Table ronde de l’UniverShifté 2025

avec

Elodie Galko (Directrice générale de l’agence de l’eau Adour-Garonne)

Gregory Vallée (Directeur général, Régie des Eaux de Montpellier)

Marie-Laure Vercambre (Directrice générale du Partenariat Français pour l’Eau)

Boris Igonet (Viticulteur, cofondateur de l’association Cerbère Cactus)

Eric Servat (Directeur, Chaire Unesco ICIREWARD)

modératrice

Clémence Vorreux (Coordinatrice Agriculture et Alimentation, The Shift Project),

captée à Montpellier le 7 juin 2025

00:00 introduction
04:03 L’état des lieux
32:10 Quelles réponse peut-on apporter ?
58:35 Comment coordonner la gestion de ces problématiques ?

DISCLAIMER : les points de vue ou opinions, notamment politiques, exprimés par les invités lors de cette conférence sont uniquement ceux des invités et ne représentent pas nécessairement ceux des Shifters.

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[Musique] merci à toutes et tous de prendre le 
temps de participer à cet universé de participer à cette table ronde sur la ressource en eau 
merci à nos intervenants et intervenantes de   nous rejoindre ce samedi pour pour échanger sur 
cette thématique très cruciale peut-être à main lever pour savoir un peu où on en est quelle 
est la proportion d’entre vous qui a assisté   à la table ronde d’ouverture ok bon c’est pas 
le cas de tous nos intervenants intervenantes mais quelques-uns d’entre vous du coup auront une 
petite idée des des quelques enjeux liés à l’eau   dont vous avez pu entendre parler dès ce matin 
euh de toute façon on a beaucoup de terrain à couvrir donc ça nous évitera peut-être de trop 
répéter certaines choses et on pourra peut-être   un peu plus compléter mais mais voilà c’est super 
donc on est on est effectivement en Occitanie la question de l’eau est absolument essentielle quand 
on parle de transition écologique et d’adaptation au changement climatique donc c’est un enjeu 
vital c’est un enjeu actuel puisqu’on voit qu’il   y a déjà beaucoup ce sujet est déjà très présent 
dans l’actualité c’est un enjeu qui est transverse transversal par essence qui touche à toutes 
les activités ou presque depuis l’agriculture jusqu’aux consommations courantes en passant par 
l’industrie ou encore la préservation des forêts ou au contraire leur mortalité c’est un enjeu 
qui est à la fois quantitatif d’avoir à la fois   trop d’eau ce qui est un sujet dans cette région 
mais aussi trop peu d’eau à d’autres moments et pour certains usages c’est un enjeu qui est aussi 
qualitatif avec des questions liées à la qualité   de l’eau disponible qui soulève beaucoup de sujets 
l’oxitanie donc est particulièrement touché par par cette question ce qui est ce qui est aussi 
l’idée de de d’en donner d’en faire une table   ronde dédiée au shift chez les Shifters c’est pas 
une thématique qu’on a traité particulièrement notamment parce que ces dernières années et depuis 
qu’on existe on a beaucoup accès nos travaux sur   l’atténuation au changement climatique et un petit 
peu moins l’adaptation donc c’est un petit peu une carence aussi dans nos travaux qu’on reconnaît 
volontiers et donc on est très content de pouvoir   l’explorer et commencer à l’explorer on en a un 
tout petit peu parlé dans les travaux que j’ai eu l’honneur de coordonner et publié l’an dernier 
euh sur les sujets agricoles dont évidemment c’est très difficile de ne pas du tout parler d’eau et 
plus récemment on a commencé à travailler le sujet dans le cadre de nos travaux sur la la résilience 
des territoires et la question de la planification   écologique dans les territoire dans le cadre 
d’un projet Atlas qui explore les vulnérabilités des territoires et les interdépendances entre 
territoires sur les questions des ressources   et notamment la question de l’eau donc c’est 
un projet qui vient de publier son rapport intermédiaire dont un chapitre est vraiment 
focalisé sur les questions de l’eau ces travaux   sont là en cours de relecture et disponibles 
sur notre site internet donc si vous êtes des professionnels ou des acteurs concernés par ces 
sujets euh voilà j’en profite pour dire qu’on est   très preneur de relecture et de contribution 
sur sur ces sujets euh voilà et donc ravi de pouvoir creuser la question aujourd’hui euh avec 
nos intervenants et intervenantes donc on a Éric Serva qui est directeur du centre international 
de l’UNESCO sur l’eau et donc lé à l’université   de Montpellier grégory Valallet qui est directeur 
de la régie des eaux de Montpellier Méditerranée métropole euh Elodie Galco qui est directrice 
générale de l’agence de l’eau Adourgaron euh et euh du coup Marie- Leore Vercambre que vous avez 
déjà eu l’occasion de de l’entendre parler à la table ronde précédente euh qui euh euh qui est 
directrice générale du partenariat français pour l’eau euh avec aussi la participation de Boris 
Igonet donc qui est viticulteur et fondateur de   l’association Serbert Cactus qui pourra parler 
de ces problématiques concrètes euh voilà très au questions liées à l’eau entre autres Voilà 
donc je vous propose de de d’axer la discussion en trois parties une première qui va viser à 
vraiment poser le constat l’état des lieux des   enjeux avec nos nos intervenants une autre plus 
pour aborder les pistes de réponses qu’on peut apporter à ces questions-là et ensuite discuter un 
peu plus autour de comment est-ce qu’on organise   comment est-ce qu’on on coordonne finalement 
le le la gestion de de ces problématiques euh donc pour démarrer si vous le voulez bien 
je vais passer la parole donc à Éric Serva   est-ce que vous accepteriez de nous dire un peu 
brièvement euh quelles sont les conséquences de l’évolution du climat et de l’hydrologie 
en Occitanie quelles sont globalement les   tendances les impacts attendus en quantité 
en qualité sur les nappes les cours d’eau les équilibres hydrologiques en général à la fois 
ce qu’on constate aujourd’hui et ce qu’on doit   anticiper et quels sont les risques associés à 
ces problématiques sujet large en en quelques minutes oui effectivement parce que là on peut 
partir pour 2 heures là si vous voulez sur pour   répondre à cette question là mais non peut-être 
tout simplement pour planter globalement le décor donc en fait devant nous on a effectivement des 
modifications par rapport à ce qu’on connaît par rapport à ce qu’on connaît depuis des décennies 
et qui correspond au climat méditerranéen tel que probablement un certain nombre d’entre nous nous 
l’avons appris à l’école primaire déjà quand on   nous expliquait comment comment venaient les 
pluies et et et comment comment était le le cycle de l’eau en fait ce qui va théoriquement 
se passer dans notre dans notre région c’est   qu’effectivement la question majeure ça va être la 
recharge de nos acifères c’est ça le vrai problème que qu’on va avoir devant nous si on regarde un 
petit peu les projections qui sont faites on se rend compte de et notamment je fais référence 
là à des travaux qui ont été publiés l’année dernière qui ont été coordonnés par Eric Soket 
qui était un directeur de recherche de l’INRAE ces travaux ça s’appelle c’est le programme 
Explore 2 euh et donc il montre un certain nombre de choses mais sans avoir finalement la 
capacité à avoir des avis extrêmement tranchés et il y a une prudence donc il ne faut jamais se 
départir quand on fait de la science il faut avoir cette modestie de considérer que on peut mettre 
en avant un certain nombre de scénarios mais qu’il   est compliqué de donner des valeurs qui soient 
des valeurs précise donc si on veut définir un cadre effectivement on se rend compte de certaines 
choses les choses sont pas les mêmes par exemple sur tout l’ensemble de la France on va voir des 
évolutions différentes dans le nord-est de la   France et en région Occitanie et en particulier 
sur l’ancien l’ancienne région Langdoc Rousillon on va avoir très probablement effectivement des 
des périodes des périodes hivernales dans lesquel finalement il y a une tendance qui est très 
incertaine en ce qui concerne le niveau de de   précipitation il y a pas forcément des écarts 
qui sont des écarts énormes par rapport à ce qu’on observe aujourd’hui en revanche par exemple 
sur les précipitations automonnales on va avoir des modes de précipitation qui seront un petit 
peu différents c’est-à-dire que compte tenu en   particulier de la température de la Méditerranée 
compte tenu de la température de l’atmosphère on risque d’avoir des événements qui seront pas 
forcément plus nombreux mais beaucoup plus   violents et et on sait que les précipitations qui 
tombent lors de ces événements violents c’est ce que ici on appelle les événements méditerranéens 
ou les événement sol selon l’endroit oùù où il où il où ils ont lieu en général les les intensités 
sont telles que il y a beaucoup d’eau perdu ça ruisselle en plus ça ruisselle sur des sols 
secs des sols qui seront encore plus secs puisque   les périodes estivales vont être plus sèches 
et plus longues donc les sols seront totalement desséchés donc ils sont imperméabilisés d’une 
certaine manière et ce qui fait que il va y avoir   des précipitations importantes mais avec une très 
faible capacité utile je dirais euh donc c’est en en ce qui concerne les précipitations les pardon 
les précipitations hivernales c’est plutôt ça et euh l’autre problème et qui est sans doute le 
problème majeur et donc aujourd’hui moi je sais   j’ai beaucoup de collègues qui sont des vraiment 
des hydroclimatologues et qui considèrent que c’est le problème numéro 1 bien avant finalement 
la gestion de ces événements extrêmes avec des précipitations qui peuvent être très violentes 
c’est les périodes de sécheresse et on va avoir   effectivement des périodes estivales qui vont 
être des des périodes de de très forte sécheresse et qui vont durer beaucoup plus longtemps avec 
des nombres de jours avec des températures très   élevées beaucoup plus importants que ce qu’on a 
pu connaître jusqu’à présent et ça ça entraîne donc une une accélération du du cycle de l’eau ça 
entraîne une augmentation de l’évaporranspiration donc ça vient dessécher les sols ça contribue 
donc à les imperméabiliser sur le long terme euh et puis donc ça veut dire que pendant des périodes 
de plus en plus longues au moment où précisément   on a besoin d’eau on va se trouver avec des 
précipitations extrêmement faibles voire voire nulah certaines périodes et donc avoir à gérer 
une ressource dans des conditions difficiles alors que et vous faisiez tout à l’heure référence à la 
formidable transversalité de la question de l’eau   alors que précisément par exemple dans notre 
région l’activité touristique est absolument essentielle aujourd’hui à l’économie de la région 
et elle est évidemment alors pas uniquement mais évidemment très importante au moment de cette 
période estivale et c’est là où on aura le plus de difficultés merci beaucoup pour cette ce 
beau panorama de de des enjeux qui se posent pour la région avec une dimension très concrète et 
territoriale boris est-ce que vous pouvez un petit peu vous nous parler de ce que vous vous constatez 
sur votre exploitation qui est donc à Serbert donc   Pyréné Oriental donc pas ici mais pas si loin et 
avec des problématiques assez semblables en terme de pluviométrie d’accès à l’eau et des enjeux que 
ça pose pour vous euh quelles conséquences ça a   sur votre activité peut-être vos pratiques et 
quel comment est-ce que vous envisagez l’avenir avec euh avec ces sujets qui se posent ben je vais 
rejoindre ce que dit monsieur Serv c’est qu’on a des soucis euh au niveau de l’agriculture avec euh 
euh des grosses périodes de sécheresse et puis des épisodes méditerranéens de plus en plus violents 
et espacés donc les sols ne se rechargent pas ce que on met en place c’est on essaie de 
diversifier les cultures avec on avait créé l’association Serber Cactus serber Cactus c’était 
une association qui voulait développer la culture du figuet de barbarie on a eu quelques soucis de 
cochenill ce qui a mis à mal tout ça mais c’est Serber Cactus mais on s’arrête pas sur les cactus 
on essaye aussi d’autres cultures le pistachier la caroube et en fait on essaie de de remettre de 
la vie dans le sol parce que c’est on est sur des sols très pent très cailloueux très drainant et 
donc avec ce que nous a expliqué monsieur Servant on comprend que les plantes ne peuvent pas vivre 
sans eau donc on on essaie de trouver des plantes qui sont de plus en plus résilientes ce que on 
a constaté sur le terrain aussi c’est que par exemple en 2023 on a eu un incendie la commune 
fait 800 hectares 1000 hectares à Serber on a eu un incendie qui a ravagé 800 hectares donc 
ça fait 80 % de la commune qui a été brûlée on s’est retrouvé sur un sol lunaire et on on on a 
du mal on a tout l’ mususc brûl sur les cailloux et on a du mal à trouver des cultures qui qui 
qui résistent le carbier résiste au feu donc on cherche des espèces méditerranéennes qui sont 
vraiment adaptées on en est au stade expérimental on va dire parce que tout ce qui se faisait 
avant ne fonctionne quasiment plus les oliviers ne produisent plus alors moi je suis dans une 
situation un peu particulière c’est que on est sur un cap à Serbert et c’est extrême donc ce qui 
se passe à Serber euh arrive à Perpignan quelques temps après ensuite à Montpellier et donc euh 
c’est un peu on est euh en première ligne quoi eth enfin voilà et en l’année du feu il était 
tombé 280 mm sur l’année donc 280 mm pour vous donner un ordre d’idée c’est ce qui tombe dans le 
désert du Sahël euh l’an dernier donc 2024 il est tombé 600 mm 600 mm c’est ce qu’il faut pour faire 
une forêt tempérée voilà on a des écarts énormes et les plantes ne tolère pas ces écarts et et on 
a beaucoup de dépérissement voilà aussi bien en agriculture que dans les forêts sauvages et euh et 
vous parlez beaucoup avec le on finalement du coup c’est au sein de l’association globalement est-ce 
que vous avez un peu conscience de de comment   se pose la le en à quel point est-ce que la la 
l’appréciation du sujet est partagée peut-être au sein de la commune et des des agriculteurs de la 
région alors quand quand je dis on je parle nous c’est le cru Serbert euh le cru pardon je un peu 
chauvin c’est le cru Coli Buls on fait du coliure et du Buls quand je dis on en fait c’est toute 
la la côte c’est la côte vermeille c’est là où   on produit on a tous les mêmes problématiques 
bien que on constate euh des variations de de climat et de pluviométrie entre Serber et Coliour 
c’est complètement différ les les rendements en en raisin par exemple moi je suis viticulteur 
ne sont pas du tout les mêmes entre serber   et colure il y a des grosses différences 
quoi ouais on retombe sur une des grosses difficultés de l’agriculture et de beaucoup de 
choses liées à la biomasse qui est le côté très   localisé euh de des problématiques la manière 
dont elle se pose merci beaucoup Elodie Galco en tant que opérateur public de ces sujets-là 
euh bah globalement quelle est votre lecture des des de des mutations de la ressource sur le 
territoire en terme de gestion de l’eau potable et des réseaux est-ce qu’il y a déjà des des euh 
des signaux d’alerte que vous voyez qui sont les les plus critiques dans le bassin est-ce que vous 
vous quel quel conflit tension vous anticipez sur les différents usages et la manière de les 
gérer la ressource en eau ok ça fait Bonjour à tous ça fait beaucoup de questions euh alors 
première chose moi je vais pas vous parler de l’Occitanie parce que la goutte d’eau ne connaît 
pas les frontières administratives régionales la goutte d’eau elle connaît les frontières du bassin 
versant et donc on est organisé en France euh sur cette logique-là et donc l’agence que je dirige 
couvre trois bassins versants le bassin versant   de la Charante celui de la Garonne et celui de 
la Dour euh donc c’est sur ce territoire là que je vais tirer mes exemples euh donc on a on a 
travaillé il y a quelques années au sein de de l’agence mais on s’est aussi appuyé sur les études 
explore 2 qui ont été décrites par Eric Servément pour essayer de quantifier ce qui va nous arriver 
ce qui est intéressant dans Explore 2 notamment c’est que autant il y a beaucoup d’incertitude 
sur beaucoup de régions autant tous les modèle   converge sur le sud-ouest pour dire qu’on va avoir 
un vrai problème avec l’eau et quand on prend ces modèles et quand on en prend d’autres et quand 
on on essaie de traduire ça en des chiffres qui parlent on tombe sur un chiffre de l’ordre de 1,2 
milliards de mètres c qui vont manquer à horizon 2050 si on ne fait rien c’est-à-dire qu’il faut 
comparer ça à ce qu’on prélève aujourd’hui sur   ce bassin c’est 2 milliards donc c’est plus d’un 
L sur de qui ne seront pas disponibles si on ne fait rien donc ça c’est très c’est très concret et 
et ça montre un peu l’ampleur de la de la marche parce qu’évidemment personne ne sait faire voilà 
ce qu’il faut ce qu’il faut aussi comprendre c’est que ce changement climatique il va nous perturber 
aussi les fonctionnements qui sont organisés aujourd’hui pour amener de l’eau sur l’ensemble 
du territoire on le sait pas toujours mais dans le dans le sud-ouest c’est particulièrement 
le cas les rivières sont soutenues à l’étiage c’est-à-dire queon a des grandes réserves dans 
les dans les massifs montagneux qui stockent l’eau quand elle tombe abondamment l’hiver et qui 
la relâche l’été pour qu’il reste de l’eau dans la Garonne pour qu’il reste de l’eau dans dans nombre 
de rivières du territoire euh et ce stockage de l’eau il peut aussi être remis en cause par les 
conséquences du changement climatique et donc ça veut dire que concrètement euh augmentation 
des températures et réduction forte des débits sur des euh des rivières des masses d’eau qui 
potentiellement euh alimentent en eau potable euh des villes comme Toulouse euh ou je prends 
l’exemple de la ville d’Och dans le Gers euh aujourd’hui si on avait pas un canal qui avait été 
construit par Napoléon 3 euh pour récupérer l’eau de la Neste on aurait pas d’eau potable à Hoche 
voilà euh donc tout ça peut être potentiellement remis en cause par les conséquences du changement 
climatique euh donc dans les éléments d’alerte euh bah très concrètement 2022 hein 2022 c’est une 
excellente illustration de ce qui peut se passer et ça ne s’est passé qu’une année c’est-à-dire 
que quand on a du stockage bah on peut le vider très fort en espérant que l’année prochaine il 
enf l’année suivante il se reremplira si on si on subit plusieurs années consécutivement de 2022 
ça va renforcer les problématiques 2000 2022 400 communes sur le bassin à Dourgaron en rupture 
d’alimentation en eau potable à horizon 2050 on en on estime qu’on serait à 1000 communes en 
rupture d’alimentationopotable euh la Rochelle qui est pas tout à fait sur le bassin à Durgaron mais 
qui puise son une grosse partie de son eau potable   dans la charante en tension en limite de rupture 
et à Toulouse on a euh dû prendre de l’eau dans la Garonne en dérogation par rapport aux règles 
ARS c’est-à-dire qu’on avait une garonne à 28°gr on a on a pris sa eau on en a fait de l’eau 
potable on l’a envoyé dans les réseaux en espérant qu’elle arrive dans des qualités sanitaire adapté 
au robinet de chaque toulousin voilà mais 28°gr c’est la limite normalement la RS arrête enfin dit 
stop on ne peut plus considérer qu’on délivre de l’eau potable donc voilà très concrètement les les 
impacts si on ne fait rien si on ne se prépare pas et euh et évidemment il y a aussi plein de 
conséquences économiques hein je pourrais   je pourrais vous citer qu’un seul exemple une 
harcelur mit Mital qui a dû arrêter 2 semaines son activité avec une perte de chiffres 
d’affaires de de 100 millions d’euros en   laer et et il y en a voilà il y en a plein 
d’autres je je parle pas du monde agricole c’est vrai que les les coûts sont assez divers et 
diffus donc c’est pas forcément facile de chiffrer de se rendre compte de la diversité des impacts 
de de tels événements euh Grégory Valallet du point de vue vraiment gestionnaire des réseaux 
comment est-ce que vous traduisez les questions que posent ces évolutions en terme de gestion 
de de l’eau potable euh sur votre réseau et   est-ce qu’il y a déjà des crises raises telles que 
potentiellement 2022 ou autres qui qui permettent d’avoir un aperçu de alors ce qu’on connaît 
aujourd’on connaîtra plus tard et qui permet   peut-être aussi de s’y préparer oui bonjour à tous 
et à toutes la la régie des eaux de de Montpellier Méditerrané et Métropole juste en synthèse c’est 
l’opérateur public de la métropole qui gère l’eau   et l’assainissement sur son territoire euh et 
euh nous avons une chance à Montpellier c’est d’avoir une source carstique du LAS qui réagit 
excessivement bien aux épisodes Svenul dont parlait dont parlait Éric et donc qui permet 
un remplissage rapide en en cas d’épisode ce qu’on voit néanmoins comme ça a été dit c’est que 
les périodes de sécheresse sont de plus en plus   longues euh et en particulier parfois hivernal euh 
entre novembre jusqu’à février pour 2023-224 alors c’est pas du tout le cas cette année nous sommes 
plutôt satisfaits de la météo contrairement au   touristes et et par contre on s’attend à des étés 
de plus en plus secs et une période d’étiage de la source du l’est de plus en plus longue qui nous 
oblige à avoir de la substitution on en parlera dans les solutions qu’on qu’on a mis en œuvre 
plus tard donc on n pas eu de gestion de crise   par contre on se prépare à la crise parce que 
c’est évidemment quelque chose qui qu’il faut faire en tant qu’opérateur public euh les impacts 
très clairement du du changement climatique on les   a vu sur l’eau donc sur ces périodes d’étiage de 
de la source du laise euh que l’on doit substituer mais aussi sur l’assainissement aujourd’hui 
nos stations d’épuration alors on n pas de   réserve qui font l’étiage des des des cours d’eau 
mais on a des stations qui assurent la totalité de l’étiage du cours d’eau aujourd’hui et sans 
ces stations d’épuration il y aurait plus d’au   dans ces dans ces dans ces cours d’eau qui 
pose la question on en parlera peut-être de la réutilisation des traités sur ces stations 
également donc on a mis en place nous un plan haut sur le modèle un peu du du plan national du 
plan départemental du plan de l’agence de l’eau également R Medéiteranse pour ce qui nous concerne 
qui déploie un certain nombre d’actions dont on parlera peut-être plus tard mais qui commence par 
la sobriété donc plutôt voilà l’atténuation du   risque avant l’adaptation et puis sur une certaine 
certaines actions d’adaptation nécessaire avec de la diversification des ressources avec bah des 
travaux sur nos réseaux pour limiter des fuites ou des choses comme ça dont on pourra détailler juste 
après merci effectivement on on va pas tarder à aborder les les solutions les pistes de réponse 
en tout cas euh Marie Lore Vercambre en terme donc vous avez un peu parlé de du partenariat français 
pour l’eau dans la première table ronde du nombre   d’acteurs que que ça que ça représente et de aussi 
de l’orientation à l’internationale aussi euh que que porte le le réseau finalement cette dynamique 
locale elles s’inscrivent dans une logique globale après c’est des questions vraiment qu’il 
est difficile de traiter au niveau au-delà   du niveau local mais on a beaucoup de choses qui 
s’inscrivent et qui peuvent être répliqué ou en tout cas qui font écho avec ce qui veut se passer 
au niveau international quelle tendance est-ce   que vous observez à l’échelle internationale 
peut-être quelles sont les spécificités françaises que vous voyez éventuellement en Occitanie plus 
spécifiquement est-ce que l’Occitanie c’est un   cas isolé ou un peu exemplaire de ce qu’on a pu 
connaître dans d’autres régions du monde est-ce qu’on peut le comparer est-ce qu’on peut aussi 
en tirer des enseignements peut-être on pourra   aussi voir sur l’aspect solution mais est-ce 
qu’il y a des choses effectivement qui font écho à des situations déjà rencontrées au niveau 
international ailleurs potentiellement quels sont   aussi les risques que vous voyez au niveau 
international et ou simplement des exemples internationaux qui peuvent raisonner avec des 
situations actuelles ou futures qu’on pourrait   connaître sur la ressource en eau oui alors notre 
président en l’occurrence est un élu de l’Aude alors vous voyez il est il est vraiment euh il vit 
vraiment le la la pénurie d’eau de la région et euh alors oui ce qui Éric Serva a déjà mentionné 
le programme Explore 2 qui a effectivement proposé plusieurs scénarios un petit peu comme le GC peut 
le faire et et et on on sait queon va vers des scénarios avec des augmentations de températures 
importantes particulièrement importantes pour la   zone méditerranéenne je crois que c’est + 4 + 
6 et et puis avec une baisse des débits voilà qui sont aussi projetés a priori c’est ce qui va 
se passer en tout cas en terme de de probabilité euh bon on sait que cette région donc si on 
élargit un petit peu le scope donc de l’Occitanie sur la Méditerranée enfin sur voilà on sait 
que cette région elle va être particulièrement   frappée mais on sait aussi au niveau mondial que 
les zones qui souffrent déjà de pénurie d’eau vont en souffrir encore plus ça c’est en fait 
c’est un peu la la ce qui va ce qui va arriver au niveau mondial les zones qui souffrent de 
pénuré d’eau vont vont souffrir encore plus et les zones où il y a beaucoup de précipitation 
beaucoup d’eau a priori vont en avoir plus aussi   donc c’est c’est voilà c’est un peu les les 
grandes tendances euh j’en parlais tout à l’heure en en ouverture on est on est dans une le 
changement climatique l’eau le cycle de l’eau est le premier marqueur du changement climatique il 
est directement impacté par les différences de température il y a des implications directes sur 
la température l’évaporation de l’eau et donc les cycles de précipitation et euh donc euh voilà donc 
au niveau mondial euh on est dans une situation qui est euh qui est inquiétante on parle de crise 
mondiale de l’eau et là je parlerai uniquement des aspects on va dire environnementaux à savoir que 
le cycle donc le cycle de l’eau se dérègle avec des accents prononcés d’une région à l’autre et 
avec des besoins d’adaptation mais des efforts d’adaptation qui vont être difficiles à tenir 
passer une certaine hausse des températures ça   c’est aussi un enseignement du GC c’est vraiment 
passer une certaine hausse on ne sait pas faire donc faut vraiment être dans l’atténuation 
des des émissions et en même temps qu’on doit aussi se préparer à l’adaptation qu’on doit 
vraiment vraiment aussi on doit être sur les deux   fronts absolument et alors est-ce qu’il y a un 
parallèle à faire si vous voulez nous au niveau international au niveau mondial on œuvre au côté 
d’autres organisations parfois des États parfois des ONG parfois des des des scientifiques on œuvre 
pour que les enjeux de l’eau douce soient mieux pris en compte au niveau international alors 
en France on a une on a un principe de gestion intégrée des ressources en eau on a la gestion par 
bassin on a les agences de l’eau on a les comités de bassin où les les discussions des discussions 
parfois difficiles ont lieu mais des discussions aussi entre acteurs qui sont représentatifs de la 
société et donc on a une gouvernance quand même qui est très pensée qui qui qui tangue parfois 
face aux difficultés euh mais en tout cas il y a une gouvernance qui a été très pensée et qui 
est en place euh et qui a déjà fait ses preuves au niveau mondial on est dans un on est dans on 
est vraiment dans quelque chose de complètement différent alors au niveau international l’eau 
n’est pas il y a pas de COP sur l’eau il y a pas d’agence des Nations-Unies sur l’eau l’eau elle 
est un petit peu défendu un petit peu par-ci parl   à l’UNESCO on parle des aspects scientifiques euh 
au programme des Nations Unies sur l’environnement on va parler de des enjeux haut biodiversité euh à 
l’UNICEF et à l’OMS on va parler de l’eau potable mais en fait de manière assez fragmentée donc ce 
qu’on peut si s’il y a un parallèle qu’il faut faire bon alors un parallèle entre la gestion en 
France et au niveau mondial non il y en a vraiment   pas heureusement parce que au niveau mondial 
c’est vraiment il y a vraiment quasiment rien mais mais s’il y a quelque chose nous on plaide 
beaucoup pour que les secteurs qui sont partie prenantes à la gestion de l’eau se parle beaucoup 
plus donc on on nous on prêche pour ça au niveau mondial donc par exemple on va au COP sur le 
changement climatique avec nos membres euh on est très fier d’ailleurs d’avoir les agences de l’eau 
et d’avoir le centre UNESCO présidé par Éric Serva euh on va avec eux dans ces ces grandes euh ces 
grandes conférences ces grandes copes euh pour essayer de convaincre les acteurs de l’atténuation 
et de l’adaptation au changement climatique il faut parler d’eau donc vous voyez on en est là 
au niveau mondial hein on en est là parce que   et et donc c’est c’est c’est compliqué mais je 
pense que s’il y a un parallèle une expérience à ramener aussi en France c’est qu’effectivement il 
va falloir la mobilisation de tous les secteurs de tous les acteurs qui sont utilisateurs ou qui 
ont un impact sur les ressources en eau il va falloir augmenter cette coopération de manière 
extrêmement forte c’est ce qu’on a devant nous et si je pouvais aussi reprendre une leçon de 
en tout cas une réflexion de l’international c’est des éléments j’en ai parlé tout à l’heure 
aussi qui qui ont été repris qui ont été produits euh pour essayer de faire en sorte qu’au niveau 
mondial on atteigne l’objectif de développement durable 6 sur l’eau douce c’est-à-dire pour 
essayer de régler les enjeux de pollution d’utilisation efficace de l’eau d’accès à l’eau 
potable d’accès à l’assainissement du traitement   des eaux usées et cet et cetera euh et bien il y 
a cinq grands axes d’accélération et on peut se les appliquer en France on peut on peut réfléchir 
à ce que ça veut dire la coopération je viens d’en   parler effectivement les instances les comités de 
bassin les agences de l’eau toutes les instances qui qui fédèrent la discussion le consensus le 
compromis la compréhension par les acteurs qui les rapprochent c’est extrêmement important 
ensuite il y a la finance alors je vais vous les dire tout de suite comme ça vous aurez déjà le 
temps de l’anticiper donc il y a la coopération la   finance l’innovation le renforcement des capacités 
et la gouvernance donc coopération voilà c’est absolument essentiel c’est ce que c’est ce que 
tous les experts de l’eau essayent de promouvoir d’une manière ou d’une autre euh la finance il 
faut financer l’eau et en France on a un système très précieux aussi qui est celui de l’eau qui 
finance l’eau avec le système des redevances avec   euh euh et donc la capacité de gérer les bassins 
euh euh et de financer des ouvrages et euh tout ce qui est nécessaire pour essayer de maintenir 
l’état de des bassins dont on dépend directement euh la gouvernance bon voilà la gouvernance au 
niveau mondial elle est extrêmement importante   au niveau régional extrêmement importante tous 
les niveaux extrêmement importante et elle peut s’améliorer partout le renforcement des capacités 
euh on il va falloir qu’on s’adapte qu’on adapte les compétences et notre capacité à faire 
face aux enjeux et il y a des nouveaux enjeux et alors il faut savoir qu’en plus au niveau 
mondial il y a une pénurie des de professionnels   alors c’est ça c’est un enjeu en soi et puis 
l’innovation on nous parle souvent de euh des nouvelles technologies il y a il y a les euh les 
les optimistes de la science qui qui voilà qui qui nous disent depuis des décennies que on va trouver 
des moyens de de tout résoudre avec la science évidemment l’innovation est extrêmement importante 
et euh mais effectivement je voudrais reprendre ce terme qui a été prononcé parce que quand on 
est face à des problématiques de finitude euh il faut vraiment qu’on parle de sobriété merci 
beaucoup Marie Lore vous avez un peu anticipé la suite de la discussion mais en faisant une 
transition parfaite finalement une fois qu’on   a posé ce constat qui peut être un peu déprimant 
admettons-le parler un petit peu de ce qu’on peut y faire et je sais qu’ vous vouliez réagir mais 
du coup c’est très bien j’allais vous donner la   parole maintenant qu’on a posé ce constat avec 
tous les challenges qu’il pose on voit qu’il faut agir avec ambition qu’il faut agir vite 
et que ça nous pose des questions auxquelles   on n’est pas préparé forcément à répondre à 
tous les niveaux donc il y aussi des enjeux de d’adapter effectivement la manière dont on y 
répond et pas juste les systèmes techniques euh   est-ce que bah peut-être pour commencer toujours 
avec cet axe un petit peu finalement qu’est-ce qu’on d’un point de vue technique scientifique 
ce que ce qu’on peut apporter à la discussion qu’est-ce que la recherche peut apporter 
sur le plan de l’adaptation euh de l’eau   quelle est la place de la science aussi pour 
le dans le nécessaire mouvement d’adaptation générale quels sont les outils aussi qui peuvent 
appuyer ces évolutions quels sont peut-être les   points de vigilance à avoir il y a peut-être 
des problématiques de maladaptation de de de chemin à ne pas emprunter pour emprunter les 
bons puisqu’on a vu que le le temps compte et   et il y a un enjeu à ne pas attendre trop pour 
pour se préparer voilà je vous donne la parole encore une question très large merci euh juste 
pour rebondir sur ce que disait Marie Lore euh il y a effectivement euh il y a deux choses 
moi qui me qui me viennent en tête lorsqu’on   s’intéresse à cette dimension internationale 
la première et Marie Lore l’a souligné c’est qu’effectivement au niveau au niveau mondial 
finalement on était dans une situation de de quasi désérance euh il y a eu cette conférence des 
Nations- Unies sur l’eau en mars 2023 à New York donc c’est une conférence des Nations- Unies 
thématisée la précédente avait eu lieu en 1977 à Mardel Plata donc pendant pratiquement deux 
générations on a dû considérer que l’eau ne   méritait pas que on se réunisse au niveau le plus 
élevé des Nations- Unies pour débattre d’un sujet qui pourtant est un sujet absolument universel euh 
si globalement la question euh de de comment dire des solutions à mettre en œuvre de l’adaptation 
à mettre en œuvre va dépendre absolument des conditions locales qu’on va pouvoir observer là où 
se pose le problème pour autant la problématique   est universelle et il peut paraître absolument 
stupéfiant que pendant près de 50 ans le sujet n’est pas n’ait pas été abordé et donc alors ça 
change un petit peu le PFE est à la manœuvre pour faire en sorte que la France porte un message 
à la prochaine conférence des Nations- Unies sur l’eau qui aura lieu en décembre 2026 j’en 
profite pour remercier Marie Lor et le PFE pour   les efforts qui sont faits dans cette direction 
est-ce que vous avez l’impression que la France est particulièrement à la manœuvre en tout cas 
particulièrement volontaire pour impulser ce   mouvement-l oui la France est très impliquée 
dans à l’international sur les enjeux de l’eau d’accord oui oui merci désolé pour la la petite 
parenthèse et puis il y a un autre point moi qui   me semble important et qui qui qui soulligne 
le fait qu’il faut il faut jamais désespérer vous sa à titre personnel moi je suis je suis un 
optimiste j’ai j’ai toujours en tête le ce que   disait sir Wiston Churchill il disait “Je suis un 
optimiste je ne vois pas comment il pourrait être utile d’être quelque chose d’autre.” Et je crois 
que c’est comme ça qu’il faut aborder les choses   et et donc quand on regarde par exemple cette 
dimension de gouvernance internationale on a des exemples je prends par exemple le cas de l’OMS 
l’omvs c’est l’organisation de mise en valeur de la vallée du Sénégal elle rassemble c’est donc 
une organisation qui rassemble autour du fleuve Sénégal qui est une ressource indispensable pour 
les pays que sont la Guinée le Mali le Sénégal et la Mauritanie on est dans des pays dans lesquels 
la ressource en eau est rare il y a eu des guerres   de l’eau dans les années 80 en ma entre le la 
Mauritanie et le Sénégal il y a eu des guerres mais des guerres armées euh entre les entre les 
deux pays et et aujourd’hui ce qu’on voit c’est que l’OMS finalement alors ça veut pas dire que 
tous ces pays sont aujourd’hui les meilleurs amis   du monde mais ils ont compris qu’à un moment donné 
il fallait pouvoir se mettre autour d’une table et qu’il fallait discuter et ils sont aujourd’hui 
capables de discuter de d’une problématique aussi importante que que la ressource en eau et que 
ce que le fleuve Sénégal peut apporter à ces différents pays est-ce qu’ils l’ont fait avant 
ou après que ça devienne un source de tension et   de conflit est-ce qu’ils ont réussi à anticiper 
ça euh ça marche mieux depuis qu’il y a eu euh la la tension maximale euh au point que je crois 
qu’il y a eu un comité qui s’était mis en place pour proposer l’OMS au prix Nobel de la paix 
euh ça ça n’a pas abouti pour en tout cas pour   le moment mais pourquoi pas un jour euh mais je 
dirais que malheureusement si on regarde un petit peu ce qui se passe au niveau de l’humanité faut 
souvent être vraiment pour qu’on se décide à faire   autre chose que ce qu’on savait faire donc euh 
donc voilà il y a il y a donc c cette dimensionlà après si je reviens rapidement parce que je 
voudrais pas monopoliser la parole mais sur sur   la place de la science euh alors c’est moi parfois 
je suis je suis un peu je suis un peu vexé parce que quand je dis euh la science va jouer un rôle 
important instantanément on me dit vous n’êtes qu’un technoutionniste et ça j’ai beaucoup de mal 
avec ça franchement non ça ça ça peut pas marcher je je crois que mais mais pour autant on n pas le 
droit de de un de dire ça et et deux on n pas le droit de négliger la part de la science mais ça 
veut pas dire pour autant que la science et que   la technique vont tout résoudre et ça je crois 
qu’on est tous assez conscients de ça et puis science n’est pas que technologie non plus pardon 
science n’est pas que technologie mais absolument j’allais y venir donc parce que l’innovation n’est 
pas que technologique elle est aussi par exemple   en sciences sociales et ça c’est absolument 
essentiel quand on est dans des situations qui sont des situations compliquées il faut mobiliser 
tout le monde et je vous donne juste un exemple je sais que il y a aujourd’hui dans cette dans 
cette région là à proximité vous avez des bureaux   d’études qui sont des bureaux d’études techniques 
qui aujourd’hui embauche des psychologues pour pouvoir traiter ce que tu as évoqué Grégory tout 
à l’heure la question de la de l’utilisation de   la des eaux usées traitées de leur réutilisation 
et donc pour lever un certain nombre de freins auprès autant des des gens des utilisateurs que 
des élus euh donc cette cette dimension-là elle est bien présente mais on peut pas non plus faire 
abstraction de la science elle elle jouera son   rôle elle doit jouer tout son rôle pas plus que 
ça mais elle doit jouer son rôle après à côté il y a il faut qu’on change notre regard sur l’eau 
on a évidemment euh des besoins qui sont des   besoins de de changer notre regard on a besoin 
de modifier notre culture par rapport à l’eau on l’a invisibilisé pendant des décennies dans notre 
société il faut aujourd’hui désinvisibiliser l’eau dans notre société lui redonner la place centrale 
qu’elle n’aurait jamais dû perdre on a réussi par tout un tas de moyens de technique de technologie 
vous allez me dire précisément à l’invisibiliser   il faut lui redonner cette place centrale il faut 
faire preuve d’intelligence collective il faut apprendre à discuter et plutôt que de camper sur 
des positions radicales à un moment donné il faut être capable d’entendre ce que disent les autres 
et puis d’arriver à composer avec ça mais pour   autant la science a sa place si je reprends 
ce que disait Alain Aspect notre prix Nobel de physique vous savez il le disait à propos de 
la planète il disait “On sauvera pas la planète contre la science ou sans la science mais avec la 
science.” Et moi je crois qu’on peut adapter ça à l’eau et on sauvera pas l’eau sans la science ou 
contre la science on la sauvera avec la science alors pas uniquement avec la science mais la 
science et la technologie auront toute leur   place dans cette dans ces choses-là merci euh 
Elodie Galco peut-être d’un point de vue un peu concret et et plus local du coup à l’échelle 
du bassin euh comment est-ce que l’agence Adou Garon peut soutenir les acteurs du territoire dans 
l’adaptation euh quels sont les types de projets de leviers de partenariat qui vous semblent 
peut-être les plus prometteurs les techniques aussi et peut-être quels sont selon vous les les 
freins principaux à à lever pour accélérer la transition à l’échelle du d’un bassin alors avant 
de répondre précisément à votre question j’aurais faire un tout petit détour par l’international 
ou plus exactement par l’Européen j’étais il se   trouve il y a 2 semaines à un rassemblement des 
pays européens et des organisations de bassin des pays européens et j’ai été moi je j’ai pris 
mes fonctions à l’agence de l’eau il y a il y a un peu plus de 6 mois donc je découvre un peu et 
j’aiétais assez surprise de voir que finalement on avait deux équipes une équipe qui considère 
que la solution est dans la technique et donc là c’est les pays qui pensent barrage réutilisation 
des autres été des salements c’est leurs trois et et aussi réalimentation d’un bassin par un autre 
transfert interbassin et c’est c’est leur donc leurs quatre solutions pour pour relever le défi 
de l’eau c’est l’Espagne pour pour pas la cité il croit à dur faire à ça et en même temps il nous 
explique que le dessement ça coûte cher et qu’ils avaient prévu de faire des des champs de panneaux 
solaires pour y remédier mais que la population   n’en veut plus euh les transferts interbassins 
pareil un gros problème de d’acctabilité sociale et les retenus ben il nous explique qu’ils peuvent 
plus en construire parce que déjà celles qu’ils   ont construites ne se ne se remplissent pas euh 
donc assez interloqué par ça et de l’autre côté on a une autre équipe qui euh qui pousse davantage ce 
qu’on appelle le mix de solutions c’est-à-dire oui il y a les retenus oui il y a toutes ces solutions 
techniques réut dessement et cetera mais il y a   aussi d’autres solutions la sobriété la première 
d’entre elles puisque c’est en premier lieu une solution sans regret c’est euh supprimer tout ce 
qui est gaspillage c’est euh faire aussi bien voir mieux avec moins donc euh il y a pas à hésiter 
entre guillemets que quel que soit l’avenir de de la disponibilité de la ressource c’est vraiment 
des solutions euh sans regret ensuite il y a des il y a d’autres solutions qu’on connaît moins 
qui consistent en fait à utiliser la nature donc c’est toutes les solutions fondées sur la nature 
avec une idée toute simple qui est de dire quand   l’eau douce tombe quelque part sur le territoire 
il faut qu’elle y reste le plus longtemps possible donc c’est restaurer les zones humides qui vont 
jouer un rôle d’éponge stocker l’eau et et la restituer quand elle sera nécessaire au milieu 
c’est aussi le ralentissement de l’eau c’est le reméandrage des cours d’eau pour que l’eau 
elle aille tout doucement qu’elle ait le temps   de s’infiltrer avant d’arriver à la mer et et donc 
tout ça c’est en fait la conviction qu’on a nous sur le territoire à Dourgaron avec l’ensemble des 
élus hein parce que la gouvernance de la l’agence de l’eau c’est 135 élus qui et enfin 135 membres 
qui représentent la diversité du territoire depuis des élus locaux jusqu’à des acteurs économiques 
et non économiques et puis les représentants de l’État et et donc la la conviction c’est que 
il y a pas une solution magique c’est toutes les solutions qu’il va falloir mettre en œuvre 
en même temps donc toutes celles que je viens de   décrire notamment en passant par des solutions 
plus innovantes comme le la réutil enfin la la remobilisation des nappes la recharge des nappes 
des nappes d’eau euh et c’est comme ça qu’on va qu’on va répondre au défis de l’eau donc nous 
Agence de l’eau on est là pour financer tous les projets qui peuvent émerger sur le territoire 
et répondre à cet enjeu évidemment il y a aussi des sujets qui sont plus globaux je dirais et 
notamment en lien avec l’agriculture c’est bien beau de dire à des agriculteurs qu’ vont devoir 
faire de la sobriété et utiliser moins d’eau   mais une fois qu’on a mis en place des solutions 
efficientes du type goutte à goutte et cetera on arrive un peu au bout de ce qu’on sait faire et 
parfois il faut les accompagner sur le changement   de culture et là on peut avoir un un problème qui 
est que enfin sur le sud-ouest faut avoir en tête que on a on est on a les agriculteurs les plus 
les plus pauvres de France c’est pas forcément le cas de tous hein mais en moyenne on a les 
agriculteurs les les plus pauvres de France et donc changer quand on n pas le petit matelas qui 
nous permet de de de de faire le pas du changement de prendre le risque du changement de d’investir 
potentiellement dans des nouveaux dans des nouveaux matériels peut-être dans des formations 
et cetera pour pour changer c’est pas une chose simple c’est là où nous on essaie d’intervenir 
pour pouvoir accompagner le changement à chaque étape c’està-dire depuis l’agriculteur jusqu’à 
la transformation de sa production pour pouvoir voilà veiller à ce que derrière il y ait y a il y 
a une suite en fait est-ce que dans la même veine euh il y a aussi un enjeu sur l’adaptation 
de l’écosystème d’activité sur le territoire   peut-être qu’il y a aussi des activités qui 
doivent pas être dans certains territoires qui sont particulièrement contraints qu’il faudrait 
relocaliser est-ce qu’il y a aussi un alors qui   se pose peut-être au niveau national qui doit être 
davantage accompagné à une échelle plus large mais est-ce que effectivement quand on pense 2050 
évolution de la ressource en eau bah il y a en   fait des certaines activités très consommatrices 
d’eau qui en fait ne peuvent plus soit continuer là où elles sont soit éviter vraiment de les 
implanter dans ces zones contraintes est-ce   que c’est aussi des choses sur lesquelles vous 
travaillez ou qui sont traitées à plus large échelle bah clairement il y a déjà un sujet par 
rapport à nous euh le Sud-Ouest c’est une c’est un territoire qui est très très attractif avec 
des métropoles et euh des un littoral qui a euh qui accueille chaque année beaucoup de population 
et ça euh enfin aujourd’hui la question de l’eau est devenue un frein je vous prenez l’exemple 
tout à l’heure de La Rochelle la Rochelle est en   train de retravailler ses documents d’urbanisme 
ben on est en train de regarder au regard de la disponibilité en eau potable ce qui sera possible 
ou pas de faire et on est plutôt dans le ou pas initialement il voulait accueillir 50000 habitants 
de plus d’ici je crois à 2030 ben non ça sera pas possible il y a pas la il y a pas la ressource 
pour le faire donc oui c’est en premier lieu nous c’est ça donc on se retrouve avec des enjeux 
d’aménagement du territoire au sens très large   avec vraiment toutes les activités que ça que 
ça comporte euh sur un un angle plus local et très et pratique boris est-ce que vous pouvez 
nous dire un petit peu peut-être ce que vous   du coup vous avez un peu parlé de l’évolution 
des cultures sur lesquelles vous travaillez beaucoup et des variétés est-ce qu’il y a d’autres 
choses que vous mettez en œuvre déjà sur votre exploitation peut-être qu’il sont mis en œuvre par 
d’autres autour parce que peut-être qu’il y aussi   différentes choses qui sont testées par différents 
agriculteurs est-ce qu’il y a des choses que vous voudriez tester et justement pour l’instant ça 
manque un peu de moyens pour encaisser les risques faire les investissements voilà globalement 
qu’est-ce que qu’est-ce qu’est-ce que vous   aimeriez pouvoir envisager comme solution pour 
l’adaptation alors les solutions qui se mettent en place on le voit de plus en plus maintenant 
euh la les pratiques agricoles évoluent hein il y a il y a un dicton qui dit sol nu sol foutu 
par exemple un sol couvert sol prospère donc arrêter le le labour euh donc comme comme disait 
madame Galco aider les agriculteur je prône pas pour ma paroisse parce que on voit la politique 
agricole commune on finance beaucoup de choses mais peut-être cibler les subventions sur euh la 
les économies en ressources en eau euh on parlait tout à l’heure du goutte à goutte le goutte à 
goutte dans les cultures c’est pas une solution   hein pour faire pousser des salades ou des tomates 
du goutte à goutte bon on sait très bien mais bon plutôt faisons pousser des des tomates là où là 
où le climat permet de faire pousser des tomates et et on va pas chercher à faire des tomates 
à Serber on sait très bien que ça pousse pas   les solutions et pour moi tout à l’heure 
j’entendais la la solution c’est la nature il faudrait euh inciter les agriculteurs à à 
planter des arbres euh on voit maintenant en ville on plante beaucoup d’arbres on fait des espaces 
on désimperméabilise les sols et il faut essayer de d’aider les agriculteurs même si je l’ai déjà 
dit on aide déjà beaucoup les agriculteurs mais l’agriculture est vieillissante on a de moins 
en moins d’agriculteurs des exploitations de   plus en plus grandes et ça devient un peu de 
l’industrialisation de l’agriculture il faudrait peut-être euh revenir à à à une agriculture plus 
euh plus à à l’ancienne quoi je sais pas si c’est le terme exact mais avec un bon sens paysan quoi 
et et aider il faudrait que la politique agricole commune subventionne le bon sens paysan plutôt 
que la production parce que on cherche à produire mais avant tout de produire il faut essayer 
de produire bien avec des méthodes et pour la ressource en eau je pense que ce qu’il faut c’est 
aider les agriculteurs à à planter des arbres j’expliquais tout à l’heure que je vais essayer 
la la pistache par exemple un plan de vigne ça ça coûte 1,70 € à l’achat j’achète des caroubiers 
qui coûtent 8 9 € et là la grande mode c’est la pistage faut planter de la pistage ça résiste à 
la sécheresse ça demande beaucoup moins d’eau un plan de pistage ça coûte 22 € alors dans le sud 
de la France on a des agriculteurs très pauvres parce que euh déjà les rendements fontfin très 
pauvres il y en a qui s’en sortent très bien il y en a qui s’en sortent moins bien mais on sait 
très bien que le métier d’agriculteur c’est pas ce qui rapporte le plus dans dans notre pays 
sinon il y aurait beaucoup plus d’agriculteurs   que ça donc peut-être aider les les agriculteurs 
à à à financer les arbres ou achetons des arbres aux agriculteurs avec des clauses interdiction 
d’arracher la parcelle pour faire une autre   culture euh interdiction de labourer pour avoir 
un sol couvert qui permettra l’infiltration de l’eau et parce qu’ dans le monde agricole il y 
a des aberrations pour en citer une et après je vais arrêter pour pas monopoliser la parole euh 
moi je j’ai connu les aides de France Agrimer pour arracher du vieux vignoble pour replanter du 
vignoble tout ça bon en intensif quoi parce que ça se fait avec des engins des pelles mécaniques tout 
ça le le l’empreinte carbone elle est pas terrible et on finance pas l’agroforesterie par exemple 
c’est interdit enfin c’est interdit il n’est pas possible en France d’avoir deux cultures sur la 
même parcelle soit ses vignes soit ces caroubes soit pistache on peut pas avoir sur une parcelle 
de la vigne avec des caroubes ça ça se démocratise et pour en revenir à à à la à la stupidité de 
de de ce de ce système c’est que on finance l’arrachage de viges pour replanter des vignes 
et là récemment je sais pas si vous avez vu il   y a une surproduction de vin et maintenant on 
subventionne les agriculteurs pour arracher les vinières donc on les a et pour dissiler alors on 
les a subventionné pour arracher pour replanter maintenant on les subventionne pour arracher et ne 
plus jamais replanter c’est le serpent qui se mort   la queue il faut essayer d’avoir un peu de bon 
sens paysan et et on aura un peu plus d’eau voilà et effectivement et peut-être une question 
de manque de vision aussi de l’avenir parce   que là en plus vous êtes sur des cultures 
pérennes effectivement autant passer d’un légume à l’autre d’une année sur l’autre pour les 
plant les plantations annuelles on peut le faire   plus facilement autant quand on parle de faire 
pousser des arbres on est quand même sur un pas de temps qui est quand même un peu différent 
ouais exactement euh comme je parlais de la   tomate bon c’est bon hein les tomates j’aime ça en 
Andalousie ça pousse dans la mer de plastique avec des bassins qui ont été faits qui maintenant sont 
à sec des panneaux solaires faut savoir que les   panneaux solaires ont des herbes sous les panneaux 
solaires évidemment il faut pas d’herbes sous les panneaux solaires faut les entretenir et les 
panneaux solaires sont noirs ça fait des points de   chauffe sur la terre le noir ça attire le soleil 
si vous mettez un t-shirt noir et un t-shirt blanc pas pareil et essayer avec un t-shirt vert 
vous verrez que le verre n’attire pas le soleil c’est pour ça que les plantes sont vertes et du 
coup les cultures pérennes Oui et les cultures alimentaires parce que la vigne est considérée 
comme une culture pérenne une vigne qui n’est pas taillée une année elle va vivoter l’année 
d’après elle est morte alors qu’un Olivier Serge Zaka le disait tout à l’heure il y a des oliviers 
qui ont connu Jésus-Christ dans le département donc finançons les cultures pérennes et 
alimentaires la vigne c’est pour faire du vin c’est sympa de boire du vin je suis 
viticulteur je vais pas Mais essayons de faire des des cultures qui sont pour s’alimenter 
et pas que pour s’amuser quoi [Applaudissements] grégory va aller sur bah du coup avec un angle un 
petit peu plus large sur le vraiment la gestion de de ces questions là finalement quel quelles sont 
les réponses qui sont envisagées à l’échelle d’une   métropole comme la vôtre quel qu’est-ce que vous 
envisagez comme adaptation à ces enjeux peut-être en quantité on en a pas mal parlé en qualité un 
petit peu moins et globalement quelles sont les   les problématiques que vous rencontrez là-dessus 
comme je l’ai dit aujourd’hui nous la la commande en tout cas notre objectif c’est de garantir 
l’alimentation en eau du du territoire pour   les prochaines années et donc on a mis en place 
un plan haut qui comme vous le disiez tous mixe à la fois la partie technologique qui est 
indispensable et là-dessus je reçois Éric   mais aussi une partie axée sur la sobriété le 
changement des comportements des des usagers quels qu’ils soient que ce soit les usagers 
domestiques industriels ou ou autres euh donc sur la partie sobriété on on a beaucoup travaillé sur 
la sensibilisation et c’est un travail de fond que   que l’on fait régulièrement avec un certain nombre 
d’association euh locale euh sur les écogestes sur un certain nombre d’éléments de distribution 
de matériel de de réduction de consommation   euh et puis on a également travaillé enfin 
nos élus ont travaillé sur une tarification progressive qui tend à ce que les premiers m cubes 
soient les moins chers possibles entre guillemets   et puis que plus on consomme bah plus on paye cher 
parce que c’est un usage qui est est est jugé ou de confort ou dispendieux et qui doit être non 
pas pénalisé mais en tout cas financé autrement les premiers résultats sont plutôt positifs alors 
c’est évidemment multifactoriel he l’évolution des   consommations sur un territoire il y a la météo 
les arrêtés sécheresses qui peuvent être pris pour autant on constate qu’on a perdu 3,5 % de 
consommation entre 2023 et 202 entre 2022 et 2023 et encore 2 % de consommation entre 2000 23 et 
2024 alors qu’on est un territoire tout comme le Sud-Ouest assez dynamique démographiquement 
et qu’auparavant on était plutôt sur une   légère augmentation des consommations liée à 
l’augmentation de la population et puis stabilité des consommations unitaires on voit quand même que 
la sobriété qui va quand même nous aider à moins   prélever dans les ressources à un moment donné 
porte ses fruits à côté de ça on se devait aussi de sécuriser notre alimentation on a diversifié 
les ressources comme j’ai dit on alimente la   métropole principalement par une source du LAS 
le territoire est rolet principalement autour du Montpelier est aussi très soutenu par l’eau 
du Rône par BRL en particulier qui alimente un certain nombre d’usines d’eau potable et donc 
on a construit une nouvelle usine d’eau potable   aussi pour garantir bah la continuité d’activité 
en période d’étiage et soulager la source du laise par l’eau du RON il se pose plein de questions 
sur le Rô je ne pas que vous en aurez mais pour   autant en tout cas c’est c’est une solution 
euh le troisème aspect la sobriété de notre système de distribution d’eau potable et donc 
de limiter les fuites aussi dans nos réseaux on entend beaucoup parler de gaspillage de fuites 
dans nos réseaux euh on est passé de 80 % de rendement à 85 % on perd encore 15 % d’eau dans 
nos réseaux ça peut paraître beaucoup mais c’est   ce sont des efforts continus et ça demande des 
investissements et je reviendrai rapidement après sur le financement de l’adaptation également au 
changement climatique euh et puis on travaille aussi sur des nouveaux usages de l’eau et la 
réutilisation des eaux usées traitées en fait   partie euh on aujourd’hui on nettoie des rues 
on éteint des incendies avec de l’eau potable alors évidemment c’est la priorité est d’éteindre 
l’incendie c’est pas la question pourtant il y a des usages qu’on pourrait faire sûrement avec une 
eau de moins bonne qualité que de l’eau potable   et avec de l’eau de l’eau traitée c’est facile 
à dire ça peut paraître facile à faire c’est beaucoup plus complexe que ça et d’un point de 
vue à la fois technologique mais aussi social   euh d’acceptabilité euh tout le monde pense que 
c’est une très bonne idée mais quand on le propose à tout le monde on a moins de réceptivité si vous 
voulez par rapport au maréchage par exemple en particulier pour la zone de Montpayer je parle 
uniquement euh donc voilà on a on a ce panel de solution qui vise à à un peu de de d’atténuation 
sur la sobriété et puis la réutilisation des usé traités et puis de l’adaptation aussi l’ensemble 
de ces solutions ça ça a un coût et c’est un financement et le principe de l’eau pay l’eau don 
dont vous parlez est évidemment vertueux mais a   des limites aussi si les consommations baissent de 
façon très pragmatique et je suis pas économiste les recettes de la régie vont baisser enfin les 
recettes du service de l’eau vont baisser et pour   autant le mur d’investissement qui est devant nous 
en renouvellement de réseaux en politique publique d’accompagnement des mesures agroécologiques 
par exemple également lui il va s’intensifier et donc le principe de l’OP l’eau il sera à 
un moment donné à questionner ou en tout cas à mettre sur la table pour savoir comment on 
arrive à financer l’ensemble des adaptations c’est la même chose que pour l’agriculture ce que 
vous disiez hein c’est à un moment donné il y a   plein de bonnes volontés mais la pistage ça coûte 
10 fois plus cher ou 15 fois plus cher que la vigne voilà la réutilisation des eau traités c’est 
pas gratuit ça demande des investissements et il faut que quelqu’un à un moment donné les finances 
merci beaucoup euh comme leur tourne et finalement on a quand même déjà pas mal commencé à parler de 
coopération euh et de l’organisation de tout ça je   voudrais revenir pour vous redonner la parole sur 
les aspects qu’on a pas abordé euh finalement on voit que toutes ces problématiques liées à l’eau 
ça demande anticipation ça demande coordination   entre une diversité d’acteurs euh à la fois en 
terme de type d’acteur public privé entreprise collectivité et cetera euh entre échelons aussi 
euh il y a des enjeux très locaux mais finalement   qui s’intègrent et qui euh qui ont parfois besoin 
de pilotage et d’interaction avec les autres des échelons plus larges euh et de se projeter dans 
le futur par simplement essayer de comprendre ce à quoi on va faire face pour pouvoir rapidement 
euh engager la bonne trajectoire en vue de de ces problématiques peut-être ma question pour vous 
euh quels seraient vos vos souhaits les plus chers vos attentes les plus importantes euh en 
terme de de gestion d’organisation de coopération euh qu’est-ce qui fonctionne pas exactement comme 
vous pensez qu’il devrait le faire pour arriver   à faire face à ces enjeux avec qui est-ce que 
vous pensez qu’il devrait y avoir plus de coord de coopération euh voilà et peut-être quels 
sont les les plus gros challenges les plus   gros freins auxquels vous pensez qu’il est 
urgent d’apporter une réponse pour pouvoir accélérer la manière de d’anticiper et de de 
gérer ces problématiques là qui veut se lancer merci alors euh peut-être que déjà par rapport 
au aux facteurs de succès peut-être qui qui font que les projets peuvent fonctionner euh enfin je 
pense que le la politique de l’eau c’est d’abord une politique locale et que on y perd beaucoup à 
nationaliser des des débats qui doivent d’abord se tenir au niveau local avec les acteurs locaux 
du territoire Évidemment le premier ingrédient euh d’une recette réussie en matière d’eau c’est 
de s’appuyer sur la science euh on a la chance en plus en France d’avoir tout récemment eu cette 
étude Explore 2 qu’on est en train de de décliner à l’échelle locale c’est-à-dire qu’on est en 
train de faire la descente d’échelle d’Explore   2 pour regarder sous bassin et voire même sous 
sous-bassin par sous-bassin quelles vont être les conséquences du changement climatique sur les 
territoires c’est ce qui va nous permettre d’avoir une vision très claire de la disponibilité de 
la ressource demain quand comment en quelle quantité parce qu’évidemment une ressource 
disponible l’hiver c’est pas la même chose qu’une ressource disponible l’été au regard des 
des besoins des différents usages ensuite il faut mettre évidemment c’est le deuxième ingrédient 
tout le monde autour de la table mais important des acteurs locaux tout le monde autour de la 
table les usagers économiques les usagers non économiques les élus locaux et c’est comme ça que 
on peut construire des consensus ou des compromis euh pour construire les projets les plus 
pertinents pour les territoires et qui   s’appuie évidemment sur la science voilà c’est les 
deux ingrédients qui sont vraiment indispensables pour que ça fonctionne et ensuite pour répondre 
à votre point sur le plus gros challenge alors ça va peut-être vous étonner parce que vous vous 
êtes tous convaincus concernés du sujet de l’eau mais moi je pense que le plus gros challenge 
c’est la sensibilisation de la population   je pense qu’en France on a encore trop l’habitude 
d’avoir de l’eau qui coule au robinet et que la plupart des gens pensent que ça continuera comme 
ça toute la vie c’est loin d’être une évidence en France à Mayotte il y a des tours d’eau encore 
aujourd’hui c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’eau   robinet sur de longues périodes je sais plus où 
ça en est mais il y a quelques mois ça pouvait durer quasiment une semaine sans eau au robinet 
donc c’est c’est vraiment le plus gros challenge et on voit que quand on arrive à sensibiliser 
la population on a tout de suite des résultats il y a le sujet de la tarification sociale moi je 
prends le sujet de la tarification saisonnière qui a été mise en place à Toulouse avec des résultats 
l’été quand le prix de l’eau augmente à 42 % de 42 % mais avec des résultats aussi l’hiver quand 
le prix de l’eau baisse c’est-à-dire que au-delà de l’effet prix en fait c’est la mise en place 
de cette tarification particulière sur l’eau et toute la publicité qui a été faite autour a 
finalement atteint un autre objectif qui est de   sensibiliser à nouveau les gens à la ressource en 
eau et à la nécessité de la préserver et ça c’est vraiment le pour moi le défi le plus considérable 
qu’on a à atteindre et qui en plus on le sait est brouillé par euh euh la première pluie qui passe 
euh de dans la dans le mois de juin en particulier merci beaucoup effectivement c’est la difficulté 
de d’articuler le national au shift on aime bien   promouvoir une approche nationale mais il y 
a effectivement des sujets liés à la biomasse lié à l’eau qu’il est très difficile de 
traiter uniquement au niveau national   on pourra en discuter il y a une autre table 
ronde sur euh la planification écologique au défis des collectivités euh des territoires 
euh ouais Grégorie vous lirez juste un mot très rapide sur euh enfin oui la pédagogie sur 
la sobriété je pense qu’en effet c’est euh le le point le point d’appui le plus important 
et une culture commune sur ce sujet-là sur   les freins sans être ni démagogique on a une 
vraie difficulté encore à sortir des projets et c’est lié à notre fonctionnement français à nos 
administrations à nos systèmes on a un projet de réutilisation des e usé traité en expérimentation 
sur un camion qui va se déporter de station en   station on a mis 2 ans et demi sous contrôle de 
la responsable qui est dans la salle 2 ans et demi avoir l’autorisation réglementaire pour le 
faire c’est c’est enfin c’est incroyable l’usine   d’opotable qu’on a créé on a mis 12 ans à la 
sortir alors on a une part de responsabilité hein enfin nous élu opérateur mais néanmoins 
on on voit quand même que j’ai l’impression que nous sommes tous convaincus de la nécessité 
ici de de faire des choses les gens qui sont aux manettes aussi et pour autant il y a un yatus 
encore sur la capacité à faire vite non parce que c’est sûr que ça va prendre du temps il faut 
des autorisations faut des études d’impact je dis   pas qu’il faut confondre vitesse et précipitation 
mais pour autant si on est dans une semi-urgence ou une urgence aujourd’hui je suis pas sûr que 
tout le monde aille pris encore conscience de ça oui alors je je vais pas être très original mais 
je je souscris entièrement à ce qui a été dit notamment par Elodie Galco parce que je je pense 
qu’elle a bien couvert finalement les différentes pistes sur lesquelles il faut il faut avancer euh 
je crois aussi par exemple qu’il faut faut pas se tromper d’objectifs ni de priorité euh on voit 
parfois un certain nombre de de choses euh et souvent dans le domaine de l’eau il y a des ordres 
de grandeur qui manquent quand on vous dit euh on perd euh 20 % de de l’eau qui circule euh dans 
les réseaux d’aduction d’eau potable alors d’abord vous avez des gens qui disent “Mais c’est pas très 
grave parce que finalement ça va s’infiltrer puis   ça va venir alimenter les nappes et cetera.” Bon 
alors parfois ça peut être vrai mais parfois aussi c’est repris par la végétation et donc c’est de 
l’eau dans laquelle on pour laquelle on a investi   de l’argent des moyens et cetera et tout tout ça 
finalement est est perdu mais donc on finalement 20 % ça veut dire que chaque année en France 
on perd 1 milliard de mètres cub d’eau alors 1 milliard vous allez me dire “Ouais mais qu’est-ce 
que c’est que 1 milliard ?” 1 milliard de mètres   cubes d’eau c’est la consommation annuelle de 
18 millions de personnes en France c’est-à-dire la consommation annuelle de l’Île-de-Fance et 
de l’Occitanie réunie c’est ça qu’on perd et donc là ah oui là effectivement c’est plus tout 
à fait la même chose c’est pas juste 1 milliard   c’est 18 millions de personnes qui consomment 
annuellement et ça c’est perdu et vous imaginez les investissements qu’il y a pour produire de 
l’eau potable pour 18 millions de personnes c’est   c’est colossal donc ça veut pas dire que pour 
autant on va régler le problème juste parce qu’on a pris conscience de de ce de ce sujet-là parce 
que derrière il y a des investissements qui sont   colossaux pour arriver à faire en sorte que nos 
réseaux gagnent progressivement euh je veux dire sur les fuites et puis il faut savoir aussi que 
la question des fuites elle est très variable dans des grandes villes dans des métropoles il y a plus 
de moyens dans des intercommunalités il y a plus   de moyens vous avez parfois des petites communes 
rurales dans lesquelles on est à 50 ou 60 % de perte dans les réseaux d’adduction d’eau potable 
donc il y a cette notion là qu’il faut avoir   présent à l’esprit les ordres de grandeur sur 
lesquels sur lesquels on on travaille mais je je crois moi effectivement qu’il y a il y a vraiment 
des choses qui sont absolument indispensables à avoir présente à l’esprit c’est je l’ai dit ça 
a été répété mais je voudrais vraiment insister là-dessus la problématique de l’eau c’est une 
problématique qui est absolument universelle et vous l’avez dit Clémence quand vous avez ouvert 
le cette table ronde il y a des endroits sur   la planète où on a pas assez d’eau il y a des 
endroits sur la planète où on a trop d’eau et quand on a trop d’eau parfois ça détruit ça tue et 
puis il y a des endroits où on a des problèmes de qualité de l’eau vous avez des endroits où c’est 
ça tout le paradoxe moi j’ai vu au nord du Burkina Faso par exemple on avait il y avait des forages 
qui avaient été faits l’eau était pas consommable   pour autant parce qu’elle était trop chargée en 
arsenic et c’était pas un problème de pollution c’était juste la roche dans laquelle on avait fait 
les forages qui contenait trop d’arsenic vous avez   la même chose avec le fluor au Bangladesh vous 
avez et cetera donc c’est une problématique qui est universelle elle se pose souvent dans des de 
manière différentes et la notion de conditionale pour répondre au problème est absolument 
essentielle et je vous rejoins absolument   dans ce que vous disiez c’est-à-dire que cette 
notion-là il faut l’avoir présente à l’esprit c’est incontournable il y a pas de il y a pas de 
solution miracle qu’on va pouvoir adapter partout et de la même façon je dirais il faut pas avoir 
de tabou il y a pas de tabou à avoir il faut être capable précisément de mettre de côté peut-être 
un certain nombre de préjugés de positions de   radicalité et de considérer le problème tel qu’il 
se pose localement et de voir ce que nous offre précisément le contexte dans lequel se pose 
le problème pour essayer d’adapter la solution et puis dernier point sur lequel moi aussi 
je veux vraiment insister c’est sur c sur ce   besoin de de changer notre culture notre regard 
par rapport à l’eau ça c’est absolument essentiel on a effectivement eu depuis des décennies 
finalement on a oublié ce que c’était Clo   moi j’ai eu la chance de grandir et de beaucoup 
travailler en y vivant dans les pays du Sahel et ben je peux vous dire que quand la première 
pluie arrive au mois de juin et que la précédente   c’était au mois de septembre vous avez vous 
apporter une certaine considération à cette pluie parce que tout en dépend ensuite la 
production agricole la la recharge des nappes et cetera et et nous on a oublié ça et si on 
veut à un moment donné être capable de faire des choix et surtout de les faire sous sur 
un mode consensuel il faut qu’on redonne la place à l’eau qu’elle n’aurait jamais jamais dû 
quitter dans notre société et sa valeur Marie là je crois que vous voulez réagir mais en même 
temps comme on a beaucoup de questions est-ce   que Non moi je voulais dire que si j’avais 
un espoir si ben moi ce serait déjà je suis d’accord avec ce qui a été dit mais ce serait 
pour plus de coopération à l’international parce que je parlais à l’international et 
plus de solidarité aussi à l’international Et d’ailleurs on a ici plusieurs acteurs de 
solidarité internationale parce que vous avez les agences de l’eau vous avez les collectivité qui 
font aussi de la de la coopération internationale   dans le domaine de l’eau on a la possibilité de 
le faire et et une fois de plus la la coopération parce que et je parle de l’international 
avec les enjeux auxquels on doit faire face oui c’est une question locale bien sûr mais on est 
dans un monde globalisé on a dans notre assiette beaucoup de choses qui sont produits ailleurs on 
porte des vêtements qui sont produits ailleurs et   pour autant il n’y a aucune concertation aucune 
alors il faut il faut il faut aller vers plus de coopération au niveau international sur les enjeux 
de l’eau merci beaucoup on a reçu énormément de questions qui montrent l’intérêt que vous portez 
au sujet euh donc les les coordinateurs ont fait un gros travail de synthèse donc je vais essayer 
de de transmettre ça finalement il y a beaucoup   de questions qui ne m’étonnent pas tant que ça 
mais qui ont beaucoup lieu au enfin qui portent beaucoup sur les solutions techniques et et et 
le regard que vous portez dessus puisque c’est   des choses qui sont très brûlants d’actualité euh 
finalement les moyens techniques de désalinisation euh de réseau séparés et euh de reuse enfin de 
réutilisation euh l’hidrologie régénérative les retenus d’eau euh on parle aussi des solutions 
émergentes issues du passé donc finalement on   parle un peu du bon sens paysan ou ou de ce qui 
peut ressortir des pays arides finalement sur des des solutions comme ça dont on parle est-ce que 
vous pouvez porter un regard ou donner votre avis   sur qu’est-ce qui est pertinent non pertinent 
les conditions de pertinence le cas échéant alors moi moi je vais vous donner l’exemple des 
retenus parce que c’est des projets sur lesquels   on on travaille euh sur le territoire à Dougaron 
euh sur une large partie euh du territoire à Durgaron euh et avec une méthode la méthode c’est 
celle de la concertation c’est celle qui porte un un nom barbare de PTGE qui consiste à mettre tous 
les acteurs autour de la table faire les études qui permettent de savoir ce que sera effectivement 
la disponibilité de la ressource demain quels sont les projets pour le territoire au regard de 
la disponibilité de cette ressource et là je parle de projet au sens très large je parle pas 
de projet de retenu en particulier c’est quelle agriculture demain en regarde de la disponibilité 
de la de la ressource est-ce que se pose parfois la question de de d’une potentielle retenue si 
on fait une retenue où est-ce qu’on l’a fait est-ce qu’elle va se remplir demain et on a un 
critère qui est que il faut qu’elle se remplisse   au moins 4 années sur 5 pour qu’on puisse nous 
agence de l’eau l’accompagner financièrement et euh et si on fait cette retenue et qu’on vient 
sécuriser la la disponibilité de la ressource en eau pour le monde agricole comment est-ce que 
le monde agricole en contrepartie s’engage euh puisqu’il sera sécurisé sur la l’eau qui est 
quand même un élément majeur de de son activité euh comment il s’engage en terme de pratique pour 
que euh ben on soit pas en train de d’accompagner une agriculture qui va nous poser des problèmes 
en terme de qualité de l’eau qu’on aura aussi à   financer euh par la suite voilà éviter de d’être 
d’être les chadoc en terme de de financement et de financer les projets qui vont nous conduire 
à financer d’autres projets voilà euh donc je je voilà c’est c’est la méthode qui s’appuie en 
premier lieu sur la science pour vérifier que les projets sont pertinents ont une viabilité et 
euh et peuvent donc être soutenus accompagnés à la fois par les acteurs du territoire qui 
vont s’engager dedans mais également les leviers financiers qui peuvent être mobilisés 
que ce soit desviers des leviers européens euh euh régionaux ou agence de l’eau voilà euh avec 
la nuance dont on avait peut-être un peu discuté aussi euh sur laquelle vous insistiez qui est 
que euh une solution dans un certain contexte   n’est pas forcément valable dans un autre et donc 
il y a un enjeu à ne pas catégoriser comme bien mal euh bonne solution mauvaise solution à rejeter 
absolument et finalement c’est important d’avoir   des acteurs comme les agences de l’eau bien 
entourés et et bien épaulés par par la science finalement qui puissent porter un regard sur 
la pertinence locale de telle ou telle solution   c’est c’est ça mais après il y a un moment il 
y a une décision qui est politique je vais vous prendre le le cas de je reviens sur le cas de 
La Rochelle par rapport à ce territoire de de Charante en fait il y a un vrai déficit 
identifié en terme de de ressources de en terme de quantitatif ils ont étudié ils étudient 
très largement les solutions depuis le dessement de l’eau de mer jusqu’à un transfert d’eau de 
la Dordogne parce queon a identifié que sur le sur la la Dordogne il y avait pas de problème 
de disponibilité il y aurait même plutôt de la   ressource en plus demain euh donc on là on envoie 
l’eau dans la creuse pour que elle descende elle se rapproche de la charante et on renvoie l’au 
dans la dans la charante donc un un truc bien   complet bien technique avec plein de tuyaux avec 
plein d’infrastructures grises et et d’impact environnementaux inévitablement en fait l’idée 
c’est quoi c’est on étudie toutes les solutions   et après il y a des moments où il y a un moment 
où on arrive au choix politique mais ce qui est important c’est que ce choix politique soit 
éclairé des conséquences de chaque solution et qui puisse se prendre de cette façon-là oui 
en tenant compte des effets rebonds notamment parce que on là pas évoquer la désalinisation 
mais il y a aussi des des choses qui sont très   énergivores qui peuvent créer d’autres dépendances 
d’autres vulnérabilités en cascade à prendre en compte éric vous voulez réagir oui juste pour 
aller dans le finalement dans le même sens qui est de dire qu’il y a ces besoins de concertation 
euh si on regarde je dirais des solutions je voudrais pas être encore une fois traité de 
technos solutionniste mais mais des solutions on en a il y a des choses qu’on sait faire et 
qu’on maîtrise elles peuvent être techniques elles peuvent être liées à des gains en efficacité 
en efficience dans l’utilisation de la ressource mais c’est cette cette maîtrise là elle doit 
être utilisée et adaptée au contexte alors au contexte tel que je dirais le la nature nous 
le fournit on va pas gérer une nappe à grand coefficient d’inertie de la même façon de la 
même manière pardon qu’on on gérera une nappe avec un très une très forte réactivité donc qui 
va se remplir et se vidanger rapidement donc on pourra pas l’utiliser de la même manière et mettre 
en place les mêmes les mêmes ouvrages ou ou les   mêmes solutions donc on il y a tout un panel de 
de de moyens de de techniques de solutions qui qui sont à notre disposition et elles n’ont 
de sens que si elles sont appliquées si ces solutions-là sont appliquées et mises en œuvre 
je dirais de de manière adaptée au contexte local et et je je voudrais vraiment insister et aller 
dans cette même direction à un moment donné je veux dire tous les techniciens les représentants 
des utilisateurs les représentants des entreprises les associations environnementales et cetera 
peuvent faire un travail ensemble de concertation il y a un moment où il doit y avoir un choix 
qui est fait et et en revanche là où moi je je voudrais vraiment insister c’est que une 
fois que le choix a été fait et qu’il a été   fait après une vraie période de concertation je 
trouve que nous sommes dans un pays dans lequel ce choix qui relève d’un processus collectif ne 
peut pas être remis en cause de manière violente à partir du moment où il y a eu des politiques qui 
ont organisé une concertation à partir du moment   où cette concertation a eu lieu et en général ces 
concertations sont longue Grégory tu évoquais tout à l’heure le temps qu’il a fallu pour mettre en 
œuvre l’usine supplémentaire et je me souviens de ben de de d’agriculteur qui avait pris la parole 
à la journée organisée la journée haut organisée le le 22 mars 2023 à la région il y avait là aussi 
des agriculteurs qui disaient qu’il y avait eu des concertations qu’il y avait eu finalement des 
décisions qui avaient été prises à l’issue mais   que des années après les process n’avaient pas 
été mis en œuvre donc à un moment donné il faut aussi que la parole publique soit ce qu’elle doit 
être et que donc elle résulte de cette période de concertation mais qui a une vraie prise de 
décision et une vraie application qui soit   faite merci euh on a pas mal de questions qui sont 
qui ont toutes des ramifications donc c’est très difficile de de les poser finalement euh pas mal 
de questions sur la place du citoyen euh et plus appliquer à l’Occitanie des une inquiétude sur 
comment est-ce que l’Occitanie pourra conjuguer   ces enjeux liés à la ressource en eau euh avec 
les évolutions les tendances démographiques les enjeux du de l’activité touristique a un petit 
peu été évoqué euh et peut-être la question de   bah comment est-ce que en tant que citoyen on peut 
participer à cette vision du territoire et cette logique la la projection des activités la manière 
de s’y préparer ben je pense que ça a été dit en tant que citoyen consommer local après je suis 
pas un pro bio manger bio tout ça mais plutôt que manger un avocat qui vient du Pérou ou une banane 
de je ne sais où essayer de manger des fruits des abricots du Rousillon du vercher de la France 
voilà et puis la sobriété euh sensibilisation peut-être qu’on sensibilise pas assez les gens je 
pense que les gens les personnes dans la salle si   vous êtes là cette conférence vous êtes sensible 
à la ressource en eau mais peut-être sensibiliser les enfants dans les écoles sur les besoins 
en eau tout ça et après bon je vais revenir sur le le côté des arbres parce que les je parle 
beaucoup d’arbres bon je suis agriculteur mais   les les arbres et l’eau les arbres euh peuvent 
faire tomber la pluie en en émettant des gaz et ils ils font infiltrer l’eau de pluie par les 
racines et moi il y a des choses que je trouve aberrentes c’est euh moi j’habite en bord de 
mer les gens veulent voir la mer de chez eux donc euh il y a un arbre chez le voisin il 
faut dinguer l’arbre parce que on veut voir   la mer donc euh voilà planter des arbres et dites 
pas à vos voisins de couper les leur quoi merci euh peut-être une autre question donc on 
a parlé des usages qui consomment déjà   aujourd’hui beaucoup d’eau il y en a d’autres 
aussi qui se développent qui pourraient être plus consommateurs d’eau on parle des usages 
numériques de l’intelligence artificielle et   et qui en fait continuent d’être discutés et 
qui vont avoir besoin de s’implanter quelque part et peut-être quel regard vous portez sur la 
manière dont on arrive aujourd’hui à apprécier les la manière dont on envisage ces activités 
par rapport aux enjeux liés à l’eau il y a les   enjeux écologiques en général mais la question de 
l’eau est quand même très prignante et très très concrète donc finalement c’est peut-être un peu 
plus facile à appréhender est-ce que finalement   la le débat sur les conflits d’usage lié à l’eau 
aussi entre les activités existantes les futures activités qui pourraient se rajouter la hiérarchie 
des usages est-ce que cette questionl elle vous   paraît quand même émerger et peut-être dans une 
tendance positive pour envisager la suite ou comment OK voilà qu’est-ce qui pourrait être fait 
pour l’améliorer en plus de ce qu’on a déjà évoqué   effectivement en terme de coopération euh bah 
clairement je on est des nains quand on regarde ce qu’on est capable de faire sur le carbone on 
est on connaît euh ce que l’empreinte carbone d’à peu près euh tout et n’importe quoi l’empreinte 
haut d’un produit d’un abricot du Rousillon ou d’un avocat du Pérou euh on la connaît pas on 
n’y est pas sensibilisé la Demme a commencé à faire des petites choses mais uniquement sur le 
volet quantitatif or quand on parle d’eau c’est   quand même bien aussi qu’on regarde le volet 
qualitatif euh donc on en est vraiment tout au début après néanmoins il commence à y avoir une 
sensibilisation je vous donne un exemple dans les échanges qu’on a avec la région Occitanie ils 
nous ont interrogé sur le sujet des data centers parce qu’aujourd’hui ben évidemment il faut 
développer des data centers notamment locaux en France pour des questions de souveraineté euh mais 
néanmoins ça reste des des objets qui sont très consommateurs d’eau et donc la région Occitanie 
s’est dit est-ce que c’est sur mon territoire que c’est le plus pertinent d’en faire est-ce que j’ai 
pas intérêt plutôt à accueillir d’autres d’autres activités économique plutôt que des data centers 
qui sont assez peuvent pourvoyeurs en emploi très   consommateurs en eau dans un territoire qui où il 
y a une vraie tension sur la ressource donc oui ça émerge mais on est des nains on est encore des 
nains il faut arriver à se poser la question des renoncements et c’est vrai que c’est pas forcément 
quelque chose qui est dans le logiciel des acteurs   qui a été jusqu’à aujourd’hui est-ce que d’autres 
personnes veulent réagir à cette question des conflits d’usage de notre capacité actuelle à 
les appréhender et peut-être aussi effectivement avancer sur les arbitrages les renoncements que ça 
peut impliquer ou juste dire que c’est compliqué non le sujet est compliqué il est complexe on on 
a vu que parfois ces conflits d’usage il pouvaient déboucher sur que ce soit au niveau je dirais 
métropolitain comme au niveau international ils peuvent déboucher sur sur des conflits qui peuvent 
être parfois violents euh qui peuvent être parfois des des guerres même entre pays donc c’est c’est 
un sujet qui est qui est absolument incontournable à partir du moment où on a une ressource qui 
se raré dont on sait qu’elle sera qu’elle va   continuer que la la situation va se tendre encore 
un peu plus donc moi j’ai l’impression qu’il faut d’abord il faudrait qu’on acquière sans doute un 
petit peu plus cette capacité de de dialoguer de de de faire en sorte que le dialogue s’établisse 
entre les différents utilisateurs il faudrait   qu’on ait une capacité également peut-être à ce 
que vient de dire Elodi Galco est intéressant c’est-à-dire que la région se questionne sur 
le bien fondé par exemple de d’accueillir tel ou tel type d’activité donc euh peut-être 
qu’effectivement on pourrait imaginer qu’il   soit plus pertinent en tout cas dans la situation 
actuelle d’installer des data center un petit peu plus au nord même si le le nord de la France vient 
de subir une période un peu sèche elle aussi donc euh et pour autant est-ce qu’on on peut dire on 
va faire aucun data center non il y a aussi une   évolution qui est qui est ce qu’elle est et il 
faut arriver à en tenir compte alors en parallèle on peut peut-être aussi il y a peut-être aussi 
des gens et j’en suis certain parce que enfin moi c’est ça parfois qui qui me qui m’interpelle 
c’est-à-dire que sur la question de la je   reviendrai au data center après sur la question de 
la ressource en eau finalement on entend beaucoup de discours qui sont des discours que je trouve 
un peu hémiplégique c’est-à-dire que finalement on on c’est des discours qui sont très anxiogènes 
qui vous présentent la situation qui vous disent ça va être la catastrophe c’est fini c’est terminé 
et cetera voilà et puis on oublie l’autre moitié c’est-à-dire que l’autre moitié et moi je suis 
bien placé pour le savoir hein le le labor le   le centre UNESCO de Montpellier il rassemble 
18 laboratoires de recherche je peux vous dire que tous les jours vous avez des chercheurs dans 
les laboratoires qui essayent de réfléchir et pas uniquement sur le plan technologique on évoquait 
l’innovation en sciences sociales tout à l’heure   donc tous essa de réfléchir à trouver les moyens 
de s’adapter à trouver le le les moyens de mettre en œuvre des solutions qui seront adaptées au 
contexte qu’on va qu’on va continuer enfin qui   va se se développer et auquel on aura à faire face 
donc il y a et c’est la même chose dans les régies dans les régies euh vous avez euh dans les 
entreprises privées qui sont qui fonctionnent   en délégation de services public moi 
j’ai d’excellents collègues qui sont de très brillants chercheurs qui travaillent 
chez Volia et euh et donc partout vous avez   aussi des acteurs qui sont là pour réfléchir 
essayer de trouver le moyen de s’adapter donc cette dimension là je crois qu’il faut l’avoir 
présente à l’esprit le c’est c’est un ensemble on peut pas se contenter de dire ça va aller mal 
oui ça va aller mal mais on vous abandonne pas il y a plein de gens qui travaillent tous les 
jours pour faire en sorte que ça n’aille pas   aussi mal que tout ce qu’on a pu dire jusqu’à 
présent et ça faut l’avoir présent à l’esprit s’il y a pas je vais encore dire que je suis 
un optimiste mais s’il y a pas en tout cas   cette cette comment dire cette perception du fait 
qu’il y a beaucoup de gens qui travaillent et qui sont c’est vraiment notre quotidien pour faire en 
sorte qu’on essaie de trouver le meilleur moyen de passer dans un chemin qui est un chemin compliqué 
on perd de vue finalement le l’objectif qui vaut et on n’embarque pas les gens sur des choses qui 
vont leur demander de des efforts d’adaptation si on leur promet finalement que de la difficulté 
et que de la misère vous embarquerez personne avec vous vous allez faire en sorte que les gens vont 
vont tout abandonner donc il faut il faut avoir   ça présent à l’esprit et donc quand on parle des 
data center je suis alors c’est vraiment pas mon domaine hein mais j’imagine qu’il y a des gens 
qui travaillent aujourd’hui sur le fait qu’on   puisse avoir à un moment donné des data centers 
qui vont être beaucoup moins consommateurs d’eau et d’énergie qu’ils ne le sont aujourd’hui je je 
peux pas imaginer le contraire mais je je suis   un vilain scientifique un peu technolutionniste 
et en même temps le le principe de data center ce qui est compliqué c’est que l’impact il est au 
niveau local consommer moins de numérique ça pas c’est pas une action à mettre en œuvre au niveau 
local l’enjeu est plus large donc l’articulation   la réponse et l’impact et parfois aussi tous 
les exemples ne s’appliquent pas comme ça mais merci beaucoup merci beaucoup à tous moi je 
je juste j’essaie de retirer quand même une   piste intéressante que nous on pourrait garder au 
shift sur le lien entre la question de l’eau et la manière dont on travaille au shift au chiftres on 
travaille surtout sur les questions énergétiques   les questions climatiques qui sont beaucoup à 
plus large échelle qui ont moins d’impact enfin qui ont des effets locaux évidemment mais dont 
finalement le le le l’effet direct est plus diffus et finalement dans la question de l’eau qu’on 
traite moins j’ai l’impression qu’on a à la   fois un gros risque et un enjeu une problématique 
très très forte et en même temps une opportunité aussi pour intéresser les citoyens à quelque 
chose de très concret qu’ils peuvent éminemment   toucher parce qu’ils voient bien le manque 
d’eau sur leur territoire sur lequel ils peuvent faire quelque chose concrètement 
avec leur collectivité et leur territoire   donc il y a finalement aussi peut-être un vecteur 
pour essayer de de mobiliser autour des questions de transition écologique euh et euh voilà et 
avoir un mouvement un peu plus collectif dans   cette direction voilà c’était juste partager cette 
petite pensée positive je sa pas si quelqu’un veut réagir sinon juste pour aller dans ce sens-là euh 
on meurt de soif avant de mourir de faim euh donc on a besoin d’eau avant d’avoir besoin d’énergie 
et l’eau a besoin du shift pour justement mettre le sujet de l’eau sur le haut de la pile des 
préoccupations on va s’y atteler [Musique] oh

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7 Comments

  1. UN débat parmis d autres toujours les memes avec des rapports alarmants et le modele de vie et de produire qui ne changera pas de politique car on est dans l ancien monde qui se crispe ! quand on voit la débilité de developpement du sud avec beton goudron a gogo ;A69 en prenant la ressource a des pourcentages absurdes pour une illusion politique ! bientot les élections avec leur promesses absurdes qui vont encore aggraver les choses ! Plus loin la CNR rhone méditerranée ou la demande explose avec une conception archaique de la distribution pour développer encore du beton ! plus la loi duplomb ! qu allez vous en faire avec les méga paysans qui veulent pomper por continuer l ancien monde !! rapport plus rapport et rien car on ne change rien !!

  2. Notre chemin de vie reste une mise à l’épreuve permanente « Traverser l’épreuve avec gratitude «  … Marguerite Kardos … Merci infiniment à toutes et tous ! 🌍😌👍🕊👏

  3. On ne va pas pleurer sur Arcelor-Mital non plus, le groupe est responsable de dizaines de milliers de licenciements ici. 10 millions de pertes économiques et alors ?
    Quel est le véritable coût humain, les vies perdues pour les plus précaires, les plus âgés, ceux qui n’ont pas accès à la ressource ?

  4. Diminution de la ressource en eau = obligation d'organiser une SOBRIETE généralisée : consommer moins et mieux !!…. sinon ce seront les plus forts (et les plus belliqueux) qui se battront pour s'accaparer ce qui restera de disponible !!

  5. N’oublions pas le rôle fondamental des forêts pour ralentir le ruissellement,favoriser l’infiltration afin de recharger les nappes,et par l’évaporation préserver le cycle de l’eau verte.N’arrachons plus les haies,et plantons des arbres!! Oui à une agriculture paysanne

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