’un être en chemin, c’est d’être debout. Cette particularité d’être debout, elle est très compliquée parce que nous sommes effectivement environnés par ce qu’on va appeler un champ d’horizontalité qui lui est plutôt le champ où on est couché où on est allangé et qui est celui de la densité de la matière et celui qui propose la notion des plaisirs par la satisfaction des sens ou des passions parce que tous les plaisirs ne sont pas Oui, on va parler même des passions parce que tout n’est pas plaisir. Tout tout n’est pas plaisir. Il y a les passions, mais c’est c’est le le plaisir qui devient dévorant, qui devient une passion et que ces passions et bien sûr qu’elle qu’elle focalise, qu’elle fixe l’être sur l’horizontalité et que ce qui crée la verticalité, ça n’est pas le sens du plaisir mais c’est le sens du bonheur qui sont deux choses différentes. Je donne toujours une image basique et très simple aux personnes, aux praticiens que je forme pour qu’il soit capable de répondre aux patients comme il convient. Je leur dis voilà, vous avez envie et vous avez faim. Vous marchez dans la rue, vous passez devant une boulangerie et vous voyez une magnifique charlotte au chocolat ou magnifique religieuse ou quelque chose comme ça qui est en vitrine. rentrez dans la boulangerie, vous achetez la religieuse, vous la mangez, vous avez satisfait de besoins, vous avez satisfait vos sens, vous vous êtes fait plaisir avec quelque chose de très particulier, c’est que cette notion du plaisir, ben bien entendu, elle dure un temps, bref et elle va peut-être après ramener à aller rechercher à nouveau ce plaisir. Je rentre dans cette boulangerie, j’achète la religieuse et quand je sors, je vois un petit enfant qui est là et qui me regarde avec des yeux avec une très grande envie de cette religieuse et que au lieu de la manger, je la lui donne. Je ne me suis pas fait plaisir mais je suis heureux. Je me suis procuré du bonheur parce que le bonheur est quelque chose qui se partage et il se partage dans une dimension qui est pas une dimension de satisfaction d’essence. Nos sociétés savent plus cultiver ça. C’est pour ça qu’elle rejette la frustration qui est insupportable. Il faut tout avoir parce que les sens sont devenus des petits empereurs intérieurs qui nous excitent en permanence et qui conduisent à toutes les dérives. Oui. D’ailleurs, la frustration aujourd’hui c’est plus du tout quelque chose qui est alors que c’est un élément constructeur. C’est la notion des épreuves. Selon vous, quelles sont les limites de la pensée symbolique appliquée à nos blocages ? Ben le pensée symbolique et sont très basiques et très simples, c’est la manière avec laquelle on la transmet. La pensée symbolique, elle n’est pas limitée dans son contenu. Son contenu, il est universel et intemporel. Je vous ferai une analogie tout à l’heure avec une épreuve dont je parlais tout à l’heure. Les limites de la symbolique, elles sont le niveau où on la comprend. Si nous comprenons la symbolique à travers notre cortex, c’est-à-dire notre cerveau réflexif, conscient, volontaire et analytique, elle est stérile parce que cette dimension de notre cerveau ne comprend du monde que ce qu’il connaît déjà. N’est donc pas dans cette capacité à ouvrir cela. Ça c’est quelque chose qu’on rencontre dans l’accompagnement des patients pour les amener au sens de la souffrance qui est la leure. C’est que quand le patient répond et comprend les choses au niveau cérébral et au niveau cerbau, ça ne porte rien, c’est totalement stérile. et que là, il faut le patient dans ce qu’on appelle du paradoxal, c’est-à-dire amener une information qui semble complètement déconnectée de ce qui est pour chunter un petit peu les neurones de la dimension corticale pour pouvoir descendre un cran plus bas qui s’appelle l’intelligence du cœur parce que elle elle va comprendre les choses en temps et en volume. Elle va être capable de quitter le champ qui est dominant dans le moi et dans l’ego, qui est celui de la peur, du tort ou de la raison et de ne pas être aimé pour être capable d’accueillir quelque chose qui n’appartient pas au connus mais qui fait sens en nous. C’est ce que toutes les traditions essayé de montrer. C’est ce que dans la nôtre on a essayé de de réaliser à travers la notion des paraboles. C’est un racontant des histoires qu’on est capable de sortir du champ de la matérialité horizontale pour reconstruire un potentiel non pas au rêve mais un imaginaire qui lui ouvre la porte à une connaissance qui nous appartient qui appartient au champ de l’inconscient collectif au champ de l’inconscient profond voire même d’une capacité à aller chercher des informations jusqu’à ce fameux inconscient neutre dont Pauli et Jung parlent et qu’ils avaient évoqué et qui était une matrice universelle intemporelle totale et définitive dans laquelle finalement peut-être les êtres humains allaient pouvoir aller chercher de l’information. Et ce sont tous ces moments où nous avons des effets de révélation, nous avons des effets d’insight où quelque chose a dépassé ce champ du cortex qui pour pouvoir être rassuré a besoin de la preuve matérielle pour passer à un autre champ informationnel qui lui allait nourrir une dimension qui est une dimension qui est celle qui est porteuse de vie qui est celle qui est porteuse vivant qui s’appelle le cœur. Alors dans votre livre vous associez effectivement chaque épreuve avec un organe. À quelle épreuve associez-vous le cœur euh au niveau des 12 travaux d’ C’est caval de Diomè, c’est la folie. Lorsque le cœur s’emballe, il devient passion, il devient écume, il devient feu qui détruit. Lorsque le cœur intellect s’emballe, il devient là aussi folie et danger. Ça peut sembler aussi étonnant que ça, mais énormément de fous, de dictateurs ou et cetera sont des gens brillants intellectuellement parents avec un cortex extrêmement sophistiqué et très élaboré. mais dans lequel à un moment donné les systèmes deviennent autosuffisants et autoalimentants et font quitter le champ du monde du réel et le champ de la dimension qui est celle de la dimension empathique et de la dimension comment on va appeler ça inconditionnelle du rapport à la vie et au vivant. Et donc dans les cavals de diomètre, qu’est-ce qui se passe ? Le cheval est l’animal d’ailleurs qui est associé au méridien du cœur et à cet organe cœur. C’est un animal émotionnel qui est plein d’amplitude, qui est plein de de prestance et de choses comme ça comme le cœur est capable de l’être. Et bien Diumed, il avait des juments, des cavales qui étaient tellement belles et tellement magnifiques qu’il voulait les garder que pour lui et il les enfermait dans une étable une écurie. Oui, voilà, il les nourrissait et il les nourrissait en fait de cadavres. C’estàd que ces cavales qui normalement étaient des herbivores, qui étaient des herbivores passionnés, qui étaient des herbivores très emprises. Le cheval est toujours en prise avec son cavalier hein sur le plan émotionnel et bien était devenu fou à force de manger de la chair humaine parce que ça n’était pas leur aliment. Et c’est intéressant de voir que dans cette épreuve, on nous montre quoi ? On nous montre que lorsque le cœur est nourri de cadavres, c’est-à-dire de choses qui sont mortes, de de personnes qui ont souffert ou de souffrance et cetera et cetera, et bien petit à petit le cœur se pervertit et les cavales deviennent folles. Et lorsque Hercule les libère, dans un premier temps, elles sont très très étonnées de cette liberté, il les donne à la garde d’un neveu qui l’avait accompagné dans son épreuve pour aller poursuivre Diomè qui était lui-même devenu fou. furieux parce qu’il avait libéré les cavales et que pendant qu’cule allait chercher Diomè, c’est-à-dire que il était rentré en fait dans la folie et il allait vouloir régler les comptes par la violence et bien il a laissé ce jeune neveu avec les cavales. Sauf que les cavales, elles étaient pas encore redevenues complètement saines et le jeune neveu s’est fait dévorer. C’est-à-dire que lorsqu’on rentre dans la passion qui nous conduit à vouloir absolument régler les choses dans une intensité voir une violence qui n’a pas sa raison d’être, nous risquons de perdre ce qui nous est le plus cher et que la notion et la dimension du cœur est une dimension et une notion qui est une notion d’ouverture, d’accueil, d’inconditionnalité de la relation à l’autre, mais certainement pas de feu qui devient intense et qui devient à ce moment-là le moment où l’amour se transforme en passion et que la passion est toujours dévorante. Dans vos ouvrages, vous évoquez la maladie comme un message du corps. Dans quelle mesure ce message peut-elle être aussi un cri de détresse et un appel à l’aide qui ne trouve pas toujours forcément une explication métaphorique ? Alors très globalement, je pense que euh pour moi et dans l’absolu idéal, il y a toujours une explication. En revanche, effectivement, pour la plupart d’entre nous, nous rencontrons de temps en temps des épreuves pour lesquelles nous avons du mal à trouver du sens. Et ce n’est que quelques années plus tard que parfois quand on repense à un truc, on se dit “Bah oui, mais tiens, mais voilà.” Hm. Parce que dans le moment où nous sommes en train de traverser l’épreuve, nous sommes dans le moment où nous devons réaliser quelque chose. Nous sommes la tête dans le guidon. Nous avons besoin de répondre à cela. Et ça c’est juste. C’estàdire que ça n’est pas le moment de réfléchir. Le moment de la crise est le moment où nous devons utiliser pour sa résolution les moyens qui sont à notre disposition. J’utilise souvent cette image en disant à mes patients ou les élèves quand que le barrage vient de craquer et que la vague d’eau arrive, ça n’est pas le moment de se demander pourquoi le barrage a craqué. C’est le moment de grimper très vite sur la hauteur. En revanche, une fois que la vague d’eau est passée, il est bien de ne pas anesthésier la conscience, mais de se poser les questions pour éviter qu’un nouveau barrage ne recraque. C’est-à-dire que dans le process de vie, il y a deux plans qui sont des plans qui sont parfois concomitants et pourquoi séparés dans le temps qui est celui du temps de la résolution des choses et le deuxième qui est celui de la réflexion qui est posé là-dessus. Mais la question du sens, elle est vraiment elle est vraiment fondamentale parce que c’est elle qui va nous permettre de faire évoluer la manière avec laquelle nous nous comportons et nous vivons pour éviter que la densité ou la brutalité de l’épreuve nous touche à nouveau. Quit de la responsabilité environnementale et sociétale puisque on peut pas dissocier ou isoler un individu de son environnement de l’environnement qu’il le voit évoluer. On parlait tout à l’heure des réseaux sociaux, vous parliez tout à l’heure de cette épreuve d’Hercule associée au cœur où euh les chevaux sont rendus à manger des cadavres. Oui. Qu’à force de manger des cadavres, donc leur cœur s’obscurcit, se noircit. Oui. TikTok, les réseaux sociaux nous font avaler ou font avaler à nos jeunes des cadavres tous les jours. Oui. Quelle analogie faites-vous par rapport à Ben vous venez de la faire, elle est terrible. Elle est terrible. Malheureusement, il y a pas de réponse sociétale à part des réponses coercitives. Il y a une responsabilité. Mais il y a une responsabilité. Mais la responsabilité, elle est pas au niveau de la société, elle est déjà au niveau des parents. Elle est déjà au niveau de la structure familiale. Et quand je dis ça, j’accuse personne de rien. Je fais juste un constat. Je fais juste un constat que nos sociétés, nos cultures, queles que soient les raisons, on va pas rentrer là-dedans. Pour moi, ça remonte jusqu’à l’époque de l’existentiel, a commencé à rejeter ce qu’était la structure formante et formatante qui était le cadre familial et la notion de la responsabilité et la notion de l’autorité, de la manière avec laquelle on pose un cadre. Un enfant pour se construire, il a besoin de deux paramètres fondamentaux. Là aussi, la mythologie nous le dit entre Hios, le père euh qui était le Dieu du soleil, qui était le père honorable et responsable et fiable puisque c’est lui qui tous les matins amenait le soleil pour venir éclairer le jour, mais qui en même temps était juste puisqu’il avait accepté de laisser la moitié de sa place à Luna, sa sœur, dans le ciel pour donner la lumière de la lune et que cet équilibre entre le père et la mère, cet équilibre entre des repères fondamentaux qui donneent des bases et quelque chose qui est essentiel. pour que l’enfant puisse faire la part des choses. Aujourd’hui, malheureusement, nous avons abdiqué d’une grande partie de notre responsabilité éducative pour la transférer sur la société. Nous demandons à la société d’éduquer les enfants. C’est pas le rôle de la société d’éduquer les enfants. Le rôle de la société, c’est de leur proposer un cadre dans lequel ils vont pouvoir se réaliser, dans lequel ils vont pouvoir exister et cetera. Et la responsabilité de l’éducation malheureusement c’est les parents. Le seul problème c’est que dans les modes de vie qui sont les nôtres parce que nous avons cru construire et acquérir une certaine forme de liberté dans certains champs, en tout cas au moins dans le champ matériel, les parents ne sont plus là parce que les parents ils travaillent, les parents ils sont occupés et cetera. Et donc on a un espèce de vide qui a été laissé vide dans lequel bien sûr toutes les dimensions mphistophéliennes, les dimensions des promesses terrible, les dimensions de la satisfaction du premier degré, bien sûr qu’un enfant va toujours rechercher d’abord la satisfaction de ses sens. On parlait de la frustration tout à l’heure, c’est un des éléments constructifs les plus solides. Donner à l’enfant la capacité à patienter entre le moment où il investit dans quelque chose et où le résultat arrive. Des premiers conseils que je donne souvent, c’est acheter un bac des graines. Apprenez à votre enfant à se mettre des graines, à les arroser tous les jours alors que rien n’apparaît pour être dans la capacité à attendre qu’à un moment donné une plante va émerger. On est là dans quelque chose qui est une construction de soi. Et le monde d’aujourd’hui effectivement, il est confronté à cette espèce de folie qui est cette folie qui se traduit dans les cavals de Diumè. [Musique] Alors, votre livre nous propose ben de lire la carte avant de partir en voyage en fait, le voyage de la vie. Alors, c’est une magnifique métaphore, je trouve hein parce que c’est littéralement ce que vous dites, hein. Lire la carte avant de partir. Oui. Concrètement, comment on fait ? Quel petit rituel ? Petite pratique simple. Recommandez-vous pour se relier à son corps et à ses épreuves et à les voir venir peut-être même aller voir avant qu’elle n’arrive. Mais tout ça suppose un minimum de conscience de l’importance que cela peut avoir. Ça c’est déjà la première des choses parce que on se dit le il y a un proverbe chinois qui dit l’homme de peu, c’est-à-dire le bon l’homme qui n’est pas intelligent ou et cetera. En tout cas, l’homme de peu considère qu’un peu de bien ne lui apportera pas grand-chose et il ne le fait pas et qu’un peu de mal ne lui nuira pas et ne l’évite pas. C’est-à-dire qu’on est dans une espèce de construction et de logique pseudofacilitante dans laquelle l’injonction à se dire “Mais je suis qui ? Qu’est-ce que je veux ? Où est-ce que je vais ? Pourquoi je fais ça ?” et cetera. Et quelque chose qui n’est pas utile, qui est contraignant et qui est fatiguant. Je pense que dès le réveil le matin, dès l’accueil que l’on a vis-à-vis de soi et cetera, commence le moment où on va aller à la rencontre de quelque chose qui au plus profond de nous existe qui s’appelle notre âme ou notre esprit. et que ça c’est quelque chose qui est une relation de d’amitié sincère et profonde qui se construit au jour le jour et que ça n’est pas que notre réalité physiologique qui est quelque chose qui est important. Alors comment faire ça ? Ben, il faut se donner du temps, il faut se donner de l’espace, il faut apprendre à ne pas réagir instantanément tout de suite, à vouloir répondre et apporter quelque chose tout de suite. Il faut apprendre petit à petit à se dire que le résultat de ce que je voudrais atteindre là est quelque chose qui passe par tel et tel et tel type d’étape et cetera. On est dans une vraie notion dans laquelle l’investissement de l’instant construit le rapport au vivant à la vie au temps. C’est ce qu’on retrouve dans l’ikai japonais. C’est ce qu’on retrouve dans la manière avec laquelle on construit les choses. Par exemple dans les techniques fondamentales duudo, du tir à l’arc japonais. Quand vous voulez aller apprendre le cuudo, on vous donne d’abord l’arc tout seul, sans les flèches et sans rien. Puis ensuite, on vous donne la cible toute seule que vous devez étudier et cetera. Quand vous enlevez l’arc et les flèches, après on vous donne l’arc et deux flèches. Il faut apprendre à border l’arc sans mettre les flèches sur la corde. Et ce n’est qu’au bout de minimum, je dirais 6 à 18 mois qu’on vous donne les trois ensemble et que vous pouvez commencer à tirer. C’est-à-dire qu’il y a dans le process de l’évolution, il y a un process qui est un processif d’appropriation d’un certain nombre d’éléments, d’amélioration. On le sait pour le sport. On sait que pour la musique, on fait des gammes. Il y avait un grand joueur de golf à qui on demandait un jour, il avait réussi un coup magnifique. Il avait réussi un coup en un dans un très grand tournoi et tout. Et donc le journaliste l’interview, lui dit “Mais comment vous avez quand même eu de la chance et cetera ?” Et ce genre de golf a répondu une chose que j’ai trouvé magnifique. Il a dit euh “Certes, mais plus je m’entraîne et plus j’ai de chance.” C’est-à-dire que la manière avec laquelle nous allons pouvoir construire notre être dépend de notre capacité, notre investissement. On dit dans le shinto que l’état de l’âme, c’est comme un miroir, il s’appelle le kagami. Et on dit que le rôle de l’être, c’est de polir le miroir comme le samouraï polit le sabre. Parce que pourquoi prétendre et attendre qu’un miroir qu’on ne nettoie pas puisse bien réfléchir la lumière ? Et la lumière que nous recevons et la lumière qui est en nous, elle va dépendre de la manière avec laquelle nous avons poli le miroir. Donc c’est quoi ? C’est la lenteur, c’est prendre soin ? C’est en tout cas la présence, la conscience à soi et au monde. On est dans quelque chose dans lequel nous sommes des êtres de lien et nous sommes des êtres de conscience. La conscience, elle est quelque chose qui est une intrication fondamentale de toutes les consciences individuelles qui sont interpénétrées les unes avec les autres avec cette universalité que j’évoqué tout à l’heure, ce que Jung a retravaillé avec les notions de l’inconscient collectif et qu’on a pu élargir à travers l’idée que nous sommes des êtres d’appartenance à quelque chose et que chaque fois que nous centrons les choses autour d’un ombrile un peu trop étique, nous rompons le lien de la conscience parce que nous en faisons un centre du monde qui n’a pas à être. On est donc dans une nécessité à prendre conscience que nous sommes des êtres qui sont participants à quelque chose d’un peu plus vaste et qu’il les dépasse et qu’il y a une responsabilité qui est une responsabilité majeure. Je donne souvent l’image de dire que finalement la conscience individuelle c’est comme la conscience d’une goutte d’eau. Une goutte d’eau qui quand elle est dans l’océan tout en appartenant à l’océan garde sa conscience de goutte d’eau. puis qui quand elle s’évapore et devient une goutte d’eau qui tombe vient réaliser un projet de goutte d’eau et qui une fois qu’elle l’a réalisé, elle a nourri une plante, elle a nourri un être et cetera, retourne à l’océan pour reparticiper à cette conscience de fond et que chaque goutte d’eau qui prend pas conscience que les salissures qu’elle peut rencontrer si elle ne s’en débarrasse pas, elle ramène ses salissures et elle salit l’océan. et que la manière avec laquelle nous sommes nous, dans la manière avec laquelle nous polissons ce miroir où nous sommes dans une capacité aussi loin que possible à être dans une clarté et cetera, participe à la clarté du monde, mais que la manière avec laquelle nous nous laissons salir par un certain nombre de choses et que nous ne faisons pas ce qui convient pour nous en nettoyer, nous participons à la salissure du monde. Et c’est un vrai travail. Et et là aussi, c’est un proverbe chinois qui dit “Si je ne peux pas empêcher les autres de me donner de la fausse monnaie, au moins puis-je faire ce qu’il faut pour ne pas la prendre ?” [Musique] Quelle est l’épreuve ultime, enfin ultime, sans parler de la dernière épreuve d’Hercule ? Quelle est l’épreuve d’Hercule qui vous a le plus touché ou qui semble selon vous le plus correspondre à celle que l’on vit en tant que société ? Celle que l’on vit en tant que société, vous l’avez évoqué tout à l’heure hein, il y a deux épreuves qui se suivent beaucoup, c’est celle des carnavals de Diumè, c’est donc de la folie. La folie qu’on voit dans la société. regarder quoi qui se passe aujourd’hui. On rentre dans l’hystérie. H il y a plus d’émotion, il y a de l’hystérie. Donc il y a un autocar qui a un accident, il y a tout de suite up cellule psychologique et cetera. Est-ce qu’on va comprendre un jour qu’en faisant ça, on fixe la mémoire traumatique chez l’enfant et que un certain nombre peut-être ont été traumatisés que ceuxl il faut les traiter à part. Mais en faire un principe collectif, il se passe quoi que ce soit, il y a une marche blanche, il tout ça c’est on est rentré dans quelque chose qui est une véritable hystérie parce qu’on a pas de recul sur l’événement. Il y a plus de mise en perspective des choses. Il y a plus de mise en perspective parce que la culture sans doute diminue, parce que les références et c’est en cela aussi où le recours les retours à la mythologie peut être quelque chose d’intéressant. Mais les épreuves donc d’aujourd’hui et c’est avant celles des Amazones évidemment que le monde d’aujourd’hui nous montre. Mais allons lire, allons lire cette histoire. Allons lire ce qu’est l’histoire des Amazones et on va voir ce que c’est. Et ça c’est pour le champ de la société sur le champ qui est l’épreuve qui moi peut-être m’a le plus touché, c’est cette espèce de chose très très particulière et très ambivalente qu’on retrouve dès la première épreuve, le lion de Némé, qui est à la fois le fait que ça n’est pas par la brutalité et par la force que j’arrive à vaincre l’autre, mais c’est en comprenant de quelle manière je vais pouvoir le faire. C’estàd que Hercule avec avec sa massu avec et cetera, il peut taper tant qu’il veut sur Lyon, il y arrivera pas. Ce n’est que quand il l’a coincé dans sa grotte qu’il arrive à l’étouffer et cetera. Ça c’est la première des choses. Mais que dans toutes les preuves, il transparaît le respect et que le respect fondamental de ce qui est l’autre, même si nous semble adverse, est quelque chose de majeur. C’est une leçon que moi j’avais rencontré avec la ikido où on vous explique que plus l’autre est fort et vous veut du mal, plus il faut aimer ce qu’il va vous faire parce que c’est ça qui va vous permettre de transformer cela. C’est pour moi c’était une une réponse majeure et que c’est ce qui fait votre force ultérieure, ce qui vous protège. Donc ça cette épreuve là pour moi, elle était quelque chose d’important. Elle est en résonance avec le poumon, elle est en résonance avec le principe du métal qui sont des choses qui me moins me parler beaucoup. Et sinon l’épreuve qui est l’épreuve majeure, mais bien sûr que c’est la 12e épreuve, c’est celle de la descente aux enfers. C’est celle où l’épreuve pour Hercule, c’est de remonter à la surface le chien qui garde la porte des enfers qui s’appelle Serber et qui nous permet d’abord de contacter un certain nombre d’éléments parce qu’elle c’est c’est très sophistiqué bien sûr le contenu et là il faut vraiment aller les lire pour voir. Et très globalement, ce chien qui gardait la porte des enfers qui avait trois têtes d’ailleurs, enfin une symbolique trinitaire qui était très très intéressante, il gardait la porte des enfers non pas pour empêcher les gens d’y rentrer, il gardait la porte des enfers pour empêcher les gens d’en sortir. Et ça c’est une notion qui est une notion extrêmement puissante. Et ce chien serber qui représente et symbolise la censure représente la capacité de l’individu à ne plus laisser remonter à la surface ce qui est mort en lui ou ce qui est violent ou néfaste. La deuxième des choses qui est absolument troublante, c’est que pour pouvoir aller vers les enfers, il faut qu’Ecule se fasse initier. Il se fait initier par ta mystères desis. C’est-à-dire que on ne va pas à la rencontre de cette zone d’ombre dont parlait Jung au plus profond de nous-même pour aller justement nettoyer ce que cette censure avait retenue en interne impunément. Il faut s’être préparé à cela. Et ça ça suppose un nettoyage entre guillemets ce que les Japonais appellent un missogi, une purification, un nettoyage, une réflexion, une prise de conscience, un recul avant de commencer à aller affronter les épreuves. On y va pas comme ça la fleur au fusil. Et la troisième des choses majeures qu’il y a dans cette épreuve, c’est que le chien Serber adesse le roi des enfers, impose à Hercule le fait que OK, il va lui laisser sortir le chien à la surface, mais la seule condition, c’est qu’il utilise aucune arme et qu’il ne le blesse pas. Et donc pour ça, Hercule est obligé d’enerrer le chien et de le tenir. Et quand il ramène à la lumière et à la surface le chien, le chien est tellement effaré et apeuré alors que c’est un monstre en fait sur le fond. et bien que il a de la bave qui tombe de ses bajou et qui tombe sur le sol. Et cette bave qui tombe sur le sol fait pousser une plante qui s’appelle la connite. Et quand vous prenez ça et que vous le mettez en perspective avec ce que c’est que cette plante aconite, et bien inconnite en homéopathie, en dilution basse, ça traite l’hypertension artérielle et en dilution haute, ça traite la peur de la mort. Or, Serbert est le gardien de la porte de la mort et c’est celui qui gardait à l’intérieur de nous toutes les tensions qui étaient les tensions en profondeur. Et là, on voit qu’il y a derrière ça une richesse absolument incroyable dans laquelle nous devons nous replonger à nouveau parce que c’est elle qui va nous permettre justement d’épurer un petit peu toutes les scories qui nous habitent. Et bien merci Michel Odole. Merci à finalement ce podcast n’est qu’une invitation. une invitation à voir les épreuves autrement à se demander qu’est-ce que ça veut dire pour moi là maintenant. Pas de leçon ni de vérité toute faite. Si ça raisonne, si ça bouscule, abonnez-vous, réagissez et surtout racontez-nous votre expérience. Ces 12 étapes raisonnent-elles pour vous ou pas du tout ? parce qu’au fond, ce n’est pas un podcast sur Hercule, c’est une conversation sur nos vies. Merci pour votre écoute et je vous dis à très vite pour de nouvelles découvertes. D’ici là, prenez soin de vous et de votre chemin. À bientôt. [Musique]

23 Comments

  1. Merci de nous rappeler que nous avons toujours le choix d'être ce que nous voulons devenir….c'est un vrai combat du quotidien.
    Respecter ses valeurs et ses besoins poir être en accord avec soi-même…cela demande beaucoup de lucidité..
    Nous vivons dans un monde où il faudrait accepter tout ce que l'on nous propose….principalement lescpeurs permanentes et les interdictions..
    Le peuple se soumet, ne reflechit plus, son individualité disparaît, il faut suivre le troupeau…on l'a constaté pendant la pandémie..
    Aujourd'hui les gens sont très amères, agressifs et se sont égarés, ils sont devenus des consommateurs et se sont oubliés.
    Le comportement que nous adoptons dans la vie influence aussi le comportement de nos enfants, le modèle est important.
    Prendre soin de soi et se respecter pour respecter les autres..
    Les reperes ont disparu..
    Merci à Michel Oudoul pour sa clairvoyance et son intelligence.
    S'etoudir avec les drogues permet d'oublier le réel et d'accepter les épreuves et ce que l'on est…
    L'instant présent est la meilleure façon de retrouver la sérénité.

  2. Parfois j'ai l'impression que la vie ou le cosmos, n'aime pas et ne veux pas qu'on essaie de comprendre sa mécanique, on dit toujours qu'on apprend, qu'on ne fera plus les erreurs du passé, mais le futur en as toujours plus d'une que nous ne savons pas et donc nous ne sommes jamais préparés.. On dit eureka voilà ça fonctionne comme ça, mais non il y a toujours des paradoxes, des choses qu'on ne comprends mystérieusement pas, ça nous échappe..

  3. La verticalité reste la même malgré un accumulation dû à la vieillesse naturel JADORE mais il est possible de se tenir debout oui. Jai seulement bientôt 40 ans et je réfléchie bcq à ca . Cest interessant. 😊

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