L’histoire d’une femme qui ne savais pas choisir des vacances reposantes…oups.
Merci aux sponsors qui m’ont accompagné sur mon voyage : Talenteed (https://talenteed.com)
Talenteed, c’est une plateforme pour apprendre facilement des compétences que ce soit pour apprendre un métier, évoluer, changer de job ou se lancer en freelance.
Et aussi : Alltricks, Liv, Wilma, MX3, Ta Energy, Holafly.
Écriture, cadrage, réalisation et montage: Chloé Vancaeyzeele
Caméras & Cie: Insta 360 X5 , Insta 360 GO 3S , Sony ZV1 ii , Micro DJI x1 , Batteries externes , Câbles téléphone, Trépied
Pour retrouver les aventures (cycling et autre) daily : https://www.instagram.com/chlo.qdv/
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Toutes les refs du matériel emporté:
Vélo :
https://www.liv-cycling.com/fr/devote-advanced-1
Sacoches:
Selle :
https://www.alltricks.fr/F-41498-bagagerie/P-2764198-sacoche_de_selle_ortlieb_seat_pack_11l_gris_beige_dark_sand
Cadre :
https://www.alltricks.fr/F-41498-bagagerie/P-2548571-sacoche_de_cadre_ortlieb_fuel_pack_1l_noir
Cadre (top) :
https://www.alltricks.fr/F-41498-bagagerie/P-2764194-sacoche_de_cadre_ortlieb_frame_pack_toptube_4l_gris_beige_dark_sand
Guidon :
https://www.alltricks.fr/F-41498-bagagerie/P-2764190-sacoche_de_guidon_ortlieb_handlebar_pack_9l_gris_beige_dark_sand
Fourche :
https://www.alltricks.fr/F-41498-bagagerie/P-1932685-sacoche_de_fourche_ortlieb_fork_pack_4_1l_noi
Support téléphone : https://www.decathlon.fr/p/support-smartphone-velo-metal/_/R-p-325682
Lumière avant : https://www.alltricks.fr/F-11917-eclairage/P-2835883-eclairage_avant_lezyne_mega_drive_2400__noir
Lumière arrière : https://www.alltricks.fr/F-11917-eclairage/P-1473899-radar_et_eclairage_arriere_garmin_varia_radar_rtl_515
Lampe frontale : https://www.alltricks.fr/F-11917-eclairage/P-2496522-lampe_frontale_petzl_actik_core_600_lumens_gris_fonce
Kit de réparation : https://www.alltricks.fr/F-11939-produits-d-entretien/P-448080-kit_de_reparation_de_crevaison_ice_toolz_65a1
Pompe : https://www.alltricks.fr/F-11929-outillage/P-21232-lezyne_pompe_a_main_hv_drive_small_noir
Lubrifiant pour la chaîne
Équipement pour dormir
Tente : https://www.alltricks.fr/F-260476-couchage–tentes-_-hamacs/P-2549161-tente_2_personnes_sea_to_summit_telos_tr2_ultralight_vert
Sac de couchage : https://www.alltricks.fr/F-260474-duvets-_-sacs-de-couchage/P-2805977-sac_de_couchage_sea_to_summit_spark__1c_jaune_gris
Matelas : https://www.alltricks.fr/F-303517-couchage–matelas-_-accessoires/P-3057460-matelas_gonflable_sea_to_summit_ether_light_xr_gris
Antivol : https://www.alltricks.fr/F-41480-antivols/P-2572514-antivol_a_cable_abus_combiflex_adventure_noir
Jetboil : https://www.alltricks.fr/F-261867-rechauds-_-accessoires-feu/P-2115782-rechaud_jetboil_micromo____pot_support__rouge
Gaz x 2 :
Nourriture : MX3 https://www.mx3.fr et TA energy https://www.ta-energy.com
Porte Bidons : https://www.alltricks.fr/F-41481-accessoires-de-transport/P-2494852-fixation_porte_bidon_zefal_gizmo_universel
Bidons : https://www.alltricks.fr/F-11906-bidons/P-728366-bidon_lebram_sense_pro_650ml_fume
Casque : https://www.alltricks.fr/F-10007-casques/P-2035082-casque_poc_omne_air_mips_noir
Cuissard court : https://www.wilma.cc/collections/cuissard-cyclisme-femme/products/cuissard-bloody-queen
Maillot manches longues : https://www.wilma.cc/collections/maillots-jerseys-femme/products/tee-shirt-marlow-marron
Veste imper : https://www.alltricks.fr/F-32744-textile-hauts/P-2982702-veste_impermeable_columbia_ampli_dry_ii_violet_femme
Doudoune : https://www.alltricks.fr/F-32744-textile-hauts/P-2867724-doudoune_duvet_a_capuche_femme_columbia_arctic_crest_noir
Sous-couche : https://www.alltricks.fr/F-32744-textile-hauts/P-2830534-sous_maillot_sans_manches_unisexe_lebram_galibier_blanc
Manchettes : https://www.alltricks.fr/F-32734-bonneterie-_-manchettes-_-jambieres/P-3043585-manchettes_castelli_upf_50___light_2_noir
Couvre-chaussures : https://www.wilma.cc/collections/accessoires-cyclisme/products/surchaussures-chloe-noires
Gants :https://www.alltricks.fr/F-41489-gants/P-2925423-gants_longs_sportful_giara_thermal_noir
mitaines : https://www.alltricks.fr/F-41489-gants/P-2868035-paire_de_gants_courts_lebram_glieres_noir
jambières : https://www.alltricks.fr/F-32734-bonneterie-_-manchettes-_-jambieres/P-3050791-jambieres_gripgrab_pacr_printemps_automne_noir
Surpantalon de pluie : https://www.alltricks.fr/F-41500-textile-bas/P-3038445-pantalon_impermeable_femme_columbia_pouring_adventure_iii_noir
Kit de premiers secours : https://www.alltricks.fr/F-46293-soin-du-corps/P-2445578-trousse_de_secours_deuter_first_aid_kit_rouge_unisex
Bises
On n jamais fini de se challenger, de repousser ses limites. Mais parfois, on a aussi envie de juste profiter de la vie, de se laisser voguer. Et après un an et demi à travailler du matin au soir sur mes projets, le temps des vacances se faisait cruellement sentir. J’avais besoin de repos, de dépaysement, de lâcher-prise. C’était mes toutes premières vacances prises en tant que femme indépendante qui travaille et prend des décisions toute seule comme une grande. Alors, je voudrais vous les raconter. Mais avant de commencer mon récit, je préfère vous prévenir, c’était les vacances les moins reposantes de toute ma vie. [Musique] Je vais mourir en fait. Je suis en train de monter à une station de ski là. qui monte dans une station de ski à vélo je pourquoi j’en est mort avant de commencer le récit de cette aventure plaçons un peu le contexte crois que la première chose à savoir c’est que depuis un an et demi, je change de métier tous les 3 mois que ce soit marin, agricultrice, peintre ou encore couturière, me créer une nouvelle vie, c’est mon quotidien. Le 15 février 2025, je suis devenue athlète professionnel pour 3 mois et c’est comme ça que je me suis entraîné pour un triathlon qui a eu lieu le 1er mai. Si vous voulez en savoir plus, j’ai fait une vidéo YouTube qui raconte cette superbe histoire. En attendant, pendant ces tris, il y a une chose que j’ai apprécié en particulier, le vélo. Le vélo, ça nous fait sortir de notre quotidien parce que pour rouler 2 3 heures en entraînement, on a le temps d’aller explorer assez loin de chez soi finalement. Alors, ça m’a mis dans un élan d’exploration et de découverte et j’ai adoré ce sentiment de rouler sur des sentiers inconnuss. Avant de commencer un nouveau métier tous les 3 mois, j’avais jamais trop su ce que je voulais faire de ma vie. Donc, je m’étais décidé à faire une école de commerce parce que ça restait général. Et une fois dans le cursus et dans les différents stages menés, j’ai eu beaucoup de mal à trouver ma place. Je trouvais l’environnement très superficiel, peu enrichissant. J’avais l’impression de ne plus avoir le temps pour le reste de mes centres d’intérêt. Et après avoir grandi au milieu de la nature, l’idée d’être toute la journée derrière un bureau, ça me révoltait un peu. Pendant ces 4 ans, en tombant un soir par hasard sur un documentaire, j’ai développé une obsession pour un pays en particulier. Un pays dans lequel les gens arrêtent de travailler à 15h pour aller vivre leur passion. Un pays proche de la nature où on était souvent dehors, un pays avec des paysages à couper le souffle. Et j’ai fait de ce pays ma bouée, ma route de secours. Pour me rassurer dans mon quotidien peu épanouissant, je me disais un jour j’irai en Norvège et là-bas ils comprendront. Alors quand mes sorties vélo ont réveillé mes envies d’exploration, j’ai voulu voir si éventuellement ce serait faisable de rouler jusqu’à ce pays que je porte très haut dans mon cœur. Je voulais voir si ce pays et moi on matchai pour de vrais. Alors, sans vraiment y réfléchir ni prendre la mesure de ce qu’allait être le trajet, je décide de me lancer à rouler de Paris à Oslo. Mais bon, après avoir pris cette décision, allez 12 minutes de réflexion, j’ai mis le projet de côté jusqu’à Elf au saut triathlon le 1er mai et me voici donc à préparer le voyage en 7 jours. Une belle occasion de prouver mon efficacité ou mon inconscience. À voir. 7 jours pour organiser un mois et demi de voyage. Préparez-vous, ça va aller très vite. J’avais déjà deux éléments en poche qui m’ont fait gagner un temps précieux. Le premier, c’est que j’avais déjà mon vélo. La marque Liv avec qui j’avais travaillé pendant le triathlon m’avait envoyé un vélo gravel que j’ai immédiatement adoré. Aussi, je venais de signer un partenariat avec Alltrix, un site revendeur d’absolument tout ce dont j’allais avoir besoin pour le voyage. J’ai donc commencé par constituer la liste du matériel dont j’aurais besoin et ça m’a pris un temps fou. À mesure que ma liste avançait, j’envoyais toutes mes demandes à Allrix qui complétait petit à petit mon attirail. Une fois les éléments reçus, je faisais des essais dans mes sacoches et je réajustais si besoin. Et finalement, voilà ce avec quoi j’ai fini. D’abord, parlons des sacoches. Je suis partie avec une sacoche de sel, une sacoche de guidon, deux sacs de fourche, une sur le cadre, une sacoche de potence, des gourdes à l’arrière et ma tente en deux morceaux sur le cadre et sur le guidon. Dans ma sacoche de sel, trousse de secours, brosse à dents, habit pour quand je ne roule pas, matelas, oreiller, un drap, des sous-vêtements, une peau de chamoi de rechange, des serviettes, du PQ et un jet boil. Dans celle du cadre, les caméras, des outils de réparation et entretien, chargeur et ma batterie externe sur la potence gel, gomme et électrolyte, dans celle du guidon, mon duvet, ma doudoune, des manchettes, des jambières et des gants. Et enfin sur la fourche, d’un côté des léophilisés et un pantalon de pluie et de l’autre un père polaire et couvre-chaussures. Sur le guidon, un 840, une lampe, ne restait plus qu’à m’équiper moi, un casque, des chaussures de gravel, c’est-à-dire avec des cales cachées dans la semelle et un cuissard et un gilet d’hydratation. Et pour des raisons évidentes de débit de parole, je vous laisserai toutes les rfs en description. En dehors du matériel, j’ai souscrit une assurance Europe, acheter un forfait 5G, regarder le nombre de kilomètres approximatifs, chercher et trouver un sponsor. Factuellement, tout a avancé vite, bien et sans accro. C’était intense, stimulant ma définition du fun, mais mentalement, je n’étais absolument pas dedans. J’avais pas l’impression de partir, mais juste de préparer un vélo un peu comme si l’aventure s’arrêtait quand tout était planifié. Et donc, quand tout a été prêt sur le vélo et ben j’avais l’impression d’avoir fini mon taf. Et c’est donc l’esprit parfaitement tranquille que je me suis couché mercredi 7 mai n’ayant absolument aucune conscience de ce qui m’attendait. Le matin du grand jour, je retrouvais et rencontrais plein de copains à la boulangerie Polka pour célébrer mon départ. J’étais toute contente d’être là dans cet environnement chaleureux et convivial. On avait organisé ça super last minute avec Talented, le fameux sponsor dont je vous ai parlé tout à l’heure. Talent Seed, c’est une plateforme qui permet de proposer et de recevoir des formations avec un système avalé un sandwich et je suis finalement partie. Je suis partie comme si j’allais chercher une baguette de pain à la boulangerie en mode allez bisous à plus. Sur les premiers kilomètres, j’ai suivi paisiblement le canap de Lour, une piste que je prenais souvent quand je m’entraînis pour le triathlon. Et quand je suis arrivée à l’endroit où je faisais tout le temps demi-tour, là il s’est passé un truc. À partir de maintenant, on arrive à la limite du territoire que je connais. Donc là juste après c’est l’aventure. Voilà le portail qui mène sur l’inconnu. Mentalement d’un coup j’ai pris conscience et je me suis pris une vague de panique. C’est-à-dire que dans ma tête toutes les questions qu’une personne sensée aurait dû se poser dans la nuit le soir au moment de se coucher la veille, je me les suis prise en pleine face. Est-ce que ce voyage va bien se passer ? Est-ce que je vais aimer ? À quoi vont ressembler les prochaines journées ? Est-ce que je vais rencontrer du monde où là je pars pour un mois de pure solitude ? Est-ce que je vais avoir la force physique pour avancer ? la force mentale. En fait, la difficulté, c’est que j’avais vraiment pas idée de ce à quoi ça allait ressembler. Je savais pas dire comment serait mon quotidien et du coup c’était une déferlante de question avec absolument aucune réponse. Petit à petit, à force de rouler, de voir du paysage, je me suis calmée puisque je n’avais aucune réponse. J’avais autant de chance que ça se passe bien que mal. Donc, aucun intérêt à paniquer plus que ça. En revanche, c’est comme si mon corps était resté sous tension. un mélange d’adrénaline, de stress, de concentration, un peu comme si je risquais une catastrophe à tout moment et que je devais donc rester alerte. Et ce feeling, il est intéressant parce qu’il n’est jamais parti. Le premier jour, en partant le matin, je me suis dit “Bon, il fait beau, donc je dors dans ma tente.” Sauf que dans mon moment de panique où je me mets à me poser 10000 questions, j’ai regardé si je pouvais pas trouver un endroit où dormir chez quelqu’un le soir pour me rassurer. Je crois que je voulais pouvoir me dire “Je roule jusqu’à chez lui ou elle”. Plutôt que je roule jusqu’à au slow. Donc, j’ouvre la plateforme W Showers et j’envoie des messages à des gens autour de mon point de chute et j’ai une première réponse positive. Du coup, je sais où je vais. Au bout de quelques kilomètres, genre 60, tout part en sucette. Je suis fatiguée, j’ai mal aux jampes, je me trompe de route et surtout je passe par une rue de pavé et là, j’ai une sacoche qui se décroche et je me rends compte que je n’ai absolument pas de quoi la réparer. En plus de ça, au fur et à mesure que j’approche de là où je dors, je suis un peu plus tendu. Encore une fois, j’arrive pas à imaginer à quoi ça va ressembler et du coup, j’ai peur que ça se passe mal. Mais bon, je suis fatiguée, j’ai une sacoche à la main, donc je frappe à la porte. Et tout se passe à merveille. On répare ma sacoche, on partage un dîner. C’est comme être avec des amis que j’aurais pas vu depuis longtemps. Et le lendemain matin, je repars un peu plus inspirée par cette bonne soirée en me disant que ce voyage, il va sûrement bien se passer. [Musique] J’ai toujours ce feeling de tension physique et pour le coup ça me perturbe. Je crois même que je suis un peu énervée de ressentir du stress alors que tout se passe bien. Donc techniquement, je devrais pouvoir être détendu. [Musique] En regardant mon itéire du jour, je réalise que je passe vraiment pas très loin chez un cousin. Donc je décide d’aller spontanément toquer chez lui, voir si je peux lui faire un petit coucou. On prend un café et ça me fait du bien de voir un visage familier. Et je trouve ça marrant parce que j’ai l’impression que ça fait 10 ans que j’ai pas vu quelqu’un que je connais alors que ça fait un jour. Il roule avec moi sur quelques kilomètres et je finis par tracer jusqu’à mon arrêt du midi à Compi comme la veille la rencontre avec Etienne et Ellois s’est bien passé, je décide d’essayer de continuer à dormir chez des gens et c’est comme ça que je me retrouve en contact avec Estelle qui habite à Noyon et que je rejoins à 17h pour aller visiter la ville, cuisiner un repas et passer une soirée ma fois bien sympathique. [Musique] Le lendemain, c’est reparti pour un tour. Il fait toujours aussi beau mais dans mon corps c’est un peu moins festif. En fait, depuis que je suis partie, j’ai un peu mal au cou et là ça prend des proportions franchement désagréables. En fait, j’ai aussi mal au bras, aux chevilles, à la plante des pieds, ce qui me fait me demander si mes cales sont bien réglés ou pas. Et quand je m’arrête le midi pour manger un liof, je me dis que peut-être il va falloir que je me pose à un moment pour reprendre des forces. Ce jour-là, j’arrive assez tôt à la ville que je vise, Saint-Quentin. Alors, je me pose sur une place pour faire un peu de montage vidéo. Au bout d’un moment, il y a une petite vieille qui vient me parler et qui me demande où je vais. Et quand je lui annonce, elle m’engueule parce que c’est trop dangereux, que je suis inconsciente et en plus, je suis une femme. Alors là, ça m’énerve. L’argument de la femme seule, il m’énerve particulièrement comme si j’étais une petite chose fragile qui avait besoin de protection. Mais ironiquement, ça me détend pour mon voyage. Ça me donne un coup de boost parce que j’ai envie de lui prouver à cette femme que je peux le faire en fait. Et ça c’est plus fort que les doutes. Le soir, je retrouve Mélanie qui m’emmène voir ses chevaux dans une ferme sublime et je me dis que sans elle, j’aurais jamais vu ce lieu. Et ça me confirme encore plus le fait que je crois que j’aime bien passer chez les gens. [Musique] Le 4e jour, c’est hyper cool parce qu’il y a Sylvain qui me rejoint pour rouler avec moi. Alors Sylvain, c’est un craque déjà parce qu’il fait 1 heure de route pour pouvoir me rejoindre et que lui va se taper l’aller-retour dans la journée pour bah retourner à sa voiture le soir. Mais c’est aussi un craque parce que Sylvain c’est un enfant qui a subi du harcèlement quand il était jeune et en grandissant, il s’est mis à fond dans le sport. Il a fait des Iron Man, il a fait plein de courses de vélo en ultra distance et toute l’année, il visite des écoles pour sensibiliser au harcèlement. En fait, c’est un humain qui dédie sa vie à son combat et c’est absolument magnifique à voir. Sylvain, ça fait des mois que je le suis et que je veux le rencontrer et je suis super content de pouvoir enfin discuter avec lui. Donc les 80 km qu’on roule ensemble passent tout seul. Il y a juste un petit détail, c’est que 10 secondes après qu’on soit parti, je me pète la gueule en mode gros soleil par-dessus la roue avec la caméra qui saute éclaté par terre. Je pète un bout de mon setup. Le guidon, il est plié en deux. Moi, sur le moment, j’ai pas l’impression de m’être fait mal. J’ai juste un énorme coup de stress pour le vélo. Mais au final, on remet le guidon droit. La caméra n’est pas cassée, c’est juste son support. Et donc on repart et du coup quand l’adrénaline redescend, je me rends compte que je me suis quand même un peu abîmé la jambe et j’ai mal aux côtes. J’arrive à Valencienne, je quitte Sylvain et là je me pose chez ma sœur et je décide de prendre un jour off parce que je suis éraintée. Au final, j’ai roulé 4 jours de suite entre 60 et 80 km. C’est plus que tout ce que j’ai jamais fait dans ma vie en vélo. En arrivant chez elle, je me détends et ça me fait comprendre que mon corps était toujours assez tendu sur ces qu jours. Je sais pas si j’ai vraiment réussi à être sereine à un seul moment. À Valencienne, je passe la prême avec une copine que j’avais pas vu depuis la fin de l’école de commerce. C’est marrant parce que c’est une fille qui avait beaucoup voyagé et qui représentait un peu pour moi ces personnes qui plaquent tout pour aller vivre leurs rêve à l’autre bout du monde et qui te foutent le seum à chaque story. Et quand on s’est vu, elle m’a expliqué qu’en fait sur ses derniers voyages et ben elle était pas tellement épanouie, qu’elle était partie un peu parce que tout le monde montrait cette grande idée du bonheur en voyage, de la liberté, mais qu’en fait elle elle avait envie de construire quelque chose, d’avoir un copain, un lieu de vie, des projets pro sur le long terme. Mais du coup, elle m’explique qu’elle a comme une espèce de pression sur les épaules d’être celle qui a beaucoup voyagé et qui maintenant veut se poser. Elle a presque l’impression de pas être vraiment légitime à s’arrêter finalement. Revenons-en à mon voyage. Maintenant que j’étais reposé, le plan c’était de partir direction Bruxelles et d’y arriver en un jour. Ça voulait dire 115 km. Distance qui me paraissait absolument immense. Je suis partie à 8h pétante en mode c’est pas sûr que j’arrive avant la nuit. Après quelques kilomètres, j’ai traversé la frontière belge et mon parcours en France aura donc été de 290 km pour arriver en Belgique depuis Paris. Une fois en Belgique, j’ai traversé toute la campagne belge. Alors, je peux vous dire que là-bas, il y a de très belles fermes, de très belles étendues. Le seul petit détail problématique, c’est qu’en Belgique, il y a pas un de commerce. Alors, il y a plein de princeries où tu peux prendre de la bière et voilà. Du coup, j’ai fait les 115 km absolument affamé. Mais la bonne nouvelle, c’est que je suis arrivée à Bruxelles vers genre 14h et j’ai un peu rigolé de me dire que je pensais que j’allais mettre 10h. Une fois arrivée, j’ai rejoint Loup. Ça faisait longtemps qu’on suivait et qu’on voulait se rencontrer. Elle elle rentrait d’Espagne pile le jour où j’arrivais. Donc on s’est rejoint et on a passé la soirée avec ses potes. Et j’ai eu l’impression que c’était juste une soirée comme les autres dans mon quotidien. J’ai complètement oublié le voyage à vélo et mine de rien, c’était cool. Le lendemain, j’avais créé un event SRA pour proposer si jamais il y avait des gens qui voulaient rouler avec moi. J’y croyais pas trop pour être honnête, mais finalement on s’est retrouvé à 12 personnes. [Musique] Et si j’avais passé des bons moments jusque-là, ça c’était sûrement le premier moment vraiment excellent du voyage. Sur la route, je parlais avec Ticien qui me posait un peu des questions sur mon trip, mes métiers d’avant et à un moment, il m’a dit “Men fait, tu maîtrises pas grand-chose. Je pensais que tu savais beaucoup plus que ça ou tu savais et que tu contrôlais.” Mais c’est assez aléatoire et tout le temps la roue libre. Et j’ai trouvé cette réaction excellente parce que c’est complètement vrai. Au final, c’est assez souvent quand je rencontre des gens que leur conclusion étit beaucoup moins impressionnante que prévu. Et moi, j’aime trop cette réaction parce que ça prouve que puisque c’est pas moi qui suis impressionnante, mais que les projets accomplis sont tout de même inspirants, et bien la clé c’est pas dans la personne que je suis ou pense être mais dans la réalité de mes actions. En gros, pas besoin d’être impressionnante pour faire des trucs impressionnants. Si on résume, par exemple, je crois qu’on aurait tendance à se dire un voyage à vélo, c’est un truc pour les aventuriers, mais en réalité, avant de partir, j’étais pas une aventurière. Rien me permettait de me qualifier de si. Et pourtant en partant, je le deviens jour après jour. Ce qui je crois prouve bien qu’on a pas besoin d’être pour faire parce que c’est au contraire en faisant qu’on devient. Voilà donc mon prochain métier ce sera philosophe. Après m’être empifré de Frit belge, je dis au revoir à tout le monde et je poursuis ma route chez Sibil et CP qui m’accueille pour la nuit. Le lendemain, je récupère Coline à la gare. Coline, c’est une fille minuscule que j’ai rencontré en m’installant à Paris. Elle est fantastique parce que dès que tu lui parles d’un truc, elle dit toujours “Je suis chaud”. Je l’ai jamais entendu dire non à un plan, même quand il est bourbier. Typiquement quand je lui ai dit “Tu veux pas venir rouler quelques jours avec moi ?” Elle a dit où et quand ? Et ben ce sera enverse à 9h ensemble. On a roulé, manger, rigoler, parler, improviser, profiter des paysages, voyager à deux, c’était vraiment facile. En fait, j’avais l’impression que le ciel pouvait nous tomber sur la tête. Comme on était deux, je m’en foutais royalement. Ce qui m’a fait encore prendre un peu plus conscience du poids que représentait la solitude dans ce voyage. Même si je voyais beaucoup de monde, au final, je restais seul face à mes objectifs, face à la route, face à mes peurs. Et partager tout ça avec quelqu’un, ça faisait une grande différence. Je crois que c’est li au fait que d’un coup toutes les petites émotions que je ressentais, je pouvais les raconter et c’est comme si ça les rendait réel, comme si le fait d’avoir un témoin de ce que je traversais prouvait que ça existait. Après quelques kilomètres à rouler en Belgique, on franchit la frontière des Pays-Bas, j’aurais donc traversé ce deuxième pays de façon efficace, 220 km en de jours, vite fait bien fait. Une fois au Pays-Bas, on s’amuse bien avec la colline. On est à juste à côté de la frontière Belge Pber et genre on est hyper impressionné par le nombre de fermes au mètres carrés. Genre il y a des fermes partout et le pire en le mieux en fait c’est qu’elles sont hyper hyper bien entretenues. Genre c’est trop clean. Il y a des énormes bâtiments mais tout est en brique, la toiture tout est nickel propre. Les jardins sont carrés, vraiment c’est magnifique. Mais par contre du coup ça pue la merde partout. Ça pue la merde partout. Mais on ne voit pas la merde. On ne voit pas la merde. Du coup, j’estime que c’est Chloé, elle est partie depuis une semaine. Arrête. Non. Et je pense que elle à chaque fois on passe devant des fermes et là oh là là mais ça pue la merde ici. Oh c’est bizarre ça. Tiens, j’essaie de camoufler mon odeur. C’est bizarre. C’est bizarre. Ça sent le caca partout où tu passes. Coïncidence. [Musique] On se remet en route avec objectif la petite ville de Beck and Donk. On finit là-bas parce que quand j’ai envoyé l’itinéraire qu’on allait faire à Coline. Elle a repéré qu’on passait pas loin de la maison des grands-parents de Satine, une de ses meilleures potes. Et eux étaient trop chaud de nous accueillir. C’est comme ça qu’on se retrouve chez des papis et mamis hollandais au pas et oma. Et on s’est fait choyer comme des princesses. Depuis le début des Pays-Bas, j’avais fait le constat que toutes les maisons étaient super propres et surtout on ne voyait jamais personne dehors. Limite, tous les volets étaient fermés. Ça faisait presque un effet décor de cinéma. Alors, tout était très beau mais sans vie et puis les rares personnes croisées avaient pas l’air vraiment ouvertes au dialogue. Et le fait de pouvoir rentrer dans ce décor montrait qu’en fait toute la chaleur, l’humanité et la convivialité, elle se passait à l’intérieur en privé. Avec Colline, on a roulé à peu près 60 km par jour. Alors, on est arrivé à Harlem vers 17h le 3e jour et je me suis dit, c’est un truc qu’on devait faire dans nos quotidiens, de partir comme ça quelques jours avec des potes en exploration. Coline, en 3 jours, elle a pu voir pas mal de situations, pas mal de ce qui était mon quotidien et derrière elle est retournée dans le sien sans encombre. Quand on prépare ce genre de voyage, on se dit “Oh bah c’est contraignant, il faut poser les jours, tout préparer, c’est long.” Alors qu’en fait déjà juste 3 jours, ça dépayse beaucoup. Ça suffit complètement à se déconnecter et à découvrir un nouvel environnement. Quand j’ai déposé Coline pour qu’elle reprenne le bus, j’étais content de savoir que moi j’allais continuer l’aventure. Et si depuis le début, j’étais finalement pas bien sûr d’être complètement enthousiaste, savoir que j’avais pas envie de rentrer, c’était déjà rassurant. Une fois le colline déposé, j’avais pour objectif de rejoindre Maë plus loin. Comme ça, on allait faire les derniers kilomètres ensemble jusqu’à chez elle où j’allais pouvoir rester le soir. 3 km après notre départ, surprise. Bon euh, nous avons un premier problème de roue ici. Il y a un petit clou bien enfoncé dans la roue. Le gros dilemme, qu’est-ce qu’on fait ? Parce que tout était fermé comme on était dimanche puisque mon pleu ne se dégonflait pas et j’ai décidé de continuer en roulant jusqu’à chez elle. Une fois là-bas, on a rejoint ses copains pour le pique d’anniversaire de Sopia. Cit marrant parce que j’avais vraiment l’impression de faire partie de leurs amis depuis longtemps. Ce qui est intéressant, c’est que d’être constamment seule, je me surprenais à être assez affamé de lien social. Le moindre sourire, la petite interaction avec un commerce sans n’importe quel échange me remplissait de joie. Sauf que dans la majorité des cas, puisque j’étais une parfaite inconnue, on ne me rendait pas mon sourire. On ne partageait pas mon envie d’échanger. Chacun était consacré dans sa vie et ne perdait pas de temps à m’en donner. Je me souviens que quand j’étais petite, je voyais mon père sourire à tout le monde tout le temps. Il s’arrêtait constamment pour dire un mot à la boulangère pour faire rire le boucher. Il croisait toujours quelqu’un qui me connaissait et ça me rendait zinzin de devoir m’arrêter toutes les 8 secondes. Mais là, croiser un Bruno, c’est tout ce dos je rêvais pour me sentir un peu plus intègre, un peu plus à ma place. Quand tout est inconnu autour de soi, quand on ne connaît rien ni personne, pas la langue, on se sent complètement hor jeu et c’est ça qui crée le plus grand sentiment de solitude. J’avais l’impression que tout ce qui pouvait m’arriver passerait inaperçu. Et je me suis dit mais pourquoi est-ce qu’on ne fait pas plus attention aux autres, à ce qu’on croise ? Après tout, ils font partie de nos vies puisqu’ils sont là. Qu’est-ce qu’on risque à sourire en retour, à prendre le temps de demander comment ça va, à regarder autour de nous ce que font les autres, à observer plus loin que le bout de notre nez, à s’ouvrir au monde finalement. Le lendemain, j’ai perdu toute envie de m’ouvrir au monde quand je me suis faite entuber par un réparateur de vélo qui voulait absolument changer mon pneu complet alors que j’aurais techniquement pu reboucher le trou, mettre la chambre à air de secours que j’avais emmené et repartir gément. À 105 balles, j’avais le seum. Enfin, heureusement, j’ai quand même passé une très bonne journée avec les coloc de Maë. Et le 21 mai, j’ai pris la route pour un nouveau pays après avoir mis 530 km pour traverser les Pays-Bas. L’arrivée en Allemagne, elle est un peu rude pour plusieurs raisons. Déjà, je pars pour 180 km à faire en 2 jours. Donc, pour la première fois, depuis mon départ, je n’ai pas de point de chute précis où m’arrêter le soir. En plus, j’ai décidé de dormir dans ma tente et ce sera la première fois que je suis seule dehors sous ma tente dans un pays où le bivoque n’est pas du tout autorisé. Du coup, bah je suis super stressée. En fait, je sens le stress qui monte doucement en moi, mais j’assume pas du tout. J’essaie de penser à autre chose parce que je trouve que c’est con de stresser pour ça. Au fond, je sais qu’il y a pas grand risque et du coup ça m’énerve un peu de ressentir de l’appréhension, je crois. Et en plus du stress, il y a un profond sentiment de solitude qui s’installe. Et puis dès les premiers kilomètres en Allemagne, je me rends compte que ça va pas être la route la plus fun. Je longe une nationale pendant des kilomètres et des kilomètres. Le bruit m’étourdit, c’est un enfer. [Applaudissements] Au fur et à mesure que la journée passe, je suis de plus en plus mal à l’aise à l’idée d’être seule dehors le soir. Finalement, le moment redouté arrive. Donc, j’installe ma tente et puis j’essaie de faire comme si tout allait bien. J’arrive à vraiment m’apaiser par moment, mais dès qu’il y a un bruit, je sursaute et ça me ramène dans ma peur et surtout, je crois que ça m’énerve vraiment d’avoir peur. J’ai l’impression d’être qu’une petite fille seule perdue au fond des bois. Alors, j’essaie de me divertir pour oublier où je suis. Je regarde YouTube et je finis par m’endormir. Je dors très mal évidemment. En plus, j’ai envie de faire pipi mais j’ai trop peur de sortir de ma tente dans la nuit. Je sais pas si j’ai plus peur de me faire piétiner par un sanglier ou qu’un allemand vien crier dessus parce que je suis dans son champ. J’ai pas envie qu’il y a un allemand qui vienne me réveiller en pleine lui en mode casse-toi. Voilà. En tout cas, à peine levé, je m’empresse de plier bagage et de quitter ce lieu le plus vite possible. Je me sens toujours super seule. Alors moi et ma solitude on repart roulé sur mon interminable national. [Musique] Ce soir, j’arrive à Brem et je suis accueille par Raffy. Ça me fait du bien de voir du monde. Ça me fait du bien de prendre une douche. Pas vraiment parce que j’ai envie de confort, mais plus parce que ça m’éloigne de l’expérience entente de la veille. Un peu plus tard, il me propose de rencontrer sa copine Stéphie pour me faire visiter la ville. J’ai aucune envie parce que je suis épuisée mais pendant ce voyage, je suis en mode yes man. Alors je dis oui. Pour ceux qui connaîtraient pas, Yesman c’est l’histoire d’un mec qui fait aucun effort. Il reste dans sa routine mais il est de plus en plus malheureux parce que du coup il fait rien de sa vie. Un jour, il assiste à une conférence qui parle de l’importance de dire oui aux opportunités et en ressortant, il se met à dire oui à tout, mais genre vraiment à tout. Et il fait plein de trucs qu’il gonfle mais ces trucs qui gonflont rencontrer quelqu’un de cool et ça lui donne une idée pour faire un projet et tout ça le met dans un élan où il fait plein de choses chouettes. Bon alors évidemment dans sa vie, il faut pas dire oui à tout mais je crois que c’est important d’avoir des moments où on se met en mode yes man. Parce que la morale de tout ça, c’est qu’on peut pas anticiper les conséquences de nos actions. On est super nul pour savoir ce qui va provoquer l’effet papillon. Les idées, elles émergent d’inspiration qui émergent donc ce trop quoi ? Donc dire non à un truc qui nous paraît pas fun, c’est quand même risquer de louper l’idée qui aurait émergé de ce truc pas fun. Alors je dis oui et on visite la ville. [Musique] Bon, je vais pas bito il s’est rien passé d’exceptionnel ce jour-là à part que j’ai caressé la statue de la chance comme mon kebab me l’avait conseillé le midi. Le lendemain, je repars pour la plus longue distance jusqu’ici 122 km direction Hambourg. Et pour la première fois depuis le début, ils annoncent de la pluie, enfin plus précisément de la grêle et des orages. Ça tonne dans tous les sens. Je suis une serpillère humaine. Mais c’est de la grê. C’est quoi ce bordel ? ! Je fais une pause rapide le midi mais sinon je trace parce que tant que je pousse, j’ai chaud. Alors que si je m’arrête, je deviens vraiment un gros glaçon pas content. Donc je pousse comme une malade sur mes jambes. Arrivé à Hambourg, j’écoute mes caprices de femmes fatiguées et je prends une nuit d’hôtel. un bon lit, une douche chaude et je m’affale pendant que ça tonne dehors. Et là, au max du bonheur, posé devant Netflix, je me dis en fait la clé pour être heureux, c’est peut-être pas d’aller chercher plus haut, mais juste de réussir à apprécier ce qu’on a sous le nez. Alors là, vous allez me dire “Tu as pas trouvé plus bateau à nous sortir Chloé ? Tu es en train de faire le voyage de ta life et tu nous balances une phrase téléama ?” Oui, certes, mais attendez, il y a une subtilité. Moi, depuis toujours, je m’habitue trop vite. Un jouet, un t-shirt et même j’ai un peu honte de dire ça. Un ami de longue date. Avec le temps, tout perd un peu de sa magie. Tu me mets dans une Maverati tous les jours et bah très vite, je vais trouver ça normal. Plus rien d’excitant. Et ça, ça m’a toujours fait culpabiliser. Je me dis que je suis ingrate, pas mature, pas assez reconnaissante. Alors, depuis des années, je me force à rester consciente. Après ta douche chaude, pense à ceux qui n’en ont pas et cetera. Mais en vrai, j’y crois pas. Jamais. Ça sonne faux. Alors, d’abord, je me suis dit bah peut-être qu’il me faudrait une douche encore plus ouf avec des g, des lumières, du parfum, mais la vérité, je le vois venir à 3 km, c’est que je vais juste m’habituer à plus parce qu’en fait, je crois que la seule vraie solution, c’est de redescendre. Tu veux continuer à apprécier ta Maserati, va rouler en Clio. Tu veux continuer à kiffer ta douche chaude, pars 10 jours en rando sans te laver. Et c’est ça pour moi la vraie valeur du voyage minimaliste. C’est un moyen de te sortir de ta normalité, ce qui va te permettre de redécouvrir ce qui est déjà là. Moi, je pensais que j’étais juste incapable d’être connaissante, que c’était un trait de ma personnalité, un de mes défauts de pas savoir apprécier les choses dans le temps. En fait, non, je pense que c’est un trait humain. Et forcer la gratitude, ça ne peut pas marcher. C’est pas la solution. Du coup, maintenant, je culpabilise plus parce que je sais que oui, il faut effectivement savoir apprécier les choses simples mais surtout maintenant je sais comment faire et ça c’est exceptionnel parce que d’un coup tout dans mon quotidien a le potentiel de me réjouir et c’est une approche que je compte bien garder toute ma vie. Hambourg, je prends un jour off pour visiter la ville, mais si je dois vous faire une confession, je suis pas trop fan des visites de ville. Je me balade 2 3 heures dans le centre et c’est bon, j’ai ma dose. Du coup, je prends le temps d’organiser un event de club sur ce trava juste au cas où j’aurai des gens déters sur Hambourg pour qu’on puisse rouler ensemble le lendemain. Le soir, je reste chez une famille allemande qui me raconte leur petite vie d’allemand et le matin, je suis requinquée pour partir. J’ai donné un point de rendez-vous la veille sur ce trava, mais j’ai pas trop d’espoir pour être honnête. Toujours est-il que je m’y rends et la surprise et ben il y a des gens. Alors, on a Amélie qui vient en bon depuis quelques années et Dimitri qui fait aussi un voyage en vélo. Et le bou va au Cap Nord, c’est-à-dire tout en haut de la Norvège et donc on va vraiment dans la même direction. Alors, on commence à rouler tranquillement, tout se passe bien et c’est cool. Ça faisait longtemps que j’avais pas roulé avec de la compagnie, ça rend les kilomètres faciles et léger et c’est un luxe que je suis contente de trouver. Au fil de la journée, on s’entend bien avec Dimitri et je me dis “Ah, est-ce que je lui proposerais pas qu’on roule ensemble quelques jours Seul le moment, je prends conscience que ça veut dire que je ne vais plus être seule pendant au moins quelques jours et si ça me soulage dans un sens, ça me perturbe aussi parce que je me suis habitué à prendre toutes les décisions, à être 100 % responsable de ce qui m’arrive, à fonctionner selon mon rythme et ça pour le coup que j’aime bien. Le soir, je suis censée dormir chez Annika à Liiam et je leur demande si à tout hasard Dimitri pourrait aussi venir. Ils acceptent et c’est comme ça qu’on se décide à continuer à se suivre et ce certainement jusqu’à Copenhag. Mais nickel. Bien sûr. Attends, zoom un peu. Zoom. Non, toi des zoom zoom. Mais non, regarde le truc, il est juste là au milieu. Il est pile au milieu en fait. Il est là. Voilà, il est là. Le lendemain, il pleut des cordes et on commence par rejoindre Alec et Marie qui m’ont envoyé un message laveille pour rouler avec moi jusqu’à Flensburg. L’objectif du jour. Et donc, on part tous les quatre parfaitement lessivés par la pluie. On s’entend bien, tout le monde est de bonne humeur et du coup, c’est une journée difficile qui passe toute seule et j’en suis ravie. Il y a que du jour et de la pluie. Il a démonté. Mais en vrai, c’est beau genre c’est sympa comme mou. Quelle appuyé le truc il est plus gros que ma tête. Ça ressemble à l’homme de Ouais mais c’est toi qui a voulu faire ça au c’est vrai il se rase pas la les je pue non tu sais ou pas non mais moi aussi je me je chlingue c’est genre et il pleut toujours soir, Dimitri veut passer la frontière pour aller dormir au Danemark et moi, j’ai trouvé un wam showers. Donc on se sépare pour la soirée. Après une nuit courte parce que j’ai fait du montage vidéo jusqu’à 3h du matin. Allez super. Je débarque au Danemark pour aller récupérer Dimitri. Je quitte donc l’Allemagne après 530 km exécuté en 5 jours. La bonne nouvelle c’est qu’au bout de 15 jours et 1237 km ce qui marque la moitié du voyage, je n’avais plus aucune douleur. J’étais même ultra laise sur mon vélo. Bien sûr, ça m’arrivait d’être des fois fatigué musculairement mais j’avais plus mal aux fesses, mal au coup comme au début. Cette première partie de voyage, elle me laisse un peu sur ma fin parce que je vis plein de belles choses. Mais pour être honnête, je m’attendais à plus, à plus d’émotions, plus de joie, plus de fories, plus d’énergie, plus d’entrain. J’ai pas non plus de grosse galère donc tout est un peu plat. J’aime bien, c’est sympa mais pas renversant. Peut-être parce que les paysages sont assez similaires parce que mon quotidien de base est déjà très épanouissant et du coup ça marque pas une énorme différence. Alors, je me dis que j’ai peut-être mis la barre trop haut et que je ferais mieux d’accepter que c’est comme ça pour la suite du voyage. Il me reste encore à explorer le Danemark, la Suède, la Norvège et je suis très curieuse de savoir comment tout ça va se passer. [Musique]
47 Comments
Je n'ai pas l'habitude de laisser des commentaires non plus mais te suivre dans ta quête et ton voyage me passionne. Ce mélange de réflexion, de surpassement et savoir rééllement comment tu te sens pendant tout ça, c'est génial. Vraiment, merci de nous intégrer à ça; C'est INSPIRANT +++. Et chapeau de repousser autant tes limites. Car on sait malgré tout, qu'être une femme seule en voyage n'est pas toujours simple. Tu nous prouves que c'est possible de changer nos craintes.
cette pov' vieille qui demande juste que tu fasse attention a toi, OLALA
Merci Chloé pour cette merveilleuse aventure, tu es très courageuse. J’attend la suite de ton périple. Bonne chance à toi 🤞 😊
Hâte de voir la partie 2 😌😍
Pour l'avoir fais l'année dernière, les meilleurs pays Suède et Norvège largement 😉
Je savais que ce serait bien, mais pas à ce point. Bravo !!
Combien de kebabs mangés durant ce voyage ?
ça donne envie d'affronter ses peurs ! jolie vidéo !
Hello ! Quelle est la référence de ta tente ?
J'adore le format, ta voix rend vraiment agréable la lecture de cette vidéo paisible ! Je suis de Lille, as tu des conseils pour rencontrer des personnes pour faire des longs trajets en vélo dans le coin ? A+
C’est très rare que je termine une vidéo, en général je la regarde en coupant certains moments ou en accéléré mais là je dois dire que c’est tellement captivant ! L’impression qu’on pourrait être de superbes copines dans la vraie vie 🙂
Salut Chloé, tu n'aurais eu aucun problème si le paysan était venu le matin et te trouvait dans son champ. On commence par s'excuser "excusez-moi, je me suis installée sans autorisation…" ça désamorce tout de suite toute tension. Il serait surtout étonné et content de trouver quelqu'un à qui parler (Il vaut mieux ne pas laisser de papier toilette, à mettre dans un petit sac pour déjection canine). En fait il y a du monde en campagne le matin.
Le bivouac en pleine nature en solo c'est fabuleux. Il y a d'étranges espaces qui s'ouvrent parfois. Comme percevoir un monde enchanté, hors du temps. Les choses s'élargissent et l'on ressent une densité de présences bienveillantes
Mais qui passe par Noyon 😆 (j'y ai habité 20 ans) Pour avoir fait Paris-Strabourg solo en bikepaking en passant par St Quentin, j'avoue que le mix de paysage est superbe. Belle histoire et je valide la phase du début "je dépasse ce que je connais, la prise de conscience arrive 😅
Dodo chez l'habitant j'ai jamais fais, plutot urbex, grotte, stade, (oui un vrai clochard parfois 😆)
Coté emotions, tu les présentes biens, une solitude très marquante, des craintes inutiles mais qui t'envahisse … une fatigue difficile à comprendre compensé par l'adrénaline, c'est aussi ça qui fait que l'on attends d'avantages coté plaisir. Même si parfois il y a des moments surprenants, c'est surtout quand tu poses le vélo dans le bus retour, ou que t'arrive chez toi que t'as une autre vision. Celui de revoir les amis, de reprendre gout à ce que tu as comme confort, une richesse materiel et sociale qui est superbe. Et aussi les changements de vision, du temps, du contact humain. Le gain de ces voyages est etrangement vaste, que c'est quasiment ça que l'on fini par rechercher, quelque soit la destination du voyage.
C'est tellement sincère, c'est tellement vrai. Le genre de contenu qu'on a envie de voir pour se sentir capable et se lancer, parce qu'en fait tout le monde a peur ! Merci
🤩🤩🤩🤩🤩
No more !
🤜🤛
👍👍👍
En tant que cycliste philosophe, j'ai adoré !
génial !
Profiter de la vie…avoir des pensées philosophiques…. avoir le smile et faire "femme sandwich" pour plein de marques et autres plateformes. Ca n'existe plus, les voyages personnels, non valorisés, non sponsorisés ??
J'ai aimé cette vidéo mais l'arrière goût est un peu âcre car en fait, ce n'est que du contenu comme les autres, pour nous refourguer des trucs dont on a pas vraiment besoin. Dommage.
Franchement…. Merci beaucoup… ça remet les esprits en questions et c’est toujours trop génial tes vidéos !
j'ai failli lâcher un commentaire négatif,mais franchement j'aurais eu tort car c'est très agréable à suivre,t'es marrante et franchement,ça change sur la façon de voir et vivre un voyage à vélo
Bravo Chloé, tu es trop stylééééééeee! J'adore tes petites phrases inspirantes, tes réflexions sur la vie… Et ta vidéo est vraiment cool! 👏👏👏
Magnifique !
mais pourquoi en faire une vidéo ? des tas de gens font des choses bien plus incroyables sans pour autant se donner en spectacle sur internet
T'as un esprit incroyable on sent la bienveillance dans toutes tes réflexions merci pour ce partage
sweet vlog, i like it, inspiring
j ai beaucoup aimé!!!!!!!
Bravo, car c’est une très belle vidéo!! Belle narration et belle réalisation. Tout ça avec un sens philosophique. J’adore! ✨✨✨
Il se passe un drame dans ma vie en ce moment, et j'avais ta vidéo dans mes "à regarder plus tard" et quel bonheur littéralement, un élan d'espoir de la vie, de l'expérience, de vivre en fait, et de vivre aussi l'instant présent, de partager aussi. Merci mille fois pour tout ça, tes mots aussi.
Ps : le montage, la voix off tout est génial, bravo <3
AYIIII
Bravo pour ce premier opus, je vais dévorer l'autre avec impatience. C'est bien monté, narré et surtout effectivement dans le doute du voyage, du pourquoi du comment, on sait au moins une chose : on a pas envie de rentrer. Merci
Coucou! Merci pour ta vidéo où tu décris bien les moments où l'on peut se sentir aussi très seule en voyage. J'ai fait 10 ans de voyage en solo. Depuis 2-3 ans je déprime à chaque voyage que je fais. A tel point que j'en fait de moins en moins ou de très courts. Je ressens une tristesse et solitude abyssale. Peut -être est ce le fait d'avoir fait trop de voyages seuls mais peut-être aussi un peu de conjoncture sociétale (il y a 10 ans ca me semblait plus facile de parler avec les gens spontanément dans la rue).
25:57 Les conducteurs de Clio qui vont disliker la vidéo (lol)
Trop inspirant ! I love solo travel too 💛
Bravo a vous et félicitation, superbe voyage bon commentaire et merci pour les petites pointes de philosophies .
à 20:02, il me semble que tu te trouves à Bruxelles, à la place Flagey et non aux Pays-Bas 😊. Après tu souhaitais peut être simplement illustrer un moment de solitude et c'est ok.
C'est là https://maps.app.goo.gl/L6zTcpSJmaFCa57o9 n'est-ce pas ? 🤓
Je te suis aussi sur insta. Je t'avais follow au début, puis unfollow, car je trouvais tes reels et tes posts un peu trop intenses, ya quelque chose de "boulimique" d'action et puis je t'ai re-follow, parce que j'avais pas trop compris ton concept de '3 mois' et en fait, je me reconnais un peu en toi, j'ai aussi une petit bocal de haricots avec des petits papiers dans ma tête, par contre j'ai 40+ ans et c'est marrant, j'ai réalisé déjà plusieurs des métiers que tu as tenté, sauf que moi c'était plutôt 5 ans à chaque fois 🙂 . J'ai aussi fait quelques autres trucs que tu n'as pas encore fait et je suis super curieux de voir ce qui se trouve dans ton bocal car il y a encore beaucoup de petits papiers. C'est impressionnant cette capacité que tu as de t'entourer, ça te donne une force incroyable (les sponso aussi !). Perso j'ai aussi toujours cru (su) que je suis capable de tout mais juste l'alignement des planètes ne me permet pas de tout faire.
J'avais mis ta video sur le vélo dans ma watch list car je prévois un voyage à vélo d'ici peu, du coup j'étais curieux. J'ai beaucoup apprécié ce format, plus lent, plus proche de toi, j'aime bien les petites musiques à la Amélie Poulain, la narration. Je te trouve formidable, t'es vraiment une warrior, ta simplicité et ton engouement sont participatifs, c'est très rassurant de te voir partager tes doutes et tes galères. Tes partages personnels sur la solitude et les pensées que tu as eu en voyage sont essentiels. J'espère que ton projet va garder sa simplicité et que tu ne vas pas te faire trop happer par des projets commerciaux. J'ai déjà regardé la deuxième partie de la video et j'ai bien aimé le noir à la fin. J'espère que tu laisseras tomber la camera aussi, pour toi. Peut-être après le dernier papier?
Peace ✌🏼
Yes !! Très agréable à suivre ce périple, bon tempo entre moments sur la route, rencontres et présentation du matos. Voix off qui nous maintient en haleine. Humilité et belle expression du ressenti tout au long du voyage et de ces petites galère. Merci Chloé. Je reste aux aguets pour la suite 😜
Hello, super! Le mono plateau ne t'as pas gêné?
Ben merde alors…. Merci à l’algo de YouTube, c’est une pépite ce reportage…. Bravo et merci pour ce partage, c’est absolument génial et ça me donne trop envie d’aller rouler…
Merci pour ton expérience en bikepacking.
Je comprends ton sentiment de solitude, surtout quand le barrière de la langue accentue cette solitude.
L'année dernière j'ai fait Lille-Vienne en deux semaines, j'ai aimé l'expérience même si les premiers jours étaient compliqués.
Mais au fur et à mesure j'ai appris à écouter mon moi intérieur et j'ai réussi à apprécier cette solitude.
Je prépare déjà mon prochain voyage en bikepacking et je sais qu'aujourd'hui je partirai avec plus de sérénité.
Comment on fait pour like 2 fois la vidéo ? 🙂
Super vidéo 🔥🔥
J’ai adoré, c’est frais, c’est drôle, c’est pas prétentieux, ça fait envie et ça fait rêver!
Vraiment très chouette, !!
Vraiment impressionnant; j'irai voir ton setup de vélo (à Maelle j'ai décroché le clavier); la Hollande ne change pas. De l'Atomium, ça fait envie, bravo. La prochaine Julien Song du vélo; très impressionnt (vélo). Tschuss, (j'arrete a Danemark)
Ouah j’ai pas les mots ! Je suis tombée par hasard sur ta vidéo et je me reconnais tellement à travers toi et ce que tu vis, tu mets des mots sur toutes les sensations que j’ai expérimentées ces derniers mois et ta façon de raconter et vrmt top!! Continue❤
105 balles pour la réparation, il a bien abusé ce porc 😅
Sympa cette vidéo ! J'ai reçu ma commande all tricks et vais pouvoir équiper mon nouveau Gravel, moi aussi 🎉 départ dans 2 jours max pour 15 jours d'itinérance solo avec bivouac et camping. Une grande première et je l'espère, pas une grande dernière 😊 …
Quant à explorer plein de métiers, c'est drôle, c'est aussi un de mes petits rêves du moment !
Bonne route Chloé et qui sait peut-être à un jour ! (en attendant je m'abonne 😉)