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et bienvenue à l’hôtel de l’industrie pour cette journée première journée du patrimoine consacrée aux industries culturelles et à l’histoire et au patrimoine. Donc pour cette première journée, nous allons commencer par une table ronde notamment autour de Notre Dame de Paris bien sûr le thème clé de notre première journée. Donc j’invite tous les intervenants à venir me rejoindre sur scène. Merci. Vous pouvez les applaudir aussi. 1 2 3 Est-ce que vous m’entendez ? Ça fonctionne. Euh, bonjour à tous. Donc nous sommes ravis de vous accueillir aujourd’hui dans le cadre de la première journée euh des journées européennes du patrimoine au sein de ce magnifique édifice porté par la société d’encouragement pour l’industrie nationale. Donc petit rappel contexte aujourd’hui nous vous accueillons dans le cadre du coup des journées européennes du patrimoine qui ont été créées en 1984 par Jack Lang et du coup leur objectif c’est de permettre au plus grand nombre d’accéder à des lieux habituellement fermés au public et nous sommes très heureux de nous inscrire dans ce contexte-là pour des journées portées par le ministère de la culture. Du coup, aujourd’hui, nous avons décidé de consacrer cette première journée, cette première matinée à Notre-Dame de Paris, symbole universel de la culture française. Et nous avons aujourd’hui le plaisir d’en discuter avec nos trois invités de marque, Bruno de Samorera, CEO d’Istovie, Débora Papernic d’Ubisoft et Fabien Barati d’Excurio. Du coup, aujourd’hui, nous avons nous avons décidé de parler de Notre-Dame de Paris sous un contexte très particulier autour de l’innovation puisque le patrimoine et l’innovation sont deux domaines qui sont totalement liés et nous avons décidé de vous montrer en quoi l’innovation, le numérique peut être porteur d’espoir pour le patrimoine et le valoriser et permettre de le voir d’une façon totalement différente. Pour commencer, je souhaiterais donner la parole à Débora qui comment est-ce qu’en fait Ubisoft a eu l’idée de développer tout un univers autour de Notre-Dame de Paris ? Comment est-ce que cette idée est venue ? Merci Arnaud. Bonjour à tous. En fait, Ubisoft fait des jeux vidéos, dire jeux vidéo, patrimoine, finalement, il y a peut-être pas tellement de rapport mais on a en particulier une série de jeux historiques s’appelle Assassin’s Creed où on recrée des périodes historiques. Donc, on a fait la troisème croisade, on a fait l’Italie de la Renaissance, on a fait plus récemment le Japon féodal ou la Grèce antique. Et puis on avait un épisode sur la révolution française qui est sortie en 2014 et en 2019 au moment de l’incendie de Notre-Dame, les gens dans le monde entier, tout le monde a vécu cette émotion et les gens dans le monde entier ont partagé leur visite de Notre Dame. Donc des photos, des vidéos de vraies visites de Notre Dame. Mais les joueurs eux, ils ont ressorti leur jeu, ils l’ont remis dans leur console et ils ont partagé des vidéos de Notre Dame dans le jeu Assassin’s Creed. Et là, cette émotion, on s’est dit “Mais en fait, il y a il y a quelque chose de très fort qui se passe dans un jeu vidéo. C’est très immersif, même juste sur un simple écran et on arrive à faire passer des émotions. Il faut que nous on contribue.” Ubisoft a donné de l’argent comme plein plein de sociétés pour la reconstruction de Notre-Dame. On a mis aussi le jeu à disposition gratuitement. Et moi, j’ai demandé à mon équipe de sortir le modèle 3D qui était dans le jeu Assassin’s Creed, de l’extraire du jeu, il existait déjà, et d’en faire une immersion en réalité virtuelle. et on a créé une immersion de 5 minutes euh qui est gratuite, qui est dans les micropholies, qui est euh si jamais vous avez un casque de réalité virtuelle, vous pouvez la tester. On l’a même sonorisé avec des enregistrements fait par Olivier Latri, des organistes de Notre-Dame. Donc vraiment, c’est la musique de l’ordre de Notre Dame. Et puis on se balade pendant 5 minutes, on marche vraiment avec le casque sous la dette comme si on était dans Notre Dame. Et puis on a 10 points de vue, y compris des points de vue qui étaient complètement inaccessibles euh avant l’incendie. Et l’expérience euh sera montrée ici, je crois, cet après-midi. Exactement. Et du coup, effectivement, Débora, euh je crois également que euh Ubisoft a créé également une expérience avec euh Notre Dame Brule de Jean-Jacques Anau. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ? Je sais pas si vous avez eu l’occasion de voir ce film qui est sorti en 2022. Euh je crois que vous avez fait un partenariat justement pour montrer en fait euh ben l’exploit extraordinaire des pompiers de Paris euh qui sont venus euh comme des héros sauver Notre Dame qu’on qu’on aimait tant. Je pense que tout le monde se souvient de cette émotion qui nous a tous envahi et je pense qu’en fait c’est aussi le maître mot de de toutes les expériences que vous avez fait tous les trois, c’est l’émotion. Tout à fait. Jean-Jacques Anau est venu nous voir en disant “Je sais qu’Ubisoft a un lien particulier avec Notre-Dame. Je vais un film je vais faire un film qui va basé sur des témoignages raconter l’incendie et finalement rendre hommage au travail des pompiers et raconter toutes les petites anecdotes. C’est un film qui a pas eu énormément de succès parce que bon faut pas le dire à paté mais il a pas été très très bien marketé. Il a les gens ont pas compris ce qu’ils allaient voir. C’est un c’est qui reste entre nous. Voilà on le dit pas. Mais le film est hyper intéressant. Ça vaut vraiment le coup de le de le voir. Euh, il me dit “Est-ce que vous pouvez faire un jeu basé sur mon film ?” Donc c’était un an et demi avant la sortie du film. Je dis “Mais en fait, faire un vrai bon jeu, ça dure 3 4 ans, ça coûte 100 à 200 millions et puis en plus sur un événement qui dure 3h et où alors bien sûr, il y a le travail des pompiers mais en même temps il y a pas tellement tellement enfin le suspense c’était juste est-ce qu’elle va tomber ou pas ?” Et puis on sait qu’elle qu’elle est pas tombée, qu’elle tient. Donc en fait le scénario pour un jeu est peut-être pas suffisant mais par contre on peut faire un escape game en réalité virtuelle. Donc là il y a plein de salles, il y en a à Paris, il y en a partout dans le monde qui opère cet escape game. Vous avez peut-être fait des escape gam traditionnels avec des papiers. Vous résole en famille des petitesignes et bien là on fait ça avec un cas de réalité virtuelle et on est comme un pompier. On joue le rôle d’un pompier dans Notredame, on est on est à deux et on vient sauver Notre Dame. Sauver d’abord la couronne d’épine et puis ensuite éteindre le feu, montrer dans le dans le Broid Nord. Et on a même fait ça en collaboration avec des pompiers qui étaient au feu ce jour-là qui sont venus chez nous échanger avec les mon équipe justement pour augmenter le réalisme. Ce qu’on essaie dans le jeu vidéo, c’est toujours d’être le plus authentique possible. On n’est pas exact mais on se rapproche pour justement faire vivre des émotions qui sont authentiques. Et justement, c’est très intéressant Deb ce que tu racontes finalement. Comment est-ce que le jeu vidéo peut amplifier le patrimoine ? Parce que souvent dans un langage commun, dans un imaginaire commun, on on imagine une valorisation du patrimoine à travers des expositions, à travers le cinéma, à travers des livres. Mais le jeu vidéo qui peut avoir un un côté très entertainment est aussi une vraie source de valorisation du patrimoine. Euh comment est-ce que Ubisoft s’est emparé de ça ? Alors si tu veux je peux enfin je peux continuer mais vous êtes Oui. Non mais je t’en prie. Euh en fait nous ce qui différencie le jeu vidéo et puis toutes les les choses qui sont un peu associées en fait qui utilise les mêmes technologies que le jeu vidéo ce que vous faites chez Excurios ce que vous faites chezopad on on est aussi là-dedans. C’est vraiment ce qu’on appelle alors il y a un mot en anglais qui a qui s’appelle agency. En français on peut le traduire par interactivité mais c’est le fait qu’on vient et on est acteur de ce qu’on fait. En fait, c’est par par mon action dans le jeu qu’il se passe quelque chose. Il y a une réponse, il y a quelque chose. Et du coup, ça ça augmente l’engagement. À partir du moment où on augmente l’engagement, on augmente aussi l’empreinte en fait de ce que les gens vivent. Ils sont acteurs et du coup, ils se rappellent mieux de ce qu’ils ont fait. Nous, on a on a pris le parti d’avoir effectivement toute une série de jeux historiques. On travaille énormément avec des experts, avec des historiens, avec des géographes, des cartographes, avec des experts euh même sur la la sociologie, sur les armes, sur énormément de choses. Et quand on représente une période historique, on va vraiment vraiment dans le détail. Donc on fait vraiment nos devoirs et après on voit comment on peut simplifier parce qu’il faut que ça reste très intéressant pour le joueur. Typiquement quand on est dans Paris, on a choisi que Notre Dame soit presque le personnage iconique et puis qu’on puisse la voir de partout alors qu’en fait on la voyait peut-être pas de partout. On a choisi de faire une carte plus resserrée pour que les gens perdent pas trop de temps. Il y avait pas de métro à l’époque, perdent pas trop de temps pour aller d’un point à un autre. Donc on est obligé nous de faire toujours des choix entre la réalité historique, soit architecturale, géographique et cetera et et puis le jeu pour que le jeu reste suffisamment intéressant. Merci Débora. Euh tu parlais justement de de rendre le public acteur euh et qui mieux que Bruno du coup euh Bruno de Samorera euh du coup cfondateur d’Istri en 2014 euh pour nous parler euh de l’action euh et avec le public puisque je crois que tu as créé du coup euh le fameux Histopade qui est une tablette immersive et qui rend le public acteur de sa découverte du patrimoine. Est-ce que tu peux nous raconter ce que c’est que ce mystérieux histopade ? Merci, bonjour à tous. Donc effectivement, jusqu’en l’histopathe, c’est un compagnon de visite qui accompagne la visite du château de Chambord, de la conciergerie à Paris ou du palais des papes à Avignon et et de la même façon une vingtaine de de lieux de visite principalement en France et de plus en plus à l’étranger. Et en 2019, avec le tragique incendie, l’idée nous est venue de transformer cette expérience de visite qui normalement a lieu à l’intérieur du monument en en une expérience qui pourrait être itinérante, qui pourrait être une exposition temporaire et qui pourrait voyager. Et ça a été l’aventure de Notre-Dame de Paris, l’exposition augmentée, qui a démarré à l’exposition universelle de Dubaï en octobre 2021 sur le pavillon France où on a proposé aux visiteurs du monde entier, tablette histopâ en main, de voyager dans 900 ans d’histoire, c’est-à-dire de revivre toute l’histoire de Notre-Dame de Paris depuis sa construction au Moyen-Âge, jusqu’à sa reconstruction aujourd’hui. Et ainsi les visiteurs sont, je dirais transportés euh à une vingtaine de moment clés de cette histoire et ils vont pouvoir assister à l’arrivée de Saint-Louis avec la couronne d’épines, au mariage d’Henri II, à la promesse de Louis XIV ou au sacre de Napoléon. Et à chaque fois, ils peuvent interagir avec cet univers qu’il découvre à 360° grâce à l’histopade en cliquant sur l’image et en apprenant qui est là, qu’est-ce qui se passe, quel est cet objet, quelle est cette œuvre ? et bien évidemment au profit d’un récit qui se veut civilisationnel, c’est-à-dire que avec Notre Dame, on peut finalement couvrir tous les sujets. Donc il y a bien sûr le sujet de l’architecture, il y a bien sûr le sujet de la spiritualité, mais derrière étant donné qu’on voyage à toutes les époques, on va pouvoir s’intéresser à je dirais toutes les thématiques imaginables. Donc ce projet ensuite a eu l’heure de plaire à notre parrain, le groupe l’Ouréal qui l’a rendu possible en finançant son développement et nous avons travaillé avec l’établissement public chargé de la reconstruction de Notre-Dame pour s’assurer que l’intégralité des reconstructions et des reconstitutions que nous allions faire en en trois dimensions allait être exacte. Donc c’est un projet qui se veut scientifiquement, je dirais précis, documenté avec un comité d’experts de 30 experts différents puisque lorsque vous travaillez sur des époques aussi différentes que le 12e siècle ou le 19e siècle, à chaque fois il vous faut des expertises différentes. Et donc avec ce je dirais ce ce groupe de de spécialistes passionnés, nous avons pu recréer des univers complets dont la totalité je dirais des éléments et je parle de des éléments qui vont à des détails vraiment extrêmement pointus sont documentés et validés scientifiquement. Ensuite, on a choisi une tournée et on a commencé par Paris au collège des Bernardins, donc un lieu du diocèse et on a accueilli 600 visiteurs en 3 mois. Donc c’était la période de avril à à à juin 2022 et ça été le démarrage de cette tournée qui a ensuite visité 20 villes dans le monde entier. et donc euh dans 15 pays différents et donc sur quatre continents. Euh l’exposition est allée trois fois en Chine, trois fois aux États-Unis, mais on peut aussi euh parler de l’Europe avec l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, les les le le continent américain avec le Brésil, le Mexique en Asie, en Corée, au Japon et même en Occanie, en Australie. Donc ça a été une tournée mondiale assez exceptionnelle grâce, j’ai envie de dire, à Notre-Dame qui, on le sait a déclenché une émotion internationale et une curiosité de la part de tous ces publics de savoir où on en était, qu’est-ce qui comment se passait cette reconstruction et et est-ce qu’on allait réussir finalement à rouvrir Notre Dame, à la rendre aux fidèles et aux visiteurs. cette cet expo euh s’est terminé avec la réouverture de Notre-Dame, mais pas tout à fait puisque aujourd’hui euh elle revit d’une de de différentes façons et d’ailleurs à l’occasion de ces journées du patrimoine, vous pourrez la découvrir cet après-midi ici même. on a on l’a fait revenir dans un format, je dirais plus léger ici à la société pour l’encouragement de l’industrie et on en fait une version adaptée pour la cathédrale. Donc ceux qui visiteront Notre Dame demain et après-demain pourront découvrir ces images de façon adaptée dans le contexte des journées du patrimoine dans Notre Dame de Paris. ce qui est pour nous cette fois-ci une première. Merci beaucoup Bruno. Euh le public joue quand même un rôle majeur dans dans la réussite et et et dans l’expérience. Comment est-ce que il réagit finalement ? Est-ce que tu as eu des retours d’expériences puisque c’est quand même une expérience assez unique qui pour moi s’adresse à des personnes de 7 à 77 ans comme on dit. Est-ce que tu peux nous dire ? Alors, on a des retours de plus d’un million de visiteurs, hein, dans le monde entier qui ont euh dans toutes les langues et dans toutes les cultures été emballé par la possibilité finalement de personnaliser leur visite. C’est-à-dire que l’interactivité permet à chaque visiteur de choisir euh non seulement sa langue, mais aussi son rythme et de cliquer dans l’image qu’il voit selon ses centres d’intérêt. Et donc la grande force de ce dispositif sur tablette listopade c’est de permettre à une famille à trois génération ensemble les les enfants, les parents, les grands-parents, de faire la même visite sur le même sujet avec la même qualité de contenu toujours très solide sur le plan scientifique. Et pour autant, chacun fait sa propre visite à sa façon et donc l’enfant ne s’ennuie pas parce que il va préférer pouvoir faire des choses plus ludiques et ainsi de suite. Chacun s’y retrouve si je puis dire tout en restant ensemble. Et donc ça devient une visite très vivante. On en parle, on se montre, on se surprend, on se pose des questions et le retour que l’on a parce que la tablette permet aussi de laisser un commentaire, de laisser une note, de de réagir, permet de prouver que c’est plus que 7 à 77 ans. C’est de de j’ai envie de dire de 5 à 85 ans. de prouver que les gens sont sont heureux de cette expérience et l’ont vécu d’une façon je dirais c’est c’est on parle pas d’un digital froid inhumain qui nous séparerait de notre proche où on serait dans un monde virtuel. On parle de quelque chose d’au contraire de très vivant, de très chaud où on passe un bon moment de culture et d’histoire partagé. Merci beaucoup Bruno. En effet, il faut quand même se replacer dans le contexte où c’était l’époque où Notre Dame de Paris était fermée, où on se demandait si la reconstruction allait tenir dans les temps, dans les 5 ans et grâce à toutes ces expériences, nous avions la possibilité de revivre Notre Dame. Et Notre Dame, être séparé de Notre Dame pendant 5 ans pour tous les amoureux du patrimoine que nous sommes, c’était quand même une déchirure. Et du coup, il faut quand même se rendre compte de de l’exploit technologique que nos invités aujourd’hui ont réussi à faire. Pour continuer, Fabien, créateur de et CEO d’Excuriot, tu as créé une expérience absolument extraordinaire qui s’appelle Éternel Notre-Dame. Quel magnifique nom ! Qui a un parcours immersif, tu appelles ça des expéditions immersive euh où le collectif et le groupe joue un rôle très important. euh à l’instar de de l’expérience de de Bruno. Euh est-ce que tu peux nous raconter ce que c’est que cette éternelle Notre-Dame ? Oui. Euh merci Arnaud et bonjour à tous. Donc Éternel Notre Dame, la Genèse c’est au moment de de l’incendie, Orange voulait faire continuer de décou C’est pas du tout français ce que je dis. Voulez permettre au public de continuer de de de découvrir la cathédrale et ils sont venus nous trouver. euh pour réaliser cette expédition immersive qui s’appelle donc Éternel Notre-Dame et qui est écrite par Bruno Sélier et qui est sortie en 2022. Euh Éternel Notredame, c’est une sorte d’aventure de 45 minutes dans laquelle on va euh démarrer au moment de la construction de de la cathédrale au Moyen-Âge. On va être guidé par un compagnon du devoir à travers l’espace. Donc on va pouvoir rentrer dans dans la cathédrale et aller à plein d’endroits où on ne peut pas aller en vrai. Euh mais aussi en voyageant dans le temps puisquon va avancer dans le temps, donc du Moyen-Âge jusqu’à nos jours. Et donc on va aussi rencontrer des personnages emblématiques euh de l’histoire de la cathédrale. C’est dans un format assez particulier où on met un casque de réalité virtuelle. Donc on est complètement immergé euh dans un voilà dans un autre temps euh et dans un grand espace où on va pouvoir se déplacer physiquement, librement. Et donc l’effet que ça nous fait, c’est qu’on peut vraiment se déplacer euh vers la cathédrale dans la rue neuve à l’époque euh puis à l’intérieur dans la forêt, c’estàdire la toiture de euh de Notre-Dame, euh voir les échafaudages pendant sa construction, rencontrer tous les euh les métiers, les artisans qui ont participé à sa construction et à sa et à sa reconstruction. On va rencontrer Violet le duc. Enfin bref, c’est toute une aventure. Euh c’est plein de sensations et d’émotions. Et puis on a on apprend plein de choses sur l’architecture, sur l’histoire, sur tous ces personnages. Euh voilà. Donc aujourd’hui, c’est au Parvis de Notredame. Donc sous sous le parvis, il y a 800 m² de d’expérience comme ça en totale immersion. Et puis c’est aussi en Chine en ce moment et puis c’est un un projet qui continue de de se déployer à travers le monde. Euh voilà. Très bien. Merci. Merci beaucoup Fabien. Selon toi, est-ce que tu penses que ça a permis d’attirer un nouveau public à la découverte de Notre Dame grâce à ton expérience ? Euh je suppose mais en tout cas ce qu’on voulait faire c’était quelque chose qui était complémentaire avec la la visite effective de la cathédrale même quand elle était fermée bien sûr, mais en pensant à sa réouverture, on voulait quelque chose qui soit complémentaire. Donc aujourd’hui, c’est c’est pour ça que c’est je pense très intéressant de de voir Éternel Notre Dame puis de voir la vraie cathédrale juste à côté parce que on a on aura compris beaucoup plus de choses. Euh on aura créé une sorte de lien émotionnel qui va nous y intéresser encore davantage. Et c’est vrai que ça a tiré bon bah oui, je sais plus combien de visiteurs mais beaucoup de visiteurs depuis 2022. On les compte plus. Oui. Euh et euh et c’est comme disait Bruno aussi, c’est ça rassemble vraiment des une une très large public de tous les âges. Et j’ai oublié de le dire aussi comme Bruno, c’est une expérience un peu collective puisque on est on est en réalité virtuelle avec un casque mais on peut se voir avec sa famille, avec ses amis, avec ses collègues et faire toute l’expérience ensemble et interagir ensemble et vivre et partager cette histoire. Merci beaucoup Fabien. H en effet, tous vous avez raconté l’importance qu’on joué les les scientifiques, les artisans, les vrais acteurs concrets dans le monde réel de Notre-Dame de Paris pour le développement de de vos expériences. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu plus en détail, chacun à votre tour, comment est-ce que vous êtes appuyé euh de ces gens du terrain, que ce soit euh les pompiers, que ce soi les artisans, que ce soit euh les membres du clerger pour donner vie virtuellement à un bâtiment réel ancré dans la pierre. Peut-être Bruno. Je prendre un exemple parce que celui-ci m’a beaucoup marqué. C’était celui du colonel des pompiers de la brigade des sapeurs pompiers de Paris qui était pendant la nuit de l’incendie ce qu’on appelle un dessinateur opérationnel. Donc moi je le savais pas mais quand il y a des incendies majeurs, les pompiers ont besoin d’un dessinateur qui va être au au front. et son dessin qu’il fait euh sur du papier à main levée apporte plus d’informations au PC opérationnel qu’une photo parce qu’il est capable dans son dessin d’indiquer des éléments que les pompiers ont besoin de savoir. Est-ce qu’il y a du vent ? Quelle est la vitesse du vent ? Est-ce qu’il y a un danger ? Est-ce qu’il y a une priorité ? Est-ce qu’il y a des des des matériaux, des éléments ? Et donc lui, il a le regard du pompier et il vient et dans son dessin, il donne toutes ses informations avec des petites flèches, avec des couleurs et cetera et à toute vitesse. Il fait son dessin en quelques secondes, il le prend en photo avec son smartphone et c’est instantanément en grand écran dans le camion de du PC opérationnel. Et donc le général des pompiers, lui il a besoin de ça pour prendre des décisions. Et donc notre colonel, absolument charmant accepte de participer aux travaux de recherche qu’on fait pour reconstituer le feu. Donc on a reconstitué la nuit du feu et on permet au aux visiteurs de s’arrêter à quatre moments clés du feu à 4 à 19h30, à 20h30, à 22h et à 2h du matin. Et à chaque fois, on reconstitue toute la cathédrale avec euh je dirais l’incendie, donc euh les flammes, la fumée, euh les forces déployées par euh euh les pompiers, euh le matériel euh et euh je dirais un peu le le l’enjeu qui se joue à chacun de ces moments clés. Et euh donc on lui demande de refaire les dessins. Il les savait par cœur. Et donc devant nous, dans le cadre du travail du comité d’experts, tout le monde était fasciné quoi. Il nous refait ses dessins et il nous raconte. Donc ça ça a été pour moi un très grand moment personnel de de revivre hein cette cet incendie. Et très gentiment, il nous a accepté, il nous a donné l’autorisation de les reproduire et donc ils sont dans la visite augmentée de Notre Dame de Paris. et je vous invite à les découvrir aussi. Merci beaucoup Bruno pour ce témoignage plein d’émotions. On a l’impression presque de le revivre. Euh Débora euh alors je vais sur le la partie jeu de Assassin’s Creed. En fait, il y a une chose importante. Vous avez dû noter tout à l’heure, je parlais d’un jeu Révolution française et je parle de la Notre Dame moderne. Donc en fait, c’est pas qu’on a pas fait nos devoirs, on sait bien que la Notre-Dame moderne qu’on connaît nous, elle est à peu près 70 ans plus tard, 70 ans après la Révolution française. La raison pour laquelle on a choisi de représenter la Notre-Dame moderne dans la Révolution française, elle est double. D’une part, c’est on avait besoin que le monde entier la reconnaisse. Le jeu vidéo, c’est c’est le monde entier. C’est comme les expériences toutes les expériences qu’on vient de vous décrire. En fait, on a des publics qui sont euh qui sont mondiaux et la silhouette de Notre Dame, elle est unique et c’était pas du tout la même au moment de la Révolution française. Donc, c’est un choix pour dire c’est la Notre Dame iconique qu’on a envie de représenter. Et l’autre raison, c’est une raison de pour le joueur en fait dans le jeu Assassin’s Creed, on grimpe et en fait si on leur montrait une Notre Dame sans flèche parce qu’en plus la flèche avait été démontée, la flèche historique avait été démontée au moment de la Révolution française, elle était beaucoup plus basse. Si on avait proposé un au joueur une Notre Dame plus courte alors qu’il sait qu’elle est grande, c’était le bâtiment le plus haut de Paris, ça a d’ailleurs posé plein de problèmes au moment de la construction de la Tour Effel, euh mais on aurait eu énormément de déception. Donc en fait voilà le type de choix qu’on peut faire et sur l’expérience d’Escape Game. C’était très très intéressant d’être proche de Jean-Jacques Anaop. On était dans son bureau avec lui au moment où il a reçu la copie de la couronne d’épines par exemple qu’il a reçu qu’il a qu’il a utilisé dans le film. On a vu comment il avait reconstruit Notre Dame pour la faire brûler physiquement faire brûler certains certains éléments pendant le film. Et le travail avec les pompiers était intéressant parce que nous à partir du moment où on fait un jeu, on a besoin, même si c’est un escape game, on a besoin que ce soit quand même un peu réaliste. On peut pas juste inventer des choses. Si on parle de l’incendie de Notre Dame et du travail des pompiers, nous on n’est pas pompiers. Donc discuter avec les pompiers pour savoir quels outils ils utilisent, comment on est-ce est-ce qu’ils ont des robots ? Et ben oui, ils avaient un petit robot en fait qui pilote et qui peut aller à des endroits où les les personnes ne peuvent pas aller parce que c’est trop dangereux. Donc on a utilisé, on a reproduit ce petit robot. Comment on peut créer de la verticalité ? puisqu’en fait dans un jeu nous on aime bien grimper, aller sur des endroits dangereux et cetera, mais en fait avec des outils, des choses qui sont dans la vie réelle des pompiers, comment nous on peut les utiliser pour créer des expériences qui sont en même temps amusantes, intéressantes pour le joueur. Donc c’est toujours cette balance entre la réalité et le gameplay. Merci beaucoup Débora. Fabien ? Oui. Alors, dans le casre d’Éternel Notre-Dame, comme le diocèse et l’établissement public pour la la reconstruction de Notre-Dame était partie prenante du projet, on a pu travailler avec les historiens et architectes experts pour reconstituer la cathédrale à différentes époques de son histoire. Et on a aussi pu bah accéder à Notre Dame en en reconstruction. Donc vous êtes rentré dans Notre Dame pendant le chantier. Oui. C’est une chance inoui s’était fermé au public. Qu’est-ce que tu as ressenti quand tu es rentré là ? Même toi ça devait être oui, c’est incroyable. Et puis bon, il y a tout un une c’est toute une aventure en soi parce qu’il faut il faut se déshabiller, mettre une combinaison antiplomb prendre une douche à la fin. Attends bref, il y a tout un plein plein de Et après oui, c’est on reconnaît on reconnaissait pas si bien Notre Dame quand on quand on était dedans, mais c’était super de pouvoir accéder à tous ces à tous ces endroits où de toute manière le public ne peut jamais accéder et le le but c’était de faire de la photogrammétrie, c’est-à-dire de de prendre plein de photos, des éléments pour pouvoir les les reconstituer de manière très précise et réaliste en en 3D pour les incorporer dans le projet Et il y avait des il y a des choses qui n’existent plus dans Notredame aujourd’hui. Euh par exemple que comme elle était au 16e siècle. Et pour ça, les historiens nous ont dit “Ah bah allez dans cette église qu’il y a dans je ne sais plus quel département.” et il y a c élément très précis qui était euh similaire à à cette au même élément à Notre Dame à cette époque. Et donc c’était tout un puzzle qu’on a assemblé grâce aux historiens et aux architectes. Et puis on a eu aussi la chance de rencontrer beaucoup de d’artisans qui participaient à la à la reconstitution de reconstruction de Notre Dame. et et pour c’est pas juste pour connaître les méthodes actuelles de travail de la pierre ou du bois ou tout ça, mais aussi pour connaître comment avant enfin quels outils ils utilisaient au Moyen-Âge et quel gestes ils effectuaient. Très bien. Passionnant. Merci beaucoup Fabien. On voit que Notre Dame de Paris du coup a suscité beaucoup d’intérêts médiatiques également. Est-ce que finalement pour vous ça a été un atout dans le développement de vos expériences autour de Notre Dame de Paris ou est-ce que ça a été un frein dans le sens où tout était très scruté, très regardé ? Il y avait aussi une forte charge émotionnelle. Je pense que quand on développe une expérience autour de Notre Dame de Paris, c’est quand même un symbole ultime de de de la culture populaire française qui transcende même le religieux. Euh comment est-ce que vous avez appréhendé dans le développement de vos expériences toute cette effervescence autour de Notre Dame de Paris ? Débora. En fait, je pense que quand on travaille sur le numérique et le patrimoine, d’abord on a envie de faire des choses qui sont justes. Juste dans le sens OK, dans mon entreprise, il y a des compétences, il y a des expertises, il y a des gens, il y a des envies. Comment on contribue au monde ? Au-delà de la partie business de je développe des jeux, je vends des jeux, mais est-ce que je peux faire quelque chose en plus ? Et en ce sens, moi j’aime bien parler d’opportunités, mais opportunités dans le bon sens, pas l’opportunisme. Des opportunités qui sont des rencontre, des événements où on se dit “Mais en fait oui, moi je peux contribuer, je peux faire quelque chose.” Donc pour moi c’est pas il y a pas de frein, il y a un moment en plus le jeu existait avant. Finalement, le jeu Assassin’s Creed il existait avant. Et puis au moins de l’incendie, on se dit “Mais est-ce que est-ce que nous on peut pas contribuer faire finalement visiter Notre Dame différemment avec de la réalité virtuelle ? en plus pour des gens qui sont pas obligatoirement joueurs puisque notre jeu il est pour les plus de 18 ans. C’est un jeu de combat quand même. Alors que là en faisant l’expérience en VR, ben on la met à la portter d’un public beaucoup plus large et on joue uniquement sur l’émotion. Donc moi, je parle plutôt d’opportunités à un bon moment et dans le sens tout à fait positif du terme parce que d’ailleurs l’expérience nous on l’a donné au monde. On gagne pas du tout d’argent. Et par contre, juste sur le fait qu’on qu’on regarde, nous on est dans une démarche qui n’est pas exactement celle de d’Excurio ou de Distovery puisque on reste quand même dans une partie beaucoup plus de divertissement. Donc on n pas nous cette contrainte d’avoir l’exactitude scientifique. Je pense que j’ai bien parlé de d’authenticité de tout à l’heure. Euh et par contre on l’a montré par exemple notre expérience a été très prête très très vite. Nous en quelques mois elle était faite après l’incendie et on a eu la chance de la montrer aux journées du patrimoine euh au ministère de la culture, il y avait le le vendredi matin là comme aujourd’hui un petit déjeuner organisé au ministère de la culture pour les acteurs du chantier. Donc, on avait bah l’établissement public qui était là avec le général Jin, on avait monsieur Villeneuve qui est l’architecte en chef, on avait les conservateurs du patrimoine, on avait les tailleurs de pierre, les vitraïstes, enf il y avait il y avait tout le monde et bon, il y a eu un petit peu de de conférence sur le sujet et on leur a fait tester l’expérience en leur disant “Attention, on a pris beaucoup de liberté et ils ont mis le casque et ils ont testé l’expérience et ils nous ont tous parlé de l’émotion. On en revient toujours à l’émotion.” Et en plus, c’était un moment, vous vous rappelez la première année, ils avaient pas encore démonté l’échafaudage et on savait pas si en démontant l’échaffaudage, Notre-Dame tiendrait ou si elle s’effondrerait. Et le fait de pouvoir se promener dans Notre Dame, même si c’était pas complètement exact, pour eux, c’était exceptionnel. Et finalement, ils savaient que c’était pas juste. Mais c’est pas grave. En fait, il y a plein de moments où le numérique, il permet de vous amener à découvrir des choses, à vivre des émotions. Et c’est OK. C’est comme pour donner un parallèle, on parle de le vous avez dû tester l’atelier des lumières. Vous voyez ce cet endroit où il y a des projections, ils font alors ça peut être Climt, ça peut être ça peut être des artistes, ça peut être voilà et beaucoup de gens disent “Ouais mais c’est pas vraiment de la culture.” OK d’accord, c’est pas de vrai tableau. N’empêche que on est immergé, on goûte, ça nous intéresse puis charge à chacun s’il a envie d’aller plus loin. Mais ça permet de toucher des publics qui sont beaucoup plus larges. Vous si vous êtes ici aujourd’hui, c’est peut-être parce que vous avez une appétence particulière pour le patrimoine, pour la culture. Peut-être que vous fréquentez régulièrement les musées, vous allez visiter des institutions, c’est pas le cas de tout le monde. Et donc présenter différents points d’entrée dans le patrimoine, moi ça me semble essentiel et avoir des points d’entrée qui sont très très accessibles pour tous les publics. Merci beaucoup Débora. En effet, tu abordes le sujet importante de l’aspect ludique de l’accès de de l’accès à la culture qu’Ubisoft fait magnifiquement. Bruno, comment est-ce que toi avec ton expérience qui nécessite effectivement un peu plus d’exactitude, tu as pu peut-être te libérer de cette pression ou peut-être que tu n’en avais pas du tout, au contraire, elle était enfin elle te portait. Euh comment est-ce que tu appréhendais tout ce tout ce bruit autour de Notre Dame de Paris ? Alors nous nous en terme, je dirais de de d’opportunité euh j’aurais envie de dire en interne pour l’équipe au travail dans nos métiers de de création d’images qui est un métier collectif. Il y a beaucoup de talents, beaucoup d’artistes et beaucoup de spécialités à faire travailler ensemble. Tout à fait. Pour eux, je pense que ça a été formidable parce que on a poussé le bouchon un peu plus loin pour Notre Dame. Donc je pense qu’on a fait beaucoup de progrès. On a Est-ce qu’on fait un jeu pour notre enfin est-ce qu’on fait une expérience pour Notre Dame de Paris ? Comment on fait un pour le château de Chambor par exemple ? On fait toujours le le mieux qu’on peut mais les projets se ressemblent pas forcément. Euh à Chambor, on on s’arrête à la Renaissance et on est euh avec François 1er. Pour Notre Dame, euh quand on doit Ouais. quand on doit se promener sur 900 ans, c’est pas la même histoire. Et euh du coup euh on a appris des nouveaux outils euh on a mis en place des nouveaux des nouvelles méthodes pour arriver à travailler plus vite. Et euh je pense que ça pour pour voilà pour l’équipe et pour nous ça a été euh le le moyen de faire des progrès pour le public. Pour nous, ça a été ce qu’ ce qu’on pourrait appeler un peu la la la la proof of concept, la preuve du concept dans le sens où est-ce que proposer une visite en dehors du monument quand vous êtes à Chambord, vous y êtes donc vous avez les yeux, c’est magnifique et on vous raconte le Chambord de François 1 donc on est dedans. Ça marche, je dirais, je veux pas dire que c’est facile mais ça marche à tous les coups. Bon là, vous êtes au musée national de Chine à Pékin dans une architecture communiste sur la plastine admen. Est-ce que ça marche de vous raconter Notre Dame ? Il y a un petit effort de projection à fait. Euh et et et et Rebelotte, vous êtes à l’abaye de Westminster à Londres dans le chapter H, le le je dirais le le au cœur du cœur de l’église anglicane. Est-ce que ça va marcher de raconter Notre Dame ? Bon et cetera. Et oui, ça marche. Donc la proof of concept, c’est de finalement de dire est-ce que le concept de l’exposition augmentée où je voyage dans un lieu sans y être, est-ce que ça marche ? La réponse est oui, ça marche et ça marche très bien. Et peut-être enfin pour parler d’eux aussi, je me souviens de l’émotion de David Chantran, notre expert de l’époque napoléonienne, un disciple de Jean Tular où lui ça fait ça fait 20 ans qu’il travaille sur le le 2 décembre 1804. Donc le 1er décembre ça l’intéresse pas, le 3 décembre ça l’intéresse pas. Ce qui l’intéresse c’est le c’est le jour du sacre. Et pour la première fois, il y ait lui-même et et vous auriez vu son espèce de de de joie euh communiquante de de d’être dans la cathédrale avec l’empereur, avec Joséphine, de nous raconter mais tous les détails et cetera. Donc là, je pense que aussi pour la science historique, pour le travail de recherche et de finalement de pour la connaissance du sujet, c’est aussi ce sont aussi des outils qui nous permettent dans de faire des progrès de de faire avancer le le schemil blic, si je puis dire les choses comme ça. Exactement. Merci beaucoup Bruno. Fabien, de ton côté avec Excuriot, comment est-ce que vous avez vécu cette effervescence et et comment est-ce que vous vous êtes appuyé dessus pour créer votre expérience ? Euh ben en tout cas, bon voilà, sur toute la création, la réalisation, j’en ai parlé et au moment de sa sortie, c’est vrai que ça il y avait beaucoup d’effervescence. C’était que du positif hein, du public très varié. D’ailleurs, il y avait beaucoup de personnes du je dire du diocèse en tout cas que des religieuses et des prêtres qui sont venus. Et quel était leur réaction justement ? Moi je pense que ça les touchait euh bon très fort. C’est assez émotionnel. Éternel Notre Dame. Donc à la fin on peut on a des larmes régulièrement et tu en as encore plein les yeux. C’est c’est vrai que Notre Dame de Paris suscite vraiment beaucoup d’émotions et pour ceux qui qui n’ont pas encore eu l’occasion de de tester ces expériences vraiment cet après-midi, je vous encourage à rester pour pour tester ces ces trois belles ces trois belles expériences. H le patrimoine français, nous en sommes tous très fiers et je pense que c’est l’un des plus gros l’un des plus beaux fleurons euh de notre pays en terme de rayonnement à l’international. Euh comment euh vous avez déjà commencé un peu à à nous en parler, à distiller des indices ? Fabien, tu as parlé de la Chine. Bruno, tu as tu as parlé de cette tournée. Débora Ubisoft est vraiment l’un des géants mondiaux du jeu vidéo. Comment est-ce que le public international a accueilli cette expérience et en quoi le patrimoine français selon vous est vraiment un atout majeur du rayonnement de de la France ? Bora. Euh alors nous l’expérience effectivement a été montrée un peu partout dans le monde, mais je voudrais parler d’un d’un autre parce qu’en fait on euh juste pour vous montrer la réaction qui parfois est encore meilleure à l’étranger qu’en France, je raconterai une autre histoire. On a travaillé plusieurs fois avec le château de Versailles, autre monument emblématique de notre patrimoine, extrêmement connu à l’étranger. Et euh sur une proposition du CNC dans le Centre national du cinéma qui savait qu’on Ubisoft et le château de Versailles avent déjà travaillé ensemble autour des Lapins crétins. Euh, ils nous ont dit “Est-ce que ce serait possible par rapport au jeu Just Dance ?” Vous voyez ce que c’est le jeu Just Dance. Qui a déjà joué à Just Dance ? Alors, on pourrait presque vous faire une démo avec Débora mais on s’est pas échauffé avant. C’est un jeu de chorégraphie. D’accord ? Donc en fait, c’est un jeu de chorégraphie. Ça existe depuis une quinzaine d’années. Vous mettez votre vous allumez votre console et là vous avez des chorégraphies sur des musiques hyper euh récentes du Beyoncé ou des choses comme ça, mais aussi le dernier Disney mais aussi du Claude François. Voilà, donc en fait toutes sortes de danses, toutes sortes de musique et c’est un jeu qui fonctionne très très bien partout dans le monde. Le CNC s’est dit est-ce que ce serait possible de faire une chanson liée à Versailles dans Just Dance ? Donc l’é l’idée pourrait paraître un peu incongrue, mais nous ce qu’on aime c’est justement surprendre et effectivement on a créé une chanson une danse autour de Versailles où on a filmé dans Versailles pour avoir un décor de Versailles à l’écran et le chorégraphe de Versailles Spectacle, spécialiste international du menu a travaillé avec le chorégraphe de Just Dance pour créer une danse qui soit adaptée. et un musique supervisor dans l’équipe d’Ubisoft a retravaillé les musiques de Lulie et Ramo pour les rendre un peu plus pour les moderniser les rendre un tout petit peu plus dynamique pour arriver à coller avec le avec le décor de Just Dance. Au résultat, grâce au jeux Just Dance, on danse le menu partout dans le monde sur de la musique baroque. Donc en terme de soft power pour la France, on est plutôt bien puisqueen fait au finf fond de la Corée ou du Mexique, il danse le menu dans un décor de Versailles. Et quand on a annoncé ça en interne, parler du projet, bon les Français ont dit “Ouais, d’accord, c’est bon, Versailles, ils connaissent, Luli, Rameau, ils ont déjà entendu parler.” Par contre, nos équipes aux États-Unis ou au Japon, eux, ils étaient en folie. Ils ont dit “Mais ça c’est génialissime.” Et en fait, il y a des moments où en France, on se rend pas toujours compte de ce que ça veut dire la France encore aujourd’hui. On parle toujours enfin, on a tendance à être un peu pessimiste, défétiste et puis la France, elle a plus sa place au niveau mondial, au niveau politique, au niveau économique et cetera. Mais pour de vrai, notre culture et notre patrimoine y rayonne encore. Et ça, on peut continuer en bien fier. Exactement. Merci Débora. Et ça donne une idée de chorégraphie pour ce weekend. Pour ceux qui n’ont rien prévu, si vous voulez répéter le menuer, c’est avec plaisir on tient à votre disposition avec Débora. Euh Bruno, ton ton expérience histopade et en fait je trouve à titre personnel pour l’avoir testé plusieurs fois, ce qui est extraordinaire c’est la déclinaison possible euh de ton expérience puisque c’est vraiment enfin il faut enfin vraiment vous allez voir c’est vous prenez une tablette, vous vous prenez en photo une très belle affiche et tout d’un coup bam vous vous êtes transporté. Du coup, on voit immédiatement euh le potentiel d’exportation de de cette expérience. Comment est-ce que vous avez choisi les pays où vous êtes exportés ? Comment est-ce que ça a été reçu ? et raconte-nous un peu ta vision du de ce soft power à la française qui est la culture française. Alors le le choix de la tournée au départ, c’est un choix qu’on fait avec notre parrain, le groupe l’Oréal euh qui nous demande de préférer euh 12 pays, 12 villes euh dans le monde entier euh où à chaque fois les filiales locales du groupe vont nous aider pour que ça puisse avoir lieu. Et ensuite, il s’est trouvé que d’autres partenaires se sont ajoutés en trouvant que ça valait vraiment le coup que l’expo vienne chez eux en et donc on est passé de 12 à 20 par addition d’intérêt de rencontres et de partenaires qui sont dit “Mais venez venez en Corée, revenez en Chine et cetera.” Donc euh d’ailleurs, je je pense que c’est pas terminé. Euh je pense qu’on va repartir euh euh pas autant que les les trois dernières années passées euh mais qu’on va continuer une tournée qui aura lieu une ou deux fois dans le monde chaque année. Euh l’écho partout a été euh je vais pas dire unanime mais quand même euh quasiment unanime de de du public et et public je dirais de de toute culture. Ça soulligne l’universalité. parle pas français, ça souligne l’universalité du sujet et ça soulligne l’universalité du format. C’est tout le monde y arrive, tout le monde se plaît à le faire et en plus tout il y avait un intérêt réel pour pour ce sujet-là. Alors oui, je dirais le sujet du de notre patrimoine a une portée mondiale universelle et quand on a les outils justement digitaux qui permettent finalement de le de le dupliquer et de l’exporter, on a tout intérêt à s’en servir. Tu parlais de de tu parlais du soft power de de la France. Effectivement, je pense que euh on essaie de faire deux choses qui sont complémentaires. On essaie d’accueillir mieux le visiteur international à Chambord ou ailleurs quand il vient et qu’on lui propose dans sa langue de vivre cette expérience. Et donc on renforce encore plus l’attractivité de notre patrimoine national ici et on essaie simultanément de le le je dirais de le de le propulser en dehors de ces murs et de l’exporter finalement aux quatre coins du monde puisque vous l’avez compris cette expérience peut voyager. Très bien. Merci Bruno. Fabien, de ton côté, je crois que tu as entrepris une belle tournée en Chine, je crois. Oui, sur Notre Dame. Donc Notre Dame est en éternel Notre Dame est en France et en Chine en ce moment et va certainement aussi sortir dans d’autres pays. Euh quand on parle plus largement du patrimoine français, on a fait trois expéditions immersives pour jusqu’ici sur euh le patrimoine français. Euh en dehors de Notre Dame, on a fait aussi un soir avec les impressionnistes en coproduction avec le musée d’Orset et Gédéon euh qui parle de la première exposition impressionniste de 1875 14. Voilà, je suis perdu. 1875 mais là on est en 2026. 1875, je me croyais encore 2025 ou euh et euh et qui est en ce moment à Shangï, à Montréal, à où ça plein à New York, à plein d’endroits. et puis une autre expédition immersive sur la forteresse de Carcason qui s’appelle les derniers remparts qui est disponible bien sûr en France mais aussi en ce moment à Istanbul aussi à Shanghï qui va sortir aussi à Montréal enfin bref dans tout un grand réseau et ça sort même les impressionnistes sortent la semaine prochaine à Sao Poulo aussi donc c’est pour juste illustrer comme l’ont fait Débora et et Bruno que que vraiment on arrive à à conquérir le monde avec notre patrimoine. Oui. Extraordinaire. Finalement, on pourrait presque dire que grâce à toutes ces expériences, c’est pas vous n’allez pas au patrimoine, c’est le patrimoine qui vient à vous. Euh et c’est euh et c’est une toute autre façon de l’appréhender. Euh selon vous, je pense qu’il y a quelques années, en tout cas je parle pour moi, il était totalement inimaginable de me dire que ne serait-ce qu’il y a 10 15 ans, j’aurais un casque qui me permettrait de voir un monument un monument détruit. Euh vous qui êtes des précurseurs, des visionnaires, des innovateurs, si je vous demande un petit esprit de projection, allez, on s’imagine là, ça y est, on est en 2050, on ferme les yeux, on met notre case 2050, comment est-ce que vous pourriez imaginer la visite, l’expérience d’un monument historique ? C’est intéressant ça de se dire comment est-ce qu’on ferait ? Alors euh si tu as une boule de cristal, tu nous la donnes. On nen sait rien. Euh en fait, je pense qu’on on avance euh au fur et à mesure et dès qu’il y a des nouvelles technologies qui naissent, en fait, on s’en empare en disant “Ah, mais est-ce que ça ça nous permet de faire quelque chose de nouveau, d’apporter surtout ?” En fait, il faut que ce soit utile. La technologie, ce n’est qu’un moyen. Et qu’est-ce qu’on va pouvoir faire qui est utile pour le visiteur ? Aujourd’hui, par exemple, on parle des lunettes de réalité augmentée, donc qui seront beaucoup plus légères que les casques. Bien annoncer que maintenant, il y aura des écrans à l’intérieur avec des informations et et pas que de l’audio. Donc en fait, oui, ce sera peut-être ça, on en sait rien. Peut-être que ça remplacera les smartphones, on en sait rien. Il y a un document hyper intéressant que vous pouvez retrouver sur internet qui a été signé en 1867 par les rois et les princes d’Europe. Donc, ils sont une dizaine à avoir signé ce document. C’est un document où il s’engage à faire la promotion en fait de la copie des œuvres pour en assurer une diffusion la plus large possible. Ils sont rendus compte déjà il y a 150 ans, bah faire voyager des tableaux par exemple c’est très très cher. Faut les assurer. Il faut pas qu’il soi abîmé quand on les passe d’un d’un pays à l’autre et cetera. Et du coup ils ont fait la promotion des copies. Donc bah copier un tableau, c’est pas compliqué. Mais dans le document qui est pas très très long, il cite plein de nouvelles technologies aussi qui arrivent qui permettent de recopier des moulages. Il y avait le début de la photo et cetera. Donc en fait, il cite ces différentes technologies en disant utilisons les nouvelles technologies pour faire des copies des œuvres et pour favoriser l’accessibilité aux œuvres. Et le moment qu’on vit aujourd’hui, c’est juste exactement le même. On utilise toutes les nouvelles technologies finalement pour faire des copies des œuvres. Parfois elles sont complètement exactes, parfois elles sont pas complètement exactes. C’est pas très grave. Mais en tout cas, on démocratise l’accès à la culture et au niveau mondial. Merci Debour. En effet, cela permet de de faire vivre finalement toute cette culture. Bruno, tu souhaites nous partager ton point de vue ? Bon, alors vaste vaste vaste sujet, je je me souviens de de Michel Ser qui disait que un des un des fléau de notre monde contemporain, c’est le tourisme de masse et qu’effectivement il a des impacts désastreux, écologiques et même culturel. Ouais. Et je pense que si nos outils digitaux peuvent permettre finalement de euh à la fois gratifier celui qui fait une visite bien réelle de façon à ce qu’elle soit qu’elle vaille vraiment la peine, qu’elle soit pas un acte de consommation inutile, que l’on change son regard, que l’on apprenne quelque chose, que que l’on revienne d’un voyage avec je dirais une autre une autre connaissance du monde. Je pense que ça ça vaut le coup. Et puis euh simultanément euh si on peut je dirais élargir l’accès de tous effectivement à toutes les cultures par ces moyens digitaux et freiner un peu je dirais des impacts des impacts notamment en matière d’écologie qui sont négatifs. Ça vaut le coup aussi. Voilà. Donc on a plein de choses à faire avec nos outils pour travailler dans ce sens. Merci Bruno. On voit en effet tout le tout le cercle vertueux que cela peut nous apporter. Fabien ? Oui. Euh alors je vais pas non plus forcément répondre à Je t’en prie. Euh mais je pense qu’il y a quelque chose quelque chose que enfin on fait tous et qui est super avec ces ces nouvelles technologies, c’est le fait de contextualiser euh ces ces ces chef d’œuvre du patrimoine, que ce soit des monuments ou des œuvres d’art ou ou autre chose. la contextualisation, c’est-à-dire voir ces ces ces lieux, ces ces personnages, ces objets dans leur usage premier et réel, on va dire, plutôt que derrière une vitrine ou très froid où on va peut-être avoir un petit encart d’explication, mais c’est voilà, on il y a pas vraiment de lien émotionnel à côté et donc c’est en ça aussi qu’il y a il y a une vraie complémentarité. Voilà. Donc on passe plus que par l’intellect mais on parle mais on passe aussi par l’émotion. Je pense que c’est ça le le grand enseignement qu’on peut retenir aussi de de nos échanges aujourd’hui. Ouais complètement. Ça apporte une davantage d’émotions. Donc créer ce lien émotionnel ça ça nous permet d’être plus proche et de mieux apprécier tout ce patrimoine. Merci beaucoup Fabien. Merci beaucoup à tous les trois euh pour cet échange que j’espère vous avez trouvé passionnant. Euh merci. HH avant de conclure que vous avez des petites questions. On va faire passer un micro en public. Bonjour Philippe Razac donc de Saint-Denis. Donc je voulais savoir si la prochaine étape c’est donc la basilique de Saint-en qui va remettre sa flèche qui a été donc brisé par un orage dans en donc au 19e siècle savoir si l’expérience que vous avez eu pour Notream peut servir à la physique de Saint-Denis. Merci pour cette question. On va peut-être d’abord répondre à à celle-ci. H alors je je sais que euh il y a il y a d’autres acteurs en fait qui de du monde du numérique et cetera qui sont intéressés euh qui s’intéressent au patrimoine. Et sur la basilique Saint-Denis, il y a il y a peut-être des choses qui sont faites qui sont peut-être pas faites par Ubisoft, Excuropade parce qu’on peut pas tout faire non plus. Mais mais du coup, je crois qu’il y a des choses qui sont faites justement sur la flèche, il me semble par une autre société. Il y a aussi des visites de vitre, des choses comme ça où justement en utilisant des technologies, on peut voir des vitraos alors que normalement ils sont très haut, très loin et là finalement ça permet de les rapprocher de les voir plus en détail. Madame Catherine Louirne, société d’encouragement. Fabien a été très modeste parce que éternel Notre Dame, c’est absolument extraordinaire. J’ai hâte de voir Carcasson euh et je fais vraiment je suis émerveillée parce que vous avez fait tous les trois et sur les projet sur les réalisations et surtout pour diffuser à la fois vers de nouveaux publics français ou autres et à la fois vers l’international, le patrimoine et la culture française. Donc bravo. Alors mes deux questions. La première, c’est quels sont à tous les trois vos projets futurs ? Sur quoi travaillez-vous en ce moment et que vous ne nous avez pas dit ? Et la deuxième question, c’est est-ce que LIA va intervenir et favoriser vos projets et comment est-ce qu’elle intervient ? Merci. Merci beaucoup pour ces deux questions passionnantes. Pourrions presque en faire une nouvelle table ronde, l’intelligence artificielle dans le patrimoine. Euh, allez Bruno. Alors Lia, on s’en sert déjà. hein. Donc c’est déjà c’est pas du futur, c’est du présent. Euh et de plusieurs façons et si c’est pas nous qui nous en servons, les outils que nous utilisons s’en servent. tout le monde s’en sert. Donc aujourd’hui, on l’IA permet de soulager des tâches répétitives, d’accélérer des des calculs d’ordinateur. Donc on travaille tous avec des des ordinateurs puisqu’on crée des images virtuelles. Donc c’est du dessin assisté par l’ordinateur. Donc l’IA, elle vient aider l’ordinateur à dessiner mieux et plus vite pour simplifier. Euh ensuite, ton autre question c’était euh les projets futurs. Ah, les projets. Euh alors, attends sur Lia, je vais rajouter un truc quand même euh pour ma partie qui est celle de l’exactitude scientifique dans les reconstitutions historiques. Si on demande à Lia de nous montrer le sacre de l’empereur à Notre Dame le 2 décembre 1804, l’IA générative qui génère donc des images. Elle se nourrit de ce qu’elle sait. Donc elle va compiler et proposer une image à partir de ces bases de données. Donc ce que vous allez avoir, c’est le tableau de David. En gros, ce tabou de David, c’est une œuvre de propagande. Donc la mère de l’empereur, Latitia, n’était pas là, mais le peintre pour satisfaire le prince, la peint dans la scène et cetera. Donc je dirais à l’heure des fake news, hein, attention. Donc du coup, nous pour le moment Lia nous aide à mieux travailler mais on peut pas lui laisser les reennes hein. Il va falloir quand même qu’on fasse notre boulot de d’historien. Euh voilà. Alors l’autre question, les projets, les projets du coup euh je crois que tu as une ambition de partir un peu aux États-Unis, non ? Alors oui euh en ce moment on termine une production qu’on a démarré il y a 2 ans. Donc c’est encore un méga projet à la Notre-Dame sur la révolution américaine. Pourquoi ? Parce qu’elle va elle va l’année prochaine en 2026 donc les États-Unis d’Amérique vont fêter les 250 ans de leur indépendance. Et donc nous qui avons envie de revenir aux États-Unis après Notre Dame. Donc Notre Dame est allée à New York, elle est allée à Washington et elle est allée à la Nouvelle-Orléand. Donc, on se prépare à retourner là-bas avec il était une fois la création des États-Unis d’Amérique. Cette fois-ci, on va leur raconter leur propre histoire. Ça devrait leur plaire. Des Français qui racontent l’histoire américaine. J’ai hâte de découvrir ça. Et et d’ailleurs, je je on parlait tout à l’heure un peu de de de de la French Touch, hein. Elle est là la French Touch, hein, vous savez. Donc pour ça, ça symbolise la French Touch, le cocor. Vous connaissiez peut-être les autres coques. Le rouge, c’est la French. L’orange, c’est la French Touch. Ça veut dire quoi ? ça veut dire les industries culturelles et créatives qu’on qu’on représente aujourd’hui tous les trois. Euh en fait, on a en France, je pense, une petite longueur d’avance sur la capacité à raconter ces histoires et à les montrer. Et donc bah voilà, donc nous trois, on essaie aussi de parler des autres patrimoines quand on vient nous chercher ou quand on pense que ça vaut le coup. Et donc le patrimoine national a dans nos cœurs et dans nos entreprises la priorité, mais c’est pas le seul. Donc là, on s’occupe de l’histoire des États-Unis et il se trouve que dans cette histoire, la France a une légitimité énorme puisque sans Rochambau, sans de Grâce, sans la Fillette, il n’y aurait pas de Yorkton, il n’y aurait pas de victoire sur terre et sur mer des alliés contre l’Angleterre. Voilà, donc ça c’est l’histoire. Bon, on la refait pas. Elle a eu lieu, on la raconte là. Bruno, tu es en train de nous frustrer parce que ça veut dire qu’il faut qu’on aille aux États-Unis pour la voir. Où est-ce qu’on pourra l’avir ? En France aussi. Je pense que vous l’aurez à Paris au moins à Paris. Je peux pas trahir de de de je dirais c’est un peu tôt pour vous en faire la publicité mais on y travaille d’arrache-pied pour que simultanément on puisse raconter 1776 des deux côtés de l’Atlantique puisqu’on verra notamment dans cette histoire Benjamin Franklin à Versailles signé un traité d’alliance avec le roi de France grâce auquel ensuite aura lieu donc donc cette aventure. Voilà, donc c’est un sujet qui est de toutes les façons en grande partie français aussi. Merci beaucoup Bruno. On a on a hâte d’y être. Fabien juste pour pour finir sur Lia et sur tes grands projets. Oui. Alors LIA elle peut servir à la fois dans la partie création donc comme disait Bruno à aider à accélérer mais aussi enfin c’est pas encore intégré dans la partie expérience elle-même où on peut imaginer discuter avec des personnages pendant l’expérience et cetera et cetera. plein d’autres choses en réalité, mais voilà, il y a elle a plusieurs usages à différents moments de voilà de la création et de l’exploitation des expériences. Euh pour les prochains titres, je vais vous juste vous parler du prochain qui sort en décembre. Euh on a fait une expérience qui s’appelle l’horizon de Keops et qui nous emmène dans la pyramide de KOPS. Donc ça c’est sorti en 2022. Mais là on fait rien que ça dit-il. Et là, on fait une la suite. On retourne en Égypte et on va voir plein d’autres choses. On va retrouver les les mêmes personnages qui vont nous faire découvrir cette fois les secrets de la construction des pyramides. Magnifique. Merci beaucoup. Je crois qu’il y avait une dernière question. Oui. Euh, bonjour. Merci infiniment pour Ah, pardon Débora, excuse-moi. Si si, vas-y, vas-y, excuse-moi. Non non, enfin bon sur l’IA, je veux pas rajouter hein. On chez nous, c’est la même chose. C’est l’IA comme un outil qui permet d’aider nos équipes mais tout en préservant nos talents. Euh donc, nous parler des experts mais c’est la même chose pour les artistes. Si on veut avoir un jour des directeurs artistiques, euh bah il faut bien avoir des jeunes encore. Donc en fait, il faut qu’on continue à former des gens, exercer leur œil et leurs mains et et qui s’emparent des outils, ça c’est important. Et puis surtout inventer des choses, c’est ça le plus intéressant, c’est qu’est-ce qu’on peut faire avec l’IA qu’on ne pouvait pas faire avant et proposer des expériences de jeu qui seront nouvelles, qui seront différentes et on a déjà montré des prototypes en ce sens. Sur les nouveaux projets, nous on en a plein. On en a du côté des expériences, des collaborations avec les musées par exemple et cetera. on fait des attractions euh du point de vue des jeux et du patrimoine, je juste vous donner un exemple. On a on a sorti il y a 2 ans un jeu Assassin’s Creed Mirage qui est sur le Khalifa Abassid Bagdad au 9e siècle. D’accord. Donc un peu âge d’or de l’Islam et Bagdad qui était ce carrefour commercial, la route de l’encent très multiculturel et cetera. Euh le jeu a eu énormément de succès et là on vient d’annoncer que d’ici quelques mois, il y aura un contenu additionnel pour ce jeu qui va représenter la région de Aloua qui est aujourd’hui en Arabie Saoudite qui était une région c’est un peu comme Petra sur les Nabaté mais c’est un peu sur le comme le Grand Canyon sur des des espaces naturels énormes. Donc en fait c’est la combinaison de culture de 6 7000 ans et de richesse naturelle. Donc c’est une région qui est magnifique, qui s’ouvre au tourisme, qui est la région où il y a le plus de recherche archéologique, une concentration de recherche archéologique dingue, une forte coopération franco-saudienne aussi sur ce sujet justement de recherche archéologique et l’expertise française est beaucoup utilisée. On a énormément d’institutions qui euh qui aident justement à créer cette zone enfin à développer cette zone et à l’ouvrir euh au monde. Et du coup, les joueurs d’Assassin’s Creed pourront gratuitement aussi découvrir cette région mais telle qu’elle était euh au 9e siècle parce qu’il y avait une route entre Bagdad et Aloula que c’était pareil un carrefour commercial et découvrir les richesses naathéennes à l’époque et pour ça on collabore effectivement avec aussi plein plein d’experts qui nous racontent et c’est des experts qui font les recherches archéologiques en ce moment. Donc c’est passionnant. Merci beaucoup Débora. Une dernière question. Alors, ma dernière question, merci infiniment. Le le partage d’expérience était vraiment très intéressant et je dois je me suis absolument pas ennuyée. Euh je dois confesser que je n’ai jamais fait de visite virtuelle. Euh et de de votre de vos de de vos récits, je retiens en fait que c’est intéressant du point de vue connaissance et émotionnel. Moi, j’ai une question, c’est sur est-ce que il y a eu des recherches qui ont été faites sur ce que ça stimule en terme de créativité quand je vais dans un musée, si je suis en manque d’expérience, je suis en manque d’aspiration, excusez-moi, je vais au Louvre et je sors et j’ai envie d’écrire un discours, j’ai envie d’écrire quelque chose, ça me Est-ce que vous vous avez fait des enfin est-ce qu’il y a eu des recherches qui ont été faites sur après une visite virtuelle, connaissance émotionnelle, qu’est-ce que ça provoque chez les visiteurs versus une personne personne qui aura fait une visite sans réalité virtuelle. J’espère que je suis claire dans ma question. Ouais, très clair. Merci beaucoup Débora. Alors, on n pas d’étude sur le sujet. Nous, ce qu’on a par contre, c’est des très très belles histoires de gens qui ont découvert l’histoire grâce à la série de jeux Assassin’s Creed. Donc, c’est parce qu’ils ont joué Assassin’s Creed qui se sont intéressés à l’histoire et on en a plein qui se sont lancés dans des études d’histoire parce qu’ils avaient joué adolescent à Assassin’s Creed. Donc voilà. Mais on n pas d’études particulière. Je sais pas si vous vous en avez. Alors nous le la tablette histopâtre que que vous utiliserez que vous découvrirez peut-être tout à l’heure si vous voulez voir ça ici, elle enregistre tout ce qu’elle fait donc de façon anonyme. Donc je ne sais pas que je ne sais pas que c’est vous madame, je sais que quelqu’un va démarrer à telle heure va faire ça puis ça puis ça. Donc ça nous permet d’avoir des statistiques. Ces statistiques, on les fournit aux partenaires. Donc Chambor peut à tout moment interroger cette cette ces statistiques pour connaître, comprendre son public et son comportement. Donc on a aujourd’hui plusieurs laboratoires de recherche universitaires qui sont venus à nous en disant “Vos statistiques nous intéressent, est-ce qu’on peut travailler avec ça ?” Et on leur fournit bien volontiers en partenariat toujours et avec l’autorisation de de du site concerné. Donc là, en ce moment, il y a une étude à Avignon, il y a une étude à Chambor et cetera. Donc, j’ai pas les résultats. Mais oui, on peut travailler, on va dire, la matière. En revanche sur le sur le fond, moi je pense que c’est exactement le projet de l’entreprise. C’estàd que le projet de l’entreprise c’est de réveiller la curiosité qui sommeille dans le visiteur, chez le visiteur. Et si on a réussi à ce qu’en quittant les lieux, ce visiteur ait envie d’en savoir plus, on a fait notre boulot. Et après, c’est le visiteur qui fera bien comme il veut. Il verra un film documentaire, il achètera un bouquin, il posera des questions, il ira sur internet, il sera engagé dans sa culture et dans son envie d’ je dirais dans de de prolonger cette cette visite. Voilà. Mais je pense que c’est exactement le projet de notre entreprise de réussir à amener un visiteur du monde entier sur n’importe quel sujet finalement d’avoir plus d’appétit encore par rapport à sa visite. Fabien, tu veux compléter ? Oui. Non, j’ai pas forcément de données particulières non plus. Je je ce truc que je je vois c’est que des personnes qui ont fait des des ce genre d’expérience euh passe plus de temps euh face aux vrais objets ou lieux parce que il il revoit des choses qu’ils comprennent qui enfin voilà qu’ils ont mieux compris. C’est un amplificateur en fait. Très bien. Ben merci beaucoup à tous les trois de vos éclairages passionnants et merci à tous pour votre attention. On remerci et Débora et Fabien. Et donc nous allons désormais passé la deuxème partie de cette matinée avec l’intervention de de monsieur Christophe Bossoleil que j’invite à à venir sur scène. Encore une fois, un grand merci pour ce partage d’espérance. Donc Christophe Bossole, bonjour, bienvenue à l’hôtelerie. Donc vous êtes notamment le dirigeant de la forge d’art Louillère et aussi administrateur délégué euh du réseau excellence euh euh des entreprises du patrimoine vivant du pays de la Loire. Et donc ma toute première question était est-ce que vous pouvez présenter et aussi présenter la forge d’art Loubière s’il vous plaît. Bonjour à toutes et bonjour à tous. Donc effectivement, moi je suis Christophe Bossleil, dirigeant de l’entreprise depuis presque 5 ans. L’entreprise Loubière, la forge d’art, c’est une entreprise qui existe depuis quasiment 50 ans. On va fêter ces 50 ans l’année dernière, l’année prochaine, pardon. Elle a été créée par George Loubière, d’où son nom, euh dans le Mené Loir au nord de au nord de Saumur à équidistance entre Tour, Lement et Anger. Voilà à peu près où est-ce que se situe géographiquement. Euh, on est 18 personnes actuellement, on fait aux alentours d’un8 de chiffres d’affaires et on travaille essentiellement dans le patrimoine. George quand il a créé son entreprise, il était compagnon serrurier, il a créé son entreprise dans un petit une petite forge au nord donc de Saumur et très vite, il a orienté l’entreprise sur la restauration du patrimoine bâti et notamment sur donc la restauration de de feronner d’art. Donc ça fait presque maintenant 50 ans que l’entreprise a une expertise dans ce domaineelà. Ce qui fait qu’on est assez connu. Alors le le monde du MH, le monde du monument historique puisqu’on a la qualification qui nous permet de travailler sur les monuments historiques et et un tout petit milieu hein. C’est une niche dans la niche du BTP. Mais en fait l’entreprise Loubière est assez connue dans ce dans ce domaine là. Nous on travaille essentiellement sur le grand car nord-ouest de la France, on va dire Normandie, région parisienne, pays de Loire. Centrval de Loire et Pays de Loire, on a du mal à rentrer en Bretagne, même si maintenant on a gagné un marché il y a pas longtemps à la préfecture régionale de la Bretagne. Mais voilà, voilà un peu notre terrain de jeu euh et c’est une expertise qu’on a développé voilà depuis une cinquantaine d’années au sein de l’entreprise. Alors comment est-ce que vous êtes entré dans l’aventure Notre Dame notamment après l’incendie tragique et aussi dans la reconstruction de Notre Dame de Paris ? Alors, tout à l’heure, on a parlé d’émotion. C’est toujours un peu particulier pour moi d’en parler. Tout le monde sait où est-ce qu’on était euh le 11 septembre 2001. Tout le monde sait où on était effectivement. Je sais même plus la date, mais en tout cas quand Notre-Dame a brûlé. Et moi j’étais en voiture et en fait ce qu’il faut savoir c’est que Philippe Billeneuve le l’architecte en chef des monuments historiques, c’est quelqu’un que j’ai j’ai eu l’occasion de croiser puisque je m’occupais d’une entreprise de pierre de pierre de taille pas en tant que dirigeant mais en tant que manager. Et je l’ai croisé à Chambor. Tout à l’heure on a parlé de Chambor avec l’histopade et je l’ai croisé à Chambor. Et là il y a eu plein d’émotions parce que il a fait ce métier là à chaque fois ça me fait ça me fait bizarre. Ça fait quand même Bon, enfin bon, je vais essayer d’être de rester calme. En fait, il a fait ce métier là pour Notre Dame de Paris quand il a eu Chambor et qu’il a eu après à la suite Notre-Dame de Paris en fait je dirais pas qu’il a délaissé Chambord mais en tout cas pour lui c’était un petit peu moins intéressant. il a fait vraiment ce métier là pour ça. Et le jour où ça ça a brûlé effectivement, malheureusement, il était pas sur Paris, il était sur la Rochelle, donc il a réussi à récupérer le dernier train pour remonter. Euh moi j’ai j’ai eu deux sentiments qui m’ont pas qui m’ont traversé, c’est je me suis dit soit il retrousse les manches à ce moment-là, soit il se suicide. C’est une histoire con he parce qu’en fait jamais le connaissant jamais il serait suicidé. Mais voilà, ça a été ça a été un moment un peu particulier. Et donc pour en revenir à à l’entreprise Loubière, donc je je faisais pas encore partie de l’entreprise, je l’avais pas racheté mais on a été appelé presque réquisitionné quasiment le lendemain de l’incendie et nous notre intervention, elle a été d’aider les maîtres Verriers pour déposer les vitre. Voilà, il y avait on était vraiment dans la phase d’urgence, il fallait sécuriser Notre Dame, mettre tout ce qui avait de valeur en sécurité et donc quasiment dans les jours qu’on suivit en fait l’entreprise a été appelée, on a abandonné quasiment tous les chantiers et on est intervenu pour donner un coup de main au maître Verrier pour déposer les vitre. Pour ceux qui le savent pas, en fait, un vitrail grosso modo, en règle générale, ça fait aux alentours d’un m de haut. D’accord ? C’est un assemblage de verre coloré avec du plomb, donc très très souple. Et pour pouvoir organiser cette ce vitrail, on on fait ce qu’on appelle des serreres vitreux, donc des barres métalliques. Je vais pas rentrer dans le détail technique, mais des barres métalliques, tous les mètres à peu près pour venir les soutenir et les et les pincer pour leur permettre d’être quasiment continuellement vertical. Et donc, on est intervenu à ce moment-là. Il y avait plusieurs plusieurs serruriers et on a pris part enfin le conducteur de travaux de l’entreprise a managé l’ensemble des serruriers pour donner un coup de main au maître ver. Donc ça ça a été notre première intervention. Donc toutes les les serrorites vitro, les barotières et autres éléments ont été mis en caisse et après elles ont été stockées au nord de Paris. Les vitra aussi. Euh et puis après, on est intervenu une deuxième phase lors de la la reconstruction, la phase de reconstruction. Voilà. La phase de dépose euh pour vous donner un ordre de grandeur, elle a dû durer aux alentours de 3 4 semaines avec des compagnons qui étaient là euh environ euh ouais 5 à 6 jours par semaine parce qu’on travaillait le weekend en en faisant des roulements. Voilà, ça a été nonstop pendant pendant c cette période là. Ah merci. Euh est-ce que vous pouvez un peu plus nous donner un des des détails sur cette période de la reconstruction et sur participation et aussi sur la mobilisation de vos équipes euh dans cette période ? Alors, la période d’urgence a été particulière, hein, comme on vous l’avait cité euh tout à l’heure. En fait, le Notre-Dame, c’est un monument qui dépasse la France, qui dépasse voilà le rayonnement à l’international. Euh donc j’ai envie de dire au moment de la phase d’urgence euh il y a pas eu de il y a pas eu de débat. Euh tout le monde est parti euh sac à dos pour euh pour aller relever le défi et puis euh sécuriser l’ euh le monument. Euh ensuite on est rentré dans la phase de reconstruction. Donc on a on a répondu avec quasiment les mêmes les mêmes maîtres Verriers avec qui on avait travaillé lors de la phase d’urgence pour la phase de reconstruction. Là, on est rentré dans un schéma de classique de restauration de monument historique, on va dire. Alors, c’était classique au sens où le travail était à peu près classique. Par contre, comme ça a été cité tout à l’heure, le travail dans Notredame de Paris, c’était juste exceptionnel. Exceptionnel par sa taille, exceptionnel par son nombre de d’intervenants, exceptionnel par son organisation. Euh vous deviez prévoir 15 jours ou 3 semaines à l’avance quasiment les grutages. Euh exceptionnel par effectivement le fait que on était dans un un site ou en tout cas un chantier plomb. Euh donc du coup ça nécessite des contraintes particulières. Elles ont été aussi évoquées tout à l’heure. Vous arrivez dans une zone propre, vous changez, vous passez dans une zone sale où vous là vous mettez vos affaires de travail. Une fois que vous avez fini le travail, vous repassez dans la zone salle pour vous des déshabiller. Vous prenez une douche et vous récupérer vos vêtements propres pour repartir. Donc c’est des contraintes très importantes, très difficiles et j’imagine que donc toutes vos équipes ont dû aussi vivre avec cette difficulté de travailler dans ce chantier qui est très complexe et j’imagine aussi beaucoup de gens ont dû travailler avec vous. Est-ce que vous pouvez me dire un peu plus aussi sur ce travail, cette relation avec les autres artisans ? qui ont participé au chantier de Notre Dame. Alors, de manière générale, dans le patrimoine, dans le monument historique, euh il y a une certaine philosophie. Euh moi, je suis pas né dans le patrimoine, hein, je vais pas je vais pas vous raconter des blagues, je suis né dans le dans le BTP 9 et ce qui m’a intéressé, ça fait maintenant à peu près 16 ans, c’est cette philosophie. C’est-à-dire que en règle générale, on s’approprie pas les bâtiments, les routes ou enfin en général dans le neuf, on s’approprie plutôt les bâtiments, les routes. Quand vous passez avec votre famille devant un bâtiment neuf, vous vous expliquez que c’est votre bâtiment que vous avez participé à sa construction. Là, quand on travaille sur le patrimoine et le monument historique en particulier, on sait qu’il y a des compagnons qui ont travaillé avant nous. On espère qu’il y a des compagnons qui travailleront après nous et en fait on est des passeurs, on est des transmetteurs et déjà il faut bien vous dire que la philosophie quand on travaille dans alors bien sûr c’est des entreprises bien sûr qu’il y a une question de rentabilité bien sûr que on n’est pas toujours d’accord et quelquefois on peut avoir des points d’achoppement mais de manière générale le monument nous dépasse et pour Notre Dame c’est vraiment cela en fait c’est qu’à un moment donné quand vous travaillez dans Notredame en tout cas moi c’est le sentiment qu’on a eu, c’est que c’est quel c’est un monument qui est tellement important, tellement impressionnant, tellement exceptionnel, bah que ça vous dépasse complètement et que et qu’en fait bah quand il y a besoin de s’entraider, quand il y a besoin de se là les maîtres verriers parce que nous on a eu beaucoup d’interaction avec les maîtres verriers enfin voilà c’est juste c’est j’ai envie de dire c’est juste phénoménal parce que en fait on on travaille avec la le même objectif et la la même volonté. Euh on n’ pas compté nos heures, on n’ pas compté aussi comment dirais-je euh nos nos voyage retour enfin on a on est intervenu quelquefois qu’une heure sur le chantier pour des petites interventions mineures, mais on est venu à Paris pour ça. Enfin voilà, il y a il y a vraiment une dimension encore plus particulière pour pour le chantier de Notredame à ce moment-là. Et puis j’imagine aussi une autre sensation toute particulière, ça dû être aussi la réouverture. Et quelle a été votre sensation dans cette réouverture aussi de voir lorsque tout cela a pu être fini, voir enfin le résultat final ? Ah bah c’est juste exceptionnel pour ceux qui ont connu qu’ on connu Notredame avant et et maintenant effectivement c’est juste exceptionnel. Euh tout à l’heure, je vous parlais avec émotion de au moment où Notre-Dame a a brûlé euh et notamment cette émotion, elle est d au fait que 2 ans avant, en fait, en 2017 ou 2018, peut-être 1 an avant, en fait, j’ai eu la chance d’emmener ma famille euh visiter Notre Dame avec euh Philippe Villeneu qui nous a fait une visite particulière. C’était un samedi matin et on est allé dans des on a vu la forêt enfin voilà quoi. Et c’est vrai que de revoir maintenant Notre Dame, alors j’ai pas eu la chance de remonter dans la forêt mais de revoir Notre Dame aussi blanche, aussi pimpante euh je vais l’humaniser. Aussi parpente, aussi délicate. Euh bah ça fait quelque chose. Oui. Ouais, ça fait quelque chose. Est-ce que vous avez un peu un souvenir marquant vraiment ? Est-ce que quel est-ce que vous avez vraiment un souvenir auquel vous pensez après avoir passé donc après avoir participé à toute ce projet de donc au moment au poste incendie à la reconstruction ? Est-ce que vous avez vraiment un souvenir qui vous reste en tête plus particulièrement ? Bah le souvenir c’est effectivement euh lors de la dernière réunion de chantier euh présidée par notre président de la République euh où il avait invité tous les compagnons. Euh j’ai trouvé que c’était vraiment bien. J’ai eu la chance la chance pardon d’y participer. On était 1000 ou 1200 euh compagnons à être à être invités. Euh ça a été un moment assez fort. Oui. Parce que effectivement ça marquait la fin du chantier. Euh alors moi j’ai une je suis assez critique sur le fait d’avoir voulu absolument le faire en 5 ans. Euh pour ma part je trouve que c’était j’étais pas nécessaire mais voilà. En tout cas, ce moment-là a été un moment vraiment magique. Ouais, je peux le résumer comme ça. L’adctif que je trouverais, c’est ça. C’est qu’effectivement après ces 5 années passées, bah réouvrir avec cette qualité de de restauration. Ouais, c’est c’était un très très bon moment. Et est-ce que comment est-ce que aussi Notre Dame a pu aussi marquer donc la la forge d’art ? euh après bah avoir participé et s’il y a eu un je ne sais pas moment de reconnaissance, une visibilité, je ne sais pas, une nouvelle façon de travailler peut-être aussi, je ne sais pas. Alors non, on n’ pas eu une nouvelle façon de travailler hein. Nous notre travail il est euh euh j’allais dire simple pour nous. Euh en fait en règle générale, l’ouvrage métallique existe. Quand on est dans le cadre d’une restauration, l’ouvrage métallique existe, on va le chercher, on le ramène à l’atelier. Euh on le restaure et puis on va le reposer. Euh les contraintes qu’on a dans notre métier, c’est qu’on va intervenir sur des ouvrages entre 800 ans et une cinquantaine d’années, on va dire, pour faire très très large. Et en fait, les techniques ont changé, les matériaux ont changé, les assemblages ont changé et les feronniers avaient leurs habitudes. Donc avant de déposer un ouvrage métallique, déjà la première question qu’on se pose, c’est comment il a été assemblé ? Comment je vais pouvoir le déposer ? Comment je vais pouvoir le reposer ? Donc en règle générale chez Loubière en fait c’est les mêmes personnes qui posent enfin qui déposent qui restaurent et qui reposent à 90 % 99 % du temps. On essaie de faire en sorte que ce soit exactement les mêmes personnes. Et donc ça c’est donc on va dire qu’on a on a gagné en expertise parce que ça reste des chantiers exceptionnels avec des contraintes exceptionnelles. Donc on a gagné en expertise. C’est des chantiers aussi qui permettent la transmission, hein, dans nos métiers. Tout à l’heure, on a parlé beaucoup de de nouvelles technologie. Nous, le geste, il reste ancien malgré tout, même si on utilise actuellement à la forge, on essaie de de s’ouvrir aux nouvelles technologies. On a une forge à induction, on a un laser un appareil de soudure laser. Donc voilà, on essaie de rentrer aussi dans le 21e siècle bien évidemment, mais de manière générale notamment quand on fait de la restauration, le geste bah il est à peu près identique par rapport à il y a 50 ans ou 100 ans ou 200 ans. Et donc la transmission c’est important et des chantiers comme ceux-là permettent la transmission. On a beaucoup parlé euh des charpentiers euh qui ont taillé les bois euh de manière traditionnelle. Euh c’est important de garder le geste. Moi souvent, on me demande alors on fait ce qu’on appelle le repoussage. Pour faire simple, c’est qu’on vient former euh une feuille de d’acier, de cuivre ou autrees euh métal, on vient la former, on vient faire des fleurs et cetera. Ça s’appelle du repoussage. Et souvent, on me dit bah peut-être qu’il y a des technologies maintenant industrielles qui pourraient te permettre de le faire à moindre coût et beaucoup plus rapidement. Et peut-être peut-être que ça existe effectivement et mais moi c’est pas le rôle de Loubière, c’est ce que je dis à George Loubière parce queil est encore de ce monde et puis il vient de temps en temps à l’atelier. Je dis moi le nom c’est pas mon nom qui est a-dessus de la de la porte, c’est le vôtre. Et moi je suis un passeur. Donc si je peux passer, si on peut transmettre euh aux générations futures euh un savoir-faire, un monument des entreprises, et ben c’est parfait pour moi parce que c’est le but en fait. Voilà. Donc ce chantier-là, il nous a permis de faire ça. Il nous a permis aussi, ça a généré du chiffre d’affaires aussi. Ça m’a ça a permis de péréniser l’entreprise. Ça a permis de donc de péréniser ces gestes, d’accueillir des nouveaux aussi de de nouveaux jeunes au sein de l’entreprise. Voilà, je pense que c’est c’est important dans ce cadre là. Voilà euh péréniser nos nos connaissances et nos savoir-fairs. Et après pour euh pour rebondir et pour terminer à sur votre question, j’ai eu la chance d’être nommé chevalier des arts et des lettres. Euh voilà, on était 300 hein, donc il y a pas beaucoup de enfin voilà c’est euh c’est je suis je suis super content, mais en terme de reconnaissance, c’est ce que j’ai dit à mes équipes, c’est que en plus j’étais même pas là au moment de la phase d’urgence donc euh mais en tout cas à travers moi, c’est l’entreprise qui a été euh qui a été nommée nommée chevalier et on a eu la chance, c’est que c’est même Phil Villeneuve qui est venu me remettre l’insigne à l’atelier. Donc voilà, en terme de reconnaissance, euh j’ai trouvé ça voilà, c’est une belle reconnaissance. En tout cas, un très grand merci pour ce précieux témoignage. Donc faire passer le micro dans le public pour si moindre questions. En tout cas, un grand merci. Merci. Merci à vous. J’ai juste une petite question. Vous vous sembliez réservé sur la durée de chantier les 5 ans ? J’ai pas excusez-moi. Vous sembliez réservé sur la durée de chantier les 5 ans ? Est-ce que c’était trop court ? Non, c’est pas trop court. Euh enfin oui, c’est trop court. Pourquoi je suis réservé ? Là, on va là, si vous voulez, on va débattre. Mais en fait, ce temps et ce délai a été imposé de manière politique plus que raisonnable. dans notre métier, je vous ai dit tout à l’heure qu’on est à la marge. C’est la niche du patrimoine au sens large en France. Moi, je fais partie du GMH, du groupement des entreprises du monument historique. Je fais partie du bureau. On doit avoir 10000 personnes qui travaillent de près ou de loin sur le patrimoine en France. Il y a eu un effet cathédral. En fait, moi j’achète l’entreprise, je vais vous faire un peu ma mon histoire, mais j’achète l’entreprise le 5 janvier 2021. Donc on se rappelle tous ce qui s’est passé en 2020. Je sais ma d’intention d’achat de l’entreprise le 7 mars 2020. Le 17 mars, le pays s’arrête, enfin le monde s’arrête. Et là, je me suis retrouvé à me dire “Mais qu’est-ce que j’ai fait comme bêtise ?” L’ancien dirigeant, le sédant, parce que c’était pas George, c’était il y a eu l’entreprise a eu a connu un autre dirigeant entre-temps me rappelle au mois de septembre, il me dit “Bah qu’est-ce que tu fais ?” Et là, je dis bah je suis parti de toute façon de mon ancien emploi. Enfin voilà, j’étais parti dans ma tête, je pouvais plus refaire un marchadère, mais je me suis dit waouh, là en fait dans quelle galère tu te tu te lances. Mais j’en ai profité, c’est qu’il y a eu l’effet cathédrale et le plan de relance en 2021. Et là, l’entreprise Loubiard qui faisait 900000 € de chiffre d’affaires au maximum, on fait 1100 en 2021, enfin 2021 et on fait 1 million presque 7 5 6 en 2022. Donc, j’en ai largement profité. Cet effet cathédral, cet effet de plan de relance, j’en ai largement profité et ça a été plutôt une opportunité. Tout à l’heure, on parlait d’opportunité. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité-là. Mais fixer 5 ans pour euh reconstruire cette cathédrale, elle a eu deux impacts très néfaste. C’est que euh bah d’abord, vous l’avez vu hein, il y a encore des échafaudages à Notre Dame. Nous, on vient de regagner encore un marché sur des vitre avec les mêmes mètres verriers avec lesquels on avait travaillé initialement. Le chantier de la cathédrale, il a pas fini. Le chantier de la reconstruction pour permettre au clerger et aux visiteurs de venir est terminé. Mais la cathédrale, elle est loin d’être d’être complètement restaurée. Et en fait, en en créant ça, on a créé une bulle ah j’ai envie de dire spéculative. Euh on a eu besoin de beaucoup de monde. Euh les entreprises du GMH se sont vraiment mobilisées pour pouvoir répondre à ce chantier-là, mais il faut savoir qu’il y avait pas que ce chantier-là. On a très peu parlé du musée de la France de la langue française euh à Viller Cotay, par exemple. C’était plusieurs millions de chiffres d’affaires aussi. Donc en fait, on a on a eu un besoin de main d’œuvre très importante, sauf que on arrive au bout et maintenant on parle de budget, on parle de restriction budgétaire et de manière générale en France mais peut-être ailleurs dans le monde euh le patrimoine en souffre en fait parce que on se dit le bâtiment il a 100 ans, 200 ans. Ah s’il attend encore 20 ans, c’est pas très grave. Sauf que les ça se dégrade en fait de de plus en plus vite. Donc en fait, on a eu une bulle d’air. Nous, ça nous a permis de nous développer. Moi je encore une fois je suis très heureux d’avoir pu ce développement je l’imaginais en 7 ou 8 ans, je l’ai gagné en 2 ans. Donc ça fait partie de ça. Donc voilà, mais je pense que c’était pas nécessaire. On l’aurait on aurait poussé cette reconstruction qui était purement la date purement politique à 10 ans. Ça changeait quoi ? Ça changeait quoi fondamentalement ? En organisant comme ça a été fait avec des visites virtuelles, en organisant des loges de compagnons au pied de l’édifice, en organisant enfin on avait 1000 façons justement de de montrer ce chantier là de c’était aussi l’opportunité de montrer nos travaux, d’aller capter des jeunes. Et là en fait, on a on a eu une grosse bulle de de travail. J’ai peur j’ai peur que dans un an on se retrouve à devoir alors nous on est resté à peu près étal le chantier de Notre-Dame il a été important pour nous mais ça a pas été ça a été un fond de roulement on va dire pour parler un peu un peu crument mais on s’est pas on n pas fait que ça donc voilà on a gardé nos clients et cetera, mais il y a des entreprises qui ont mis beaucoup beaucoup de monde dessus qui ont mis beaucoup d’énergie dessus qui ont recruté énormément dans ce cadre là et j’ai peur Quand j’entends les architectes, les architectes en chef des monuments historiques qui ont un peu moins de boulot, ils ont un peu moins d’études maintenant, ça veut dire que nous on va le payer dans un an ou un an et demi. Donc je pense que c’était pas voilà c’est c’est c’était pas forcément nécessaire de le faire aussi court, aussi vite. Surtout de l’annoncer le lendemain de l’incendie alors qu’en fait il y a eu aucune expertise à ce moment-là. Voilà, à part rouler des mécaniques et euh et faire voir ses biceps, je vois pas l’intérêt. Mais ça c’est que personnel pour le coup. Voilà, je sais pas si j’ai euh Catherine Leoir, société d’encouragement. Euh j’ai entendu toutes vos raisons, elles sont effectivement très judices, enfin très très vraies. En même temps, vous avez surfé sur une vague d’émotion et les gens oublient vite. Donc au niveau de je dirais de l’effort de et cetera, c’était peut-être important. Euh ma question c’est euh j’ai entendu qu’il y avait une régulation européenne qui devait arriver sur l’interdiction totale du plomb et que ça risquait de menacer énormément le le travail des vitreux dont notamment la France est quand même certainement la plus grande experte. Est-ce que cette penace est toujours d’actualité ou est-ce qu’elle a été écartée ? Merci. Merci. A priori, la menace est pas complètement écartée, mais en tout cas euh c’est en train de s’assouplir. Donc on devrait pouvoir euh continuer à travailler notamment les maîtres verriers, pouvoir continuer à travailler le plomb tel que c’était effectivement le cas euh euh il y a plus de 200 ans ou 300 ans. Donc a priori pour l’instant on a échappé à l’interdiction totale. Par contre, ce qu’il faut savoir, c’est bon, alors il y a du plomb pour les maîtres verriers mais il y a du plomb dans les anciennes peintures. Donc nous quand on travaille sur des ouvrages métalliques, la plupart du temps comme je le disais tout à l’heure, elles ont plusieurs centaines d’années. Donc elles ont été peintes avec des protections au minimum de plomb. On a une cabine de sablage qui nous permet qui est complètement sécurisée et qui nous permet de d’enlever d’enlever ces peintures au plomb. Voilà, je pense que encore une fois euh c’est les contraintes qui vont nous obliger à nous à nous comment dirais-je à nous perfectionner, à à gagner en expertise dans ce domaineel puisque on vient pas travailler pour pour être malade. Donc voilà, c’est c’est important qu’on protège nos compagnons. Après, faut quand même faire attention. Vous faites un test aux lingettes qui est le test classique pour le plomb, la teneur en plomb. Faites une un test lingettes au carrefour du boulevard Saint-Germavin. Là, c’est blindé. C’est blindé de plomb, je veux dire. Donc à un moment donné euh vous vous êtes à Paris, vous inallez du plomb, vous touchez un mur, une façade, vous touchez du plomb. Donc je pense qu’il faut quand même raison garder. Il faut faire attention à pas être dans la surprotection. Il faut qu’on soit attentif. D’accord. Mais euh mais à un moment donné, il faut faire attention. A priori pour l’instant, on va pouvoir encore continuer à travailler le plomb ce qui serait vraiment une catastrophe dans nos métiers du patrimoine si c’était pas le cas, c’est sûr. Et le risque sanitaire pour les Rivrins, qu’en est-il ? Est-ce qu’il a été complètement écarté pour Notream ? pour les Rins, le risque du plomb qui a brûlé, on en a beaucoup parlé sur le moment et puis plus rien. Alors là, je suis pas au fait de tout ce qui a été fait. Il faut savoir que le plomb si vous ne l’ingérez pas, il y a quasiment pas de risque. Ça veut dire que les principal action à mettre en œuvre, c’est éviter que les gens touchent le plomb en direct, vont fumer une cigarette, mangent quelque chose et en fait ingère au fur et à mesure le plomb. Voilà, le plomb si vous n’êtes plus expos exposé par ces risques là, ça ça signale très peu ou alors il faudrait que vous meiez devant une peinture au plomb et cetera, ça peut arriver ou poncer. Mais mais maintenant on a des systèmes d’aspiration à la source. J’ai envie de dire le risque est quand même est quand même réduit. Il y a une donnée que j’ai pas que j’aurais bien aimé avoir justement pour pour pouvoir débattre mais le nombre de morts de plombé mis en France, j’imagine que c’est très très réduit. Voilà. Par contre effectivement faut faire attention. Nous dans nos métiers c’est des métiers à risque. Donc il faut qu’on préserve la santé de nos nos salariés. Donc on met en place un certain nombre. Typiquement quand on reçoit un ouvrage qu’on va restaurer 95 % du temps, il passe d’abord dans la cabine de sablage pour faire un présablage, d’accord ? Pour éviter justement qu’on restaure en même temps parce qu’on va avoir besoin de chauffer des pièces et cetera, que ces pièces là qui contiennent du plomb, on puisse les toucher, inaller un minimum ou voilà. Donc en règle générale, on fait un pressablage. Voilà. Après pour les Rbrin, honnêtement, j’ai pas de données, je sais pas. Mais je pense pas qu’il y ait plus que de risque que ça. Voilà, le le plomb, c’est un c’est un matériau euh qui est très lourd. Euh quand je disais tout à l’heure, vous vous poncez ou vous tronçonnez parce qu’on a fait des tests hein, on fait des tests ce qu’on appelle des VLEP. En fait, on on met les à nos opérateurs, on met des systèmes de de contrôle de teneur en plomb dans les dans les poussières et les fumées. En règle générale, on est très bassière du plomb, elle retombe quasiment tout de suite. En fait euh elle est très lourde. Donc en fait, même si vous ponce, bah à moins d’avoir le nez sur la poussière, mais autrement ça va assez vite. Mais bon, faut faire attention. Après encore une fois pour les RB, je je peux pas vous dire, je suis désolé, j’ai pas d’information. Une dernière question. En tout cas, un grand merci euh monsieur Christophe Soleil pour votre précieux témoignage et puis euh je vous dis donc à tous aussi un très grand merci pour votre attention et puis euh je vais aussi découvrir un peu plus le savoir-faire de Loubière. Il y a le livre que Christophe a ramené aujourd’hui qu’il aura le plaisir de vous présenter. Et puis je vous dis aussi à cet après-midi pour découvrir toutes les belles expériences en été immersive que vous pouvoir découvrir dans les salons de l’hôtelerie. Ce sera ça commencera à partir de 14h. Merci beaucoup. [Applaudissements]

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