Vitraux anciens hors contexte, des puzzles à reconstituer, par Françoise Gatouillat
Un volet de la recherche sur les vitraux anciens porte sur les destinées des œuvres erratiques. Comment faire parler les panneaux ou les fragments coupés de leurs racines, utilisés en remploi, demeurés en dépôt, entrés dans un musée ou passés en mains privées ?
https://cvmafrance.hypotheses.org/3732
Troisième conférence du cycle Le vitrail. Invitation au voyage donnée au Centre André Chastel le 4 décembre 2024.
en fait les les multiples vitraux trouvés hors contexte prennent sens si on parvient à retracer leur trajectoire la méthode consiste à rechercher autant qu’il est possible des comparaisons stylistiques et techniques avec les œuvres documentées et au cas où la parentée se confirme de cerner les circonstances des déposes puis le cheminement éventuel depuis les ateliers de restauration vers les publque ou privé alors ce type d’enquête tient du plaisir de la chasse lâcher gibier provient de de facteurs tellement variables que j’ai eu beaucoup de difficultés à à les classer donc les choses vont vous être proposé un petit peu en désordre d’autant que de nouveau de nouveaux terrain de recherche de nouveau cas ne c re par exemple les découvertes que j’ai faites en 2022 dans l’hôtel de la rue Barbé de jouille investi en 1924 par l’archevêcher de Paris et les fragments des fragments sont disposés dans toutes les vitres donc probablement à partir de de l’investissement de de cet hôtel en 24 et il y a en plus des châssis en réserve qui nous ont été montrés ou encore au musée Victor Hugo qui a été de je dois dire je l’avais pas visité depuis longtemps j’avais oublié qu’il avait des Vitros euh mais un séminaire de Jean-François bellos m’a fait y revenir euh et euh le conservateur de le directeur du musée Gérard Audinet m’a dit que ils avaient été mis en place dans les fenêtres dans diverses fenêtres qui sont sur courours à l’arrière du musée vraisemblablement dès 1902 lors de l’aménagement du musée et qu’ les pièces auraient été tirées des réserves du musée Carnavalet ce qui reste à approfondir mais vous voyez si si si on regarde un peu on trouve des des de nouveaux de nouveaux terrains de jeu sans cesse alors l’exil des vitr est la plupart du temps lié aux restaurations des monuments par exemple l’architecte Boys vileval qui restaure une chapelle de de l’abaye de novilaire découvre ce saint Timothé qui a donné en en 1845 déjà et il a donne directement en 1848 au musée Cluny et il fait refaire sur place d’ailleurs un une copie mais pour pour pour vous dire que il y a pas de euh de de de respect de l’appartenance à l’endroit où on trouve les choses euh en tout cas au 19e siècle et même pendant une grande partie du 20e siècle alors l’exil des des vitr et la plupart du temps lié aux restauration des monuments comme je vous le disais mais il y a des dispersions qui proviennent du changement de fonction d’un édifice par exemple Saint- guuillaume de Strasbourg qui est affecté dès le milieu du 16e siècle au au culte luutérien est adapté à ce culte en 489 par l’installation de ces tribunes de bois et qui qui qui provoque aussi l’enlèvement de de d’une grande partie des vitreux du 15e siècle parce que il fallait que les les fidèles puissent lire leur livres et et donc on ça explique que par exemple ce panneau du baisé de Judas se trouve non plus dans cette église mais au musée de hano c’estàdire que c’est très tôt des Vitros sont passés dans les collections privées la Sainte Chapelle elle-même est un autre cas de d’édifice qui a changé de de fonction pu puis que la Sainte-Chapelle de Paris elle est entreesselée en 1806 pour installer les archives judiciaires et tout ce qui est sous le le plafond où on stockait les les les les archives de place de justice a provoqué l’enlèvement d’environ 200 panneaux qui sont dispersés en France et à l’étraner vous en connaissez dans de multiples endroits dont ce que par hasard j’avais repéré dans un château de saéloire à cor matin ce que très fièrement j’ai signalé à Louis grodeki qui les a fait déposer au vitro de au au musée de de Chalon quelques années après enfin disons que c’est c’est c’est son information qui a qui a fait que les monuments historiques les ont fait déposer de ce château qui était une propriété privée appartenant au directeur du casino de Monte Carlo vers 1900 donc bon pour moi c’est c’est c’est un des quatre je n’en ai plus de photos mais mais j’ai j’ai reproduit ce qui était reproduit ce qui était dans le recensement de Bourgogne et ça vient clairement de la première baie Nord à cause de la forme des panneaux euh et vous voyez que la bordure a été changer on lui a collé une double bordure et on devine le le creux que faisait le le le le fermaillette centrale alors al évidemment à côté des opérations raisonnées telles que l’accueil de des vit TR de Saint-Vincent de rouan détruite pendant les par des bombardements pendant la guerre on on a construit l’église saint-jardac en l’adaptant à la réception à l’accueil de de de ces vitrux qui eux étaient restés en caisse enfin été préservés miraculeusement pour les caisses mais il y a aussi des erreurs de des erreurs de l’administration c’est tel que ces panneaux que Michel Erol connaît bien puisqu’il a travaillé sur la Bretagne qui se sont trouvés à trisac en auverne hérité de de en 1991 de la chapelle Saint-Nicolas de prisiaac et c’est une regrettable opération qui était fondée sur la vague homonomie des deux homonimie des deux communes et comme ils sont installés voyez avec avec un encadrement et tout bon ils y sont définitivement alors je vous je vous parle du cas d’année parce que ça m’occupe en ce moment on est à la veille de la publication d’une monographie collective sur ce château mais anné ça témoigne un peu de la complexité des pérégrinations des des vitraux les appartement du château avait reçu autour de 1548 des panneauins à l’é mailles blancs bien bien repérables parce que c’est c’est très très particulier inventé par Nicolas Borin et ces panneaux ont été adjugés en 1794 à un vitrier local un vitrier d’ané qui les a détaillé en bouchtrrou dans les églises du du voisinage et à partir de 1845 les propriétaires successifs du château c’estàdire le le compte de Caraman puis Ferdinand morreau euh se sont efforcés de récolter les miates dans les églises du du de de de la région autour d’ané puisqu ils ont ils ont réussi à en trouver une bonne centaine dont une cinquantaine a été a servi à reconstituer une fenêtre évidemment largement complété par le le peintre verrier de Dreux qui s’appelle moulin euh mais vous voyez par exemple les armes du dauphin à gauche qui Pr d’ailleurs que il y avait des vitrux avant le décès de des vitr exécutés avant le décès de François 1er puisque c’est un H pour Henri qui abrite les les armoiries du dauphin donc on est avant la mort de François 1 en mars 47 et également parmi les fragments récoltés il y a des des fragments d’inscription qui étaient les commentaires des scènes mythologiques qui étaient représenté dans ce dans ce château alors alors s’ajoute à cela euh une une une pièce qui s’est trouvé chez Pierre Gaudin après 1957 me semble-t-il parce que c’est la mort de du propriétaire qui a assigné ici Jul chapé au cogier le mon 1911 voilà il a ajouté une véritable notice digne de nos travaux en dessous fragment de la main de Jean Cousin provenant du château d’Anet voir sur les grisailles d’Anet étude sur Jean Cousin par Ambroise firmain Viau 1972 Paris 1972 pass temp voilà et don de le préveau c’estàd Charles Le préveau qui était un pintreverrier Parisien il donne même son adresse le desfourneau à Paris et euh c’est cette notice enfin était une chose tout à fait tout à fait tout à fait curieuse et mais il est clair que c’est fragmentun d’un quin qui soulignait aussi une de ces scènes mythologi qui a été complété d’ailleurs par une de nos collègues une savante littéraire alors vers 1870 le cur Morau a fait iser d’autres fenêtres pour pour vitrer les appartements du château et par exemple dans dans celle-ci qui qui cette vitre de de tourelle on j’ai j’ai reconnu enfin il a glané dans le commerce d’art un certain nombre de de de de vitrux il y a aussi des vitreux suisses et toutes sortes de choses qui vitrent certaines des pièces mais là on reconnaît des Vitros civil du château des coin euh vous voyez pour celui qui restait en ancien au louv voilà il y a la même petite pièce en haut qui est remployée là et le le le petit faone là on le retrouve aussi en bas de en bas de ces Vitros qui ont été fait pour an de monorossi àan et qui avait été emporté par Alexandre Lenoir et exposé au monuments au musée des Monuments français de 1800 à 1816 donc voilà un autre exemple de dispersion et et de ce qu’on peut récupérer plus tard dans le commerce d’ puisque Morau ne fait ses achats qu’après 1860 alors notre recensement des vitro dont parlait Élisabeth n’est pas seulement parisien comme vous le voyez ça c’est un collègue lyonnais qui avait fait cette cet état des des choses donc voilà les 11 volumes publiés j’ai ajouté les les régions qui ont qui ont terminé l’opération en 2020 et 2021 je crois et voilà l’occasion de de de de voir quand on revoit les volumes et j’ai je les ai je les ai reparcourus en nombre pour trouver les exemples intéressants évidemment on on on y trouve beaucoup de documents sur des vitreos qui ont quitté leur cadre d’origine et généralement leur histoire est précisé par exemple les vitr remployés sur place à Villebadin il est clair que ce n’est plus cohérent mais sont des débris déplacé dans l’église rebâti en 1821 et là dans l’état actuel remise dans une nouvelle présentation par Michel Petit en en 1990 à solem il y a également une notice sans illustration mais j’ai trouvé ces photos euh ce sont des des des la baxe de de la bassiale avait été euh démonté avant la reconstruction du cœur en 1865 et il se trouve que ils ont été elle a été démontée maladroitement elle était plus ou moins cassée et il en restait les les typants qui avaient un peu mieux survécu et qui sont conservés en caisse à l’abaye et on voit la la qualité quand même de ces choses là qui date de de 1532 euh a eu celle notre de la Tourette euh c’est en principe des un reste du vitrail du de du cœur du vraisemblablement celui de l’axe de l’abside qui a été démonté et longtemps appliqué contre une vitre du côté nord et puis en 1991 la la la ville la mairie a a payé cette nouvelle présentation en vitrine avec un éclairage artificielaliqué aussi contre un des murs de église alors on voit que bon il y avait une crucifixion vraisemblablement le donateur devait être plus bas et ce n’est que de pauvres panneaux qui subsistent de quelque chose qui devait être beaucoup beaucoup plus [Musique] grand encore en corise euh Alexis de noaï enfin l’église disons de de de noaï euh a hérité euh de de la collection enfin de de d’une partie de la collection réunie vers 1830 par par Alexis de noaï dans son château de de de la même commune qui comprenait des panneaux Normands enfin ça me paraît évident mais c’est c’est c’est c’est moi qui le dit par comparaison avec tout ce que nous avons vu en Normandie avant le la publication du recensement 2001 et ils sont passés à l’église euh par le la volonté d’une descendante qui qui les a faitontter par en 1937 par Francis Chigot alors à rochfort en terre Michel Herold avait vu dans le morbillan cette collection des des des des peintres clot et qui qui sont accrochés ça et là et qui sont généralement des pièces provenant du du domaine breton mais il a surtout identifié euh cet ange qui vient d’une bordure cet ange musicien qui vient d’une d’une bordure d’une déb de de la chapelle axiale de la cathédrale de Ran et qu’il connaissait puisque quatre autres avaient été achetés en en 1997 par le Musée des Antiquités de de de Roan et voilà à quoi à quoi ça ressemblait quand c’était in sititu c’està dire que je vous ai mis une flèche là pour vous montrer ces bordures avec des anges des anges musiciens alors souvent on n pas de trace c’est plus facile de de de de de retrouver des choses du Moyen-Âge 13e 14e que que après où les vitreux sont sont tellement nombreux à Belcastel par exemple Fernand Pouillon euh qui était la l’architecte bien connu a acheté ce château en 1974 l’a restauré pendant 6 ans euh et a reconstruit on pourrait dire pendant pendant 6 ans parce que c’était c’était une ruine où il a restitué un château du moyen-âge et il a vitré toutes les fenêtres avec des des des morceaux vraisemblablement trouvés dans le commerce d’art comme il avait fait d’ailleurs dans une maison à Paris qui se trouve dans l’île de la Cité à l’angle de la rue des Ursins et du quai de de de je cherche le N du pied mais c’est c’est bon en tout cas au au au flandant de Notre-Dame si vous voulez et où j’avais remarqué de de longues dates des des des des morceaux de vitro comme ça avec des altérations qui prouve que c’était des vitro anciens donc comme ceux c’est à la fois des des têtes de différentes époques mais également des des fermaillets enfin des des des choses multiples et et diverses qui sont sauf miracle impossi à identifier alors certaines rencontres malgré tout tombe un pic pour bénéficier au recensement Michel et moi nous avions été euh nous avons eu accès à en 1993 au au aux oar c’estàdire les œuvres d’art de la des collections privées confisqué récupéré et non réclamé après 1945 qui sont en réserve au musée du Louvre ce qui nous a permis d’intégrer deux œuvres euh au vol 5 c’est-à-dire Lorine Alsace la sainte- Catherine de Saint-Nicolas de port qui qui s’était trouvé au paravant en bougetrou dans la baxiale de Saint-Nicolas de port et puis ces six panneaux qui sont depuis présentés dans au Département des objets d’art de du du musée du Louvre mais qui qui qui qui proviennent d’une verrière allemande dont le musée de le musée de Strasbourg venait d’acheter d’autres panneaux ENF venait avait acheté à la vente à César d’autres panneaux de la même verrière dont voilà cette présentation au temple ça marche avec ça ça c’est évidemment une verrière allemande il y en a d’autres morceaux qui pourraient venir du même site au musée de Lyon et je n’avais pas de photos de de des des verrières à grand médaillon comme comme celle-ci qui existe à Saint- Saturna de tour remonté en 1887 après avoir été acheté au propriétaire du château de de de chenonau voyez donc il y a des circulations comme ça de de choses tout à fait extraordinaire et comment comment ces vitrois Allemands sont arrivés chez nous enfin comment acesa avait par exemple c’est c’est c’est c’est Pau allemand les chemins sont quelquefois euh euh vouz à rester mystérieux alors cet état des lieux présente le recencement tel qu’il est publié maintenant mériterait d’incessante remise à jour par exemple les restes de la légende de Saint-Vincent de l’église de de de La Châtre que Véronique David ici présente a recensé au musée de de de de de La Chatre au musé George Sand euh en 1981 ont été rendus à Jean l’écuyer en 2010 par Michel herol euh autre autre cas beaucoup plus minime div surmer le le le le circuit des des des des vitres div sur M enfin ce qui en subsiste en tout cas a été parfaitement retracé dans le volume 8 en 2006 c’està-d la passe normand dit il nous compte les mouvements des occulis du Tyan axial de l’église remplacé par duamel Maret en 1875 la fond les a reconnu dans cette collection privée c’est dire une hôtellerie locale Guillaume le concurrent qui était en fait le le la maison d’un collectionneur et il se trouve que cette collection a été dispersée en 1973 or Yve lescroire qui était conservateur des antiquités conserv ur plutôt de des monuments historiques de de Normandie à l’époque en 1982 les a repéré dans une Vande parisienne alors ils ont été rachetés par la commune et déposés à champ surmarne jusqu’à 2008 voilà d’où ça provenait on comprend que il y a un petit creux comme ça de d’un côté puisque les ça vient des oculis de la de la baie axiale de de div surmer et maintenant on les voit donc postérieurement à la publication de de de la base Normandie ils ont été récupérés par par la par la ville de div surmer et on les voit au sein des cas d’initiative alors l’hôtel kski à Paris avait fait l’objet d’une notice très très inefficace dans le premier volume en 78 c’est 53 rue Saint-Dominique et ça hébergeit la maison hébergeit la direction de de la musique alors voilà deux verrières qui bénéficient depuis de de la publication de sérieuse précision ces de vitrux proviennent de la chapelle du château de la carte en adrloire et ils avaient été réalisés vers 1500 pour Jacques de baau propriétaire du château à l’époque et ils ont été acquis en 1895 par celui qui possédait l’hôtel en question Alfred Sibel cette hôtel a été vendu par l’État en même temps que celui qui nous abritait à l’époque en 2006 à la famille princière du Qatar et avec Michel Herold on on les a revu mais après des sérieuses négociations avec les avocat l’ devien de la famille prinère en question alors objet de du du mmord enfin bon mais voilà la Bretagne a été inventoriée après la Haute Normandie donc en Bretagne nous avons vu que à l’église Saint-Germain de Renn il y a une restauration importante qui fait que René échappé a regrouperé les verrières les un concentré beaucoup de scènes dans une grande bessude en tout cas et comme tout ne tenait pas il lui a été abandonné un certain nombre de panneaux qu’on retrouve au château de Gaille fontaine en scène maritime et qui était jusque là supposé venir de de d’autres sites de Bretagne cétait dit de Quimper et de et de pleu Hermel mais ça marche clairement avec ce qui a été là et celui qui a fait le travail à Gille fontaine c’est l’élève de de de de échapper qui s’appelle Henry babonau donc c’est pas le le le hasard que que ça soit entre ses mains en 1888 alors autre chose ça c’était un détail qui aurait pu s’ajouter recensement 6 en 2001 mais il y a des des des des reprises qui des des adindas plus plus conséquents tels que celui qu’on pourrait faire à Strasbourg où l’installation du cœur de Saint- Thomas a été complètement modifié en 1776 par Pigal qui a sculé le mausolé du du maréchal de sax bon le cœur a été éclairé à ce moment-là tel qu’il le voulait lui c’està-dire que une seule verrière é a été mise en blanc du côté sud le reste a été bouché et c’était M jusqu’à ce que Raphaël raphaë Gérard lardeur refasse ce que vous apercevez là de part part et d’autre du du du maosolé dans les B1 et 2 on peut dire la 3 aussi et la 4 il a il a il a fait quelque chose de beaucoup plus clair pour respecter C cette ancienne disposition où il y avait une seule baie qui était qui qui éclairait alors alors il se trouve que tous les vitraux qu’on a enlevé quand on a fait ce travail en 1776 il y a des des panneaux du du musée de de de l’œuvre de notreame qui était jusque là supposé en provenir c’estàdire celui qui qui est là à gauche il y en a d’autres qui se trouvent par exemple à Glasgow dans la collection Burel qui a été réunie euh en 1949 euh et la question a étit reprise voici une bonne vingtaine d’années suite à l’accueil d’un strasbourgeois monsieur Wernert qui m’a donné accès à ses archives familiales et qui m’a montré deux panneaux qui sont cel qui était resté en sa possession mais que sa grand-mère avait acheté en 1909 avec une dizaine d’autres euh de l’ancienne église des Dominicains et non’ pas de Saint- Thomas ce que savait le l’atelier local qui les stockait depuis 1850 alors lors de la succession de la grand-mère en 1925 ils ont été vendu à un antiaire qui a pris les sujets de l’Ancien Testament uniquement mais qui lui a laissé à la famille les deux sujets du Nouveau Testament et euh don ce du musée d’ailleurs qui qui appartenait à ce enfin qui qui ont été vendus par par ce cet antiire et euh il se trouve que un peu après enfin une dizaine d’années après le monsieur qui m’avait reçu les a mis en vente chez SOS Beis et ils ont été préemptés par les musées de Strasbourg grâce à l’élan du messénat local et ils sont exposés depuis 2012 avec les autres qui en fait appartenaient à la même composition parce que c’était c’était un vitraille typologie les scènes dans dans une fenêtre c’était fait pour une fenêtre à à trois lances il y avait au centre la la la la passion et de chaque côté les panneaux de l’Ancien Testament qui qui commentait chaque scène de la passion voilà et on peut reconstituer ça que quand on on récupère tout ce qui s’est tout ce qui est passé il y a des remplois aussi des Dominicains à la cathédrale de Strasbourg dans la chapelle la terra Nord enfin bon voilà comment on peut reconstituer les choses mais en en en un certain nombre d’années en tout cas ce que ce qui dans le recensement 5 est donné à Saint-Thomas parce que tout le monde le croyait c’est faux et ça mériterait d’être amendé alors il y a aussi les effets du hasard euh le la cathédrale de quimpère euh a été vitrée le haut cœur a été Vitré en 1415 par le duc Jean j’ai mis les armoiries là du duc Jean mis partie de sa compagne qui qui était une fille de Charles VI bon et et donc et toute une série de de de noble de son anentourage alors Jean Laffond a reconnu dans le Chau de de Castenau brotenou dans le lotte la BA axial en 1960 et ce château avait été acheté en 1896 par un ténor de l’opéra français qui s’appelle Jean mouliera et lequel a fait vitrer aménager enfin collectionner des vitrons mais aussi des quantités deard du Moyen-Âge puisque là on voit un retable des d enfin des choses extraordinaires c’est pour ça que j’ai choisi cette photo il se trouve que il l’ reconnu cette verrière grâce à au livre de Tin publié en 1876 en 1896 pardon parce que otin était compagnon de Luon qui resturait ses vitrux en 1867 68 et en tant que compagnon de l’atelier il a pris des tas de dessins qu’il a donc publié en 1896 dans son livre qui s’appelle le viitrail et ça assure naturellement de la de la de la la ressemblance la fond ça dans l’œil na pas loupé alors d’autres rencontres inattendu devaient ajouter au dossier il se trouve que au panneau de au panneau de la baie axiale s’ajoute d’autres d’autres morceaux en particulier compris dans des panneaux d’antiire euh qui m’ont été signalés quand on recensait les les les les vitraux de de la de de de la Haute Normandie par la conservation des des antiquités objets d’art de l’UR euh en 92 donc la veuve de l’antiire Robert Bourel 1900 1982 il se trouve que Chantal bouchon ici présente le connaît bien euh avait des vitraux dans son grenier et en effet elle avait une douzaine de panneaux d’antiaire récupéré par son époux au château de Nagel en 1942 parce que il avait été averti que ce château allait être démoli pour faire place à un terrain d’atterrissage pour les les avions pendant la guerre voyez donc c ces vitraux étaient constitués on avait évidemment aucune idée de ce qui ce qui de la provenance de ces pièces très très disparates et puis euh presque tous ces panneaux étaient constitués autour d’une tête centrale euh qui qui avait des des des caractères un peu un peu particuliers alors il se trouve que un peu plus tard en fin 93 j’ai eu l’occasion de de monter sur le jaapodage du cœur de de quimpère euh parce que la restauration était en train de s’achever aux mains de Jean-Pierre lebillant et de et de michaell messonnet euh euh le le second m’invitant à avoir de près ces choses-là parce que même si on nétait pas en train de recenser la Bretagne c’était une occasion unique il faut dire que l’édifice était inauguré en décembre et là on était le premier novembre donc j’y suis allée je me suis précipité et j’ai reconnu des têtes qui étaient familières parce que elle faisait partie des panneaux en question des panneaux d’antiire de conanouche et en plus un certain nombre d’entre elles était dessiné dans le livre de de Hin donc ça c’est la pièce ancienne authentique à gauche c’est la copie actuelle bon et on explique comment ça vient en en voilà une autre et l’architecte des monuments historiques Benjamin mouton m’a montré les pièces qui faisaient retirer qui avaient été copié par le Luon sur les originaux et qui sont dans un dépôt de de de la cathédrale et al effectivement quand on compare la pièce ancienne faisant partie des panneaux d’antiire et et les pièces de Luçon qui avaient mal vieilli et qu’ a fait remplacer on voit que il avait calqué simplement très exactement sur la le panneau ancien les têtes qui étaient corroté ou barê PL de casse parce que à l’époque on préférait la la la lisibilité à l’authenticité ça comptait c’est la déontologie du temps si vous voulez alors Luon avait donc calqué par transparence toutes les pièces en question et il se trouve que le dossier allait avoir une suite quand une conservatrice du musée du Louvre Cécile scalierz m’a m’a soumis ce que venait de lui montrer un conserv un un collectionneur d’angouem qui lui avait acheté des pièces au château de de tardè orolus en en pyrenée Atlantique ce qui veut dire que nos panneaux d’antiire sont d’un d’un château de Normandie mais là d’autres se trouvaient dans un château de du Pays-Basque c’était d’ailleurs le château d’Ager sememblablement qui qui était devenu la mairie en 1919 donc c’est c’est sans doute la viille de de la commune de de tardet qui qui qui qui les a vendu alors on y retrouve on y retrouvit une fois que j’ai vu les photos il éta facile de rechercher ce qui celle de droite m’avait frappé parce que je me souvenais bien de ce qu’il y avait en place à la cathédrale celle de gauche on la reconnaît aussi voyez on a même même si c’est des copies au second degré actuellement on on voit on voit le rapport d’une façon très évidente et ce monsieur a aussi parmi ces ses acquisitions des pièces qui venaient du transp et de la nef par ce que je n’ai vu qu’après la publication du recensement de de de de Bretagne parce que j’avais pas imaginé que nous avions dans dans ces panneaux de de trouver à conchanouche des des des pièces qui pouvaient venir de de d’autre chose que le cœur c’est moi c’est le cœur qui m’avait frappé or quand on regarde la tête de Christ c’est celle qui se trouve en place au transpte sud et qui est datée de 1496 euh voilà une autre tête de la nef et comme à l’époque je n’en savais rien j’ai bêtement illustré une donatrice de de de de la de la la Ba3 danf en fait de la cathédrale de kamper qui est en fait un faux copie de de d’une tête qui se trouve dans un des panneaux d’antiire et on on voit jamais assez large et les choses les recherches se prolongent à travers à travers des années alors c’est aussi la mémoire visuelle qui fait que par exemple bon euh ça je l’avais vu chez chez dans le coffre de de de de Godin euh et je l’ai reconnu parce qu’elle était photographiée dans dans le volume 1 du recensement et cette cette femme Catherine figure dans dans ce volume 1 et là encore en cherchant un petit peu on voit que si on l’a laissé à à Félix Gaudin c’est parce qu’il avait restauré euh la verrière les verrière des chapelles de de de de Saint-Sulpice en 1910 et là encore on lui a fait fait refaire euh pour être plus net des des pièces qui étaient bares plomb de casse c’est c’est vraiment une démarche générale c’estàdire qu’on veut des choses lisibles et non pas des choses abîmées comme cellees-ci alors d’autres recherches sont tout à fait ponctuel et et et et différent c’est je parle ici de la de la du trajet qui nous a amené à regarder la la la verrière de Salomon de de chastelin qui se trouve à saint-gervevetis elle a été prêté en 1993 à l’exposition vitroop parisien de la Renaissance qui été organisée par gu Michel lepro à la Rotonde de la Villette et euh elle passait pour extrêmement restauré la SAG de Salomon 1531 elle est datée elle passait pour très restauré mais on l’a examiné sur table dans l’atelier pin àon en avant l’exposition enfin 6 mois avant et on s’est aperçu par exemple dans cette scène il y a TR têtes qui qui qui ne marchent pas qui qui sont pas d’origine cell du personnage de droite et cell des deux mèresyz les deux femmes qui sont campées dans les les centralon il se trouve que en recherchant d’autres emprunts possibles qu’on pouvait faire pour l’exposition on a on a exploré les les réserves du musée des Arts décoratifs et là on tombe sur cette pièce C cette espèce de panneau inventé en fait par féon c’estàd quand on regarde les registres de d’entrée c’est félon qui a donné ce ce ce panneau qu’il a fabriqué lui-même en en changeant le chapeau du du personnage en gardant la date de 1531 d’ailleurs en haut ce qui est quand même rigolo et il a donc offert comme une œuvre de jeancousin au musée des heures décoratifes en 1882 elle était d’ailleurs exposée dans l’escalier pendant longtemps au 19e siècle et au début du 20e siècle et là elle était en réserve alors là encore c’est les fait de de de de l’étude de firmadido en 1872 ce qui fait que cette verrière sur laquelle il a marqué par enfin féon avait marqué en 1868 dans la restaurant verrière de Robert pingrier bon c’était ce qu’on croyait à l’époque là maintenant ça devenait jeancousin et donc on a on a emprunté ce panneau on est voilà et Elisabeth Pillet a ajouté à cela en 2010 dans son ouvrage sur les les vit du 19e siècle que une tête féminine a été donnée par féon au musée de Cann en 1886 et aussi d de Jean Cousin donc c’était l’une des mères l’une l’une des deux l’une des deux autres voilà c’était vraisemblablement l’une l’une ou l’autre mais il l’a reprise dit-elle parce que abîmé enfin elle lui a été rendue donc on peut plus aller la voir au musé de CAN mais c’est et la trème est à retrouver donc voilà la chasse toujours ouverte alors une autre une autre aventure a fait naître des recherches après la consultation d’alin xel en octobre 1994 au sujet de la donation qu’il envisageait de faire de 800 dessins maquette de son Aï gasparel et nous a-t-il dit à la fin de la de l’entretien et il avait aussi des Vitra en réserve dans dans dans dans dans sa maison de campagne alors on s’est intéressé vivement à vitro qui nous a fait connaître en fait c’était 17 panneauxanti qui sont avérés extrêmement intéressant puisque voilà en voil un qui contient une tête de SaintDenis en haut à gauche par exemple et voilà un autre élément de Saint c’est à la un panneau de bordure qui peut être que de là mais c’est tellement bien documenté et voilà alors on comprend comment c’est rentré en sa possession euh Axel c’est que c’estes C ces Vitros avaient été [Musique] euh ENF ce qui ce qui ce qui me l’a fait comprendre disons c’est que en plus de la tête de de de d’une verrièur 12e que que musé Carnavalet a exposé comme ça il y avait d’autres petits morceau du 13e siècle qui en fait était aussi à Saint-Denis et qui proviennent de saintvubourg une abée normande qui a été détruite en 1793 et qui avait été acquis par l’architecte de Bray lorsqu’il resterait saint-benis en 1832 pour compléter le vitrage de de de l’abaye et c’était passé chez Émile Laurin qui Émile Laurent qui n’était autre que le le beau-père de xel en 18 47 voilà donc Queel gardé cela ça ça se comprend voilà et on a aussi reconnu làdedans des vitrux de Moron que michelold a pu vraiment raccorder en inventoriant le morbillant et ce n’est pas étonnant puisque xel avait renouvelé la bédaxe de Moron en 1867 on y a vu également des anges de un ange de de ferriè en gadinet euh puisque c’est dessiné ici par l’architecte de l’époque euh dont je cherche le nom mais oui qui s’appelle Albert Delton dessin de 1850 euh qui qui qui qui montre que la la forme très très particulière des des ajours latéraux du pan prouve que ça vient forcément de là ça veut dire que cet ange était abîmé et voilà à quoi ça ressemble maintenant que qu’il est fait Parizel donc il manquait la pièce qui qui est en bas et il lui a fait les mains un petit peu différentes alors qu’elles étaient en prière mais voilà bon et puis et puis c’est resté chez lui comme comme comme bien souvent et alors la découverte la plus spectaculaire c’est gu Michel lepau qui l’a faite dans ses panneaux extraordinaire euh il y avait ce ce ce cette cet évêque qui tenait une statuette qui lui a fait penser immédiatement à l’histoire de notre lame d’argent qui n’existe plus à saint-gervvais mais mais qui est documenté qu’ connaissait par des documents c’est une statuette qui avait été euh une satuette de la Vierge qui avait été cassée rue du Roi de Sicile par un impi et euh en en 1528 et il se trouve qu’un donateur a offert en 1530 donc enfin peu après en tout cas avant 1531 puisque c’est dans la c’était dans la verrière qui précédait celle de Salomon datait de 1531 euh une histoire de Notre Dame d’argent c’estàdire le le roi François Ier restituant la statuette reconstituant la statuette et l’offrant à à l’évêque de Paris alors cette ce ce panneau il la retrouver grâce à ce qu’il connaissait de l’église Saint-Jean-Baptiste de nomour où il se trouve trouve que là on est en 1550 donc ça n’est plus chastelin mais c’est le successeur de chastelin qui a épousé sa veuve en 443 c’est-à-dire Laurent marchand et on retrouve exactement le même sujet alors évidemment François prer remplacé là parce que c’est Louis VI qui offre la mâchoire de Saint-Jean-Baptiste à l’évêque de sens mais le le panneau de l’évêque c’est c’est exactement ça avec son son acolyte euh le petit garçon qui était en dessous là il y est aussi et puis euh en arrière il y a deux clair qui dans la restitution que Anne Pinto a fait euh avant que ce soit exposé 1900 en 2017 elle a copié le modèle sur les deux clair justement enfin c’est c’est bouché maintenant par une copie de cette de cette pièce prise à prise à amour alors donc on on a un exemple de ces cartons remployés c’est tout à fait tout à fait intéressant alors les collections sont souvent encombrantes euh monsieur alinxel voulait certainement perpétuer la la mémoire de son enceinte mais mais n’avait pas non plus hésité à se débarrasser en offrant à Carnavalet les 17 panneaux de Vitra qui qu’ avait gardé euh là à la etuille j’étais tombé dans l’heure donc sur cette cette inscription qui désignait artème panier en mémoire d’artemme panier qui était mort en 1882 et qui était un érudit de de Lisieux et sa sœur s’était débarrassée dès 83 en donnant à l’église cette cet élément de sa collection dans lequel on peut supposer que ce sont des panneaux qui viennent de laabaye de Jumiège euh euh autre exemple euh à Strasbourg le musée de de l’œuvre Notre-Dame possédait euh des des des des vitreux de l’église sainte- Madeleine euh c’est euh sainte Madeleine elle avait été bâtie en elle été inaugurée consacrée en en 1481 si je me souviens bien et euh il se trouve que euh elle a brûlé en 1904 euh et quelques panneaux abîmés ont été acquis par le musée de l’uvre Notre-Dame en 1908 donc c’est ceux-l où on voit ils sont tous cracllés parce qu’ils ont subi la flamme or ils ont été rejoints en 1995 par un lavement des pieds intact qui nous a été signalé tout à fait miraculeusement euh parce qu’ils étaient entrés dans une collection privée alors en fait un strasbourgeois les avait en main avant 1856 que c’est un repère qui est donné par la bibliographie une description très très précise des vitr de saintte madinee publié en 1856 dans lequel se laand des pied ne figure pas donc il avait ça en main avant tout en sachant que ça sate Madeline et il se trouve que l’héritière de ce et de de de cette famille trouver l’objet encombrant et elle a elle a elle s’est adressé pour s’en défaire au au aux spécialistes entre guillemets qui était susceptible de s’y intéresser d’où notre Prom visite à Nant et la mise en contact de cette dame avec le musée de l’œuvre notre Mame qui qui a qui a qui a récupéré donc ce ce panneau qui est intact et magnifique enfin magnifique œuvre des années 1480 de la fameuse association strasbourgeoise qui regroupait Petter Emel et les meilleurs verriers de de de Strasbourg alors autre histoire de de collection qui est tout à fait insolide euh c’est une collection offerte anonymement à un prêtre de diocèse de de camp qui l’a affecté à la chapelle du petit séminaire qui est l’actuel institut Saint-Paul à C et cette collection a été posée en 1939 par jean-jacqu Grubert qui les a réparé aussi en 50 suite au bombardement puisque can a souffert en 1944 alors il se trouve que Jean Laffond les a vu à la fois chez Grubert et et il situ plusieurs fois donc on dispose de ces notes et il a écrit en 1956 un article sur les Vitros civil où il évoque justement celui qui ceux qui l’avaient intéressé C des une histoire de la de la condamnation de banquet d’après un fabot enfin bon il parle beaucoup de ça et tous ces Vitros sont encadrés par des des des compléments de de Jean-Jacques grbert alors il se trouve que moi Hervé CSAS un nos bon collèg m’a signalé que que ça existait cette collection et je suis allé en 88 je crois au bon moment puisque je recensais les vitreux d’Alsace pour reconnaître une scène de la vie de saint-agnè de célesta voyez un petit agneau au pied donc c’est saint-agè sans aucun doute coupé en deux malencontreusement mais parce que la chapelle a des des des menos et Grubert s’est arrangé pour pour pour que pour présenter ces panneaux mais qui sont généralement défigurés par ce par par cette cette scission et voilà à célesta il reste d’autres scènes il il y a la moitié des scènes 7 des 14 scènes qui qui sont conservées euh j’en ai j’ai agrandi une qui est plus grande où on voit que de chaque côté voyez il y a des il y a des prophètes dans des petits d comme comme ce qu’on voit ici enf c’est clair que c’est la que c’est que c’est la même verrière en plus du fait que la saanesse les cheveux blond toujours découpé de la de la même façon alors il se trouve que c’est en plus de ces de ces Vitros il y avait aussi des vitrux Italiens ça ça vient de la cathédrale de Milan je n’ai que des photos tirées d’un article que j’ai fait en 2001 mais j’ai les cell cell de du Service de l’Inventaire qui sont en ligne étaient trop trop mauvaises euh donc deux deux deux verrières différentes une une une vie du Christ enfin là c’est un détail mais c’est c’est plus grand et sont des panneaux immenses ont plus d’un,10 de haut enfin bon et un fragment de la vie de saint-elllois qui sont des verrières des années 1480 faites pour la cathédrale par Nicolas de varalo qui peintre verrier au service de cette de cette cathédrale à ce moment-là et il y avait également des des des éléments d’une production des années 1440 dans le milieu du du rein moyen vraisemblablement venu de l’église de partenheim qui a été dégarni en 1821 ou 1811 enfin très tôt au 19e siècle alors qu’est-ce qu’on pouvait déduire de cela il se trouve que Y a aucun vitrail normand dans cette collection déjà première chose les archives de les VCH de bisieux et celle du séminaire ne livre pas le nom du collectionneur la fond avait noté une chose dans ses notes c’est ces vit sont supposés porter malheur à tous leurs propriétaires on veut les donner et ce qui indique qu’ils ont plusieurs fois changé de main et ils n’ont pu être réunis avant 1930 1830 pardon parce que c’est la date de la dépose générale des vitr de céesta qui n’ont été remonté qu’en 1968 par par par maxingand en ce qui concerne Milan les bertinis qui étaient les restaurateurs de la cathédrale à partir de 1827 ont aliéné beaucoup de panneaux et en particulier de la vie du Christ puisque j’en ai un aussi à camp en 1838 il a restauré cette vie du Christ qui a perdu des scènes dont celle acheté par Isabella Stewart Garner fameuse collectionneur de de Boston a un Antier de nurberg en 1875 donc le commerce voyage d’unun d’un pays à l’autre et la conclusion c’est collection a sans doute été réunie en Allemagne à cause de célesta à cause de partenheim à cause de de de de ces panneaux italien qui qui qui qui file jusqu’à jusqu’à jusqu’à Nuremberg bon et on peut supposer qu’elle a été délaissée dans les années 30 par quelqu’un qui fuyait le régime nazi alors on va s’attarder aussi un peu sur les retraits volontaires qui ont été faits au 18e siècle cette recherche a été initiée par un article en partage avec gu Michel Leprou Élisabeth Pillet en en 1997 euh l’étude de la Nesme éant dévolue alors elle a é éclairci comme je l’écrit là en 1751 et quand on regarde les les les h fenêtres de chaque côté les quatre fenêtres de chaque côté plutôt on voit que chacune a perdu 18 panneaux multiplié par 8 ça fait 96 si tout était conservé alors les regist de fabrique que nous avons évidemment consulté avec avidité nous ont informé que ces vitro avaent été cédé au vitrier qui s’appelait Phil berlefor pour régler près de 5000 livres de ses travaux en 1758 alors ce qui précède évidemment leur dispersion il y a des bouch trous à saint-épiè du monont ah oui alors oui je voulais vous montrer ça parce que en en le en l’associant par exemple dans la première verrière de la Vierge on voit que tout n’est pas intact on a gardé deux scènes de chaque côté sous lesé typan mais si on regarde cette annonce à jashim en bas c’est des pieds d’un d’un d’un lavement des pieds vraisemblablement qui se trouvait dans la derrière d’en face c’estàdire celle du Christ voyez donc il y a il y a il y a un petit mélange déjà interne qu’il est intéressant de de regarder et toutes les scènes ne sont pas à leur remplacement d’origine qu’on a gardé filbert Lefort il a gardé les meilleurs et puis il a il a il a déposé les autres alors donc un bouchetrou enfin des bouchetrous retrouvés à Saint-Étienne du monont est ce qui est la preuve dans cette verrière restoré au 18e siècle qu’il en a vendu à des confrères là en l’occurrence à saétienne Dumont à Pierre Leveille qui était le vitrier en charge de Saint-Étienne Dumont voyez là cette verrière basse c’est des éléments qui se trouvaient dans cette verrière de Saint-François de saint-mie que que je vous présente à droite et le le style rend la chose tout à fait tout à fait incontestable alors au château de luxe déjà avec Laurence de finance en recensant la Bourgogne nous nous étions euh nous étions tentés par euh par l’attribution à la production parisienne vers 1500 de trois panneaux qui hornent la chapelle du château de luxe en Côte d’Or euh les deux qui qui sont en haut depuis on peut être sans sans problème réattribué l’un à la verriè du Christ de de de Saint Méry la Samaritaine au puit l’autre c’est évidemment dans la vie de la Vierge de l’autre côté c’était la naissance de de de la Vierge et puis la trisème posait plus de problèm parce qu’elle est moins large là là les les les dimensions corresponde à ce qui se trouve dans la ne de saint-mie celle du celle du bas que je vais vous montrer mieux j’avais envisagé que ça pouvait venir de la de la fenêtre occidentale qui se présente comme ça maintenant et il se trouve que en grimpant sur le balcon ce qui est pas très difficile puisque c’est c’est accessible et bien bien protégé on voit être le bas des des des monos qui compartimentaient la fenêtre donc en fait vous avez C bases une plus épaisse au milieu et puis de chaque côté qui prouve qu’il y avait sil lancêes et quand on mesure entre deux entre deux de ces bases les SILEN on retombe sur la largeur du panneau de luxe alors de là le sujet nous paraissait aussi plus mystérieux mais en fait on comprend que c’est une une une cour céleste qui était représentée avec des anges autour donc des des seins comme ça et il se trouve que merveille je suis tombé sur un catalogue de de la vente mod Monelle une vente organisée à New York en 1930 de la collection d’Ambrose monel qui est magnifiquement illustré de de six panneaux qui étaient vendus à ce moment-là de de cette collection et il se trouve que l’un de ces panneaux a été acheté par l’AR l’art Muséum de Chicago Michel connait bien et les deux autres sont sont sont pas localisé mais enfin on voit comment ça fonctionnait ce qui avait des anges autour comme celui de Chicago comme oui celui de Chicago à gauche ou celui du bas avec le Saint-Sébastien était en bordure de cette cour céleste et ceux qui n’ont pas comme ces donatrices qui qui n’ont pas d’ange étai étai dans les menau du milieu puisqu’il y avait une foule représentée comme ça dans dans toute la largeur de des des si des SI menau et puis dernière trouvaille tout à fait tout à fait insolite c’est je je vous ai pas dit aussi que ces ces panneaux rose monel donc vendu en 1930 avait été acheté par lui à Paris en 1910 en et en 1909 et ils étaient de provenance anglaise à l’époque parce qu’ils avaient appartenu à Lord Carington en Angleterre dans le bu dans dans le coin de Buckingham euh donc donc voilà les voyages c’estàdire que le v il en vend à des confrères et puis après la Révolution le le commerce d’art se développe particulièrement en Angleterre donc destat gent en achète ça reste un certain temps puis après c’est vendu ça passe aux États-Unis et puis des États-Unis figurez-vous qu’il y en a qui sont passés à Cuba alors c’est peut-être des choses qui sont entrées après cette vente mais qui se qui qui qui qui qui m’ont été signalé par notre collègue m SCHS parce que il se trouve que le Musée de La Havane euh les expose depuis 2003 et la conservatrice de l’époque les croyants germaniques avaient consulté nos collègues du corpus allemand alors harmou sch a tout de suite compris que c’était français plutôt qu’allemand et donc m’a envoyé les les photos ce qui fait que voilà j’ai j’ai des magnifiques heectas que qu’elle m’a envoyé malheureusement j’ai pas de quoi les scanner donc j’ai des mauvaises reproductions mais enfin c’est la c’est c’est c’est évidemment du du même ensemble alors enfin pour terminer sur les les hasards complets euh à saint-gervvais dans la BA1 celle qui suit Salomon du côté sud il y a des vitrux qui provenaient du de de de de l’abside de de l’église et euh il se trouve que euh une scène ici a été réadaptée mais elle est dessinée par la faille dans dans sa baê d’origine c’estàdire tout tout à fait en haut on la reconnaît un peu et en traînant à Drou en 2001 voilà que je tombe sur quelque chose qui ressemblait quand même beaucoup à cela et euh je me souvenais pour l’avoir à la maison de du livre de Lucien Magne 1885 où c’est représenté donc quand on compare les deux on voit que c’est un morceau de la même scène amputé d’un des jumeaux Gervais ou proté a disparu mais on on on reconnaît bien le le le soldat avec sa main levée en haut le le saint-pierre qui qui est derrière enfin bon et il se trouve que euh cette vente elle s’est déroulé en ma présence mais personne ne n’en chérissait donc j’ai il y avait un seul enchérisseur au téléphone donc j’ai levé la le doigt jusqu’à ce que jusqu’à ce que ça soit à moi et je l’ai fait histoire que ça disparaisse pas à nouveau dans le commerce d’art et donc bon Carnavalet les a récupéré depuis mais surtout ellisabeth Pillet à à expliquer ensuite leur passage dans le commerce d’art c’estd le musée Carnavalet les avait confié en 1948 pour restauration en l’occurrence pour cela à François Laurin la restauration n’a pas été euh commandée vraiment donc c’est resté stocké chez chez Laurin celui-ci est mort en 1972 et à ce moment-là bah c’est passé dans le commerce d’art donc enfin à ce moment-là où en tout cas avant 2001 ça a été vendu par ses successeurs ou par ses héritiers voilà et bon alors voilà voilà une aventure il y avait Spadon mais il y en avait un autre qui paraissait par sa facture évidemment marché avec euh et que j’ai emporté aussi et donc qui se trouve au musé de Carnavalet qui les expose euh après restauration par an Pinau euh et non loin de ce que ellisabeth vous montrera en détail euh à sa conférence du 26 mars c’est-à-dire les vit on parcours particulièrement intéressant qui qui vient de ses recherches sur prospère Lafille aboutissant à l’achat par le Musée des panneaux qu’elle a retrouvé dans un château de la Drome