La mise en place des congés menstruels à Blois vient d’être suspendue par une décision de justice. La mesure, adoptée par plusieurs collectivités en Centre-Val de Loire, est jugée illégale. L’autorisation d’absence pour règles douloureuses est pourtant sollicitée par les femmes.
Reportage : C. Launay et M. Ptak
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Après, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Grenoble, c’est autour de la ville et de l’agglomération de Blois de se voir interdire d’accorder des congés menstruels. Ces autorisations d’absence, pour règles douloureuses, bénéficient à une quinzaine de femmes sur les 1700 agents que compte la collectivité. C’était quelque chose qui était vraiment attendu par notre médecine de prévention aussi parce qu’elle rencontre évidemment ces femmes qui souffrent et qui ont du mal à parfois à exprimer cette souffrance qui reste une souffrance intime. À Blois, le congé pour santé gynécologique adopté en 2024 vient d’être retoqué par la justice, le dispositif n’entrant pas dans le cadre légal. l’Espagne, le Japon, l’Indonésie, j’en citerai d’autres que j’oublie là. Euh ont mis en place ce dispositif depuis de nombreuses années. Les entreprises privées aussi le font, les universités le font. Enfin, on a quand même tout un tas de aujourd’hui de de de collectivités, d’entreprises qui ont pris conscience de ce que pouvait être la souffrance des femmes dans ces périodesl. En février 2025, le conseil régional a voté le principe du congé menstruel. 14 fonctionnaires territorial l’ont déjà sollicité. Ce dispositif facilite leur vie parce que en fait il y a un certificat d’un médecin pour l’année entière et ensuite elles peuvent prendre ses absences quand elles en ont besoin et d’ailleurs elles ne les consomment pas toutes puisque les six agentes des lycées ont pris dans les 6 mois au total 13 journées d’autorisation d’absence et les huit agentes du siège ont pris 8 journées d’autorisation d’absence. Donc c’est vraiment au cas par cas quand le besoin se fait sentir. La collectivité dans l’illégalité redoute l’injonction prochaine à devoir stopper le dispositif. Il est susceptible de bénéficier en France à deux millions de femmes.