3ème webinaire du cycle organisé par la DRAC Hauts-de-France et l’IREV, organisé le 19 juin 2025.

Ce webinaire a abordé les enjeux des résidences-mission à des fins d’éducation artistique et culturelle et d’éducation aux médias et à l’information et notamment en quoi elles permettent de :
– Créer une dynamique en faveur de l’éducation artistique et culturelle et du développement territorial à long terme et en faveur des habitants du territoire ;
– Mettre en mouvement une grande diversité d’acteurs, de professionnels et d’habitants et plus largement un territoire ;
– Faire rayonner des présences artistiques professionnelles sur un territoire au bénéfice des habitants sur leurs différents temps de vie (notamment celui du quotidien) ainsi que des communautés de professionnels et ce, afin d’inscrire durablement les enjeux d’EAC dans un territoire.

Au programme :
“00:00” Accueil Morgane Petite et Florence Lemoine
“03:38” Présentation la stratégie de déploiement des résidence-mission et des conventionnements locaux pour l’éducation artistique par Peggy Le Roy, directrice régionale adjointe déléguée du pôle, et Charlotte Kherzane, conseillère action culturelle et territoriale EAC tout au long de la vie, DRAC Hauts-de-France
Conditions de réussite et enseignements issus d’expériences de plusieurs territoires seront au coeur des échanges
“22:22” Christelle Pouillart, Vice-présidente à la culture, CA Château-Thierry
“36:20” Claire Deboudt, Coordinatrice du 100 % EAC, CA Château-Thierry
“42:05” Véronique Holgado, Coordinatrice des Résidences d’Education Artistique, CA Maubeuge Val de Sambre
“56:12″Colette Dréan, Conseillère action culturelle et patrimoine, DRAC Hauts-de-France,
“01:06:07″Jérôme Giller, artiste plasticien
“01:13:00” Isabelle Serro, journaliste
“01:23:49” Questions réponses
“01:40:57” Mots de conclusion

Bienvenue à toutes et à tous pour ce webinaire organisé par l’Irêve et la Draque. Euh je vais laisser Florence Lemoine euh vous accueillir. Merci Morgane. Bonjour, bienvenue à toutes et tous. Merci pour votre présence ce matin à ce 3è temps de webinaire organisé par la Draqueell Rêve. C’est un webinaire pour rappel qui est destiné à la fois aux professionnels de la politique de la ville et euh aux professionnels de la culture. L’idée, c’est toujours de partir d’un outil d’une politique publique pour sensibiliser les professionnels de la politique de la ville, les accompagner en ingénierie en leur apportant à la fois des connaissances théoriques et aussi pratiques pour permettre aussi d’aborder les fondamentaux et les grands champs d’intervention de la DRAC. euh en QPV et aussi d’aborder l’enjeu des droits culturels, de la coopération, des présences artistiques longues et de la des enjeux de coconstruction et de participation des habitants et bien sûr vous réunir professionnels de la politique de la ville et de la culture pour favoriser l’interconnaissance. Aujourd’hui, on se réunit pour la troisème fois. L’idée c’est toujours, comme je le disais, de partir d’un outil euh pour appréhender tous les enjeux derrière. Un premier webinaire au sujet des micropholies nous avait réunies puis au sujet du pass culture. Et aujourd’hui, c’est un webinaire qui s’ouvre qui sera en deux volets. Le premier aujourd’hui au sujet des résidences mission et des conventionnements d’éducation artistique et culturelle au sens large pour se réunir une seconde fois à l’automne pour aborder plus précisément les résidences mission en QPV, ce qu’on appelle le programme quartier qui est le mode d’intervention. euh de la DRAC en quartier politique de la ville. Donc le webinaire aujourd’hui euh qui nous réunit, il abordera le principe et les enjeux des résidences mission. Comment créer une dynamique en faveur de l’éducation artistique et culturelle et du développement territorial à long terme et en faveur des habitants du territoire. Comment mettre en mouvement une grande diversité d’acteurs, de professionnels et d’habitants et plus largement mettre en mouvement un territoire et comment faire rayonner des présences artistiques professionnelles sur un territoire au bénéfice des habitants sur leurs différents temps de vie, notamment ceux du quotidien ainsi que les EEPCI afin d’inscrire durablement les enjeux d’éducation artistique et culturelle sur le territoire. Donc sans plus tarder, on va passer au déroulé et à l’entrée concrète dans tous ces sujets. Après un premier temps de présentation de la stratégie de déploiement des résidences mission et des conventionnements d’éducation artistique et culturelle par mes collègues Py Leroi, directrice de pôle et Charlotte Kerszan, conseillère action culturelle et territoriale. On échangera autour d’une table ronde sur les conditions de réussite et les enseignements issus de ces expériences sur les territoires avec Véronique Colgado et et Clair Debout qui sont coordinatrices de Cléa. Donc qui mettent en œuvre ses résidences missions sur le territoire. Christelle Pouillard qui est élu, Jérôme Giller artiste, Isabelle Croot journaliste et Colette Dréan conseillère action culturelle et territoriale à la Drag que je remercie très chaleureusement ainsi que l’Irve pour la coorganisation de ce webinaire. Sans plus tarder, je passe la parole à Charlotte Kerszan et Peggy Leroi. Bonjour à toutes et à tous. Merci infiniment pour ce temps d’échange partagé. Merci euh à Morgane Petit et à notre collègue Florence Lemoine qui a rappelé euh de manière très précise et de manière très claire à la fois l’enjeu de nos temps d’échange ce matin et le plaisir de pouvoir toutes et toutes se retrouver dans ce format. Euh vraiment, je m’en réjouis et je vous en remercie. Euh sans plus attendre pour laisser le plus possible de temps aux échanges, aux discussions et aux présentations euh qui viendront illustrer de manière euh précise, concrète, vivante, sensible euh le propos introductif que nous vous proposons euh de de faire en terme de panorama avec Charlotte et à Devoir. Je me lance, nous commençons. Peut-être le savez-vous. Si c’est le cas, mes excuses pour l’effet de redit que ça pourrait être auprès de vous. Nous avons la chance depuis de nombreuses années maintenant, près d’une vingtaine d’années, d’avoir une relation très étroite sur l’ensemble du territoire avec tous les niveaux de collectivité et leur regroupement. qu’il s’agisse du conseil régional, qu’il s’agisse des conseils départementaux, mais également et avant tout presque je dirait de l’entrée d’hyperproximité euh que recouvrent les établissements publics de coopération euh intercommunale, les EPCI, qui auprès de vous au quotidien se caractérise par les communautés de communes, les communautés d’agglomération ou les communautés urbaines ou les métropoles Si on peut prendre l’exemple de la métropole européenne de Lille, on a cette relation très étroite parce que depuis toujours dans cette région, on voit l’immensité de l’enjeu de toucher les habitants dans tous les temps de vie et la l’extrême fragilité de la population qui compose l’ensemble de nos territoires. Malheureusement, la situation actuelle nous montre que le constat qu’on faisait il y a déjà une vingtaine d’années est encore à l’œuvre. Donc on a on a aussi comme obligation euh et et et nécessité absolu enfants et les jeunes euh dans tout leur temps de vie et en particulier dans le temps scolaire parce que c’est aussi un élément de puissant levier pour pouvoir être en dialogue sous des formes ou d’autres avec les enfants et les jeunes dans leur cadre familial, dans leur cadre amical, mais ça serait très restrictif d’imaginer qu’on arrive tous ensemble. Quand je dis tous ensemble, c’est vraiment cette dynamique à l’œuvre. Tous les services de l’État réunis quel qu’il soit, santé, justice, handicap, éducation nationale, champ de la cohésion sociale, bien sûr, je petite enfance. Je m’arrête là pour pas être plus long parce que vous les connaissez autant que moi et et vous travaillez soit dans le secteur directement comme agent, soit vous êtes en dialogue étroit avec ces différents services. L’enjeu, c’est bien sûr de tendre vers une généralisation, tendre vers des territoires où il n’y ait pas un seul habitant qui puisse passer à côté d’une relation sensible, d’une relation de l’ordre de la rencontre avec l’art et la culture sous toutes ses formes et permettre qu’il exerce pleinement sa vie et sa citoyenneté culturelle. Quand on dit ça, bien sûr, c’est une visée, c’est un objectif. Donc tendre vers une démocratisation complète, tendre vers une généralisation. On sait qu’on a encore beaucoup de paliers et de d’étapes à franchir, mais on pense sincèrement que l’entrée territoriale est un facteur déterminant pour faire levier euh à destination du plus grand nombre. Et ça nous paraît aussi essentiel euh de se retrouver dans ce cadre-là. Et c’est pour ça euh que dans l’illustration que vous aurez aujourd’hui, vous verrez qu’on peut on a la chance d’être aujourd’hui en euh dans une forme de contractualisation et de conventionnement à défunts d’éducation artistique et culturelle avec 73 des 91 PCI qui couvrent aujourd’hui la région. On a la chance d’avoir cette très grande mobilisation euh aussi dans la sphère et l’engagement des artistes, des artistes auteurs, des journalistes certains que je salue sont avec nous aujourd’hui pour montrer la force du propos et la manière dont les choses s’organisent, mais pour être aussi pleinement dans le respect de leur spécificité et de la nature de leur travail pour que il ne soit pas confondu avec d’autres naturels qui ont absolument toute leur place dans le paysage et notamment que l’on retrouve dans le champ de la politique de la ville et je je pense en particulier au rôle essentiel des animateurs et des éducateurs ensemble des professionnels éducatifs qui maillent le territoire dans la grande diversité des contextes des contextes professionnels. On cette entrée territoriale, elle permet d’avoir cette chance de pouvoir réunir dans un même bassin de vie une grande diversité de structures et de professionnels qui à un titre à un autre interviennent, échange, accompagne des habitants, des publics, parfois captifs, parfois pas, euh qu’il croisent en tous les cas ou qui fréquentent leur lieu ou bien qui proposent des dispositifs et programmes qui s’adresse à eux en priorité et là je pense là aussi bien sûr dans mon propos de manière très forte aux enjeux qui nous réunissent et qui vous réunissent et qui vous anime autour de la politique de la ville et donc de s’adresser le plus possible avec une offre des contenus qui permettent de toucher la population relevant de la politique de la ville dans tout leur contexte de vie et de dialogue avec les structures sociales sociau culturel, culturel et et artistique. Et donc on sait que c’est autant d’occasions d’avoir de traiter l’éducation artistique et culturelle qui est véritablement un puissant levier notamment dans cette région et et cela de manière durable par l’entrée territoriale en se disant que en touchant, formant, accompagnant, invitant, désintimidant l’ensemble des professionnels qui sont en dialogue régulier avec des publics et des habitants du territoire. Euh et on rentrera dans le détail tout à l’heure et j’arrêterai là mon propos, c’est autant d’occasions de pouvoir notamment euh s’adresser aux tout premiers bénéficiaires euh de l’ensemble de l’offre, des contenus, des présences, des rencontres euh qui sont aujourd’hui à l’œuvre et qui sont mobilisés tout à la fois par des présences artistiques contemporaines absolument incroyables, des présences de journalistes qui dédiit du temps disponible pour être dans ces différentes rencontres et dans le souci aussi de euh créer des conditions de d’émerveillement de de formes les plus étonnantes de de et puis du sensible et sans pour autant jamais ne défendre des domaines artistiques plutôt que d’autres. Les partenaires qui nous connaissent bien savent qu’on défend avec beaucoup de régularité l’infidélité artistique pour permettre le plus possible de pouvoir chacun des habitants de ces territoires être au contact de différentes formes et de différents supports qui relèvent tout à la fois du champ artistique et culturel. Je m’arrêterai là, j’espère pas avoir été trop longue. Charlotte, je te remercie infiniment. Je sais que tu vas rentrer là plus avant dans le concret euh avec les différentes formes que nous privilégions depuis de nombreuses années et qui sont les résidence mission à des fins d’éducation artistique et culturelle. Merci Peggy. Bonjour à toutes et tous. Euh donc effectivement dans la continuité du propos de Peggy et pour aussi introduire la table ronde, on souhaitait aussi vous proposer un focus euh sur l’outil de la résidence mission qui est un principe propre à la région Haut-France. et qui constitue vraiment la colonne vertébrale de l’ensemble notre stratégie régionale d’éducation artique et culturelle. Et cet outil, on va le retrouver tout à la fois dans le cadre des conventionnements territoriaux mais aussi dans d’autres contextes à l’échelle d’un territoire solaire, d’un territoire universitaire, d’un établissement de santé, d’une auberge de jeunesse et cetera. Euh avant de de d’entrer dans dans le vif du sujet, euh je vous propose de revenir sur euh quelques définitions euh afin qu’on soit tous bien alignés et de pas non plus euh nous perdre dans un jargon qui est propre à nos différents contextes professionnels et qui peut parfois susciter des incompréhensions. De manière générale, par résidence, on entend un dispositif qui va permettre à un artiste professionnel, un collectif d’artistes de pouvoir s’installer temporairement dans un lieu, dans un atelier, dans une galerie, dans une école, une médiathèque, un quartier afin de pouvoir y mener un projet artistique de recherche, de création, de médiation, de sensibilisation en fonction de la de la typologie de la résidence concernée. dans le cadre spécifique de la de la résidence mission qui nous qui nous réunit aujourd’hui euh l’artiste professionnel et j’insiste sur cet aspect parce que c’est vraiment un prérequis qui est fondamental. Euh cet artiste, il est invité à venir s’installer sur un territoire, sur un temps long, euh sur une une période pouvant aller de 2 à 4 mois pour aller au devant des habitants, partager son univers artistique, sa démarche de création euh et déployer des projets, des actions qui sont fortement créées dans le territoire concerné. Et d’ailleurs, plutôt que de vous dire ce qu’est une résidence mission, je vous propose de de plutôt vous expliquer ce qu’elle n’est pas. Euh donc une résidence mission, ce n’est pas une résidence de création puisque l’artiste n’est pas accueilli pour créer une œuvre ou mener un un projet personnel de production artistique puisqu’il n’y a ni enjeu de création euh ni en jeu de production d’œuvre. Une résidence mission, c’est pas non plus une un une prestation de service ou ou d’animation euh puisque l’artiste n’est pas là pour animer des ateliers de pratique artistique ou pour répondre à à des commandes. Et il est pas là non plus pour se substituer à la présence d’un professionnel puisqu’il est vraiment missionné en tant que en tant que créateur, en tant que en tant qu’artiste. Et donc il est là pour proposer une rencontre avec sa démarche artistique qu’il va adapter au contexte, au public et aux habitants bénéficiaires. Et donc pour se faire en amont de la phase de mise en œuvre, l’artiste va aller à la rencontre dans un premier temps des professionnels pour présenter sa démarche, s’imprégner de leur quotidien professionnel afin de pouvoir imaginer conjointement la meilleure façon de partager son univers. Euh et donc chaque proposition en ce sens est unique et elle va pouvoir revêtir des formes extrêmement varié euh spectaculaire ou ou confidentiel annoncé ou pouvant jouer de l’effet de surprise, pouvant se déployer au sein d’une structure ou dans l’espace public et où systématiquement l’habitant, l’usager, le résident aura une position centrale et où leur implication sera sera recherchée. Euh il s’agit pas non plus d’un d’un stage ou d’un atelier isolé mais bien d’un temps long de présent sur un territoire pour pouvoir établir un dialogue durable avec les habitants et les structures partenaires. Donc en résumé, une résidence mission, c’est avant tout une rencontre organisée entre un territoire, ses enjeux, ses ses spécificités, ses acteurs, ses habitants et des artistes professionnels qui sont sélectionnés par le biais d’appel à candidature, à la fois pour la qualité de leur propos artistique, mais aussi leur leur capacité à s’adapter à une grande diversité de contextes territoriaux. et qui va se concrétiser par des actions artistiques et culturelles coconstruites euh non instrumentalisé et impliquant activement les acteurs et les habitants. Alors, quand on présente la résidence mission, on nous répond souvent “OK, c’est très bien, c’est formidable ce que vous nous proposez, mais concrètement, nous ce qu’on aimerait savoir c’est qu’est-ce que l’artiste va proposer aux habitants, à nos usagers, à nos publics et cetera.” Alors, c’est très difficile à illustrer parce que ce qui est proposé ici n’est pas forcément transposable ailleurs. Euh à mon sens, il faut surtout enfin, il faut avant tout le le vivre de manière sensible pour pouvoir le comprendre pleinement. Alors, quand je dis ça, je dis rien et ça peut être parfois très déstabilisant comme réponse. Mais le le point de départ doit rester l’envie l’envie d’inviter un artiste à proposer un regard extérieur neuf, souvent surprenant et aussi la disponibilité à se laisser embarquer dans cette aventure avec ses imprévus, ses fragilités bien sûr. Et c’est précisément cette ouverture qui va permettre à la résidence mission en tout cas à l’artiste de produire des échanges riches et inattendus où l’artiste et les habitants construisent ensemble des expériences uniques et singulières. Donc si vous souhaitez pouvoir bénéficier d’un temps de présence d’un artiste dans ce cadre là, c’est assez simple. Il vous suffit simplement euh de vous rapprocher des coordinateurs ou coordinatrices du contrat du territoire d’implantation. Je sais pas s’il y a un compte-rendu qui va être produit à l’issue du webinaire, mais on pourra vous adresser la liste des territoires concernés par une contractualisation d’éducation artique et culturelle et comme ça vous pourrez avoir accès aux coordonnées des des référents sur sur les territoires concernés. Et aussi euh pour illustrer pour illustrer ce qu’est une résidence mission. Euh depuis de longues années, on a un partenariat avec l’association EUR Exquise euh qui alimente une collection de courtmétrages appelés regards portés sur l’éducation artique et culturelle. Euh et donc chaque année, excuse missionne des artistes de l’image animée, des documentaristes à venir poser leur regard euh sur euh sur ces résidences qui se déploient sur les territoires. C’est très intéressant parce que ça donne à la fois la parole aux professionnels, aux artistes, aux habitants, aux jeunes qui bénéficient de de ses présences et et ça permet aussi d’avoir une illustration concrète de ce qu’est de ce qu’est une résidence mission. Voilà, je je m’arrêterai je m’arrêterai là. Merci beaucoup madame Cane et madame Lerois pour ses précisions sur sur l’engagement de la Draque et sur les résidences missions et qui qui donne envie en tout cas de vivre cette expérience. En tout cas, c’est aussi l’enjeu de ce webinaire et on va pouvoir s’appuyer sur les retours d’expérience des territoires mais aussi des artistes pour alimenter cette envie collective. Euh donc merci encore pour pour cette introduction. Vous retrouverez dans le chat effectivement les liens vers les vidéos produites par heurequise qu’on renverra également à l’issue du webinaire euh à tous les participants. Merci encore pour cette introduction. Sans plus attendre, je propose que nous passions à justement ces retours d’expérience. On on entendu, c’est vraiment quelque chose de singulier dans chaque territoire qui s’organise, qui s’anticipe euh et qui doit être porté collectivement. Donc c’est pour cela que nous avons euh mobilisé euh différents acteurs euh de ces résidences mission, à la fois les collectivités locales euh avec la la communauté d’agglomération de Château-Thierry et la communauté d’agglomération de MBAL de Sambre, euh des artistes euh qui ont accepté notre invitation et puis euh la DRAC euh comme soutien à ces démarches. Donc encore merci à à nos intervenants d’avoir accepté notre notre invitation. Peut-être commencer par le retour d’expérience de Château Thierry, euh la communauté d’agglomération et territoire 100 % éducation artistique et culturelle. Je me tourne vers vous, madame Pouillard. Euh comment vous êtes-vous organisé sur le territoire pour créer à la fois en interne mais aussi en partenariat avec les acteurs locaux une dynamique en faveur de l’éducation artistique euh et culturelle ? Alors bonjour à tous et euh tout d’abord un grand merci pour cette invitation sur ce sujet au combien d’actualité et qui peut être sensible aussi sur les territoires. J’y viendrai un petit peu plus tard. Euh donc voilà, je suis Christelle Prouard, donc c’est je suis vice-présidente à la culture sur la communauté d’agglomération de la région de Châteauti euh pour ceux qui ne situeraient pas très bien, c’est dans le sud de l’INE. Donc nous sommes entre la l’Île-de-France et la Champagne Ardenne. Voilà. Euh il s’agit de mon premier mandat et euh lorsque je suis arrivée euh le le territoire était euh pilote territoire pilote sur le 100 % EAC. Il faut savoir que depuis 2017 l’AC est une politique prioritaire du gouvernement et donc en 2019 a été mise en place voilà des essais on va le dire surtout sur des grandes villes si je me trompe et euh donc un territoire un château terrible euh voilà dans un un premier temps euh comment cela se concrétise euh dans notre communauté d’agglomération qui est euh rural. Voilà, avec 87 communes, 55000 habitants euh dans une ville centre importante de 15000 habitants qui a un quartier QPV et une forte population finalement de jeunes hein plus de 30 % donc c’est assez important. Euh ouais. Donc comment ça s’est euh comment ça s’est concrétisé ? Avec deux enveloppes. Une enveloppe effectivement pour les résidences missions et une autre enveloppe pour les projets euh de d’éducation artistique et culturelle. Euh les résidences mission, nous avons la chance d’en avoir trois sur le territoire, trois chaque année, des résidences longues et euh je suis aidée dans ma tâche. Là, c’est un travail collectif par Claire Debout qui est ici présente, qui interviendra à la suite, qui est donc coordinatrice et qui euh enfin je tiens à souligner le rôle capital des coordinateurs pour le travail et fait sur le terrain. Euh vraiment euh voilà donc tout tout fonctionne. On travaille bien en commission avec la consière territoriale de la Drag que je remerciei pour tous les échanges. Euh les relations avec les élus euh convaincus en début de mandat passe sans souci. Et puis euh je je voilà, je je vais quand même faire preuve de non expérience parce que la l’intervenante précédente disait “C’est simple, vous voilà, vous voulez une résiden session, vous euh vous rapprochez des coordinateurs territoriaux et c’est simple.” Euh bah je dirais ou non, c’est pas forcément si simple. Enfin oui, si dans la mise en œuvre technique évidemment mais voilà notre agglomération a a connu des des turbulences, voilà la politique et c’est pas facile en ce moment, c’est euh et il y a eu un changement de de présidence, une démission de présidence, élection d’un nouveau bureau et cetera et en fait voilà, on s’est aperçu avec qu’il y avait un gros un gros déficit budgétaire. Donc tout ça, ça fait un an, un an et demi à peu près et ont été remises sur table euh vraiment tous les tous les tous les sujets en fait portés par les agglomérations. Euh notre agglomération euh n’est n’a pas la compétence culture. Il faut le rappeler, il y a peu de PCI qui ont de compétences culture. Comment défendre un projet lorsqu’on n pas la compétence ? Euh bah c’est pas si simple. Voilà. Alors là, le le challenge qui a été donné, c’est euh une conférence des maires où tous les maires, je ne parle pas de conseiller de commune, 87 maires ont été conviés à à répondre à à des questions sur tous les sujets euh et euh et notamment sur le AC évidemment. Et pourquoi ? parce que notre collectivité a une particularité, c’est que nous avons un financement triple, un financement de la région bien sûr, un financement de l’agglomération qui lui est propre. Euh voilà donc et il y a lorsque le projet a été mis en œuvre un financement euh on va dire optionnel de la part des communes euh pour participer à hauteur de 1 € par habitant euh sur sur cette part optionnelle. C’est cette part optionnelle pardon qui a été questionnée lors de la la conférence des mères. Et donc euh en gros euh finalement le la poursuite du dispositif EAC et des résidences mission et a été conditionné à la participation de 60 % des euh des communes du territoire à ce 1 € par habitant. Alors, jusqu’alors on était à 45 %. Mais voilà, il a été décidé, challenge 60 % sinon le AC s’arrêtait. Les débats ont été vifs et super intéressant. Voilà parce que on s’est rendu compte finalement de l’importance qu’avait le sur le territoire, la cohésion que cela apportait. Euh en fait les élus étaient ils sont convaincus de leer et ça euh je ressors euh très euh positif de tous ces échanges. Les élus sont convaincus mais bon voilà, faut payer. Donc ça c’est un autre challenge. Euh bon aujourd’hui euh je peux dire que qu’on a réussi. Euh moi en tant qu’élu ça a pas été simple. Il a fallu réexpliquer qu’est-ce que c’est que le AC, qu’est-ce qu’une résidence mission, qu’est-ce que ça apporte parce que évidemment 60 % pour nous c’était plus de 50 communes, 55 communes euh qui n’ont pas forcément d’école, qui n’ont pas forcément d’enfants. Voilà, donc sur ce, je voulais vraiment faire ce point un peu politique sur le portage financier de de l’AC qui n’est pas oublié et le travail du coordinateur, il est vraiment à être en lien avec l’élu en en charge de la culture parce que nous on est en lien, on va dire côté financier, voilà, et sans argent, bah les projets n’existent pas. Donc aujourd’hui euh je suis soulagée déjà, enfin ça peu importe euh nos trois résidences missions vont continuer. Et donc pour revenir au cœur finalement du sujet qui est qui est l’ingénierie technique euh et ben c’est c’est pas aussi simple également. On se questionne tous les ans euh malgré malgré le fait qu’on ait trouvé une organisation plutôt fluide. Comment accueillir au mieux ces ces trois artistes ou ces trois groupes d’artistes ? Euh nous avons des commission euh pour échanger sur les modalités, sur les appels à projet. Euh voilà, ces commissions euh on y évite le le plus grand nombre et on souhaite l’élargir également. Donc il y a évidemment l’éducation nationale qui est notre partenaire privilégié, les directeurs des structures, la DRAC et donc euh et donc les les techniciens de l’agglomération euh puisque nous avons aussi des euh voilà des structures musées, euh musées conservatoire et cetera. Euh l’éducation nationale, oui, c’est notre partenaire privilégié. un petit point sur l’éducation nationale. Euh je sais qu’il y a eu un un rapport récent de la Cour des comptes sur sur l’éducation artistique et culturelle, hein, là en février et euh l’éducation enfin l’éducation artistique dans à l’éducation nationale ne se porte pas très bien aujourd’hui. Dans ce rapport a été un peu oublié les collectivités territoriales et pourtant nous ne sommes pas là évidemment pour suppléer à l’éducation nationale mais pour apporter une plusvalue et et répondre peut-être à des projets d’enseignant, d’école, de regroupement qui ne pourraient plus avoir lieu euh sans nous hein puisque vous vous connaissez tous les coûts budgétaires. qui ont été opérés notamment sur le pass culture tout à fait récemment. Donc euh donc c’est un énorme enjeu de territoire et politique au sens noble du terme que que de porter c’estes euh l’éducation éducation artistique et culturelle sur un territoire. Donc lors de ces commissions euh nous échangeons. Euh et donc euh après l’appel à projet, nous avons les trois artistes qui sont retenus sur des thèmes. Et là euh vient les temps de rencontre dont nous avons parlé tout à l’heure et les temps de rencontre euh privilégié. Le temps de rencontre, c’est les semaines d’immersion. Alors nous on en a une où les trois artistes sont conviés et là le rôle important du coordinateur c’est en diimmersion. comment les organiser, comment les faire rencontrer tous les tous les partenaires culturels du territoire, toutes les structures euh sur un territoire vaste euh où la culture finalement existe, hein. Euh faut pas non plus marcher sur le pied euh d’autres euh d’autres structures, d’autres associations. Par exemple, j’ai repris les chiffres sur notre territoire en 55000 habitants, on a près 900 associations. Oui, il y a beaucoup de sports mais il y a énormément de culture. C’est très vif. C’est c’est bon ces caractéristiques des Haut de France hein et c’est et voilà, c’est cette politique portée depuis l’après-gerre. Mais euh comment faire que tout le monde puisse puisse s’approprier ce dispositif ? C’est pas évident. Il y a il y a beaucoup de questions qui se posent sur ces semaines d’immersion, comment les organiser au mieux et finalement chaque année, on se remet en question et ce ne sont pas les mêmes formules qui vont être totalement proposées. Ça dépend également des artistes qui sont retenus. Si c’est du spectacle vivant, si on va être plutôt sur de la de la construction euh de texte et cetera. Donc c’est se réinventer, c’est passé beaucoup de temps encore une fois tous ensemble à travailler. Voilà, les artistes ne contront ne contrediront pas je pense tout ce qui est question tout simplement logistique, les contrats euh ce qui est indiqué dans les contrats parce que c’est un petit peu atypique, on n’est pas sur un contrat de travail typique. C’est c’est une enfin ça dépend aussi des collectivités. Donc les artistes sont confrontés à à ça et on sait que ce n’est pas simple pour eux. Euh puis il y a logistique simple he les logements, les déplacement sur le sur des territoires. Voilà. Euh nous notre collectivité donc on avait un donc un un un contrat euh jusqu’à l’année dernière qui était sur le temps de l’enfance et nous avons donc contractualisé un nouveau Cléa qui euh qui va au-delà et qui va sur tous les temps de vie. Euh je sais qu’on a commencé cette année hein avec euh l’ouverture vers les ces pénitentiaires, ça marche très bien. Les centes pour adulte euh en insertion, handicap et cetera. en plus effectivement des structures que nous portons, école et l’agglomération portant les centres de loisirs, nous avons euh voilà tout ce qui est sur le temps extrascolaire de l’enfant, euh les conservatoires de musique, euh les euh la la petite enfance puisque nous avons aussi les crèches, nous avons c’est un petit peu dans le désordre, pardon. Euh nous avons aussi les activités dans les épades euh qui qui sont très très appréciés. Euh donc mine de rien, il nous faut réfléchir à ce temps-là également lorsque nous euh lançons les appels à projet parce que tel ou tel artiste, projet territoire ne va pas forcément s’adresser à tous les tous les temps de la vie. Et euh voilà, c’est un ensemble de réflexions que nous avons euh tous à avoir. Et euh encore une fois, je remercie vraiment euh les la possibilité que nous offre la DRAC d’avoir le financement, enfin l’aide du financement pour un poste de coordination parce que ça aussi c’est important à souligner. Euh coordination euh très importante et euh et aux enjeux euh aux enjeu euh capital en fait sur euh sur euh sur le territoire. Voilà, c’est 50 c’est un mi-temps ma clair de vous qui interviendra à la suite à à un mi-temps. Voilà sur quelques éléments. C’est très vaste voyez, c’est passionnant. pourrait en parler pendant des heures et euh voilà, je vais laisser la parole à à Claire pour pour euh voilà euh préciser mes propos de façon plus technique peut-être. Merci à tous. Merci beaucoup madame la vice-présidente pour pour ce propos. Effectivement bien que ça ça nécessite évidemment un engagement politique mais aussi un savoir-faire technique pour pouvoir mobiliser l’ensemble des parties prenantes du territoire. Et effectivement, Clair de Wout va pouvoir peut-être nous préciser finalement voilà comment vous faites le tri dans tout ça, comment prioriser l’émission, comment ça se déroule, quelle difficulté aussi vous rencontrez quand il faut identifier parmi 900 associations et sur tous les temps de vie et sur toutes les générations ? Voilà, j’imagine que tout le monde ne peut pas être mobilisé en même temps. Concrètement, comment vous y prenez-vous ? Alors, bonjour d’abord à tous et à toutes. Donc oui, Claire Debout, la coordinatrice du dispositif 100 % EAC depuis 3 ans sur le le la communauté d’agglomération de la région de Château-Thierry. Et effectivement bah cette tâche est une lourde et belle mission euh qui nécessite parfois de se réinventer. En fait, ça génère aussi parfois de la frustration parce qu’on a toujours un peu l’impression de ne pas faire suffisamment, de ne pas toucher tout le monde. D’autant que comme madame Pouillard le disait, on est passé d’un contrat qui était plutôt à destination du public scolaire ou extrascolaire à tous les âges de la vie. Donc à chaque fois, c’est un challenge que de se dire comment on va toucher de nouvelles personnes, de nouveaux âges, de de nouveaux public. Euh et c’est vrai que bah par exemple là, les 900 associations, on n pas encore forcément pu les toucher. On a forcément ceux qui sont un petit peu habitués et qui qui viennent vers nous spontanément. Euh mais concrètement là, c’est un milieu quand même qu’on a pas encore qu’on a pas encore euh auprès duquel on n pas encore plus infusé en fait. Euh il y a vraiment beaucoup à faire et euh et là il y a quelques jours par exemple, j’ai été contactée par le CIO et euh bah voilà, c’était une cible qu’on avait pas et qui est pourtant euh qui paraît très logique. Euh donc voilà, la tâche elle elle grandit un peu chaque jour et on est beaucoup aidé par la draque en ça puisque c’est vrai que tous les ans on organise des résidences missions qui sont mises en place de façon assez adaptée à nos territoires. Lors des commissions qu’on met en place, on on réfléchit ensemble à aux thématiques qu’on qu’on va développer sur peut-être des faiblesses du territoire. Euh donc voilà, c’est aussi de d’essayer de quelque fois plaire à tous et euh et en effet ben presque trois résidences mission c’est c’est pas suffisant pour toucher tout le monde parce que là cette année par exemple on s’est rendu compte que les artistes choisis n’avaient pas touché la petite enfance alors qu’on les avait touché la l’année précédente. C’est c’est toujours compliqué de toucher tout le monde. C’est un vaste chantier et euh parfois un peu frustrant et euh et la coordination euh effectivement c’est un ça va de la mise en place de cette semaine d’immersion où on voudrait à la fois faire connaître tout en en quelques jours et on sait que c’est pas possible. Euh et puis euh les artistes en prennent plein la vue et ont pas le temps non plus de de tout assimiler. Euh ensuite bah la rédaction des contrats qui n’est pas une chose moindre puisque comme le disait madame Pouillard, voilà, c’est assez spécifique et en heureusement on a on a l’aide encore une fois de la Draque. Euh et puis nous nous avons la la possibilité, on a une chance d’avoir des logements qu’on peut mettre à disposition, mais en l’occurrence on en a deux sûrs. Il nous en manque toujours un troisième. Donc parfois on a dû aussi trouver des des leviers pour trouver des hébergements qui soient pas très très onéreux, ce qui devient assez compliqué. Euh sur le territoire, on met aussi à disposition des véhicules. Donc euh les artistes sont euh logés et véhiculé. Euh et ça c’est fort apprécié de leur part puisque on est sur un territoire très rural he commun assez éloigné les unes des autres. Et euh bah d’ailleurs, c’est un constat qui le Est-ce que c’est moi ou est-ce que madame Debout ? Non, je crois que madame Debout a un problème technique. Ouais. Alors, madame Debout, est-ce que vous êtes toujours avec nous ? Non. Euh ben on va laisser passer le petit problème technique, on va passer sur l’autre témoignage et puis on reviendra vers un debout. Elle pourra recompléter ses propos si elle le souhaite ensuite. En tout cas, merci encore madame Pouillard et pour ce retour d’expérience sur sur Château Thierry. On va revenir un peu plus au nord mais toujours dans le sud d’un département pour un autre retour d’expérience avec l’agglomération de de Mobugeval de Cambre. Euh on l’a entendu dans le témoignage précédent, il y a une question évidemment de de portage politique. Euh le il faut mais en même temps c’est assez salué en tout cas du côté de Château Thierry, ces outils d’éducation artistique et culturelle sont des vecteurs de cohésion sociale. Je pense que c’est aussi euh le constat qui est fait sur l’agglomération de de Mobugeval de Cambre. Euh madame Olgado, est-ce que vous pouvez nous préciser sur votre territoire, comment se déploie euh ces résidence mission euh et comment elles s’inscrivent dans une politique plus globale euh d’éducation artistique et culturelle ? Vous êtes coordinatrice donc vous pourrez aussi témoigner de votre rôle en en miroir de ce qu’évoquait Claire de Bout dans la suite. Oui, bien sûr. Je crois que j’ai perdu la connexion internet. Oui, de on s’est permis de passer à Mobval de S. On reviendra vers vous tout à l’heure. Oui, pardon, je suis désolée là, je préson pas de souci. Merci beaucoup. Alors, bonjour à toutes et à tous. Donc donc moi, je vais je vais vous parler un peu du contrat local d’éducation artistique 100 % cohésion sociale qui a été mis en place sur l’agglomération Mobeval de Cambre. Alors, ce contrat euh euh il a été vraiment coconstruit euh et bien vraiment très réfléchi avec les partenaires institutionnel que sont la DRAC, l’éducation nationale, mais aussi différents services de l’agglomération euh comme par exemple le service santé, euh le service prévention, la culture, mais bien entendu aussi le service politique de la ville. Euh il s’appuie aussi vraiment il prend vraiment en compte le projet de territoire et également euh les spécificités et les problématiques du territoire. C’était vraiment une volonté de pour essayer de toucher au maximum les habitants, tous les habitants du territoire. Euh il y a surtout eu aussi un constat qui a été fait, c’est que les professionnels ne s’emparaent pas ou très peu des dispositifs de résidence sur le territoire. Alors, parfois parce que par mes connaissances, mais aussi parce que la culture, une impression que la culture c’était pas forcément fait pour eux ou par un manque d’intérêt parce qu’on se rend pas compte aussi de de ce que ça peut apporter à son public. Et donc la la vraiment la première réflexion, ça a été de se dire il faut des résidences pour eux. Donc ça a été la mise en place de mission d’appui artistique en direction de professionnels de différents champs. Euh en direction des professionnels du champ de la cohésion sociale, du champ de la santé, de la santé mentale, vraiment de la prévention également de la justice pour dire que ça soit vraiment à leur destination, que ça soit eux qu’il vivent qui vivent directement quelque chose avec un artiste. qu’il soit touché pleinement par cette rencontre, qu’il découvre une démarche artistique, qu’il soit également outillé euh et puis qu’il comprennent du coup l’intérêt pour leur public pour en faire vraiment des des ambassadeurs et que pour ensuite quand il y a des résidences qui sont mises en place à destination de public très varié, qu’il puisse vraiment s’en emparer parce que c’est beaucoup plus clair dans leur esprit, l’intérêt est beaucoup plus clair. Donc ça c’était vraiment c’est quelque chose de très fort dans ce contrat local d’éducation artistique. Et puis en parallèle, on a aussi d’autres résidences mission qui sont vraiment des résidences du dispositif quartier qui sont qui ont pour but d’intervenir au plus proche des habitants dans des communes et dans des quartiers politiques de la ville. Donc tout ça vraiment puis bien sûr sans en j’en ai pas parlé mais sans oublier l’éducation nationale avec une résidence toujours dédiée à l’éducation nationale parce que c’est vraiment un public aussi important à toucher. Euh donc ça c’est vraiment la caractéristique de ce contrat. Alors pour les professionnels également pour les inviter et leur donner envie à participer à toutes ces démarches, ce qui est important, je trouve, c’est de les associer vraiment en amont du dispositif, de ces dispositifs. C’est-à-dire que mon rôle à moi, ça a été aussi par exemple de participer aux différentes commissions de différents services pour expliquer un peu les enjeux de ces résidences, pourquoi aussi il avait été décidé de mettre en place des résidences qui leur étaient dédiées. Parce que ça c’est un peu compliqué quand on rencontre des professionnels et leur dire bah c’est pas pour votre public, c’est pour vous. Donc c’est vraiment c’est vraiment important de les associer en amont, de leur expliquer l’importance de ces dispositifs et également euh je trouve qu’il faut vraiment les associer à la construction et à la rédaction des appels à candidature également à la présélection, aux entretiens, au choix des artistes euh et des journalistes qui vont intervenir sur sur leur territoire pour vraiment qu’ils s’emparent de la question et qu’il se sent concerné dès le début. Euh vraiment c’est il faut vraiment bien préparer la résidence en amont avec eux. Euh ensuite, c’est important aussi. Moi, je sais que je suis tout le temps en contact avec les référents politiques de la ville par exemple parce que c’est eux qui connaissent le public de leur quartier et c’est important qu’il soit le relais et qu’il nous orient aussi vers les les structures qui peuvent éventuellement bénéficier des actions avec les artistes. Donc c’est vraiment leur rôle est vraiment important et je pense que le coordinateur, il a vraiment cette mission de faciliter les choses, d’expliquer, de rassurer les partenaires, d’accompagner les artistes, mais aussi d’accompagner les les structures et euh bah sans les oublier et sans oublier que sans eux surtout on pourrait rien faire parce qu’on peut pas connaître toutes les structures et tous les partenaires d’une agglomération. tion et euh surtout qu’ils ont parfois des contacts privilégiés qui qui peut aider aussi à faire rentrer un artiste dans une structure. Donc ça c’est vraiment important. Euh le coordinateur, il est là aussi vraiment pour euh organiser et créer des liens, surtout dans la semaine d’immersion qui est vraiment euh très importante pour les artistes mais aussi pour les partenaires. Pour les artistes et journalistes, c’est important parce que ça leur permet aussi de découvrir un territoire au-delà de faire des rencontres avec les structures, de pouvoir se rendre compte de comment comment est le territoire, les distances entre les structures, les caractéristiques au niveau culture, au niveau patrimoine aussi qui peuvent éventuellement aider aussi à créer et à imaginer des projets avec les structures. Voilà. Et au niveau des partenaires qui sont actuellement touchés sur le territoire, ils sont vraiment multiples parce que on va aller euh dans les secteurs de la santé mentale, donc en touchant aussi bien euh des le centre hospitalier que des habitants inclusifs, que la maison des adolescents, que des IME également, mais aussi des structures liées à la prévention à la justice comme le SPIP, comme par exemple le centre pénitentiaire, la PJJ et également d’autres d’autres services directement lié à la politique de la ville avec le CCAS ou l’épicerie solidaire, les chantiers d’insertion. Voilà, c’est vraiment très très varié et c’est vraiment dans l’objectif de toucher un maximum d’habitants sur le territoire. Merci. Euh merci beaucoup. On va bien se lien peut-être juste une précision du côté des référents politiques de la ville puisque nous sommes sur un webinaire politique de la ville éducation artistique et culturelle. Euh à quel niveau enfin quels sont les interlocuteurs les que vous avez le plus à mobiliser finalement ? Est-ce que ce sont les référents communaux ? Est-ce que c’est le service de l’agglomération ? parce que finalement les ou les associations qui sont financées par la politique de la ville et donc constituent les relais vraiment de de proximité, est-ce qu’il y a certaines catégories sont plus mobilisées que d’autres ou est-ce que finalement c’est l’important c’est toute la chaîne euh d’acteur ? Alors, c’est un peu tout le monde, j’ai envie de dire, parce que le service politique de la ville, il est euh de fait associé aux appels à candidature, aux présélections euh mais aussi euh enin, je veux dire, c’est eux qui me donnent les contacts directement. Moi, je suis arrivée sur le poste en septembre dernier, donc c’est vrai que le territoire, je le connaissais pas forcément non plus. Et euh c’est vrai que c’est eux qui me donnent les contacts des référents politiques et ensuite euh bah c’est à moi de les contacter, de les rencontrer, d’expliquer un peu mon rôle et les enjeux de du poste que j’ai et des résidences qui vont être mises en place. Et ensuite les référents politiques, je prends par exemple des missions des résidences missions quartiers qui sont actuellement mises en place sur le territoire. C’est vraiment la construction est vraiment faite avec eux euh avec la rencontre justement de l’artiste, du référent politique de la ville, de la commune et euh c’est lui qui nous met en lien avec certaines structures ou qui nous orient aussi vers les personnes euh les associations qui sont vraiment euh dynamiques et importantes dans la commune et qui peuvent se faire le relais directement auprès des habitants. Ensuite, bien sûr, on cherche aussi directement d’autres structures éventuellement qui peuvent qui peuvent intéresser l’artiste également parce qu’on prend aussi en compte l’envie de l’artiste sur le territoire qui a qui a peut-être aussi bah des idées et qui a une envie vers un public en particulier. Donc ça c’est important aussi d’en tenir compte mais les référents politiques des communes, ils sont vraiment euh partie prenantes des résidences. Merci euh merci beaucoup. Est-ce que du point de vue logistique euh ce clair de bout a été coupé au moment où elle évoquait justement ses ces questions euh voilà comment ça se passe sur votre territoire ? Qu’est-ce que vous réussissez à mettre à disposition des artistes et est-ce qu’il y a des choses qui vous paraissent manquer aujourd’hui ? parce que parce que c’est pas toujours facile en fait de de d’être un territoire accueillant non plus à tout point de vue parce que de ce point de vue là Alors au point de vue logistique euh donc on a un hébergement qui est mis à disposition des artistes. Alors c’est un hébergement à partager mais avec voilà il y a des espaces communs mais bien sûr il y a des chambres pour chaque artiste. Il y a aucun problème de ce côté-là. Euh par contre, c’est vrai que nous par rapport à Châoutauti Thierry, on n’ pas de véhicule à mettre à disposition des artistes. Euh mais alors le territoire, il est grand également, mais j’ai envie de dire que sur les résidences quartiers, comme elle touche un quartier politique de la ville spécifique, c’est vrai que les déplacements sont moindres aussi puisque c’est sur en général c’est sur vraiment un quartier intercommunal. Donc il y a moins cette difficulté euh de mobilité de mobilité même si pour d’autres résidences ça peut se poser parce que le territoire est grand et je pense au Cléa dédié à l’éducation nationale évidemment ça va toucher des des établissements scolaires qui se situent d’un bout à l’autre du territoire mais c’est toujours la difficulté en fait la la logistique la mise à disposition d’hébergement ou autre c’est vrai que pour un un territoire qui accueille des résidences d’éducation artistique, c’est toujours un problème qui va se poser. Quelque chose en tout cas à anticiper dans les pour des conditions de réussite aussi de la résidence, on pourrait revenir évidemment avec les artistes. Exactement. Et puis si je peux juste me permettre vraiment le rôle de coordinateur, je trouve que la priorité c’est vraiment être présent. c’est être présent pour les artistes et être présent également pour les structures, être disponible vraiment pour pour assurer ce lien finalement continu euh et régulé au fil de l’eau et en même temps voilà enfin coordinateur ça dit bien son nom mais voilà passeur passeur et tisseur de lien au au quotidien et en continu entre c’est ça pour que vraiment tout se passe très bien très bien merci beaucoup pour ce retour de d’expérience Madame Debout, est-ce que vous souhaitiez rajouter quelque chose à votre propos tout à l’heure et au regard aussi de de ce qui évoque madame Olgado ? Où est-ce que on poursuit ? Euh non, en fait, j’ai l’impression que ça a été complémentaire et je vois le travail euh bah qu’elle effectue euh qui est qui est très axé sur euh bah la relation et effectivement euh je sais que pour ma part, j’ai toujours l’impression de pas faire suffisamment de relationnel euh mais euh en effet, c’est un peu le cœur du métier et la coordination. Voilà. Et mais je suis tout à fait d’accord sur le fait que il faut être très présent pour les artistes et j’ai un pris un peu pris l’habitude de dire quand je deviens leur maman pendant 4 mois mais c’est un peu ça et euh et puis de l’autre côté être reconnu, identifié de part et d’autre des partenaires qui peuvent se se trouver. Ouais voilà mais on les connaît jamais tous. C’est oui ouais ça d’ d’où l’importance aussi d’être très en lien avec l’ensemble des services de votre collectivité notamment et et puis c’est vrai que parfois les artistes nous amènent aussi des des idées et donc ils amènent aussi leur leur petit bagage de relationnel de réseau où ils nous laissent avec ce qu’ils ont travaillé. C’est euh c’est très intéressant et puis euh je me permets d’ajouter quand même que la la partie vraiment sympa du travail, c’est aussi de voir les restitutions, de voir le travail dans les dans les établissements et euh ça c’est vraiment la chouette partie du travail. Voilà. Merci. Merci beaucoup pour ce crois c’était là-dessus que j’avais été coupé d’ailleurs parce que oui, je faisais du reportage pour mettre après sur le site internet. Très bien. Bah écoutez, merci merci beaucoup pour ces retours d’expérience. Je me tournais vers Colette Drayan puisque vous avez euh vous l’avez précisé les les unes et les autres. Voilà, l’appui de la draque est aussi essentiel pour la réussite de vos missions. Euh Colette Dréan, regarde ces deux témoignages aussi des accompagnements que vous menez. Est-ce que vous pouvez nous résumer ou nous repréciser quelques conditions de réussite euh qu’on peut mettre en exerg pour ces résidences mission ? Bonjour, bonjour à toutes et tous. Donc ben évidemment, je vais reprendre des éléments qui ont été déjà bien évoqués. euh peut-être du côté de la Draque déjà se positionner parce que pour nous aussi euh la pleine réussite de ce type de dispositif de de dynamique euh ben part déjà d’une vraie euh considération partagée au sein à nous de notre institution voire de plusieurs institutions partenaires. On a parlé déjà politique de la ville et donc toutes les institutions de cohésion sociale et ce webinaire en est tout à fait l’illustration. Mais c’est aussi au sein de la Draque pour bien prendre en compte comme il a déjà été dit euh les éléments aussi de territoire euh une cohérence, une accroche réelle de fond euh aux enjeux et aux caractéristiques d’un territoire. Et ben c’est aussi au sein de la DRAC que ce type de dynamique soit bien connu, partagé de la part euh d’autres secteurs métiers euh que ce soit la création, mais aussi le patrimoine, l’archéologie, les musées puisque tout ça ce sont aussi des politiques spécifiques et qui doivent trouver leur résonance avec avec cette dynamique qui s’installe sur les territoires. Par ailleurs donc à notre niveau, c’est vraiment bien accompagner cet engagement politique du territoire qui et ça ça l’a été ça a été bien précisé parce que effectivement derrière c’est un engagement financier, c’est un engagement technique aussi mais notamment financier. Ça madame Pouillard l’a bien souligné. c’est quand même le point plus, on va dire sensible ou en tout cas sur lequel euh il faut euh il faut réellement travailler. Et donc parce que sur la mise en œuvre d’un tel dispositif, c’est réellement une stratégie de territoire et du même coup ça induit forcément un changement de pratique dans les modes aussi de fonctionnement même et de définition des des des politiques au terre en au niveau des élus. Euh et euh sur c certains territoires, on peut dire, on a réellement assisté à ce changement de culture euh euh avec l’abandon ou en tout cas le glissement euh d’un appui fort à des actions euh ciblées, éclatées, individuelles ou un petit peu ce que nous on appellerait un peu saupoudrage ou et vers justement cet appui global à une stratégie concertée et dans la durée puisque ce sont des contrats de plusieurs années et cetera. Donc on est réellement dans ce niveau d’engagement politique euh fort sur nous aussi cet accompagnement qu’on doit avoir auprès des élus et des techniciens des collectivités qui vont porter ces dynamiques dans cet accompagnement à ce changement à cette évolution des pratiques. Euh évidemment ce qui a été dit ce travail préalable pour installer les conditions de la coopération ça c’est plus que fondamental. Euh c’est et puis euh euh vraiment intégrer euh qu’on est là dans une éloration progressive. Euh on n’est pas là dans quelque chose qui s’impose euh mais c’est réellement euh là encore un euh une euh on on cultive un autre terrain, j’aurais envie de dire et du même coup il y a plein de phases euh et donc c’est un processus long et progressif. Euh ça c’est réellement une condition de réussite pour moi. Euh et puis euh et on l’a bien dit, c’est Véronique hein aussi euh qui l’a dit réfléchit et qui prend en compte les problématiques du territoire. Donc les une des conditions de réussite, c’est réellement son ancrage euh dans le territoire et dans euh réellement ce qui ce qui fait sens au niveau politique sur ce territoire et au niveau des enjeux à travailler en termes artistiques, culturel, sociaux. voire économique aussi euh et de évidemment de développement aussi d’attractivité dans tout dans tous ces sens et on le verra dans les déclinaisons que ces transmissions peuvent avoir en quoi ça donne des idées aussi à des acteurs d’autres nature sur les territoires. cette coordination structurée dont on a déjà aussi largement parlé, fondamental évidemment au niveau de l’intercommunalité pour ce relais en proximité à l’échelle des communes puisque c’est un dispositif qui est réellement territorial, on l’a défini au départ, mais c’est aussi une coordination qui doit être bien assurée par les les conseillers conseillères pédagogiques. Ça aussi on l’a déjà dit. Euh évidemment euh c’est ces coordinations, cette structuration, c’est aussi la prise en compte de toutes les conditions d’accueil des artistes, d’hébergement, de logistique et cetera. Ça, on l’a dit, mais tout ça ce sont c’est tout le chaînage euh qui va faire la réussite du dispositif dans la durée. Euh évidemment, la mobilisation euh constante euh et l’appropriation euh des acteurs et voir des habitants. vraiment on est là à tous les niveaux autant que faire se peut en passant d’abord par les élus puis les techniciens, puis les structures, puis les associations et enfin pourquoi pas les collectifs ou pas d’habitants. Euh et ça Véronique l’a bien souligné aussi dès l’amont et euh et dans les différentes phases du processus. Là encore autant que faire ce peu mais en tout cas ce sera le rôle aussi du conseiller à la DRAC d’interroger la faisabilité ou en tout cas la capacité à aller agréger dès que possible ces différents niveaux et et ces différentes ces différents éléments. Je sais pas si j’ai encore un peu de temps. Oui. pour une petite minute ou deux Max peut-être peut-être pour dire aussi justement la capacité d’ouverture de ce dispositif, c’est aussi une condition de réussite euh que euh que de pouvoir euh euh réellement le le faire vivre à travers cette capacité à à des nouvelles coopérations, à être aussi dans l’accueil de cette ouverture et de d’une part d’inconnu. On on l’a dit, il faut laisser aussi la place aux envies des artistes et de ce fait, c’est aussi un dispositif qui fonctionne dans avec une une souplesse mais aussi cette ce côté essentiel qui est le fait de laisser la part d’inconnu, de ne pas toujour de ne pas tout définir loin sans faut et la condition de réussite, elle est là justement. euh c’est cette capacité de rebond et de d’ouvrir ce dispositif, de lui garder euh cette ouverture pleine et entière. Euh alors la voilà et peut-être pour finir là-dessus dire qu’on est vraiment dans un dans une chaîne et qu’il faut bien considérer l’ensemble de ces éléments de la chaîne. on est vraiment sur un collier et là chaque perle a son importance et et au même niveau que ce soit là et aussi donc tout ce qu’on a dit mais aussi la communication à tous les niveaux la formation ou la sensibilisation tout au long de ce processus et toute la durée du contrat évidemment la valorisation on a dit les restitutions et tout ça comment ce sont des des temps forts et ne pas oublier l’évaluation justement pour pointer les fragilités, les ajustements nécessaires, les l’enrichissement, le voilà. Enfin, bon, je m’arrête là pour le moment. Merci beaucoup madame Drayant pour pour ce cette synthèse des conditions de réussite et puis vous avez raison d’insister aussi sur bah finalement toutes les étapes de cette démarche. On voit bien c’est bien une démarche projet et il faut évidemment pouvoir penser euh les choses jusqu’à l’évaluation pour pouvoir faire progresser sa démarche pour les les étapes suivantes. Donc vraiment merci beaucoup pour ces éléments, même si je sais bien que je vous ai contrainte dans votre temps de parole. Euh mais merci d’avoir d’avoir joué le jeu. Je vais peut-être me tourner désormais vers les artistes dont on parle depuis depuis déjà un peu plus d’une heure parce que finalement ce sont aussi des maillons essentiels de ces résidences mission. Nous avons le plaisir donc d’avoir avec nous euh Isabelle Croot qui est journaliste et puis Jérôme Giler qui est artiste plasticien. Euh peut-être Jérôme Giner puisquon on a une un webinaire quasi 100 % féminin euh pour démarrer. Peut-être pouvez-vous vous présenter en en quelques minutes voilà quelles sont vos modalités d’intervention et vos expériences de de résidence mission déjà qu’on vous découvre ? Euh euh oui ben bonjour, merci de me donner la parole. Euh et effectivement euh c’est vrai que nous on se retrouve au dernier chez nom de cette de cette chaîne. C’est très intéressant en tant qu’artiste de participer aussi à ce webinaire pour se rendre compte aussi un peu de tout le travail qui est fait en amont notre invitation. Et euh voilà, j’ai entendu beaucoup de choses liées au aux questions d’engagement et je dois dire aussi que euh du côté de l’artiste en fait, une résidence mission Cléa, c’est aussi un engagement particulier et assez singulier qui demande beaucoup de travail et euh voilà qui est pas non plus euh tout le temps facile à faire. Euh du côté de ma de ma pratique artistique, on va dire que pareil, j’ai une pratique assez singulière parce que j’utilise la marche à pied pour créer euh voilà créer. Du coup, cette méthode me permet de de toucher à de la création très pluridisciplinaire qui va de de voilà de faire des récoltes, créer des sculptures dans l’espace public, écrire une histoire, une expérience d’espace, euh toucher aux questions ensuite d’urbanisme, d’espace public, de vivre ensemble. Enfin, c’est assez vaste et assez large. Euh, en terme d’expérience, j’ai participé à deux Cléas. Euh, un en 2016 avec la communauté urbaine de d’inquercque Grand Large euh qui portait sur l’espace public et l’architecture justement. Et puis j’ai fait un Cléa l’année dernière en 2024 du coup avec la communauté urbaine euh du Bovési. Euh un peu particulier parce qu’il était celui-ci par contre porté par une structure, on va dire plus professionnelle que lors du du Cléa d’Inker. était porté par le centre d’art le quadrilatère. Donc j’avais en terme de pour le coup de coordinateur des pas une seule personne de référence mais plutôt une une équipe et une équipe pédagogique euh constituée de de trois personnes puisque c’était vraiment la cellule des publics qui a travaillé avec moi. Euh oui, voilà. En tant qu’artiste quoi vous dire ? Sinon que effectivement je crois que comme la comme vous l’avez beaucoup rappelé la le le le rôle du coordinateur, il est quand même très très important dans ce dispositif. Euh j’aime beaucoup l’idée aussi et j’ai trouvé très intéressantes les dernières annonces de de Cléa que j’ai pu recevoir euh notamment euh sur la sur la comment dire le territoire de Mauevendre. Euh cette idée aussi de que l’artiste puisse aussi travailler avec des professionnels voilà des vrais professionnels de la de la politique de la ville. C’est-à-dire que la question des publics est aussi une question euh assez délicate en fait quand vous intervenez en tant qu’artiste. Voilà, ne par pas de mon côté, de mon point de vue, je trouve que c’est intéressant que d’élargir la question de la de la présence de l’art dans ce cas de dispositif, pas seulement vers les vers les enfants, je dirais qui sont aussi des des cibles faciles, mais d’essayer de toucher un peu voilà d’autres structures, d’autres associations et des professionnels. Je trouve ça très intéressant. Euh je sais pas si vous voulez des retours d’expérience de comment on choisit de faire un clé quand on est artiste ou tout ça, je peux aussi vous en parler. Peut-être juste vous pouvez revenir nous préciser un petit peu comment vous allez justement euh au devant des habitants notamment quand c’est quand c’est le cas. Enfin voilà, comment se passe cette rencontre ? Euh alors évidemment accompagné par les professionnels et coordinateurs, mais et aussi qu’est-ce que ça vous apporte en tant qu’artiste qui qui justement j’imagine justifie aussi votre engagement dans ce type d’intervention ? Euh ben euh je dois dire que la comment dire euh à la lors de Montlé de la communauté urbaine de Derkque donc c’était euh Charlotte Kerszan ici présente qui était la coordinatrice. Donc il y avait eu cette semaine d’immersion mais aussi une une présence enfin une une conférence qui qui s’appelait la 27e heure artistique qui a permis en fait de réunir du public autour d’une présentation du travail artistique de l’artiste et je cette cette expérience avait été très intéressante et je crois qu’elle m’avait permis quand même déjà de en tout cas de rencontrer le territoire c’estàdire que le territoire m’avait rencontré à travers ma pratique artistique. C’est ça qui était très intéressant, c’est que les gens ont pu voir où je pouvais porter des à cette période là, on appelait ça des gestes artistique et pas des actions artistiques encore. Mais voilà et les gens pouvaient s’apercevoir si la la démarche proposée par l’artiste pouvait correspondre peut-être à une à une envie de que eux portaient au sein de leurs associations ou au sein de euh voilà des écoles et cetera. Euh donc moi, j’essaie en tout cas en tant qu’artiste d’inscrire mon mes gestes artistiques soit dans les projets pédagogiques, soit vraiment dans les dans les dans les questions que les que les associations vont vont soulever. Euh qu’est-ce qu’ils ont envie de faire ? Et et là, on revient à ce rôle du de l’artiste qui qui doit pas se substituer forcément aux animateurs, mais effectivement arriver à à impulser un élan supplémentaire. euh peut-être essayer de laisser des quelques outils euh voilà, peut-être un peu plus artistique, un peu plus une philosophie un peu plus libre euh peut-être un peu moins utilitaire aussi dans la dans la question de la production. Euh voilà, c’est quelque chose qui est souvent demandé aux artistes hein aussi nous de notre côté d’avoir des résultats euh enfin malgré tout une une comment dire un résultat palpable matériel alors que la présence de l’artiste peut être aussi se passer simplement dans des discussions et bon ça c’est plus compliqué à évaluer mais cette présence elle est aussi très très importante je crois quoi. Merci beaucoup monsieur G pour ce retour d’expérience. Je peut-être me tourner vers Isabelle Cro qui attend également patiemment son son tour de parole. Vous êtes journaliste, donc une autre pratique artistique. Euh est-ce que vous pouvez revenir justement aussi vous également d’abord pour vous présenter sur vos modalités d’intervention et puis vos expériences de de résidence mission dans un premier temps ? Alors Morgan, bah merci déjà pour vous m’entendez ça souffle un petit peu ce qui ne se produisit pas tout à l’heure à la répétition bien sûrent mieux là que Oui, beaucoup mieux. Merci alors bah merci pour l’invitation et bonjour à tous. Donc effectivement je suis journaliste reporter multimédia. Je suis spécialisée sur ce qu’on appelle les zones de crise, zones de conflit et je travaille principalement avec des ONG et des fondations euh ainsi qu’avec des médias nationaux et internationaux. Alors, je dédis du temps en cours d’année lorsque je ne suis pas en reportage à des atelier Émile, donc éducation au médias, à l’information et à la liberté d’expression. parce que déjà d’un point de vue personnel euh c’est un véritable choix parce que ça me semble essentiel dans notre société et on se rend compte au fur et à mesure du temps avec notre actualité et en parcourant le monde, je me rends compte combien c’est fondamental. Alors de d’un point de vue expérience, j’ai réalisé deux Cléas journalistiques ou deux cléas Émile. Deux Cléas qui ont été pour moi deux super expériences. Alors il y en a en premier que j’ai réalisé il y a 2 ans dans la communauté de commune de Flandre intérieur, Asbrook, Bul et cetera. Et puis un deuxième, un second que je viens de terminer dans le dans le sudois. Donc je suis remplie encore de de tout ça. Ce que je voulais dire c’est que d’un point de vue personnel, je ne pense pas qu’en tant que moi je dirais pas artiste, mais en tant que reporter, en tant que journaliste, on n’arrive pas par hasard sur un territoire. Pour ma part, c’est toujours un choix. Euh la candidature, elle est essentielle, elle va dépendre aussi euh donc bien évidemment euh du territoire euh qui qui fait cet appel à candidature, soit parce que je le connais un peu, soit parce que la présentation qui a été faite de ce territoire vient en résonance avec des axes de travail ou avec des choses que je veux développer. Ça c’est la première chose. Euh la deuxième et je je vais rebondir sur ce qui a été dit par madame Olgado mais aussi par Jérôme et par d’autres personnes. Pour moi, le deuxième critère en plus du territoire, ça va être le coordinateur ou la coordinatrice de ce clé parce que en fait ben c’est la clé, c’est l’ouverture vers ce territoire. Alors, ce sont des résidences qui sont plus ou moins longues, on l’a dit tout à l’heure, entre 2 et 4 mois. 4 mois, ça peut sembler long, mais c’est court en fait. et que euh la réussite d’après moi d’une résidence, elle va se faire effectivement par ce ou ce ou cette coordinatrice. Elle va aussi se faire par la semaine d’immersion qui pour moi elle est essentielle parce que ça va permettre parce que nous on arrive avec des envies, on arrive avec une boîte à outil, avec un territoire qu’on va découvrir avec des partenaires de ce territoire des acteurs. Et en fait, je me suis rendu compte dans ces deux expériences que ces semaines d’immersion, elles sont essentielles parce que de là va potentiellement découler un fil rouge d’action que je vais proposer. En fait, ça va être une note d’intention et fil rouge qui va être imaginé conjointement et en construction avec les acteurs du territoire. Donc pour moi tout ça c’est hyper important. Les autres choses aussi, j’ai beaucoup aimé ce que disait madame Drine par rapport à la souplesse et la part d’inconnu parce que effectivement le le rôle de coordinateur coordinatrice encore une fois est fondamental, il est précieux et en même temps j’aime bien aussi l’idée de carte blanche de pages à écrire en collaboration avec les habitants et avec les acteurs du territoire. Pour moi, ça aussi ça participe à la réussite d’un cléa. J’ai parlé de fil rouge et à chaque fois que je suis arrivée sur une résidence, je ne savais absolument pas quel allait être ce fil rouge. Et c’est en rencontrant euh les acteurs, les habitants, en participant à à des manifestations euh pendant, je dirais les deux premières semaines que se sont écrits ces fils rouges. Par exemple dans la communauté de commune de flancérieur, on a appelé ce fil rouge parlez-moi d’amour. Alors ça peut paraître se dire “Mais quel est le rapport avec l’éducation au médias et à l’information ?” Et bien tout simplement parce que je pense que dans cette pratique, il est important de ne pas aller dans du frontal mais plutôt d’utiliser d’autres portes. Là dans le second Cléa, c’est par via le prisme du travail parce que c’est un territoire le sud avénois qui a un passé industriel important de savoir un petit peu où on en est et puis aussi un passé textile et donc j’ai utilisé le prisme de la phase fashion. Autre point que je voulais mentionner, on a abordé aussi et j’ai entendu la difficulté de balayer lors d’une résidence mission toutes les tranches d’âge et enfin les tranches de vie et j’ai envie de dire aussi les tranches sociales. Ce que j’ai proposé sur les deux Cléas euh c’est de démarrer avec des socles durs. Ce que j’appelle les socles durs, c’est par exemple une exposition photographique qui donne lieu à des conférences. Ça peut être aussi la projection de support documentaire que j’ai réalisé. Et pourquoi ? Est-ce que ça permet dans un temps euh rapide et euh mini enfin petit, de rassembler un maximum de gens dans un minimum de temps ? Et ça permet de de brasser un maximum de gens et de pouvoir tout de suite construire des projets d’éducation au médias et à l’information. Euh ce qui m’intéresse m’a intéressé dans ces clés et dans ce que je projette dans l’avenir, ben c’est de travailler aussi avec des publics variés, que ce soit c’est ce qu’ a ce qu’a mentionné madame Olgado, les établissements de santé, les centres culturels euh des épades, des musées, euh travailler aussi avec la PJJ, avec les centres éducatifs fermés. Voilà. Et la dernière chose que je dirais, c’est l’importance de la restitution qui pour moi et a peut être perçu comme une finalité mais qui est important de penser en amont. Pourquoi ? Pour éviter euh je crois que c’est madame Drine qui en a parlé également euh de ces effets de saupoudrage euh que moi je je sache, je chasse pardon. Et c’est pour ça qu’il y a ces fils rouges. Et donc le fait de penser une restitution en amont, ça permet un de valoriser ce qui a été fait de la part des habitants mais aussi des acteurs et des partenaires du territoire de mettre en avant la fierté des habitants parce que ça c’est quand même hyper important et surtout de faire perdurer toutes les notions, toutes les valeurs corrompu être abordées dans cette résidence d’éducation en médias. Parce que moi ce qui m’intéresse aussi, c’est que après le départ de l’artiste et ou de la journaliste ou du journaliste euh que les choses continuent en fait, qu’il y ait une continuité, que ce soit pas euh un temps fort à un moment donné et puis qu’après on passe à autre chose. Et là, je dois dire que les deux résidences auxquelles j’ai pu participer et bien c’est des choses qui qui continuent. Et d’ailleurs, ce qui est aussi intéressant euh si je vois la communauté de commune euh de Fland intérieur, je continue à rencontrer ces acteurs 2 ans après. Donc on a monté, on a continué des projets. C’est aussi ce qui va se passer dans le sud afénois. Et d’un point de vue personnel euh enfin voilà pour moi c’est ça un clé réussi. Euh et aussi j’allais oublier, on a parlé d’envie. Il y a l’envie chez l’artiste, chez le journaliste, mais pour moi, ce qui est aussi est fondamental, c’est l’envie d’un territoire d’accueillir un journaliste parce que sans ça, c’est compliqué. Voilà. Merci euh merci beaucoup pour ce témoignage de la rencontre de deux envies fortes finalement qui permet de péréniser. Alors peut-être j’ai précisé dans le chat, on va pouvoir ouvrir aussi aux participants qui nous écoutent d’autres retours d’expérience ou témoignages ou questions également à votre à votre attention à toutes et tous. Mais euh merci d’ouvrir quand même cette voix sur et après et après le départ de l’artiste, comment comment ça se pérénise ces acquis ? Euh vous vous l’avez dit madame Sot, j’ai oigé l’évoqué également en terme de qu’est-ce qu’on laisse en quoi ça ça peut inspirer y compris d’autres les pratiques professionnelles. Ça peut peut-être faire évoluer les pratiques professionnelles. Je sais pas si nos intervenants des des territoires souhaitaient rebondir sur ce sujet ou si j’ouvre le bal des questions et avec les participants. Faites-moi signe, même si je ne vous vois pas toutes et tous. Il avait déjà monsieur Cachmarek qui avait levé la main. Allez, monsieur Cachmare, excusez-moi, je peux peut-être Oui, pardon, bien sûr. Oui, madame, allez-y, je vous en prie. Je pense que suite à cette résidences qui sont mises en place, il est important toujours de garder le lien avec les différents partenaires et les différentes structures, pas pour que justement ça soit juste une fois comme ça qu’il y a une résidence, quelque chose qui se passe et après on on parle plus avec eux. Au contraire, je pense qu’il faut vraiment entretenir ce lien avec eux et euh peut-être les orienter aussi et les aider euh à s’orienter vers d’autres dispositifs comme par exemple plein d’été, les aider à peut-être réfléchir à eux-mêmes, essayer de monter des projets d’éducation artistique qui serait vraiment une suite à ce qu’on a essayé de commencer avec eux, les associer à d’autres dispositifs aussi bien entendu. Et puis euh euh je pense également euh de les accompagner et de voir, je prends l’ex un exemple concret, on a mis en place une mission d’appui artistique avec différentes différents professionnels de structure et en fait bah c’est très intéressant de voir que l’artiste les a outillé, leur a donné envie et de voir un peu qu’ils s’en sont emparés directement avec leur public et de voir un peu ce qu’ils ont construit avec eux. Donc là, on se dit bah c’est bien en fait, ils ont compris, la démarche, elle a été intégrée et ils s’en sont et ils font des choses par eux-mêmes. Voilà. Mais je pense que l’important vraiment, c’est de d’être présent aussi pour les accompagner pour aller vers d’autres dispositifs. Merci. Merci beaucoup. Euh monsieur Cachmarc, vous aviez levé la main il y a quelques minutes. Je vous en prie. Oui, bonjour. Donc, vous m’entendez là ? Ça va très bien. Très bien. Voilà. Cachmarek donc vice-président cohésence sociale politique de la ville à Douesi Aglo. Euh ouais ma question c’est vous savez on est à quelques mois de prochaines échéances électorales donc les élus sont tous dans leur coin en train de réfléchir à l’avenir. Donc ma première question, c’est ce dispositif, quelle pérennité dans le temps ? Est-ce qu’on a un horizon fixé jusque 2030 et on a le temps de de de préparer des choses dans la durée pour les collectivités ? Quel périmètre ? Euh parce que là, on on on discute avec des intercommunalités. Est-ce que l’échelle communale pour une contractualisation sur un sur un truc comme ça, c’est c’est jouable ou pas ? J’avais connu moi il y a longtemps les résidences d’artistes hein, on appelait ça comme ça, qui pouvait être contactualisé entre la DRAC et la DRAC et les communes. Et euh on parle de QP de de politique de la ville et de QPV. Le QPV c’est quand même euh en terme de délimitation, c’est très strict. Il y a des quartiers QPV, on peut pas en sortir. Est-ce que quand on est à l’échelle communale euh est-ce qu’on peut travailler à l’échelle de la commune sachant que la commune dispose d’un QPV ? Est-ce qu’on doit ou alors est-ce qu’on doit se limiter strict au sensu dans le périmètre qui est défini avec l’État territorialement ? Et puis bien sûr, la question c’est combien ça coûte ? Merci pour ces questions précises monsieur Cachmarc. Je laisse les collègues de la DRAC évidemment vous répondre. Euh il y a plusieurs questions dans dans votre dans votre question. Euh la la question de la de l’échelle euh sur les QPV, c’est euh comme je le disais en introduction justement le le système de ces deux volets de webinaire aujourd’hui. Le premier sur les résidences mission en général donc à l’échelle d’un EPCI. qui viennent naturellement euh proposer des propositions en a destination des habitants des quartiers politique de la ville comme habitant de ce territoire communautaire. Donc on va être vraiment sur des une proposition euh on va dire inscrite dans le cadre du clé qui se déploie à l’échelle de le PCI qui vient toucher naturellement tous les habitants notamment ce des QPV. Les deuxè le deuxième cas de figure, c’est celui qu’on abordera à l’automne, c’est le programme quartier où là les résidences sont vraiment spécifiquement pensé pour et avec les habitants des QPV. Bien sûr, il y a différentes échelles dans les QPV. Ça peut être une intervention à l’échelle d’une parcelle, notamment dans le cadre d’un projet de renouvellement urbain où là en dialogue avec la commune, on va vraiment identifier une parcelle où il y a un enjeu particulier. On va venir intervenir à l’échelle de cette parcelle. On peut aussi avoir à l’échelle d’un d’un quartier politique de la ville de plusieurs aussi plusieurs soit de la même commune soit du même EPCI pour favoriser l’interconnaissance, la mobilité et bien sûr pour lutter contre le sentiment d’enclavement euh que peuvent ressentir les habitants des quartiers et pour favoriser la mixité sociale, naturellement l’action à vocation à aller hors des frontières strictos sensus du périmètre de la politique de la ville et de déborder entre guillemets sur des zones qui ne sont pas de la géographie politique de la ville puisqu’il s’agit pas de faire des propositions stigmatisantes ou enfermantes mais bien d’ouvrir aussi le quartier sur le territoire. Je sais pas si si Charlotte Kerszan est encore là. Il me semble que oui pour pouvoir répondre au voilà. Ah bah merci Charlotte pour pouvoir répondre aux autres questions notamment en terme de contractualisation et cetera. Merci Charotte. Oui, pour compléter ton propos Florence et je te remercie. concernant l’échelle de contractualisation, on l’a rappelé lors de l’introduction, cette stratégie, elle se déploie exclusivement à l’échelle des EPCI et des intercommunalités parce que c’est vraiment l’échelon le plus probant euh qui nous permet de toucher euh l’ensemble des habitants d’un territoire, de la plus petite commune euh au plus grand centre urbain. Et ces contractualisations, on l’a pas indiqué, en fait, elle se déploi sur 3 ans, renouvelable une fois, deux fois, trois fois en fonction du souhait de de la collectivité et des autres partenaires. Et concernant les modalités de financement, les ces contrats sont cofinancés par la DRAC et par l’intercommunalité, sachant que le soutien de la DRAC vient exclusivement abonder la rémunération artistique qui est saclée dans le cadre de ces résidences mission. Euh c’est-à-dire que quel que soit le contexte d’intervention euh que ce soit dans une résidence mission quartier, dans une résidence mission à l’échelle d’une intercommunalité ou dans d’autres dispositifs, la rémunération reste identique euh quel que soit euh bah quel que soit le contexte. Tu par un petit Vas-y, vas-y. Toujours dans le dans le le fil de ce que les collègues ont pu déjà vous préciser, Florence et Charlotte, se dire aussi que l’échap intercommunal, il crée les conditions d’un choix politique fort où s’exerce les questions de solidarité territoriale et que pour nous ça fait sens de ne pas s’adresser uniquement aux villes centre mais de vraiment identifier, accompagner les EPCI dans leur prise de compétences, leur prise de compétence culture mais pas uniquement culture et dans leur démarche d’aménagement culturel du territoire par des projets fédérateurs. On voit à quel point l’éducation artique et culturelle est souvent un des premiers axes qui fait communauté, qui fait intercommunalité, qui sacralise positivement le le fait communautaire. Et donc c’est aussi autant d’occasions de dialogue et de donner euh une réponse très claire à une multitude de villes et de villages en fonction aussi des territoires euh sur le fait que non tout se passe pas dans une ville centre et l’intercommunalité n’est pas au service d’une ville centre parce que les artistes journalistes euh qui ont pu s’exprimer tout à l’heure de manière très précise et et très claire aussi sur la manière dont ils ont vécu les choses, c’est eux qui sont mobiles. Ils créent les conditions de cette mobilité, il crée les conditions du dedans dehors. On sait à quel point dans le cadre de la question de la politique de la ville, la question du dedans dehors est absolument essentielle pour pouvoir faire bouger les habitants et faire venir aussi dans les quartiers. Le fait qu’on soit sur des contractualisations de 3 ans avec un engagement politique fort, ça socle aussi durablement. On n pas la collectivité intercommunale, elle a pas besoin d’avoir la compétence culture. Nous, on s’en fiche, c’est pas un prérequis. Même à la limite, parfois, c’est presque parfois plus simple parce que ça lui permet de créer des conditions de synergie, d’animation de son territoire, d’animation du fait communautaire. Et puis ça permet aussi de se dire “Mais qu’est-ce qu’on a envie de faire ensemble ?” Donc nous, on est très chanceux, on s’aperçoit de participer à ces éléments de dialogue qui constituent une identité du fait artistique, du projet artistique. Les artistes sont ces révélateurs là. révélateur euh ça a été dit tout à l’heure, révélateur des forces, des faiblesses, des envies, des besoins et puis aussi euh vecteur madame Cot disait tout à l’heure de comment dire de la mise à la fois de la mise en valeur et de la fierté à la fois d’un territoire et des des populations que ça composée. Et ça c’est absolument magique quand tout ça se produit à la faveur d’un projet fortement porté politiquement mais qui a l’ambition de d’être révélé par par un axe artistique et et culturel. Et donc euh pour nous, ça c’est essentiel aussi si on vise euh comme j’avais pu l’évoquer avec vous en propos introductif, la généralisation euh et de donner vraiment l’impression à toutes et toutes de ne pas les laisser parce qu’il il bénéficierait positivement d’un bassin de vie et d’un d’un découpage territorial euh s’adresser à tous ceux qui sont en dehors. Alors par contre aussi et Florence l’a évoqué sur les différentes formes, la manière dont on prend en compte les strates territoriales puisque bien sûr vous avez raison, il faut qu’on a répondre qu’on arrive à répondre à tous ces niveaux de 1000 feuilles que constituent l’ensemble des territoires et la manière dont ils sont aujourd’hui comment dire je dire labellisés non comment dire estampillé en fonction de leur particularisme. Si on vise toujours cette généralisation, l’entrée EPCI n’empêche pas pour autant soit d’avoir une comme dans le domaine et dans le champ de des ruralités d’avoir un axe très fort à destination de territoire fortement marqués par le ruralité. Euh ça a été illustré, ça a été indiqué aussi par Véronique Olgado pour le le territoire de Mobeval de Semble. Au contraire, ça peut être absolument une force et là c’est le cas illustré. de se dire on crée les conditions ensemble de s’adresser en priorité à un territoire 100 % cohésion sociale où là notamment l’ensemble de la population qui relève de la géographie prioritaire de la politique de la ville à toute sa place et l’entrée intercommunale elle n’est pas un frein à ça. elle est pas c’est au contraire, elle est elle est autant d’occasion de le partager et puis aussi de ne jamais oublier tous les territoires périphériques qui sont notamment pour certains d’entre eux aussi dans l’allu de pauvreté et qui parfois et souvent même mais je suis pas spécialiste de la question, c’est Florence qui maîtrise ça bien mieux que moi sont aussi ceux qu’on a envie de cibler dans notre action et qui ne font pas l’objet de la critère isation de la politique de la ville. Voilà, j’espère qu’on a pu à trois voix répondre à à ces questions d’échelle, d’enjeux et de contractualisation, mais en tous les cas, rien n’empêche rien. Donc c’est vraiment un effet de la volonté et on essaie le plus possible de fonctionner sur le principe de la de la de la mobilisation aussi hein, de la collectivité. Elles répondent pas tous de la même manière et certaines d’entre elles ne veulent pas non plus s’engager. Donc donc voilà. Donc on on essaie de faire une couverture maximale. Merci beaucoup pour ces ces réponses précises et j’espère monsieur Cachmar que voilà répond répondre à vos préoccupations et vous permettront de d’alimenter la la stratégie de votre territoire. Est-ce qu’il y avait d’autres questions souhaits de de témoignages ? également on a des professionnels à la fois en charge de la politique de la ville, en charge de de l’action culturel. Voilà, est-ce que vous souhaitez vous aussi faire part de de vos retours d’expérience ou de vos questionnements sur comment on on met en place, comment on pérénise aussi euh dans ensuite une telle démarche. Je qu’il y a déjà quelques participants qui devaient nous quitter et je ne vous cache pas bien sûr nous approchons de la fin. chacun des obligations ensuite pas de pas de souhait de témoignage des uns et des autres. Euh alors peut-être avant de conclure, je proposer à nos intervenants s’ils le souhaitent. Enfin, on il s’est déjà dit énormément de choses effectivement dans ce webinaire. Euh alors pour toutes les questions vous redire euh alors oui, ceci dit, c’est sur l’appel à projet en cours relatif à quartier. J’allais évacuer cette question au webinaire de l’automne, mais si l’appel à projet est en cours, il y a peut-être besoin euh de précision. Est-ce que Florence vous souhaitez prendre la parole sur la question qui vient d’apparaître dans le chat de la part de l’agglomération de la porte du ? Oui. Euh bien sûr. Euh donc je réponds effectivement, l’appel à projet est en cours. Euh on pourra euh on aura l’occasion de d’en rediscuter si vous le souhaitez euh monsieur Mosselin. Euh pour le moment, on est on est vraiment sur les QPV puisque euh c’est euh aussi sur cet appel à projet, il y aura des financements possibles sur le BOB 147. Donc on sera vraiment sur les QPV et avec bien sûr la l’extension euh à ces territoires périphériques dont parlait Peggy Lerois et donc ses poches de pauvreté et ce haot de pauvreté. Euh mais pour le moment, c’est vraiment s’appuyer sur un QPV quit à intégrer euh ces territoires périphériques qui étaient avant les ancien quartiers de veille et qui restent avec des indicateurs de pauvreté assez importants. Mais néanmoins, on est s’agissant du cadre d’intervention de la DRAC en matière de politique de la ville, il y a une prise en compte de ces à l’au de pauvreté mais sur des résidences qui se déploiront euh en s’appuyant sur un déploiement sur le QPV. J’espère avoir répondu à votre à votre question euh mais euh voilà, parfait. Merci beaucoup. Donc c’est j’ai répondu. Euh j’en profite pour euh remettre pour celles et ceux qui ne l’avaient pas eu euh le la page du site de la DRAC sur le programme quartier qui est effectivement en cours. Euh LAAMI est en cours et euh on a euh réactualisé euh ce cahier des charges. Donc vous pouvez en en prendre connaissance et ce sera l’objet du prochain webinaire de l’automne. Merci beaucoup euh Florence pour ces précisions. Euh et donc peut-être pour euh terminer ce webinaire, si nos intervenants et témoins euh le souhaitent, voilà, je propose à celles et ceux qui qui le souhaiteraient de pouvoir nous faire part d’un dernier mot, y compris en terme de perspective. C’est qu’ on l’a évoqué rapidement finalement sur comment le territoire se se saisit des acquis. C’est ces résidences mission quelle trace est laissée, comment comment l’ingénierie s’en saisit pour faire évoluer ses pratiques ? On a parlé de fierté des des habitants. En quoi ça nourrit aussi un nouveau projet de territoire ou ou un renouvellement des actions par les porteurs de projet ? Voilà ce que ce que vous souhaitez nous dire pour terminer avant avant un mot conclusif. Si quelques-uns et où ce que vous aviez oublié de dire en premier témoignage, je vous laisse colen, je vous en prie. Allez-y. Bah peut-être pour rebondir et compléter finalement ce que j’avais aussi envie de partager avec vous, c’est euh c’est justement de et ça répond au moins en tout cas ça donne des pistes par rapport à à la question que vous posiez, c’est la diversité des déclinaisons. On a parlé des résidences quartiers mais finalement au sein des territoires, ça ouvre aussi sur d’autres types de déclinaison comment les porteurs de projet ou les collectivités s’en emparent pour d’autres croisés avec d’autres enjeux de leur territoire. Euh je je pense notamment euh à des croisements avec d’autres dispositifs labellisés euh du ministère de la culture. En tout cas, on a plusieurs expériences nous euh en lien avec le le réseau des villes et pays d’art et d’histoire euh qui est plus porté sur la valorisation de l’architecture, du patrimoine, des paysages d’un territoire en lien aussi avec une politique réellement d’accès et de partage avec les publics. et et cette ces résidences missions sont déclinées en résidence de territoire, d’action culturelle pour accompagner, renforcer ou mieux faire s’approprier, reconnecter avec les habitants et d’autres dispositifs et notamment sur pays d’arrêt d’Is communauté d’Aglot de Lance Liévin toute une des résidences qui ont déjà eu lieu et une autre qui se déroule aujourd’hui pour reconnecter la partie rurale du territoire à sa partie plus urbaine et minière par exemple. On a aussi d’autres types d’expérimentation mené par d’autres organismes qui s’en emparent par rapport à leur propre mission. Euh je pense notamment au centre de recherche euh sur le développement durable CERD euh qui pendant 2 ans euh a mené euh à intégrer des résidences mission euh dans son programme Archipel, euh un programme plus large sur euh les euh les capacités d’adaptation au changement climatiques, au réchauffement et cetera, aux transitions. Et puis un autre exemple, c’est le parc naturel régional des Caparé d’OPAL qui depuis plusieurs années maintenant intègre aussi ce dispositif pour favoriser la la l’appropriation par les habitants de de programmes du parc tel que un une stratégie de d’éclairage nocturne par exemple ou bien les problématiques de gestion des eaux ou enfin voilà c’était juste éclairé et et montrer comment ça peut aussi rebondir et comment les territoires s’en emparent. Merci merci beaucoup pour ces ces éclairages complémentaire. Colè Drillant. Madame Kerszane, vous souhaitiez Oui, je me permets juste de faire aussi un petit pas de côté puisque Véronique Colgado l’évoquait euh le programme Pleine d’été qui est un programme de diffusion d’impomptu artistique qui se déploie au cours de la période estivale qu’on déploie chaque année et qui permet aussi à des artistes une cinquantaine environ de pouvoir euh euh traverser les territoires et proposer des des des diffusions de courte durée, très légères techniquement et qui peuvent s’adapter aussi à une grande diversité de contexte. Et euh dans le cadre de ce programme, vous pouvez aussi euh solliciter l’intervention d’un artiste au cours de la période estivale. Donc le programme pleine d’été, il se déploie du 21 juin au 21 septembre. Euh peut-être que dans la petite fenêtre de discussion, je peux vous indiquer euh le la boîte mail générique pleine d’été. Et euh si vous êtes intéressé pour euh pouvoir accueillir un un impromptu dans ce cadre-là, n’hésitez pas à nous solliciter. On vous mettra en relation avec euh les artistes ou les équipes artistiques qui interviennent sur votre territoire d’implantation. Merci beaucoup. Effectivement, c’est intéressant. l’été l’été est très proche. Euh et donc effectivement Florence Florence a mis le lien sur la page, mais n’hésitez pas à mettre la boîte mail en complément dans le chat pour permettre aux participants de de s’en rapprocher. Madame Olgado, est-ce que vous souhaitiez euh Oui, simplement pour pour conclure de mon côté, ce que j’ai envie de dire aux professionnels de la politique de la ville qui sont sur le webinaire, c’est de bah de soyez curieux, soyez curieux, tentez. Euh rien n’est imposé mais vraiment euh vous aurez la chance de vivre quelque chose de de magique, j’ai envie de dire. Et puis aussi euh les dispositifs créent des collaborations aussi entre structures qui pour le coup se sentent parfois moins seul et ça permet aussi de créer des projets entre professionnels qui se connaissaient pas bien forcément peut-être et puis de donner des envies. Voilà donc c’est vraiment soyez curieux. Merci beaucoup pour ce dernier mot. Est-ce que du côté de nos autres intervenants et témoins souhaiter un petit mot de la fin ou Écoutez, je pense que nous allons rester sur ce mot de madame Olgado. Merci. Merci à toutes et à tous. Euh un webinaire très riche. Le replay sera disponible sur notre site internet dans les prochains jours. Euh et puis on vous donne rendez-vous Florence Lemoine la l’al pour pour un prochain webinaire à l’automne autour de du programme quartier. Florence, vous aviez introduit, je peux vous laisser dire un petit mot de la fin. Merci Morgane. Je reprendrai le mot de la fin de Véronique. Effectivement, soyez curieux. Je trouve que c’est exactement ça. Rejoignez cette aventure. Euh on se retrouve donc à l’automne euh et d’ici là, on on reste à disposition si vous avez euh des questions sur le programme quartier dont lai, je le rappelle, est en est en cours. J’ai mis dans la barre de conversation le lien et donc après avoir eu aborder les résidences missions dans leur ensemble, les enjeux, les conditions de réussite, les enseignements, les acquis sur qu’est-ce que ça crée sur le territoire, comment ça met en mouvement un territoire et je remercie vraiment encore une fois tous les intervenants et intervenantes de ce matin ont un abord No.

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