Marale Garabed, masterante à l’Inalco : « Haratch entre 1925 et 1930 : un maillon entre la France et la communauté arménienne, entre histoire, société et anecdotes ».
30e journée d’études arméniennes organisée conjointement par la Section d’études arméniennes de l’Inalco et la Société des Études Arméniennes.
Et donc je vais commencer par donner la parole à Maral Garabed euh qui est qui a fait un master. Alors elle est pas mastérante, elle a achevé son master en fait. Donc elle est titulaire d’un d’un master IMAS donc de ce master international qui a été créé par Anaï Abédian et elle est le elle fait partie de la première promotion de ce master international intégralement suivi en arménien en arménien occidentale de préférence mais pas que mais bon les cours étaient donnés intégralement en arménien. euh online et euh Maral a fait son travail avec enfin impulsé par Mélanie Kellan qui est enseignante au Langzo donc qui est justement la spécialiste enseignante de l’Arménie occidentale avec aussi Anaï bien sûr et elle a été aussi soutenue par Adriné Zinali qui est la une conservatrice donc à la Bulac et qui s’occupe du département arménien et donc il a aussi soutenu mieux orienté vers les collections qui sont de Harch. Et donc elle va présenter son travail sur Harch entre 1925 et 1930. Donc vous voyez déjà voilà Astrig arrive, vous voyez déjà la date 1925 donc ça tombe bien, nous sommes commons le centenaire de la création de ce journal phare de la communauté qui a incarné vraiment la survie des Arméniens en diaspora et notamment en France. Donc qui a recréé tu peux venir qui a contribué à forger un petit peu la la communauté. C’est ce qu’elle va aussi nous présenter mais aussi sur les liens entre Arachéniens et la France. Maral à vous. Merci beaucoup madame la présidente. Bonjour à tous. Juste un instant le temps de trouver la présentation. C’est beau non ? et le logo de Limas aussi. Ah oui oui, j’aurais loupé évidemment ça pour rien au monde le fait de célébrer ce master international d’études arméniennes dont je suis diplômée avec grande fierté et aussi grande émotion d’être devant vous aujourd’hui. Donc merci madame Mouradian de m’avoir présenté. Je suis Maral Garabed et j’ai la chance de dire Pouchou Dian. Donc c’est super et j’ai beaucoup d’émotions. Vous me pardonnerez pour ça mais j’espère vous la transmettre pour approcher à ma manière. ce monument de la presse arménienne qui est hach. Donc à ma manière, mais avec humilité, déjà en resserrant les années d’études 1925-1930, euh pour vous le situer évidemment, c’est les cinq premières années de la création du journal et de sa publication. On est en France et la question que je me suis posée dans cette étude, je suis pas du tout une spécialiste de hach ni de l’histoire. Donc c’est pas mon terrain de jeu mais la question que je me suis posée c’est moi lectrice si j’ouvre les pages du journal Harach, qu’est-ce que Harach me raconte en tant que en tant que lectrice à propos de la France ? Et si Harach le fait, quelle est son intention finalement pour son lecteur ? Mais son lecteur d’il y a 100 ans, cette communauté arménienne qui va voir ce ce journal publié pour la première fois. Donc voilà mon angle d’approche et je me suis demandée quel était ce que Harch offrait à ses lecteurs de la France. Et le titre de ma présentation, c’est ma conclusion. En fait, Harj s’est proposé d’être un maillon contre cette communauté arménienne et la France. Un maillon, euh un facteur euh d’accueil, quelque chose de positif. Alors, allons-y. Je vais vous donner quelques éléments généraux et puis très rapidement rentrer dans le journal au travers de son premier éditorial vraiment pour clarifier les intention et puis petit à petit de le lire. J’espère vous allez lire avec moi pendant ces 5 années pour aller jusqu’à la conclusion et voir si j’ai bien nommé cette présentation. Euh quelques données évidemment donc Harj créé en 1925 sous l’impulsion de son fondateur et rédacteur en chef Chavash Misakan. Premier numéro qui paraît le 2 août à Paris. Euh sur un rythme de trois fois par semaine, mais finalement très rapidement 1er janvier 2027, quotidien premier quotidien de la presse arménienne en France et aussi dans son temps dans la diaspora dans ce rythme-là avec une longévité exceptionnelle. On arrive jusqu’en 2009 avec Har, c’est incroyable euh avec une seule interruption dans son histoire, les 5 années de la Seconde Guerre mondiale. Et puis au décès de son fondateur Chav Misakian, sa fille Harpic Misakian a pris le relais et a maintenu et a assuré la longévité, la pérennité, le succès de ce journal jusqu’en 2009. Harach aujourd’hui c’est 2214 numéros qui sont je le dis ici intégralement disponible et consultable à la Bulac qui sont également numérisés pour tous ceux qui veulent comme moi consulter ce journal et le feuilleter et parcourir la langue de Harach et son propos par l’association Haram. Donc c’est disponible en ligne également. Donc c’est un vrai bonheur et une ressource documentaire précieuse. Haratch en lettre de feu. Vous le voyez, vous le reconnaissez pour ceux qui l’ont déjà vu. Sinon, imaginez-le, il est juste derrière moi et en euh en grand en gras en lettre de feu. C’est Haratch en avant. On est le 2 août 1925. On a un certain nombre de détails sur la publication et cetera, mais ce qui m’importe c’est Yelgourosk. Ygouosk, c’est deux mots. C’est l’éditorial de Chaval Schmisakion. Alors dans cet éditorial, Chaval Schmisakian, il pose quelques constats, mais également il va poser la ligne éditoriale de son de son journal. Qu’est-ce qu’il nous dit ? Il nous dit que la communauté arménienne en France est une communauté récente. C’est intéressant de de s’attarder sur ce récent, cet adjectif là. On le verra tout à l’heure en quoi c’est récent. une communauté récente qui est face à un danger en France, pourtant sur une terre qu’il nomme accueillante. Ce sont ces termes, enfin pardonnez ma traduction, ce sont ces termes, une terre accueillante. Et le danger de cette communauté récente arrivée en France, c’est celui de l’effacement, de la dissolution. Et en fait Shav Misakan dans son éditorial finalement met en garde contre ce danger-là en disant “Mais attention, il y a pas de fatalité, on peut rester éveillé, je vais le citer, pour ne pas se laisser bercer par des illusions et garder fort la singularité de notre peuple.” en fait simplement de se dire sur les trottoirs éblouissants de Paris. Euh je cite là encore euh en fait il y a le danger finalement de trop s’européaniser ou d’oublier finalement qui qui sont ces Arméniens. Et donc quelque part il mett en garde contre ça et donc donne l’objectif du journal en disant euh nous proposons de donner souffle à la population, la communauté arménienne arrivée en France afin qu’elle garde espoir, qu’elle reprenne ses forces, afin qu’elle garde espoir dans l’esprit jusqu’à ce que nous puissions, je cite regagner notre patrie. Donc il y a vraiment aussi cette impulsion de se reconstruire mais pas de se reconstruire dans un ailleur et durablement à ce moment-là c’est se reconstruire pour rebâtir le projet pour repartir pour pour retourner dans la patrie. Bien sûr comment les Arméniens doivent se reconstituer physiquement. C’est c’est à main fois euh indiqué dans le le journal le fait de se reconstruire physiquement mais aussi économiquement de faire communauté de garder fort l’esprit de communauté ou de le cultiver de garder fort la langue qui est le seul héritage que les Arméniens ont embarqué avec eux en arrivant en France Paou à ce moment-là 1925 c’est le constat et bien sûr porter les efforts sur l’éducation les arts enfin voilà cultiver ce qui est à cultiver bien sûr pour garder la singularité des Arméniens. Euh là-dessus, bien sûr, Har est un journal, il propose de restituer l’image de la vie locale, donc en France, mais pas seulement, c’est pas satisfaisant ça, de donner des Armes, de de donner des nouvelles des Arméniens partout où les Arméniens sont, la communauté, la diaspora en France, en Arménie, en Union soviétique, en Turquie, peu importe, de donner des nouvelles de la communauté mais également des nouvelles du monde. C’est-à-dire comment est-ce que le monde bouge certainement pour comprendre comment les Arméniens sont situés dans ce monde là, quels sont les enjeux. J’ai envie de conclure en vous disant la toute dernière ligne de l’éditorial. Encore une fois pour moi, c’est chargé d’émotion 100 ans après de vous la lire. Rord in crossy. Oui, il est mieux de laisser le travail parler de lui-même 100 ans après. Quelle réussite ! Quelle réussite ! Quel succès ! Donc c’est c’est visionnaire mais c’est un travail acharné. Alors, mon propos n’est pas là de faire la réclame de du journal, mais de rentrer maintenant dans mon sujet. Donc, au travers des pages du journal, toujours le premier numéro d’ailleurs, on peut lire une interview de Harach qui est allé se présenter à la police de Paris pour interviewer le directeur des services des étrangers et lui demander quelques informations praticopratiques mais pas que sur la nation, enfin sur les papiers d’identité. Oui, quand on est en France euh en 1925, la loi vient de changer il y a à peine un mois, en juillet et euh elle indique qu’il faut avoir des papiers d’identité pour résider plus de 2 mois en France et les papiers seront renouvelés tous les 2 ans. OK, comment faut-il faire ? Alors, Har nous donne par le biais du préfet, enfin pas le préfet mais de la police de Paris les modalités, combien il en coûte selon qu’on soit étudiant, profession intellectuel ou artisan et finit par interroger le directeur sur finalement quelle est la position du gouvernement de la France à propos de la nationalité arménienne. Tiens, c’est intéressant la position du gouvernement de la France. Donc c’est bien c’est bien la France qu’on interroge finalement sur sa position. Et là, le directeur répond euh du fait de la ratification du traité de Lausanne en 1923, l’Union Soviétique est reconnu. Par conséquent, l’administration française ne peut pas reconnaître de nationalité française à cette communauté qui arrive en France quand elle lui délivre des papiers. Arménien français euh, j’ai dit quoi ? française. Ah bah oui, une nationalité arménienne. Mais c’est pour vérifier que j’avais mon audience avec moi. Merci beaucoup. Euh excusez-moi. Et donc quelque part la l’administration française peut pas délivrer de nationalité arménienne évidemment parce que c’est désormais impossible. Par conséquent, les ressortissants pourraient être de nationalité turque ou de nationalité russe. Néanmoins, on sait aussi dans les dans ce dans ce dans ce journal, on peut lire dans cet article, pardon, que la Turquie finalement ces ressortissants arméniens qui quittent la Turquie ne délivrent pas de papier et surtout les les réfugiés, enfin ceux qui quittent la Turquie finalement ne sont pas reconnus ensuite s’ils devaient revenir au pays comme des ressortissants du 10 pays. Donc finalement, ces Arméniens se retrouvent sans être connus par le pays qui viennent de quitter et donc sans nationalité aucune en arrivant en arrivant en France. Par conséquent, la France, toujours du par les mots du de la police de Paris indique que ces Arméniens seront placés sous la protection de la Société des nations et se verront remettre un passeport nsen qu’on remet aux apatrides, c’est-à-dire ceux qui n’ont plus de patrie. C’est tout à fait le cas des Arméniens en 1925. Donc là, Har dans son premier éditorial resitue tout le contexte allé euh administratif mais aussi euh de patrie et de perte de patrie ou de nationalité euh ou d’arrivée en France en tant que réfugié dès le premier numéro et par la voix d’une interview un peu formelle quand même. La police de Paris, excusez-moi. Alors en 1925, Chavash Schmisan disait “La communauté est assez récente. Samuel, toujours en 1925, toujours dans le premier numéro, très riche en information mais qui arrive à capter son lecteur, dit voilà nous il y avait 4000 arméniens en France en 1921, 4000 4 ans plus tard 1925 400 dans le même journal, on lit les statistiques de l’évêque Grégoris Balaquian à propos de la population arménienne en Europe. On recoupe plus ou moins ses chiffres mais enfin les recensements sont pas précis à ce moment-là. Donc Har entreprendra pendant les années qui suivent sans relâche des appels au recensement pour dire combien de personnes, dans quelle communauté, une église ou pas, une école et cetera, les enfants, les orphelins. Voilà le travail que lance Hatch à ce moment-là. Et Herand Samuel pour le pour le citer aussi dit à partir du moment où nous sommes 40000 en France, nous sommes une communauté certes récente qui devons nous structurer pour reprendre aussi les mots de Chaval Schmisak mais aussi ce nombre par rapport à l’Europe nous oblige. Donc quelque part nous avons une une responsabilité et cette fois-ci il ne s’adresse pas au journal, il s’adresse au lecteur du journal en disant “Nous avons une responsabilité qui nous engage par rapport aux autres Arméniens dispersés en Europe.” En 1926, pour information, il y avait parmi les réfugiés en France 72 % d’Arméniens. C’est un c’est le flot de cette époque-là. Har Samuel, toujours lui en 1925 offre une série d’articles. J’ai la Je suis bien triste de pas vous pouvoir vous livrer tout ce qui est comme information dans ces articles là intitulé les Arméniens en France. et son intention qui est tout à fait au cœur de mon sujet, c’est je cite, de montrer à nos lecteurs comment nos ancêtres sont venus dans ce pays accueillant et s’y sont installés. Là, on est complètement en train de parler de la France et des Arméniens en France. Mais alors, qu’est-ce qu’on y trouve ? Par exemple, vous saviez-vous que dans l’ambassade de l’empereur Charleman, il y avait des catholiques arméniens envoyés par le prince Harun El Rashid dès le 9e siècle. Ensuite, au 10e siècle, il y avait un arménien, moine arménien qui est venu s’installer dans le Loiret. Saviez-vous que l’église actuelle d’aujourd’hui s’est affiché horriblement ? Je suis vraiment désolée pour cet affichage là. On va survivre à ça, hein. Vous m’écouterez. Euh, savez-vous que dans l’église actuelle de Pitivier qui a deux cotitulaires, Saint-Salomon et Saint-Grégoire, c’est Saint-Grégoire l’arménien. Saint-Grégoire l’arrménien, saint Grégoris de Nicopolis. Donc quelque part, la rein Samuel nous donne à voir que les Arméniens étaient là bien avant le ce début du 20e siècle. Euh également en Invignon, le pape, c’est pas personne, le pape Clément I recevait l’historiane et le moine Hum qui lui remet un livre d’histoire et de géographie de l’Asie. Je vous montre ici euh un extrait de la du manuscrit que l’on peut trouver à la bibliothèque nationale de France. Euh en fait la flore des histoires d’Orient euh enfin quelque part c’est un Arménien qui a ce crédit là pour aller se présenter face au enfin vis-à-vis du pape Clément 5 et d’autres exemples encore comme ça. Euh également on a une série d’articles, on a 2 et demi allés sur le commerce français et les marchands arméniens. Alors, une culture des marchands arméniens qui dépasse évidemment la France. Mais là, typiquement, on nous donne à voir que l’histoire a commencé, les transactions ont commencé dès le Moyen-Âge. Dès le Moyen-Âge, on avait des relation entre la France et le royaume arménien de Silici. On peut trouver dans les archives des villes françaises de Narbonnim, Montpellier ou Marseille la l’établissement, pas le passage, l’établissement de marchands arméniens au 12e siècle. On peut trouver réciproquement parce que c’est bien une relation dans les deux sens les édits des rois arméniens Ouchine et ensuite son successeur Léon 4 qui autorise l’import d’objets français vers la vers le royaume d’Arménie. Donc c’est bien une relation réciproque hein dont il est question. Euh il y a eu des entreprises évidemment pour favoriser l’installation des commerçants arméniens pour leur talent et aussi pour leur voix vers l’Asie typiquement en Flandre pour doper cette régionlà. Et quand je dis dopé cette région-là, le le climax, pardonnez-moi, le mauvais mot et euh enfin le mauvais mot en langue française, mais le le la pogé, merci beaucoup. Euh la POG euh elle est connue sous les réformes de Colbert qui veut redresser les finances de la France et qui se dit il va falloir d’une doper le commerce de l’import export troisièmement avoir des manufactures et donc il faut vendre des produits manufacturés et pour cela, il nous faut des marchands qui ramènent des matières premières les Arméniens. Euh il nous faut des gens qui achètent et évidemment faut que tout ça tourne. Alors, les Arméniens ont connu des grands succès sur cette période là, mais aussi ont fait, je vais dire comme ça, quelques jalousies où générer des tensions. D’un côté, les rois, donc Louis X, Louis XIV, ont favorisé leur établissement par des ordonnances, des édits. De l’autre, localement, Marseille, Lyon vont vont enfin tous ceux qui se trouvent sur cette route de la de la soie vont vont dire “Oui, mais en fait, il y a une concurrence avec nos nos commerçants. Donc, quelque part, il faut quand même réguler ce que les Arméniens font.” Mais qu’est-ce qu’ils font ces Arméniens ? En fait, ils viennent avec des matières premières. C’est exactement ce qu’on attendait d’eux. Ça fait tourner les manufactures parce qu’en fait, on peut amener le coton pour pouvoir tisser. Bon, très bien. Mais en fait, ils repartent pas avec le produit fabriqué, ils repartent avec de l’or et de l’argent. La fuite des capitaux, on dirait aujourd’hui. Et donc quelque part, ça c’est pas de nature à favoriser le commerce tel qu’on l’entend. On fabrique pour vendre. Et donc ces Arméniens, ils repartent pas avec la matière. Donc c’est ça qui a créé des jalousies. Et donc ça a duré pendant presque un siècle cette histoire-là avec l’impulsion des de Colbert, l’impulsion également du cardinal de Richelieu qui par ailleurs pour capter les les Arméniens et les détournés de la belle ville d’Amsterdam et du commerce florissant en Hollande a dit “Si vous voulez que les Arméniens s’installent en France, il leur faut une imprimerie.” Et voilà comment l’histoire comment arrivera, mais j’ai pas le temps de vous la détailler là, l’histoire de l’établissement de la première imprimerie arménienne à Marseille sous l’impulsion de Colbert de pardon du cardinal de Richelieu. Autre thématique, on quitte R Samuel, on passe en 1929. La journaliste française Séverine, militante, féministe, femme engagée, femme de lettrre, journaliste, décède. Har lui consacre deux numéros. On apprend, on y voit la biographie certes, on y voit l’admiration. C’est une femme libre de la presse française. C’est une femme engagée qui a toujours pris la plume et la parole pour défendre la les opprimés, les discriminés, les minorités, ce qu’on pas de voix et parmi parmi parmi tous ces gens-là finalement les Arméniens. Elle a travaillé au côté de Jean Jorè, elle a pris la plume au côté d’Achak Chobaganian, elle s’est impliquée mais elle n’a pas fait que ça. Son son combat ou sa parole, elle n’est pas portée sur les Arméniens, elle est portée sur les discriminés. Et donc en fait, on a évidemment son portrait à elle, une femme inspirante qui nous est donnée par Hatch, mais également des références à l’histoire de France au travers de ces grands moments pendant lequels le peuple s’est rassemblé, s’est connecté, la révolution française, la 3e révolution, la commune de Paris, mais également les femmes qui ont précédé au destin de la France. quand même en 1929, on a un article qui nous met en valeur des femmes engagées. Hatch, c’est c’est quand même incroyable que Harch a envie de livrer ça. Et donc, on est en 2025, je vous le dis encore, en croyant pas. C’est c’est moderne, c’est précurseur. Et donc, on a Louise Michel, la figure emblématique de la de la commune de Paris. Charlotte Cordet qui a assassiné Mara et qui précédera la révolution, cet assassinat là euh en France hein, on parle de France ou Jean Dark encore qui a repoussé les Anglais à Orléan et qui a connu le destin qu’on qu’on lui sait. Bref, Harse au travers d’un hommage des figures finalement euh bah inspirantes à la défense de la voix des minorités, des opprimés et aussi au moment de révolte. Enfin pour la pour ce que Har me donna à voir, le dernier exemple que j’ai choisi, c’est toute une série d’articles sur des grèves. Alors ça ça m’a interpellé parce que quand même entre 1925 et 1930, OK, il y a le craque boursier en 1929, mais enfin les greffes c’est quand même c’est je m’attendais pas à trouver cette actualité autant remise en avant dans le journal. Mais finalement les grèves, c’est euh c’est finalement la voix des travailleurs, la voix des ouvriers, leur revendication. C’est important pour Haratch de dire que en France, il y a une parole qui peut-être écoutée et qui peut se manifester dans l’espace public. Finalement, c’est ça qu’on attrape et c’est ça que Hajat finalement offre à son lecteur en disant “En France, on peut s’exprimer.” Également, une autre forme de greffe, c’est les greffes pour protester contre les interventions militaires de la France. euh pour euh finalement calmer, freiner les mouvements inter indépendantistes au Maroc. Oui, le Maroc enfin les Marocains étaient placés sous protectorat français à ce moment-là. Donc là quelque part, Har nous donne un exemple dans un pays différent mais d’un peuple qui demande à avoir son indépendance sur cette terre et en disant ben voilà euh il y a des ouvriers français qui se sont mobilisés pour des gens qui ne sont pas des Français dans un autre pays pour dire concrètement on n’est pas d’accord avec ce qui se passe. Alors j’en viens à ma conclusion. Harach, finalement, moi je le je le vois, j’espère vous avoir restitué ça comme un vecteur en entre 1925 et 1930 dans ces cinq premières années de publication, un vecteur d’attachement à cette communauté arménienne qui vient d’arriver, qui sait pas vraiment où elle est, en lui disant “Bah finalement, ici c’est une terre accueillante.” Vous avez peut-être quitté une terre hostile, mais vous arrivez sur une terre accueillante. Vous arrivez sur une terre où vous avez une histoire en commun, vos ancêtres sont déjà passés par là et était reconnu, je vous ai dit, un empereur, un pape, un roi, ministre d’État, un cardinal, enfin quand même reconnu. Vous êtes aussi dans un pays où il y a une culture avec des héros, des Français et des françaises inspirantes qui peuvent être des figures pour nous aussi pour se reconstruire mais également regarder et prendre et emprunter. Et enfin, vous avez une culture de la défense des opprimés, de la défense des travailleurs, de la défense de ceux qui peuvent pas s’exprimer tout à fait dans un espace public en sérénité. Voilà, c’est mon propos. J’espère vous avoir convaincu que Harach, c’est bien un maillon dans ces années-là entre la France et sa communauté arménienne. Alors, bien sûr, j’ai j’avais préparé des références bibliographiques. Mon but n’est pas de vous les lister, mais simplement de vous dire qu’à la Bulac, on trouve énormément d’informations relatives à Harach. Je vous l’ai dit, on peut lire Harach en vrai, toucher Harch, c’est précieux. Euh on peut également avoir toute une collection de ressources documentaires. Euh je vous ai parlé de l’association Aram de la Numérisation. Je vous montre ici quelques autres références et évidemment je vous remercie pour votre attention. Shonora Galun Chatan Hammar. Merci, merci beaucoup pour cette lecture enthousiaste sur lesquelles bon je pas enfin je vais faire une petite transition avec l’exposé d’Astrig qui porte un petit peu sur la la même période d’une certaine façon. Euh juste pour vous dire qu’on posera peut-être les questions tout à l’heure après les les deux exposés. Je voulais juste peut-être bon rappeler que Arat ça veut dire donc en avant et ça reprend le titre d’un journal social-démocrate allemand for il y a eu déjà un ratch dans l’empire ottoman avant paraî donc donc il y a aussi toute cette dimension socialiste en fait donc vous savez c’est c’est Chav Misaki on était au parti d’Achna qui était le journal n’est pas un organe mais c’est quand même ça reflète aussi cette dimension socialiste de l’époque. Il y a quelque chose qui m’a aussi quand je vous ai écouté ma grand-mère qui l’a reçu enfin on est abonné depuis les origines. Mon grand-parent mon grand-père connaissait très bien la les gens. Elle elle ouvrait tous les jours à Ratch et elle en se posant rituellement la question voyons s’il y a une bonne nouvelle si le pays est libéré et si on va pouvoir retourner chez nous. C’est-à-dire les cours de ce premier éditorial en fait effectivement était très vivant chez les personnes âgées. Donc c’était et ça se limite pas non plus au nombre d’abonnements parce que vous az pas évoqué ces ces dimensions là mais c’était lu par plusieurs personnes. Enfin c’était soit familial soit ça se passait. Et moi, je me souviens d’une époque à Paris dans les années 60-70 où les marchands de journaux euh les kiosquier ou les bureaux de tabac de des quartiers arméniens vendaient à Ratch, c’est-à-dire c’était pas seulement sur abonnement, il y avait aussi enfin je veux dire le journal était se vendait chez les dans les kiosques de du 2e arrondissement enfin du sentier du 9e arrondissement là où il y avait une commuto arménienne. ce que vous avez un petit peu enfin vous avez pas connu et donc alors après sur le discours enfin on pourra revenir après dans les questions mais ça reprend aussi beaucoup de topoil de voilà les Arménies en France et des liens entre éternel d’amitié entre la France et l’Arménie qu’on entend à tous les discours officiels depuis effectivement même Charleman mais enfin surtout les la silicie les lusignants dadada enfin voilà donc c’est aussi ça reprend aussi un récit national et français et un récit enfin un peu classique de ces ces relations qui s