Organisateurs : Aquassay et Banque des territoires
Jeudi 25 septembre 2025 de 09h30 à 16h30
Lieu : Auditorium du Crédit Agricole Limoges
09h20 : introduction par les partenaires
09h30 : Transition hydrique des territoires : pourquoi, comment ?
10h00 : Financements de la gestion de l’eau en France
10h30 : Une grande diversité de financements publics et privé
12h00 : table ronde : complémentarité des financements
12h30 : pause déjeuner
13h30 : Retours d’expérience des territoires
15h45 : Ressources et supports
16h25 : Clôture et remerciements
Très bien. Moi je préfère je je lance je lance tout toute seule Alors si vous commencez à vous prendre les pieds dans le on pas sortir. Donc une une minute. Ils sont en fait, ils sont ils sont calés mais euh la retransmission commence dans une attend. Donc juste nous sommes attendant en train d’attendre encore quelques dizaines de secondes parce que comme il y a la retransmission qui est en direct euh il y a des gens qui se sont inscrits donc on attend le top départ. Bonjour à tous et bienvenue à Limoge. Il y a certaines personnes qui nous ont envoyé des messages puisqu’ils sont dans les trains dont une intervenante dont deux intervenantes en plus. OK, donc bon, on me dit que ça a commencé. Donc bonjour à tous et bienvenue à Limoge. Euh donc ben nous allons vous présenter en fait toute la journée un grand nombre de de présentations et d’intervenants sur le thème collectivité. Comment engager et financer votre transition hydrique ? Et c’est un événement en fait qui est organisé en collaboration entre la société Aquassé et la Caisse des dépôts et consignation. Et donc je laisse Annabelle Violet se présenter et ouvrir en fait la journée du colloque. Merci beaucoup. Bonjour à toutes et tous. Bonjour à tous ceux qui sont connectés à distance. C’est un c’est un vrai plaisir pour moi d’être parmi vous. Je suis Annabelle Violet, donc la directrice régionale de la Banque des territoires pour la nouvelle Aquitaine. La Banque des territoires, c’est un des métiers de la Caisse des dépôts et consignation. Euh pourquoi sommes-nous partenaires de cette journée au côté d’Aquaet euh que je remercie d’ailleurs de cette initiative euh parce que le sujet de la ressource en eau est un sujet crucial. Alors, la météo du jour pourrait nous faire oublier que c’est un sujet crucial, mais l’été qu’on vient de passer, les étés que nous venons de passer nous montre à quel point ce sujet-là est primordial et à quel point ce sujet primordial dans le cadre de la transition écologique. On parle souvent de ressources en eau. On a eu des périodes de sécheresse récurrent, on a eu des alléas climatiques de plus en plus fréquents à l’échelle de notre pays. On a des territoires qui connaissent et c’est vrai en limousin de très fortes tensions sur la quantité en eau, la qualité en eau et on peut dire que l’époque de l’eau abondante, de l’eau relativement bien répartie sur les territoires, de l’eau à prix euh modique euh prévisible en qualité comme en quantité, bah cette époque-là, elle est révolue aujourd’hui. Et il faut vraiment que l’ensemble des acteurs qui ont la capacité à intervenir sur ces enjeux se mobilisent de manière assez massive pour répondre à cette équation, cette nouvelle donne écologique qui qui voilà qui est face à nous, qui est aujourd’hui not notre notre actualité. Comment la Banque des territoires se mobilise sur ce sujet ? Alors, de plusieurs manières. D’abord, on a un métier historique qui est le métier que portait aussi la Caisse des dépôts historiquement, c’est le métier du financement long terme. Donc, on a bien évidemment créé un financement dédié à ces enjeux de l’eau qu’on appelle à quoi et qui permet d’accompagner les collectivités locales, les syndicats qui portent ces compétences haut pour financer des infrastructures de long terme sur des durées long termes. On est convaincu à la banque des territoires que si on finance sur une durée longue, cela permet à la collectivité d’amortir sur du long terme et de caler la durée de financement sur l’amortissement technique. Aujourd’hui, on a des réseaux d’eau qui ont 60 70 ans d’âge euh qui sont dans un état de vété assez critique. Il y a des enjeux extrêmement forts d’investissement sur ces infrastructures-là. On a des sujets euh également sur les stations d’épuration. On a également des sujets sur la GMAPI. euh prévention des risques inondation. Donc pour ça, on a des financements dédiés et qui peuvent aller jusqu’à 60 ans. Euh et peut-être pour faire une petite petite parenthèse à ce sujet, je rencontre très souvent des élus dans le cadre de mes fonctions et souvent les maires me disent que emprunter à 40 50 60 ans, c’est compliqué pour eux parce que ils ont le sentiment d’obérer la capacité des générations futures à faire d’autres investissements. Et la réponse que je leur apporte euh c’est de dire d’abord si vous empruntez à sur des durées, on va dire standard à 15 ans, euh ben et ben en fait euh vous obéerez votre propre capacité à investir sur d’autres sujets. Et puis la deuxième chose c’est que les investissements que vous faites aujourd’hui, ils sont pour les générations futures. Et donc les les réseaux que vous construisez aujourd’hui, ils vont bénéficier à la génération suivante et la génération d’après si on pense que la durée de vie d’un réseau est 50 60 ans. Donc vous travaillez pour les générations futures et il est pas complètement aberrant de penser que les générations futures bah devront contribuer aussi au remboursement de ce prêt. Deuxième enjeu pour nous l’ingénierie parce que en fait ben la gouvernance de l’eau, elle est assez morcelée sur les territoires et qu’on est face à des acteurs qui ont plus ou moins la capacité, l’expertise, les connaissances techniques pour piloter ces enjeux de l’eau. Et donc l’ingénierie, elle est cruciale et on a des financements dédiés pour accompagner, cofinancer des études par exemple qui permettent à ceux qui ont la gouvernance de l’eau de prendre les bonnes décisions. Voilà, c’est quoi les enjeux de mon territoire ? C’est quoi les diagnostics de de mes réseaux d’eau ? Qu’est-ce qui fonctionne, qu’est-ce qui fonctionne pas ? Et quels investissements je dois faire. Voilà, donc c’est sur ces deux grands piliers euh que on a bâti notre offre. Et puis dernier élément, mais on va le développer très largement dans la journée, euh on a tout un tas d’outils euh qui per permettent l’aide à la décision euh dans le cadre d’une plateforme voilà numérique où on met tout un tas de datas à la disposition gratuitement des collectivités pour leur permettre encore une fois d’affiner leur diagnostic. Et puis les partenariats avec des acteurs comme Aquassé sont des partenariats extrêmement précieux pour nous. On accompagne les on accompagne Aquacé, on accompagne Aqua Robotics par exemple qui sont des pépites sur les territoires qui œuvre sur ces sujets là et c’est un enjeu pour nous d’être en capacité de les accompagner parce qu’on en tire aussi des échanges extrêmement constructifs pour nous et la matière pour ajuster notre offre au fil de l’eau sans jeu de mot. Euh euh et donc ça c’est un enjeu extrêmement important pour nous d’être en capacité d’accompagner euh ces pépites c’estes assez innovantes sur les territoires euh qui œuvrent au côté des entreprises comme des collectivités. Voilà, donc voilà pourquoi nous sommes partenaires de cette opération aujourd’hui et je suis très heureuse d’être parmi vous. Merci à Qué pour son initiative. [Applaudissements] Du coup, juste quelques mots avant d’attaquer les présentations. Voilà, donc nous, ça fait plus d’une dizaine d’années largement en fait que nous travaillons dans sur le sujet de l’eau et dans toutes les euh les les les colloques, les salons et cetera et cetera dans auquels j’ai participé pendant ces ces nombreuses années. Bien sûr, il y a des présentations sur le changement climatique et sur leur impact. Bien sûr, il y a des présentations sur des solutions techniques et cetera et cetera. Mais en fait euh nous on pense puisqu’on a une approche systémique en fait au niveau d’Aqué, on pense que grosso modo c’est traiter des conséquences et pas traiter les causes. Euh et donc il faut avoir d’abord dans l’analyse une approche systémique. Et puis surtout il y a un sujet qui passe à la trappe dans tous les événements auxquels j’ai participé, c’est en fait comment est-ce qu’on va engager tout ça, d’accord ? Et comment est-ce qu’on va financer tout ça ? Et c’est un peu le sujet, c’est pour ça qu’on a choisi ce titre pour compléter un petit peu les réflexions. On va bien sûr pas du tout réussir à répondre à ça, mais on va essayer d’inspirer, de montrer quels sont les acteurs qui sont en train de faire de s’engager sous cette forme là et puis sur quel moyens financiers ils se sont appuyés. Donc on va avoir une journée en fait qui va être structurée autour premièrement de d’une présentation à générale sur la transition hydrique des territoires, pourquoi ? Comment ? Et vous voyez, c’est quelque chose d’assez court puisqu’on considère que sur sur internet, sur YouTube et cetera, vous avez déjà pas mal en fait de d’éléments. Là-dessus, on va voir une présentation que moi j’ai trouvé particulièrement intéressante par le cercle français de l’eau sur une étude sur le le les enjeux de financement de la gestion de l’eau en France. Donc ça c’est des approches globales. Ensuite, une petite présentation plus une approche micro sur des problématiques de financement auquell peuvent être confrontées des collectivités. Ensuite, on va avoir un très grand temps pour la présentation d’acteurs de financement avec des acteurs publics, des acteurs privés qui vont montrer comment ils interagissent mais surtout comment ils analysent en fait la situation, comment ils se positionnent par rapport à ça et comment est-ce qu’ils envisagent la suite. Il y aura une petite table ronde qui permettront alors à chaque fois ici vous avez vraiment les thèmes mais il y a des temps à chaque fois de questions-réponse. Donc une table ronde sur lequel on va essayer d’ouvrir le débat et cet après-midi, ça sera dédié en fait au retour d’expérience avec pas mal de collectivités qui et et et un acteur en fait privé qui présenteront justement des des actions qu’ils ont pu mener. Et enfin, ben on on finira par quelque chose qui a été évoqué par Annabelle, c’est-à-dire en fait bah voilà euh il y a aussi déjà maintenant de nombreuses euh de nombreuses expertises, de nombreux supports, des données et cetera sur lesquelles vous pouvez commencer vous collectivité. à vous appuyer pour avancer dans ce dans ce discours euh dans le hall. Donc à chaque pause, ce qu’il y a eu euh à l’accueil et puis euh à la pose repas du midi donc organisé par Magrine Cantine, vous avez une exposition d’aquarelle qui est de Bruno Chaplot qui est un un élu local euh et il se trouve que actuellement donc il travaillait sur la domaine de l’eau. Donc du coup on l’a présenté. Vous avez quelques posters d’aquissé qui montrent des cas concrets d’intervention avec des des résultats et cetera. Donc la toute la journée va être retransmise en direct et bien sûr nous allons faire ensuite des capsules vidéos en fait de chacune des intervention et ça sera diffusé pendant environ 3 mois de manière à faire vivre l’événement. OK. Et donc la première présentation, ça tombe bien, c’est moi. Ah oui, pardon, excusez-moi, on a des aspects pratiques, je suis tellement Oui, bonjour. Alors effectivement, l’ambition du colloque est très importante. Il y a eu beaucoup de retours positifs quant aux présentations. Du coup, il y a énormément de gens qui sont amenés à prendre la parole pour essayer de montrer une vue la plus 360 des différents aspects de la de la du financement de la transition hydrique. Donc je vais devoir être assez pénible sur le time keepeping comme on dit ou sur le fait qu’effectivement le temps doit être respecté. Donc, on a essayé de trouver une manière pas trop brutale euh de de ne pas trop brutaliser les intervenants, mais euh pour ceux qui interviendront plus de de au-delà de enfin de 10 minutes et au-delà, à 5 minutes de la fin raisonnera un coup de triangle, à 60 secondes de la fin raisonnera deux coups de triangle et à la fin de votre intervention, je pense à certaines personnes que je connais bien, raisonnera trois coups de triangle. Trois coups de triangle, ça veut dire s’il vous plaît qu’il faut essayer de conclure dans les secondes qui suivent. Bien entendu, c’est pas pour brider l’enthousiasme des des intervenants qui sont tous qui ont le le feu sacré en eux, mais c’est simplement qu’effectivement pour pouvoir garantir une qualité de parole à chacun qu’on se retrouve pas à devoir comprimer ou supprimer certains intervenants en fin de journée. Donc je vous remercie par avance de bien vouloir prêter attention à à ce petit LA majeur 442 Hz qui vous rappellera que le temps s’écoule. Ça marche pour toi aussi ? Oui oui, tout à fait, tout à fait. Tout le monde est au courant que je parle beaucoup. OK. Voilà. Donc ça c’est une présence une présentation générale, donc vue panoramique euh hute altitude pour montrer différentes facettes et euh du du problème euh et euh et voir non seulement le pourquoi, mais aussi le comment. En ultra résumé, pour présenter à quoi c’est pour ceux qui ne connaissent pas, donc c’est une entreprise qu’on a créée en 2015. Nous sommes basés à Limoge mais on travaille à l’international. On fait des diagnostics techniques en fait sur des usines, des bâtiments techniques et cetera. On fait de de pilotage de la performance. Donc ça c’est plutôt de l’analyse de données et puis sinon de l’accompagnement stratégique. Euh et donc on intervient sur les collectivités, les bâtiments techniques, par exemple un hôpital et puis bien sûr sur les sites industriels. OK. l’eau sur terre puisque c’est un petit peu un petit peu la base. Pourquoi il y aurait-il une transition hydrique puisque nous sommes sur une planète bleue, il y a de l’eau partout et cetera et cetera et que en plus on n en perd pas depuis x milliards d’années. Il y a un institut américain qui s’est amusé entre guillemets à récupérer toute l’eau sur terre pour en faire une une bulle et ça donne ça. Donc en fait ça c’est toute l’eau sur terre bien sûr la quasi totalité de l’eau sur terre c’est de l’eau de mer. Vous pouvez pas l’utiliser. Les milieux naturels terrestres ne peuvent pas l’utiliser. Donc la deuxième petite bulle c’est le volume total d’eau douce sur terre. Bien sûr, la quasi totalité n’est pas accessible parce que ce sont des pôles où l’eau est trop en trop grande profondeur. Et le petit truc que vous n’avez pas vu au début, ça c’est l’eau douce disponible. D’accord ? Donc là, on commence à comprendre que peut-être il va y avoir un problème et qu’il faut surtout pas toucher à cette petite bubule parce que on dépend de tout ça. Alors bien sûr, c’est pas un stock puisqu’on a le cycle de l’eau. Ici, c’est une représentation très schématique et fausse du cycle de l’eau. Devenue fausse. On expliquera tout à l’heure pourquoi. Qui fait que bah oui, on a une évaporation, on a une condensation et de nouveau de l’eau douce qui va irriguer en fait les territoires. Alors, les moteurs du changement par rapport à cette représentation un peu idylique que j’ai présenté au niveau du cycle de l’eau, ils sont multiples. Premièrement, on a une entropisation du parcours terrestre de l’eau. Autrement dit, pour faire très simple, vous avez de l’imperméabilisation. On a rectifié les cours d’eau, on a séché les zones humides et cetera et cetera. Quand il pleut, l’eau se barre vers la mer, elle ne reste pas sur terre, elle n’est plus disponible ou alors pendant un temps très court. Deuxièmement, on a fait de la surconsommation. Vous avez des très très grandes villes puisquil y a eu une urbanisation, on a concentré les zones industrielles et compagnies. Ben à chaque fois que je rajoute 100000 personnes dans une grande ville, à Bordeaux, à Toulouse, où vous voulez, le milieu naturel, gentil, il dit pas “Bah si c’est ça, je vais agrandir la taille des nape fréatiques, comme ça vous aurez de l’eau tout le temps.” Euh donc on est sur un système qui était la plupart du temps déjà tendu et bien sûr parce que on a une augmentation du nombre de personnes, une augmentation de l’activité humaine et une concentration à la fois dans les prélèvements mais aussi dans les rejets. Bah en fait, on est en train de de mettre une pression localement parlant qui devient parfois intenable. Bien sûr, vous en avez entendu parler le dernier né dans la famille, ce sont lespifces. Avant, c’était les microplastiques, avant c’était les perturbateurs endocriniens. Avant c’était les résidus de médicament et cetera et cetera. Avoir de l’eau, c’est une chose, avoir de l’eau polluée, c’est totalement différent. D’accord ? Ça, ce sont des des principes qu’on va que je vais qualifier de physique qui font qu’il y a déjà en fait une pression sur la petite bubule, la petite ressource en eau. Et ce qui sera ce qui se rajoute dans ces dernières années et sur un système qui est déjà en tension, j’insiste là-dessus, c’est le changement climatique. Le changement climatique, en fait, le système, il était déjà en tension et le changement climatique, il fait ça. En résumé, il y a aucun système qui est capable, aucun système ni naturel ni humain qui est capable de de de comment dire de supporter de telles variations. D’accord ? C’est ce que l’on a connu plus particulièrement dans les dernières années. 2022 2023 sécheresse, 2024 inondation. D’accord ? Donc et ça c’est pas c’était pas exceptionnel. ça va être le la météo en fait régulière, le climat tout le temps. Il y a un dernier moteur de la transition qui est complètement différent, qui lui n’est pas physique qui est le coût global de l’eau. J’y reviendrai tout à l’heure. À cause de cette modification, on voit que par exemple déjà au niveau français, si on compare les décennies fin des années 2000 et puis après les années 2000, on a déjà une perte de 14 % de la ressource en eau disponible. D’accord ? cette ressource en eau qui est ici qualifiée de renouvelable, c’està-dire l’eau que l’on peut utiliser et qui va se renouveler, on voit on voit qu’on est déjà sur une mauvaise tendance et on parle pas là je reviens, c’est pas 2050 2100 he, on est déjà sur quelque chose qui est quand même assez conséquent. Se rajoute à ces problématiques en fait de d’entropisation et cetera et cetera bien sûr certains aspects du changement climatique et ici cet été on a subi deux canicules. Tout le monde trouvait que à 40 et quelques, c’était vraiment intenable. Bon, les dernières estimations de euh France de non pas France Télécom mais euh de euh Météo France euh vous voyez que ça va monter à plus de 50. Bon, imaginez bien que non seulement vous allez avoir un problème haut mais vous allez avoir un problème de manière générale sur toutes les conditions en fait et il y a pas un végétal ni un humain qui tient dans ces conditions-là. OK ? Bon, en résumé, ce qu’il faut comprendre de tout ça, c’est que tous ces différents éléments, entropisation, pollution, surexploitation et cetera et cetera, ça se combine pour aller dans la mauvaise direction. OK ? Donc du coup, le nouveau cycle de l’eau est pas celui que que je vous ai montré tout à l’heure. Il est représenté sur quelque chose qui est plus systémique. Et on n’est pas du tout sur un gentil cycle qui fait ça parce qu’en fait, c’est un système, d’accord ? Si vous prenez l’eau à un endroit, ceux qui sont plus loin, ils l’ont plus et voir l’eau n’arrive même plus vers la mer et cetera et cetera. D’accord ? Donc voilà, en fait l’eau, ce qu’il faut comprendre, c’est que c’est un système. Nous vivons tous et les milieux naturels aussi sur ce système. Et d’avoir déstabilisé ce système, ça va avoir des conséquences extrêmes sur nos conditions à la fois au niveau de nos activités mais même nos conditions de vie. En résumé, pour faire ça de manière assez rapide, fin du monde open bar, le monde magique de Harry Potter dans lesquels on ouvre on ouvre le robinet, il y a de l’eau propre qui coule, on tire la chasse, les eau ils épartent et tout va bien, tout va bien madame la marquise, c’est fini. Bien sûr, c’est très hétérogène. Si vous êtes à Limoge, si vous êtes à Brest, si vous êtes à Perpignan, si vous êtes ailleurs dans le monde, les conditions en fait sont totalement différentes parce qu’elles dépendent de l’hydrogéologie, des usages et cetera et cetera et du changement climatique. Il y a un autre moteur du changement qui est très important, c’est le coût global de l’eau. Là, il y a une erreur fondamentale que nous on a sur lequel on a beaucoup travaillé au niveau d’aquissé qui est que il y a 10 12 ans quand on a commencé à parler de ça, les gens nous ont dit “Mais alors l’eau, il y en a partout et puis c’est pas cher, ça coûte rien. Pourquoi est-ce qu’on irait s’embêter à aller faire de l’amélioration, investir et cetera et cetera ? L’énergie, ça coûte beaucoup et cetera. Et donc ça c’est totalement faux. Euh c’est totalement faux parce que en fait à chaque fois vous utilisez de l’eau, notamment si vous avez des activités économiques mais c’est valable chez vous, ben en fait vous avez énormément de matériel donc de l’investissement et des coûts d’exploitation. Ça c’est un coût de l’eau. Si je réduis de 50 % mes consommations d’eau, peut-être que je je peux réduire de 50 % le nombre de pompes, le nombre d’osmoseur, le nombre de c, le nombre de ça. Et non seulement en investissement, mais bien sûr en coût de fonctionnement. Ensuite, il y a une autre erreur, c’est que tout ça ça consomme énormément d’énergie en fait. D’accord ? Et donc premièrement, il y a une grande partie des coûts de l’énergie qui sont en fait des coûts de l’eau. D’accord ? Si je réduis de 50 %, ça va réduire aussi de 50 % de l’énergie. Euh et puis ensuite quand l’énergie commence à faire ça, comme il y a quelques années, vous voyez vite que le modèle économique qui était basé sur de l’eau soit-disant pas cher, mais en fait, il a complètement explosé. En plus, l’eau, elle est utilisée pour une performance opérationnelle. Ça peut être du transfert de chaleur, ça peut être du nettoyage, tout ce que vous voulez. Et si vous avez une mauvaise gestion de l’eau, c’est votre vous avez vous allez avoir une baisse de performance. Ça n’a rien à voir avec l’environnement, ça n’a rien à voir avec les ressources. C’est juste que vous êtes en train de perdre de l’argent. D’accord ? Donc ça ça fait partie du coût de l’eau aussi. En ultra résumé euh toujours pareil euh nous on utilise classiquement le le l’iceberg en disant “OK, vous avez les coûts matières, les coûts d’accès à l’eau, vous avez tous les coûts directs qui sont les investissements, l’exploitation et vous avez en fait tous les coûts indirects qui sont des conséquences si vous avez des arrêts de prod et cetera.” et nous verrons euh dans les présentations notamment de d’acteurs bancaires euh certains chiffres. Euh en résumé, les coups de lot sont très très sous-évalués quel que soit l’acteur économique. Bien sûr, si vous êtes une usine de chocolat, une plateforme de pâte à papier, n’importe quoi, ça varie. Mais les ordres de grandeur, c’est quelques euros le mètre cube pour les coûts matières, quelques dizaines d’euros le mètre cub les coûts directs, quelques plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’euros le mètre c pour les coûts indirects. Quelle conséquen est économique ? puisque la situation dans laquelle nous sommes rentrés en fait va stabiliser. Ce que l’on a vu c’est que dans les tendances long terme, grosso modo, la la la direction n’est pas la bonne. Par contre, ce qui nous impacte aujourd’hui, c’est pas la la la l’aspect long terme. Je vais vous dire ce qui se passe en 2050 et 2100, c’est vraiment pas notre problème parce qu’on aura des problèmes, on a déjà des problèmes bien plus importants à gérer aujourd’hui parce que ce que l’on a à gérer aujourd’hui, ce sont les aléas et en fait c’est ce qui s’est passé directement nous pour nos clients grand compte industriel mais aussi les collectivités lorsqu’on arrive en rupture d’alimentation e non potable. Ce qui se passe en 2050, c’est pas trop leur problème quand il faut livrer des bouteilles. D’accord ? Donc ici ce qui impacte directement à la fois les milieux naturels mais aussi les activités humaines, ce sont les alléas climatiques et on l’a vu dans ces dernières années avec bien sûr sécheresse inondation. Donc en fait ça c’est un deuxième point qui est extrêmement important, c’est que l’eau c’est un enjeu qui est local. Autrement dit, c’est un peu contreintuitif par rapport à tout le discours environnemental et notamment vis-à-vis du carbone. Vis-à-vis du carbone, on est plutôt sur une approche globale, ce que font les Chinois, les Mexicains, les les les zélandais et compagnie, tout ça c’est mis dans une sorte de peau commun et tout le monde va bénéficier entre guillemets des conséquences négatives de tout ça. L’eau, c’est complètement différent. L’eau c’est locale. Vous dépendez totalement de la masse d’eau dans lequelle vous avez vos prélèvements et vous allez impacter la masse d’eau à côté de vous dans lesquelles vous allez avoir vos rejets. Si vous vous avez des problèmes sur ces deux masses d’eau, bah c’est vous qui êtes impacté et pas en 2050, vous êtes impacté immédiatement. Et ce qui se passe même dans un autre bassin versant, même si c’est pas très loin entre guillemets, c’est dommage pour eux mais ça vous impacte pas forcément. Donc vous voyez là, ça veut dire que au niveau local, il faut non seulement que avoir une analyse de votre contexte, ce que nous on appelle le contexte hydrique local, quelles sont les ressources autour de moi ? Quels sont les autres usages avec lesquels je vais rentrer éventuellement en conflit ? Quelles sont les infrastructures et services qui relient l’un à l’autre ? Et quelle est la gouvernance de tout ça ? Parce que si on si on rentre en restriction avec des aléas, ben ça va peut-être pas être facile à gérer. Donc du coup là-dessus, faut pas oublier que tout ce qui soutient ça, ce sont les milieux naturels. Petit rappel, ce sont les milieux naturels qui font le cycle de l’eau. Si nous avons de l’eau toute l’année, c’est parce qu’il y a des végétaux qui les ralentissent, parce qu’il y a de des matières organiques dans le sol et cetera. à chaque fois qu’on détruit le milieu naturel, nous détruisons le cycle de l’eau. Et tout ça bien sûr faut dire “OK, aujourd’hui c’est ma situation mais demain en 2000, je sais pas combien qu’est-ce qui va se passer La conséquence pour un acteur économique, c’est que l’eau, c’est un levier de performance globale. Non seulement on a de un coût global de l’eau, mais derrière c’est ma capacité de production qui est qui peut être entamée. Donc là, vous voyez un petit peu une idée des des grands des grands impacts. Pour une collectivité, c’est à peu près pareil parce qu’en fait une collectivité a aussi un rôle d’acteur de économique. Par exemple, une usine d’eau potable et une station d’épuration. Ce sont des sites industriels sur lesquels vous pouvez vous aussi faire de l’amélioration. Mais l’impact bien sûr pour une pour une une collectivité, c’est le développement économique. S’il y a une mauvaise gestion de l’eau dans la durée, ben comment est-ce que vous allez faire pour pour maintenir les activités existantes ? Et quelle est votre capacité à en accueillir de nouvelles ? Quels sont les ordres de grandeur au niveau des impacts ? L’eau impacte tout, d’accord ? Tout, c’est pas compliqué, ça impacte tout. Donc forcément, si je touche sur l’eau, je vais tout impacter. Vous avez une étude de des Nations- Unies en fait qui est sortie en 2019 qui estime que d’ici 2050, 45 % du pays mondial est en risque uniquement par rapport à l’eau. Petit rappel, euh la COVID c’était 7 à 8 %. D’accord ? Donc vous voyez ça c’est pour 2050 et bien sûr ça va pas faire gentiment on monte et puis après il y a une chute. D’accord ? En fait, on va avoir ça. C’est-à-dire que si ça se trouve l’an dernier, l’an dernier, l’an prochain, bah on va avoir peut-être un risque sur 5 10 %. C’està-dire que au niveau mondial, ça va être extrêmement impactant. D’accord ? Ça, c’est les ordres de grandeur. Il y a d’autres choses qui sont qui commencent à apparaître. Et là, vous voyez que par exemple, il y a des acteurs qui sont en train de dévaloriser des actifs en raison du stressque. Vous aviez une usine dans tel dans telle zone, dans votre bilan et cetera, elle est marquée pour tant d’euros. Ben moi, je la divise par 10. Pourquoi ? parce qu’il va y avoir plus d’eau, donc en fait elle vaut plus grand-chose. Vous voyez ça c’est des aspects qui sont aussi non négligeables. Alors on pourrait dire parce que jusqu’à présent on a tout résolu avec de la technique et de l’énergie, on a qu’à continuer technolutionnisme. Petit exemple, le barrage de serpon donc plus grande retenue de d’eau d’Europe. Et ben donc en en 2022 le niveau chute de de 17 m. Quel est l’impact ? Et ça, je vous montre x exemples partout dans le monde. En fait, le problème c’est que ces infrastructures induisent un surdimensionnement des usages derrière. D’accord ? Pourquoi ? Bah parce que on a de l’eau, donc on a la capacité à irriguer et cetera et cetera. Et dès qu’il y a un problème, en fait, c’est la catastrophe. En fait, toutes ces infrastructures génèrent lorsqu’il y a un problème un effet rebond. OK ? Ce qui est la même chose qu’avec l’énergie et cetera et cetera. Vous avez aussi le dessement qui est sur qui qui est très en vogue et donc du coup par exemple 2011 donc enfin en 2008 il y a une grande sécheresse qui frappe la Catalogne et donc Barcelone dit je vais résoudre le problème j’ai fabriqué la plus grande usine de dessement d’Europe comme ça on est tranquille pendant des décennies voir des siècles. Moyenne en cour en 2024 ils ont alimenté en bateau. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas géré les usages parce qu’ils n’ont rien géré du tout. Ils ont juste dit j’ai un problème, je mets un sparadra puis si j’arriverais je mettrai un deuxième sparadra et cetera et cetera. Dans le nouveau monde avec la première première partie de ma présentation, ça marche plus. Pourquoi ? Parce que c’est pas avec vos petits bras que vous allez retenir le lieu de tsunami. Vous pouvez faire vos pâté de sable là et cetera, ça marchera pas. les ordres de grandeur. Le problème qui est en train d’arriver, il arrive beaucoup plus vite, il est beaucoup plus grand et il est beaucoup plus complexe. La technologie peut permettre de résoudre telle ou telle conséquence mais en aucun cas de traiter le problème. Donc du coup là aussi il y a quelque chose que j’aime bien dire, c’est que qu’est-ce que vous allez faire ? Vous allez remplacer le cycle le cycle naturel avec de la technologie. Le cycle naturel, il a pas de panne, il est gratuit, il consomme pas de ressources ni d’énergie, il il ne pollue pas, il n’aimet pas de CO2, il demande pas de travail et pas de maintenance. Et vous croyez que tous les modèles économiques vont pouvoir tourner en disant tout ça je le fais avec des usines, ça marche pas. D’accord ? Donc seule conclusion, transition hydrique. Qu’est-ce que la transition ? Là il faut définir amélioration, substitution, transition. J’ai une voiture, le les concessionnaires et cetera, le garagiste, il me dit “Je t’ai fait un réglage, au lieu de 6 L au 100, tu passes à 5 L au 100”. Très bien. Amélioration. Je n’ai absolument rien changé au reste. Au bout d’un moment, je dis non et même 5 L, c’est pas bien, je vais prendre un moteur électrique. Substitution, je n’ai strictement rien changé au reste. Je n’ai pas besoin, je n’ai pas changé le besoin de transport, je n’ai pas changé l’organisation du transport, je n’ai rien fait. J’ai fait de la substitution. Donc qu’est-ce que la transition ? La transition, c’est une définition du ministère, reconfiguration fondamentale du fonctionnement et de l’organisation du système. Et ça touche les secteurs technologiques, économiqu, écologique, socioculturel et cetera. D’accord ? C’est une transformation. Donc dans le domaine de l’eau et on peut prendre la même chose avec le transport, ça veut dire qu’on change l’organisation du transport. OK ? Sinon ça marcherait pas. Donc pour l’eau, nous sommes face à un enjeu systémique. Les solutions ne peuvent être que systémiques, sinon ça marchera pas. Au niveau d’un territoire, ça veut dire que comme je l’ai dit tout à l’heure, il faut faire une étude de son contexte hydrique local. Pourquoi ? Parce que des fois vous êtes dans une région qui est très polluée, des fois c’est une région dans lequelle comme par exemple exemple ici c’est un socle granitique et donc il y a pas d’eau dans le sous-sol. Alors que si on va dans la dans le au niveau de la Gironde, bah oui, il y a différentes différentes nappes qui permettent de de d’avoir des ressources. Donc à chaque fois, c’est vraiment la question en en hydrique local. Alors, par rapport à ça, une fois que vous avez fait votre votre analyse et que vous avez fait votre analyse disons à votre niveau, vous avez compris à la fois la tendance, les risques, les points d’amélioration et cetera, bah on dit nous la première chose à faire c’est de transformer les usages. D’accord ? C’est ce qu’on a fait pour l’énergie. Dans l’énergie, on n pas dit vous avez froid dans votre maison, on va rajouter des chauffages. Au bout d’un moment, on a dit “Bon bah là, vous allez fermer les fenêtres, vous allez mettre des doubles vitrages, vous allez isoler, éventuellement, vous mettez un pull et même vous allez voir, vous avez chaud.” D’accord ? On a arrêté d’essayer de traiter les conséquences. Donc ici la le principal problème en fait qui s’est qui s’est installé en fait sur nos territoires, c’est que les usages n’ont pas été limités, n’ont pas été gérés. On est en train de faire une étude avec la CL dépôts et consignation sur relation industrie. Il n’existe pas de schéma directeur au-industriel sur aucun territoire. Ça existe pour le potable mais pas pour l’industriel. D’accord ? Donc s’il y a pas cette transformation des usages et vous voyez j’en ai mis un en gras qui est le renoncement, on verra en fait différentes différents cas qui sont présentés cette cet après-midi et ben en fait ça marchera pas. Bien sûr il faut restaurer le cycle de l’eau. Ça sert à rien entre guillemets de dire je continue je me préoccupe de mon petit périmètre technique, je suis 100 % performant dans mon usine mais le reste bah c’est pas moi. Donc ça marchera pas non plus. Donc il faut qu’il y ait une restauration du cycle de l’eau, c’est-à-dire des imperméabilisations et cetera et cetera. Et bien sûr, tout ce qu’on a pas pu éviter, oui, il peut y avoir la nécessité de mettre en place des solutions techniques. Mais là, vous voyez déjà que d’un point de vue financier, les solutions techniques en terme de nombre, en terme de quantité, en terme de de de taille et en terme de qualité, ça sera pas du tout la même chose. D’accord ? Quand vous avez évité 75 % du problème, vous n’avez que 25 % du problème à traiter. Et là, il y a un enjeu majeur, c’est que faire de l’efficacité hydrique à l’intérieur de son propre périmètre, chez moi avec des mousseurs dans une usine et cetera, c’est bien. Mais là, on est face à un territoire. Sur le territoire, vous avez des agriculteurs, des industriels, des gens qui font du tourisme, euh la population générale, un hôpital et cetera et cetera. Et tous ces gens-là, il faut leur dire “OK, maintenant fin du monde open bar, il va falloir vous oriorienter.” Ça, c’est un des très très gros enjeux pour les territoires, c’est comment créer une dynamique territoriale. Du coup, je vais faire un petit zoom sur la transformation des usages puisque pour le cas pour le coup, c’est c’est ce qui nous préoccupe chez Aquacé. Donc, une action sur les causes et pas la gestion des conséquences. Ça veut dire qui fait quoi à l’intérieur d’un périmètre technique. Ça peut être votre maison, mais ça peut être aussi un site industriel, un hôpital. Et donc, on va identifier qui fait quoi avec l’eau, toutes les opérations en fait qui traitent et qui utilisent de l’eau. Et sur chacune de ces opérations, on va voir comment est-ce qu’on peut réduire en fait les consommations mais aussi les pollutions émises. Tout ce que je ne mets pas dans l’eau, j’aurais pas à le traiter derrière. OK ? Une fois que j’ai fait ça, je peux reconfigurer. C’est un petit peu ce qui a été fait avec les déchets. On a arrêté il y a quelques années de dire “Oui, les pots de banane, les bouteilles en plastique, les médicament, tout ça, c’est des déchets, je mets tout ça ensemble, je mélange et maintenant débrouillez-vous avec le problème que je viens de faire.” Pourquoi ? parce que ce sont déchets de des déchets de nature très différentes. Dans le domaine de l’eau, on continue à prendre toutes les eaux, on les mélange et on les envoie dans la station d’épuration en leur disant maintenant débrouillez-vous avec le problème que je viens de créer. Non, il y a des eaux claires, il y a des eau qui contiennent des matières grasses, il y a des eaux qui contiennent des détergents, d’autres qui contiennent des médicaments et donc on pourrait aussi organiser du tri à l’intérieur des sous-fluents pour sortir des eaux qui peuvent être qui peuvent être valorisées, mais aussi sortir des eaux qui ne doivent pas être traitées en station d’épuration mais plutôt en terme de déchets liquide. Tout ce qu’on a pas pu éviter, il va falloir le traiter. Il y a pas de problème. La technologie sert à ça. Et bien sûr, c’est le niveau zéro de la de la stratégie, faire la chasse au fut et au gâchi. Vous n’imaginez même pas ce que nous on trouve sur les sites depuis 10 12 ans. OK ? Donc j’ai fait ma cartographie, je comprends qu’il fait quoi avec l’eau et donc du coup je sais à quel endroit où ag comment agir et où agir. Je me retrouve avec une une liste d’actions à mener un petit peu comme si vous allez chez le médecin, il vous dit pas prenez la pilule B et puis tout ira bien. Vous dit vous allez arrêter de fumer, vous allez faire un peu de sport, vous allez faire c ça. Bah nous c’est un petit peu ce qui c’est ce qui se passe. La transition c’est une transformation. C’est pas je mets un un patch ici et une technologie là. OK, ça veut dire qu’il y a une combinaison d’action qui est à quantifier, à hiérarchiser et bien sûr c’est une démarche collective et une amélioration continue. Petit exemple donc qui a été euh réalisé par Alexandre Fex sur qui est notre directeur des opérations sur des interventions uniquement sur site industriel. Vous voyez qu’on a en moyenne 27 % de réduction avec des des gens qui consomment beaucoup, d’autres qui consomment peu. On a fait la même chose, ça sera présenté cet après-midi dans le cadre des collectivités. On a abouti à peu près au même résultat. Ce qui est intéressant, c’est que le 3/4 en fait de ces gains sont obtenus par des modifications, par des de de de l’amélioration, pas du tout en en rajoutant de la technologie. Pourquoi ? parce que comme l’eau c’était open bar, on a fabriqué des passoirs hydriques comme il y a eu des passoirs thermiques, nous faisons n’importe quoi avec l’eau et je vous le montrerai en fin du cololloque. OK. Donc l’enjeu du colloque euh et de tout le monde en fait, de tous les responsables, c’est de dire bon bah comment est-ce que je vais faire pour engager, pour financer cette transformation de la relation à l’eau parce que c’est vraiment de ça dont il s’agit. Et quand on voit l’ampleur du problème, quand on voit le nombre d’actions, ben on se dit “Mais comment est-ce qu’on va faire pour financer tout ça ? Ben si vous m’avez bien écouté, vous avez trouvé trouvé très très bien compris que oui la la transition coûte cher mais enfin essayez l’inaction, vous allez vite voir que ça coûte beaucoup beaucoup plus cher. Voilà. Et j’ai même pas eu le dernier triangle, j’en ai gardé pour un peu là. Merci beaucoup. [Applaudissements] Merci Jean Emmanuel. Effectivement en fait on a laissé 12 secondes parce qu’on voyait bien que tu étais presque dans les temps et que pour 12 secondes, on allait pas te faire ça bien entendu. Donc et bien merci beaucoup à Florence Domas, délégué général du Cercle français de l’eau, de venir nous parler effectivement d’une étude très intéressante sur le panorama du financement global de la politique de l’eau en France métropolitaine. Bonjour tout le monde. Vous vous m’entendez là ou ? Ouais, peut-être un petit peu. Euh alors ça ça marche. Ça marche. Euh super. Merci beaucoup. Bonjour à tous et à toutes. Bonjour à ceux qui sont en visio avec nous. Merci beaucoup pour l’invitation. Je suis ravie d’être ici pour vous présenter. Alors là, on est plus au niveau du diagnostic. qu’on n’est pas encore en terme de réponse là. Je vais plus vous vous présenter justement une étude que le Cercle français de l’eau a mené en 2023-2024 et a diffusé donc à publié l’année dernière. Rapidement, le cercle français de l’eau, on est une une association euh c’est un cercle de réflexion nationale en fait qui regroupe les parlementaires euh euh enfin tous les acteurs de l’eau, donc soit parlementaires, les élus, euh les acteurs économiques et puis les organismes de recherche pour réfléchir ensemble à comment faire évoluer nos politiques de l’eau face aux enjeux actuels. On voit bien enfin Jean-Emmanuel nous a bien décrit les enjeux les enjeux actuels et et à venir. Donc on a on s’est posé la question justement de il y a beaucoup d’investissements à faire. on sait que euh justement la transition va va demander euh des investissements et va demander des des financements. et nous avec certains partenaires, donc on est parti avec le ministère de la transition écologique, on est parti avec Intercommunalité de France, Amorce et la NEB, donc l’Association nationale des élus de bassin pour se poser la question de savoir OK en effet, il va falloir des investissements, mais en gros aujourd’hui qui paye combien, dans quel secteur d’activité et pour finalement financer quel champ d’action. Donc, on a voulu partir en fait d’un d’une base, d’un diagnostic partagé à mettre à disposition des des décideurs publics euh pour justement pouvoir prendre des des décisions un petit peu plus un petit peu plus éclairées. Et on a confié donc l’élaboration de cette étude à l’économiste Maria Salvetti. Euh voilà. Euh je passe directement au résultat euh donc au niveau de ces dépenses globales. Donc on on a regardé un petit peu les les fl les flux financiers. Euh on on est parti sur une période 2000 que je dis pas de bêtises 201322 donc une période de 10 ans qui couvre en fait le 11e le 10e programme des agences de l’eau et les et l’encours du du 11e programme jusqu’à jusqu’à 2024. Les dépenses globales de la politique de l’eau en France métropolitaine c’est 23,4 milliards d’euros par an. Donc pour donner à peu près une une référence, c’est 0,84 % du du PIB. Euh l’OCDE préconise euh de euh de consacrer entre 0,5 et 1,3 % de son PIB seulement en tout cas pour les services d’eau et d’assainissement. Donc à chacun de voir où est-ce qu’on où est-ce qu’on est par rapport à cette à cette préconisation. Euh mais voilà, c’est 0,84 % du PIB français. Euh on va le voir on va le voir après. Les agences de l’eau, c’est 2,3 milliards d’euros par an. Euh donc en fait les agences de l’eau, c’est 10 % des dépenses des dépenses globales en France. Euh donc c’est primordial et ça je vais vous je vais vous le montrer mais c’était pour montrer voilà que les agence de l’eau ne représente pas tout le financement de la politique de la politique publique de de l’eau. Euh donc c’est 2,3 milliards de recettes pour 1,8 milliards d’euros de dépenses. Et là on a sorti de ces dépenses là tout ce qui est solidarité internationale et puis et puis littoral euh par secteur d’activité. Ces dépenses, elles sont supportées par euh 53 % des ménages. Alors, il y a en bas à gauche, euh il y a 9 % des APAD. Apad, c’est des activités euh assimilé domestiques, donc activité de production assimilé domestique, c’est en gros tous les commerçants, les artisans qui sont qui sont connectés au réseau collectif, que ce soit d’eau potable ou d’assainissement. Euh donc si jamais on on ajoute les deux, on est à plus de 60 % qui sont euh euh qui sont supportés en tout cas par euh ceux qui sont connectés enfin euh raccordés au réseaux collectifs d’eau potable et d’assainissement. Et puis on a donc 23 % euh de ces dépenses qui sont supportées par les industriels. Euh on a 9 % qui sont supportés par les agriculteurs et puis on a 6 % de ces dépenses qui sont supportées par l’État et les collectivités territoriales. pour quel champ d’action il y a bah sans surprise non plus, il y a 53 % de ces dépenses qui sont orientées vers tout ce qui est lutte contre les pollutions de tout de toutes origines que ce soit pollution diffuse ou pollution ponctuelle. Euh donc c’est plus de 50 % de ces de ces dépenses qui sont qui sont orientées vers vers les la lutte contre les pollutions et près de 40 % vers tout ce qui est accès et et puis qualité de l’eau potable en fait de l’eau à destination de la de l’eau à destination de la consommation humaine. Et puis on a d’autres champs de d’action qui qui en fait représentent à peu près 8 % de ces de ces dépenses qui sont tout ce qui est restauration des milieux qui est tout ce qui est connexion connaissance de planification de gouvernance tout ce qui est prévention et gestion du risque du risque inondation et tout ce qui est préservation de la ressource et sobriété en gros ce qu’on appelle gestion quantitative 8 %. Donc ce schéma un petit peu un petit peu barbare nous montre justement qui sont les financeurs de cette politique de l’eau en France. Comme je vous le disais par rapport au secteur d’activité tout à l’heure, c’est que on a les services publics d’eau et d’assainissement qui participent en fait à hauteur de 55 % de cette de de ces dépenses de la politique publique de l’eau en France qui représente donc près de 13 milliards 13 milliards d’euros. Tout à l’heure, je vous disais que les industriels euh participent à hauteur de 23 %. La la raison en tout cas, c’est parce que le deuxème poste de dépense en tout cas dans la la dans de cette politique de l’eau, ce sont les dépenses qu’on appelle les dépenses pour compte propre, c’est-à-dire tout l’argent privé qui est injecté euh qui est injecté pour optimiser les process. Donc en en gros, c’est vraiment les industriels, les agriculteurs et puis certains ménages qui sont en assinissement non connectif non collectif qui justement dépensent dépensent de leur de leur budget propre sur la sur la politique sur la politique de l’eau et comme je vous le disais, les agences de l’eau arrivent en 3è poste de de dépenses avec avec plus de avec 2 milliards 2 milliards d’euros environ. Je vous ai montré que de justement de des recettes des agences de l’eau, il y a près de 100 millions d’euros qui partent vers le budget de l’État et près de 150 millions d’euros qui partent vers le budget de l’Office français de la biodiversité. Euh en sachant que euh cette année, en 2025, l’État a ponctionné 130 millions sur le les agences de l’eau et a fonctionné 418 millions pour financer l’OFB et a priori c’est pas c’est pas fini. Euh, on a aussi étudié euh étudié la répartition des instruments économiques dans ces dans ces dépenses. Euh donc évidemment les services publics d’eau et d’ et de d’eau potable et d’assainissement, c’est en gros votre facture d’eau. Donc c’est en fait c’est des tarifs. Euh donc on a voilà plus de 50 % c’est des tarifs. Euh et puis on a ben 7 7 milliards d’euros, c’est des dépenses pour compte propre. Et ensuite, le reste ça se répartit entre euh des redevances environnementales, des taxes, donc tout ce qui est impôts, euh des euh transferts, des euh taxes environnementales euh comme la GMAPI euh et puis des mécanismes de de compensation, tout ce qui est non couvert coût couvert et à financer. Euh donc, on s’est posé la question de savoir finalement est-ce que ça suffit ces dépenses, est-ce que enfin qu’est-ce qui reste finalement à financer. Première chose, et ça Jean Emmanuel l’a dit, ce sont les coûts environnementaux. les coûts environnementaux, le rapportage à l’Europe montre que tout ce qui est pollution des cours d’eau, tout ce qui est non non non atteinte en fait du bon état des cours d’eau, c’est 5 milliards d’euros à mettre à mettre en plus chaque année. Lui a fait une étude aussi avec Maria Salvetti et qui a montré que il manque 4,2 milliards d’euros pour moderniser et décarboner les infrastructures d’eau potable et d’assainissement et quasiment 400 millions d’euros pour justement les besoins de traitement micropolluant. en sachant que cette euh ça a été euh ça ça a été recalculé, on est plutôt à 800 900 millions pour les pour les micr pollons. Et puis euh France Assureur a fait un une étude aussi qui montre que le coût des assurances va exploser et va représenter à peu près 3 milliards d’euros par an euh jusqu’à jusqu’à 2050. Donc en fait, on a des coûts non couverts qui sont de l’ordre de 13 milliards d’euros qui représentent donc plus de 50 % des dépenses actuelles. Donc comment on fait en effet pour financer ce euh ce ce cette couverture de coût qui ne qui n’est pas qui n’est pas couvert ? Cette étude, on a aussi justement décliné en tout cas tous les résultats par bassin hydrographique parce que ça nous paraissait important de le décliner par territoire d’agence d’agence de l’eau métropolitaine. Ça, je vous laisse aller voir de sur le rapport complet pour chacun des pour chacun des bassins versants. Et enfin donc cette étude nous montre, je vous parlais des agences de l’eau qu’elles sont quand même un levier extrêmement important puisque elles ont un effet levier de 1 à 10 pour justement porter des projets de restauration ou en tout cas tous les projets qui sont liés à l’eau en France. Euh elles ont aussi un rôle de solidarité euh territoriale qui est fort aujourd’hui. C’est une des seules instances en tout cas qui permet une solidarité territoriale à Mont-aval et urbain euh rural. Et puis c’est aussi des catalyseurs puisque les agences de l’eau, elles suivent quand même le le SDAE, donc le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux et donc elle a des orientations et donc elle oriente les projets vers de la bonne adaptation et non pas de la maladaptation. On a on on montre aussi par cette étude que euh les la gestion par bassin est bénéfique, elle marche elle marche assez bien mais par contre il manque une implication des collectivités territoriales et c’est pour ça aussi que le cercle français de l’eau euh se se s’est associé en tout cas à la banque des territoires dans le partenariat Aquagir pour justement accompagner les collectivités dans le dans dans leur projet haut euh de bout en bout. Euh et puis euh clairement, on s’est rendu compte que les dépenses dans la politique de l’eau aujourd’hui, c’est principalement euh tout ce qui est petit cycle, donc tout ce qui est services public d’eau et d’assainissement et que il y a un moment, il va peut-être falloir euh financer le grand cycle euh le grand cycle de l’eau en réinterrogeant la règle de partage entre tout ce qui est tarif, redevance, fiscalité locale, mais aussi euh comme le disait la dame de la banque des territoires ce matin, le recours à l’emprunt. Euh et ça c’est quelque chose qui nous paraît assez important. Donc aujourd’hui euh on lance la phase 2 de cette étude pour justement porter des propositions. Euh on on on justement on va à partir d’une bibliographie et puis aussi à partir d’audition d’acteurs euh présenter enfin faire toute une liste de propositions pour repenser ce financement de la politique de l’eau. On est attendu donc pour des propositions fin d’année fin d’année prochaine et puis bah je vous invite à aller voir notre rapport complet sur le site du cercle français de l’eau et je vous remercie de votre attention et j’ai pas eu le 3è 3è. Merci beaucoup madame Thomas. J’ai oublié d’expliquer. On va mutualiser les questions dans des temps de questions après plusieurs présentations. Donc on on demandera à madame Domas de revenir sur scène quelques instants pour d’éventuelles questions. Merci à Julie Essen, dirigeante Dicap, de nous rejoindre pour les enjeux de financement de l’eau et de l’assainissement pour les collectivités. Euh voilà. Hop. Alors, attendez, je passe comme ça. Non, d’accord. OK, ça OK. Bonjour à tous, vous m’entendez bien ? Donc Julie Essen, société ICAP. Donc, moi, j’interviens pour les collectivités territoriales plutôt en Île-de-Fance et dans la ruralité. Et donc, je vais vous présenter aujourd’hui les enjeux de financement de l’eau et de l’assainissement pour les collectivités. et je me suis intéressée plus spécifiquement à l’eau potable puisque le temps d’intervention est est limité. Donc je vais démarrer en vous rappelant euh juste pardon. Ah, je sais pas à quoi c’est Je vais juste refaire une petite maniple. Désolé. Ouais, il est pas en plein micro. Non. C’est mieux. Ah mieux. Recommence à zéro. Donc je merci. Moi je vais avoir le troisème tic. Donc vous verrez. Donc je vais vous présenter tout d’abord un panorama pour bien refixer les idées. Donc les grandes étapes du développement des infrastructures. Donc développement des réseaux de distribution en France entre 1920 1970. Comme vous le savez, en 1964, on a eu la création des organismes de bassin avec le mécanisme l’eau pay l’eau et à l’époque des subventions pour développer les infrastructures d’eau qui étaient au-delà de 60 % ce qu’on aimerait avoir aujourd’hui. Événement important dans la structuration budgétaire des collectivités territoriales, la création de la M49 qui a défini deux obligations strictes. L’obligation d’un strict équilibre budgétaire et l’obligation d’amortir les ouvrages créés. Il faut savoir que l’amortissement réel des collectivités territoriales ne s’est mis en place que après 2002 voire globalement après 2010 dans la réalité et pas de façon rétroactive. Ensuite, dans les années 2010-25, on a eu la loi Grenelle qui a introduit une obligation de rendement minimal et ce qui a impulsé obligé un petit peu les collectivités à engager des renouvellements de réseaux mais avec parsimonie. Dernières étapes 2023-2025, le plan Haut euh Macron et la réforme des redevances agences de l’eau avec des grosses problématiques pour les collectivités territoriales parce que on a des pénalités financières chaque année en lien avec la performance des réseaux. Avec ce panorama là, ce qu’on voit aujourd’hui, c’est qu’on a la question qui se pose, c’est est-ce que ce cadre juridique va nous permettre de renouveler des réseaux anciens dans un contexte de baisse de rendement et de tension sur la ressource en eau ? Je petit rappel sur les mécanismes budgétaires. L’eau paye l’eau. Les recettes du service sont proportionnelles au volume consommé et donc moins l’usager consomme, moins le service mécaniquement à de recettes. Avec une obligation en 2030, c’est – 14 % sur les prélèvements pour l’alimentation en eau potable à urbanisation valeur 2019 pour l’agence de l’occène Normandie. Et donc intrinsèquement la question de comment je vais financer l’exploitation de mon service et mes besoins en investissement alors que je dois diminuer mes assiette de facturation. Sur l’amortissement, comme je vous l’ai indiqué, l’amortissement a été mis en place après que les réseaux soient réalisés. Donc, j’ai pas de dotation aux amortissements et comme tout a été développé à la même époque avec un âge moyen national, les infrastructures de potable de l’ordre de 55 ans, j’ai je fais face mécaniquement à un renouvellement massif nécessaire dans une temporalité très courte de 20 à 30 ans. dans les mécaniques financières sur les collectivités qu’on a commencé à accompagner, on sait que le financement par l’emprunt à 100 % parce que je souscrit que il faut financer par l’emprunt ces infrastructures de long terme n’est pas possible compte tenu des volumes financiers en jeu. Et donc aujourd’hui, on est face à ce mur de renouvellement avec des vraies questions fondamentales. Je je souhaiterais revenir et et mettre en évidence le problème de l’amortissement parce qu’il y a des des vérités qui sont établi qui ne le sont pas. En fait, l’amortissement dans les collectivités territoriales, il se fait uniquement sur le montant restant à financer, sur la durée de vie de l’ouvrage à l’euroconstant avec des durées de vie d’ouvrage, on l’a vu, qui sont entre 50 et 80 ans. Mécaniquement, un petit exemple, j’ai un une infrastructure de 100 millions d’euros, j’ai 40 % de subvention, il faut que j’amortisse 6 millions. Mon eur se déprécie sur 60 ans, environ d’un facteur 7. Pour renouveler mon infrastructure, finalement, je n’aurais au final que 8,5 %. de mon investissement initial dans ma structuration budgétaire. Qu’est-ce qu’on voit aujourd’hui ? C’est que l’amortissement comptable qui a été mis en place par les services de l’État à l’époque ne permet pas de renouveler le patrimoine. Et ça c’est quelque chose d’extrêmement important. Faut arrêter de dire parce que les amortissements n’ont pas été déclenchés sur les réseaux de l’époque que les collectivités sont en retard. Mécaniquement, on ne peut pas le faire. Le petit graphique à droite montre l’étude qui a été faite en 2011 par le département de Sémarne qui met en évidence qu’il faudrait augmenter de 2,60 € le prix du mètre cube d’eau pour rattraper le retard de renouvellement. Aujourd’hui, on est à plus de 3 €. Maintenant, je vais m’intéresser aux caractéristiques globales des services en France avec l’OFB en 2021 qui avait caractérisé trois trois grands domaines, hein, l’ultraurbain, l’urbain et le rural avec les densités d’abonnés. Qu’est-ce qu’on voit ? Qu’est-ce qu’on met en évidence ? 80 % des linéaires d’infrastructure sont dans la ruralité avec un ratio qui est donc plus du double entre la ruralité et l’urbain. Ceci est confirmé par les données 6PA de 2023 sur les services d’eau et d’assainissement. Vous voyez que mécaniquement ce que j’ai indiqué en bas en gras, toutes les EPCI à dominante rural ont mécaniquement des tarifs de l’eau et de l’assainissement plus important. Important également de prendre en considération et de bien intégrer que ça n’est pas parce qu’on va faire des regroupements de collectivité rurale à l’image des syndicats de département qu’on arrive à faire baisser mécaniquement le tarif de l’eau et de l’assainissement. Pourquoi ? parce qu’en fait c’est la la structuration permet d’améliorer l’efficience des services. Elle ne permet pas de diminuer les coût intrinsèques parce qu’on a pas d’assiette avec des volumes et des infrastructures linéaires beaucoup plus importantes. Le taux de renouvellement entre 2020 et 2023 entre 0 et 0,65 % par an. Une durée de vie de réseau à 155 ans aujourd’hui qui est au double de la durée de vie des matériaux théoriques avec un âge moyen de réseau aujourd’hui de 55 ans national. Ça veut dire que je vais renouveler mes infrastructures dans 200 ans et mais je dois être performante. Plus la structure est rurale, on le voit, plus le prix de l’eau potable et de l’assainissement augmente. Là, je suis rentré plus dans le détail avec des exemples de composantes de service que vous connaissez puisquon a tous ces grands acteurs qui interviennent nationalement, notamment sur les stratégies de tarification avec tarification incitative et cetera. Et en rouge, je vous ai mis en évidence des collectivités qu’on accompagne dans la ruralité. Donc le SMAPE terroin de Marnorin, c’est un syndicat semi-rural. Le S27 et le SESV dans l’INE sont deux syndicats ruraux. L’indicateur de ruralité, c’est le nombre d’abonnés par kilomètre. Je vous ind je vous invite à regarder les assiettes et mécaniquement les prix de l’eau potable auquel on est aujourd’hui sur ces collectivités. Qu’est-ce qu’on voit au travers de ça ? C’est que le constat national, il est confirmé en local. On est des tarifs en rural qui sont à minima fois 2 par rapport au tarif urbain et que ces disparités entraînent des inéquité au niveau du service et de l’accès à l’eau dans le milieu rural. Ces milie ces ces services, j’ai pris deux exemples focus, ce sont des services proactifs contrairement à ce qu’on pourrait croire. Le S2ZE 77, on les accompagne depuis 2009. En 2011, on a mis en place le programme d’investissement euh depuis 2011. On a passé le taux de renouvellement à 1,24 %. D’accord. Malgré ça, on plafonne à 77,7 % de rendement. On n’y arrive pas. Le Smite Terwan Marn Morin, il est juste sur l’étape d’avant puisqu’il vient de finir son schéma directeur d’eau potable. On doit engager 97 millions d’euros d’investissement sur 10 ans pour renouveler seulement 13 % du linéaire. Alors, on a des châteaux d’eau, on a des usines à faire et le taux de renouvellement doit passer à 1,30 %. On vise un rendement cible entre 80 et 95 % suivant les communes. Et vous voyez ces deux collectivités qui sont proactives en scène et Marne, en fait, elle n’arrive même pas au rendement moyen de la SMARN de 80 % avec un âge moyen des réseaux dans ce territoire là qui représente 1 % du patrimoine national de 72 ans. Et malheureusement, ce mur de renouvellement, c’est pas le seul sujet auquel on a affaire. On a affaire à cette lame de fonds sanitaire en terme de qualité qui arrive avec toutes ces molécules qu’il va falloir traiter dont juste la surface émergée pour reprendre l’iceberg de Jean Emmanuel, ce sont les métabolites et l’épiface. Et aujourd’hui, on est vraiment face à des problématiques de fond qui nous amènent à nous poser la question de quel avenir nous avons face à ces enjeux croisés avec des enjeux sur la réduction des volumes prélevés en e potable de – 14 %. des enjeux pour améliorer la performance des réseaux d’eau potable afin de limiter la pénalité financière parce que si on n’est pas performant, au lieu d’investir dans nos renouvellement et nouvelles infrastructures, on va verser de l’argent sous forme d’amende. Il faut qu’on retrouve la conformité de la qualité de l’eau en intégrant chaque année de nouvelles molécules. Le S2E 77, 150 km de réseau d’infrastructure pour retrouver la qualité de l’eau. Ils viennent de terminer 56 millions d’euros d’investissement. Maintenant, il faut construire six usines de traitement à cause des métabolites. On est dans la ruralité avec des ressources qui sont beaucoup plus exposées. On doit travailler sur le curatif qui n’est pas financé avec la mise en place de nouvelles unités de traitement qui vont générer des pertes en eau qui vont venir impacter la réduction obligatoire des 14 % de baisse en eau potable. Et il faut avec une vraie question sur l’adéquation des filières sur les petits débits dans la ruralité et en plus il faut travailler sur le préventif avec les programmes d’animation de captage donc domaine agricole avec une vraie question de la capacité de ces collectivités à porter ça dans la ruralité. Il faut également financer le curatif et le préventif avec aujourd’hui des subventions qui sont gelées compte tenu des nouvelles conditions d’éligibilité. Il faudrait mettre en place une tarification progressive, incitative, sociale, mais comme vous l’avez vu par rapport aux assiettes de facturation, on a déjà pas d’assiette. Comment est-ce que vous voulez qu’on mette ça en place dans la ruralité ? Et une fois qu’on a fait tout ça, il faut qu’on arrive à assurer un prix de l’eau raisonnable pour nos usagers. Donc une fois qu’on a fait ces constats, bien évidemment on a quelques propositions d’action à mener. La première et qui nous paraît la plus simple, ça serait de travailler sur la bonification des aides apportées par les agences de l’eau avec la prise en compte de la problématique spécifique du monde rural avec une majoration des subventions et également une bonification complémentaire si le service est exercé au travers de de services consolidés tels que des CC, des CVU et des Civomes. et la nécessité également d’avoir bien évidemment un schéma directeur à jour. On l’a vu parce qu’il faut qu’on sache quelle est la direction où on doit aller et quelle est l’ampleur des problématique. Une bonification complémentaire pour les services vertueux. Là, je parle plutôt dans la ruralité puisque mécaniquement on est obligé d’avoir un minimum de tarif pour pouvoir financer nos investissements à la différence des des agglomérations. Et il est absolument essentiel de simplifier les mécanismes d’obtention des aides. Et je rejoins la présentation de Florence sur la sanctuarisation nécessaire des financements de l’agence de l’eau. Vous l’avez vu, 500 millions d’euros qui sont partis en 2025 au niveau de l’État. On a besoin de garder cet argent-là pour accompagner les collectivités territoriales. On l’a vu tout à l’heure avec les propos introductifs de la Banque des territoires. Il est absolument essentiel d’avoir des dispositifs d’aide longue durée pour lisser les amortissements au-delà de 40 ans, 60 70 ans parce que effectivement ces infrastructures, elles se financent sur le long terme et elles se financent nécessairement par des amortissements qui sont calés sur la durée de vie des ouvrages. Sinon, on grève effectivement les générations actuelles et pas les générations futures. Et puis il va falloir revoir le mécanisme de financement des services d’eau tout en conservant euh et en sanctuarisant le budget annexe qui est absolument vital avec cette schizophrénie à laquelle on est confronté aujourd’hui, une rémunération actuelle du service avec une recette qui est proportionnelle au volume consommé. Mais dans le même temps, il faut que je diminue mes volumes consommés compte tenu de la raréfaction de la ressource. Pour terminer, je vous laisse sur ce livre très intéressant de David Colomb et de Jeanlonet. euh l’eau potable en France entre facture et fracture de 2017 qui indiquait que il fallait inventer euh un nouveau mécanisme de solidarité entre les villes et les campagnes et que si nous ne faisions pas dans moins de 10 ans, nous aurions une France de l’eau à deux vitesses avec des systèmes urbains hyper performants et des systèmes ruraux qui seraient en défaillance technique, économique et sanitaire. Aujourd’hui, sur l’accompagnement qu’on fait des collectivités territoriales, nous avons cette France à deux vitesses et il faut qu’on trouve des solutions par rapport à ça. Je vous remercie. Merci beaucoup Julie de cette présentation. Euh je vous propose qu’on puisse effectivement euh euh demander euh à Florence, à Jean-Emmanuel et à Julie de revenir euh euh peut-être devant vous quelques instants. Je vais prendre le micro Jean Emmanuel pour que vous puissiez éventuellement euh si quelqu’un a des questions ou des interrogations euh que vous puissiez échanger avec euh nos intervenants. La première question étant toujours la je commencer par la Bonjour. Alors Géraldine Rolland, banque des territoires. Donc je prêche un peu sur ma paroisse pour ma paroisse pardon mais j’aimerais revenir sur la problématique de la dette. Euh effectivement euh pour une infrastructure enfin un réseau euh qui s’amortit sur euh 70 voire 100 ans, on est censé normalement pouvoir renouveler, lisser le renouvellement euh sur du très long terme et donc autofinancer ce renouvellement. Et le recours à la dette est pas forcément euh indiqué dans ce cas-là. Et si on a une incapacité à le faire, c’est qu’on ne collecte pas suffisamment de recettes pour couvrir ce renouvellement. Voilà. Donc, il y a une réflexion à mener sur les recettes. Après, il y a des problématiques de rattrapage du sous-investissement qui là peuvent justifier un recours à la dette. Et j’aimerais quand même souligner que la dette, bah c’est comme l’amortissement. Enfin, ce qu’on n pas financé avec ce qu’on ne finance pas avec de la dette. Enfin, ce qu’on finance avec de la dette plutôt s’amortit. La dette s’amortit enfin compense he l’amortissement. La dette aussi ne se s’inflate pas. Donc voilà, économiquement le recours à la dette n’est n’est pas un problème par rapport à ce c ce ce sous-amortissement. Je voulais quand même le le remettre en perspective parce qu’on aurait pu déduire que voilà. Oui. Oui. Géraldine, tout à tu as tout à fait raison. En fait, le recours à la dette, il est même nécessaire pour financer les infrastructures d’eau et d’assainissement. Euh la seule chose, il faut ce qu’il faut comprendre, c’est que on a beaucoup fait culpabiliser les collectivités territoriales et les élus en leur disant si vous aviez amorti vos infrastructures d’eau et d’assainissement, alors vous seriez en mesure de financer votre renouvellement patrimonial. Comme je vous l’ai démontré mécaniquement par euh le fonctionnement de de la de la circulaire M49, en fait on amortit au mieux moins de 10 % du bien. Voilà. Euh en sachant que l’amortissement fait gonfler le budget de fonctionnement, que le budget de fonctionnement ne peut pas être financé par l’emprunt puisqu’il y a que l’investissement qui peut être financé par l’emprunt et que euh il y a que les intérêts de la dette qui sont dans le budget de fonctionnement et qui nécessitent du coup d’avoir ce ce tarif qui permet de couvrir euh le compte amortissement et les intérêts de la dette. Euh mais effectivement euh ce que je ce qui est important à voir en tête et je rejoins également ce qui a été dit euh euh précédemment, c’est que euh il ne faut surtout surtout surtout pas financer ces investissements avec le cash qu’on peut avoir. Quand il y a eu les transferts de compétences, on a hérité de l’argent disponible qui avait été sanctuarisé par les collectivités. Cet argent, il doit servir de fond de roulement surtout, c’est important. Mais financer aujourd’hui en CCH des infrastructures qui vont avoir une durée de vie de 60 ans, en fait c’est une erreur de gestion. Il faut vraiment essayer de faire coller au maximum euh la durée de l’empreinte du bien sur la durée de vie euh de sur la durée de l’amortissement sur la durée d’emprunt pardon au maximum. On a eu une période qui a été très difficile parce que du coup on ne pouvait avoir que des emprunts qui étaient sur 20 ou 30 ans. Et donc du coup quand on a des infrastructures d’assainissement qui ou d’eau potable qui sont sur 60 ans, ben en fait on avait une décorrélation et donc ça augmentait mécaniquement euh les problématiques d’amortissement. Aujourd’hui, vous faites, on on l’a vu, ça a été présenté, vous faites des prêts long termes. Je ne sais pas si tous les organismes bancaires font autant de de près long terme et et je pense que c’est vraiment important de d’offrir cette opportunité-là aux collectivités territoriales parce que effectivement si on n’a pas ses prêts long termes, s’ils n’ont pas ces près long termes, ils ne pourront pas financer leurs infrastructures. C’est très clair. Je vais poser la deuxième question Olivier Deel, banque des territoires. Euh je voudrais revenir sur la slide qui est actuellement projetée qui met en avant la nécessité de mécanisme de solidarité entre les villes et les campagnes compte tenu des disparité de tarifs qui ont été montrés aussi précédemment. Est-ce qu’ est est-ce qu’il existe ou est-ce qu’il y a une réflexion sur un mécanisme de péréquation entre des zones urbaines et des zones rurales ? Euh je vais je vais donner la par alors euh la la mécanique de péréquation telle qu’elle est considérée je pense aujourd’hui c’est de dire finalement les systèmes urbains cotisent plus parce qu’ils ont plus d’assiettes et et d’abonnés et donc à partir du moment où il y a des demandes de financement chacun a accès à des demandes de financement et donc par ce mécanisme là du pot commun qui ensuite redistribué aux infrastructures aux collectivités, il y a un mécanisme effectivement de solidarité. Mais tel que je voulais démontrer en fait à partir du moment où chacun a le droit à la même partie du gâteau alors que 80 % des infrastructures sont dans la ruralité et que on a des problématiques également en terme de qualité d’eau à à relever, en fait cette mécanisme de de solidarité, il est pas à la bonne échelle, il est pas suffisant. La réalité, elle est là. On a des disproportions comme je vous l’indiquais, on est x 2 minimum sur les tarifs entre l’urbain et le rural. Et donc en fait si tout le monde a chacun une part du gâteau alors que vous il vous en faut deux fois plus, le principe de solidarité, il est pas suffisant à mon sens. Je sais pas si tu alors il y a effectivement tout ce qui est par rapport au prix de l’eau, hein, mais il y a aussi il y a aussi enfin c’est là où les agences de l’eau en fait interviennent et ont ce rôle de péréquation territoriale. C’est-à-dire que quand elles ont été créées, enfin là je parle sous contrôle de monsieur Rio de l’agence de l’eau LoireBretagne, mais quand elles ont été créées les agences de l’eau, c’était aussi pour faire de la solidarité territoriale et aider finalement ceux qui avaient le plus besoin, le plus de difficultés et le moins de moyens. Donc ça c’est vrai que les agences de l’eau malheureusement enfin malheureusement et heureusement mais leurs missions ont évolué, leurs recettes n’ont pas évolué et c’est là où nous dans notre étude de financement on se dit que la répartition doit euh doit se réfléchir différemment et justement quelle répartition et quelle solidarité territoriale aujourd’hui il y a les départements aussi. Alors même si jamais avec la loi de 2015, ils ont perdu leurs compétences générales, les départements sont quand même aujourd’hui assurent une solidarité territoriale, en tout cas à l’intérieur de leur périmètre d’intervention. Merci beaucoup à vous de la qualité de vos interventions. Le temps avance et donc nous allons passer à la partie une grande diversité de financement puisqu’il existe une grande diversité de financement et je vais demander effectivement à Géraldine Rollind directrice d’investissement eau et Olivier de la salle directeur territorial Corè Creuse Haudevienne de la Banque des territoires de venir nous partager leur présentation sur l’eau et le financement public. Oui. Non mais je je vais rester au pupitre mais je je profite d’avoir la parole juste pour rebondir sur notre précédent échange parce que on a l’impression peut-être qu’on on a dit des choses un peu contradictoires mais je rebondis sur la péréquation. hein. En fait, c’est vrai que pour les zones rurales, on a une problématique de de financement euh de de de qui est beaucoup plus forte parce que elles se sont équipées de manière beaucoup enfin sur un une durée plus courte et donc euh il y a une quantité d’infrastructures qui arrivent euh à bout de souffle en même temps et qui et et qui rend ce lissage dont je parlais très très compliqué alors que dans les zones urbaines, ça s’est fait plus progressivement et les services ont plus cette capacité à étaler dans le temps le renouvellement et à autofinancer c’est ce ce renouvellement des réseaux. Donc comme ça, voilà, ça permet de euh atténuer le côté un peu contradictoire de ce qu’on a pu se se dire. Euh alors, ça va être un peu répétitif mais en même temps, on va approfondir le sujet de de ce qu’a dit Annabelle en début de en d’introduction. La Banque des territoires, c’est Ah non, c’est pas la bonne présentation là, mais c’est pas grave, on va on va s’adapter. Hop, je vais pas revenir sur les défis qui ont déjà été illustrés, les 15 milliards d’investissement euh euh qui reste à couvrir. On n’est pas enfin voilà, on est sur des estimations mais ça rejoint l’estimation apportée par le le le cercle français de l’eau. Il y a un déficit d’investissement aujourd’hui qui est clair. Donc la banque des territoires, c’est c’est des financements mais mais pas que. Euh c’est euh un programme euh qui s’intègre dans une politique publique qui est euh euh celle du plan Haut. Euh un programme qui a pris de l’ampleur en appui euh du du plan Haut en 2023 et qui euh voilà s’est renforcé euh par bah de multiples briques. On n’est pas que sur du financement. Euh donc ce fameux programme qu’on a appelé euh AquAGIR qui a vocation à accompagner les acteurs des territoires dans leur monté en compétences et maturation de leur projet. Donc il y a une brique qui est de la sensibilisation notamment au travers d’outils digitaux de la prise de connaissance. Donc on y reviendra euh plus en détail cet après-midi. Euh une brique qui est de l’ordre de l’exécution. Donc voilà, on va de la sensibilisation jusqu’à l’exécution en passant par le conseil, le financement et et des instruments de sécurisation des opérations. Je parle rapidement des opérations. On a une filiale qui s’appelle CDC biodiversité qui fait de la renaturation par exemple. On on parle aussi sous ce ce ce volet exécution des participations qu’on a des des sociétés qu’on accompagne et qui apportent des services à impact au territoire comme à Quassé. Euh voilà. Et donc sur le conseil euh dont dont mon collègue va vous parler, je voulais juste vous parler de Rural Consult. Euh je sais pas si vous connaissez mais c’est une hotline, ça fait le lien avec le le monde rural. C’est une hotline qui est destinée aux collectivités pour du conseil administratif et financier. Voilà qui est gratuit. Et donc voilà donc n’hésitez pas. Voilà et je te passe la main pour la suite. Très bien. Merci Géraldine. Bonjour à tous. Alors ouais peut-être pour appeler oui, j’ai oublié les impacts mais je le ferai. D’accord. Oui. Alors effectivement c’est pas tout à fait dans l’ordre. Je sais pas où sont les slides sur l’ingénierie. Bon, c’est pas grave, on ne va pas forcément s’appuyer sur des sur des diapositives. Alors, moi, je voulais vous revenir du coup sur le sur ce cycle là qui commence par conseiller parce qu’avant de commencer un projet, il faut savoir comment le définir, comment l’entreprendre et donc la Banque des territoires a une offre d’ingénierie à destination des acteurs publics locaux qui sont actifs dans le domaine de l’eau. Alors, c’est de l’ingénierie de plusieurs types. Il y a tout d’abord une ingénierie qu’on va qualifier euh d’amont, une ingénierie d’aide à la décision. Donc là, on va être sur l’élaboration de schémas directeurs, euh de diagnostics territoriaux, d’études stratégiques, de de perspective de scénarios de transition, d’évaluation de bilan, de ressources disponibles sur le territoire qui peuvent ensuite qui doivent déboucher ensuite sur des plans d’action, donc de l’ingénierie à Mont pour avoir une vision du territoire. Nous avons ensuite un deuxième type de d’ingénierie que nous nous mettons à disposition des collectivités des acteurs de l’eau qui est de l’ingénierie un peu plus opérationnelle. Une fois qu’on a le projet et bien il faut avoir une étude de faisabilité pour mieux définir ce projet. Il peut s’agir aussi d’études énergétiques ou d’études spécifiques dans le domaine de l’eau potable, de la renaturation, de la désimperméabilisation ou encore de l’assainissement. Et puis on a une troisème enveloppe de crédit d’ingénierie qui est dédiée cette fois-ci aux expérimentations euh à l’innovation. Donc là, il s’agit d’aller sur conforter par des études l’opportunité, la pertinence et la faisabilité de projets complètement innovants et expérimentaux. Alors, les bénéficiaires de ces ces crédits d’ingénierie, ce sont évidemment les porteurs de projet, les maîtres d’ouvrage des études qui sont les collectivités qu’il s’agissent de PCI ou de syndicat et puis aussi les grands partenaires grands financeurs de l’eau comme par exemple les agences de l’eau. Alors, quelle forme prend cette ce financement ? Et bien tout d’abord, le plus souvent nous venonsfinancer ces études ou ces missions d’AMO à hauteur de 50 %. Donc nous ne sommes pas maître d’ouvrage de l’étude. C’est bien la collectivité qui l’est qui va rédiger le cahier des charges, qui va lancer l’appel d’offre et nous ne venons qu’aufinancer à hauteur bien souvent de 50 %. Et euh il y a une autre forme aussi possible qui est celle d’un marché à bon de commande. Nous avons passé des marchés à bon de commande avec des consultants spécialisés dans le domaine de l’eau. Et lorsque le besoin de la collectivité répond parfaitement à une des prestations de notre marché à bond de commande, et bien nous pouvons prendre en charge cette fois-ci à 100 % cette étude. L’ingénierie peut aussi s’inscrire et c’est la troisième forme dans des conventionnements avec les collectivités notamment quand il s’agit de diagnostiquer de faire des diagnostics à l’échelle d’un territoire. Et là, c’est le cas, par exemple, de ce que nous avons fait récemment sur la Creuse avec la signature d’un accord territorial sur l’eau où nous apporterons le cas échéant de l’ingénierie ou encore le contrat de progrès que nous avons signé en Corèse. Alors, je vais passer à notre deuxième grand mode d’intervention qui est celui du financement en prêt des prêts de long terme comme ça a déjà été évoqué par Annabelle et par d’autres intervenants également. Alors, on a toujours pas récupéré nos slides. Ben écoutez, je vais je vais le faire aussi à l’oral. Donc vous l’avez compris, nos prêts servent à financer des infrastructures qui souvent sont des infrastructures qui ont une durée de vie très longue et qui vont s’amortir dans les comptes des collectivités sur le très long terme. Et c’est pour cette raison et c’est notre spécificité que nous proposons un financement qui s’appelle l’aquapré qui permet de financer sur de très long termes. Quand on dit le très long terme, on commence là où les autres s’arrêtent généralement, c’est-à-dire à partir de 25 ans. Et on peut aller jusqu’à 60 ans pour les réseaux pour être en adéquation avec la durée de vie du bien financé. Alors, c’est de la longue durée aussi dans la période de mobilisation du prêt et c’est très important quand une collectivité entreprend des travaux sur les réseaux ou sur des stations d’épuration. Ce sont des travaux qui peuvent durer longtemps. Nous, on permet à la collectivité qui emprunte de mobiliser notre prêt jusqu’à 5 ans si c’est nécessaire pour que ce soit en cohérence avec la durée des travaux. Et donc, elle ne va emprunter qu’à hauteur des ce dont elle a besoin pour payer le maître d’œuvre. elle le fera en plusieurs fois, ce qui lui permet d’optimiser le montant des intérêts. Donc voilà pour moi les deux gros avantages de nos prêts qui n’existent pas ailleurs à ma connaissance. Durée de l’amortissement, durée de la phase de mobilisation. S’il faut parler des on va parler aussi bien sûr du taux. Euh nous proposons principalement un taux indexé sur le livréa parce que ça correspond à notre grande ressource qui est le fond d’épargne. Donc c’est un un le taux sera composé du taux du livré qui est actuellement à 1,7 % auquel on ajoute une marge fixe de gestion qui pour les projets dédiés à l’eau est la marge la plus faible possible à 0,5 %. Donc actuellement on est à un taux de 2,2 %. qui va être variable dans le temps puisque le taux du livrea va varier lui aussi. Mais pour rassurer tout de suite les collectivités qui sont dans la salle, le livra est plutôt stable dans le temps. Ça n’est pas un indice qui fait le yoyo. Il est de toute façon euh limité, il est encadré puisque le seuil est fixé légalement à 0,5 %. Et on observe dans les faits qu’il y a bien souvent un plafond, on l’a encore vu récemment en 2022. Lorsque l’inflation est galopante, le ministre de l’économie compte tenu des des enjeux de financement qu’il y a derrière décide de plafonner le taux du livréa. Donc c’est un un un taux qui nous permet d’être classé 1 à sur la charte de Gisler qui est la l’indice la charte qui indique le niveau de sécurité pour les collectivités locales. Donc c’est le meilleur classement possible quasiment équivalent à un taux fixe. Nous proposons aussi des enveloppes d’autix grâce au partenariat que nous avons avec la BUI et avec la SFIL. Là, on sera sur des durées, dans ces cas-là un petit peu moins longues, mais on peut quand même aller jusqu’à 40 ans, ce qui est très important pour un taux fixe. Euh ce qu’on peut dire, et là, vous le voyez affiché à l’écran, c’est que le les taux dont je viens de vous parler, qui soient indexés sur le livré ou qu’il s’agisse de taux fixes, ne vont jamais varier. C’est-à-dire, il ne varie pas d’un emprunteur à l’autre, il ne varie pas d’une région à l’autre, il ne varie pas non plus selon la durée ou selon le volume important le volume emprunté pardon. Donc ça c’est très important parce que c’est un principe d’équité entre les territoires, solidarité entre les emprunteurs auxquels on est très attaché, une tarification uniforme sur l’ensemble du territoire. Puisqu’on parle des des financements, je vais te laisser la main Géraldine pour parler de de l’investissement. Je sais pas si on a dépo du coup. Ouais quand même. Donc les press offre au secteur public. Sur l’investissement, on est vraiment pardon majoritairement pour sur une offre de financement aux sociétés privées ou d’économie mixte aussi. Et donc sur du voilà euh on le fait toujours dans une logique d’impact donc principalement pour financer soit des projets d’infrastruct d’infrastructure, soit des services à fort impact pour les territoires euh portés par de jeunes entreprises innovantes comme comme àé ou des entreprises de de l’ESS. Euh voilà et c’est la un peu la ligne de démarcation avec la la BPI. Euh en matière d’investissement et de financement des entreprises, euh le périmètre d’action de la Banque des territoires Caisse des dépôts, c’est l’économie sociale et solidaire et les jeunes entreprises innovantes à très fort impact dont les solutions sont à très fort impact euh pour les territoires. Euh voilà, parce que il y a une un enjeu de créer du lien avec les collectivités, les acteurs des territoires. C’est c’est une forme de de service qu’on apporte aussi au territoire que de promouvoir ces solutions à fort impact. Donc modalité d’investissement, on reste toujours minoritaire, on investit à à condition de marché mais en même temps minoritaire mais impliqué dans la gouvernance. Voilà, avec un un ticket d’entrée à 500000 €. Sachant que pour le prêt, on on peut enfin le le ticket est beaucoup plus faible et notamment pour les les petites, il y a pas vraiment de de tickets d’entrée pour les prêts. On peut euh on peut le dire avec une présence historique dans l’économie mixte avec les les sociétés d’aménagement régionaux que sont BRL, euh Rivéo, les sociétés du canal de Provence et puis depuis 2021, voilà une action plus prononcée sur l’accompagnement de l’innovation. au service des collectivités et des territoires et et d’où notre investissement dans la COC. Voilà. Alors, je vais revenir sur la présentation du cycle de ce que nous faisons de l’ensemble de notre offre et je vais rebondir cette fois-ci après financer. On arrive à sécuriser. Alors, de quoi s’agit-il ? Il s’agit principalement de notre offre de consignation. Nous sommes la Caisse des dépôts et consignation et donc c’est une un produit historique qui existe depuis notre création en 1816 et qui permet de sécuriser, de faciliter la réalisation d’un certain nombre de projets et notamment dans le domaine de l’eau. Alors, on a tout d’abord la consignation garantie environnementale. Vous savez que un certain nombre de de stations d’épuration qui traitent des eaux particulièrement dangereuses, particulièrement pollué sont des installations classées pour la protection de l’environnement des ICPE. Et à ce titre-là, et bien elles doivent constituer une garantie qui montre euh qu’elles sont en état de en mesure de remettre en état le site euh de le dépolluer euh et de maintenir ce site en état de fonctionnement normal pendant toute sa durée de vie. Cette garantie financière qui doit être forcément obligatoirement constituée, c’est imposé par la loi, peut prendre notamment la forme d’une consignation. Et dans ce dans ce cas et bien le l’exploitant de l’ICPE va provision va va placer à la Caisse des dépôts sous la forme d’une consignation la somme qui lui est qui lui est demandée et pendant toute la durée d’exploitation du projet et bien cette somme va porter des intérêts. qui a une forme de rémunération et surtout elle va être présente dans nos livres à la Caisse des dépôts pour être débloquée en cas de besoin et servir précisément à la remise en état du site. Donc c’est une forme de sécurité pour les collectivités locales. Elles sont sûres que l’exitant a d’ors et déjà mis de côté et assure la disponibilité via la caisse des dépôts de ces sommes. Donc de ce point de vue-là, c’est plus sécurisant qu’une garantie bancaire qui bien souvent va arriver à échéance en cours d’exploitation. Peut-être que l’exploitant oubliera de la renouveler et donc finalement la garantie est beaucoup moins sécurisant sécurisée que dans le cas d’une consignation. Deuxième exemple de consignation, c’est celle qui est relative à la préemption, au droits de de préemption et à l’expropriation. Quand vous réalisez un quand une collectivité réalise un projet d’eau, bien souvent elle va devoir acquérir du foncier et parfois devoir préampter préamp le le foncier ou recourir dans des cas extrêmes à l’expropriation en cas de désaccord avec le propriétaire. Et bien la consignation là va faciliter l’acquisation de ce foncier par la collectivité puisque’en cas de désaccord sur le prix et bien la collectivité peut consigner ce montant à la caisse des dépôts ce qui a un effet libératoire pour elle. On considère qu’elle s’est acquitée du paiement et elle et le projet peut reprendre. Et pour terminer rapidement donc ce qui ce qui concerne un peu l’ensemble de nos financements, pourquoi l’investisseur banque des territoires, donc ce il y a ce ce lien avec les écosystèmes territoriaux, je pense qui qui est important. l’expertise liée aux politiques publiques, hein. On a des expertises sur la politique de l’eau, sur l’aménagement, voilà, qui a peut-être un peu moins dans chez chez d’autres acteurs financiers qui qui peut aussi permettre de de créer des connexions intéressantes et d’emmener des solutions dans un sens aussi qui qui va vers l’intérêt général. H je remettre finalement notre aide aussi en perspective de ce que euh de l’ensemble des des des appuis apportés par les opérateurs de l’État hein. En Haut de Vienne, il y a un guide de l’ingénierie territoriale qui est proposé aux collectivités. On voit que sur l’eau, le secteur de l’eau, on est bah la la banque des territoires est un des acteurs principaux de de l’appui à l’ingénierie en tout cas sur sa brique financement et qu’on a aussi le CMA don dont on parlera un petit peu cet après-midi qui qui joue ce rôle d’appui à l’ingénierie. Évidemment, quand on ouvre à la biodiversité, il y a aussi l’ADEM euh et et d’autres d’autres acteurs. Je vous invite à aller euh pour les collectivités locales de ce territoire VID et plus généralement, on a sur notre plateforme aquagur.fr un moteur de recherche qui permet d’identifier les financements en fonction de son projet. Il y a une recherche par mot clé. Là, j’avais fait une petite recherche désimperméabilisation avec trois aides qui ressortent. Donc ça s’appuie sur le le module d’aide des territoires qui qui est un dispositif gouvernemental. Et donc voilà, je vous verrez que il y a en fait énormément de financement en subvention pour les collectivités pour leur projet. Merci beaucoup pour votre intervention. Euh je vais donc appeler à nous rejoindre Jean-Philippe Ruau, chargé d’intervention à l’agence de l’eau Loire-Bretagne effectivement pour nous expliciter l’accompagnement des collectivités des agences de l’eau avec le 12e programme cadre. Ouais. Bonjour à tous. Donc je vais vous parler des agences de l’eau. On en a entendu un tout petit peu parler précédemment. Donc moi je suis Jean-Fil Préot, j’interviens en local sur les départements de la Haute Vienne et de la Creuse dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement essentiellement ce qu’on appelle ici chez nous le petit cycle de l’eau pour le compte de l’agence de l’eau Loire-Bretagne et de la délégation Poitou Mousin qui est basé à Poitier. le contexte des agences. Donc je vais revenir rapidement parce que ça a déjà été évoqué précédemment. Donc 10 % d’impact de l’agence sur le financement de l’eau et de nos collectivités partenaires en local et plus alors je vais parler aussi beaucoup avec le prisme de la vision locale pour imager un peu ma présentation mais globalement pour mieux faire comprendre voilà où on en est arrivé au 12e programme qui est forcément percuté par 11 programmes précédents dans l’évolution de ce qui est les agences de l’eau aujourd’hui de en partant du départ Euh les agences de l’eau effectivement c’est des redevances hein depuis le départ. Une particularité à la française he puisque cette imposition là est sectorielle récupérée non pas par l’État mais par un opérateur de l’État. Donc c’était un peu particulier au départ et cet argent-là issu d’evance progressive he d’abord les collectivités ensuite il y a eu les industriels et puis après les agriculteurs revient dans le pot commun pour apporter les financements et de l’accompagnement sur les projets pour améliorer un certain nombre de choses dans le domaine de l’eau. J’en profiterai aussi pour dire que le 11e programme précédent a été percuté violemment par un certain nombre de crises, notamment le Covid évidemment où il a fallu organiser de la relance économique dans le domaine de l’eau. Ensuite, les sécheresses, donc le changement climatique qui ont été assez violentes notamment sur ce territoire et après on va dire un espèce de mélange post Covid guerre en Ukraine avec une inflation importante et une pénurie en certain nombre de de matériaux qui nous a aussi contraint à modifier notre programme. Donc en gros, on a modifié à peu près 70 % du programme du 11e programme en dans le déroulé par rapport à ce qu’il était au départ et ce qu’il avait été voté par notre conseil d’administration. Donc ça c’est un sujet important parce que dans ce monde où on s’adapte, on devient résilient, il faut aussi savoir euh modifier ce que l’on a décidé précédemment au fur et à mesure du déroulement et des des événements qui se produisent sur le terrain. Certains appellent d’aléa, de crise et voilà. Donc nous, on doit réagir. Ce n’était pas le cas du tout dans les programmes précédents où on était assez figé sur sur un programme qui bougeait pas trop parce que il y avait pas forcément nécessité. Euh pourquoi les agences de l’eau ? Bah les agences de l’eau, elles existent aussi pour améliorer la qualité de l’eau en France, la quantité aussi depuis quelques temps puisque c’est un sujet qui est devenu prépondérant. Et je prends l’exemple euh de la Haud Vienne. La haute vienn 78 masses d’eau, 40 % de bon état écologique et l’objectif qui était affiché par l’agence au départ, c’était plus de 80 % pour permettre à l’échelle de Loire-Bretagne d’avoir une atteinte de plus de 60 % du bon état. Ça c’était ce qui était fixé préalablement en lien avec la DCE. Euh on a aujourd’hui un bon état de 24 % sur Loir Bretagne. Il était précédemment de enfin il était pardon précédemment de 24 %. Aujourd’hui il a tombé à 21 %. Donc en fait, on est en train de se dégrader et on est en train de s’apercevoir et ça c’est une évolution dans notre façon d’appréhender les sujets, que il faut prendre en compte aussi les efforts financiers que l’on fait pour éviter la dégradation d’une masse d’eau en bon état et pas seulement pour la reconquête d’une masse d’eau qui va passer en bon état à l’issue de nos actions. C’est le cas sur la hauteen comme partout sur le bassin. Il y a un véritable bilan qui est fait notamment en lien avec le changement climatique, la raréfaction de la ressource en eau puisque même avec le percentile 90, on arrive sur certain nombre de paramètres même s’il y en a qu’un seul à dégrader des masses d’eau beaucoup plus que ce qu’on avait imaginé. Alors, la maquette budgétaire du 12e programme dans ce contexte global de pessimiste un petit peu ambiance sur l’état des eaux et de percussion budgétaire sur différentes crises qui nous qui nous concernent. Alors effectivement, on a euh quand même un programme qui est assez important. Alors, j’ai entendu dire qu’il était pas assez important. Moi ça me va très bien mais euh globalement on est sur 2 milliardsard 5 hein euh sur ce 12e programme. Alors ça c’est les recettes euh 2 milliard 100 ça doit être à peu près ce que l’on dépense et c’est un programme qui va aller en accélérant donc on démarre péniblement. Euh on a été soumis à quelques contributions en plus qui nous font démarrer encore plus péniblement, mais on continue quand même à être présent sur le territoire avec une maquette budgétaire qui va aller en s’amplifiant et avec des éléments forts sur la fin du programme. Donc ça c’est la simple maquette. Alors les éléments clés de ce sujet-là, l’agence de l’eau s’est adapté également à ce qu’on a appelé la résilience la vision globale du cycle de l’eau. Très bien dit par Jean-Emmanuel Vibert. On était on est sorti d’un d’un monde où fallait refaire des stations d’épuration, assumer la dépollution à grande masse des principaux polluants de base, des macropolluants sur les stations d’épuration, des collectivités, les réseaux un petit peu sur les industriels. Ensuite maintenant, on est quand même sur une globalisation par bassin versant avec les sages, les sages locaux hein. Ici, on est percuté par deux ou trois sages, en tout cas sur la partie Loire-Bretagne parce qu’il y a un bout de la Audienne qui est sur Ador Garon aussi. Je le cite quand même pour mes mes camarades d’Adaron au sud. Euh chaque agence de l’eau évidemment a une politique qui peut varier et être un peu différente. Ça a été monté aussi par rapport à l’analyse du cercle de l’eau là sur les particularités économiques et on est obligé de s’adapter à des nouveaux métiers comme la problématique économique. Maintenant, on sort des des rapports sur l’économie de l’eau parce que il y a des éléments induits qui sont pas visibles seulement dans la tarification des collectivités euh et dans la redevance des agences qui se traduit par des financements mais au-delà par rapport à des des compensations sur le lien entre l’énergie et et l’eau et le tarif de l’eau. Donc ça c’est des sujets. Et puis le nouveau sujet d’actualité du 12e programme, c’est aussi l’acceptation des des décisions politiques locales et des cofinancements de l’agence. Donc on va parler de de sociologie. Ça c’est quelque chose d’assez nouveau qui qui vient nous percuter et puis évidemment la solidarité, ça a été longuement rappelé entre le milieu rural et le milieur urbain et puis aussi le changement climatique bien évidemment. Donc tout ça fait l’objet de rapport programmé, validé par notre conseil d’administration et notre comité de bassin au fur et à mesure. Alors la la stratégie globalement sur un territoire alors évidemment notre feuille de route à nous c’est c’est le SDAGE donc nos modalités qui sont voté mais on s’appuie sur cet outil réglementaire qui est quand même le SDAGE qui fixe un certain nombre d’objectifs et qui permet d’ouvrir largement ce qui était avant le petit cycle l’eau au grand cycle de l’eau et l’éventuel lien entre les différents usagers de l’eau, les différents consommateurs et les conflits d’usage qui pourrait en découler. Alors, l’adaptation au contexte, évidemment, c’est un sujet récurrent. Euh l’anticipation et la résilience des territoires, je citerai quelques sujets comme les appels à projet qu’on a mis en place en fin de 11e programme et qui ont été déclinés dans nos modalités ensuite sur le 12e programme, c’est la sobriété des usages en faisant en sorte de faire des économies structurelles. Ça a été rappelé par rapport à des actions qu’on qu’ a fait à coisser sur sur le milieu industriel. On est d’ailleurs en lien avec l’agglomération de LIME sur un projet de qui qui percute à la fois les collectivités locales et des usagers économique ou du tertiaire dans le territoire. L’objectif du plan haut pour nous sur Loire-Bretagne, c’est 10 %. Y compris pour le monde agricole, ce qui n’est pas simple. Euh voilà, aujourd’hui plus le milieu sera rural, plus ça sera difficile à atteindre parce que la ruralité qui est encore très très rurale hein par rapport à ce qui était dit par la personne qui intervenait sur plutôt cette Normandie. Euh nous si je prends l’exemple de la Creuse, voyez, c’est 7 millions de m c à l’échelle d’un département pour 80000 abonnés, hein. Donc on est quand même sur quelque chose de très petit et avec un linéaire de canalisation d’eau potable où on est à six fois la moyenne nationale. Donc c’est totalement impossible de pouvoir faire du renouvellement en local sans avoir l’appui extérieur financier pour pour pouvoir le faire au-delà même d’éventuels emprunts parce que les emprunts faut les rembourser et au bout d’un moment vous avez plus les capacités d’en faire. Voilà donc ça c’était juste pour dire que la ruralité c’est un sujet et l’agence de l’eau a un coefficient de majoration des aides pour la ruralité. Donc je passe assez vite encore sur la la gestion équilibrée, mais euh le grand cycle fait l’objet de contractualisation très forte, notamment en lien ici avec la région Nouvelle Akquitaine, mais dans tous les territoires parce que nous nous sommes découpés par positionnements régionaux pour de manière à avoir un partenariat renforcé avec les régions. Euh le grand cycle fait l’objet de contrat qui permettent quand même de fixer les choses et c’est là où on a le plus de mal à faire bouger euh contrairement à ce qui avait été fait dans un premier temps sur les collectivités. à faire s’améliorer l’état des masses d’eau, euh les problématiques de polluant émergent, tout ça vient percuter l’activité diffuse qui est beaucoup plus complexe. Donc c’est du long terme. Sur ce 12e programme, ben il y a trois objectifs très importants. Les points clés, c’est euh ben c’est de toujours ne se positionner sur des objectifs fixés quantitativement et chiffré et de manière à pouvoir répondre à nos décideurs et à nos ministères de tutel de manière à ce que on puisse justifier si on atteint pas tel ou tel objectif. Ça veut dire qu’on va sélectionner les dossiers. On n’est pas là pour couvrir la problématique économique dans sa globalité. Euh tout ce qui est lié au renouvellement d’une manière traditionnelle à l’agence de l’eau, on ne finance pas. Le renouvellement appartient à la gestion elle-même des collectivités ou des industriels parce que le caché on finance aussi des projets industriels. Voilà, tout ce qui est du fonctionnement, du renouvellement, du consommable, tout ça c’est pas financé par les agences à part par quelques portes d’entrée particulières comme je citerai les réseaux fuillards sur l’eau potable ou la problématique CVM qui agite beaucoup les territoires en ce moment. Donc dans ces cas très précis, on peut intervenir avec des financements relativement modestes. Donc la sélectivité est importante et on essaie d’être plutôt déclencheur sur des domaines où on a une efficacité et où l’enjeu est très important. Et puis après, c’est la transversalité de nos actions en terme de coopération. On peut pas nous, agence de l’eau tout seul euh faire bouger un dossier si euh tous les acteurs autour du projet ne sont pas réunis et ne sont pas dans l’acceptation au-delà même des usagers, hein, je parlais tout à l’heure pour la sociologie des usagers, mais entre les services de l’État, les acteurs eux-mêmes, que ça soit agricole, industriel ou collectivité, plus les cofinanceurs, y compris la banque des territoires en tant que voilà le dernier accompagnateur sur le reste à charge. Voilà, c’est important que tout le monde soit d’accord sur ce projetl enjeux. Alors là, je vais passer très très vite. Alors, je rassure tout le monde, j’ai mis aucun taux d’aide. Comme ça, au moins, on parlera pas de cuisine interne. On apporte des subventions. On a eu à porter des avances dans le temps. Ça s’est fait notamment avec la crise des sub prime dexia. On avait mis des des avances à ta zéro. Tout ça, ça n’existe plus. Aujourd’hui, on a des subventions qui s’étalent entre 20 %, 25 % et 80 % en fonction des priorités. Donc les priorités sont simples, hein. La résilience est évidemment au cœur de nos préoccupations, les économies d’eau, la gestion intégrée des eaux pluviales parce qu’on peut plus faire de réparation ou de restructuration de réseau d’assainissement sans percuter aussi le pluvial. euh sur les grands bassins versants, on peut plus traiter de la question des des euh des milieux aquatiques sans euh réfléchir aux zones humides, sans réfléchir à l’activité agricole, sans euh réfléchir euh à l’évolution. Les études euh hydrologie, usage, milieu, climat en sont le bon exemple. Euh voilà, donc on on est très intégré au niveau de nos subventions. Les points clés du 12e programme, ben donc on a deux priorités, quand même la solidarité. Alors, la solidarité, moi je vais être un peu pessimiste, hein, avec euh le l’urbain et le rural, c’est 10 % de majoration des aides en milieu euh rural pour l’assainissement et c’est l’exclusivité des aides pour l’eau potable sur le milieu rural. Bon, alors ça fait pas euh je pense que ça emportera pas la situation quand les territoires ruraux vont devant vraiment être au pied du mur de ce fameux mur d’investissement de renouvellement. et de qui dit renouvellement, c’est pas à l’identique, c’est de le remettre en conformité avec une nouvelle façon de gérer l’eau dans dans le village ou dans les campagnes. Donc ça c’est euh c’est un vrai sujet euh y compris alors le consentement des acteurs à payer, donc ça j’en ai parlé, ces milliards d’euros, ben on les met sur la table, ils seront certes pas suffisants. Euh ce début de 12e programme, puisqu’on est en fin d’année, on n jamais fait une meilleure année, une meilleure première année que sur le 12e programme sur le Bretagne. C’estd qu’on a consommé tous les crédits qu’on avait. D’habitude, on a du Rolica qu’on peut reporter sur les autres années. On a fait la plus grosse première année de tous les de toute l’histoire des programme. Donc voilà un peu pour finir. Et les moyens donc voilà c’est 2,1 milliard d’euros. Vous voyez que la parassinissement au potable industrie et puis on va dire voilà ce premier gros tiers 40 % ça c’est le petit cycle et tout le reste que c’est le grand cycle. Donc l’agence de l’Or Bretagne pour finir accentue de plus en plus son effort financier sur le grand cycle qui est la cause de la dégradation principal aujourd’hui des milieux et réduit la voilure sur le petit cycle. Donc pour rebondir sur ce qui a été dit précédemment, ça veut dire que on va se désengager progressivement du petit cycle hormis sur quelques spécificités particulières émergentes comme les micropolluants ou comme la sécurisation. Je parle du PGSE par exemple sur l’eau potable. Donc voilà, c’est pas forcément ce qui pouvait être attendu. Et et derrière ça, ben il y a des hommes et des femmes qui travaillent. Ça aussi c’est les moyens, beaucoup d’ingénierie. La particularité des agences, c’est d’avoir un statut particulier où on a un mélange à la fois de fonctionnaires d’état et de personnes qui viennent du droit privé. Et donc ce mélange de personnel et d’expertise est assez particulière et intéressante pour un domaine aussi complexe que le domaine de l’eau. Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup. Merci à Jean-Philippe B, chargé de mission au milieu aquatique et entreprise au conseil régional Nouvelle Aquitaine de bien vouloir nous rejoindre pour sa présentation sur la ressource en eau politique et aide du conseil régional Nouvelle Aquitaine. Donc bonjour à toutes et à tous. Donc moi je travaille pour la région Nouvelle Aquitaine. Donc avant de commencer la présentation, juste faire un petit euh petite vue d’ensemble sur la région. Donc c’est une collectivité avec un conseil régional qui est composé de 180 élus et une collectivité qui regroupe 8000 agents. Et donc la région Nouvelle Aquitaine, elle a une multiplicité de de compétences, donc des compétences dans l’aménagement du territoire, des compétences sur les lycées, des compétences dans le transport et puis ce qui nous intéresse aujourd’hui des compétences donc dans la dans tout ce qui va être transition écologique, énergétique et préservation de la biodiversité et de la et de la qualité des eaux. Alors, avant d’aller avant de de passer sur le sur ce qui est financement, je voudrais juste revenir un tout petit peu sur la situation hydrologique. Alors ça ça a bien été présenté par Jean-Emmanuel juste pour dire que ben en Nouvelleakitaine alors déjà on va tous être impacté mais la région Nouvelle Aquitaine va peut-être être impactée plus que d’autres encore plus que d’autres territoires. Donc là sur cette Ouais, je juste sur la la carte du milieu, c’est la carte des zones de répartition des eaux. Donc, ce sont des cartes, c’est les zones de répartition des eaux sont des zones où on a une des tensions entre la des tensions chroniques entre le les besoins en eau et les ressources. Cette carte, elle date de 2011, donc c’est juste pour dire que la situation déjà elle est tendue depuis quelques années. Là, je vais passer ça. Et alors, est-ce que ça va s’améliorer ? Alors, malheureusement non. Ça en haut, je vous ai mis quelques cartes qui viennent de du projet Explore 2, donc qui qui modélise un peu l’impact du changement climatique sur la ressource en eau. Et on voit que bah sur le grand alors il y a plusieurs scénarios bien sûr là je vous ai mis que les cartes les plus parlantes mais on voit que dans le grand sud-ouest et et la nouvelle Aquitaine en partie va être impacté plus que d’autres territoires avec une diminution des précipitations, une diminution des débits qui peut aller qui est modélisé qui pourrait aller jusqu’à – 50 % donc c’est quand même important une diminution de la recharge des NAP. En parallèle donc de sa diminution de la ressource, il y a une une étude, bon, je pense que vous avez tous entendu parler, une étude prospective sur la demande en eau qui a été portée par France Stratégie et qui elle a modélisé ce que pourrait être la demande en eau dans les prochaines années, dans les dans les prochaines décennies en fonction de différentes trajectoires de société. Donc il a ils ont étudié trois scénarios. Donc un scénario tendantiel, c’est-à-dire ben on continuer à faire ce qu’on fait aujourd’hui. Un scénario politique public où on commence à voilà à suivre quelques quelques politique notamment de planification écologique et puis un scénario vraiment qu’ils appellent de rupture avec des gros changements de société. Donc ce qu’on voit c’est que dans le scénario tendantiel et ben la demande en eau elle va augmenter fortement notamment dans le grand sud-ouest. elle peut elle peut elle pourrait doubler là, c’est une demande théorique, elle pourrait doubler et elle va elle va augmenter aussi dans le cerveau politique publique et même dans le scénario de rupture, même si elle augmente moins, elle va quand même augmenter dans le sud-ouest. Donc vraiment dans dans notre région, on va on les projections montrent qu’on va être fortement impacté, plus fortement impacté peut-être que d’autres territoires par le changement climatique et par et par les impacts sur la ressource en eau. Alors, qu’est-ce qu’on peut faire ? Qu’est-ce que peut faire la région nouvelle aquitaine à son niveau ? L’eau, c’est un enjeu qui est important, qui est pour pour la région. Donc on on a vu les les raisons pour lesquelles c’est important. Donc en 2018, la région Nouvelle Aquitaine a mis en place à voter une stratégie régionale de l’eau. Donc sur laquelle je vais pas revenir puisqu’elle a été assez rapidement incluille de route Néo Terra, donc qui a été votée en 2019 et puis qui a été revu en 2023. Euh c’est une feuille de route donc qui va driver un peu toutes les actions de la région en lien avec la transition écologique et énergétique. Donc il y a six ambitions pour planifier ces transitions et globalement toutes les actions de la région, toutes les toutes les subventions qui vont être votées doivent être en accord avec avec cette feuille de route. Donc il y a six ambitions dans cette feuille de route. D’accord. Donc six ambitions. Donc vous vous m’entendez mieux là ? OK. six ambitions dans cette feuille de route dont la première est dédiée à la préservation des ressources naturelles et l’objectif 1 de cette première ambition la préservation de la ressource en eau avec une préservation et une restauration de la qualité écologique des milieux aquatiques, la promotion d’une gestion concert à l’échelle des bassins versons. Donc mon mon prédécesseur en a un petit peu parlé sur la nécessité de vraiment de pouvoir rassembler tous les acteurs pour pour pouvoir lancer des projets qui des projets cohérents. diminuer la pression des activités humaines sur la qualité, la quantité de l’eau et puis et ben comme on l’a dit s’adapter à une ressource de plus en plus rare. Alors ça ce sont pour les aspects politiques. Après en terme d’action et ben en lien avec avec ces ces ces items dont je viens vous parler, bah la préservation de de et la restauration de la qualité des milieux aquatiques. On va voir les contrats territoires. On intervient l’avant prédécesseur en a parlé, on intervient auprès des agences pour représerver la qualité des menus aquatiques. On a des actions spécifiques sur la préservation des zones humides. On a aussi là, je j’en parlerai pas trop aujourd’hui, mais il y a aussi toute la direction de l’aménagement et du territoire qui va venir pouvoir accompagner des territoires pour sur des projets, alors des projets divers et variés, mais des projets qui peuvent qui peuvent inclure des actions sur la ressource en eau, des actions donc sur la diminution de la pression des activités. Donc, il y a le programme ressources, donc ça c’est un programme de préservation des aires de captage d’eau potable. et puis un un dispositif qui s’appelle efficacité hydré des entreprises. On va venir accompagner les économies dans les entreprises. Et à côté de ça, d’autres actions qui sont un peu plus sur le long terme euh des actions de recherche. Donc par exemple le le financement de de ce qu’on appelle des des programmes scientifiques de grande ambition régionale avec un programme scientifique sur l’eau qui va sortir cette année. On accompagne aussi une test chiffre des projets européens et puis un appel à projet sur l’économie circulaire de l’eau, donc sur la réutilisation des conventionnelles. Donc je vais vous parler maintenant. Alors, juste avant, le dispositif efficacité hydrique des entreprises, c’est un dispositif euh qui permet d’accompagner les entreprises, donc études, investissement, qui permet de travailler sur tout ce qui va être réduction, recyclage des eaux en entreprise. Donc sur les taux d’intervention, ils peuvent varier on est sur des taux des encadrements européens donc qui vont varier en fonction de la taille de l’entreprise. Là, juste un petit exemple d’un projet qu’on a accompagné avec l’agence de loi d’Ourgaron. Donc c’était un projet d’une brasserie dans le Pays Basque qui euh qui visait à réutiliser ses eau ces eaux usé traité donc qui a été accompagné par une entreprise Limou pour pour monter ce projet. Euh j’aime bien parler de ce projet parce que ça c’est un exemple de c’est un bon exemple de projet dans lequel on a réussi à travailler en bonne intelligence avec les agences et puis avec d’autres directions internes à la région. Donc à fait on a fait un accompagnement à trois mains. C’est-à-dire que au niveau de l’agence de la Dourgaronne, ils ont accompagné le la remise le redimensionnement de la station de traitement. au niveau de la direction de l’environnement, donc au niveau de du service dans lequel je suis, on a accompagné avec l’Agence de l’eau toute la partie réute, toute la partie recyclage de l’eau et puis il y avait aussi un volet méthanisation qui a pu être accompagné par la direction de l’énergie et du climat qui fait aussi partie de la région nouvellequitaine. Donc quelques mots sur l’appel à projet économie circulaire de l’eau. Donc c’est un un appel à projet qu’on avait lancé en 2021 avec la région Axitani et l’agence de la Dourgaron. dans le cadre de de l’entente pour le le bassin d’Orgaron, il y avait eu un premier donc un premier premier itération de de cet appel à projet en 2021-2022 et puis côté région, on l’a on l’a prolongé sous forme d’appel à projet en 2023-2024. Euh l’idée c’était donc d’accompagner les projets de réutilisation des eaux usées, alors des eaux non conventionnelles, c’est-à-dire les eaux usées, les eaux de pluie, les eaux, voilà, un peu un peu toutes les eaux qui pouvaient être réutilisées, d’accompagner toutes les études d’opportunités, d’accompagner les projets plus concrets, les travaux, les projets de RED aussi. Euh un quelque chose d’important dont ça a été dit par Jean-Manuel ce matin, la réutilisation c’est de la substitution, c’est pas des économies d’eau. Donc un des critères importants de cet appel à projet, c’était que on acceptait d’accompagner des projets de réutilisation des eaux à partir du moment où des opérations d’économie d’eau avaient été déjà mises en place, soit par les collectivités, soit par les industries ou étaient planifiées. Euh et donc là, vous avez la carte la carte des projets de de cette de cette opération 2023-2024. Donc on a reçu une trentaine de dossiers, ça fait une dizaine de dossiers de plus qu’en 2021. On a accompagné sur cette sur cette trentaine de dossiers environ 17 projets. Donc un peu à l’échelle de à l’échelle de toute la région. Juste un petit mot sur un projet puisque j’étais à la au copil de restitution hier, un projet qui a été porté par le comité régional du tourisme et qui est une étude des possibilités de réutilisation des zones conventionnelles à l’échelle de tous les hébergements de tourisme à l’échelle de la région. Donc c’est un projet d’ambition et c’est intéressant parce que ça leur donne pour les acteurs du tourisme dans ce domaine de réutilisation des non conventionnel, ça leur donne un outil d’aide à la décision, c’est-à-dire en gros quel est quels sont les gisements d’eau qu’ils peuvent récupérer, quels sont les usages qu’ils peuvent mettre en face, quelles sont les solutions techniques et surtout quels vont être les coûts de ces solutions et comment elles vont pouvoir être accompagnées par les les différents financeurs. Alors ça c’était pour ce qu’on pouvait accompagner jusqu’à jusqu’à aujourd’hui. Mon prédécesseur Jean-Philippe en a parlé tout à l’heure. On a été on est impacté par divers voilà par divers problèmes budgétaires. Donc je pense que je je vais pas revenir sur la situation politique mais au niveau de la région on est impacté assez fortement ce qui fait qu’aujourd’hui très clairement on a une très grosse incertitude sur ce qu’on va pouvoir accompagner en 2026. Donc les projets que je vous les dispositifs que je vous présente, je ne peux pas vous dire aujourd’hui s’il seront reconduits l’an prochain et quels seront les financements qui seront qui qui seront associés. Par contre, petit comment dire petit un petit peu d’optimisme dans ce voilà dans cette période un peu contrainte en terme de budget, c’est que cet appel à projet dont je vous ai parlé sur fond région, il ne sera peut-être pas reconduit en 2026 mais on a un appel à projet similaire donc sous fond feder donc sous fond européen qui va sortir là très bientôt qui est construit sur les mêmes modalités que l’appel à projeto et qui va nous permettre d’accompagner des projets de développement de réutilisation des zones non conventionnelles. J’ai terminé. Donc je vous remercie de votre attention et je suis disponible pour répondre à vos questions. Et merci. Nous allons maintenant accueillir Anne Burgalière, chef de projet de Limoge, territoire en transition hydrique. Ça marche mieux pour la vidéo. Merci. Bonjour à tous. Donc je suis Anne Burgalière, chef de projet territoire en transition hydrique à Limoge Métropole. Euh le projet vous sera présenté par Philippe Nico cet après-midi, mais en deux mots donc c’est un projet euh qui vise à réduire notre empreinte hydrique sur le territoire et à réduire les rejets et les pollutions dans dans les rejets. Donc c’est un programme qui est assez vaste qui comporte six axes d’action qui va le soutien à la recherche à au territoire d’expérimentation acqu d’expérimentation sur le territoire à la sensibilisation des acteurs économiques et des et des et des citoyens à l’optimisation de nos services et ce volet là que je vous présenter qui est l’accompagnement des entreprises sur notre territoire. Euh donc on a je vais vous présenter deux dispositifs majeurs euh pour les entreprises qui sont euh sur notre territoire, implantées sur notre territoire. Donc c’est environ plus de 11000 entreprises euh qui peuvent bénéficier de ce dispositif qui s’appelle optimo. La première euh le première étape de ce dispositif, c’est la sensibilisation parce qu’on se rend compte qu’effectivement le niveau d’information et de connaissance du cycle de l’eau, des angela et cetera est assez faible et varié surtout. Euh donc l’idée c’est qu’on puisse s on s’adose sur les têtes de réseau, les chambres consulaires, sur les syndicats pour proposer des temps de sensibilisation, de présentation des enjeux de façon à avoir une action collective et une prise de conscience collective. Le deuxième volet, c’est le prédiagnostic hydrique. Donc c’est un dispositif qui est financé par l’image métropole, donc gratuit pour l’entreprise. on s’adjoint les services de du centre technique de l’eau pour la partie technique et qu’on donc on réalise ce prédiagnostic sur site avec le dirigeant ou avec le responsable environnemental qui nous accompagne sur site et donc on ce prétique qui vise à identifier les consommations toutes les consommations de l’entreprise toutes les usages qui peuvent avoir les rejets les polluants qui peuvent qui peuvent rejeter et cetera et on leur remet un rapport un rapport d’opportunité qui permet de qui permet de de mettre en place des actions par la suite. Euh ce prédiagnostic, alors on a réalisé une petite cinquantaine depuis mi-2023. Euh l’idée c’est qu’on monte en charge au fur et à mesure et qu’on cible communément avec notre DCE de la direction du cycle de l’eau les entreprises qui peuvent aussi émettre des pants. Aujourd’hui, on était on a ciblé des gros consommateurs pour avoir une action euh impactante dès le démarrage et aujourd’hui on essaie de toujours répondre aux au sollicitations qu’on peut avoir mais aussi orienter prédiagnostic en cohérence avec les actions de la DCE sur tout ce qui est détection de micropolluant et puis schéma d’assainissement. La phase après le prédiagnostic, c’est un soutien au financement des actions. Donc c’est vraiment un un dispositif d’aide financière euh qui permet de mettre en place ces actions. Alors en partie puisque l’assiette financière n’est pas très élevée euh mais ça permet d’avoir vraiment un effet levier. Euh donc c’est 15000 € maximum, donc c’est 30000 € de dépense éligible et on va jusqu’à 50 % donc 15000 € d’aide. Et donc on se rend compte là euh à 1 an et demi 2 ans de démarrage de l’action que les entreprises commencent à revenir vers nous pour mettre en place des actions. Donc c’est assez long puisque les sensibilisations, on en fait pas tous les jours. Les prédiagnostics on en fait par contre très régulièrement mais par contre la phase de travaux et entre le moment où l’entreprise prend conscience, le momentù l’entreprise réalise le prédiagnostic et ensuite va investir, il y a facilement un an et demi 2 ans qui qui se passe. Et ce programme, l’idée c’est qu’on le conçoit aussi comme un comme un programme collectif sur le territoire de façon à pouvoir avoir à la fois des liens avec nos partenaires financiers et nos prenaires collectivités et de la capitalisation parce qu’on se rend compte qu’effectivement pouvoir témoigner entre pères, il y a rien de tel en entreprise et donc on a fait beaucoup d’échange d’expérience et de retour terrain. Le deuxième dispositif que je voulais vous présenter ici, c’est la AP filière d’excellence. Limoge Métropole a une action économique sur son territoire. On a différ Alors, c’est ce que j’ai pas précisé, je tiens. Ce qui nous permet aussi de toucher les entreprises sur ce dispositif là, c’est le fait qu’on ait écoonditionné nos aides, nos autres aides à à l’immobilier notamment des entreprises pour réaliser le prédiagnosti. Les entreprises peuvent déposer des aides notamment sur l’immobilier touristique, industriel et commercial. Et dans ce cadre-là, on leur demande de prendre en compte la transition hydrique dans leur projet. Ce qui fait qu’on a une cohérence globale de prise en compte des enjeux hydriques sur le territoire. Et donc je reviens, pardon, à mon appel à projet fier d’excellence. Euh là, le prisme c’est plutôt euh d’accompagner euh les offreurs de solutions puisqueon on a vraiment cette partie entreprise implantée sur le territoire et on souhaite aussi accompagner la filière et environnement euh pour développer des projets, des solutions, euh booster la RD euh dans leur dans les projets qui vont permettre justement d’accompagner d’autres entreprises, d’accompagner les collectivités, d’accompagner le changement sur le sujet de la transition hydrique. Et donc là, on a un appel à projet qui donc d’ailleurs la deuxième vague va se clôturer le 30 octobre qui permet de de proposer tout types de projets contribuant aux objectifs du programme. Donc on a pour le moment, on a 5 dossiers pour 2025 et donc c’est 20000 € et puis tout un accompagnement et une intégression dans une intégration dans le le système dans l’écosystème local pardon parce que du coup aujourd’hui ça peut être une entreprise qui est créée qui veut développer un nouveau service développer un nouveau marché mais ça peut être aussi une start-up qui souhaite s’installer sur le territoire un projet un porteur de projet qui souhaite qui souhaite s’installer. Euh que vous dire de plus ? Je crois qu’on est pas mal et donc je répondrai à vos questions tout à l’heure. Merci beaucoup. [Applaudissements] Alors, nous allons passer maintenant effectivement à des échanges avec les acteurs bancaires euh de banque privée et transition hydrique et Marine de Baseller d’HSBC ayant eu un problème de transport ne pourra pas se joindre à nous ce matin. C’est donc Jean-Emmanuel qui a la lourde tâche de la représenter et de vous faire partager son ses expérimentations. Bonjour à tous. Re euh voilà, vous voyez dans les présentations en fait précédentes comment on a essayé d’organiser la la la journée, c’est-à-dire en fait des acteurs qui sont au niveau national, ensuite au niveau enfin au niveau du bassin, au niveau de la région, au niveau des collectivités. On a choisi se dérouler justement pour je reviens sur un des points sur lesquels j’ai insisté en fait ce matin qui est la dynamique territoriale. On a des acteurs en fait qui sont sur le terrain de de nature de taille et qui ont des objectifs aussi très très différents. Et donc il paraît important si on veut atteindre une une une transition hydrique faire appel donc à sa dynamique territoriale que l’on ait en face de chacun de cette diversité une diversité en fait d’acteurs. D’accord. Euh par ailleurs et ça a été rappelé sur un des dossiers euh de plus en plus nous en tant qu’aquissé, mais c’est ce que ces acteurs font bien sûr aussi, c’est de monter grosso modo ce qu’on va appeler des tours de table pour parler parler rapidement, voir comment par rapport à un programme qui peut porter des actions différentes, des fois plusieurs acteurs en même temps qui essayent de porter un projet commun, comment on a autour autour d’eux en fait différents acteurs du de la plus petite échelle de la la communauté urbaine jusqu’à le bassin et même au niveau national. Voilà. Euh ensuite, nous en tant qu’aquissé depuis le début 2025 et donc je rappelle ça fait au moins une douzaine d’années en fait que qu’on est sur ce sujet, nous avons eu la grande surprise et aussi le grand plaisir de voir venir vers nous en fait différents grands acteurs bancaires qui commençaient à se positionner en fait sur la la transition hydrique parfois de manière extrêmement directe. Il y a eu même des articles qui sont passés dans les échos il y a quelques semaines sur comment financer la transition hydrique venant d’acteurs bancaire. Euh et donc du coup, on a commencé à échanger avec eux pour voir un petit peu bah comment en fait vous avez comment vous en êtes là pour comment est-ce que vous avez analysé votre situation et qu’est-ce que grosso modo vous comptez faire par rapport à tout ça. Donc ça c’était un des échanges que j’ai eu avec Marine de Baseler donc qui est qui représentait le groupe HSBC. euh la transition du transport n’ayant pas encore commencé, elle a été bloquée dans un train. Euh et donc du coup, je vais reprendre de manière bien sûr extrêmement euh rapide euh les propos qu’elle qu’on a partagé avant en m’appuyant sur ces sur ces présentations. Donc en fait, HSBC, bon ben c’est une banque qui est de de de taille extrêmement importante et ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, original, c’est que c’est comment est-ce qu’ils sont venus en fait au niveau de l’eau. Et vous voyez en fait, ils ont fait sur des entreprises dans un pays d’Asie d’Asie de l’Est, ils ont ils ont fait en fait des analyses de de scénario stress hydrique mais non non per évaluer l’impact potentiel sur le risque de crédit lorsque les services naturels sont perturbés par par des facteurs non climatiques. D’accord ? On revient sur la présentation que j’ai faite très très rapidement la ce matin. C’estàd que oui, on a le climat, le climat, il arrive et il va déstabiliser le système, mais il faut pas croire que les les situations au niveau local sont déjà dans une dans une situation qui est qui n’est pas sous tension. OK. Donc par exemple, il peut y avoir exploitation croissant du du de de de l’eau, ce que j’ai expliqué tout à l’heure avec l’intensification des activités, le change le changement d’utilisation des des impacts enfin des terres en amont. OK. Euh et donc derrière il disaient ben OK, admettons que on va avoir une disponibilité d’eau réduite pendant 3 mois. Et ils ont fait une analyse de risque et une analyse de conséquences. Et ben voilà, ils avaient un/ers des entreprises analysées passent de la catégorie investment grade à spéculative. Donc pour eux en fait, ils ont un peu découvert ça, c’est comme ça qu’elle m’a présenté. Donc ils avaient ça c’était ça faisait partie d’un d’un d’une grande étude, d’accord, avec pas mal de facettes et quand ils sont tombés là-dessus, ils sont dit “Bah mince, en fait, ils ont un petit peu découvert ça euh et ils sont allés beaucoup plus loin pour essayer de d’évaluer les différentes les différents aspects de ce de ce risque lié à l’eau.” Donc là, vous voyez, c’est quelque chose et je vais bien sûr pas du tout rentrer dans le détail, j’en suis pas capable, mais ils ont commencé à à élaborer en fait des analyses de de scénario qu’une institution financière pour élaborer face au risques liés à l’eau. D’accord ? Donc bien sûr un stress hydrique prolongé, stress stress structurel. Donc vous voyez donc ils ont pris des hypothèses et derrière ils ont ils ont traduit ça en terme de conséquences pour eux. Les crues extrêmes parce qu’il faut pas oublier ça aussi une grande partie des des sites industriels peuvent être à proximité euh de de de fleuve ou de ou de rivière pour avoir des besoins en eau de refroidissement et cetera. Bah oui mais si vous avez des inondations, vous êtes aussi impacté. Un stress réglementaire lié à l’eau. Donc vous voyez tout ça c’est une autre contrainte qui arrive. Qu’est-ce que ça a comme conséquence ? Et puis bien sûr euh tout à l’heure, j’évoqué ça, le stretch combiné combiné au énergie, c’est-à-dire qu’à un moment donné, j’ai ni accès à l’eau ni accès à à l’énergie ou alors j’ai le prix de l’énergie qui fait x 10, même si c’est pendant 3 mois, euh ça fait pas plaisir. Euh et ça a à chaque fois bien sûr des des conséquences. Donc voilà, ils ont fait ce travail que je trouve que je trouve extrêmement intéressant. Et il y a d’autres exemples de de scénario de stress. Donc par exemple pollution accidentelle d’une usine locale. Ah bah oui, il y a une pollution. Du coup, l’eau potable de la de la de la de la zone n’est plus est impropre. Et donc derrière, bah qu’est-ce que ça comme conséquence ? Charge exceptionnel pour la collectivité et cetera et cetera. De la même manière, contamination chronique, ça a été montré tout à l’heure dans les dans les présentations notamment par Julie S. Donc avec l’épipace, les nitrates, les pesticides et compagnie. Derrière, ben endettement accru, on a eu des chiffres qui ont été présentés à la fois par Florence et puis par Jul derrière. Alors là, je suis ça faisait pas partie du tout des discussions que j’ai pu avoir. Donc vous allez juste voir des des jolis tableaux mais qui montrent que par exemple ici il y a donc le le fond souverain de Norvège qui a fait ce type d’analyse et en disant OK d’un point de vue de l’eau et donc les couleurs bien sûr plus c’est foncé moins c’est dans la bonne direction. Euh ici, c’était une analyse aussi avec cartographie de matérialité pour UBS et puis pour la Deutsch Bank. Et à chaque fois, on voit queeffectivement ces grandes ces grands organes organisations bancaires en fait sont en train de se positionner sur une analyse de risque liée directement à l’eau. Donc la stratégie bancaire telle que elle l’analyse, c’est bien sûr anticiper tous ces scénarios pour orienter les financements vers la rénovation des réseaux d’eau, la dépollution, les infrastructures vertes. Grosso modo, ce que j’ai évoqué moi tout à l’heure. positionner des produits verts, donc obligations vertes locales prévè au collectivité et puis très important gagner en crédibilité vis-à-vis des régulateurs et investissement institutionnel parce que bah oui, la la toute la partie financement et c’est l’objet de la de cette matinée va nécessiter un grand nombre d’actions, un grand nombre de financements et donc il faut qu’il y ait une cohérence et des interactions importantes entre tous ces acteurs. Voilà, je suis désolé d’avoir dégradé la qualité de de la présentation de Marine de Basaler qui m’a autorisé hein par SMS en me disant oui, vous pouvez bien sûr présenter les les les slides. Voilà pour cette partie. Et donc nous allons [Applaudissements] Et donc nous allons accueillir maintenant Marion Hardier experte ESG Arqua banque entreprise et institutionnelle dans la même logique he acteur bancaire et transition hydrique analyse stratégie positionnement. Bonjour à tous. Merci pour cette invitation. Donc effectivement, je représente le Crédit Mutuel Arkea qui est donc qui fait partie donc qui est un groupe bancaire qui est constitué par les Fédérations du Crédit Mutuel de Bretagne et Crédit Mutuel du Sud-Ouest. donc un acteur régional euh qui s’est positionné comme entreprise à mission depuis 2022 et qui se propose à cette occasion de devenir enfin d’accompagner la transition environnementale de ses clients. Je vais rentrer directement sur le sujet de l’eau qui fait partie de la feuille de route finance durable qui a été décidée en 2025 dans le cadre de notre nouveau plan stratégique. Et parmi donc les trois grands sujets que le Crédit Mutuel Arch se propose d’adresser, on va retrouver effectivement la protection de la ressource en eau et notamment des des eaux potables. Alors pourquoi ? D’abord parce que un peu comme a pu la faire notre a pu faire notre confrère d’HSBC dans l’analyse de matérialité he des enjeux prioritaires qui doivent être adressés par le groupe au titre de la durabilité. L’eau est ressortie comme un enjeu matériel parce que nous sommes sur des territoires en Bretagne et en Nouvelle-Aquitaine qui sont particulièrement impactés par ce sujet. euh pour des questions peut-être hydrogéologiques un peu différentes. Euh je parle sous le couvert de l’agence de l’eau notamment euh entre les territoires Breton euh et Girondin. Euh mais pour autant c’est deux deux territoires sur lesquels on voit bien que ce sujet devra être adressé. Pourquoi ? parce que on par rapport alors un petit peu de la même façon, sans rentrer dans des analyses aussi détaillées puisque c’est ce qui va être fait dans le courant de cette année 2025, on voit bien que c’est un sujet il y a un sujet de dépendance de nos clients, de nos contreparties qu’on finance euh des entreprises dans lesquelles on a des participations par rapport à ce sujet de l’eau et on se doit en fait pour des questions de risque de pouvoir quantifier ces dépendances. et de pouvoir aussi euh les mesurer pour pouvoir mesurer notre propre impact vis-à-vis de la ressource en eau puisque dans le cadre de nos de notre comité de mission et de nos engagements de société à mission, on se propose de d’être acteur de la transition environnementale et notamment de la transition hydrique. Donc c’est à la fois un sujet de risque et aussi un sujet d’impact puisque ben à travers nos financements, on peut avoir un impact négatif mais on peut aussi avoir un impact positif et c’est là où ça devient aussi une opportunité de contribuer activement à la préservation de la ressource et à la résilience de nos contreparties à la fois en terme d’entreprise et de territoire. Donc au niveau des actions qui sont mises en place aujourd’hui, donc en 2024, c’était cette analyse de double matérialité qui permet vraiment de poser l’enjeu matériel sur la ressource en eau. De là actuellement, on est en train de faire justement des analyses plus détaillées pour regarder quels sont les diagnostics, pour faire vraiment des diagnostics précis et mesurer les enjeux. et on s’est engagé à adopter à partir de 2026 une politique dédiée spécifiquement à la préservation de la ressource en eau avec un plan d’action qui sera déployé à partir de 2027. Donc ça veut pas dire que à date nous ne faisons nous n’avons aucune action par rapport à cette ressource. Euh, on a notamment dans ce qui est proposé aux entreprises des à la fois des financement. Alors, on parlait ce matin de financement de au niveau des de l’eau potable, des canalisations, des usines de traitement et cetera. Donc, on participe activement à ces financements là. alors probablement sur des durées un peu moins longues euh que nos confrères de la BUI ou de la Banque des territoires euh mais malgré tout à des conditions qui se veulent préférentielles justement regard de l’objet des financements. Voilà. Et dans le dans une 2e partie, on a également euh un une action de sensibilisation et de questionnement en fait de nos clients par rapport à leur propre dépendance et leurs propres problématiques. Euh et on vient euh valoriser euh toutes les démarches euh qui euh qui permettent d’avancer sur ces sujets de transition. Voilà, merci beaucoup. Et donc nous allons accueillir maintenant Sandrine Anguénard, directrice adjointe du développement du rap pour le groupe société générale. Ah, j’étais en train de chercher la présentation. Je me suis dit ou là on a un trou dans la raquette. Non, c’est bon. Il y avait pas de raquette. Ça non, j’ai Ben, Bonjour, merci de m’avoir invité, de me donner l’occasion de parler sans slide. Ça nous évitera d’avoir à nouveau euh des cartes de la France avec toutes ces mauvaises nouvelles qui arrivent euh et des et des et des analyses de nos stress tests sur nos portefeuilles de financement au regard de ce qui effectivement peut être inscrit dans des scénarios, on va dire avec différents épisodes qui peuvent être des catastrophes et voilà, c’est le principe même d’un stress test dans une banque et effectivement c’est des choses que bien évidemment on m’a matérialise euh en définition des événements. Donc comme la comme nous l’a un petit peu expliqué Jean-Emmanuel sur le cas de HSBC euh quand on a préparé cette intervention, donc déjà encore une fois merci de nous avoir proposé d’intervenir. Euh vous nous avez posé la question de pourquoi ça vous intéresse en fait ? Donc euh pourquoi ça nous intéresse ? tout simplement déjà. Bon donc moi je suis développement durable. Développement durable. La stratégie société générale du développement durable a été définie sur quatre piliers déjà depuis quelques années. Et les deux premiers piliers, c’est la transition écologique et le développement des territoires. Donc je pense qu’une fois qu’on a dit ça, c’était clair que pour nous ce sujet de l’eau, pour toutes les raisons qui ont déjà été expliquées avant euh c’est clairement un sujet qui touche ces deux aspects là et sur lesquels nous on se doit d’accompagner nos clients. Voilà. Euh et donc euh je je vais reprendre liste. Donc donc en fait au-delà de cette stratégie qui se décline dans différents ensembles, différentes actions, il y a effectivement des engagements de financer euh de financer ces activités, des chiffres qui couvrent l’ensemble de nos activités dans les financements durables, on va dire, hein. Mais il y a aussi des engagements de notamment à travers d’une enveloppe d’investissement d’un milliard sur les métiers de la transition. l’accompagnement notamment des entreprises euh Emerging Leader, donc les entreprises sont en train de développer les solutions de demain. Euh on a participé récemment effectivement à des investissements dans une entreprise qui euh qui s’appelle Iage qui fait euh développe des solutions de biotechnologie pour évaluer la qualité de l’eau. Donc on est effectivement sur ces métiers de la transition aussi pour essayer de soutenir des nouveaux développeurs de solution. C’est des choses qui nous qui effectivement font partie de la création de l’écosystème qui amènera les solutions dont nous avons tous besoin. Euh on a quand on parle de développement des territoires, bien évidemment le sujet aussi c’est d’accompagner les territoires. Je pense que là on a vu avec tous les exemples qu’il y a eu déjà et je pense qu’il y en aura encore d’autres cet après-midi. Euh toutes les spécificités territoriales. Je pense que c’est pas c’est pas à l’audience aujourd’hui que je vais l’apprendre. Et donc effectivement nous on a développé notre réseau en France avec des directeurs de RSE qui sont local qui sont locaux pardon qui sont effectivement la bonne connaissance de la de la difficulté et des enjeux locaux. Et dans le casre de la transition hydrique, il y a plusieurs fois ça a été mentionné pas du tout les mêmes problématiques. Problématique de ressources, problématique de qualité, c’est pas les mêmes besoins, pas les mêmes enjeux de consommation. on a vu sur les dernières cartes. Donc effectivement, avoir cette lecture locale territoriale pour pouvoir accompagner au mieux nos clients collectivités entreprise, c’est essentiel. Et d’autant plus qu’on l’a vu aussi au travers des exemples, c’est que les solutions euh et le support que peuvent apporter notamment les entités locales, les collectivités locales sont peuvent être aussi assez spécifiques, il faut bien les connaître et voilà. Et donc on travaille aussi mais on a des partenaires avec des gens qui nous aident à accompagner nos clients pour identifier les bonnes solutions, les bons supports. On a des partenariats avec ABF qui nous permettent de définir effectivement quelles sont les bonnes solutions qui peuvent combiner et faciliter, on va dire la bancabilité parce que là on va toucher le terme la bancabilité de nos de nos clients et des projets de nos clients. Donc ça c’est aussi un élément qui nous permet d’avoir la solution en proximité qui nous permettra d’accompagner le projet dans son voilà dans ses spécificités, pardon. Euh donc peut-être pour pour comment pour je vais C’est toujours très dur de le faire sans sans slide. En fait, on essaie de le faire plus dynamique mais du coup c’est plus compliqué. Donc en fait, comment derrière nous on souhaite au-delà des produits et des solution, quelle est notre approche aujourd’hui avec un avec nos clients ? Avec nos clients, on a souvent le problème et là je partais plutôt du secteur privé, euh on a un sujet qui est souvent qu’ils arrivent à évaluer ce besoin d’investissement. On l’a dit, ça coûte pas très cher l’eau en fait hein. Donc dans le secteur privé, l’efficacité en eau c’est pas toujours quelque chose qui est nécessaire ou en tout cas évident. Et c’est surtout que les investissements qui sont en face ben sont plutôt élevés. Donc effectivement, on va travailler plutôt avec eux aussi sur l’évaluation de qu’est-ce que ça vous coûterait de pas le faire. et et on voit les grands corporates eux commencent déjà dans le dans les décisions effectivement d’investissement intégré et ont commencé à modéliser ça. Et effectivement sur des acteurs un peu plus petits, on doit travailler avec eux là-dessus pour effectivement les aider à la décision. Après, c’est aussi un facteur de risque ce coup d’inaction de pas le faire. Bah voilà, c’est donc pour nous un élément qui peut poser problème et peser lourd sur l’entreprise, mais il faut aussi effectivement derrière et c’est pour ça qu’on travaille des solutions de comment on les accompagne pour arriver à débloquer les modalités, la banquabilité derrière pour financer le projet. Donc ça c’est un premier sujet et puis effectivement il y a derrière mais je pense que vous avez beaucoup évoqué sur la banque des territoires l’accompagnement vous faisiez et le conseil absolument nécessaire c’est auprès des collectivités mais auprès du secteur privé c’est la même chose. On est en train de parler de nouvelles solutions. Parfois des choses qui sont somout évidentes qui relèvent du bon sens mais d’autres qui peuvent relever de technologie nécessaires. Et et donc en fait cet accompagnement, la création de ce cet écosystème et je pense que c’est aussi pour ça que je trouvais ça intéressant de participer à ce cololloque, c’est la création de cet écosystème avec tous les acteurs qui soient public, privés, des développeurs de solutions, des des conseils qui peuvent amener des conseils au secteur privé et au secteur public. Ça permet quand même d’arriver à trouver des éléments et des solutions à cette transition hydrique qui ne peut pas se faire que par les acteurs publics ni que par les acteurs privés. On en est sûr. Enfin, je pense que tout ce qu’on a pu entendre ce matin, pour ceux qui n’étaient pas encore convaincus, c’est clairement un sujet qui doit être traité ensemble. Voilà, donc c’est ce que je voulais dire au moins au nom de société générale. Maintenant, on pourra intervenir. Je crois qu’il y a des questions après. Voilà. [Applaudissements] Merci. Et donc, nous allons demander à Hélène Cambou en charge de la RSE, des partenariats et du mouvant Agir sur l’eau de la Banque Populaire de nous rejoindre. Voilà. Merci beaucoup. Moi, j’ai qu’une slide, j’ai une fiche et je confirme pour le train ce matin. Les investissements là, pour la mobilité durable, il faut les faire aussi. Euh donc, bonjour à tous. Euh donc moi je suis banque populaire à la Fédération et en fait la Banque Populaire un peu comarqué, on est une banque coopérative euh fait de 12 banques régionales et de deux banques affinitaires dont le crédit coopératif souvent on l’oublie et la case d’enne. Donc parmi d’entre vous, il y en a pas mal déjà à la à la case un jour euh il y a il y a un peu plus d’un an donc c’était c’était en mars 2024, on a eu on a on a eu les 28 dirigeants de ces de ces banques populaires régionales qui se sont réunies dans notre dans leur salle de conseil et ils ont tous décidé ensemble les DG et les présidents de faire de l’eau une priorité. Euh donc euh et de faire de l’eau une priorité stratégique pour le réseau banque populaire dans les prochaines années. Ils l’ont signé, ils ont fait ils ont écrit un manifeste et ils se sont engagés pour ça. Donc je suis hyper fière aujourd’hui. Euh voilà, depuis on a nommé euh Agir pour l’eau. On avait pas fait de publicité jusque-là parce qu’on attendait vraiment les 1 ans. Donc la tribune dans les échos, elle est sortie récemment. Mais euh mais vous verrez, je vais vous expliquer rapidement ce qu’ en quoi consiste le mouvement agir pour l’eau. Mais déjà euh pourquoi ils ont ils ont tous validé à l’unanimité ? déjà parce que ça concerne, ça a été déjà dit, je vais faire rapido, mais c’est ça concerne déjà les clients. Donc forcément quand on est une banque des territoires, ça concerne les clients. Vous l’avez certainement dit, je suis désolée d’être arrivé en retard mais voilà ça les territoires sont concernés par les restrictions, nos clients sont concernés par les restrictions. Euh deuxièmement, ça concerne, on est responsable vis-à-vis de nos 5 millions de sociétaires. on appartient à nos sociétaires et euh ces sociétaires là, c’est leur épargne derrière euh donc et c’est leur c’est leur maison aussi. Donc aujourd’hui, ça représente le risque lié à l’eau par rapport aux assurances. Voilà, c’est le premier coût des assureurs, je vous l’ peut-être dit ce matin. Voilà, c’est des c’est des millions et des millions d’euros. Donc quand on est une banque des territoires, on a des sociétaires. Voilà, il faut faire attention. C’est le on sait aussi que le coût de ligne inaction c’est ça paé ça a pesé dans la balance. Le coût de l’inaction c’est cinq fois le coût de l’action. D’accord ? Si on ne fait rien, il savait que ça allait leur coûter cinq fois plus cher derrière et à nos sociétaires cinq fois plus cher. Donc qu’est-ce qu’on fait ? Voilà. Euh donc tout ça nous on est c’est on est une banque historiquement engagée dans l’eau déjà. crédit maritime, premier prévu des années, mais on avait on avait euh les financements sur euh sur les structures d’eau, on les avait, mais on avait vraiment pas forcément ciblé tout l’enjeu et pourtant c’était il y avait des forces convictions, hein, dans les banques populaires, surtous les littorales en fait. Euh voilà. Mais là vraiment euh tous ces arguments là et ces chiffres là et ce qui a fait vraiment aussi basculer la la balance, c’est le fait qu’on est la première banque des entreprises et que euh les entreprises ont tapé à la porte et nous ont dit euh c’était aussi il y avait eu l’histoire du canal du blocage du canal du Panama aussi. Enfin, il y a tout plein de choses qui ont fait que ils nous ont dit “Ouh là là, on va retourner sur les risques.” Mais l’eau, c’est aujourd’hui un enjeu de performance et de continuité d’activité des entreprises très clairement. Donc euh et ça surtout hein, ça fait des risques de production, des risques de rentabilité, ça touche à l’image, ça peut toucher à tout au fournisseur. On l’a très très clairement vu. Et donc pour euh pour tous ces ces euh ces raisons-là, euh on a dit “Bon, on y va, euh, on y va.” Et on y va comment ? Alors, on y va euh on y va pas en tant qu’acteur de l’eau parce que nous, on n’est pas des techniciens de l’eau. Voilà. Euh donc nous on va on va se mettre en tant que et d’abord la première chose c’est queon a interviewé tous les membres à peu près du CNE de l’eau pour savoir comment on pouvait partir. Ouais c’était il y a des années enfin voilà donc c’était et il ils ont tous été unanimes. Alors je sais pas s’il y en a dans la salle qui été interviewé, je crois pas mais si pardon. Voilà et ils ont tous été unanim dit allez chercher l’information où elle est. aller chercher les experts où ils sont et aidez-les à à porter leur voix. C’est ce qu’on essaie de faire depuis. Euh je regarde Florence Dins qui va intervenir à ma réunion des référents haut dans pas longtemps. Euh voilà et donc je remercie Jean-Emmanuel de nous avoir invité. Donc on se dit on se positionne en tant que facilitateur de l’écosystème. Euh madame de la société générale l’a dit aussi travailler la coopération et la et la travailler ensemble. Donc concrètement, on a un levier messena recherche. Par exemple, la BPAK euh soutient ici à Limoge euh il y a une intervention là-dessus, une chair de recherche sur la transition éthrique. Ben, il y a eu avec VNF ou des on soutient tout ce qui est renaturation par exemple du canal du Mé au niveau des forêts, voilà avec VNF, il y a énormément de travail autour des zones humides, du méenat et de la recherche. Bon, du coup euh il y a on travaille avec les régions dans le cadre du Messena. Ah non, c’est pas moi ça. Non, non, mais c’est pas grave, on est on est euh voilà. Et euh donc euh dans le une un exemple un exemple de où on intervient en tant que recherche chez M Sénat, euh par exemple, BPVF travaille aussi, ils ont un appel à projet avec la région Val-de Loire. On fait jamais les choses tout seul. on essaie de le faire toujours en coopération pour par exemple la restauration aussi des zones humides sur Valle-de-Fance et autres projets. Deuxièmement, la formation sensibil sensibilisation. Les administrateurs chez nous, ils sont au nombre de 300 sont tous formés à l’eau, au risque climatique et à l’eau. On a fait les universités, les administrateurs, c’était quoi le thème ? agir pour l’eau. Tous nos collaborateurs, ils sont 30000 vont être formés dans les 2 ans. Donc là, c’est la guerre sur comment on forme, hein, mais c’est ça. Euh et ensuite, il y a le soutien à l’écosystème E. Donc, par exemple, là, on soutient beaucoup l’asté au départ, ils ont créé pour qu’il crée un groupe de travail sur les entreprises et l’Ou et donc là, ils ont créé une enquête pour aller interviewer les entreprises. Donc, qu’est-ce qu’on a fait ? Ben, on est allé voir le réseau entreprendre. On a dit “Est-ce que vous pouvez envoyer l’enquête d’asté au réseau entreprendre ?” C’est ça notre travail. Donc en fait, on veut être un soutien, un facilitateur de vous tous ici. Et concrètement, si on parle puisqu’on est quand même des banquiers en terme de financement, euh on travaille aussi avec la Banque des territoires, forcément avec la BUI aussi, vous allez avoir des cas de d’exemples de financement qu’on a fait cet après-midi, hein, notamment sur le bassin René, si je me trompe pas. Euh voilà, on a beaucoup utilisé l’enveloppe BUI, notamment sur l’eau, mais pas que. Voilà, on est premier fournisseur de l’enveloppe BUI de prescription. Euh mais c’est parce que c’est intéressant, on finance euh sur du temps long, à court terme. Oui. D’accord. et sur du long terme, mais ça on pourra en discuter après. J’ai même appris hier soir quand j’ai fait le check avec avec tous les gens notamment qui s’occupe des EPL, des entreprises publiques locales, qu’on pouvait aller jusqu’à 40 ans enfin de financement, 30 ans et à exceptionnellement 40 ans. Ben c’est quand même exceptionnel par rapport à d’autres choses. Voilà. Donc il y a du il y a différents financements et voilà et je pense que j’ai fait le tour. Je crois que vous avez compris le mouvement inir pour l’eau. [Applaudissements] Et bien merci à à toutes le à toutes les personnalités qui ont présenté ce matin la thématique de grande diversité de financement. Je vais leur demander de bien vouloir s’approcher pour pouvoir se livrer à l’exercice à la fois des questions-réponses mais également euh de la table ronde. Et donc merci à Olivier de la Salle, Géraldid Rollin, Jean-Philippe Ruau, Jean-Philippe Bess, Anne Burgalière, Marion Hardier, Sandrine Anguénard et Hélène Cambou. Et je crois que je n’aurais oublié personne de nous rejoindre sur scène avec Jean-Emmanuel qui va à la fois animer et représenter Marine de Baseller. Enfin, ça je sais pas. Et euh et voilà euh pour effectivement les questions-réponses et la table ronde et je serai chargé de faire passer le micro. Donc déjà merci 2 secondes. Oui. Pour passer autre chose en fond que les fichiers. C’est quoi la première présentation ? La première présentation avec la page de garde raté. C’est pas la base de garde mais on va utiliser ça et ça reprendra le dérouler. Voilà. Hop. Au niveau du programme. D’accord. Très bien. Euh ben merci à tous et à toutes. C’était vraiment moi je trouve extrêmement intéressant de voir les différentes approches, les différents problèmes aussi rencontrés par les uns et par les autres. euh la grande diversité des points de vues puis des des des solutions, on va dire, qui sont qui sont proposées, les grandes difficultés aussi que ben certains d’entre nous rencontrons hein sur le terrain. Et ben donc voilà, avant de de de poser des questions est-ce qu’il y a des personnes qui souhaiteraient demander enfin poser prendre la parole les contributions complémentaires ou alors poser des questions euh directement à nos intervenants ? Toujours pareil commencer par la deuxième c’est merci à Ludovic pour la première question. Merci de vous présenter rapidement. Ouais, moi je vais poser la première question, tu vois. Carrément, on va passer à la deuxième euh Ludovica, je suis conseiller scientifique sur les questions climatiques pour Orange, mais je pense que je vais poser une question plus personnelle que queau nom d’Orange. En réalité, j’ai deux questions, une sur les infrastructures et une sur la le besoin en ressources en eau. Sur les sur l’infrastructure, la première on a des infrastructures qui sont des réseaux électriques, des réseaux télécom, des réseaux d’eau qui sont extrêmement capillaires. On a des tensions qui vont être dessus liées au changement climatique et est-ce qu’on doit réellement investir pour renouveler des réseaux d’eau ou des réseaux capillaires alors même que cette capillarité coûte un bras et qu’on va avoir un monde instable. dit autrement, est-ce qu’on n’ pas intérêt à réfléchir, à moins investir, à diminuer cette capillarité pour aménager le territoire et pour faire en sorte que à la fois on se décarbone parce qu’on va un petit peu densifier nos nos habitats et en même temps ben on met des ressources et on les protège de manière un peu centralisée. Ça c’était la première partie. Et puis on parlait de ressources et de besoins. Euh bah le gros besoin de la de l’eau, c’est quand même l’agriculture. L’agriculture c’est essentiellement la viande. Et or la viande, c’est de la carbonation à mort. Donc est-ce qu’on a pas au lieu d’essayer d’économiser l’eau, alors je dis pas qu’il faut pas le faire, attention, mais il y a quand même une stratégie à intégrer potentiellement sur comment on fait en sorte de beaucoup moins produire de viande pour se décarboner et en conséquence on a un peu moins de tension chez le ressources. Allez, vous avez moins de 2 heures. C’est ça que c’est ce que j’allais dire. Et bien ceux qui veulent déjà prendre la parole ensuite bien sûr j’aurai des éléments de réponse. Oui, moi je je veux bien agir sur les deux sujets. Alors sur notre empreinte haut effectivement j’ai j’ai il y a quelques jours, j’ai j’ai je feuilletais le l’ouvrage de de Solen des Colonges. Non c’est oui c’est Charline voilà Charline Des Colange et qui proposait une image de notre empreinte eau. Je me suis dit bah la viande c’est plus d’un tiers ça me semble vraiment beaucoup. L’alimentation c’est plus de la moitié. J’ai c’est c’est c’était une image forte de effectivement qu’est-ce qu’il y a derrière notre empreinte eau. Il y a celle qui est locale mais on en enfin il y a une on importe énormément aussi d’eau via les alignements qu’ qu’on consomme. Et alors sur le un site du gouvernement peut faire son autodiagnostic de sa propre empreinte eau. Alors effectivement en fonction de sa consommation carnée bah c’est c’est pas la place de la viande est quand même pas demande pas nécessairement à un tiers hein. Et par contre l’alimentation ça représente quand même plus que la moitié de l’empreinte haute chacun et ça c’est important de le le mettre en avant et effectivement il faut faut bien faire le lien entre tous ces sujets et on a pas parlé beaucoup d’agriculture ce matin et donc merci de le faire. Euh je rebondis sur l’autre pour pas trop euh la parole non plus sur les réseaux. Effectivement, il y a ce sujet de faire des boucles locales qui augmente euh en ce moment. Alors déjà, moi j’ai travaillé 10 ans pour l’Agence française de développement pour l’électrification en Afrique, bah c’est c’était c’est le solaire par la production locale pour la consommation locale ce qui permettait de boucler enfin voilà de résoudre ces problèmes de de financement de ces énormes infrastructures capillaires qui étaient pas possible dans certains endroits. Et donc c’est voilà, je trouve c’est très très pertinent, on a pas parlé non plus ce matin. Il y a quelque chose à faire. la réglementation pour le résidentiel, la la réutilisation de l’eau au niveau résidentiel a évolué récemment, ça ouvre des perspectives parce que c’est vrai que finalement au niveau domestique euh il y a moins de 10 % de l’eau qu’on consomme qui sert à enfin la la boisson. Euh donc on a une eau de super qualité qu’on parle de traiter encore plus pour retirer des des des polluants. Mais alors en fait on a 80 % d’usage qui sont de de qui nécessitent pas ce niveau de qualité et donc il y a c’est vrai qu’il y a il y a il y a des réflexions en cours pour faciliter ces ces ces cette réutilisation au niveau local et mais c’est c’est pas évident parce qu’il y a des enjeux sanitaires quand même derrière qui existent. Euh donc voilà, mais il y a un vrai mouvement sens et à su alors moi je voulais intervenir avec mon ancienne casquette de responsable du marché de l’agriculture des banques populaires nationales et euh et parce que je suis là aujourd’hui parce que justement je travaillais sur l’agriculture et j’avais le sujet de l’eau qui parce que l’agriculture est un sujet hyper clivant qui peut arbitrer le sujet de l’eau. Et c’est pour ça que j’arrivais pas à passer quand j’étais responsable de l’agriculture. Donc je suis passée responsable RSE pour justement passer le sujet de l’agriculture maisà je quand on a créé le mouvement G pour l’eau, on a sorti l’agriculture trop clivant. Trop clivant. Et donc après on maintenant on le remet, on a une stratégie et je pense que ça va être pareil pour mes collègues, une stratégie d’approche et de financement d’adaptation de l’agriculture durable. Voilà mais on peut pas le prendre en frontal. Mais le sujet est quand même traité. Voilà, il faut sortir la dimension politique et le sujet est traité comment ? Par exemple, avec des green bones, on a il y a quelques années créé un green bond sur l’agriculture durable. Euh c’était 1 milliard d’euros, je me souviens et euh et tout a été dépensé en moins de 3h. Tout ça parce qu’on avait mis le mot haut et c’était il y a quelques années. Donc on sent que le sujet prend et il faut vraiment euh aller travailler l’agriculture durable dans son ensemble et euh et ne pas stigmatiser sur les éleveurs ou les céréaliers ou le maïs ou trouver des bonnes excuses à chaque fois pour dire on va pas financer ça. Mais voilà, c’est un c’est un vrai sujet aujourd’hui la jour. Oui, moi je vais faire le prisme au regard des modalités de l’agence. Euh alors, j’aurais pas une réponse philosophique là-dessus, hein, mais sur l’élevage, nous c’est on a la réaction différenciée par rapport au carbone dans le domaine de l’eau parce que partout il y a des prairies, c’estàd qu’on a moins d’intrant, moins de pollution et tout ce qui nous pose problème aujourd’hui au niveau de l’agence et moins de consommation d’eau apparente he la partie visive de l’iceberg pour nous, c’est là où on a les moins de tension sur le limousin par pour faire l’analogie locale sur le limousin, il y a moins de problèmes que sur poid de charte. ex hein, les deux évidemment. Euh donc c’est c’est pas si simple que ça en fait. Effectivement, faut peut-être manger moins de viande. Ça c’est le côté personnel ou collectif qu’on a ensemble. Mais de notre côté industri enfin dans le process et industriel au sens agricole, euh effectivement on a plus de facilité à développer des filières d’élevage parce que on a sur des prairies moins intensives et on va le favoriser même dans certaines dominomodalités. Euh et on a plus de difficultés à faire évoluer l’agriculture intensive de retournement de prairie euh de culture, y compris pour le maréchage, hein. Euh voilà. Y compris pour les euh les les fruits les fruitiers qui sont très consommateurs d’intrant et et de traitement. Euh sur les réseaux, nous moi je travaille beaucoup sur le milieu rural, les réseaux. Aujourd’hui, on n pas trouvé la solution pour faire moins de réseau d’eau potable. Au contraire, avec les tensions climatiques et les sécheresses à répétition, on a plutôt tendance à rajouter du réseau pour interconnecter les secteurs qui étaient relativement autonome jusqu’à présent parce que faiblement dans ce mample plé, donc avec son petit capetage tout en gravitaire parfois sur le limousin qui un peu un peu valonné quand même et du coup il se satisfaisait assez bien et puis ben ici ou là quelques pollutions et ici ou là quelques captages qui tombaient par terre. Donc on interconnecte, on crée du réseau et on rajoute de l’infrastructure à l’infrastructure. Donc je suis pas encore bien sûr à moins de passer à la l’habitation autonome, mais euh je vois pas trop euh enfin nous on n’est pas là-dedans aujourd’hui clairement à l’agence solo hein. Euh là on est peut-être dans l’innovation mais euh aujourd’hui voilà on rajoute l’infrastructure pour combler les difficultés qu’on a sur une évolution du changement climatique essentiellement quoi. Peut-être pour compléter parce que je m’occupe aussi de l’agroalimentaire chez Arkea. Donc ces sujets, je les connais comme quoi ils sont intrinsèquement lié. Euh je je rejoins ce que disait ma confrère. Euh je pense qu’on peut pas traiter des sujets éminemment complexes, que ça soit pour le sujet des réseaux qui posent des vraies question de d’équité sur le territoire, d’équité d’accès à l’eau, on l’a vu par rapport au tarifs même ce matin ou des sujets liés à la l’agroalimentaire qui ont euh voilà à chaque fois leurs impacts potentiellement négatifs mais aussi potentiellement positifs sur des sujets de biodiversité, d’eau, de desc carbonation et cetera. Euh on est obligé du coup de d’aller travailler euh ces sujets complexes dans des systèmes en fait dans des systèmes d’acteurs et euh comme le disait euh ce matin la société générale en en travaillant en commun chacun apportant sa solution sur des sujets qu’on est obligé de qualifier à des échelles parfois plus locales sur des problématiques plus spécifiques. Nous, on a travaillé aussi sur des sujets liés à l’irrigation, hein, hautement clivant et hautement potentiel en en essayant vraiment de replacer le sujet du territoire, du collectif, de la réflexion autour du partage des usages pour pouvoir apporter notre pierre dans les projets. Euh et voilà, donc c’est un peu perturbant dans un monde où on est très polarisé de pas pouvoir aller straight to the point avec la solution idéale qui pourrait s’appliquer à tous. qu’on aimerait bien. Euh mais je pense que sur ces sujets environnementaux euh c’est une fausse bonne idée en fait. Je pense qu’il faut s’reindre à faire des choses plus complexes. question plus lié à comment vous créer une stratégie pour arriver à faire le point d’arriver c’est quel est chemin comment on comintellectualise déjà et comment on stéphane va prendre la parole ou c’est c’est nous on adore les juste répondre juste répondre c’est le titre Ludovic c’est le titre de du colloque comment engager et avec cette problématique de de non seulement de transition mais de dynamique territoriale compte tenu du fait que et cetera et cetera tout ce qui a été présenté ce matin. Stéphane oui chez chez Aqua on est très fan de de citation, il y en a partout dans l’entreprise. Alors c’est pas des petites phrases toutes faites, c’est plutôt des phrases de philosophes ou de penseur. Et ce que vous venez d’expliciter se résume par la un propos d’un d’un philosophe irlandais du début du 19e siècle. à tout problème complexe, il existe une solution simple et fausse pour sauf si d’autres intervenant Ah ben voilà effectivement j’ai rebondi sur votre sur votre retour comment engager donc nous on a micr territoire par rapport aux enjeux effectivement qu’on évoque donc l’image métropole et on a pris effectivement le la lorniette haut avec ce projet territoire en transition hydrique. Alors c’est pas le seul bien sûr mais c’est celui que je pilote. et on est parti de du postulat effectivement que ça peut être un une bonne approche pour toucher différents secteurs. C’est comme ça qu’on accompagne l’entreprise, pour ça qu’on accompagne nos services pour ça et cetera. Et en fait aujourd’hui, on se rend compte que l’eau est aussi une passerelle sur d’autres sujets, d’autres stratégies politiques et stratégies techniques, l’agriculture, le bois, l’agroalimentaire et autres. Et en fait, on commence effectivement à se rendre compte des passerelles possibles et comment on peut mieux interagir. Donc à l’échelle d’un d’une métropole, effectivement, c’est des sujets qu’on abord de cette façon où on voit que la transition hydrique, alors j’imagine que c’est aussi une part de de réussite du projet euh commence à vraiment être disséminé dans tous les services que ce soit l’aménagement et comme je vous le dis sur les autres sujets plutôt plutôt agriculture et et autres. Et donc c’est un peu comme ça qu’on construit en tout cas nous cette stratégie, c’est petit à petit euh créer des passerelles techniques, créer des passerelles euh financières aussi pour accompagner de façon à pouvoir vraiment euh agir dans le dans le fond quoi. Pour répondre sur le comment engager, je pense qu’il faut arriver à trouver le point commun entre les différents acteurs et une des possibilités qu’on a et du coup ça ça rejoint permettra de remercier pour l’invitation euh c’est c’est aussi l’enjeu de la donnée. C’est-à-dire, on voit bien sur les sujets environnementaux que cette capacité à caractériser en fait et de faire un état des lieux qui peut être objectivé, qui peut être partagé peut constituer des points d’appui en fait pour trouver des des points de consensus et permettre aussi une conscientisation dans auprès des différents acteurs sur les sujets sur lesquels il faut travailler en commun. Non, je voulais juste rebondir encore une fois sur le point effectivement de comment on engage tout ça. Je pense que la logique effectivement sur un réseau que l’on en plus on est obligé de connecter de plus en plus comme vous le mentionniez pour répondre à des problématiques de ressources à certains endroits. Les coûts qui vont être associés au traitement euh qui sont grandissants. On en a beaucoup parlé. On peut se poser même la question à un moment si on narrive pas à développer des vraies politiques territoriales qui répondent à l’ensemble du sujet, c’est est-ce qu’on va pas traiter un jour l’eau comme une commodité ? Comme une commodité à partir du moment où elle commence à avoir une vraie valeur et qu’elle coûte très très cher, on va dû voir, on va avoir beaucoup de mal à la à la défendre comme une sur un territoire en fait. Et c’est vraiment effectivement ce besoin de réfléchir à comment on s’engage maintenant au niveau d’un territoire pour arriver à préserver cette ressource sur le territoire pour son exploitation là où elle en est ou au moins sur un territoire sur lequel on arrivera à vivre. Voilà. Et à prenir produire les ressources, c’est bien. Mais c’est vrai que si en fait on n’adresse pas vraiment le point et qu’on est plutôt en train d’essayer de se connecter les uns les autres pour arriver à traiter sur un champ de plus en plus grand en augmentant les infrastructures de traitement qui vont surenchérir le coût de l’eau, il arrive un moment où ce sera effectivement très rentable de la mettre sur des marchés internationaux. C’était la rebondis. Alors, je pense que pour l’eau en bouteille effectivement, mais qui a vraiment pas le même coût du tout que que l’eau du rubinet, effectivement ça ce le concept de commodité peut s’entendre. Mais alors pour l’eau, la majorité de l’eau qui est consommée par tout un chacun, l’essentiel du coût c’est quand même le transport. Donc de de à partir de là, c’est pas possible d’en faire une commodité parce que donc c’est et c’est pour ça que ça reste des des des enjeux éminemment locaux en fait. Alors on va on va attaquer la la deuxième question, la première ayant pris déjà 20 minutes, ce qui est une très très bonne nouvelle. Euh je vais juste revenir sur quelques euh principes en fait que nous nous avons posé au sein d’Aqué et confronté à la réalité de ces 10 12 dernières années. Donc l’eau effectivement c’est un système. D’accord ? Et le gros problème d’un système c’est que si on tire d’un côté il y a tout le reste qui bouge. D’accord ? Voilà donc il n’y a pas de solution simple. Là on parle beaucoup d’eau potable parce que c’est évident que pour les populations, l’eau potable et dans les médias on retrouve souvent ce sujet. L’eau potable n’est qu’un tout petit problème par rapport au reste et vous pouvez résoudre tous les problèmes d’eau potable. OK ? Si pour une raison ou autre vous n’avez plus d’activité économique, votre système s’effondre quand même. D’accord ? Donc c’est là où on voit que il va falloir repenser non seulement l’organisation de la gestion de l’eau, non seulement l’organisation technique de la gestion de l’eau, mais même à un moment donné et on le verra, il y aura des des des présentations cet après-midi. J’ai évoqué ça, le renoncement. Il n’y a aucune catégorisation sur les usages de l’eau. D’accord ? Il y a des usages qui sont essentiels, il y a des usages qui sont utiles, il y a des usages qui sont pas utiles, il y a des usages qui sont toxiques. Tout le monde est traité au même niveau avec simplement un prix de l’eau. C’est-à-dire moi je peux payer, j’ai j’ai droit, j’utilise. Je pense que dans le monde en restriction, plutôt que de continuer à investir à perte selon nous dans je réponds à chaque fois à la demande quel qu’elle soit alors qu’on est dans un monde sous contrainte, bah en fait un moment donné je vais faire une hiérarchie sur les usages de l’eau en disant bah ça tu as le tu auras le droit si tous les autres avant ils l’ont eu. Aujourd’hui c’est très très c’est très légèrement traité hein puisque c’est quand on est en stress hydrique et cetera. Je refais pas tout le débat. D’accord. Ensuite, pour la partie agriculture, je vous ai montré, j’ai fait exprès de ce matin de montrer, mais tu n’étais pas là, mais ceci dit, euh Ludovic Arga a fait une autre conférence à 18h30 euh sur l’imoge à 50°, d’accord ? parce que c’est un spécialiste l’impact des des du climat sur les infrastructures qui est à Limoche. Donc rester euh du coup voilà les pics de température qui sont annoncés par Météo France c’est ça va être plus de 50. Moi j’aime bien dire j’ai eu pas mal de débats avec la Chambre de l’agriculture et cetera et cetera. OK. Euh l’objectif c’est quoi ? C’est la prochaine étape c’est faut refroidir les champs quand il fait trop chaud. à un moment donné, la technologie ne peut pas résoudre ce type de problème. C’est beaucoup trop gros. Donc, il va y avoir une transition. Une transition, ça veut dire que il y a certaines activités qu’on va arrêter parce que ça sera plus rentable et que en plus on pourra pas les faire correctement, mais avant tout, ils seront arrêtés par la rentabilité. Et deuxièmement, il y a des activités qui va falloir complètement transformer. Et on peut pas jeter la pierre aux agriculteurs. Moi à chaque fois, je tue le débat en disant “J’ai pas prévu d’arrêter de manger.” Donc, il va bien falloir que vous produisiez. OK ? Mais par contre, prenez conscience vous tout le secteur agricole que l’organisation de l’agriculture, quelle qu’elle soit, végétale, animal et cetera et cetera, telle qu’elle a été dans au 20e siècle, c’est juste physiquement plus possible à venir. Donc c’est à nous collectivité parce qu’on l’a prévu de manger dans les années à venir d’aider tout le secteur à dire “OK maintenant comment vous passez de tel type de production à une autre qui du coup va non seulement vous assurer assurer la nourriture assurer une activité économique rentable mais surtout que c’est c’est un investissement cette transformation qui va durer et alors que les conditions vont énormément varié.” Bon voilà comment nous on aborde plutôt le sujet et Stéphane je sais pas si tu as une Ah, tu as déjà la question il m’a donné le micro. Il a fait son job Stéphan Brisard du syndicat d’aménagement du bassin la Vienne. Je voulais revenir effectivement sur ce sujet parce que vous avez vu he vous avez présenté Jean Emmanuel tu as dit c’était 9 % de la contribution non c’est le français de de l’eau. 9 % de des contributions de de des redevants de l’eau, c’est le milieu agricole. Si on on prenait les consommations en vis-à-vis, on est beaucoup plus que ça. Donc il y a vraiment un enjeu agricole de l’eau. Alors autant j’ai l’impression que les collectivités locales, les entreprise ont pris un virage, autant on voit un frein sur le milieu agricole. Euh nous on participe beaucoup à plan des plans territoriaux de gestion de l’eau, à des études hydrologie, milieu, usage, climat. On voit bien que les débats ils tournent toujours autour de de l’usage de l’eau agricole quasiment tout le temps et tout très vite je dire allez au bout de de peut-être 10 minutes 15 minutes arrive le stockage. Vousz on est à peu près tranquille hein. C’est les débats toujours arrivent très très vite autour de ça. Moi la question était plutôt sur si on veut arriver à faire évoluer, il faut les embarquer et là on a beaucoup de mal à les embarquer dans dans cette gestion là. Autant il y a des outils sur le diagnostic de l’eau ou hydrique dans l’industrie, dans les collectivités. Ma question était donc est-ce que ça existe pour une exploitation agricole ? Et la deuxième c’est sur la gestion du risque et sur l’évolution des exploitations agricoles. Aujourd’hui, enfin ce que je sens moi, c’est que ils essaient plutôt s’adapter en stockant de l’eau, je vais irriguer, que de se poser les vraies questions de l’évolution de mes de mon exploitation. Et c’est enfin, c’est mon sentiment qui est peut-être faux. C’est pour ça que je vous le retourne savoir si c’est une réalité ou pas et que comment on les embarque là, comment on les engage dans cette transition euh et parce que je pense on aura pas le choix en fait et pour le moment j’ai l’impression qu’on recule, on attend jusqu’à ce qu’on soit au pied du mur dans ce domaine là avant de basculer. On peut prendre quelques exemples sur les viges du sud, sur l’évolution de de ou les volontés de d’amener plus de noisettes dans certains secteurs où il y a des tensions d’eau où on demande de l’irrigation. Nous, on entend ça et on se dit “Mais c’est pas en fait c’est pas possible, il faut d’abord changer les pratiques avant de s’adapter la adapter la ressource et là j’ai pas l’impression que le virage a été pris encore. Alors le programme est bien fait puisque cet après-midi, il y a justement des retours d’expérience avec une très très bonne euh enfin moi je trouve une dynamique de territoire qui est engagée par Rennes Renn Métropole et Haut du bassin René. Donc euh un élu de Rennes et puis euh le directeur innovation de haut du bassin René parleront entre autres de euh comment est-ce qu’ils ont euh engagé la dynamique de territoire et notamment euh en engageant et une dynamique avec le monde agricole. Voilà. Oui. Et pour compléter quand maintenant on a on a quand on demande des investissements, enfin des crédits, quand on chaque entreprise, y compris les agriculteurs, les exploitations doivent remplir un questionnaire avec et on a bon nous on a intégré les questions de l’eau en majeur dans les premiers dans le dialogue ESG. C’est très clair. Euh voilà. Après, je pense que mes collègues pourront en parler, mais on a aussi le préimpact qui va pour ça va ça va fonctionner bientôt là pour les agriculteurs, mais c’est dans le pipe. C’est quoi ? C’est le préimpact, c’est vous avez un taux qui diminue en fonction de l’effort que vous avez fait par rapport à certaines questions. Notamment nous, on a intégré l’eau dedans. Voilà. Mais mais c’est souvent sur le carbone déjà. Mais voilà, après il y a il y a quand même des éléments qui sont importants, c’est la réglementation. Faut pas oublier sur l’agriculture, la réglementation, les subventions, voilà, et les échanges autour de ça euh font que ils sont plus amenés à s’intéresser à la question. Mais nous clairement euh le fait qu’il répondent oui à certaines questions et qu’après il y ait la question bon mais euh on vous finance un peu moins cher vos vos nouveaux systèmes d’irrigation parce qu’ils sont plus optimisés et parce que l’agence de l’eau, elle a dit qu’ils étaient tamponnés et que c’était bien. Voilà. Euh ben là c’est comme ça qu’on va on va réussir à avancer aussi tous ensemble. Je pense que pour répondre à votre question, il y a une étude du chiffre project que vous pouvez regarder donc qui est mené par Jean-Pierre Jeanovici, Jean-Marc Jean Covici, pardon, qui qui externalise un chiffre qui est que 87 % des agriculteurs interrogés dans le cadre de cette étude a mis en place ou souhaite mettre en place des pratiques qui permettent de faire une transition agricole. Il y a un vrai sujet aussi euh je pense qu’il y a une vraie prise de conscience aujourd’hui. Il y a un vrai sujet de trouver à la fois des solutions techniques et elles prennent du temps à être développées parce qu’on est sur un cycle du vivant qui est parfois de d’un an hein. Donc chaque test ne peut être véritablement étudié qu’au bout d’un an. Voilà. et euh et ça pose des vraies questions de financement, d’où effectivement un certain nombre de euh à la fois d’aide de prêt à impact, de solutions qu’on met en place, de de d’appui aussi euh à des sociétés innovantes qui vont apporter des solutions. Mais comme Jean-Manuel disait tout à l’heure, la transition en tant que telle, c’est quelque chose qui prendra du temps et qui doit être aussi porté par juste toute la toute la chaîne de valeur, y compris les consommateurs finaux qui sont souvent très demandeurs mais pas toujours acteurs du financement de de cette transition quand ils sont devant les étales du supermarchés. Oui, pour compléter ces ces propos, on peut dire que depuis la loi sur enfin depuis 2006, elle a mise en place de quota dans les zones de de tension pour pour de cô de prélèvement pour les agriculteurs, il y a eu quand même tout un travail des des chambres d’agriculture pour pour accompagner les les acteurs agricoles, mais ça ça prend du temps et c’est vrai que c’est c’est une question très complexe. On a aussi des des des enjeux de souveraineté euh de compétitivité et c’est vrai que l’équation est est compliqué à résoudre et je dirais que l’alimentation et donc la demande des consommateurs est quand même un driver très puissant qui pour l’instant n’est pas au au rendez-vous on va dire en France la consommation de viande elle reste élevée même si elle elle diminue. le bio, on voit qui qui diminue ces dernières années. Ça déroute complètement les les expéons agricoles qui ont investi dans la conversion. Donc voilà, je pense qu’il faut faut nuancer un petit peu. C’est pas une question de manque, de volonté, d’effort, mais l’équation est très compliquée. Après sur amener les accompagner le changement justement je vous parler de cet après-midi d’un outil du céréma développé par les le cérém qui s’appelle Strato qui a un outil de dialogue sur des projections de de de prélèvement face à des projections de discomhumité qui doit aider justement à trancher ces conflits d’usage ou en tout cas à avoir un dialogue sur l’évolution des différents usages sur un territoire par Oui, un un autre témoignage de l’agence là pour répondre à la question. Alors, un témoignage et et une mécanique. Le témoignage, c’est sur Grand Poitier. Euh l’agence Zolo a accompagné financièrement en fait le soutien financier à l’exploitation agricole sur des aires d’alimentation de captage. Alors là, c’était de la reconversion, d’exploitation euh pour de la culture de chambre et avec le développement d’une économie derrière du chambre, notamment dans le bâtiment, secteur bâtiment et aussi un peu en alimentaire. Euh donc ça ça a été accompagné par l’agence, c’est en cours hein, ça fait l’objet d’un trophée de l’eau d’ailleurs au niveau de l’agence de l’eau en Bretagne et euh c’est quelque chose qu’on ne faisait pas jusqu’à présent, c’est financer la pratique agricole directement euh dans le cadre de cette reconversion. Donc c’est une expérimentation qui est faite et l’objectif pour nous évidemment c’est d’avoir une une culture qui qui n’a plus d’intran et de polluant sur voilà sur situé sur des zones de captage. Donc ça c’est le retour d’expérience. Je vous invite à aller voir les publications qui ont fait qui ont été faites autour de cet événement et sur Grand Poitier. C’est plutôt intéressant. C’était un cas unique he sur le bassin-Bretagne, on appellera ça au développement parce que nous on est aussi persuadé que on ne pourra pas avancer sur ce sujet agricole s’il y a pas d’évolution des pratiques et de changement des pratiques dans un monde agricole qui est en grande difficulté sur la stabilité de l’activité au titre économique du terme. Donc voilà. Et euh et l’outil, ben c’est l’accord de territoire en creuse qui est un accord de territoire sur l’eau potable. Euh 31 millions d’euros apporté sur ce territoire rural, hein, 110000 habitants euh en 3 ans seulement. Et euh pour apporter cet argent, l’agence Zolo a conditionné une partie de cette aide, enfin cette aide à des actions qui ont touché le monde agricole, notamment le respect de la réglementation. Ça peut paraître sur Grenu dit comme ça, mais euh qui obligé l’État à accélérer la mise en pratique du respect de la réglementation sur certains captages prioritaires du département où il y avait pas enfin, on va dire le la période volontariste n’ayant pas donné des réponses probantes. On passe à une seconde phase qui est la phase plutôt coercitive, une mise en œuvre d’une réglementation renforcée sur ces captages prioritaires. Et ça c’est une obligation qu’a euh émise l’agence pour pouvoir signer cet accord auprès de la préfecture directement. Voyez donc on peut avoir aussi des leviers et on interagit entre les différents usages à travers des accords de territoire qui jusqu’à présent alors ces anciens contrats territoriaux étaient plutôt en silo sur les thématiques quoi. Là on essaie de les mélanger. On a l’émergence un travail d’émergence d’un accord de territoire sur le secteur de la Rochelle où on mélange tout un tas de de domaines particuliers liés à la mer, lié à l’agriculture et à l’eau potable la sobriété par exemple et l’activité industrielle notamment avec le port. Donc voilà. Donc il y a aussi le fait de pouvoir mélanger les différents domaines pour pouvoir interagir et trouver des résultats. Ouais. Peut-être un autre un autre exemple. En fait euh on a parlé des consommateurs qui devaient changer leurs habitudes, mais en fait il y a aussi toute la filière agroalimentaire euh qui doit effectivement soutenir cette transformation et et on note parmi les grandes entreprises euh que ils ont identifié qu’ils avaient probablement bientôt un vrai problème aussi eux de de sourcing hein auprès de leur voilà que ce soit l’agroalimentaire, le luxe. Voilà, on voit de nombreux acteurs qui aujourd’hui travaillent avec un groupe d’agriculteurs en s’engageant avec eux sur effectivement bah un contrat de on va se fournir chez vous et les agriculteurs développent un engagement eux d’améliorer leurs pratiques. Voilà et donc sur toutes les dimensions, pas que l’eau hein, mais que sur toutes les dimensions. Et donc c’est un moyen aussi effectivement de c’est un coût cette transition, c’est un pari que font les agriculteurs. Ben voilà, il y a la réglementation mais elle est pas suffisante en fait pour leur faire changer tout et et elle n’est pas suffisante au niveau de la consommation sur toute la filière. Donc c’est un voilà, c’est un paris et effectivement il y a toute la filière qui aujourd’hui alors ça reste des pilotes, ça reste voilà mais la filière a pris conscience qu’il y avait bientôt un problème de sourcing. Donc nous on voit les grands corpos nos clients qui commencent à vraiment réfléchir et à définir ses partenariats avec des acteurs qu’on rencontre et qui qui font la le maillon entre effectivement ces grands corpos et un groupe d’agriculteurs. Voilà. Oui. 3è question avant d’aller faire une petite pause se restaurer. Alors c’est plutôt une réaction qu’une question. Merci pour toutes vos interventions. Donc je suis Vincent Bertelot responsable au niveau de l’établissement public territorial du bassin de la Vienne. C’est aussi une réaction qui est peut-être sous la forme d’un témoignage. Aujourd’hui on réalise des études qui s’appellent des études milieux usage hydrologie milieu usage climat HMUC qui vise à déterminer des volumes prélevables et à les rendre opposables à chacun. Euh c’est basé sur une méthode scientifique qui fait que ça frise l’impossibilité de pouvoir concerter tellement c’est complexe. Mais cela dit, on le fait, on va jusqu’au bout. Les élus sur par exemple le bassin versant de la Creuse qui fait environ 10000 km², ça concerne à peu près 350 communes pour vous donner la dimension, ont pris leur responsabilité et ont validé des volumes prélevables qui sont basés donc sur une méthode scientifique rigoureuse euh qui a été évidemment sujette à beaucoup de tension hein euh puisque tout simplement on est dans une situation où on montre que le déficit structurel sur ce bassin versant euh il est de l’ordre de 75 % du bassin versant. qui est en déficit structurel, c’est-à-dire que aujourd’hui les euh besoins sont dépassent les capacités du milieu pour fournir de l’eau. Donc la réaction en fait, c’est aussi quand quand j’ j’entends tout à fait le fait que ça prend du temps. Euh la transition prend du temps. Donc ça je l’ai bien noté et je le je le je le constate d’autant plus que elle prend tellement de temps que la première réaction quand on est face à une situation de tension comme ça, c’est plutôt le rejet de la science qui va ensuite finalement après une décision courageuse comme celle qui a été faite venir entre guillemets gangrainer tous les maillons de la chaîne pour ne pas passer à l’action. Voilà. Merci beaucoup pour ce morceau de réalité. Et bien et bien je crois qu’il est temps d’effectivement de conclure cette table ronde à moins qu’un des invités est un un un nouveau un nouveau point de vue. Si ce n’est pas le cas et bien je vous propose de pouvoir bénéficier tous ensemble d’un moment de convivialité. Je crois que la mise en mouvement, l’engagement passer par une dynamique à pardon photo. Non non non, il nous reste 5 minutes. Ah ok, pardon, j’ai je suis désolé de prolonger le le le temps d’attente avant le déjeuner. Non, j’aurais j’aurais voulu revenir sur les questions de financement en fait qui qui est le le thème conducteur de de de la matinée. On a vu qu’il y avait beaucoup de financements pour le secteur public, des financements pour le secteur privé plutôt de l’ordre enfin du du prêt. Les subventions pour le secteur privé v être mises sous sous pression. Euh il y a cette question de quel relais aussi des acteurs privés entreprise pour financer la transition euh que je voudrais poser et je fais le lien avec les services d’eau et et et d’assaignissement où on a en France un modèle qui s’est beaucoup appuyé sur la délégation de de de de services publics aux opérateurs avec historiquement des réseaux qui sont construits grâce à des fonds privés en fait hein de de de ces opérateurs. On a petit on a perdu un peu de vue euh tout ça, le fait qu’il y a eu un il y a eu un recours au financement en privé, donc pas bancaire mais des des entreprises opér enfin qui opèrent ces services très élevés pour le déploiement des réseaux et voilà je pense que on en parle très peu mais c’est aussi une piste à rouvrir. Effectivement, les opérateurs ça vont me détester hein de de dire ça. C’est pas du tout leur envie et leur intention, mais néanmoin c’est une piste à explorer je pense pour des collectivités qui ont vraiment des ratios d’endettement qui leur permettent pas en fait de de recourir à la dette. Il y a encore cette solution à réfléchir qui implique nécessairement d’augmenter aussi le le prix de l’eau, hein. De toute façon, ça c’est un questionnement qui qui doit revenir quelle que soit la la source de de de financement pour boucler l’équation, mais voilà, il y a il y a cette piste et alors ça c’est pour les services d’eau et d’assaignissement. Après, il y a aussi cette possibilité de d’installation en dehors des services. Et là, je pense par exemple à tout ce qui est réutilisation de l’eau qui peut qui installation qui peuvent être mutualisées entre des acteur privés et et là il y a il y a encore des modèles à réfléchir et à accompagner pour qu’il y ait une prise de de relais par le secteur privé de ce type enfin pour financer ces installations qui sont pour un usage privé limité entre quelques acteurs et notamment au niveau industriel euh dans le casre de de projet d’écologie industrielle territoriale, je pense qu’il y a des choses à faire et nous on peut apporter du financement euh en en fond propre, en capital, en en investissement au côté de collectivité aussi, au côté de d’industriel qui voudrai s’engager pour porter ce type d’installation. Voilà donc et je je suis à votre disposition si vous avez des idées de projet pilote en la matière. Euh voilà, je pense qu’il y a vraiment un champ aussi de financement à ouvrir côté entreprise. Euh voilà, du coup, on a une une nouvelle question. Oui, ça va être assez assez rapide. Donc moi, je suis Magalie Caseles, je suis enseigne chercheur au laboratoire au litim euh et donc je participe à un des projets de la chair adapt euh la question que je lui ai posé n’a rien à voir avec la recherche. Je voulais savoir s’il y avait un représentant de chambre consulaire dans la salle chambre de métier Réy Fourmison qui interviendra cet après-midi. Chambre de commerce et chambre d’agriculture. Chambre de commerce et d’industrie de de la voà parce qu’ un représentant de la chambre d’agriculture. Voilà. Euh je crois que euh je pense que au regard de tous les toutes les tout alors en dehors de de la considération d’éléments de financement propre et cetera, des choses carrées, je crois qu’il y a un niveau de de de problématique qui est supplémentaire, c’est le niveau de la de la gouvernance et de ce à vers quoi les agriculteurs ont été amenés durant les 30 à 40 dernières années. c’est-à-dire tout l’inverse de ce que l’on leur demande aujourd’hui. Et euh ils ont été poussés à avoir du rendement, du rendement donc beaucoup d’eau et cetera. Je fustige pas du tout cette catégorie, la population puisque’en fait j’en suis issue, je connais très très bien ces problématiques. Je viens d’un département très très rural qui est le Lotte et moi j’estime que euh aujourd’hui euh il y a une responsabilité collective euh des différents des différents gouver des différentes gouvernances. Alors, je parle pas de politique mais je veux dire des différents gouvernements qui ont incité incité incité incité pendant 20 30 ans des agriculteurs à avoir du rendement. Pour avoir du rendement, il faut avoir de l’eau, il faut acheter des grosses machines. Donc, il faut s’endetter. Donc, aujourd’hui, euh et ce que je constate aussi, ça c’est un premier point. Le deuxième point, c’est je ça l’ ça a été abordé justement par les actions des agences de l’eau. Il y a plein plein d’agriculteurs, la majorité d’entre eux. qui sont extrêmement sensibles à la à l’aspect environnemental et pas écologique mais environnemental. Ils sont conscients la plupart de l’impact qu’ils peuvent avoir et l’exemple de l’agence de l’eau et de la protection des dones de captage est un super exemple de ça. Donc ils sont conscients euh sauf que euh moi j’ai pas l’impression qu’il y ait euh de réelle volonté. Alors on parle de réglementation. Alors, ça c’est sûr qu’ils annoncent la réglementation. Et euh récemment, qu’est-ce qu’on vient de faire ? On vient de réintroduire une loi qui autorise l’utilisation encore de produits chimiques. Voilà. Donc, j’arrêterai là peut-être. Je voulais je vous laisse peut-être cogiter sur tout ça, mais je crois que justement c’est une c’est une euh c’est un domaine qu’il faut pas stigmatiser. Enfin, ce sont des gens qu’il faut pas stigmatiser et qui ont été conduits ou conduits bien souvent vers des voies difficiles et c’est très bien que des banques ou des structures comme l’agence essaient de de rattraper tout ça. Mais je crois surtout qu’il faut s’adresser au champ d’agriculture directement. Je vais faire juste une petite réponse et puis après on ira manger mais je vais vous passer la parole bien sûr. Donc là il y a un point qui moi m’intéresse. J’ai fait la remarque tout à l’heure, il veut dire il faut pas se focaliser sur l’eau potable parce que l’eau potable n’est qu’une petite partie du problème. De la même manière il ne faut pas se focaliser sur l’agriculture même si au niveau global il y a des problèmes à la fois quantitatives et qualitatives qui sont extrêmement amplement problématiques. Je reviens sur un des principes que j’ai évoqué au départ. L’eau c’est local. La transition, elle doit se faire dans tous les territoires. Tous les territoires sont concernés. Des territoires sur lesquels il n’y a zéro agriculture, territoires sur qui sont ruraux, des territoires qui sont des très grandes aires urbaines. D’accord ? Et à chaque fois, il va falloir se poser la question “OK, au niveau local, quelles sont nos conditions ? Quels sont les alors on revient sur les études d’HMUC en disant c’est quoi l’hydrologie ? C’est quoi quels sont les milieux ? Quels sont les usages ? Quel est le climat qui va arriver ? Et à partir de là, comment est-ce qu’on fait pour que nous sur notre territoire avec ces particularités on arrive à avancer ? Voilà. Donc oui, l’agriculture fait partie du problème. Je pense que c’est une erreur de se focaliser sur l’agriculture. Je pense que c’est une erreur de se focaliser sur l’eau potable parce qu’en fait c’est un système et que donc c’est il n’y aura pas tout à l’heure on parlait de l’agriculture et c’est très juste, j’aurais dû poursuivre et tout derrière tout derrière toute l’agroindustrie, c’est en fait toute l’activité économique qui en découle. Et vous voyez que quand on parle de transition, c’était pour ça que j’ai un peu tapé sur le tambour au début. Non, c’est une transformation. On n’est pas en train de de dire je vais gagner c 10 % là et puis lui je vais avoir une subvention et l’autre je vais lui mettre une compensation. Si vous pensez que le problème de l’eau c’est ça, c’est que vous n’avez pas compris la nature du problème qui est posé. C’est la totalité du système qui va falloir changer. Du coup, je désolé, je vous ai coupe la parole. Euh très bien. Ben merci beaucoup en tout cas pour les échanges. Pour tout vous dire, on avait pas un dernier j’ai un un un un dernier mot, je crois. Un expert un grand expert veut prendre la parole. Nous lui donnons avec un grand plaisir. Je je ne résiste pas euh au plaisir de de souhaiter te répondre. Euh pour ma part, j’ai travaillé quatre décennies dans les services d’eau pour les collectivités e au potable et assainissement. Effectivement la question est systémique mais ça, j’en suis convaincu comme toi. Cela dit, pour résoudre un problème, il faut bien que quelqu’un commence et et et quand on commence, on résout pas tout le sujet en même temps. Donc euh il faut du courage, ça on en est tous convaincus, il faut que quelqu’un montre la voix. Et donc la question c’est qui commence hein ? Je peux parmi les ambiguïtés qu’on a à gérer au quotidien et je pense que Julie qui me regarde connaît bien ça. Euh depuis plus de 30 ans, je travaille pour proposer des projets de gestion de services d’eau et d’assainissement pour les collectivités de toute taille. euh quelques euh quelques dizaines quelques centaines de clients à quelques centaines de milliers de clients. Bon euh tous les jours avec les élus, nous avons un discours qui nous conduit à dire l’eau va augmenter. Oui, on en est tous convaincu. L’eau va augmenter. Oui. Cela dit, lorsqu’on est en discussion pour mettre en place un nouveau service pluriannuel, la question dans 90 % prioritaire de l’élu, c’est je ne veux pas que le prix augmente. Voilà, ça ne veut pas dire que l’élu n’est pas conscient de de de ce il en est parfaitement conscient, mais il a aussi des ambiguités terribles à gérer. Alors, il est vrai que malgré tout le budget de l’eau pour un ménage reste quand même encore assez modeste. Mais en fait, on on est tous aujourd’hui pris en otage entre cette volonté de progresser et toutes les ambiguités que ça génère. Donc moi, ce que je souhaite simplement en synthèse, c’est que des gens montrent la voix. Effectivement, la question elle est systémique mais il faut du faut du courage et il faut commencer. Voilà. Donc il faut des acteurs courageux qui montrent la voix. Certains élus d’ailleurs ont pris la décision d’augmenter de façon très sensible leur tarif hein, passer un tarif de l’eau à 10 € le mè c et ben euh je ne dis pas que c’est la bonne solution mais au moins c’est un axe courageux qui permet de progresser et puis on pourrait citer beaucoup d’autres initiatives. Voilà donc euh merci pardonne-moi Jean Emmanuel. Non non non mais il y a aucun souci. euh simplement nous sommes pas peu pris par le temps puisque il faut premièrement qu’on fasse une pause, qu’on se restaure avant de d’attaquer justement euh comment euh des acteurs économiques euh puisque’il y aura un industriel et justement là je trouve que c’est très intéressant qui commence, quel est le premier domino qui tombe pour ensuite engager une dynamique territoriale en allant chercher les autres acteurs de manière à ce que sur l’ensemble du territoire tout le monde aille dans la même direction et c’est un peu les exemples qui seront présentés cet après-midi avec des très grandes collectivités des plus petites et même d’une des chambres consulaires et puis un acteur industriel. Merci beaucoup à tous. Euh on va remonter donc dans la dans le hall pour se se restaurer. Il y a encore des milliers de questions que l’on va pouvoir traiter autour d’un petit repas et à tout à l’heure. On reprend donc grosso modo vers 13h30. Merci beaucoup.