LA JUSTICE RESTAURATIVE. UNE VOIE TROP IGNORÉE
Conférence-débat
avec Héloïse SQUELBUT coordinatrice de l’antenne Nord-Est de l’IFJR et Nadia LEZEBOT bénévole à l’IFJR (Institut français pour la justice restaurative)
avec la participation de l’Association Dialog 80
mardi 20 mai à 18h suivie de la projection du film Je verrai toujours vos visages de Jeanne Herry à 20h30 au Studio Orson Welles – Maison de la culture d’Amiens
Cycle « Penser notre présent »
Pour le Conseil Économique et Social de l’ONU, « tout processus dans lequel une victime et un délinquant et, lorsqu’il y a lieu, toute autre personne ou tout autre membre de la communauté subissant les conséquences d’une infraction, participent ensemble activement à la résolution des problèmes découlant de cette infraction, généralement avec l’aide d’un facilitateur » est un processus de justice restaurative. En effet, la justice restaurative offre aux victimes, comme aux infracteurs, un espace confidentiel, sécurisé et volontaire, de parole et d’échanges sur les ressentis, les émotions, les attentes de toutes les personnes concernées par l’infraction et ses répercussions, et leur permet de réparer les souffrances qui n’ont pas été prises en compte durant le procès pénal. Mais elle soulève plusieurs questions :
• comment assurer une restauration juste et satisfaisante pour la victime ?
• • comment encourager la responsabilisation de l’auteur tout en favorisant sa réinsertion ?
La justice restaurative doit également concilier ses principes avec les exigences légales et la sécurité publique. Par ailleurs, son application soulève des enjeux éthiques, notamment sur le consentement des parties et la confidentialité. Enfin, la question de son efficacité à long terme, dans la réduction de la récidive et la reconstruction des liens sociaux, demeure un sujet de débat.
Dans quelle mesure la justice restaurative parvient-elle à atteindre ses objectifs ?
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Héloïse SQUELBUT est coordinatrice de l’antenne Nord-Est de l’IFJR. Elle y coordonne les actions de développement de la justice restaurative, et apporte un appui technique et méthodologique aux professionnels.
Elle est également formatrice et superviseuse.
Diplômée d’un master Théories et Pratiques des droits humains et d’un Diplôme Universitaire de Victimologie, Héloïse SQUELBUT a consacré son mémoire à la justice restaurative.
Elle a d’abord travaillé en Amérique latine (Chili, Guatemala, Colombie) sur les processus de justice transitionnelle de ces pays en conflit ou post- conflit. À son retour, elle a intégré l’association France Victimes où elle a accompagné la mise en place d’une session de Rencontres Détenus Victimes (RDV) à Poissy. Co-coordinatrice du Service Régional de Justice Restaurative de l’APCARS, elle a animé en binôme trois sessions de RDV et RCV (Rencontres Condamnés Victimes) dont deux sur les violences aggravées et une concernant les violences routières. Elle a rejoint l’IFJR en mars 2019, lors de l’ouverture de l’antenne Nord-Est, en tant que coordinatrice de cette antenne.
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Dialog 80 est une association amiénoise qui vise à sensibiliser aux pratiques dites « restauratives ». Largement inspirées de la Justice Restaurative et en conformité avec son esprit et son éthique, elles permettent hors du cadre judiciaire de rétablir le dialogue dans toute situation de conflit (à l’école, au travail, en famille…), en prenant soin des besoins de chacun et de chacune.
Seront présent-es pour la rencontre qui suivra la projection du film les cofondateurs de Dialog 80 : Laure Deliencourt, Aurélie Leclerc-Devauchelle,Fatima Maddah, Gabrielle Rivière, Marianne Rivière, Jean Viltart, Delphine Vitel.
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