Le projet ChArMEx (the Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment) : quinze ans de recherches sur la pollution atmosphérique en Méditerranée.
Colloque Environnement et Climat – Port-Vendres 26 Juin 2025
“La Méditerranée : carrefour de défis environnementaux”
La pollution et la biodiversité
Pollution
François DULAC (CEA, Laboratoire Sciences du Climat et de l’Environnement)
voilà j’aime pas rester debout sur place voilà donc je vais essayer de commencer par vous montrer une petite animation euh si ça veut bien démarrer je sais pas si je vais y arriver du coup alors peut-être qu’il faut que je clique comme ça non ça veut pas bon en gros l’idée c’était de vous montrer que la Méditerranée est sous influence de sources continentales et en particulier des poussières sahaariennes donc là vous avez un contenu en aérosol sur cette image qui est issue de d’inversion de des images du satellite géostationnaire Météosat ou MSG maintenant euh et donc on on fait une moyenne tous les jours de l’épiser optique et on voit que ben la Méditerranée est sous influence de mass d’air saarienne très régulièrement avec des épisodes qu’on commence à voir sortir ici au niveau de de Gibraltar il marche ce pointeur ouais je sais pas vous le voyez là-bas donc là vous voyez il y a il y a une espèce de tache rouge voilà donc qui va envahir le bassin et comme ça régulièrement et en particulier en été euh la Méditerranée est sous influence de grosses quantités de particules d’origine saarienne qui vont impacter donc les teneurs en PM10 et PM25 dont tu as parlé Claire tout à l’heure voilà donc je vais essayer de vous donner un aperçu de ce programme on a travaillé pendant 15 ans donc vous imaginez je vais pas je vais pas tout balayer ça l’idée de l’idée de départ de ce grand projet c’était finalement de faire de de refaire un état des lieux parce qu’il y avait longtemps qu’il y avait pas eu de de grandes campagnes sur la Méditerranée de l’environnement atmosphérique au-dessus du bassin et donc les zones côtières et les îles et puis aussi de regarder les impacts de cette pollution atmosphérique à la fois sur le climat régional on a beaucoup entendu parler hier avec Herv des interactions aérosol rayonnement mais aussi sur la qualité de l’air on vient d’en parler et aussi sur la biogéochimie marine là donc c’est mon background finalement d’interaction avec les océanographes ces dépôts atmosphériques ont des impacts à la surface sur les écosystèmes notamment sur le milieu marin on est en Méditerranée avec une mer qui est très pauvre en été vous savez vous avez une stratification là où il y a de la lumière le plancton va utiliser tout ce qui est en solution et puis ça s’apauvrit et ce sont les apports atmosphériques finalement qui vont ramener de nouveau des nutriments voilà et puis l’idée c’était aussi de se dire on est dans un contexte de changement climatique la température va augmenter les précipitations vont diminuer un certain nombre d’émissions les feux les émissions par la végétation vont augmenter donc qu’est-ce que ça nous promet pour les décennies à venir voilà donc un peu de un peu de programmatique donc c’est ce projet dont je vais vous parler c’est un grand projet collaboratif qui a été mené vraiment sur le long terme et on a vraiment eu la une chance incroyable que le CNRS à l’époque finalement décide de faire ce type de programme il y en a plus aujourd’hui malheureusement alors que ça permet de mobiliser les communautés sur des sujets sur des chantiers régionaux avec des approches multidisciplinaires donc moi je regrette beaucoup que que ça que ça ne se fasse plus donc on a initié ça enfin moi j’ai initié ça en 2007 je vais vous raconter un peu l’historique ça a été financé pendant 11 ans dans le cadre d’un grand programme multidisciplinaire qui s’appelait Mistral donc Mediterranean Integrated Studies at Regional and Local Scales coordonné par LINSU Institut national des sciences de l’univers et on avait comme dans tous les programmes d’études de chimie atmosphérique finalement une stratégie très intégrée qui allait de l’observation à toutes les échelles de temps et d’espace jusqu’à de la modélisation simple de processus ou très complexe avec des interactions des modèles qui coupent la chimie atmosphérique et le transport voire la chimie atmosphérique et le climat on a réussi à mobiliser vraiment la communauté française il y a à peu près deux douzaines d’équipes qui ont participé de près à ce à ce programme et on a pu fédérer plusieurs dizaines d’équipes étrangères bien qu’on nit pas réussi à avoir de financement européen on a on est passé à deux doigts d’avoir un un un financement de gros programmes européens euh où on amenait euh des avions supplémentaires euh allemand euh anglais en particulier et beaucoup d’équipes de modélisation malheureusement ça n’a pas pu se faire donc les équipes qui sont venues sont venues essentiellement avec des financements nationaux du côté français donc ce programme a a a mobiliser à peu près 12 millions d’euros un peu plus hein si on exclut les salaires de permanent et alors c’est une multiplicité de sources de financement et je vous je vous raconte pas le cauchemar que c’est de d’essayer de coordonner un programme quand on a de l’argent qui arrive de tous les côtés avec des contraintes sur les rapports sur les calendriers sur les objectifs qui sont souvent pas très compatibles les uns des autres donc la préhistoire c’est que en fait ce genre de de grand programme il se décide au moment où l’INSU lance des procédures de de ce qu’on appelle de bottom up où on va réunir la communauté intéressée ici par l’océan atmosphère pour faire une réflexion prospective de quelles seraient les priorités de recherche sur les années qui viennent et donc au début du enfin fin du siècle dernier début de ce siècle il y a eu un grand chantier qui s’appelait AMA qui était sur la mousson africaine qui avait réuni la communauté océan atmosphère française et donc la communauté avait envie de se relancer dans un programme de ce type et ce qui a émergé assez vite c’est la problématique du cycle de l’eau en Méditerranée et du coup tout ce qui peut graviter autour avec des problématiques de changement climatique et donc le le projet au départ s’ appelé IMEX pour cycle enfin hydrological cycle Mediterran Experiment mais donc moi je suis rentré un petit peu là-dedans avec mon drapeau aérosol en disant bon bah c’est gentil de regarder les aérosol pour leurs interactions nuage et puis peut-être parce qu’ils vont jouer un rôle sur des précipitations extrêmes mais il y a quand même beaucoup de problématiques sur les aérosols en Méditerranée qui se posent et donc j’ai proposé à l’époque un projet qui était un peu indépendant de du cycle de l’eau qui s’appelait Airmex pour pour étudier les aérosol en Méditerranée et puis très progressivement en fait on vient de voir avec clair le fait qu’il y a des émissions gazeuses qui vont former des particules secondaires ou qui vont former de l’ozone et donc la la communauté de chimie gazeuse s’est ralliée à cette idée d’avoir un programme intégré de chimie atmosphérique sur la Méditerranée et donc on a commencé à avoir des financements à la fois de l’INSU et surtout de LAADEM pour implanter une nouvelle station dans l’atmosphère de fond en Corse et on a pu choisir un site après avoir fait le tour de la Corse tout à fait au nord au Cap Corse si vous connaissez l’endroit il y a pas beaucoup de touristes pas beaucoup de villes c’est très isolé on voit la mer quand on est sur les hauteurs à 270° on est à 40 km de la grande ville qui est Bastia et donc ça nous apparu et en plus il y a un sémape il y a des éoliennes donc production d’énergie donc on avait tout ce qu’il fallait pour implanter à partir de rien dans le maqui finalement une station très instrumentée avec toute la technologie moderne et puis donc en 2010 le programme a été lancé pour 5 ans avec d’autres composantes disciplinaires que je vous ai mis là euh Mermex dont je reparlerai qui est marine ecosystem response SKMED pour les surfaces continental Biodivétude de la biodiversité et Paléomex pour les paléoclimats sur le pourtetour méditerranéen voilà il y a eu très vite un colloque à Malte qui a permis d’ouvrir aux coopérations internationales de faire connaître ce projet-là et puis on a eu donc la chance d’avoir une deuxième phase qui a renouvelé ce programme pour 5 ans donc en résumé une phase préparatoire de 2 3 ans avec des explorations du terrain les premiers les premiers petits financement une nouvelle station qui commence à se monter ensuite vraiment une phase expérimentale de 5 ans avec on avait décidé de faire un focus sur le bassin occidental à cette époque-là et puis d’étudier plutôt l’environnement de fond c’est-à-dire de se mettre dans des endroits isolés et dans la deuxième phase on a fait un une évolution thématique en se disant “On va aller en Méditerranée orientale les Grecs les Chipyotes cherchait des collaborations et puis on va s’intéresser aux interactions aérosol Nuage en lien avec le programme IMEX malheureusement euh cette partie-là n’a pas été financée et puis on va s’intéresser avec Mermex donc au dépôts des aérosoles en particulier des poussière désertique et à leur devenir leur impact sur le phytoplancton le début de la chaîne alimentaire marine [Musique] alors voilà et donc en parallèle à à cet effort français on a fait tout ce qu’on pouvait pour avoir pour fédérer finalement les autres programme qui qui tournaient en Europe dans différents pays même au niveau européen sur la région euh on a pu bénéficier de quelques petits euh financements dans le cas du programme infrastructure qui permet finalement de de payer quelques missions pour aller euh faire des campagnes dans des sites euh couverts par le programme et puis surtout donc on a développé des coopérations bilatérales et il y a un certain nombre de correspondants qui ont animé une communauté dans leur dans leur pays respectif donc en particulier Espagne Italie Algérie Malte Chypre Grèce et donc on a eu tout un résutage avec la mise en place d’un certain nombre de colloques donc qui ont réuni voyez à peu près 75 plus ou moins 10 participants à chaque fois au début en Méditerranée occidentale et puis on est allé en Méditerranée orientale et puis malheureusement le dernier colloque aussi a dû être annulé assez tardivement du fait des coupes budgétaires que nous a imposé le CNRS on s’est organisé en en sept work package he avec des thématiques propres à chacun donc le premier dans un premier temps s’intéresser à faire des inventaires d’émission un peu ce qu’a montré Claire tout à l’heure et puis ensuite on est passé à une deuxième phase où on a essayé de de faire de l’ ce qu’on appelle de l’attribution des sources de comprendre finalement quand on est à certain endroit qui et d’où viennent la pollution le deuxème était euh dédié au processus chimique euh le troisème qui est un petit peu décalé là-bas s’est intéressé au aux impacts sur la santé euh il a démarré assez tardivement ensuite on a eu un un work package 4 sur les impacts climatiques tout à fait en haut à droite là euh on s’est intéressé au dépôt à mesurer le dépôt hein qui est pas très connu en région méditerranéenne on s’est intéressé à utiliser en particulier les satellite et les modèles pour faire de des études de variabilité sur des longues périodes de temps ce qu’on appelle des tendances et puis un work package futur où là on faisait des scénarios pour comprendre un peu ce qui allait se passer voilà donc le la caractéristique de ce projet là c’est qu’il repose sur un énorme effort expérimental euh donc euh cet effort expérimental en fait il s’est organisé autour de trois échelles de temps c’est ce qui avait été déjà utilisé pendant AMA euh au Sahel en Afrique tropicale donc les les SOP pour des special observation periods les enhanced observation period et les long range ou longterm observation periods donc les campagnes les SOP moyen aéroporté ou navire océanographique euh donc évidemment ça coûte cher on a fait au départ ces campagnes au sein du bassin mais on a aussi développé un certain nombre de campagnes beaucoup plus localisé sans moyen aéroporté dans des environnements spécifiques en particulier dans des forêts méditerranéennes et puis dans la deuxième partie du programme plutôt dans des grandes villes et notamment dans le bassin oriental où là il y a vraiment un défaut de de mesure de qualité de l’air on a mis en place des stations et et pour faire des monitorings sur 2 3 ans hein avec des vraiment des suivis extensifs des aérosoles mesurer le maximum de propriétés optique physique physico-chimique composition et cetera granulométrie euh propriété de condensation de la vapeur d’eau et cetera toujours dans des stations de fond hein donc le le Capcore c’était notre site notre super site pilote et puis on a mis un en place un réseau original de mesures hebdomadaires du dépôt des poussières minérales en développant un nouveau capteur automatique hein de façon à pouvoir le laisser tourner tout seul dans des endroits avec un panneau solaire où il y a pas d’énergie voilà en ce qui concerne la partie long terme donc c’est plutôt contribuer à des réseaux existants en particulier de mesure des propriétés optiques d’aérosol avec des photomètres je vous montrerai ça et puis bien sûr l’exploitation de la télédétection spatiale sans oublier le fait que à chaque fois derrière tous ces efforts expérimentaux il y a de la modélisation voilà tout ou à peu près tout hein a fini dans une base de données donc qui recense à peu près 150 jeux et qui à ma connaissance existe toujours et est accessible voilà donc je démarre avec un un peu de contexte donc de la situation géophysique de la Méditerranée on sait que c’est un grand bassin à peu près fermé c’est le sens étymologique c’est un bassin au milieu des terres euh et en plus ce que vous voyez sur cette carte là c’est qu’il y a des à peu près des reliefs partout autour sauf sur la rive sud-est et donc l’existence de ces reliefs contraint la circulation atmosphérique et favorise à certaines saisons le fait qu’on a de la stagnation de Mas d’air c’est une région densément peuplée sur les zones côtières c’est la première région touristique mondiale et toujours en été ça pose ça peut poser des problèmes c’est un hotpot du changement climatique hein vous avez une carte d’évolution des précipitations ici entre les la toute la première partie du 20e siècle et les par rapport aux 30 dernières années vous voyez donc une diminution significative des précipitations jusqu’à plus de – 60 % sur toutes les zones en rouge et vous voyez que c’était assez généralisé sur le sur le pouretour et donc ça a un petit peu gagné maintenant sur les années récentes ici ça s’étend vers le nord comme vous le savez ici voilà et puis on a des problèmes de qualité de l’air c’est ce que vous voyez là-bas en particulier sur le bassin est ça c’est des relevés de PM10 donc les particules dites grossières avec des valeurs qui dépasse absolument les seuils recommandés par l’OM par l’OMS pour les problèmes de santé voilà donc la raison bah c’est essentiellement parce que ce bassin il est sous influence continental et donc on a des sources de pollution de particules et de gaz tout autour qui vont converger sur le bassin donc en bas au sud on a et à l’est avec le Moyen-Orient on a plutôt des poussières désertiques qui amène des très grandes quantités de matières les les panages que je vous ai montré tout à l’heure sur ma première image euh l’unité de compte de la masse transportée c’est des centaines de milliers de tonnes voire plusieurs millions de tonnes dans le cas d’épisode très sévère donc ça fait du flux voilà on a des émissions biogéniques hein la forêt méditerranéenne les espèces végétales méditerranéennes elles sentent hein elles émettent des composés organiques volatiles euh elle émet d’autant plus de ses composés que finalement c’est un mécanisme de protection contre le stress dû à la chaleur ou au manque d’eau donc évidemment en Méditerranée ça aimait beaucoup et ça va pas s’arranger avec le changement climatique voilà et puis on a des sources de pollution un peu partout même sur la rive sud on a des des grands ports et des grandes villes industrielles avec sans doute moins de normes sur les émissions on a des grands feux de forêt de plus en plus et puis bah tous les centres urbains le tourisme et cetera voilà on a une image vue de l’espace un jour particulier où il y avait pas trop de nuage pour qu’on voit bien les aérosols donc tout ce voile que vous voyez au-dessus du bassin c’est dû à la présence d’aérosol euh qui vont avoir la propriété de réfléchir une partie du rayonnement solaire qui leur arrive dessus hein vous voyez très bien ce que c’est un un brouillard de particule la lumière l’éclair ça renvoie dans toutes les directions vous voyez plus à travers ça impacte la visibilité et là en l’occurrence ça renvoie une partie vers l’espace et c’est ce qui explique que on a ce voile qui est un peu plus clair que la mer qui elle est sombre et absorbe tout le rayonnement solaire donc je vous ai euh je vous ai mis en évidence un certain nombre de choses ici vous voyez ces panaches là c’est des feux de forêt sur le près de la côte algérienne euh je crois qu’il y en avait aussi en Grèce ici un grand panage de feu euh vous avez donc ce panache un peu un peu beige là qui sont des poussières désertiques qui envahissent tout le bassin central et une partie du bassin occidental et puis vous avez des choses qui sont plutôt blanches qui sont des panaches de pollution antropique beaucoup de sulfate et puis on on voit pas ici directement mais les émissions biogéniques de gaz de composé organique volatiles qui vont par transformation chimique et photochimique former des nanoparticules dans l’atmosphère et là il y en a partout autour aussi voilà donc ça paraît un finalement un laboratoire idéal pour aller ben mesurer par satellite déjà il y a pas trop de nuage et puis aller étudier une variété de de d’espèces d’aérosol une chimie compliquée avec des mélanges potentiels et cetera et cetera en terme d’ozone la Méditerranée est aussi une des zones les plus polluées en ozone à la surface alors il y a beaucoup d’ozones dans la colonne atmosphérique notamment parce qu’on prend des retours de pollution asiatique sur le bassin oriental mais là on est à la surface c’est l’ozone à la surface vous voyez que la Méditerranée hein c’est la tache rouge qui est ici alors on est en été il y a beaucoup de soleil beaucoup de photochimie il y a beaucoup d’émission de gaz deoxyde d’azote donc ça bat son plein voilà et puis cette convergence de masse d’air et de recirculation sur le bassin notamment dû au aux effets orographiques au fait par exemple il avait été montré il y a déjà pas mal de temps que en fait l’Espagne en été c’est un c’est un four ça chauffe l’air et cette air chaud il va monter emmener la pollution espagnole il va venir au-dessus du bassin se refroidir et finalement redescendre au-dessus du bassin et donc faire recirculer comme ça plusieurs fois la pollution espagnole qui va se transformer au-dessus du bassin et donc accumuler des des fortes des fortes concentrations de d’aérosol et puis bah voilà comme l’a dit Claire tout à l’heure euh la ce qu’on respire hein c’est 15 10 15 kg d’air par jour qui passe dans nos poumons c’est notre ressource la plus consommée on on en on avale plus que de nourriture ou d’eau donc la présence de polluant dans l’air elle a un impact dramatique sur la santé des gens on a parlé un petit peu de du trafic bateau hein la Méditerranée elle a aussi des sources internes de pollution qui sont pas sur les continents mais qui qui est le trafic bateau euh je vous ai mis là 18 % donc c’est des chiffres qui datent un petit peu mais 18 % du trafic mondial de pétrole brut transite par la Méditerranée avec cet axe très fréquenté finalement de du canal de Suè au des trois de Gibraltar vous voyez que sur les 39000 pétroliers qui ont transité en 2014 en Méditerranée il y en a 30500 qui sont passés par le par Gibraltar et puis vous avez tous les tous les autres bateaux qui sont pas représentés là les féries les cargos hein vous voyez il y a aussi 13000 cargos je sais pas combien de féries donc tout ça ça a émet énormément hein les les les cheminées de bateau ça pollue un maximum d’autant plus que même si ils ont pas forcément plusieurs moteurs ils ont éventuellement plusieurs fioles et à l’approche des ports ils vont éventuellement s’il y a des normes changer de fiou pour prendre un un fioule plus désulfuré par contre dès qu’ils sont en pleine mer là vous pouvez les suivre à la trace voilà et puis euh une chose très importante hein à l’époque on avait donc déjà la qualité de l’air régulée vous avez des agences qui font tourner des modèles régionaux de prévision de qualité de l’air pour pouvoir émettre des alertes voilà et là on va comparer en gros on est sur la région Opspaca donc Provence Alpe Côte d’Azur l’agence fait tourner un modèle régional avec des inventaires d’émission très pointus qui sont à haute résolution centré sur la région et avec ça euh bah les prévisions elles sont là voilà vous avez la ligne 11 ici et donc qu’est-ce qu’on fait à l’époque et ben on multiplie gentiment par tr toutes les prévisions de façon statistique pour avoir quelque chose qui tient la route voilà alors comment on expliquait ça à l’époque bah on se disait il y a peut-être encore même si on a des inventaires à hautees résolution il y a peut-être encore des sous-estimations de certaines émissions entropiques on a les poussières désertiques qui qui à l’époque n’étaient pas du tout bien prises en compte on a les feux de forêt qui ne le sont pas du tout et puis on a la formation de particules secondaires on commençait à à se rendre compte que finalement ces ces COV ils vont fabriquer des particules très files des nanoparticules par photochimie par réaction dans la dans l’atmosphère donc c’était le le moment de s’intéresser à ça voilà voilà une simulation d’un modèle à un peu plus grande échelle euh vous reconnaissez peut-être la France ici hein l’Espagne les côtes africaines Corse Sardigne Italie et donc là on montre la proportion donc c’est un un schéma chimique un peu évolué qui a essayé de prendre en compte euh la formation de d’aérosol organique secondaire à partir des des émissions euh de composés gazeux par la végétation et par la les activités entropies et vous voyez que en fait plus des 2/3 des aérosoles organiques euh en fait sont euh des aérosoles secondaires expliqués euh par euh par ces émissions-là et ça et ben c’était très mal pris en compte dans euh la plupart des modèles ce qui explique notamment les sous-estimations et en plus à l’époque il est arrivé sur le marché un instrument un peu révolutionnaire un spectromètre de masse donc un truc technologie euh très compliqué qui ne fonctionnait que dans des labos euh avec des conditions euh euh bien particulières de de thermostat de euh comment dire de calibration de de d’alimentation électrique et on a commencé à voir arriver à la fin des années 2000 un instrument transportable sur le terrain en gros le cube là il fait 60 cm de côté et de hauteur et on a pu avec ça commencer à se dire et ben on va aller mesurer les composés organiques dans des stations automatiques et donc ça c’était vraiment le truc qui arrivait au bon moment au moment où on s’est aperçu qu’il fallait prendre en compte cette chimie organique on a eu les moyens d’aller attaquer la composition organique moléculaire euh des particules fines en l’occurrence très fines en l’occurrence puisque c’est les PM1 voilà et puis euh Hervé en a beaucoup parlé il y a il y avait quand même un challenge euh essentiel en Méditerranée c’était de comprendre l’influence des aérosoles il y en a pas mal sur le bilan radiatif sur le rayonnement solaire et sur le climat on sortait donc de la campagne Indoex début des années 2000 euh où on avait étudié la pollution qui sortait d’Inde sur l’océan austral d’Arabie océan Indien on a des donc des épaisseurs optiques je vous en reparlerai tout à l’heure en gros euh c’est proportionnel à la concentration intégrée verticalement en aérosol avec une valeur ici qui vous dit peut-être rien mais un albéo de simple diffusion ça mesure en gros la proportion de de l’absorption à à l’extinction totale du rayonnement solaire donc 0,85 ça veut dire qu’il y a 15 % du rayonnement solaire qui est absorbé par ces aérosoles qui sont essentiellement des aérosoles carbonés là-bas du à la combustion donc quand on regarde la distribution verticale de ces aérosols en fait au large on a donc là vous imaginez la l’altitude en Z on est ici vers 3 km là la surface et puis la concentration vers la droite donc on a un des émissions à la surface qui vont s’accumuler en haut de ce qu’on appelle la couche limite atmosphérique là où se forment en gros commence à se former les nuages et puis ça rediminue au-dessus le fait qu’on ait des aérosols absorbants qui vont capter une partie du rayonnement solaire le transformer en chaleur et bien finalement ça va nous provoquer un réchauffement local qui est d’autant plus intense dans cette couche maximum à la base de la formation des nuages le résultat dans l’océan Indien c’est que ça fait évaporer les les nuages bas qui vont se reformer plus haut donc il y a des interactions complexes euh et puis on a aussi le l’effet direct hein dont je vous parlais tout à l’heure que il y a une partie du rayonnement solaire qui va repartir vers l’espace donc le chauffage c’est ça peut être plusieurs degrés par jour hein donc ça suffit pour empêcher des nuages de condenser et quand vous voyez les les chiffres en watt par mètre carré je sais pas si vous êtes familier avec ça mais le le forçage entropique global du des gaz à effet de serre aujourd’hui c’est c’est de l’ordre de quelques watt par mètre carré donc vous voyez que les aérosols ils ont un effet qui est presque un ordre de grandeur supérieur au gaz à effet de serre donc c’est régional mais régionalement le le forçage du climat par les aérosoles est beaucoup plus important que celui par les gaz à effet de serre donc le résultat de cette rétroiffusion vers l’espace de cette absorption d’énergie fait que vous avez un bilan radiatif à la surface un défaut finalement de rayonnement solaire à la surface qui est énorme plusieurs dizaines de watt par mètre carr Donc le résultat et ben c’est que vous faites moins d’évaporation en moyenne saisonnière on est à moins 20 % d’évaporation sur la mer d’Arabie à cause de la présence des aérosoles euh et c’est on a une saison sèche qui dure 4 mois hein sans sans nuage sans précipitation voilà et puis en plus ça a pour effet de ben finalement ralentir le réchauffement de la surface de la mer et donc dans cette zone très particulière où la la mousson le climat est contrôlée par un contraste thermique entre la température de surface de la mer de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud et ben vous allez renforcer ce gradient de de température à la surface et ça les les modèles montrent que finalement ça va vous impacter la distribution des pluies pendant la saison de mousson humide qui suit donc effet radiatif pendant 4 mois vous attaquez la saison humide vous avez une modification de la distribution des pluies donc qu’est-ce qui se passe en Méditerranée on a on a voulu savoir ça donc on a imaginé une une grande campagne sur le bassin occidental qui s’appelait Adrimed et qui faisait partie de notre première grande campagne de l’été 2013 avec 9 semaines au total de de campagne plus de 3000 personnes jour sur le terrain vous imaginez la facilité à organiser ça en plein été euh dans avec des financements qui arrivent au compte goutte et pour certains d’entre eux qui sont arrivés après la fin de la campagne que on est obligé de se donner des surfroides en faisant des réservations d’hôtel en imaginant que un jour on aura l’argent pour les payer donc cette première phase de la campagne elle s’appelait Adrimed pour Aerosol Direct Radiative Impact in the Mediterranean on a amené les deux avions de l’INSU que vous voyez là donc un basé les deux basés à Cagliari pardon et puis on a surtout lancé des ballons dont je vous reparlerai tout à l’heure à Minork et puis on avait notre station euh au Capcorse hein très instrumenté euh avec des camions labos des conteneurs je crois qu’il y avait h H h labos au camions installés à un moment donné et puis d’autres stations donc espagnoles et italienne notamment à Lampedusa où il y a aussi un super site voilà et puis donc dans une deuxième partie de campagne on a une une partie qui était plutôt destinée à étudier la formation d’espèce secondaire en particulier des aérosols secondaires donc il s’appelait Safmed où là on avait qu’un avion qui était plutôt basé à gène on a relancé des ballons mais du coup plutôt sur les côtes je vois pas mon mon pointeur voilà et puis limiter un peu les les stations plus au sud donc je vais je vais vous parler de la partie radiative vous avez une illustration là de dans le détail donc à la fois des trajets ballons qu’on a lâché depuis Minork qui avaient la capacité à dériver à altitude constante jusqu’à ce qu’il trouve finalement une côte où on les interdisait de de passer vous avez les trajets avion où on a un peu exploré donc une partie sud pour les poussières désertiques partie nord pour les plutôt les émissions entre piqu et la végétation et puis bah nos stations on avait même un ULM à Malte qui lui s’est intéressé à la formation de de de noyaux de condensation et de nanoparticule aussi voilà donc beaucoup de monde sur le terrain beaucoup de moyens si vous l’avez pas encore vu en fait il y a un documentaire d’une demi-heure qui vaut la peine d’être regardé ça vous explique un peu tout le processus qu’il y a autour d’une campagne comme ça si vous êtes pas là samedi après-midi où on refera une projection ben vous pouvez le le voir sur le CNRS vous vous perdrez pas votre temps c’est vraiment un film sympa c’est monté en plus avec un espèce de suspense où on voit en fait on voit les prévisions la façon dont la situation évolue comment on prend les décisions et cetera voilà donc la le le calcul des enfin la mesure des propriétés optiques des aérosoles utilisation des modèles la connaissance du transport de ces aérosoles finalement ça ça va nous permettre de quantifier cet effet radiatif à la fois par la rétodiffusion et l’absorption donc la rétodiffusion et l’absorption ça conduit à une diminution de le rayonnement solaire on appelle ça l’effet parasol on a déjà vu ça et donc en fait si on veut vraiment reproduire ça je pense que Hervé l’a un peu expliqué hier il faut avoir pas seulement des modèles atmosphériques avec une température de surface de la mer imposée pour contrôler le climat il faut avoir un océan dont la température de surface et l’évaporation réagissent aux variations de rayonnement solaires dû à la quantité variable d’aérosol et donc il faut des modèles couplés océan atmosphère c’est beaucoup plus compliqué beaucoup plus lourd à mettre en œuvre donc on a fait ça dans Shermex vous avez ici donc un sur la première planche l’épaisseur optique moyenne pendant un 6 ans 7 ans ici donc où on voit qu’il y a quand même un gradient sud-nord qui est quand même contrôlé par les poussières désertiques vous avez ici derrière le calcul du forçage radiatif direct à la surface donc vous voyez que on est toujours dans les 15 m² en moyenne sur plusieurs années et puis derrière là-bas vous avez en ver la diminution des précipitations puisque moins de température moins d’évaporation la les les précipitations en Méditerranée et autour c’est beaucoup une source de vapeur d’eau qui vient du bassin méditerranéen euh et donc si on diminue l’évaporation automatiquement on va diminuer la quantité de précipitation et donc globalement c’est ces quelques dièes de millimètres par jour c’est mine de rien une diminution de de 10 % des précipitation annuelle sur le bassin qui est d à à cette présence d’aérosol alors je vais vous parler ici un peu de donc des des mesures à long terme qui sont faites avec le le réseau de photomètre Aéronet c’est un réseau global euh qui est constitué d’un d’un instrument automatique pas trop cher ça permet à beaucoup de pays d’en installer on va viser le soleil et finalement calculer la diminution du rayonnement qui est imputable aux aérosol on fait ça dans plusieurs longueurs d’onde et puis on a des mesures complémentaires qui vont plus viser le soleil on a un deuxième canal plus sensible qui lui fait des mesures dans le ciel et donc en l’absence de nuage ces mesures de la façon dont le rayonnement est diffusé par les aérosoles il permettent de retrouver des des propriétés comme la distribution granulométrique l’indice de réfraction l’albé d’au de simple diffusion dont je vous ai parlé tout à l’heure là le truc qui varie entre 0 et 1 voilà donc l’épaisseur optique là je vous ai mis la définition bah en gros c’est la la diminution logarithmique du flux qui arrive à travers le milieu donc ici l’atmosphère par rapport au flux incident hors atmosphère donc euh bah grossièrement euh une épaisseur optique de 0,7 ça va être la moitié du rayonnement qui qui traverse l’atmosphère donc il y a plusieurs centaines de sites des des séries temporelles qui euh qui durent depuis plus de 20 ans c’est un réseau qui est absolument essentiel aujourd’hui pour valider les inversions qu’on fait à partir des satellites hein parce que c’est assez compliqué finalement de retrouver une quantité qui est la la concentration en aérosol intégrée verticalement à partir d’une mesure qui est faite à plusieurs centaines ou plusieurs euh dizaines de milliers de kilomètres de la surface et puis ça sert aussi à valider les modèles donc là je vous présente le le réseau Aéronet sur la région Euroméditerranée euh tout ce qui est jaune en fait c’est ce que nous on a rajouté pendant Charmex et tout ce qui a alors c’est uniquement les instruments qui sont utilisés au moins 1 an qui sont restés sur place au moins 1 an on n pas mis les campagnes parce qu’il y a beaucoup d’endroits où on met des photomètres pour 2 3 mois euh et les diamants noirs c’est ceux qui ont disparu au moment où cette figure a été faite qui devait être en 2021 peut-être voilà donc nous on a finalement mis trois instruments qui sont pérennes et puis on en a eu trois autres sur la rive sud qui qui ont malheureusement disparu mais en tout cas voilà on a complété sur le bassin sur la rive sud à Malte à Chypre finalement ce réseau de photomètre méditerranéen euh donc là je vous montre un peu comment euh on évalue les satellites et les modèles vous avez une planche ici donc ça c’est un travail de Pierre Naba du CNRM à Météo France il a pris tous les jeux de données aérosol des satellites disponibles à l’époque et puis il a fait des climatologies euh et donc alors vous voyez tous les tous les produits il y en a certains qui voient au-dessus des terres pas les autres il y en a certains qui voient au-dessus des surfaces à rides pas les autres et puis c’est pas les mêmes périodes et cetera et cetera donc évidemment pour les intercomparer on va tout calibrer sur le sur les mêmes durées sur les mêmes zones géographiques mais en tout cas vous voyez que il y a plétor de produits satellitaires et que ils sont pas forcément tous très d’accord euh et en particulier ici en bas on a des on a des lignes de modèles là les trois en bas en fait ce sont des modèles hein voilà donc vous voyez que bah les modèles entre eux sont pas tout à fait d’accord et puis les satellites entre eux non plus donc qu’est-ce qu’on fait on va prendre les données photométriques et on va chercher toutes les données coïncidantes entre nos modèles et nos satellites avec les observations surface de du réseau Aéronet éventuellement des mesures en mer aussi hein on fait des mesures sur des bateaux et puis bah là on regarde une figure avec les biaiss donc vous avez neuf satellites et et six modèles qui sont évalués donc bah voilà on voit qu’il y a quand même un satellite qui est ici maudice à qua qui est sensiblement meilleur peu de biais pas trop de dispersion hein autour des valeurs mesurées par Aéronet et puis vous avez des modèles hein qui sont éventuellement assez divergents et donc on va pouvoir s’intéresser à des modèles qui reproduisent mieux les aérosoles et on va même aller un petit peu plus loin on va regarder dans quelle région ils sont plutôt en accord ou pas en bon accord et voir par exemple que il y a un modèle qui est meilleur pour les poussières desertiques que les autres et donc on retiendra plutôt ses prévisions à lui que celles des autres modèles et par contre voilà sur des aérosoles de pollution ça peut être le contraire et puis euh donc ça ça va permettre finalement d’essayer de sélectionner les meilleurs satellites les meilleurs jeux satellitaires et les meilleurs jeux de modèle pour faire une climatologie mensuelle d’aérosol qui va être utile ensuite pour calculer les effets climatiques alors voilà ce que ça donne cette climatologie hein dans laquelle on a séparé donc les aérosoles organiques les sulfates le carbone suit euh les poussières désertiques soil dust et les selles de mer voilà donc on voit encore une fois que l’épaisseur optique elle est quand même très contrôlée par euh par la les poussières désertiques et donc cette climatologie ben elle est utilisée dans par un modèle couplé euh climat océan atmosphère et on va finalement faire ce travail sur une très longue période qui inclut à partir des du début des années 80 la diminution des sulfates en Europe des aérosoles de sulfate dû à l’interdiction de du du soufre dans les combustibles et donc vous avez ici deux comparaisons entre une simulation où on a pris un aérosol constant on est sur une période 19807 on a pris un aérosol constant et on regarde la tendance sur l’éclairement à la surface en wat par mètre carré par décadaynement par décade quand on met pas les aérosoles en fait on a très peu d’effets et c’est un effet positif voilà et on compare avec des stations de mesure à la surface et on voit que en fait on a des on a des valeurs qui sont plutôt beaucoup plus fortes quand on prend les aérosols et en particulier qu’on prend en compte cette évolution des sulfates et ben finalement on arrive beaucoup mieux à reproduire cette évolution ce brightening dont a parlé Hervé hier du fait qu’on laisse plus de rayonnement arriver à la surface voilà donc ce cette disparition des sulfates en fait quand on regarde ces calculs climatiques et ben ça nous dit que ça a contribué à accélérer le réchauffement de 20 à 25 % dû au gaz à effet de serre donc c’est loin d’être négligeable donc réduire la pollution c’est très bon pour notre santé mais c’est sacrément pas bon pour l’évolution du climat un autre truc qu’on a fait qui était une première dans Charmex c’est utiliser un réseau de lidar européen existant donc on a un un réseau de Lidar qui fait euh c’est pas des LDARS vraiment automatisés c’est donc à l’époque en tout cas dans les station on faisait des mesures euh notamment pendant les passages d’un leadard spatial Caliop et puis régulièrement une ou deux fois par semaine donc là on a on leur a proposé un exercice nous on avait rajouté un leadar en Corse on leur a proposé un exercice de faire en continu pendant 3 jours des mesures et de les assimiler dans un modèle de prévision de qualité de l’air et on a fait ça sur alerte pendant un épisode de poussière désertique que vous voyez là voilà et puis après on a utilisé plusieurs jeux de données de surface pour vérifier la qualité de la simulation donc là vous avez l’évolution euh de la RMSE je sais plus comment on dit en français euh et du de la corrélation entre le modèle et les jeux de mesure pour les jeux en rouge qui sont les PM 10 à la surface donc pendant 12h on assimile le signal lidar entre 1 et 3,m5 d’altitude et puis ensuite on laisse tourner la prévision et on s’aperçoit que bah finalement le fait de rajouter la connaissance de la distribution verticale d’aérosol même pas à la surface hein à partir de 1 km au-dessus de la couche limite atmosphérique ça nous améliore les simulations jusqu’à à peu près 36 voire un peu plus d’heure et donc ça permettrait si on avait un réseau de leadard opérationnel en Europe finalement de se passer de centaines de stations de mesure d’PM euh qui représente énormément de données à assimiler par les modèles avec simplement quelques leadard ok je cache l’antenne pardon voilà donc une première il y a je sais que Méofance a a travaillé un peu sur cette idée-là et puis il y a eu des il y a eu des problèmes avec les LDARS qui ont été testés donc je sais pas trop où on est cette idée-là après pour revenir sur les aérosols organiques donc on a notre spectre de masse installé tout au bout du Capcorse là euh et on fait une balance de la composition chimique de ces aérosols dans le Camemberber qui est ici sur les aérosols fins donc les les PM1 voilà on a un total de 5 microg par mètre C c’est pas mal euh et en fait on voit que la majorité de ces particules ce sont des particules organique hein et quand on va un petit peu plus loin dans l’analyse donc les particules organiques là on a la série temporelle sur je sais plus 13 mois je crois c’est le verre donc vous voyez que ça domine quelle que soit la saison et quand on fait des analyses statistiques des fragments de masse de cette matière organique et bien on s’aperçoit que les espèces organiques secondaire domine très largement c’est 70 % en hiver où il y a plus de carbone suit en fait et 85 % en été euh la fraction organique qui est la fraction majoritaire voilà donc si vous avez pas un modèle qui reproduit cette chimie là et ben votre prévision de qualité de l’air elle est un peu dans les choux donc on a travaillé les modélisateurs ont travaillé sur ces euh processus chimiques dans les modèles de prévision et notamment donc donc ça c’est des gens de je me souviens plus comment s’appelle le labo l’école des l’école des ponts euh à en banlieu parisienne ils sont des spécialistes de la de la chimie des aérosols et donc ils ont testé dans leur dans leur modèle régional l’introduction de différents schémas chimiques on voit donc au départ la qualité de leurs prévisions par rapport aux observations en rouge hein avec parfois des facteurs 2 et puis on voit qu’en rajoutant donc différents schémas chimiques on est on est là sur une période de d’un de de d’un mois et demi jour par jour on a notre schéma de base ici en bleu et les observations toujours à peu près notre facteur 2 ou au moins 1/3 de moins et puis on rajoute un premier schéma chimique qui est que on prend en compte le fait que euh la la chimie de l’ozone finalement elle produit des des COV des composés organiques volatiles très peu volatiles justement et donc ils vont très vite se condenser on appelle ça les elevoc extremely low volatility VOC et puis ça suffit pas on est obligé de remettre un schéma supplémentaire finalement qui prend en compte une classe de produits d’oxydation quand il y a pas beaucoup d’oxyde d’azote hein on a parlé de des oxyde d’azote tout à l’heure donc un schéma qui s’appelle MBTCA bon que je saurais pas trop vous en donner des détails et puis on est obligé de finalement de rajouter encore un schéma supplémentaire euh deux schémas supplémentaires qui tiennent compte de la chimie des nitrates organiques et puis même des sulfhates organiques voilà et ce n’est que quand on a fait tout ça que on est à peu près bon sur la prévision des quantités de particules fines et donc c’est des schémas très lourds très compliqués hein qui sont vraiment pas enfin en tout cas qui étaient pas du tout à l’époque intégré dans les schémas de de processus chimiques des modèles de transport et de prévision de qualité de l’air voilà un autre truc dont j’ai envie de vous parler c’est les ballons parce que euh ces ballons ça a été vraiment pour moi un outil extraordinaire pendant Charmex le on a la possibilité et notamment avec le KNES l’agence spatiale française hein que j’ai découvert moi quand j’ai quand j’y suis passé pendant quelques années euh la possibilité d’avoir des ballons euh plafonnants qui vont circuler dans la troposphère à altitude quasiment constante avec une petite charge utile donc l’intérêt d’un ballon comme ça c’est que vous avez un instrument qui suit la masse d’air qui suit le vent donc vous allez avoir une mesure toujours dans la même masse d’air pendant des heures vous allez pouvoir voir un cycle d’urne par exemple sur l’ozone voilà il y a aucun autre moyen qui vous permet de faire ça vous êtes sur une station au sol vous voyez l’air qui passe c’est jamais le même vous êtes dans un avion vous allez beaucoup plus vite que l’air voilà donc le ballon dérivant c’est un moyen unique de faire des mesures qu’on dit la grangienne et pour étudier des processus chimiques une destruction d’ozone du transport de poussière d’énertique c’est évidemment un outil qui est vraiment formidable donc on a euh on avait la possibilité de lancer ces ballons entre 300 m et et presque 3 km5 on avait même la possibilité d’en lancer de à deux altitudes en même temps euh et puis donc en plus de la charge utile de base donc des mesures météo un GPS même une mesure de flux solaire descendant on avait un système de communication qui permettait éventuellement d’envoyer quelques ordres pour diminuer la fréquence ou l’augmenter si on était si on voyait quelque chose se passer et on pouvait mettre donc à peu près 1,5 de charge utile en plus donc une sondeozone ou un compteur de particules et je vous ai illustrer là-bas un un vol typique hein donc vous avez donc c’est un vol qui a duré 32 he qui est parti de minor qui est allé jusque dans le bassin central et puis qu’on a dû détruire parce qu’on approchait des zones interdites notamment par la Libye vous voyez que à partir du moment où il est il a atteint son altitude plafond qui qui dépend de la quantité d’hélium que vous avez mis dedans et bien son altitude est quasiment stable donc mesure en l’occurrence là du d’un cycle d’urne fabrication destruction de l’ozone en ce qui concerne le l’instrument aérosol qu’on a développé c’est un petit compteur optique on va faire une mesure de diffusion lumineuse on a ici une petite diode laser qui envoie un rayonnement qui va traverser un conduit dans lequel il y a une petite pompe qui fait passer l’air et donc les particules vont diffuser ce rayonnement dans toutes les directions grâce à un brevet déposé par le LPC2E à Orléan en fait ils ont ils sont capables de faire une mesure très près de la diffusion avant et c’est un endroit où il y a énormément de signals ce qui nous permet d’avoir un instrument qui est beaucoup plus sensible à mesurer des petits nombres de particules que tous ceux qu’il y a sur le marché et puis on a un deuxième angle beaucoup plus classique de diffusion latérale et en fait la différence de diffusion entre les deux angles finalement nous va nous donner un accès à une espèce de spéciation de type de particules voilà et puis pour l’ozone donc on a adapté la sonde électrochimique classique qui est utilisée sur les radiosondages météo pour mesurer l’ozone de façon à ce qu’elle ait une durée de vie beaucoup plus longue et puis qu’elle puisse communiquer ces données voilà je vous illustre un lancé de ballon de même de deux ballons ici dans le en début d’un épisode de Saarien vous voyez donc l’épaisseur optique qui augmente ici et qui est un peu sous les nuages là et donc ce cet épisode est en train de de traverser le bassin on a lâché deux ballons en début deux au milieu et deux à la fin vous avez ici les deux ballons du début euh vous avez leur altitude ici 2 km 1 3 km 1 on avait choisi ces altitudes en fonction d’un profil lidar où on savait où étaiit à peu près les couches les les plus intéressantes et vous avez ici canal par canal donc taille par taille la concentration en particules au fur et à mesure du temps donc c’est le 16 04 donc c’est avant-midi jusqu’à 09 donc en fin d’après-midi vous voyez que on a des des concentrations qui sont relativement stables pour les fines particules c’est un peu attendu par contre on a des mesures qui dépassent les 20 microns de diamètre on s’attendrait à ce que ces particules là elles sédimentent et bien finalement leur concentration reste relativement stable on a lancé six ballons et finalement c’est le cas sur tous les ballons on a des grosses particules ce qu’on appelle géantes dans notre jargon qui devrait pas être là parce qu’elles auraient dû sédimenter et finalement qui sont transportés mine de rien bonhommant très loin de de leur source voilà et là je vous ai illustré la la sensibilité hein on est en 10 – 4 les les les instruments classiques il vont à 10 – 2 quelque fois 10- pas pas au-delà voilà donc on à partir de ces distributions granulométriques on fait des ajustements sur des logs arithmiques des logs normales qui sont une bonne représentation des distributions d’aérosol naturel enfin en tout cas qu’on trouve dans la nature même si c’est des émissions antropiques on arrive euh quasiment toujours dans dans le cas de nos ballons là à les ajuster par trois modes euh qui vont se sommer hein un mode de particules super fine un mode intermédiaire et puis nos particules très grossières qui sont probablement coupés parce que on s’attend pas à avoir un mode aussi étroit que ça donc c’est probablement parce qu’on arrive pas elles sont trop grosses pour qu’on arrive à les aspirer dans notre instrument en tout cas euh si on regarde tous euh les ajustements qu’on a pu faire pendant ce vol là les 41 distributions mesures de distribution qui ont été faites vous voyez que nos nos moindres carrés là ou notre K2 il donnent à peu près toujours la même chose avec des modes qui varient pas énormément et quand on regarde l’ensemble des six ballons qui ont été lâchés sur cet épisode et ben on retrouve à peu près la même chose c’està-dire qu’on a un domaine de variation aux incertitudes près qui nous dit que ces trois modes sont relativement constants et sont transportés sur des milliers de kilomètres à de leur source voilà alors comment c’est possible ça hein d’avoir une stabilité y compris pour les très grosses particules alors que si vous faites un calcul de gravité des particules du mode grossier ici elles devraient descendre de 6 km par jour voilà elles ont mis 3 jours pour arriver elles sont à 3 km d’altitude donc c’est difficile à expliquer voilà alors on a des on a des suspicions en fait pour par d’autres mesures sur le ballon que ces couches de poussière désertique sont chargé et donc on aurait des forces électriques qui pourraient contrebalancer cette cette sédimentation par la gravité ça reste à démontrer il y a il y a pas mal d’équipes qui se sont lancées dans ce challenge là d’essayer de démontrer pourquoi on observe des particules géantes de poussière désertique euh qui vont bah finalement contribuer à la masse de poussière en suspension mais surtout contribuer au à la masse de poussière déposée puisque chacune de ces particules normalement devrait tomber plus vite et plus lourdement voilà dernier aspect c’est la campagne océanographique qu’on a fait donc avec les océanographes qui voulaient voir l’impact du dépôt atmosphérique sur la biogéochimie marine dans les autres surfaces donc on a imaginé un un on a réussi à avoir un bateau océanographique he c’est pas une masse à faire un bateau de 100 m 40 scientifiques à bord on a imaginé un circuit en fait puisqu’on est un peu obligé de planifier tout ça de de préparer un plan et en fait ce circuit il était prévu qu’on revienne par la mer tyrinienne comme ça mais on avait mis dans les conditions de du dépôt du dossier le fait que on allait faire de la prévision des épisodes ariens et que si on avait une chance d’avoir une pluie aérienne quelque part on foncerait avec le bateau pour aller échantillonner cette pluce arienne on essaierait d’arriver avant pour voir l’état de la colonne d’eau faire des mesures pendant échantillonner la pluie faire des mesures après et donc c’est ce qui s’est passé ici c’est la raison pour laquelle vous voyez ici il y a il y a un transit très rapide d’une station où le bateau était arrêté pour faire des mesures jusqu’à ici entre les Baléards et l’Algérie parce que on a eu une prévision qui nous disait que on allait avoir un épisode sarrien et des chances de pluie saarienne que cette action que qu’on avait appelé la fast action a finalement été réussie euh vous voyez des images ici de notre panache euh la position de la station sur laquelle c’est s’est positionné le bateau euh et donc on a ici réussi à à échantillonner une petite pluie qui s’est avéré finalement beaucoup moins forte que ce que nous donnaient les modèles vous avez ici une prévision de dépôt humide un flux de poussière euh ben parce que finalement c’était des pluies comment on dit en français épars euh des systèmes nuageux un peu orageux qui était distincts les uns des autres et du coup on n pas eu un beau front qui est passé au-dessus du bateau on a eu qu’une qu’une petite pluie donc on a euh vous voyez les les quantités de de pluie étaient simplement de quelques millimètres on a réussi à échantillonner cette pluie arriver suffisamment tôt pour regarder ce qui se passait dans la colonne d’eau avant après mais on avait eu aussi la chance déjà auparavant sur sur la station que précédente d’échantillonner une pluie qui était pas elle une pluie arienne mais qui était plutôt une pluie légèrement polluée euh donc sur laquelle on a pu faire exactement le le même type d’étude et au final quand on compile toutes ces données euh bah ce que nous disent les géochimistes c’est que euh bah finalement le petit dépôt humide de ces poussières ou de cette pollution finalement suffit à rajouter euh des oligoéléments nécessaires au développement de de la vie marine en multipliant par deux le stock alors que ce sont des très petites pluies voilà donc évidemment ça ça incite à essayer de refaire ce type de de manipe et ce qui a été fait à bord du bateau c’est qu’ils ont pris de l’eau de mer en fait dans des dans des réservoirs qu’on appelle des mésoosmes et ils ont mis artificiellement des ajouts d’aérosol pour simuler des des dépôts atmosphériques pour voir un peu la l’impact sur des dépôts plus importants et ils ont en plus modifié les conditions de température et d’acidité de cette cette eau de mer pour voir ce qui allait se passer avec l’évolution du changement climatique sur la façon dont ces dépôts pouvaient impacter la le développement du phyoplancton voilà je voudrais terminer euh par un truc qui a qui est hors Charmex mais qui finalement euh est assez récent et et qui mérite d’être d’être noté parce que ça concerne le fait qu’on a de plus en plus d’épisodes de Saarien très intenses et notamment euh au printemps alors que sur le bassin occidental on avait plutôt des transports d’été voilà donc là vous avez une photo de de neige orange dans les Alpes hein c’est assez spectaculaire et euh il se trouve que il y a un certain nombre d’associations qui sont allées faire des mesures de radioactivité dans cette neige et on a vu fleurir sur internet en fait des articles pour nous expliquer que il y avait de la radioactivité notamment du plutonium dans ces poussières sarayennes et que c’était bien fait pour nous puisque nous on a fait des les Français on a fait des essais atmosphériques dans le sud de l’Algérien et donc finalement c’est un retour de cette pollution vers nous donc il y a même un article dans un dans un journal à reviewer qui s’appelle Apocalyptica voilà donc vous voyez un peu le sujet du journal ça ça parle d’apocalypse d’événements de fin du monde et cetera voilà et là je vous ai mis l’abstract donc en fait on a retrouvé les traces des bombes nucléaires dans la poussière retombée sur en grande quantité he là c’était vraiment un épisode très spectaculaire des millions de tonnes transportées euh et voilà donc c’est un un boomerang post-colonial donc nous appartenant au CEA on s’intéresse à la question quand même donc on a lancé une campagne de collecte participatif d’échantillon donc on a demandé à tous les gens qui avaient de la poussière sur leur voiture qui avaient une table dehors éventuellement de la neige de récolter ces échantillons et de nous les envoyer donc on a reçu en quelques semaines 110 échantillons alors beaucoup étaient malheureusement contaminés par des sols locaux on nettoie pas sa voiture tous les jours donc quand vous raclez votre par-brise il y a éventuellement des choses qui sont là depuis assez longtemps donc il a fallu faire du tri un tri assez sévère pour être sûr de se retrouver avec des échantillons euh contaminés au minimum par des sols locaux donc on a fait tout un tas d’analyses granulométriques géochimiqu chimiques et pour finalement ne garder que moins de la moitié de ces échantillons quand même 53 he qui venaient surtout d’Espagne de France un de Belgique ou deux de Belgique je sais plus et un d’Autriche et puis euh ben on a regardé les modélisations on a regardé les images satellites on a regardé les trajectoires de masse d’air et on a euh sans aucune équivoque possible le fait que on a des des régions sources euh de ces poussières pas simplement du transport au-dessus mais des émissions dans les zones qui ont servi aux essais nucléaires français qui sont repérés par les carrés ici et alors la bonne nouvelle c’est que quand on fait les analyses radiologiques de du plutonium ou du césium qu’il y a là-dedans c’est que d’une part la radioactivité qu’on trouve là elle a rien de d’extraordinaire en terme de quantité et d’autre part sa signature en terme de rapport isotopique bah finalement c’est pas celle des essais français c’est celle de du du bruit de fond de tous les essais atmosphériques qui ont été faits essentiellement par les USA et et l’URSS euh la France la puissance nucléaire qu’elle a testée c’est 0 euh je crois c’est 0,2 % de l’ensemble des essais du monde donc en fait tous les sols mondiaux sont pollués aujourd’hui en radioisotope artificiel dû aux essais atmosphériques qui sont principalement la responsabilité des des Russes et des Américains et le au Sahara on retrouve donc cette signature qui masque complètement la la signature des essais français donc on a on a fait un papier qui est sorti il y a il y a quelques mois là-dessus voilà je vais terminer en vous laissant un petit résumé de la production Charmex euh j’ai même pris la peine d’amener donc ces bouquins de revue qui font chacun 600 pages hein donc si vous voulez regarder à quoi ça ressemble la chimie atmosphérique et ses impacts en Méditerranée c’est c’est à votre disposition et puis je suis là jusqu’à samedi donc si vous êtes là samedi après-midi venez voir ce documentaire ça vaut vraiment la peine merci de votre attention [Applaudissements]