Sa spécialité ? C’est une puncheuse grimpeuse ! Née à Angoulême, en Charente, en 1996, Victorie Guilman a commencé sa carrière dans le cyclisme professionnel à 19 ans. Après le Tour d’Italie en 2019 et 2023, elle est la première Charentaise à participer au Tour de France en 2024.
Néo, le portrait, a rencontré Victorie Guilman dans la Vienne, où la coureuse cycliste nous parle de son sport au féminin.

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Bonjour, je suis Victorie Guilman. Bienvenue dans mon sport ! Je suis née à Angoulême, en Charente. J’ai commencé à l’âge de 7 ans. C’est une histoire de famille. Toute ma famille en faisait, mes parents, mes grands-parents. J’ai commencé parce que je voyais mon frère en faire et je lui disais les consignes. Alors mes parents m’ont dit : si 
tu es si maline, vas-y toi, montre-nous ! Quand j’étais jeune, je voyais l’équipe du coin, Vienne Futuroscope à l’époque, et elles n’étaient pas payées, ça n’existait pas. Rien que décrocher un premier SMIC pour moi, c’était même pas réalisable et c’était incroyable. Là, maintenant, tout grandit. C’est super. Mon plus marquant, évidemment, c’était le Tour de France. C’était ma première année. Tout le monde m’en parlait comme quoi c’était l’événement le plus grand au monde avec le public. C’est vraiment à part. Il y a une ferveur vraiment tout au long du parcours et ça c’est vrai que nous, surtout les femmes, on n’a pas l’habitude d’avoir donc, oui, c’était vraiment grandiose. Là c’est un vélo pour la route. 12 vitesses. Les vitesses sont électriques donc il n’y a pas du tout de câbles. Les boutons sont ici. Là c’est vraiment les roues de course. La particularité, c’est comme les voitures, il n’y a pas de chambre à air : tubeless. Je pense que c’est encore un sport tout jeune. On est peut-être plus disponible, plus spontanée pour le public et les courses sont un peu moins stéréotypées. Moi ma spécialité, je suis plus  puncheuse grimpeuse. J’aime les courses d’usure parce que je suis très forte pour la résistance. Plus c’est dur et plus la course est longue, mieux ce sera. Des fois les gens ils ont du mal à comprendre. On est seule sur notre vélo mais en fait c’est vraiment un sport d’équipe. Je dirais qu’il y a 60 % dans la tête et 40 dans les jambes. Quand on est coéquipier, on a beau 
être le plus fort, mais on doit se sacrifier pour le leader qui a été déterminé avant. Pour moi, une victoire et réussir ma course, c’est  lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée, et me dire que j’ai tout donné et ne pas avoir de regret.

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