Trois décès confirmés : deux au Lavandou et un à Vidauban.

Deux personnes sont toujours portées disparues.

Le département est en vigilance orange pour orages et pluie-inondation.

Les autorités appellent à la prudence et recommandent d’éviter les déplacements.

Et bonsoir Emma Aziza. Bonsoir. Vous êtes hydrologue spécialiste de l’adaptation face au changement climatique, présidente fondatrice du centre de recherche Mayane Emma. Ma Aziza, est-ce que vous comprenez quelle est l’explication de cette montée des eaux très brutale et très violente dans le Var ? Oui, on est sur un événement typique de cru éclair, c’est-à-dire un événement extrêmement violent, d’uides diluviennes, un territoire qui ne peut pas accueillir cette eau et donc des torrents qui vont monter très haut très rapidement. on va passer d’un m à peu près 4 m de hauteur. Donc toute voiture qui se situe à côté ou sur des passages à gay et bien risque d’être emporté. Ça fait partie des épisodes les plus meurtriers. Malheureusement la zone est déjà concernée depuis depuis toujours en fait parce que ça fait partie d’une des zones les plus dangereuses et soumise à ces événements. Ouais. Selon l’INC 22 % des habitants du Var, presque un sur qu sont exposés au risque d’inondation. Comment est-ce qu’on l’explique ? Et bien, on l’explique tout simplement parce que on a un pourtour méditerranéen qui est euh le le centre en fait d’un côté d’une merée qui est extrêmement et anormalement chaude déjà dans cette période. Donc qui est une réserve d’humidité colossale qui va se confronter à un air froid en altitude. Donc cette air cette air chaud venant de la Méditerranée va remonter et donc cette humidité qui va se condenser va générer des pluies. Il faut imaginer un nuage qui monte à 12 km de hauteur. C’est un peu comme le sienne qui nous tombe sur la tête. Ça existe depuis la nuit des temps pour méditerranéen. Rappelons-nous de Valence en Espagne qui a vécu un épisode similaire. Donc on appelle ça un épisode méditerranéen de manière plus large. Il se situe souvent dans les Sévenes. C’est pour ça qu’on parle souvent d’épisode Sévénol. Et rappelons-nous en juin 2010, on avait déjà eu 25 victimes à Draguignan. est vraiment c’est vraent à proximité de de la catastrophe qui avait déjà eu lieu il y a 10 ans. Ah oui, c’est vrai que le VAR est régulièrement touché depuis le début des années 80. Plus de 1000 arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation. Est-ce que dans ce contexte les villes sont adaptées à ces intempéries ? Est-ce que on fait suffisamment pour éviter les catastrophes ? En tous les cas, ce qui est clair, c’est que la France est très en avance par rapport au reste du monde parce que justement nous avons connu beaucoup de creux éclairs. En 1988, on a eu NIM qui avait été dévasté par les eaux. Puis ensuite euh en 1992, on a eu Vaison la romaine. Donc les politiques ont été dans ce sens-là. On a des bonnes méthodes et aujourd’hui on adapte les bâtiments maison par maison dans tout le secteur du Var. Il y a un travail qui est fait pour rendre les maisons plus résilientes, c’est-à-dire l’eau ne rentre plus, les gens savent mieux se comporter, ils ne prennent en général plus de de de gestes enfin qui vont avoir des gestes qui sauvent et plutôt que de se mettre en danger. Donc en fait, il y a tout de même un travail de protection et de prévention qui est extrêmement important et qui est assez unique dans le monde. Un travail de protection, de prévention, mais tout ça évidemment ça coûte cher Emma Aziza pour les pour les pouvoirs publics notamment. Ça ne coûte jamais aussi cher que de payer les dégâts quand ils arrivent et et ça coûte enfin ça coûte rien en réalité. Ce sont des programmes d’action qui sont menés sur plusieurs années qui accompagnent les populations, les tissus économiques. Quand on a une inondation, il y a 40 % des des entreprises qui mettent la clé sous la porte. Donc il faut à un moment donné choisir et je pense qu’on doit choisir la résilience dans un contexte où l’atmosphère est plus chaude. Les événements sont plus violents, plus intenses, vont être amenés à se répéter. Il faut absolument se protéger partout. Merci Emma Aziza d’avoir été ce soir avec nous. Hydrologue spécialiste de l’adaptation au changement climatique, présidente fondatrice du centre de recherche Mayade, merci d’avoir été avec nous. [Musique]

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