Colloque Environnement et Climat – Port-Vendres 26 Juin 2025
“La Méditerranée : carrefour de défis environnementaux”
La pollution et la biodiversité
Effets anthropiques sur la biodiversité
Pascal ROMANS (Observatoire Océanologique de Banyuls-sur-Mer)

hop bonjour donc je vais vous parler moi d’espèce non indigène marine en Méditerranée et prendre pour ça l’exemple du du crable américain qui nous pose quelques soucis à local Alors la petit rappel la mer Méditerranée c’est une mer quasi fermée qui présente une circulation de masse d’eau plutôt complexe un très fort d’andémisme c’est-à-dire qu’on va trouver en Méditerranée des espèces qu’on ne trouvera ailleurs qu’on ne trouvera pas pardon ailleurs Et puis on on sait que cette cette Méditerranée elle est aussi extrêmement riche en terme de biodiversité Plus de 2000 plus de 10000 espèces pardon recensées alors que la Méditerranée ce n’est que 0,8 % de la surface des océans et pourtant il y a 10 % des espèces marines qui sont présentes dans cette mer Donc biodiversité exceptionnelle très forte d’andémisme entre 15 et 20 % Chez nous sur le littoral des Pyrénes orientales et plus largement sur l’Occitanie on a un concentré de Méditerranée avec quasiment tous les biotopes qu’on pourrait retrouver en Méditerranée des fonds rocheux des fonds sableux des lagunes côtières des canagons le grand large Enfin on a vraiment une une richesse vraiment exceptionnelle Mais chez nous comme ailleurs en Méditerranée ben on se retrouve face à des menaces des menaces assez classiques maintenant Le transport maritime la Méditerranée concentre 30 % du transport maritime mondial la surpêche euh qui principalement maintenant touche la partie occidentale pardon de la Méditerranée On va aussi avoir des des problématique de pollution plastique Évidemment la Méditerranée elle est encore une fois quasi fermée donc elle concentre beaucoup et puis il y a aussi beaucoup de tourisme beaucoup d’activités autour des littoraux de la Méditerranée ce qui explique cette forte concentration en plastique Et puis on on a évidemment d’autres menaces plus globales comme le changement climatique la surfréquentation touristique je je viens de le dire et puis évidemment les espèces non indigènes qui sont évidemment corrélées à à ce problème de changement climatique en particulier mais aussi aux autres pressions puisque en faisant des pressions sur les espèces locales on les affaiblit et on laisse la place donc à des espèces qui ne qui viennent d’ailleurs Alors je vais commencer par quelques définitions parce qu’on on se mélange un peu les pinceaux entre espèce non indigène espèce exotique envahissante espèce exotique Enf il y a vraiment toute une toute une terminologie qui se mélange parfois Alors les espèces non indigènes ce sont des organismes qui vont être introduits volontairement ou non hors de leur airre de répartition naturelle Quand elles vont s’établir et proliférer elles vont pouvoir devenir envahissantes On appellera ça les triples E espèces exotiques envahissantes et elles vont perturber gravement les écosystèmes locaux En gros en en Méditerranée on sait qu’on a actuellement environ 1000 espèces non indigènes et certaines donc sont devenu espèce exotique envahissante Donc en classification une espèce exotique en gros c’est aussi une espèce indigène donc une espèce introduite hors de son air de répartissant naturelle On peut avoir aussi des espèces établies acclimatéaturalisées c’est-à-dire qu’elles vont être intégrées à l’écosystème local et stable sur plusieurs générations sans avoir forcément d’impact Elles peuvent être donc ensuite envahissantes ou invasives On utilise les deux terminologies même si au niveau scientifique on a plutôt tendance à parler d’espèces exotiques envahissantes Donc là expansion rapide avec des impacts négatifs vraiment avérés Et puis il y a d’autres terminologies he quand on parle d’espèces dont on connaît pas l’origine on parle de cryptogénique on parle d’espèces férales quand elles se sont échappées de la captivité de l’aquaculture par exemple Donc voilà il y a vraiment une terminologie assez importante Alors si on revient sur les espèces exotiques envahissantes celles qui causent vraiment des problèmes faut savoir que quand on parle d’espèces exotiques envahissante on considère l’animal adulte mais on considère aussi sa descendance Donc les œufs les larves vont faire partie de de du du contexte en fait d’espèces exotiques envahissantes Et encore une fois donc une espèce exotique envahissante elle est introduite par l’homme de manière accidentelle ou volontaire mais surtout pour être considéré comme exotique envahissante il faut qu’elle ait un un impact sur l’environnement Donc on a une stratégie au niveau national qui s’appelle la stratégie relative aux espèces exotiques envahissantes qui va permettre de définir une réglementation Il faut savoir en fait que ces espèces elles peuvent être classées euh euh à deux niveaux Ces espèces exotiques envahissantes Un premier niveau euh qui va qui va réglementer en fait leur leur leur leur transport C’est-à-dire qu’on a pas le droit de les relâcher quand elles sont au niveau 1 On n pas le droit de les relâcher volontairement ou involontairement dans le milieu naturel C’est principalement la seule réglementation qu’il y a sur ces espèces de niveau 1 Et quand on est sur des espèces de niveau 2 là par contre le commerce est interdit euh le déplacement est interdit Enfin on a vraiment là on se retrouve vraiment dans un contexte où on va avoir tout un tas de réglementations qui vont viser à faire en sorte que cette espèce exotique envahissante ne se ne puisse pas repartir dans le milieu naturel et en tout cas se déployer dans d’autres zones que celles où elles se trouvent déjà malheureusement Alors l’origine de ces espèces non indigène on va les prendre au sens large et on va pas considérer que celles qui sont envahissantes Ben dans les vecteurs qui permettent d’expliquer leur présence dans la Méditerranée mais aussi dans d’autres zones quand on parle d’espèces exotiques envahissantes on peut en avoir ou des espèces indigènes elles peuvent être terrestres elles peuvent être dans tous les océans dans les dans donc en Méditerranée on va avoir comme principal vecteur le canal de Suèse qui est le canal en fait qui fait la jonction entre la mer rouge et la Méditerranée qui a été qui a été construit à la fin du 19e siècle et qui pour permettre en fait un transport maritime plus aisé entre l’Asie et et le et l’Europe et les États-Unis puis enfin et l’Amérique et puis donc on va appeler les les espèces qui traversent ce canal les migrants lespiens le canal éant ayant été créé par Ferdinand lesceps un ingénieur qui qui a donc donné son nom malheureusement à à ces espèces qui traversent son canal Euh on a d’autres espèces qui s’appellent les migrants herculéens Ce sont ceux qui vont rentrer naturellement par le D3 de Gibraltar point d’entrée avec l’Atlantique de la Méditerranée Puis plus rare des espèces qui viennent de mer noire aussi mais en passant par la mer de Marmara et le détroit de des Dardanel Donc ça c’est la première cause On a aussi une cause qui va être le enfin c’est une des causes On a une cause aussi qui est le transport maritime qui est à cause de l’eau de balace Donc ces eaux qui permettent d’équilibrer les grands cargos euh vont entraîner le déplacement de larve de tout un tas d’organismes qui se retrouveront à destination dans des eaux qui ne sont pas leurs eaux d’origine Malheureusement ça peut être lié aussi à l’encrassement des coques Les coques vont transporter à ce moment-là d’autres enfin des organismes qui seront cette fois au stade adulte alors que dans les autres de balast on aura plutôt des organismes au stade larvire L’acquaculture aussi est une voie d’introduction d’espèces d’espèces exotiques assez importantes Euh on peut par exemple importer des huîtres et puis sur ces huîtres on peut avoir des algues et se retrouver comme ça avec un envahissement d’algues qui n’aura pas été attendu au départ Et puis on a aussi alors c’est plus anecdotique mais ça peut poser problème le commerce aquariophile avec des espèces tropicales qui peuvent être rejetées intentionnellement ou pas dans la dans la mer Méditerranée ou dans d’autres eau Alors si on regarde l’origine de ces de ces introductions en Méditerranée évidemment quand on est en Méditerranée orientale on voit bien que c’est en fait le corridor donc le le canal de Suèse qui qui permet l’introduction de ces espèces dans le bassin oriental Ailleurs ça va être le transport maritime principalement lié au cargo hein donc qui va expliquer entre 30 et 50 % de la de la présence de ces espèces de ces espèces non indigènes dans la mer Méditerranée Après il peut y avoir d’autres causes mais c’est vrai que ce sont les deux principales qui vont être à l’origine de ces euh de ces de cette présence de ces espèces non indigènes dans la Méditerranée Alors comment se passe hop comment se passe donc l’invasion ben les étapes d’une invasion par une nouvelle espèce ça va être d’abord une introduction Alors si il y a un individu ou deux qui rentre généralement la population va pas s’établir Mais si on a un groupe assez important d’individus qui rentre et des deux sexes évidemment là on va commencer à avoir de la reproduction et donc un établissement de l’espèce dans nouveau territoire On va ensuite avoir un processus d’expansion et puis une intégration dans les réseaux écologiques avec plus ou moins de dégâts L’espèce va pouvoir s’intégrer en faisant évidemment de la prédation ou de la concurrence aux espèces locales Et chaque étape elle va dépendre des caractéristiques biologiques des espèces et des conditions écologiques locales Si évidemment le milieu dans lequel l’espèce arrive est dégradé ça va être beaucoup plus facile pour l’espèce non indigène de s’intégrer Alors quels sont les facteurs qui favorisent ces invasions on a le changement climatique notamment le réchauffement de la mer qui va faciliter en particulier l’établissement d’espèces dites tropicales C’est ce qui se passe avec la mer rouge he et donc on a de plus en plus d’espèces qui rentrent de mer rouge vers la Méditerranée orientale Vous voyez ici sur l’illustration en 2022 la température de surface de l’eau de mer qui était au mois de juin déjà quasiment partout 5° supérieur à la à la température normale attendue Donc on voit bien qu’il y a ce processus qui permet ces arrivées On a on peut avoir après des perturbations anopiques comme la pollution l’urbanisation littorale ou la surpêche qui vont créer des niches écologiques vacances ou en en finalement en impactant les espèces locales permettre à des espèces non non originelles de la zone de prendre la place de ces espèces locales qui auront été impactées On a aussi une homogénéisation des habitats par les constructions Or les ports par exemple ou les digues qui vont être des relais pour ces espèces non indigènes Les digues qui permettent de d’éviter l’érosion côtière vont permettre à ces espèces de proche en proche parce que ces diggues souvent sont peu colonisés par rapport au milieu naturel de ben de de servir de support à des support ou d’abri à des espèces non non non locales donc à des espèces non à des espèces non indigènes et de proche en proche elles vont pouvoir coloniser ensuite des habitats naturels Le fait aussi que en local souvent il y ait pas les prédateurs et pas les parasites ben ça va aider évidemment à l’introduction de ces espèces et à leur établissement Alors ce qu’il faut savoir c’est que au niveau génétique quand on regarde ce qui se passe on pourrait s’attendre au fait que il y a une diversité génétique qui soit relativement faible parce qu’on peut s’attendre qu’il y a qu’il y ait peu d’individus qui soient rentrés et que donc cette diversité génétique soit soit finalement peu élevée en raison de croisement entre quelques individus En fait euh Jom Bernardi qui est qui est un chercheur aux États-Unis qui a qui a fait une présentation sur les espèces exotiques envahissantes justement ici il y a 2 ans il y a 3 ans pardon nous avait montré que en en fait non on observe rarement en fait un goulot d’étranglement donc un bottle neck au niveau au niveau génétique parce que généralement quand une espèce arrive à s’installer et qu’elle explose en densité c’est qu’il y a eu beaucoup d’individus qui sont rentrés C’est pas seulement quelques individus Et ce qui nous avait montré aussi c’est que pour certaines espèces il y a une présélection qui s’opère avant même que l’espèce soit rentrée en Méditerranée Donc par exemple en mer rouge ce sont des individus de la mer rouge qui rentreront en Méditerranée mais qui auront des gènes adaptés à la salinité de la Méditerranée qui est plus faible que celle de la mer rouge Donc il y a quand même des processus génétiques qui existent mais quoi qu’il en soit généralement il y a quand même des arrivées massives C’est pas un deux individus qui arrivent et qui se reproduisent C’est souvent une coorte entière qui arrive au stade de l’arvère et qui va ensuite pouvoir se reproduire Alors qu’est-ce qu’il en est dans le futur toujours nous expliquer ça en fait quand quand on concerne quand on on considère les espèces lesceptiennes donc là vraiment les espèces qui viennent au travers de la mer enfin qui viennent de la main rouge au travers du du canal de Suèse on se rend compte que finalement dans les premières décennies qui ont suivi l’ouverture du canal il y avait peu de migration peu de migration parce qu’en fait au centre du canal de Suèse il y avait des lacs sal allés qui empêchaient qui servaient de barrières et qui empêchaient donc ces ces migrations de de de se poursuivre Il y a le barrage à soin ensuite qui a été créé et ce barrage à soin a dessé ces zones de lac salé qui se trouvaient en plein milieu du du canal de Suè Ça a ouvert la porte à la à l’arrivée de nouvelles espèces qui ont réussi comme ça à traverser et puis maintenant on voit bien que depuis une trentaine d’années à cause du réchauffement climatique qui s’accélère actuellement évidemment le nombre d’espèces qui rentre est beaucoup plus important qu’il ne l’était il y a encore 50 ans Alors quels sont les impacts de ces de ces de ces espèces envahissantes quand elles vont avoir de l’impact al des impacts écologiques mais aussi des impacts économiques et sociaux Alors ces espèces elles vont supplanter les espèces autochtones par compétition par prédation ou par propagation de maladies parce qu’elles sont souvent vectrices de de maladie Elles vont parfois porter une maladie en même temps qu’elle en même temps qu’elle en fait Elles vont parfois modifier les habitats par exemple en recouvrant les habitonis si on se souvient du cas de la colère pataxifoléa Cette algue introduite en Méditerranée algue tropicale qui a un moment donné concurrençait fortement les herbites possonies qui eux-mêmes sont des habitats en fait c’est une espèce ingénieur donc c’est une espèce qui crée de l’habitat Euh certaines espèces dans les lagunes par exemple vont construire des structures calcaires qui vont vraiment former des récifs des récifs qui vont modifier encore une fois cet habitat Ça va pouvoir altérer les chaînes trophiques euh en modifiant le la disponibilité de la nourriture et puis euh plus généralement réduire la la biodiversité et parfois de manière drastique on le verra avec l’exemple du crabe bleu dans la lagune de Cané Et puis en terme d’impact économique et sociaux évidemment on va avoir des pertes de ressources aliotiques Donc là c’est directement la pêche qui va être qui va être visée Donc perturbation des des activités de pêche avec même apparition d’espèces parfois indésirables dans les filets des méduses qui vont colmater les filets par exemple le crabe bleu encore un exemple qui lui découpe les filets On peut avoir des impacts sur le tourisme si ce sont des méduses urticantes qui vont qui arrivent dans les dans les eaux de baignade et on peut aussi évidemment avoir des coûts énormes de gestion et d’éradication euh qui vont être très élevés euh pour essayer de contrer ces invasions mais en général quand on essaie de les contrer c’est qu’il est déjà trop tard et euh on peut essayer de les éventuellement de les contrôler mais on arrive rarement rarement à éradiquer une invasion biologique de ce type surtout en mer Alors nous à l’observatoire là c’est la la période où on va recevoir beaucoup d’appels téléphoniques On va nous dire on a vu des espèces exotiques envahissantes ou des espèces non indigènes et on va nous citer le baliste la bécouche jaune la dorade corpifène Mauvais exemple tout ça ce sont des espèces locales Alors ce sont des espèces qui sont plutôt thermophiles qui vont apprécier des eaux chaudes de la Méditerranée mais qui sont en tout cas des espèces méditerranéennes qui se rapprochent de nos côtes l’été quand la température de l’eau monte et mais qui sont en fait qui font partie normalement du paysage même si c’est vrai que certaines années les densités peuvent se retrouver assez fortement augmenté en raison de l’abondance de nourriture au bord ou d’une température vraiment optimale pour elle Mais encore une fois on n’est pas sur des espèces non indigènes On a d’autres fausses espèces non indigènes comme ce grondin volant C’est une espèce encore une fois de Méditerranée On en avait pas ici depuis 3 4 ans On commence à le voir de manière assez régulière Mais c’est une espèce vraiment présente du côté Espagne On en voit beaucoup du côté de Valencia par exemple Et c’est vrai que chez nous maintenant on en capture de de plus en plus Les pêcheurs en prennent de plus en plus au filet Une espèce beaucoup plus commune mais qui était relativement peu abondante c’est le sér écriture Ce petit ce poisson que vous voyez en bas en bas à droite Chez nous en fait on avait plutôt des populations de serran qui était le le serran chevrette le seran le serran chèvre serran chevrette qui dominait il était on va dire 100 fois plus abondant que le serran écriture Là depuis quelques années ça s’équilibre le serran écriture est en train de monter en densité pour devenir quasi euh présent au même densité que le que le serran chevrette Et puis euh on va avoir l’apparition aussi d’espèces qui paraissent complètement tropicales mais encore une fois on est sur une espèce vraiment méditerranéenne la Girelpan bien présente encore une fois derrière le Cap de Crèus présente du côté de Marseille Donc elle est là depuis toujours mais chez nous elle ne passait pas les hivers elle arrivait pas à s’intégrer Et donc en fait depuis quelques années nos hivers sont un petit peu moins rigoureux nos étés sont plus chauds Donc c’est ces animaux doivent réussir à faire des réserves plus importantes qui ne les faisait avant durant l’été il passe mieux les hivers Et donc on a des populations de ces de ces espèces-là donc le Grondin volant la Girelpan euh ou encore le Séran écriture qui sont donc plutôt thermophile qui arrive maintenant à mieux s’adapter sur notre territoire à passer l’hiver et à créer des populations assez importantes Là vous avez des des phénomènes comme celui-là d’agrégation de Girel qui se reproduisent en grande quantité et évidemment ça fait boule de neige On se retrouve chaque année avec des des quantités de plus en plus importantes de girell pan dans le milieu qui va concurrencer petit à petit la girelle royale pour arriver à un équilibre à un moment donné entre les deux espèces Et puis il y a des choses alors là on n’est pas du tout sur des espèces exotiques ou des espèces non indigènes Il y a aucune confusion possible mais là vous avez des petits mérou Le mérou chez nous donc l’espèce méditerranéenne par excellence on avait des adultes en grande quantité C’est ces ces ces populations d’adultes elles ont grandi énormément au cours des dernières décennies On est passé en de années 70 à 30 individus à plus de 700 aujourd’hui Mais depuis toujours on ne voyait jamais de juvénil de Merou Donc on supposait que cette augmentation de la population était dit était liée à des migrations d’adultes qui venaient ou de la côte plutôt PACA ou de la côte espagnole Or depuis 2 ans maintenant on a apparition pendant les pendant l’été deux juvéniles de mérou en quantité de plus en plus importantes Là on nous a signalé qu’il y avait une dizaine de juveniles de mérou qui étaient présents sur le sentier sous-marin cette année dans la réserve marine C’est quelque chose d’exceptionnel Les premiers ont été vu l’année dernière On les voit cette année on supposait que c’était l’habitat qui était pas favorable à l’espèce et en fait très probablement que c’est c’était lié à aussi un problème de température C’est un animal quand il est juvénil qui vit dans les eaux très superficielles et comme elles deviennent moins froides maintenant certainement que c’est mes roues qui ont toujours été présents sûrement mais qui ne passit pas l’hiver maintenant passe l’hiver puisqu’ils arrivent en fait au mois d’octobre ils font 2 cm et quand on va les observer au mois de juin comme maintenant ils font déjà une dizaine de centimètres et ils ont passé l’hiver et avant ils arrivaient certainement à 2 cm et puis ils étaient certainement tués par le froid pendant l’hiver et donc on ne les voyait pas Alors par contre on a malgré tout des véritables espèces envahisseuses Donc des véritables espèces alors on peut pas forcément dire espèce exotique envahissante parce que c’est une terminologie très particulière de dire espèce exotique envahissante mais en tout cas espèces envahisseuses qui vont quand même poser des problèmes sur la sur l’environnement comme cette ce thénore donc un animal qui est de plus ou moins près proche des des méduses En tout cas c’est du plancton gélatineux C’est un animal filtreur qui euh le menu of se lady qui a en fait viennent de des États-Unis qui a été très probablement transporté par les eaux balastes et qui envahit les lagunes Alors il a envahi la mer noire en particulier Il a eu des conséquences assez dramatiques sur la sur les pêcheries puisque il consomme énormément de larve et d’œuvres de poisson Et chez nous il est présent Alors il a une il a une présence un peu sporadique Il y a des années où il y en a des années où il y en a pas trop Il pose pas encore trop de soucis Mais c’est vrai que dans les lagunes on peut quand même avoir certaines années une abondance assez importante de cette de cette petite espèce Dans les autres espèces bien connues qui sont envahissantes on va avoir la colerpe la colerpe colère paracemosa Donc est une une algue qui va ramper sur le fond former des petites boules et on sait qu’à l’endroit où elle se trouve on va avoir 30 % de biodiversité fixée en moins que dans les zones où elle n’est pas présente Première observation en Buls en 2018 et maintenant alors c’était quelques mètres carrés Aujourd’hui on sait qu’on a plusieurs hectares entre autres même dans la réserve marine Elle semble pas poser trop de problèmes Elle est quand même malgré tout assez bien contrôlé à priori par nos hivers qui sont plus chauds mais qui sont encore un petit peu rigoureux pour elle certainement Mais toujours est-il qu’elle est quand même bien là Une espèce qui est beaucoup plus présente chez nous depuis des décennies c’est celle-là C’est c’est l’algue accroché à Sparagosis Armata Vous voyez des photos que j’ai fait en drone il y a il y a quelques semaines sur la dig de Bou Toute la coloration rougeâtre que vous voyez tout le long de la de la digue c’est cette algue qui est bien présente et on voit sur la côte donc du côté de l’île grosse donc au pied du laboratoire en milieu naturel aussi les taches rouges que vous observez c’est aussi cette algue elle est bien présente donc depuis des décennies c’est une alue qui a été a priori importée avec des huîres elle vient de Nouvelle-Zélande ou d’Australie elle a la particularité d’être de d’avoir des dans ces issu des composés toxiques Donc elle présente un certain intérêt d’un point de vue pharmacologique et donc il y aurait peut-être des moyens de la réguler en l’utilisant en l’exploitant en fait Mais toujours est-il que là où elle pousse évidemment ben il y a pas grand chose qui pousse à côté et donc on voit bien que sur la côte rocheuse naturelle il y a quand même de l’habitat naturel avec d’autres espèces qu’on peut observer Alors que sur la digue vous voyez que par contre là on est sur de l’habitat artificiel qui déjà se prête pas trop à une colonisation naturelle et là ben évidemment cette espèce là a trouvé toute sa place pour pouvoir se développer Après on peut avoir des choses plus discrètes Alors là ça reste une hypothèse En Méditerranée on a une on a un grand coquillage qui s’appelle la grande nacre espèce endémique de Méditerranée qui peut faire jusqu’à 1 m de longue de de hauteur Enfin c’est un animal vraiment majestueux qui a subi donc les ces populations avaient subi un très fort déclin dans les années 70 à 80 et puis la mise en protection de l’espèce avait permis dans les années 2000 un retour de cette espèce en grande quantité et en particulier chez nous du côté de Bagnou mais ça a été un petit peu le cas dans toute la Méditerranée Et dans les années 2016 2017-28 on a eu une mortalité massive de cette espèce liée à l’apparition dans ces tissu d’un parasite un parasite qui est unicellulaire qui est un aplosporidium Donc c’est un parasite c’est un un parasite qui va être silié et qui va en fait emener ces ces grandes nacres une fois qu’elles sont contaminées à se paralyser Elles vont rester ouvertes elles vont avoir leur gland leur glande digestive qui se qui va se bloquer et elles vont se faire consommer une fois ouverte par des prédateurs habituels comme les poulpe ou les ou les dorades ou les sars Et ce parasite donc a entraîné sur toute la Méditerranée et chez nous c’est aussi le cas la disparition quasi totale de la grande il reste plus que quelques populations isolées dans les lagunes mais chez nous on est passé de 15000 individus connus en 2017 à zéro en milieu naturel Alors il doit rester évidemment quelques quelques quelques animaux mais qu’on qu’on ne retrouve pas Mais on est passé de 15000 à rien à cause de ce parasite Et ce parasite on en connaît pas l’origine mais on n’est pas à l’abri justement du fait que ce soit une une espèce exotique envahissante ou en tout cas une espèce non indigène qui soit arrivée par des autres balastes ou par autre chose ou par des huîtres et qui ait trouvé un terrain favorable pour pour attaquer cette cette grande nacre Alors ça reste une hypothèse mais ça pourrait être encore une fois un exemple d’espèces non indigène Et puis donc le sujet du jour c’est dans les véritable envahisseur le crabe bleu américain Ce crabe bleu qui nous pose des soucis depuis 2017 dans la lagune de Cané en particulier Cané Saint- Nazer Et donc là c’est sur le sur cette espèce que je vais m’attarder un petit peu plus Alors ce crabe il est euh il a en fait une un nom qui qui sous-entend qu’il est extrêmement bon à consommer puisque calinectes apidus ça veut dire crabe nageur en fait et sapidus ça veut dire qu’il y a du goût ou de la saveur Donc on suppose que ce crabe il est il est intéressant d’un point de vue gustatif ce qui est effectivement le cas aux États-Unis où l’espèce qui est originaire de là-bas est bien consommée ou même les les États-Unis ont des difficultés à à à fournir suffisamment de crabes au aux consommateurs locaux Ce crabe on suppose qu’il est arrivé en Méditerranée au travers des des transferts de bateau Alors pas forcément par les autres balas Peut-être qu’il était accroché à des coques et de bateau où il était dans des recoins de coques et comme ça il s’est retrouvé en Méditerranée Toujours est-il que aujourd’hui il est bien présent dans la Méditerranée On a tendance à le confondre avec une autre espèce qui est portuis que vous voyez à droite qui est encore pas présente chez nous Cette espèce c’est le crabe bleu de Tunisie La Tunisie elle produit aujourd’hui 4000 tonnes de crabes bleus chaque année C’est une espèce exotique envahissante en Tunisie avec des pêcheries qui se sont vraiment centré sur cette espèce Et euh par contre chez nous c’est pas du tout la même chose On est on a vraiment à faire à un crabe différent qu’aninectes apidus donc qui euh a plus ou moins la même morphologie mais qui a quand même pas les mêmes préférences écologiques On va voir quelles sont les préférences écologiques du calinectèes ou du crabe bleu américain L’autre crabe le Portunus lui a priori ça serait un migrant lesceptien Il arriverait de mer rouge et c’est plutôt un crabe océanique alors que notre crabe bleu américain est plutôt un crabe lagunaire ou destuaire Alors si je j’enviens justement aux caractéristiques biologiques de ce calinectest de dans de notre crabe bleu américain l’autre espèce non étant toujours absente dans nos eaux Heureusement son air de de répartition d’origine ça va être donc les côtes atlantiques américaines du côté du côté est donc du Canada à l’Argentine La répartition actuelle en Méditerranée ça va être l’Espagne la France dont la Corse très fortement touchée actuellement mais aussi la Mange l’Atlantique les Caraïbes le Japon Il s’est vraiment il s’est vraiment bien étalé Les premiers finalement en France métropolitaine datent de 1901 Donc vous voyez que c’est pas c’est pas récent En Méditerranée c’est 1935 et puis en France ça va être dans les années 60 dans l’état de Ber Et puis on a une apparition assez massive dans le delta de l’Ebre en 2013 Donc on est vraiment très loin finalement des premiers signes allemands puisque dans les dans le data de l’Ebre donc en Espagne on empêche aujourd’hui entre 400 et 500 tonnes par an Donc ça c’est devenu une un véritable problème mais aussi une ressource Il est signalé depuis 2018 en Tunisie Quelques individus il a du mal quand même à à s’installer en Tunisie parce que le crabe bleu tropical est vraiment présent et doit vraiment lui poser des problèmes pour s’installer Mais on en trouve aussi donc sur les côtes sud au Maroc en Algérie c cette espèce elle commence à faire son apparition un petit peu partout en Méditerranée Et donc il a été signalé dans la lagune de Cané en 2017 C’était quelques individus et puis euh bah quelques années plus tard en 2022 5 ans plus tard c’était 14 tonnes qui étaient qui étaient capturées sur une seule année par un petit groupe de quatre ou cinq pêcheurs qui se retrouvaient évidemment complètement démunis On va le voir ensuite Donc ces milieux son milieu de vie je vous le disais c’est plutôt des lagunes ou des estuires Donc des eaux plutôt dessalées Cette cette espèce elle elle apprécie vraiment ses eaux dessées et calmes Mais elle va évidemment passer par la mer pour rejoindre les lagunes de proche en proche Elle a une tolérance à la salinité qui est relativement élevée entre 2 g par litre et 48 g Donc on est sur des sur des enfin vraiment quelque chose d’assez d’assez large en terme de tolérance à la salinité en terme de température de 3 à 35° Donc là aussi vous voyez que c’est c’est quand même très important Évidemment ils sont inactifs en dessous d’une température en particulier en dessous de 10° Ils vont ils vont s’arrêter de ils vont s’arrêter de se ben de se nourrir tout simplement et même de bouger C’est un crabe qui vit 3 à 4 ans donc qui grandit très vite et puis qui va pouvoir atteindre près de 1 kg pour une taille de carapace de 23 cm Donc ça reste un animal assez imposant C’est un animal qui pour coloniser comme ça les lagunes en passant par la mer a des capacités natatoires assez impressionnantes 15 km par jour à la nage Donc c’est quand même quelque chose d’assez remarquable pour un crustacé Euh un régime alimentaire très agressif et opportuniste Il va pouvoir se nourrir d’à peu près tout euh que ça soit des d’autres crustacés mais aussi des poissons des amphibiens des mollusque jusqu’à des juvéniles d’oiseaux quand il est sur le bord des lagunes de notre de de des lagunes côtières de la Méditerranée Donc on sait qu’il mange à peu près 20 % de juvénile de poisson mais tout le reste ça va vraiment être en fonction de ce qu’il va trouver Il peut même consommer des algues mais on sait donc que en dessous de 15°gr généralement la la l’alimentation va quand même pas mal se calmer On a on a vu aussi nous en laboratoire que il était capable de manger des juvéniles d’hître jusqu’à 7 8 cm Donc il est capable de les ouvrir de les ronger et de les ouvrir Ce qui pose des problèmes évidemment en en austréculture Les austréciculteurs chez nous sont particulièrement inquiets de l’arrivée de cette espèce Il a malheureusement pas vraiment de prédateur au stade adulte C’est un animal qui évidemment aux États-Unis a a des prédateurs des gros poissons des gros poulpes des des grosses espèces qui vont pouvoir le consommer chez nous mis à part le poulpe un peu la sèche quelques congres qu’on trouve pas trop en lagune Ben évidemment le les prédateurs sont pas présents Sur les juvéniles oui on trouve des prédateurs mais sur les adultes ça va être plus compliqué Et donc cette espèce elle elle a finalement tout le potentiel pour se développer puisquelle n’a pas ses prédateurs et qu’on le verra ensuite elle a pour l’instant pas vraiment de parasite qui soit actif sur son contrôle Au niveau de la de la reproduction la maturité sexuelle arrive très rapidement entre 12 à 18 mois Chaque femelle peut pondre jusqu’à 7 millions d’œ parte et elle peut prendre plusieurs fois donc avec une libération des œufs massive avec une durée de ville verre qui va être de l’ordre de 30 à 50 jours C’est plus c’est plutôt 50 que 40 en fonction de la température de l’eau Et on trouve maintenant depuis quelques années des femelles grainées donc c’està-dire qui portent des œufs et potentiellement donc des larves prêtes à éclore dans nos lagunes méditerranéennes avec donc ensuite bah une larve qui va partir une fois qu’elle aura éclos que la femelle les aura libéré vers le large pour se développer en plein dans le plancton avant de revenir à la côte pour s’installer dans les lagunes Alors on a fait une première étude préliminaire l’observatoire logique de Banhou entre 2020- 2022 au début de l’invasion de l’infestation par dans la lagune de Cané qui nous a permis finalement de confirmer ce qui était connu sur cette espèce aux États-Unis donc dans dans son air d’origine à savoir une croissance très rapide le fait qu’elle se nourriss à peu près tout qu’elle ait une très très bonne résistance à la température et la salinité Nous on les a monté jusqu’à 37° sans avoir de problème majeur sur le sur ses crabes à 37°gr alors qu’à 37°gr vous imaginez bien que tout est mort normalement lui il n’avait pas de souci et on a pu vérifier qu’ée le poulpe pouvait le consommer mais quand vous voyez ces quantités de crabes énormes il faudrait beaucoup de poulpes pour arriver à à juguler tout ça Donc finalement on s’est rendu compte qu’il y avait pas vraiment de points faible exploitable pour une éventuelle lutte biologique ou écologique et que finalement seule une pêche intensive allait permettre de contrôler tout ça pas d’éradiquer encore une fois on n’y arrivera pas mais en tout cas au moins de contrôler Et donc il a fallu trouver des solutions pour pour aider les pêcheurs de la lagune de Cané qui semblait être une sorte de base arrière pour ce crabe qui se reproduisait là-dedans et qui pouvait après aller coloniser les autres lagunes Et c’était ça qui était l’inquiétude en particulier pour la lagune de Lecat où il y a beaucoup de d’activités austréicoles et milicoles Donc la culture des huîtres et des moules Et ce qu’on voulait surtout c’était ne pas mettre en place une sorte de pêche durable comme c’est le cas en Tunisie ou en Espagne où en fait maintenant comme l’espèce arrive à être exploitée il relâchent les femelles grainées quand ils les prennent les femelles pleines 2 de manière à faire en sorte que le stock se renouvelle Donc ça a été un peu compliqué On a réussi finalement à à à à la suite de ces études Donc là vous voyez la croissance la croissance se fait par MU Vous voyez que un individu de 2 cm en 4 mois il arrive à 14 cm Et là sur la photo en bas à droite c’est la c’est suite à une mu donc un individu qui va en fait changer de carapace et en l’espace d’une nuit ça va se gonfler et vraiment avoir une taille qui qui qui devient explosive Et donc très rapidement on attend on atteint la taille adulte en quelques mois avec ces processus de mu qui sont assez impressionnants Et donc à Cané la lagune qui est toute petite qui fait 4,8 km² elle a été envahie Euh près de 40 tonnes de crabes bleus ont été euh ont été capturés dans cette lagune en quelques années et les pêcheurs se sont retrouvés désemparés Alors on avait beau dire le crabe bleu comme je vous le disais au début il est excellent mangez-en C’est pas dans la culture locale que de manger des crustacés et en particulier du crabe du crabe du crabe bleu qu’on ne connaît pas qu’en plus on appelle une espèce exotique ou une espèce envahissante On est pas forcément envie Toujours est-il que le marché n’a jamais réussi à se mettre en place que les crabes capturés par les pêcheurs ils étaient jetés ils étaient passés à les caressages où ils étaient mis à sécher au bord de la lagune et que donc les les pêcheurs finalement pêchaient des crabes en quantité dans leur filet qui leur découpaient les filets qui anéantissaient tout ce qu’il y avait dans la lagune à savoir leur prise habituelle les anguilles mais aussi d’autres poissons comme les muges ou les dorades Donc elles avaient tout détruit ou elles les ont fait fuir tout simplement Donc il y avait plus que du crabe qui n’arrivait pas à écouler Et donc c’est pour ça qu’on a insisté pour essayer au travers d’un plan d’action régionale crabe bleu de mettre en place un projet scientifique qui serait mené avec les pêcheurs financé par la par l’État par la région soutenu par le département des pérenes orientales avec en association donc le syndicat mixte du réard qui gère la lagune de Cané l’observatoire analogique de Bous et l’université de Perpignan pour essayer donc de faire en sorte de mettre en place des études qui nécessiteraient d’utiliser des crabes ces crabes étant pêchés par les pêcheurs et les pêcheurs étant en rémunérer pour pêcher ses crabes Ce qui permettait d’avoir comme ça une activité économique de ben de de pour pour patienter à ses pêcheurs pendant 1 an 2 ans de se d’avoir un salaire minimum qui leur permette de de subsister en attendant de trouver des solutions et comme ça peut-être aussi malgré tout en en en en imposant une pêche enfin une pression assez forte à cette espèce de faire en sorte que le que les stocks diminuent fortement Donc cette étude elle a elle a été portée donc encore une fois par le par l’observatoire syndologique de Bagnou c’est par l’université de Perpignan À l’université c’est Marion Jaraya qui est maître de conférence qui a porté tout ce qui concernait la pêche et la caractérisation en fait des stocks dans la lagune Les stocks en terme de taille en terme de sexe ratio mais aussi en terme de répartition Donc en étroite collaboration avec les pêcheurs qui utilisaient leurs engèes de pêche habituels mais renforcés donc des verveux Il y a eu des des filets qui ont été placés à différents endroits de la lagune 10 stations de pêche et la pêche donc c’est s étalé de 2022 à 2024 pour essayer de voir ce qu’on pouvait capturer comme crab et essayer de voir un petit peu en terme démographique ce qui se passait Et ce qu’on voit c’est que si au départ on avait surtout des gros individus et principalement des mâles très rapidement en 2023 et 2024 on a vu l’apparition massive de femelles et puis de juvénil ce qui voulait dire que finalement le cycle était bouclé Alors le cycle était bouclé On le savait aussi parce que les captures de plancton qui étaient prévu dans le cadre de ce projet elles permettaient de capturer des larves de crabe Mais quoi qu’il en soit on sait pas si ces larves de crab elles étaient originaires de la lagune de Cané ou si c’était pas des larves de crabes qui venaient d’ailleurs emmené par les courants et celle de Cané finalement partait aussi ailleurs vers l’Espagne où remonter du côté du côté Paka Quoi qu’il en soit en tout cas le cycle était bouclé et euh cette étude donc elle a permis de voir où se trouvaient les mâles qui sont plutôt sédentaires les femelles qui sont plutôt mobiles Les femelles en fait elles vont au moment de la reproduction avec les mâles rejoindre les eaux plutôt douces donc aller vers les cours d’eau de la lagune pour aller s’accoupler Une fois qu’elles se seront accouplées elles vont passer quelques semaines dans la lagune le temps de la maturation des œufs Et une fois que les œufs seront murs elles vont ensuite aller vers les gros c’est-à-dire vers la sortie de la lagune pour aller rejoindre la mer et émettre leurs larves afin qu’ell qu’elles puissent vraiment boucler leur cycle de de vie planctonique avant de revenir à la côte chez nous ou ailleurs Et donc grâce à ces à ces résultats il y a des propositions de capture ciblé qui ont été qui ont été proposées de collecter par exemple au printemps et en été dans les zes des salé les individus en reproduction pour justement essayer de contrôler cette reproduction de collecter un été en automne à la sortie des gros les femelles grainées pour les empêcher de revenir en mer et de lâcher leurs larves Et puis aussi il a été question à un moment donné de fermer les gros donc se fermer ce de fermer ce chal qui qui lit la la lagune à la mer au moment où en fait où il pouvait y avoir des entrées de larve donc quelques temps après la reproduction en gros dans les 50 jours qui suivaient cette reproduction Donc on a ensuite travaillé sur l’impact sur l’écosystème Donc c’est Stéphane Ourz là de l’observatoire Saint logique de Buls qui a qui a mené cette étude sur un site en fait qu’il connaissait très bien qu’il avait suivi avant l’arrivée du crabe bleu et il connaissait très très bien la faune bentique donc tous les animaux qui se trouvent dans le substrat de la lagune et en particulier les mollusques Et donc il s’est rendu compte que alors qu’on avait une abondance assez importante d’un petit bivalve donc un petit mollusque que vous voyez ici en photo qui qui était vraiment présent de l’ordre de 150 à 200 individus pour pour des des surfaces d’à peu près 1 m² À partir du moment où le crabe bleu est arrivé la la la l’espèce en fait a commencé à diminuer en densité pour se retrouver à une densité à peu près 50 individus par mètre carré Donc une réduction par 4 quasiment de la densité Et en parallèle on a commencé à avoir aussi une augmentation de la présence des coques Donc un autre un autre mollusque qui lui par contre a une coquille beaucoup plus épaisse que celle de la du petit vira segmentum Et donc on suppose que ces ces ces coques en fait résistent mieux au crab et et en particulier au juvénil de crab qui se trouvent dans ces zones et que donc elles ont pu prendre comme ça petit à petit la place de l’espèce beaucoup plus amante au départ qui était à brasmantum Donc il y a un vrai impact sur le sur ces espèces de mollusques mais pas que puisqueon a vu aussi une disparition des anguis une disparition des dorades Donc on sait pas encore une fois si elles ont été chassées si elles ont été consommées Mais toujours est-il que sur toute la période où il y a eu ce crabe les pêcheurs ne prenaient quasiment plus que du crabe bleu et il ne prenaient plus non plus de crabe vert qui était l’espèce vraiment hyper abonnant dans la lagune espèce native qui avait vraiment disparu et qu’on retrouvait par contre très très près du bord des fois sous les arbres qui étaient vraiment chassés a priori de la lagune par le crabe bleu Il y a eu d’autres résultats des résultats complémentaires Donc la parasitologie qui a été menée par par Yve des Devises qui est présent ici avec son équipe Donc eux ils ont montré finalement que le crabe il porte des parasites mais que la prébalance elle est relativement faible jusqu’ici que la mortalité qui est connue pour ces parasites donc entre autres un parasite qui s’appelle hématodinium qui sur les populations locales aux États-Unis va avoir un impact très fort en terme de mortalité ben chez les populations locales enfin chez les populations maintenant chez nous de de crabe bleu ce parasite il commence à être présent Il est présent d’ailleurs chez le crabe bleu et chez le crabe vert Il faudra vérifier si c’est exactement la même espèce Mais quoi qu’il en soit il y a un hématodignion présent mais a priori commence pas encore à avoir des des effets en terme de mortalité sur l’espèce donc pas de contrôle Donc il est possible par contre que plus tard parce qu’il y a plusieurs espèces de parasites qui ont été qui ont été recensés des métazoir mais aussi des unicellulaires comme l’hématodinium ben il est possible qu’on ait quand même une régulation qui puisse se faire grâce à ces parasites Et puis en terme de limite physiologique puisque c’était aussi un des objectifs Bon moi quand j’ai travaillé sur l’espèce j’avais regardé un petit peu l’effet on off En gros on prenait les animaux et puis on regardait en fonction de la température s’ils étaient vivants ou morts en fonction de la température ou de la salinité qu’on leur imposé Là Stéphane Rour lui a regardé plutôt des phénomènes plus précis en s’intéressant au rythme cardiaque à des problématiques de respiration Et là on se rend compte évidemment que le crabe il a une tolérance très importante mais il a quand même une limite Et la limite justement on l’a vu on l’a vu en fait en 2023 période de canicule chez nous plus d’arrivée de 12 dans la lagune une forte évaporation la salinité de la lagune est montée à 50 g par litre voire même 56 57 g dans certaines zones Et là le crabe a disparu Mais malheureusement tout ce qui était présent dans la lagune a disparu Donc on a eu un moment de répi pendant 1 an où il y a plus eu de crabes bleu et malheureusement aujourd’hui on a un retour puisque il y a eu des précipitations et depuis 2 ans on voit bien quand même que ça reviennent La salinité de la lagune est redevenue plus ou moins normale et on a un retour de plus en plus massif du crabe bleu J’ai eu encore les pêcheurs hier au téléphone qui me disait que oui il prennent des crabes bleus en quantité des mâles des femelles des femelles grainées des juvéniles des adultes Donc l’espèce s’est réinstallée très rapidement d’autant plus que la lagune avait été fatiguée par cette enfin fatiguée atteinte en tout cas par cette problématique de sursalinité plus la problématique de l’invasion au crabe bleu précédente Et donc du coup ben le crabe bleu a a retrouvé très rapidement sa place dans cette lagune Certainement que ce sont des individus adultes encore une fois qui ont migré depuis notre lagunes ou depuis l’Espagne ou PACA pour rejoindre nos nos eaux et et de nouveau recommencer un cycle Alors il faut savoir que en Occitanie si on on sort de de Cané ben c’est depuis 2023-224 que maintenant on voit apparaître ce qui s’est passé à Cané à l’échelle du littoral du littoral de l’occitanie Avait des captures de plus en plus près de plus en plus importantes Alors rarement en mer en mer c’est souvent quand on capture des animaux ce sont des animaux qui sont en transition d’une lagune à une autre Mais par contre des voilà des lagunes qui vont être particulièrement touchées aussi alors que ça soit euh les temps de taau mais mais aussi les temps de l’or les les temps de sals le 4at aussi commence à être touchés Donc on a une montée en puissance de cette espèce y compris dans les estuaires en petite Camargue par exemple en PACA aussi on commence à en voir Et puis en Corse alors là en Corse devient un vrai problème qui finalement le même problème que celui a qu’on a connu à Cané avec des lagunes qui sont très présentes en Corse qui sont pour la plupart maintenant très très touché par cette espèce de crabe bleu américain Et puis c’est évidemment pas lié enfin ce n’est pas centré que sur l’Occitanie Il faut savoir que à l’échelle méditerranéenne maintenant ce crabe bleu américain il a colonisé toute la Méditerranée que ça soit la Méditerranée orientale ou occidentale avec des densité plus ou moins importantes Je vous disais en Tunisie pour l’instant il s’installe mais malheureusement il subit la concurrence enfin heureusement plutôt il subit la la concurrence de l’espèce de crabe bleu tropical pour Tunisegnis Mais en tout cas il y a des signalements de plus en plus importants un peu partout jusqu’à l’extrême est de la de la Méditerranée et autour de Gibraltar évidemment Alors qu’est-ce que qu’est-ce qu’on peut faire pour essayer d’améliorer justement la la compréhension du du cycle de développement de cette de cette espèce ça va être de la télémétrie acoustique pour essayer de comprendre un petit peu mieux le le déplacement des individus ça commence à être fait encore Ça s’est fait aussi un petit peu à Cané ce qui permet de de mieux comprendre aussi les déplacements des femelles en complément des pêches expérimentales L’ADN environnementale qui a été développé avec un fort soutien de l’État et de la région en en Occitanie permet justement une détection précoce dans certaines lagunes de ce cracment en fait il a tendance aussi à s’enfuir Et puis la modélisation du transport la vert qui a été faite par des collègues qui sont qui sont Guillaume Marchessau et et monsieur Barrier à l’université de de Corse qui ont montré grâce à des modèles mathématiques qui mettaient en jeu les larves de ces de de ce crabe bleu que finalement les populations des régions Axitanie et Pacales sont connectées à celles du littoral espagnol et des Baléa et que celles de la Corse elles sont plutôt reliées aux populations de Sardines de Sicile et de Tunisie Donc on le voit sur le sur le schéma il y a des flux de larve comme ça entre les différentes régions et ça veut dire tout ça que finalement la lutte elle doit se faire de manière intégré au niveau interrégional d’ulpart mais aussi au niveau international avec les pays qui sont ben malheureusement atteints par cette par cette espèce Alors si on sort du contexte crabe bleu ben dans les stratégies de lutte contre les espèces non indigènes et surtout les espèces exotiques envahissantes va y avoir plusieurs façons de faire il a déjà des méthodes de surveillance et des méthodes de gestion surveillance participative donc en particulier citoyenne mais aussi professionnelle via des réseaux de signalement Alors pour le crabe bleu par exemple il y a un réseau qui s’appelle Sapi du Swatch qui permet justement de de référencer tous les signalements de ce crabe bleu que ça soit par les professionnels ou même des particuliers qui reviennent ensuite vers les vers les professionnels ou les organismes gestionnaires de l’environnement pour signaler la présence de cette espèce Il va falloir aussi évaluer les risques écologiques avant l’introduction de certaines espèces euh qui qui pourraient avoir un un impact sur le milieu si on veut faire une lutte biologique par exemple Donc ça il vaut mieux l’éviter même Et puis on va avoir après comme moyen les luttes physiques La pêche c’est ce qu’on a fait sur le crabe bleu trouver des moyens de financement des leviers de financement des pêcheurs locaux pour arriver à à faire en sorte de juguler ces ces ces ou en tout cas de réduire ces infestations par ces espèces non désirées dans nos eau On peut aussi imaginer des luttes chimiques ou biologiques Ça avait été le cas avec la colère pataxifolia Ça a plus ou moins fonctionné Il faut éduquer sensibiliser aussi le grand public en particulier sur les relâchés d’animaux exotiques et puis adapter les infrastructures portuaires pour réduire les risques de de de contamination du milieu en favorisant en favorisant pardon le traitement des eaux de balastes mais aussi le nettoyage des coques des navires On a aussi euh dans ben des leviers juridiques et et politiques Donc il y a des cadres réglementaires qui existent maintenant au niveau national et européen Je vais vous parler du cadre qui existe pour les espèces exotiques envahissantes avec cette classification en 1 et en 2 qui va vraiment contraindre finalement ensuite le déplacement et la vente de ces animaux avec des risques de réintroduction Il y a des engagements internationaux qui sont pris au travers de convention entre autres la convention sur la diversité biologique des plans d’action Vous avez vu il y a un plan régional d’action sur le crabe bleu il y a des plans d’action nationaux il y a des plans territoriaux de lutte aussi qui peuvent exister Il y en a un aussi donc de plan territorial de lutte sur le crabe bleu en Corse Mais tout ça l’efficacité en fait elle varie selon la coordination les moyens et évidemment les priorité politique Donc ça a pas toujours un impact direct et des solutions directes Quoi qu’il en soit la recherche elle reste aussi au centre de tout ça hein En terme de de perspective la recherche scientifique elle va être importante pour mieux documenter la biologie de ces espèces envahissantes pour développer des outils de modélisation et de prédiction de leur envahissement pour renforcer aussi les coopérations scientifiques transfrontalières On a bien le cas ici chez nous avec ben le crabe bleu présent à Cané et puis le crabe bleu présent au niveau du delta de de l’èbre Donc il faut mettre en commun les forces scientifiques pour essayer de mieux comprendre ce qui se passe Et puis c’est important aussi d’inclure les citoyens et les acteurs locaux dans la surveillance Alors pour terminer ben je vais vous donner un exemple de tout ça C’est un projet qui est actuellement développé à l’observatoire au Saintologique de Baniuls qui est porté par Stéphane Ourz euh qui est un chercheur à l’observatoire Ce projet c’est un projet qui en fait est un projet interreg donc un projet européen interregtefa qui va mettre en lien différents partenaires du côté français et du côté espagnol Donc le CNRS à Bouls l’université de Perpignan mais aussi l’équivalent du CNRS en Espagne le Césic Euh puis aussi des associations de divulgation scientifique en fait comme l’association les petits débrouillards et des gestionnaires d’espace naturel la réserve marine de Serbar Bous le parc naturel marine du golfe du Lyon le syndicat mix du RAR qui gère les temps de cané et puis le parc naturel d’Aguamo qui en Espagne aussi va être touché par cette espèce quand ben quand elle elle arrivera vraiment à s’installer dans dans ses eaux Alors voilà le voilà l’organisation du projet Ce projet va s’organiser autour évidemment de recherches scientifiques On va voir à quoi elles vont servir de sciences citoyennes qui vont permettre de justement de de communiquer de sensibilisation du grand public dans des structures comme la nôtre le biodiversarium à Banuls qui est un centre de culture scientifique qui justement a pour viser de montrer au grand public les richesses de notre Méditerranée mais aussi les menaces qui pèsent sur sur elle et les moyens qu’on a au niveau scientifique pour essayer de de contrer ces menaces Et puis on va faire appel évidemment au gestionnaires d’espace naturel Donc encore une fois réserve naturelle parc marin côté français et côté côté espagnol Il faut savoir ici que enfin qu’ici euh euh en ce qui concerne la lagune de Cané Saint-Nazer les premiers suivis de de l’infestation de du crabe bleu à Cané ont été peés par le parc naturel marin du golfe du Lyon qui euh qui pourtant était hors de son air puisque le parc naturel marin du golf du Lyon n’a pas en gestion les lagunes mais avait quand même pris en main les premières études les premiers suivis sur ce crabe bleu parce que évidemment si le crabe était dans la lagune c’est qu’il était passé par la mer encore une fois et que donc ben il fallait quand même peut-être faire quelque chose pour s’assurer qu’il pose pas de problème sur le milieu marin en particulier Donc en ce qui concerne ce projet au niveau des implications scientifiques ce projet ne va pas concerner que le crabe bleu il va concerner les espèces exotiques envahissantes et plus généralement les espèces non indigènes Le crabe bleu sera évidemment un peu le fer de lance de l’étude parce qu’on a accumulé beaucoup de données qui a un réseau qui est qui est fait et et qu’on on sait comment approcher la ben justement les études par rapport à cette espèce On a les outils maintenant que ça soit au niveau moléculaire au niveau de différents de différents procédés qui vont permettre de mieux comprendre ce qui se passe des deux côtés de la frontière Sachant que lui le crabe n’a évidemment pas de frontière et qui passe d’un côté à l’autre sans aucun problème Je vous rappelle 15 km par jour à la nage le câ de crèse lui pose aucun souci en terme de traversée Et donc on va pouvoir travailler sur des problématiques d’identification morphologique mais aussi des des des approches qui se feront au travers de de codes barre génétique dans le plancton pour essayer de repérer les larves de ces espèces non indigènes ou ou potentiellement exotique envahissantes dans nos eau On va pouvoir travailler donc au niveau de l’ADN environnementale en particulier sur cette diversité d’espèces Le cas du crabe bleu donc qui est un cas concret sera vraiment bien mis en avant dans le cas de ce projet de ce projet Poctefa avec un suivi des populations Le suivi des des larves dans le plancton à une plus grande échelle qui s’est fait jusqu’à présent puisque ça se ça se ça se cantonnait quasiment à la lagune de Cané et à la sortie de la lagune de Cané On va essayer de comprendre aussi plus largement quelles sont les perturbations sur l’écosystème en particulier sur le comportement bentique c’est-à-dire tout ce qui est au fond Et puis euh essayer de voir aussi les perturbations sur les services écosystémiques que nous en que nous permettent la nature et la biodiversité Donc avec en particulier euh ben ces problématiques que pose ce crabe bleu sur la pêche et donc on regardera la problématique crabe bleu sur la pêche mais aussi des autres espèces sur la pêche et puis ben finalement aussi le lien de terre merre avec la la possibilité que des espèces comme le crabe bleu viennent perturber la vifone On avait vu le cas on a vu le casé on a on n’est pas sûr encore que ça soit vraiment la que le crabe bleu en soit la cause mais il c’est très fort probable des flamants roses qui un moment donné ont déserté la lagune de Cané pour aller se retrouver du côté mer Donc ils allaient quelques centaines de mètres plus loin avec les baigneurs du côté mer certainement parce qu’ils étaient gênés par les crabes et parce qu’ aussi les proies de ces de ces flamants roses qui sont des petits crustacés avaient certainement été aussi extrêmement prédaté par par ce crabe bleu On en a pas la preuve mais toujours est-il que il y a eu une concomitance entre la présence du crabe bleu et la disparition ponctuelle de ces flammes roses qui sont revenus depuis qui repartiront peut-être puisque maintenant la salinité de la lagune est en train de redevenir normale Voilà donc c’est un programme de recherche sur 3 ans 2025-2027 et au-delà de cette période évidemment dans le cadre de ces projets interègles portés par l’Union par la par la par la communauté européenne ben il y a évidemment un souhait de péréniser tout ça Donc en développant des collaborations transportaliers quiont durables autour de ces espèces non indigènes ou exotiques envahissantes en permettant le partage d’observation en alimentant des bases de données Ça c’est vraiment très important on le voit sur le sur celle qui existe sur le crabe bleu En fait on arrive vraiment à avoir des données assez fiables et et de voir un petit peu comment ce crab se déplace et surtout s’étend sur le territoire national et ailleurs Et puis évidemment de travailler de manière étroite avec les gestionnaires d’espace naturel du côté français et du côté espagnol pour essayer de de faire en sorte qu’on arrive tous de concert à mettre en place des mesures encore une fois de contrôle mais non pas d’éradication L’éradication on n’y arrivera pas le il y a un point que j’ai juste évoqué c’est la commercialisation de ce crabe bleu Là aussi ça pourra faire partie des discussions Il y a un problème évidemment de coût en fait de coût de la main d’œuvre En France on narrive pas du tout à le à le à le commercialiser parce que le coût de la main d’œuvre est pas est vraiment trop élevé que encore une fois dans sur notre territoire les crustacés sont pas forcément très très prisés mais les Espagnols par exemple avec une main d’œuvre un petit peu moins un petit peu moins cher arrivent à exporter ce crabe bleu vers l’Asie comme le font les Tunisiens et donc il y a une vraie filière qui a pu se mettre en place chose que pour l’instant en France euh que ça soit métropolitaine continentale en tout cas et en et en Corse on narrive pas on narrive pas à faire voilà mais en tout cas il y a il y a des projets donc scientifiques qui continuent mais ces projets scientifiques encore une fois ils sont transversaux ils sont internationaux ils sont transfrontaliers et surtout ils font appel à des compétences en médiation en sciences et en gestion de l’environnement Voilà je vous remercie pour votre attention Merci beaucoup Pascal Euh ben je vais profiter de la première question parce

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