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🎬 Timeline et liste des sujets :
00:00:00 Boomer, Milléniaux et génération Z : qui sont-ils ?
00:04:14 Les X : la génération silencieuse.
00:06:38 Une génération dévastée par la crise financière de 2008.
00:15:25 Le double fardeau : des enfants encore dépendants et des parents vieillissants.
00:18:17 Les X sont dans un “creux générationnel” : la théorie du U bend of life.
00:23:51 Ce qui rend la tranche d’âge 50/60 ans aussi difficile à vivre.
00:25:12 Un âge où tu comprends que tu n’as plus le temps.
00:28:58 Cette retraite que beaucoup n’auront jamais.
00:32:56 Une génération silencieuse, ou plutôt courageuse ?

#GénérationX #TheEconomist #CriseÉconomique

Bonjour à tous. Dans le grand débat des 
générations, on entend souvent parler des boomers, cette génération de la prèguerre à qui tout a 
réussi. Né entre 1946 et 1964, ils ont connu le plein emploi, un marché du travail porteur, 
des progressions professionnel fulgurante,   un immobilier pas cher, la retraite à 60 ans. 
Ils ont profité de la douceur de vivre des tres glorieuses, de la libération sexuelle, 
de l’explosion culturelle et d’un état   providence généreux. Ils ont grandi dans un 
monde en construction où tout était à faire et l’avenir paraissait donc prometteur. Bref, 
une génération bénie des dieux. Honnêtement, si tu n’as pas réussi ta vie en tant que boomer, 
c’est que tu n’as vraiment pas eu de chance ou alors tu as sérieusement raté quelque chose. À 
l’opposé, on parle aussi beaucoup des millenniaux. cette génération née entre 1981 et 1996 qui 
a grandi avec la promesse d’un monde ouvert, connecté, mondialisé, méritocratique. On leur 
a dit “Fais des études, décroche ton diplôme et tout ira bien.” Résultat, ils sont arrivés sur le 
marché du travail en pleine crise économique avec des diplômes dévalorisés, des loyers inabordables, 
des emplois précaires, une pression permanente à la performance. Ce sont les enfants du chômage 
structurel, de l’ubérisation de l’économie, des loyers à 1000 € pour un 20 m carré, 
des crédits immobiliers sur 25 ans et de la retraite qu’ils n’auront peut-être jamais. 
Une génération surdiplômée, surqualifiée mais sous-payée et endettée. C’est aussi la génération 
du 11 septembre de la guerre en Irak, de la déstabilisation du Moyen-Orient, des attentats 
terroristes et des invasions migratoires. Une génération confrontée à l’instabilité du monde 
qui a très tôt compris que, contrairement à leurs parents, les boomers, pour eux les choses ne 
seront pas aussi faciles. Et puis plus récemment, la génération Z est entrée en scène, ce né à 
partir de 1997. C’est la première génération avoir grandi avec un smartphone dans la main, 
littéralement connecté depuis l’enfance. Ils n’ont jamais connu un monde sans internet, sans réseaux 
sociaux, sans flux constant de notification et d’information. C’est une génération hyper 
connectée mais souvent déconnectée d’elle-même. Elle évolue dans un monde saturé d’information, 
de sollicitation numérique, de standards inaccessibles imposés par les algorithmes. Une 
génération élevée dans l’instantanéité mais plongée très tôt dans l’angoisse et la déprime. Ce 
qui caractérise la génération Z, c’est l’anxiété et la fatigue mentale. explosion des troubles 
anxieux, monté en flèche de la dépression, isolement social, burnout scolaire dès le 
lycée, perte de sens, addiction aux écrans, mal-être et les chiffres sont alarmants. Selon 
une étude menée par Santé publique France en 2023, un jeune sur 5 âgé de 18 à 24 ans, soit 20 % 
présenterait un épisode dépressif caractérisé. Les consultations en pédopsychiatrie ont doublé en 
10 ans et les hospitalisations pour tentative de suicide chez les moins de 25 ans ont augmenté de 
40 % entre 2010 et 2022. Jamais une génération n’a autant consulté de psychiatres pris d’anxiolétique 
ou eu recours à une ligne d’écoute. Et pourtant, les aides sont lucides, méfiant vis-à-vis des 
institutions, critiques envers le système, exigeant parfois radicaux dans leurs 
engagements. C’est une génération qui   ne croit plus aux promesses politiques, une 
génération qui veut tracer son propre chemin, qui veut quitter le système, le salariat. 
Contrairement aux milliaux, les aides ont intégré la précarité. Ils ne fantasme plus le fameux CDI, 
les emplois à vie. Ils veulent juste travailler, être indépendants, faire du fric et surtout 
qu’on leur foute la paix. Mais au milieu de ce palmarès et de ces générations qui font la une des 
journaux, les boomers, les milléniaux, les aides, il existe une génération discrète, silencieuse, 
dont on ne parle presque jamais, à tel point qu’on oublie parfois son existence. Il s’agit 
de la génération X, c’est-à-dire les personnes nées entre 1965 et 1980, la génération juste avant 
les milléniaux. Ces personnes ont donc aujourd’hui quarante-fq ans pour les plus jeunes, soixante 
ans pour les plus vieux. À bien y regarder, comparativement aux millenniux, il y a peu ou 
pas de livres qui parlent de cette génération, peu ou pas d’articles. Même les algorithmes 
Google montrent qu’il n’y a quasiment aucun intérêt pour cette génération. éclipsé par 
les boomers, les milliaux et la génération Z, il semblerait que la génération X soit passée 
sous les radars. Ce sujet et ce fait étonnant a été soulevé par Economist dans un article intitulé 
Why Jen X is the real loser generation ? Pourquoi la génération X est la vraie génération perdante 
? Le journal The Economist titre Ne pleurez pas pour les millenniaux et la génération Z. Gardez 
vos larmes pour ceux qui ont la cinquantaine. Et vous allez légitimement me poser la question 
suivante : qu’est-ce qui fait de la génération X, la génération perdante ou la génération sacrifiée 
? Pour beaucoup d’entre nous et dans l’inconscient collectif, les milliaux sont la génération 
sacrifiée, une génération sacrément bousculée, bien plus que les X. Mais vous verrez que 
l’article de The Economist est très pertinent et il soulève des détails qui semblent échapper à 
beaucoup. Les X sont une génération silencieuse. On ne les entend pas se plaindre. Ils sont quasi 
invisibles médiatiquement. Mais c’est peut-être justement parce qu’ils sont les plus gros 
perdants, ceux qui ont pris le plus cher qu’on ne les entend pas. Ils ont encaissé dans le silence 
et l’indifférence absolue. Pourquoi ? Et bien, nous allons développer ensemble point par 
point ce qu’a encaissé cette génération et surtout à quel moment et à quelle étape de la vie 
c’est arrivé. Tout d’abord, il y a eu la crise financière de 2008, la crise de l’immobilier 
américain, aussi appelée crise des subprimees, qui a menacé les fondements mêmes du système 
financier mondial. Lorsque cette crise éclate, la génération X a entre 28 ans pour les plus jeunes 
et 43 ans pour les plus vieux. Autrement dit, elle se trouve alors dans les meilleures années de 
la vie professionnelle. Les années où l’on monte en responsabilité, où l’on gagne le plus d’argent, 
où l’on consolide sa carrière, son patrimoine, où l’on achète un logement fond d’une famille. 
Entre 28 et 43 ans, c’est un peu la vitesse de croisière. Et c’est justement à ce moment critique 
que cette génération a été foudroyée, durement frappée par la précarité, les licenciements et 
la stagnation des salaires. Suite à la crise des subprimes éclate la crise de la zone euro, crise 
de la dette souveraine européenne qui a éclaté officiellement en 2009 avec la Grèce au bord de la 
faillite, l’Allemagne qui s’oppose au plan d’aide européen, l’UE qui est au bord de l’éclatement 
puis finalement le plan d’aide est débloqué, la Grèce est sauvée, l’Union européenne est 
sauvée. Et vous allez me dire l’observateur, les milleniaux aussi ont été concernés par la 
crise boursière de 2008, la crise de l’euro. Ces événements n’ont pas concerné que la génération 
X. Mais vous comprendrez que ce qui est important dans une crise, plus que la crise elle-même, c’est 
le moment où elle vous touche. Les milléniaux nés entre 1981 et 1996 avaient en 2008 12 ans pour 
les plus jeunes, 27 ans pour les plus vieux. Donc les plus jeunes étaient encore au collège 
ou au lycée et les plus âgés sortaient à peine de l’université, rentrer dans la vie active, avait 
quelques années d’expérience. Ils ont connu la crise certes, mais avant d’avoir quelque chose 
à perdre, les millennaiaux à 20 25 ans n’étaient ni établis professionnellement ni financièrement 
engagé à grande échelle et il rentraient à peine sur le marché du travail et pour beaucoup sortait 
à peine du lycée ou de l’université. Et vous aurez compris que lorsqu’on vit une crise économique à 
15 ans, 20 ans, 25 ans, 27 ans pour les plus âgé des milléniaux, on ne la vit pas de la même façon 
que celui qui en avait 35 ou 40 comme c’est le cas pour la génération X. à 20 ou 25 ans, si tu es 
en galère, si tu es frappé par la crise, tu peux retourner vivre chez tes parents, te mettre en 
colocation, accepter un petit boulot le temps que la crise passe. Tu peux partir à l’étranger, tu 
peux aller faire un working holidays en Australie, en Nouvelle-Zélande, travailler dans une ferme et 
attendre tranquillement que la tempête passe. À cet âge, tu es encore mobile, adaptable, flexible, 
tu n’as pas grand-chose à perdre et ça peut même être une opportunité. Beaucoup de gens ont 
profité de la crise pour faire une reconversion professionnelle, s’orienter différemment, repenser 
leur vie. La crise, c’est aussi un moyen de prendre du recul et parfois pour ceux qui savent 
l’exploiter, ça peut être bénéfique. Beaucoup de gens par exemple se faisaient chier dans leur 
vie, dans leur emploi, dans leur carrière.   Euh et la crise a été l’opportunité pour se dire 
“Bon ben, c’est peut-être le moment de faire autre chose.” Beaucoup de gens ont profité de la 
crise du Covid par exemple à un moment où ils ont été enfermés chez eux pendant 2 ans pour se dire 
“Ben peut-être que la vie que j’ai vécue jusqu’à présent n’était pas une vie si intéressante. J’ai 
envie d’autres choses. J’ai envie de déménager, partir ailleurs. Et quand tu es encore jeune, 
encore flexible, adaptable, la crise, ça peut être un moyen ou un moment de changer de perspective 
et de changer de direction. Et surtout un moment où tu as pas grand-chose à perdre. À 20 25 ans, on 
va convenir qu’en général, sauf exception, tu n’as pas d’enfant, tu n’as pas de maison, tu n’as pas 
encore de crédit sur 25 ans et donc tu as moins de charge, moins de poids sur tes épaules et donc 
plus de flexibilité pour te reconvertir, rebondir, recommencer, faire autre chose. Mais pour la 
génération X, c’était une toute autre histoire. En 2008, les plus jeunes avaient 28 ans, les plus 
âgés avaient 43 ans. En 2008, chez les X, la crise a touché majoritairement des trentainaires et 
des quarantairs et elle les a mis au chômage à un moment crucial de la vie. L’âge où pour beaucoup 
tu as déjà des enfants, un crédit, de l’immobilier à rembourser, une voiture, des responsabilités, 
un âge où tu ne peux pas retourner vivre chez tes parents. À 40 ans, quand tu es touché par la 
crise, par le chômage, tu ne peux pas te dire “Bon ben, je vais retourner chez mes parents ou je vais 
me prendre une coloque, un petit boulot pour m’en sortir.” Quand tu as des enfants, tu retournes 
pas en colloque. Quand tu as des enfants, tu prends pas un studio de 15 m² en attendant. 
Être au chômage à 40 ans, c’est une toute autre histoire. Ou galérer financièrement à 40 ans, 
ce n’est pas la même histoire que de galérer financièrement à 18, 20 ou 25 ans. Il y a personne 
pour t’aider à 40 ans. Tes parents sont vieux, ils arrivent gentiment à la retraite, ils sont 
peut-être déjà retraités avec une petite retraite. Donc ils sont loin de pouvoir t’aider. Sauf si 
tu as la chance d’avoir des parents fortunés. Et autre chose, à 35, 38, 40, 43 ans, tu es censé 
être dans les meilleures années de ta carrière, celle où tu grimpes les échelons, où tu gagnes le 
plus d’argent, où tu consolides ton patrimoine, où tu sécurises l’avenir de ta famille, de 
tes enfants. Et donc, c’est précisément à cet âge crucial, à ce moment crucial de la vie que 
la crise a frappé la génération X. Des millions d’individus à travers le monde, la crise a été 
mondiale, ont perdu leur emploi à 38, 40 ans, souvent avec des enfants, des charges élevées, une 
maison à payer, une voiture à rembourser et voilà ce qui a fait que cette crise a été beaucoup plus 
dévastatrice pour la génération X que pour les milléniaux. En France, comme on a un amortisseur 
social très fort, on n’a pas ressenti toute la magnitude de cette crise. Mais aux États-Unis, on 
a des adultes de 40, 43, 45 ans, 50 ans parfois qui dormaient dans leur voiture, des gens qui ont 
tout perdu. Aux États-Unis, il y a pas de RSA, de cave, d’acédique. Quand tu perds ton emploi, 
tu perds tout. tu peux passer de 100000 ou 150000 dollars euh par an à zéro du jour au lendemain. 
Et si tu as pas été organisé, si tu as pas mis d’argent de côté, si tu as pas investi, si tu as 
pas euh des biens euh qui te génèrent des revenus, tu passes à zéro. Et voilà pourquoi on voit ces 
scènes de gens qui quittent leur boulot avec un carton, leurs petites affaires à l’intérieur, des 
gens qui se retrouvent à dormir dans des tentes,   dans des voitures. Euh la crise de 2008 aux 
États-Unis, c’était autre chose, hein. En France, on n’a pas connu cette échelle justement parce 
qu’on a un système social qui coûte cher, qui va peut-être mettre le pays en faillite, mais 
pour l’instant, ça a protégé beaucoup de gens de   la précarité. Donc voilà pour résumer le premier 
point. La crise de 2008 a été particulièrement dévastatrice pour la génération X parce 
qu’elle les a frappé au pire moment possible. Les années où tu es censé te constituer ton 
capital, atteindre ton pic de revenu, euh tes meilleures opportunités professionnelles, c’est 
justement euh l’année où la plus grosse crise boursière de l’histoire du capitalisme euh les 
touche, les met au chômage et les précarise. Sans parler des prix de l’immobilier qui ont explosé à 
partir des années 2000. Donc les X en plus d’avoir été précarisés par la crise à un moment important 
de la vie, ont dû aussi subir l’explosion des prix de l’immobilier à la hausse et donc la difficulté 
à se loger, à accéder euh au logement à des prix raisonnables. Autre chose, la génération X 
se trouve aujourd’hui à un âge où elle porte un fardeau familial particulièrement lourd, 
peut-être même le plus lourd de toute une vie. Cette génération est dans une phase où il faut 
s’occuper à la fois des enfants et des parents vieillissants. Aujourd’hui, quand tu as entre 
45 et 60 ans, c’est l’âge de la génération X ou c’est l’âge qu’on les membres de la génération 
X, si on peut appeler ça comme ça. Tes parents   commencent à devenir très âgés, généralement 
entre 70 et 90 ans s’ils sont encore en vie. Et en même temps, selon les âges, tu as des 
enfants qui ont entre 15 ans pour les plus jeunes et la trentaine pour les plus vieux. Du coup, 
les X ont à leur charge des enfants qui sont au lycée ou à l’université et qui représentent 
une sacrée charge financière. L’adolescent coûte cher. Il coûte cher en vêtements, il coûte 
cher en nourriture, il coûte cher en vacances, en loisirs. Euh pour ceux qui ont des étudiants 
ou de jeunes étudiants, ça coûte encore plus cher parce que il faut payer le studio, le loyer, les 
études ou la chambre universitaire. Et je ne parle même pas de ceux qui payent des écoles privées. 
Parfois faut aussi acheter la première voiture des enfants. Donc avoir des adolescents, ensuite 
des jeunes adultes qui entrent à l’université, ça coûte très cher. Et la génération X aujourd’hui 
est dans cette situation pour ceux qui ont des enfants. Et d’un autre côté, ils ont des parents 
vieillissants et vulnérables dont il faut parfois s’occuper. Et même pour ceux qui ne s’occupent pas 
financièrement de leurs parents, si les parents ont une retraite, s’ils sont pris en charge 
dans une maison de retraite et cetera, il y a la charge émotionnelle. Voir ses parents vieillir, 
tomber malade, les voir mourir, c’est une charge émotionnelle importante et la génération X est 
en train de vivre ça. La majorité ont déjà perdu leurs parents où ils sont en train de les perdre. 
Donc les X sont coincés entre deux générations dépendantes. D’un côté, les parents vieillissants 
et la charge émotionnelle de les voir vieillir, de les voir partir et d’un autre côté des enfants 
qui deviennent adultes, des adolescents ou de jeunes adultes, mais qui ont encore besoin du 
soutien financier des parents. Et une charge qui peut être très lourde. Imagine si tu fais partie 
de la génération X que tu as des revenus modestes et que tu as le gamin qui rentre à l’université 
dont il faut payer la chambre universitaire ou la   colloque ou le studio, le gamin qui veut faire une 
école de commerce. Imaginez la charge financière que ça représente pour celui qui n’a pas forcément 
les moyens. Donc les X ont une double pression qui pèse lourd sur leurs épaules. Et ce n’est pas un 
hasard si la génération X est dans une période de vie qui correspond au creux, un creux dépressif 
décrit par la théorie du You Band of Life, popularisé par les économistes britanniques Andrew 
Oswald et David Blunchflower. Ils ont développé une étude intitulée, je vous le dirai en anglais 
et je vous donnerai la traduction juste après,   is well being you shaped over the life cycle. Le 
bien-être est-il une courbe en Us ? Et je vous mettrai la référence de cette étude à l’écran. Et 
en quoi consiste cette théorie selon laquelle les cycles de vie sont en forme de U ? Et bien 
cette théorie fondée sur des études menées dans plus de 70 pays montre que le bien-être 
suit une courbe en U fil de la vie. On est globalement plus heureux dans la jeunesse puis à 
nouveau dans la vieillesse. Mais entre les deux, autour de la quarantaine et de la cinquantaine, on 
traverse une phase de déclin du bonheur subjectif marqué par le stress, les responsabilités 
multiples et une remise en question existentielle. Un phénomène repris dans un article de The 
Economist, un article devenu référence qui s’intitule The You Band of Life, publié en 
2010. Et je vous mettrai à l’écran l’article de The Economist avec l’image qu’ils utilisent pour 
illustrer ce cycle ou ces cycles de vie en U. Donc qu’est-ce qu’on voit à l’écran ? On voit une forme 
en U et economist utilise des canalisations pour illustrer ça. Donc tout en haut, on a les plus 
jeunes et les plus vieux qui sont les plus heureux parce que les plus jeunes sont insouciants, ils 
commencent dans la vie, ils n’ont pas encore de   grosses charges financières et les plus vieux sont 
à la retraite et en général ils sont débarrassés des difficultés. Ils sont en général propriétaires 
de leur maison. euh les enfants sont partis, ils ont grandi, donc ils ont plus de temps, plus 
d’argent disponibles. Donc on vit dans une société où les plus jeunes sont heureux euh en raison de 
leur insouciance et les plus âgés sont heureux parce qu’ils ont enfin traversé cette vie et 
ils arrivent paisiblement à la retraite pour beaucoup en tout cas, mis à part exception. 
Et par opposition au milieu et tout en bas de cette forme en U, qu’est-ce qu’on a ? Ben, on a 
les quarantaenair et les cinquan ners stressés, fatigués, débordés parce qu’ils portent toute 
la charge de la société sur leurs épaules. C’est ceux qui travaillent le plus, c’est ceux qui 
payent le plus d’impôts, c’est ceux qui sont   le plus massacrés par le poids fiscal ou la 
charge fiscale. Ils sont en général endettés. Ils n’ont pas fini de payer la maison, parfois pas 
fini de payer la voiture. Ils ont des enfants dont ils doivent s’occuper, ça coûte cher. Ils sont 
encore loin de la retraite. Donc ils n’ont pas cette perspective d’arriver bientôt à la fin et 
de se dire “Je vais bientôt pouvoir me reposer.” Au contraire, beaucoup sont inquiets et pour 
beaucoup, ils n’auront peut-être pas de retraite parce qu’ils n’ont pas assez cotisé, parce que 
ce système par répartition va peut-être un jour sauter. il n’est pas viable 1,7 actif pour un 
retraité, ce n’est pas tenable. Donc c’est une question de temps, mais le système de retraite 
tel qu’on le connaît aujourd’hui va sauter au profit d’un peu de capitalisation qui va commencer 
peu à peu intégré. Je pense que la France arrivera naturellement à un système à trois piliers comme 
la Suisse, un système de retraite à trois piliers, c’est inévitable. Et donc cette situation de 
stress correspond aussi au moment de la vie où on se sent le plus mal, le plus déprimé, le 
plus triste. Voilà comment résumer cette forme. Et voilà pourquoi je trouve que cette forme 
en U qui résume la société est aussi simple qu’intelligente, aussi simple qu’intéressante. Et 
le fond de ce U représente un peu un fond de cuve où on a tous les 40 ners, les 50 ners débordés par 
la vie. débordé par le travail, par les enfants, par le stress, par le fisque, par la dette, par 
les débit que tu vois défilé. C’est stressant, tuas tu as un peu d’argent qui rentre et à 
peine le 5 du mois, tu as déjà tout qui est   sorti. L’électricité, le gaz, l’eau, euh le prêt 
bancaire, le crédit bancaire, le prêt pour la voiture, l’assurance de la voiture, à peine le 5 
ou le 7 du mois, euh il te reste plus que 30 €. Tu vois, si tu es encore positif, c’est pas mal. En 
général, entre le 1er et le 5 du mois, ton compte est siphoné entre loyer, facture, crédit. Et bien 
sûr, ce fond de cuve va se déplacer petit à petit. Les milléniaux vont commencer à y entrer et euh 
les milléniaux déjà commencent à atteindre cet âge hein. Euh les plus âgés des millenniaux ont 
aujourd’hui 44, bientôt 45 ans et pour beaucoup, ils sont déjà dans cette phase de vie où ils ont 
euh des enfants, le crédit pour la maison euh et les charges diverses et variées qui font que à 
ce moment de la vie, les choses sont difficiles, les choses sont très difficiles. Et alors 
que les milléniaux y entrent petit à petit, les X y sont déjà. Et on va maintenant évoquer 
d’autres éléments qui rendent cette tranche d’âge, la tranche 40 50 ans, particulièrement difficile 
à vivre. Tout d’abord, c’est là qu’on voit apparaître les premières maladies chroniques, 
les problèmes de santé, la fatigue. Avant 40 ans, sauf exception, en général, tu es plutôt en 
forme. Il est assez rare de voir des maladies graves apparaître avant 40 ans, mais vers 40, 
45 ans, on commence à voir où apparaissent les maladies qui devaient apparaître. Si tu devais 
faire un diabète par exemple, tu le feras dans   cette tranche d’âge ou tu commenceras à le faire 
dans cette tranche d’âge. C’est là aussi où tu commences à développer la presbici, tu commences 
à porter des lunettes pour lire et cetera. tu as la vue qui baisse. Euh donc tu commences euh à 
partir euh je dirais du milieu de la quarantaine, de la cinquantaine euh à voir apparaître les 
maladies qui devaient apparaître où tu commences à voir la dégénérescence de ton corps. Alors tout 
est relatif hein, on peut encore péter la forme   si on s’entretient, si on fait du sport à 45, 50 
ans, 55 ans. Mais bon, on fait pas de miracle, il y a la biologie et on commence à voir la 
fatigue du corps apparaître, ce qui peut donner un coup au moral à beaucoup. C’est aussi un âge 
où on commence à comprendre qu’on a plus le temps de faire ce qu’on voulait faire. On réalise les 
fatalités de la vie pour le dire simplement. Quand à 45 ans pour les plus jeunes de la génération X 
ou 60 ans pour les plus vieux de cette génération, tu as compris que le champ des possibles commence 
à se refermer s’il ne s’est pas déjà refermé. Ça devient compliqué de changer de carrière, de vie, 
de repartir à zéro. Tu réalises que tu ne pourras pas faire tout ce que tu voulais faire. Dans 
l’absolu, ce n’est jamais impossible. Mais soyons raisonnable. On ne repart pas à 0 à 50 ans comme 
on pourrait le faire à 30 ans par exemple. Euh si je parle de mon cas, j’ai tout plaqué pour partir 
à Londres à 32 ans. Je ne sais pas si j’aurais eu le même courage aujourd’hui. À 32 ans, j’ai quitté 
Paris avec deux valises. Je suis arrivé à Londres, j’ai dormi à l’hôtel pendant 3 jours. J’ai 
trouvé une colocation pour habiter. J’ai trouvé un travail au bout de 2 mois et demi, presque 3 
mois. Euh j’ai amélioré euh mon anglais et je ne sais pas si j’aurais eu le même panache, le même 
courage euh aujourd’hui. En sachant que je suis   parti à Londres sans travail, sans contact, sans 
connexion. Je ne connaissais personne. J’ai pris deux valises. Euh c’était un 26 février, je m’en 
rappelle encore. J’étais sur le qu à Paris, Garde du Nord, en attendant l’Eurostar. Euh, il y a des 
moments comme ça dans la vie qui vous marquent, j’ai sauté dans le rostar et je savais que je ne 
reviendrai plus jamais en France. Et j’ai toujours garder ce billet d’Eurostar. Je l’ai toujours avec 
moi parce que je considère que c’est un moment marquant de ma vie. Ça a été une vraie bascule et 
je ne regrette pas d’avoir pris cette décision. Mais comme je vous le disais, c’est des choses 
qu’on fait à 25 30 ans, mais à 40 ans ou à 50 ans, c’est plus compliqué. tu te barres pas comme ça à 
ces âges. Et ce n’est pas uniquement une question de panache ou de courage, c’est une question 
de contexte. Tu as peut-être des enfants,   tu as peut-être de grosses dépenses, des charges 
financières, des crédits, des choses que tu dois régler en France. Donc tu ne te barres pas comme 
ça. Quand tu veux partir à 40 45 ou 50 ans, il y a souvent la maison à vendre. Il y a souvent 
euh la scolarité des enfants à réorganiser. Si tu pars avec tes enfants en Angleterre, au Canada ou 
ailleurs aux États-Unis, euh ben il y a tout ça, toute la logistique à prendre en charge et c’est 
plus compliqué quand euh tu es avancé en âge. À 50 ans, tu as en général une vie posée. Donc 
partir à cet âge, c’est compliqué. J’ai envie de dire il y a un âge pour tout. Les gens qui 
pensent à s’expatrier à 50 ou à 55 ans, bon un peu de sérieux, il y a un âge pour tout. Les seuls 
qui peuvent s’expatrier à cet âge, c’est les gens   qui ont énormément d’argent. Voilà, si tu es si tu 
es français multimillionnaire, tu as envie de te barrer en Suisse, bon, tu as compris que c’est 
pas trop c’est pas trop un sujet. tu as tu as   la force financière pour gérer ce genre de chos. 
tu es multimillionnaire, tu prends tes enfants, tu les mets dans une école privée, tu te barres 
en Suisse au Luxembourg, tu dis au revoir à la   France et c’est une affaire réglé. Et beaucoup 
euh de patrons, de chefs d’entreprise font ça. Ils arrivent à 50 55 ans, ils en ont ras le cul 
du fardeau fiscal français, ils vendent tout, ils prennent leur argent et ils passent de l’autre 
côté de la frontière, au Luxembourg, en Suisse ou   ailleurs euh où euh les charges fiscales sont 
moins euh importantes et ils refont leur vie. Mais bon, vous avez compris que quand on 
quitte la France avec 10, 15, 20 millions,   c’est pas pareil que de partir quand on n pas de 
moyens. Autre difficulté pour la génération X, l’inquiétude de la retraite. Euh aujourd’hui, 
beaucoup de personnes de cette génération arrivent à 50 ans, 55 ans aux frontières, aux portes de la 
retraite et ils savent à peu près où ils en sont. C’est-à-dire qu’à 50 ans, tu sais si tu auras 
une bonne retraite ou pas. Tu sais déjà où tu en es. Moi, j’ai travaillé avec des collèges, 
des collaborateurs qui avaient 50 55 ans et qui me disaient “Je ne pourrais jamais m’arrêter de 
travailler, je ne peux pas partir à la retraite parce que je n’ai pas assez cotisé.” Ils savent 
déjà où ils en sont. Ils savent déjà qu’ils n’ont pas assez investi. Quand tu as 50 ans que tu es 
à 10 15 ans de la retraite, tu sais très bien que tu feras pas de miracle en 10 ans. Une retraite 
pour les plus éduqués, ceux qui ont une petite culture financière, ça se prépare à 20 ans, 30 ans 
maximum. tu commences à investir, tu commences à t’intéresser au fonds indiciel, à la bourse, 
aux intérêts composés, euh à la création d’un   portfolio, tu commence déjà à t’éduquer très tôt 
à ça. Euh moi, j’ai commencé à investir en bourse en arrivant en Angleterre à 32 ans. Avant ça, mon 
niveau de connaissance en bourse, c’était zéro. Français typique, je connaissais que l’immobilier. 
C’est grâce à mon départ en Angleterre, dans un pays où il y a pas de retraite. En Angleterre, il 
y a pas de retraite à la française. Tuorganises   ta retraite tout seul, tu te démerdes. Et ça a 
été une bénédiction parce que c’est là où j’ai commencé à investir. J’ai commencé à mettre le 
moindre centimes que j’avais sur le SNP 500. J’ai tout mis sur la bourse américaine et quand j’ai 
commencé à gagner de l’argent, à gagner beaucoup   d’argent, euh je savais que j’avais pas assez 
cotisé. Je savais que j’avais commencé trop tard, 32 ans, je dirais c’est pas trop tard mais c’est 
tard. Et donc j’ai commencé à charbonner comme un malade à mettre des 10000 des 15000 livres 
sterling par mois sur le SNP 500. Euh et grâce à ça, j’ai réussi à rattraper mon retard, à me 
constituer un capital boursier suffisant pour pouvoir partir à la retraite confortablement. 
Et je vous parlerai peut-être de mon aventure   investissement. J’en ai un peu parlé sur Patreon, 
mais je n’ai pas parlé de mon parcours personnel. Je n’ai jamais partagé mon portfolio. J’ai jamais 
partagé les montants que j’ai investi en bourse, les brokers chez qui j’investis et cetera. Je suis 
jamais vraiment rentré dans le détail. Je vous en   parlerai peut-être, mais c’est une chance, 
c’est un coup de bol. Si j’étais pas parti en Angleterre, si euh j’avais pas compris euh 
qu’il était important d’investir, de préparer sa retraite, ben je serai comme le français moyen en 
train d’attendre gentiment que l’État me donne mes 900 ou mes 1000 € euh de retraite, ce qui sera le 
lot de beaucoup de Français. Euh faire confiance à l’État, c’est rarement une bonne stratégie. La 
chance que j’ai eu en arrivant en Angleterre, c’est d’avoir compris qu’il fallait mettre l’État 
hors de ma vie le plus vite possible. Dégager cette merde étatique le plus vite possible. L’État 
n’est pas votre ami. L’État n’est pas votre allié. L’État n’est là que pour vous taxer. Ce n’est pas 
votre intérêt qui l’intéresse. Ce n’est pas votre bonheur. Il y a des naïfs qui croient à ça. Il y a 
des naïfs qui pensent que l’État va les protéger, va préparer leur retraite et cetera. Bon, 
on en reparle dans 10 15 ans et je pense que je commencerai petit à petit à développer sur 
YouTube des sujets économie, investissement. Vous êtes de plus en plus à me le demander et 
je partagerai avec vous mon expérience,   comment je suis arrivé euh à mes conclusions, 
comment j’ai créé mon premier portfolio, comment j’ai mis le pied à l’étrier pour commencer 
à investir. Et je pense que ça bénéficiera à beaucoup d’entre vous. Mais bon, c’est déjà 
un autre sujet. et ça sera pour une autre fois un autre épisode. Pour conclure ce podcast, 
voilà pourquoi la génération X, cette génération silencieuse dont personne ne parle, est celle qui 
souffre le plus aujourd’hui dans l’indifférence la plus totale. Contrairement aux milleniaux et 
à la génération Z qui monopolise l’attention et les débats, la génération X a tout fait dans le 
silence. Elle a pris la crise de et le chômage de plein fouet dans les meilleures années de sa 
vie. Elle supporte la charge de ses enfants, la maladie et le décès de ses parents sans faire 
de bruit, sans susciter le débat sur les plateaux télé. Et je souhaitais conclure ce podcast 
avec une question. La génération X est-elle une génération silencieuse ou plutôt une génération 
courageuse ? Cette absence de bruit, de plainte, de débat ne vient-elle pas du fait que cette 
génération a pris les difficultés de la vie avec courage, panache, sans en faire un drame comme 
le feraient les milléniaux et sans pleurnicher ni crier à la dépression ou à la thérapie 
permanente comme le ferait la génération Z. La génération X n’est-elle pas tout simplement 
la génération courageuse ? Celle qui a accepté la réalité et affronté les difficultés de 
la vie sans sourciller en portant le poids de l’existence comme le feraient des adultes 
responsables. Ce silence au final n’est-il pas tout simplement un signe de maturité ? Mes 
amis, je laisse cette question ouverte et vous laisse en tirer vos propres conclusions. Voilà 
ce que j’avais à dire pour aujourd’hui. Et que dire d’autre ? Bien comme à mon habitude, 
prenez soin de vous et à très bientôt.

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45 Comments

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    ———————————
    🎬 Timeline et liste des sujets :
    00:00:00 Boomer, Milléniaux et génération Z : qui sont-ils ?
    00:04:14 Les X : la génération silencieuse.
    00:06:38 Une génération dévastée par la crise financière de 2008.
    00:15:25 Le double fardeau : des enfants encore dépendants et des parents vieillissants.
    00:18:17 Les X sont dans un "creux générationnel" : la théorie du U bend of life.
    00:23:51 Ce qui rend la tranche d'âge 50/60 ans aussi difficile à vivre.
    00:25:12 Un âge où tu comprends que tu n’as plus le temps.
    00:28:58 Cette retraite que beaucoup n’auront jamais.
    00:32:56 Une génération silencieuse, ou plutôt courageuse ?

  2. on s'en branle de savoir celui qui saigne le plus. On est tous dans la merde à cause de ce système ponzi de merde entretenu par les boomers donneurs de leçon qui n'ont rien branlé de leur vie.

  3. J'ai 56 ans, trois enfants de 37, 25 et 22 ans. Mes parents sont blindés, à 81 et 88 ans. Tu as parfaitement décris les choses.

  4. Je suis né en 96 je sais pas dans quelle team je suis 😂.

    Après les problèmes sociaux que connaissent la gen x la gen z la connait d'autant plus. On a évolué dans un monde qui change tellement vite qu'on sait même pas où s'orienter. Au moins les générations précédentes pouvaient miser sur une carrière et un peu de stabilité. Développer des compétences qui ne devenaient pas obsolète après une miseà jour d'open IA. On commence des études et avant qu'on les finissent une techno nous a remplacé.

    C'est sans commune mesure avec les pauvres quarantenaires qui ont juste vécu le même truc qu'on vit tous.

    La gen z ne sait même pas où aller, que faire. Mes amis et moi on change de carrière tout les deux jours. On est en crise permanente. Constamment s'adapter, c'est épuisant de ne pouvoir se reposer sur rien, jamais.

    Avec ou sans diplôme on est des merdes interchangeable. Du bac +5 au bac-5 on a aucune valeur. Les entreprises préfèrent payer 5 mecs beaucoup plus cher en interim qui travaillent mal plutôt qu'un seul gars efficace mais qui finira par vouloir avoir un salaire descend en cdi.

    Le chômage structurel c'est encore aujourd'hui (6millions de chômeurs pour 1 million d'offres). Dont une grande partie fausse, uniquement là pour mettre la pression sur les salaires les employés et justifier des méthodes managériales douteuses.

    La gen z n'a même pas une chance. Quand elle en a une la technique la dérobe sous ses pieds. On a même pas le moindre espoir d'avoir une vie stable. On aura pas de retraite non plus. On aura rien, et tout change trop vite pour qu'on mise sur quoi que ce soit. Quand la gen x est brisé en route, la gen z est morte dans l'oeuf. Destiné à errer, sans jamais pouvoir s'enraciner nul part, en attendant que l'économie s'effondre pendant que des néolibéraux nous explique que c'est qu'une question de volonté, qu'eux ils ont bossé. Eux. Quand beaucoup n'ont jamais du l'opportunité d'essayer.

  5. Oui ce silence est signe de maturité, mais en même temps que peut être ils préparent une surprise énorme qui fera basculer ce monde dans la paix durable en passant d'abord par des guerres inévitables.

  6. Generation X j ai quitté la France pour la Norvège à 44 ans. Ai trouvé un emploi sur place apres 4 mois. Je prnse que cette generation n est pas si conformiste et qu elle a integré « jamais trop tard» generation annee 80 qui est resté dans l insouciance de l enfance plus longuement que toutes autres generations precedentes!

  7. En 1970 , smic à 1000Francs par mois , prix d'un logement 50000 Francs dans une ville moyenne.
    Soit 50 mois de salaire.
    En 2008 , smic à 1200€ , prix d'un logement 250000€ soit 208 mois de salaire.

  8. Les dates de génération dépendent d'un pays à l'autre, d'ailleurs c'est aussi une notion "occidentale" car pour les personnes nées pendant la génération X en Pologne ce n'est pas la même chose.

    De mon point de vue la génération X finit vers 1973, il ont commencé à travailler bien avant l'an 2000, ont été payés en francs plusieurs années.
    Ils n'ont pas grandit avec le téléphone portable (un écran basique et les 12 touches) et n'ont pas eu d'ordinateur dans leur enfance et pas de console de jeux.
    Et aussi, il faut bien comprendre que les personnes qui sont entrées sur le marché du travail après 2000 ont subi la concurrence de la mondialisation et la grande desinstrialisation de la France, rappelons même que la Chine est rentrée dans l'OMC fin 2001.

    Selon Wikipedia, les dates sont 1965-1976 ou 1961-1981 ou 1962-1971

    Passage à l'euro en 2002, entrée de la Chine dans l'OMC fin 2001, attentats du 11 septembre, éclatement de la bulle Internet, guerre en Irak, démocratisation d'Internet et du téléphone portable. Je pense que le point de bascule a eu lieu entre fin 2001 et début 2003.
    Ce qui nous amène à une génération née vers 1976-1979 qui avait entre 23 et 25 ans au moment de ce point de bascule.

  9. ça me fait penser à la vidéo où Zemmour faisait un rassemblement pour la mort de la petite Lola ( vous l'avez sûrement vu )
    Un journaliste LCI demande à une vieille boomeuse ce qu'elle pensait de cela et voilà ce qu'elle disait :
    " – c'est de la récupération ! c'est honteux ! de profiter de la mort de cette pauvre gamine pour faire de la récupération ! "
    à ce moment là, un homme intervient et lui dit :
    " – La démographie c'est pour nous, pas pour vous, vous êtes une génération de boomers qui a bien jouie, car dans les années 70 vous ne risquiez pas de vous faire agresser pour une cigarette ou un regard, car ce que connaissent nos sœurs….."
    La vieille le coupe et lui dit :
    " – Ohh ! je vous en prie ! S'il n'y avait pas de la misère il n'y aurait pas tout ce qu'il se passe ! "
    Il répond :
    " – Dans les campagnes de la Creuse il y a de la misère et on ne retrouve pas de petites filles égorgées ! Donc ne racontez pas n'importe quoi ! "
    Elle répond :
    " – C'est vous qui racontez n'importe quoi ! c'est vous qui faite de la provocation ! "
    Epouvantable n'est ce pas ? Voilà comment ils ont endoctriné ces boomers incapables de réfléchir et de penser par eux mêmes, incapable d'utiliser des smartphones et des ordinateurs pour aller sur les réseaux sociaux, juste bons à bouffer du média mainstream TV qui occultent et/ou minimisent la majeur partie des faits divers, à savoir l'insécurité catastrophique perpétuée par tout ces africano-arabo-maghrébins.

  10. les youtubers tradeurs / friqué de londres / cryptobros de mes c… qui donnent des leçons aux goyims pauvre sans moyen de sortir la tête de l'eau, vous nous pétez profondément les couilles.

  11. Très intéressante analyse, merci pour le travail !
    Cela dit, en tant que membre de la Génération X (né en 1977), je ne me reconnais pas totalement dans cette vision d’une “génération sacrifiée”.

    Certes, sur le plan économique, nous avons essuyé des crises (2001, 2008, etc.) mais nous avons aussi eu la chance incroyable de vivre une adolescence dans les années 80, une époque d’une richesse culturelle, musicale, cinématographique et humaine absolument inégalée.
    Nous avons connu la liberté avant les réseaux sociaux, le monde sans surveillance algorithmique, le téléphone avec un fil, les après-midi à la bibliothèque, les découvertes musicales en magasin, les vraies bandes de potes dans la rue ou dans les bois, sans smartphone, sans GPS, sans photo, mais avec une vraie présence.
    Nous avons grandi dans une époque où on pouvait rêver sans être bombardé de notifications, et où chaque nouveauté (le walkman, les jeux vidéo 8 bits, le magnétoscope, les débuts d’internet) avait un goût de magie.
    Aujourd’hui encore, les années 80 fascinent : elles sont partout dans les films, les séries, la musique, parce qu’elles ont une âme et une authenticité qui manquent souvent aux époques numériques.
    Donc oui, peut-être qu’on n’a pas tous eu des carrières linéaires comme les boomers, mais sur le plan humain, existentiel et culturel, je nous vois comme une génération chanceuse et précieuse, ni sacrifiée, ni perdue.

    Je plains bien plus les générations qui n’ont rien connu avant internet, qui n’ont jamais vécu dans un monde sans réseaux sociaux, sans “buzz”, sans dopamine numérique.
    La Génération X est un trait d’union entre deux mondes, un témoin de la transition — et ça, c’est une richesse immense.

  12. La génération x a connu le plein emploi, la capacité à trouver du travail. Elle a pu acheter de l'immobilier à bas prix et réduire ensuite le taux de leur crédit très élevés à l'époque et profité du passage du franc en Euros lors de la revente de leurs biens. Elle n'avait pas toutes ces normes écologiques. Elle a connu après la crise de 2008, la plus grosse envolée boursière de l'histoire à l'époque où elle était au prime de sa carrière. La culture était à son apogée. Les métiers du tertiaire / informatique étaient en plein essor et il n' y avait pas le wokisme. Ils ont accepté une politique désastreuse et ont profité d'un état providence généreux aux détriment de leurs enfants. Ils seront aussi les derniers à jouir de la retraite et ont bien profité de la libération s* xuelle. Ils ont pris tout ce qu'il y avait à prendre et n'ont rien laissé.
    A partir des millénials il n'y a plus rien. Je ne vais certainement pas les plaindre.

  13. Génération X génération RAP et graffiti à Paris 😊, je me sent pas concerné par ton analyse.
    Je pense que la génération X et une charnière de 2 générations bien différentes et la meilleure. On a vue la fin du franc et le début de l’euro. La naissance du Rap et de internet des téléphones portables du bip bop au dernier iPhone du Minitel a l’ordi personnel, de Napster a Spotify, des DiVX à Netflix. Une génération d’aventuriers partant à Londres ou aux states une génération de rebelles, de bonhommes.
    Fessant partie de cette génération je pense pas avoir était sacrifier venant de Martinique ayant vécu à Londres et aux States et a présent 3 enfants, maisons en France et en Martinique, je pense pas avoir été sacrifier

  14. Je suis née en 1969 et j’adhère à une grande partie de ton analyse pour ma génération mais nous avons eu pour beaucoup une enfance insouciante car nos parents,les baby boomers, avaient une bonne stabilité financière. Il y avait aussi beaucoup de joie et de plaisirs simples. Ma mère travaillait à la banque et grâce au comité d’entreprise nous sommes partis dans le sud les étés et souvent au ski. Nous allions souvent au restaurant et sans être gâtés nous avions tout ce dont nous avions besoin. J’ai grandi avec l’idée que je ferai mieux que mes parents ayant fait des études qu’eux n’avaient pas pu faire mais c’est au début des années 90 que mon diplôme en poche le désenchantement a commencé. C’était déjà la crise économique —d’autant plus dans mon secteur (la mode) et j’ai dû enchaîner les petits boulots pour payer mon loyer et rembourser mes études. J’ai repris des formations et j’ai parfois réussi à m’en sortir mais jamais longtemps. J’ai appris que le monde du travail est impitoyable. Malgré tout, en couple on s’en sortait cependant ma séparation du père de mes deux enfants m’a jetée dans l’arène de la précarité et de l’anxiété. J’ai pensé retourner chez mes parents pour essayer de m’en sortir et de trouver un soutien moral et logistique aussi mais disons que cette idée n’a pas été reçue favorablement. C’est là que tu sais que tu es seul au monde. J’ai fini par partir aux USA où j’ai passé dix ans avec mes deux fils. Là bas c’était quasi le plein emploi et des salaires impensables en France mais oui avec une précarité effrayante pour une française comme moi. Me revoilà en France et j’ai dû être hébergée pendant un an et demi par mes parents avec mon plus jeune fils pour pouvoir me réinstaller en France. “Tous les parents ne feraient pas ça m’a dit ma mère” qui elle même a été hébergée avec son mari [mon père] et ses deux enfants par son père [mon grand-père] jusqu’au décès de ce dernier. Pour moi les baby boomers sont pour beaucoup égoïstes bien qu’ils pensent être des parents parfaits. Ils ont un jugement très dur et critique sur les générations d’après surtout celle de leurs petits enfants. A bien des égards ils ont été des parents présents et responsables mais avec un grand manque d’intelligence émotionnelle et d’ouverture. Perso je pense aussi que la galère de notre génération vient grandement de l’explosion en masse des cellules familiales. L’anxiété de nos enfants vient aussi du fait d’avoir grandi sans la sécurité que des parents ensembles sont censés apporter.

  15. Je ne pense pas à la validité d’une théorie générale pour expliquer le parcours d’un individu dans sa vie: les bornes de la génération sont d’ailleurs abstraites et peuvent varier ( les sociologues évoquent ici 1961-1981, d’autres 1965-1979, d’autres évoquent aussi une micro-génération dans la génération, les Xenials :1977- 1983, ….). Je ne vois pas ce qu’il y a de commun entre un mec qui a connu des instituteurs en blouse dans une école communale, fait un service militaire à Berlin-Ouest avant la chute du mur et avait déjà passé les 30 piges lorsque les premiers téléphones portables sont arrivés ET un mec qui n’était encore qu’adolescent lors des années 90s qui ont tout bouleversé et sur lesquelles notre époque est encore fondée: multiplication des chaînes de TV (câble, satellite), pénétration d’internet et des PC dans les foyers, glorification du sport spectacle, diffusion des mangas, abolition des frontières intérieures en Europe, banalisation d’erasmus…..
    Je crois qu’elle est là la vraie définition d’une génération : ceux qui ont eu le cul entre deux chaises, à savoir entre l’ancien et le nouveau monde alors qu’ils n'étaient pas encore des adultes et se sont adaptés à un moment charnière de leur développement ! Vous aurez deviner…j'en fais parti 😀😀😀

  16. Je suis de la génération X mais je suis canadien alors je ne sais pas si en Europe c'était pire ou mieux.
    Beaucoup parle que les années 70 et 80 ont été magique et pour ma part et beaucoup de ceux que je connais autant les hommes que les femmes, nous sommes tous d'accord pour dire qu'effectivement, les années 80 ont été les meilleurs car ( peut etre a cause que nous étions adolescents ) tout semblait possible. Nous avions tous une énorme liberté et tout ce vivait au jour le jour. On était probablement insouciant.
    On découvrait le meilleur dans plein de domaine , c'était des surprises que l'on découvrait dans les films, la musique, premier jeux vidéo, des libertés comme la liberté sexuelle , les premiers ordinateurs, les années 80 c'était une décennie de fête.
    Je crois que peut-être a cause de la guerre froide entre surtout les États-Unis et l'URSS. Les États-Unis ont décidé de montrer le meilleur du capitalisme américain et que nous étions à la bonne époque pour en profiter.

    C'est plus tard que tout a commencé à se corser car une fois devenu adulte, on sait rendu compte assez vite que les valeurs qu'on nous avait enseigné qu'en grandissant que nous allions avoir une vie familiale stable et que nous finiront nos jours avec la même personne comme nos parents boomer ou comme nos grand parents , que nous allions avoir un travaille stable que nous aimerions que tout ce que l'on croyait stable est devenu instable et c'est complètement effondré.
    Le possible devenait de plus en plus impossible.
    Et a partir des années 2000 particulièrement a peu près le 11 septembre 2001, tout n'a fait qu'empirer.
    Aujourd'hui j'ai 55 ans, je ne regrette pas d'avoir vécu mon époque de X. Mais je suis heureux de ne pas avoir 20 ans aujourd'hui.

  17. Merci pour la vidéo, cependant, une remarque qui peut-être sera partagée, pour moi mettre dans la même génération, dite "millénials", des gens nés en 1981 et des gens nés en 1996, ça ne colle pas, une personne née en 1981 n'a rien à voir avec une personne née en 1996, il y a un "gap" générationnel entre ces deux personnes, pas les mêmes souvenirs, pas les mêmes références etc… donc le découpage usuel de ces générations pour moi ne va pas. selon moi, le découpage par décennie fonctionne mieux, les gens nés entre 1970 / 79 puis ceux né entre 1980/ 89 et ainsi de suite…

  18. Le Covid a été encore bien plus douloureuse que les subprime surtout pour les salariés de l'hôtellerie restauration qu'on à interdit de travailler pendant quasiment 2 ans !

  19. La situation de la generation X dont vous parlez, elle a été le vécu de la generation boomer en afrique; la situation est inversée selon la zone continentale ou l'on se trouve.

  20. Prochaine vidéo, parle de notre génération, les millenial des 80's, je pense que c'est 80% de ton auditoire lol. D'ailleurs tu pourrais faire un sondage à choix multiples et demander la tranche d'âge de ton auditoire (fait des tranches de 5 ans)

    En vrai ça mérite carrément un live avec 2 autres intervenants, pourquoi pas d'autres youtuheurs 😉

  21. je me souvien de la periode ou il falait 15 cv pour un rdv et 5 rdv pour avoir une job avec , la plus part des jobs demandais 10 a 15 ans experiences

  22. Salut le x, c'est vous qui nous laissez se monde… Vous avez profité de tout les plus grands leviers financier possible et imaginables. Reprise après guerre, plein emploi, libération des mœurs, x10 sur l'immobilier, internet, eeet on paye vaux retrait… Vous êtes la calamité du siècle et encore plus la notre

  23. Ces histoires de génération x, y , z c est de la connerie en barre. Comme si on était pas déjà assez divisés maintenant on generalise un individu en rapport a sa date de.naissance … En ce moment c est la mode de taper sur la génération d apres guerre, ok. Maintenant tous ces cassos qui critiquent sans discernement ils auraient fait quoi de mieux que les petits copains a l époque ?

  24. Perso 1979.
    Ma fille est née en 2008
    J'étais passé de 3000e/mois à 1600e de chômage et me suis fait divorcer par mon ex femme dans la foulée.
    J'avais ma maison à crédit.
    Une période penible.
    A l'époque je suis resté 1an au chômage et alors j'ai decidée de rebondir en changeant de métier (electicien à soudeur) afin de partir bosser en Suisse ce qui a été un très bon choix.
    Aujourd'hui j'ai 2 boulots (70h/semaine) et j'ai dû investir pour compenser la retraite minable à laquelle je vais avoir droit et offrir un avenir meilleur à ma fille de 17ans que j'élève seul.
    Aujourd'hui nous mettons ́otre expatriation, ma fille mérite mieux que cette épave que nous appelions "France".
    Force à vous tous, travailleurs et travailleuses qui essayez de vous en sortir et qui suez eau et sang pour vous en sortir. Surtout les parents isolés avec enfants à charge.
    Bravo à vous

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