Dans cet épisode, j’ai le plaisir d’accueillir Nicolas, fondateur de Forest&Life, et Pascale, coordinatrice de projets nationaux et internationaux, pour discuter de la mission qu’ils se sont donnés en créant cette association : permettre à chaque enfant de planter un arbre avant la fin de son parcours en primaire 🌳

Alors :

Comment Forest&Life s’y prend-elle pour faire découvrir aux enfants le rôle des arbres dans nos écosystèmes ?

Comment l’accompagnement des classes peut-il aider les enfants à comprendre les enjeux écologiques tout en développant leur curiosité et leur sensibilité à la nature ?

Comment développer l’esprit de solidarité chez les enfants en mettant en œuvre un projet éducatif tourné vers l’environnement ?

À travers cet échange, Nicolas et Pascale nous partagent leurs expériences et les projets qu’ils développent pour amener les enfants à devenir des acteurs du changement, conscients des défis environnementaux et engagés pour la préservation des forêts, de France et d’ailleurs.

Un épisode aussi passionnant qu’enthousiasmant !

Pour en savoir plus sur l’association et retrouver ses références, rendez-vous ici : https://pedagogieduvivant.fr/podcast/

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Moi, c’est Claire, la voix derrière ce podcast.

Je suis pédagogue par la nature et je me suis donnée pour mission d’accompagner et d’outiller celles et ceux qui souhaitent faciliter l’accès des enfants à la nature.

Pour cela, je propose des formations et accompagnements conçus spécialement pour les porteurs et porteuses de projets :

🌳 Un accompagnement collectif : Créer et lancer un projet d’accueil en nature
Un programme pour t’aider à clarifier ton projet éducatif, choisir ton statut juridique, trouver ton lieu, construire ton réseau local et poser des bases solides. Tu avances avec des outils concrets, une dynamique collective motivante et un suivi individualisé.

🌳 Une formation en ligne : Trouver et aménager son lieu d’accueil en nature
Un pas-à-pas pour organiser ta recherche, prospecter efficacement, visiter des lieux, finaliser un accord… et penser l’aménagement de ton espace en cohérence avec ton projet et l’environnement.

Toutes les infos sont à retrouver sur mon site : https://pedagogieduvivant.fr/formations-et-accompagnements/

📲 Tu peux aussi me retrouver sur :
Instagram | LinkedIn | YouTube

Belle écoute 🌳
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d’informations.

01:12 Présentations
01:57 Souvenirs d’enfance en nature
06:03 L’histoire de Forest&Life
16:38 Une génération d’éco-citoyens
19:03 Le rayonnement national et international de l’association
21:04 Le programme Forest&Life pour les écoles
28:38 Le choix des lieux de plantation
33:17 Les retours des enseignants sur le programme
35:47 La joie des enfants à planter des arbres
39:52 Les bienfaits d’être en forêt
44:36 L’importance de mobiliser tous les acteurs locaux
47:43 Agir auprès des collégiens et lycéens
01:07:00 Le mot de la fin

Aujourd’hui je vous propose de découvrir Forest & Life, une association qui s’est donnée
pour mission de sensibiliser tous les enfants à l’importance de préserver les et ce à travers différents programmes dont un programme, un parcours qui est le parcours
Forest & Life qui s’adresse aux écoles primaires dans le cadre duquel les enfants ont non seulement l’occasion d’apprendre plein de choses les forêts de France et du monde entier mais aussi l’occasion de participer à des
plantations d’arbre. Pour en parler, je reçois Nicolas, le fondateur de l’association et Pascale, coordinatrice
de c’est un échange qui, moi, m’a mis du baume au coeur. Je suis sortie de cette discussion pleine d’enthousiasme parce que vous allez l’entendre. Nicolas et Pascale ont une vision très positive de l’engagement écologique et je trouve
que ça fait du bien à entendre. Ce sont tous les deux des passionnés Et leur énergie est non seulement communicative mais aussi enthousiasmante. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir la discussion. Bonjour Nicolas, bonjour Pascale. Bonjour Claire Bienvenue sur le podcast Enfance en nature. Aujourd’hui, on va parler pendant un moment ensemble d’éducation à la nature et à la
solidarité internationale, notamment à travers le programme Forest & Life que tu as initié, Nicolas, et qui est devenu en 2024 une association et que tu coordonnes
aujourd’hui, Pascale. Mais avant, que vous nous racontiez, que vous nous parliez de tous ces projets. Je vous pose ma question rituelle de début d’échange. Quelle était la relation que vous aviez à la nature lorsque vous étiez enfant ? Pascale, est-ce que tu veux bien commencer ? avec plaisir. Alors moi j’ai eu la chance de vivre en Afrique quand j’étais jeune, entourée de nature,
de belle nature luxuriante et j’ai des souvenirs et par mes quatre sens, c’est ça qui est marrant aujourd’hui, c’est que moi la nature je la sens, je la décane, puis ça me fait
revenir tous mes souvenirs et dès que j’avais un moment fait petite, j’aimais bien aller juste me promener dans les parcs qui étaient à côté ou
les week-ends avec ma famille. Moi, c’est un souvenir que j’ai de bons moments, des moments aussi d’apaisement, des
moments qui me faisaient du bien. Souvent, je révisais quand j’étais petite, je me souviens que mon baccalauréat, l’ai
révisé dans le parc à Madagascar. Dès que je pouvais, je sortais de ma maison ou de là où j’étais pour trouver un petit
espace dehors. où je pouvais pleinement respirer, pleinement m’épanouir. Ça, c’est mes souvenirs que j’ai de la primaire, puis de mon collège. Et un peu plus tard, j’ai choisi moi de faire des études d’agronomie spécialisées dans le
végétal. Le végétal, ça m’a toujours fascinée. Après l’avoir un petit peu, m’être familiarisée avec la nature un peu sauvage, j’ai décidé
de m’intéresser à la nature cultivée. et en quoi ça pouvait nous aider, nous les êtres humains. Donc voilà, je pense que ça a aussi guidé ma vie professionnelle et puis ma rencontre
ensuite avec Kinomé, Nicolas et puis Forest & Life dont on va parler tout à l’heure. Ok, merci. Et toi Nicolas alors, c’est quoi tes souvenirs d’enfance en nature ? simple et direct, ce sont les balades en forêt. Je suis né en région parisienne, mais très jeune. A trois ans, mes parents nous ont emmené ma soeur, mes soeurs et moi à vivre autour
d’Angers, puis Angoulême. Et le week-end, c’était balade en forêt. Pour moi, la nature, je ressens encore aujourd’hui l’excitation, la curiosité d’aller
chercher des champignons, par exemple. vous me mettez en forêt là tout de suite et qu’il des champignons à moins de 500 mètres je
vais les trouver parce que enfant France c’était un de mes plaisirs J’adorais ça et puis faire des cabanes, grimper dans les arbres. Mon père m’a appris à grimper dans les arbres. Voilà, donc la rencontre avec la nature et avec la forêt, ça a été ça. Et depuis, j’ai toujours été me ressourcer en me baladant en forêt. puis ça, je ne suis pas rendu compte tout de suite, mais en fait, j’ai pris conscience
plus tard que… Il y avait certainement un atavisme aussi puisque mes deux grands-pères étaient
forestiers. Le papa de mon papa, qui a vécu une trentaine d’années au Maroc, était forestier, a
replanté beaucoup et il m’a beaucoup inspiré de façon globale et en particulier pour ce que je fais depuis 20 ans. À savoir remettre vraiment l’arbre dans notre conscience et au service des êtres humains. Et de l’autre côté, de côté de ma maman, mon grand-père plantait aussi des arbres, mais pour les transformer et pour du coup en faire du plaquage,
du tranchage des meubles et donc j’ai encore moi aussi les cinq sens sont très présents, l’odeur de la sciure dans l’usine de mon grand-père par exemple où j’allais passer mes
vacances. Voilà donc c’est inscrit et j’aurais tout ça toute ma vie. Merci pour ces souvenirs partagés. l’as dit, Nicolas, tu disais que depuis 20 ans, tu es engagé en faveur des forêts. Et effectivement, Forest & Life en tant qu’entité associative existe depuis peu, mais tu
as créé il y a 20 ans Kinomé. Est-ce que tu veux bien raconter l’histoire de cette structure et des projets qu’elle
porte aujourd’hui ? Oui, avec plaisir. Alors c’est une belle histoire. Moi j’ai pas fait des études d’agronomie ou de forêt. J’étais plutôt bon en classe. Mais surtout en langue, en histoire géo, en philo. Et pour faire plaisir à mon grand-père j’aurais bien été ingénieur. Mais en fait un copain m’a dit en terminale mais… Tu vas avoir eu certainement plus facilement et en plus t’adore voyager parce que j’avais
déjà eu l’occasion de voyager, bah pourquoi tu fais pas une école de commerce ? En fait c’est ce que j’ai fait, ça s’est bien passé et je suis parti vivre au à 7 ans donc
découvrir des tas de choses passionnantes et puis j’ai enclenché dans d’autres métiers mais il n’y avait rien à voir avec la forêt et ce qui a fait que en fait j’y suis venu
ensuite c’est deux choses, c’est une rencontre avec une dame qui s’appelait Edelgut, est allemande d’origine et qui m’a fait découvrir que en
plus de tous les savoir-faire que j’avais développé dans mes métiers précédents, il avait quelque chose qui primait surtout, c’était le savoir-être, la façon d’être. Comme elle le dit, c’est le sachet de thé qui donne le parfum et le goût à l’eau chaude. L’eau chaude c’est le savoir-faire et le sachet de thé c’est le savoir-être. Et ça, m’a permis de prendre conscience. en fait ce savoir-être c’était un potentiel incroyable et que tous les êtres humains
avaient ça, moi toi Pascale tout le monde et que du coup j’étais capable mais vraiment comme tout le monde de faire des choses pour lesquelles j’avais pas été formé et quand
j’ai pris le temps de ralentir, c’est super important dans notre époque et ça l’était déjà il y a 20 ans et de ressentir ce qui au fond de moi me faisait plaisir et ben c’était ces balades en forêt, c’était ces collectes, ces cueillettes de champignons,
c’était ces… Et je me suis dit mais en fait ce que j’aimerais au fond vraiment c’est que tout le monde
puisse vivre ça et maintenant et demain et après-demain. Et comme j’avais eu la chance de voyager pas mal, je me suis rendu compte que en Asie mais
aussi en Afrique et même au Canada j’avais eu une enseignante en CE2 que j’adorais. Cécile qui nous avait découvert la forêt canadienne et en allant au Canada, je m’étais
rendu compte que même le Québec était déforesté. Il a une loi qui protège, on a pas le de couper les arbres à moins de 200 mètres des
rivières et des routes, mais après c’est bûché comme ils disent là-bas, ça a été coupé. Et je me suis dit, et donc j’avais 38 ans à ce moment-là, et bien en fait c’est ça que
veux faire. Et grâce à ce travail de, tout simplement, d’introspection et d’évolution personnelle sur
le savoir-être et bien je me suis dit que c’était possible même si j’étais pas formé à ça et j’ai eu
envie de le faire non pas en mettant la forêt sous cloche ou la nature sous les verrous pour pas qu’on puisse l’abimer mais inverser le problème et dire en fait si les arbres
comme ils m’ont donné du plaisir comme ils m’ont aidé à grandir si les arbres te donnent à manger te donne un emploi te donne accès à l’eau protège tu tes récoltes contre des maladies, tu protègent le rivage contre le tsunami quand il
vient parce que tu n’as pas coupé la mangrove qui fait tampon, bien si ça t’aide dans ta vie et que tu le sais, non seulement tu ne vas pas couper la forêt mais tu vas la
restaurer. Et c’est ça l’idée de Kinomé, et Kinomé ça veut dire l’œil de l’arbre, c’est japonais, KI
c’est l’arbre et mé c’est l’œil, et Kinomé c’est l’œil de l’arbre, c’est à dire nous inspirer. des arbres parce qu’eux ils me font du bien mais mais aussi et surtout parce qu’ils
apportent des solutions pratiques et concrètes à tous les êtres humains d’ailleurs on a vécu 40 millions d’années dans les arbres avant de venir au homo prétendu sapiens et puis
on a on est descendu des arbres on a libéré nos bras on a fait grandir notre cerveau comme ça mais voilà donc on doit beaucoup de choses et même presque tout à la nature et aux
arbres mais on l’a oublié et donc du coup pour s’en souvenir il faut que ça nous aide Et du coup, en fait, je me suis dit pour ça, il y a besoin de mieux comprendre comment la
nature peut nous aider. Aujourd’hui, c’est « stand up for science », c’est un mouvement mondial. On ne pas arrêter de financer la science pour le climat, pour la connaissance de la forêt
et du reste. En fait, on a besoin de la science pour mieux comprendre, par exemple, comment les arbres
peuvent nous aider à mieux vivre, à mieux nous nourrir en allant chercher des protéines dans le Moringa. qui sont sans sucre et sans gras et qui en plus sont accompagnés de minéraux et de
vitamines. Voilà un exemple. On a besoin de science, donc on a besoin de recherche. On a besoin aussi de convaincre. Alors moi j’ai choisi de ne le faire par le plaidoyer, mais par le conseil. C’est-à-dire aller voir des décideuses, des décideurs dans les entreprises, dans les
gouvernements, dans les administrations, dans les universités pour qu’elles remettent… la nature dans leur modèle de développement social, économique et culturel. Et ensuite, quand on a influencé, y a besoin de mettre ça en œuvre par des projets
concrets. Et un de ces projets, parce que je suis passé par là, je me suis dit mais si on veut que
les enfants protègent la nature, faut qu’ils la connaissent. Tu protèges pas ce que tu n’aimes pas et tu n’aimes pas ce que tu connais pas. T’emmènes un enfant en forêt à planter un arbre au bout de… 5 secondes même s’il fait froid il est super content donc il a besoin d’éducation et ça je
m’en suis rendu compte dès le départ ça a pris forme ça a pris vraiment matière en 2010 quand il a eu cette grande tempête dans les Landes qui est la plus grande forêt d’Europe
forêt plantée sous Napoléon 3 pour remplacer des marais où il y avait beaucoup de paludisme notamment et pour fixer la terre, donc cette forêt de pins maritimes mais essentiellement elle est
tombée pour moitié quasiment en une nuit fin janvier 2010 c’était la tempête Klaus et notre téléphone a sonné et Pascale qu’elle était là dès le départ elle la coordonne mais
elle était là dès le départ et alors c’est moi qui ai reçu le coup de fil et c’était un monsieur qui était conseiller développement durable de l’académie des Landes de l’Education nationale, à Mont de Marsan et qui m’a dit, c’est un hasard, j’ai une amie
journaliste qui vous a interviewé hier sur Europe 1, vous plantez des arbres au Sénégal, ailleurs en Afrique, vous avez bien vu cette tempête ? Je lui oui, effectivement. Il me dit, moi j’ai le téléphone qui sonne tout le temps, les écoles des villages, le
département, tout monde a envie de replanter, mais j’ai envie de le faire avec des gens qui savent le faire, premièrement, et deuxièmement, j’ai envie de le faire en solidarité, c’est de là que vient la solidarité internationale, avec d’autres. Et vous vous le faites en Afrique, nous on va le faire ici et vous pouvez peut-être nous y
aider. Et là j’ai dit oui et j’ai pas réfléchi en fait et c’est comme mon père me disait allez on
va se promener en forêt quoi. Hop j’ai dit oui et ensuite j’ai dit Pascale ok comme on fait. En fait on va faire comme on fait ailleurs, c’est à dire que rassembler les forces vives présentes sur ce territoire très abîmé, les enfants, leurs
enseignants, les écoles. Les écoles c’est géré par les mairies. Les mairies c’est celles qui sont les plus proches en termes de collectivité territoriale
du terrain. Elles ont pour certaines en plus des forêts qu’elles gèrent ou font gérer par l’ONF mais
qui sont des forêts communales. Et puis on s’est entouré de tout un tas de partenaires publics, le conseil général,
privés, des entreprises. tout le monde de la filière bois, beaucoup de gens travaillent dans la filière bois dans
les Landes, mais des supermarchés, des banques, tout monde s’y est mis. Et ça a donné un programme qui dans un premier temps et assez longtemps, une dizaine
d’années même, a été porté par Kinomé, qui est une entreprise de l’économie sociale et solidaire. Et pour moi, c’était dans le projet de Kinomé, du départ, en fait, on avait besoin
d’éducation pour changer le paradigme. Notre métier, c’est pas de planter des arbres, notre métier, c’est de changer leur regard. que les gens portent sur la nature pour qu’ils changent leur comportement et qu’ils le
changent parce que c’est leur intérêt. Parce qu’ils ont compris que ça les nourrit, que ça leur permet d’avoir un travail,
d’avoir des loisirs, d’apprendre des choses, etc. Du coup, c’était dedans. Du coup, on l’a gardé. Et puis, ça a pris de l’ampleur Pascale qu’elle pourra raconter ça parce que c’est en
partie elle qui a monté le projet et qui l’a fait grandir. À un moment, c’est devenu tellement grand qu’on s’est dit en fait… ça doit prendre son autonomie et surtout il y a eu cette envie en 2020 quand nous avons
demandé le renouvellement du haut patronage du président de la République de dire que ça devient un programme national, que tous les enfants aient cette chance de planter un
arbre, de mettre les mains dans la terre, de se connecter au vivant, de le faire en solidarité internationale et surtout de savoir pour toute leur vie qu’ils peuvent faire
quelque chose. qui sont pas là, qui ont pas besoin d’attendre d’être adultes, qui peuvent dès l’âge de 8
ans, ans, on s’est dit on va se mettre avec les enfants de primaire, mais ça peut être des enfants de fin de maternelle, peut être des collégiens et d’autres, et avec ces enfants de
primaire, voilà, leur donner la conscience et la preuve par l’action qui sont en capacité d’agir pour le monde. En commençant près de chez eux et avec les copains d’Afrique, d’Amérique latine, de
Madagascar. Et le rêve que j’ai, c’est que tous les enfants qui rentrent au collège ou au lycée, aient
tous fait ça. Et là, vous avez votre génération d’éco-citoyens, d’acteurs, et il n’y a pas besoin de
leur expliquer. Et tu sais que si tu as planté un arbre tu sauras faire du recyclage, tu sauras t’occuper
du SDF qui habite en bas de chez toi, tu sauras faire tout un tas d’autres choses qui sont toutes nécessaires pour la transition de notre monde, qui ne sont pas si difficiles, qui
sont pas si chères. techniquement abordables pour peu que nous sentions ce potentiel et c’est pour ça que j’ai
parlé de potentiel tout l’heure c’est que si j’avais pas senti mon potentiel j’aurais pas changé de trajectoire de vie j’aurais pas créé Kinomé et encore moins Forest and life et
en fait c’est ça que nous offrons aux enfants c’est de se connecter à leur potentiel et après ils font le reste évidemment ça se fait avec les enseignants qui chaque fois nous
dit mais t’as vu tel enfant là j’arrive vraiment j’ai des plus grandes difficultés à le ou la garder concentrer Et là ça fait 15 arbres qui plantent alors que c’était 2 ou 5 qui étaient prévus. Et nous on n’est plus surpris avec parce qu’on sait très bien que ça arrive chaque fois. Parce qu’ils ont connecté à quelque chose qu’ils ont et que peut-être d’autres élèves
n’ont pas ou qu’ils ont planté déjà un arbre avec leur grand-père ou leur grand-mère etc. Donc c’est vraiment ça dont faut se connecter au potentiel et c’est ça dont le monde a
besoin, rien d’autre. On ne parle que des mauvaises nouvelles mais la bonne nouvelle c’est qu’on a tous un
potentiel infini et que rien qu’une personne peut tout changer. Et que là dans les 30 000 qui sont allés mettre les mains dans la terre, d’ailleurs on en voit déjà qui reviennent
me demander des stages 10 ans après en disant moi je veux être juriste de l’environnement ou encore autre chose. Voilà donc c’est ça, Forest and en Life Et pour que ça prenne toute sa dimension on en a
fait une association qui garde le même esprit, qui garde le même objectif mais qui peut le faire indépendante, en ayant accès aussi à la défiscalisation qui est un gros avantage
qu’on a en France. surtout au moment où l’aide publique au développement et d’autres sources de financement
se réduisent, de faire appel à la générosité du public, ça nous concerne c’est important de pouvoir donner l’opportunité, la possibilité à tous les enfants de
pouvoir faire ça, d’où l’association, que effectivement coordonne et dirige Pascale. Et du coup tu parlais d’ambition nationale. Aujourd’hui, Pascale, est-ce que tu peux nous dire un peu quel est le rayonnement de
l’association sur le territoire français, aussi à l’international avec quel pays du coup vous travaillez ? Alors oui donc depuis… 15 ans, on a travaillé dans 10 pays en tout, dans la France. Et en France, on a déjà déployé des projets dans une vingtaine de départements. c’est à peu près, ça change un petit peu chaque année en fonction des besoins de là où on
trouve des forêts, là où les forêts ont besoin d’être reconstruites. Et parfois, et c’est ce qu’on encourage, on essaie de rester dans une même région, un même
département pour essayer de faire grandir le projet de manière organique. donc ça dépend, on s’adapte vraiment aux besoins. des forêts, le besoin des enfants, on l’a toujours parce que notre projet il est gratuit
pour les classes qui participent donc c’est des projets qui sont très demandés et au delà de ça enfin voilà les enseignants ils sont toujours hyper partants, hyper engagés, ils ont
besoin des projets comme Forest & Life. vraiment pas de soucis pour trouver les classes qui participent et souvent nous nous
appuyons sur les académies aussi, toujours là où on travaille on sollicite les mairies comme la dit Nicolas et les académies. pour nous aider à déployer le projet, identifier les classes et suivre aussi les classes. Et pour le volet de solidarité, dans les pays qu’on appelle jumelés, on crée vraiment des
jumelages entre les enfants des différents pays. On a travaillé en Afrique essentiellement, à Madagascar par exemple, au Sénégal, au Togo. en Côte d’Ivoire également et en Amérique du Sud aussi, en Colombie, en Amérique un peu
plus, donc en Mexique. année on a un nouveau projet au Brésil, enfin voilà, dans une dizaine de pays. Ok au Pérou et au Gabon. Ça fait les 9, plus la France. Ok, alors du coup pour rentrer un peu dans le contenu des différents programmes que vous
menez, il y en a trois. Est-ce celui qui veut, celle qui veut, est-ce que vous pouvez commencer par nous parler du
parcours Forest & Life qui s’adresse aux écoles ? Alors, comme nous l’avons dit, c’est vraiment un projet éducatif. Donc ce pas un projet de plantation et quand on parle de projet éducatif, c’est vraiment
sur une année scolaire entière. Donc nous, nos projets, ils démarrent dès le mois de septembre jusqu’au mois de juin. Donc les enfants, sur une année entière, dans leur scolarité, ils apprennent sur les
forêts du monde, ils s’enrichissent, ils se nourrissent de tout ce qu’on leur apporte. Donc on essaie que ça soit le plus longtemps possible et que ça reste le plus longtemps
possible pour eux. Et donc l’année scolaire, on peut la diviser à peu près en trois étapes. La première, c’est qu’on implique les enseignants. Pour nous, les enseignants, sont clés parce qu’ils ont besoin d’accompagner leurs enfants. Donc nous, on les nourrit là aussi avec des ressources pédagogiques pour qu’ils puissent
travailler sur les forêts, découvrir les forêts du monde en classe. Donc avant que les enfants viennent avec nous sur le terrain replanter, Ils auront déjà entendu parler des forêts, ils les auront découvertes en classe avec leurs
enseignants. Donc ça c’est la première période vraiment où on met en ligne un espace numérique où les
enseignants peuvent trouver plein de richesses, des vidéos, des livres, des podcasts, plein de choses pour travailler sur les forêts dans leur classe. On organise aussi des webinaires pour les guider au mieux. On les rencontre une première fois au début d’année, puis après au printemps. Ils sont vraiment guidés pour ne qu’ils se sentent seuls. On est toujours là pour répondre à leurs questions et les aider s’ils veulent approfondir
une thématique, par exemple la gestion durable ou la biodiversité. Nous, après, on oriente et on affine vraiment tout ce qu’on leur propose en fonction de
leurs besoins. Donc on est vraiment toujours à leur écoute. Ensuite, y a une deuxième période dans l’année, c’est la période phare pour les enfants,
on va dire, c’est la plantation. Donc ça, c’est entre novembre et mois de février où on les emmène en forêt. Donc on les fait sortir de leur classe et on est là pour faire en sorte que cette journée,
elle soit vraiment. inoubliable. Voilà donc ça demande la préparation parce que faire venir des enfants en forêt, ça
demande que la terre soit un petit peu travaillée, que là on vérifie plein de critères. exemple, il faut pas qu’il une pente trop élevée pour que les enfants… qu’ils puissent planter au mieux et pas trop se fatiguer parce que mine de rien une
matinée en forêt en plein hiver, il faut s’y préparer, il fait souvent froid, il peut pleuvoir, il arrive qu’il neige aussi ou que ça soit tout gelé. On essaie que ça soit vraiment une expérience inoubliable pour les enfants et nous on
accompagne aussi, on ne jamais ça seul. fait pour emmener des enfants en forêt, faut tout un écosystème d’adultes autour d’eux. Ça passe par les gens de l’ONF, ça passe par les enseignants, ça passe aussi par les parents accompagnateurs, on demande
toujours à ce qu’il des parents ou des grands-parents qui accompagnent les enfants, que les maires souvent sont là pour les accueillir sur leur territoire. Voilà, donc on mobilise un petit peu et on accompagne et on prépare en fait toute cette
communauté d’adultes pour que les enfants puissent vraiment vivre cette journée pleinement. Et on intervient, nous intervenons toujours dans leur classe en amont des plantations. Donc on passe deux heures avec les enfants. pour se présenter, pour leur présenter le projet, parce que c’est important de leur dire à
quoi ils vont contribuer. Donc ils savent tous qu’ils vont planter des arbres. Quand ils nous voient, on est des planteuses d’arbres, ils savent très bien. ils savent pas souvent quelle espèce, à quoi ça sert et dans quelle forêt on va aller. Donc nous on leur explique tout ça en amont. et on essaie de choisir vraiment des forêts qui sont vraiment proches de leur école pour
pas qu’ils aient à faire une heure de bus. On essaie déjà quand c’est possible qu’ils aillent à pied et quand c’est pas possible,
limiter au maximum le transport. et on leur explique à quoi ça sert de faire tout ça. Et on prend ce temps aussi au chaud avant d’aller planter pour leur montrer plein de
vidéos et de photos de leurs écoliers, enfin de leurs petits correspondants à Madagascar ou ailleurs, sous forme d’une vidéo, et on leur explique aussi comment ils vivent là-bas,
pour qu’ils puissent vraiment toucher toute la dimension internationale du projet en amont d’aller planter. Et on leur explique que ce qu’ils vont faire, leurs collègues là-bas vont faire la même
chose. Donc en fait ils se sentent tout de suite, ils prennent conscience vraiment, Nicolas
parlait de potentiel, mais là c’est vraiment ils touchent en fait tout ce qu’ils peuvent faire pour eux d’abord mais aussi pour les autres et à quoi ça sert tout ça c’est pour
notre planète. Donc ça permet aussi de parler un peu du climat, de l’éco-citoyenneté, ça c’est un mot
qu’on apprend, voilà c’est dans les programmes scolaires mais parfois c’est un peu flou, c’est pas vraiment concret pour les enfants. Donc nous avec aussi des petites mises en situation et un petit geste on leur explique à
quoi ça sert. qu’est-ce que c’est être éco-citoyen. Donc c’est d’abord prendre soin de soi, de le faire avec les autres et pour la planète. Voilà et on leur explique tout ça, on leur fait prendre conscience que on va tous passer
une bonne journée et que ça va être super. Donc la journée se passe. Et la troisième période pour terminer l’année, c’est une période qui démarre là jusqu’à la
fin de l’année, c’est ce qu’on appelle le jumelage. Donc là on leur propose, après avoir vécu cette expérience de planter des arbres, ils vont
la partager avec leur homologue dans les autres pays. Donc ils font des belles lettres ils font des vidéos. Quand c’est possible, on organise des visios. Donc des visios où les enfants peuvent se parler en vrai, se poser des questions, se
répondre. La thématique c’est la forêt mais souvent ça déborde et c’est très bien sur la vie. Qu’est-ce qu’ils mangent le matin ? Comment ils vivent ? Quels métiers font leurs parents ? En fait il y a une telle différence de vie aussi entre ces enfants que c’est ça qui est
fabuleux, c’est qu’ils apprennent aussi à s’ouvrir. Ils ouvrent progressivement leur cœur à d’autres enfants du monde et ça leur donne envie
souvent d’aller plus loin. C’est-à-dire de les aider encore plus. Donc l’année dernière par exemple, il a une école avec laquelle On travaille depuis très longtemps qui s’appelle Living School, c’est une école
éco-citoyenne parisienne. Et en fait, les enfants ont eu envie de faire tellement plus qu’ils ont organisé une vente
auprès des parents. Ils ont réuni un petit budget, beau budget d’ailleurs, plusieurs milliers d’euros et qui a
servi à construire des latrines pour une école à Madagascar qui n’en avait pas. Donc voilà, ça, c’est vraiment issu de la mobilisation des enfants et de leur envie
d’aider au-delà du projet. Et ça, c’est vraiment quelque chose qu’on a envie et qu’on encourage à chaque instant. surtout à cette troisième période de l’année, puisqu’on va bientôt les laisser. Et on leur dit, voilà, nous c’est un temps, on vous a donné probablement l’élan lents de
faire plus, mais faites. Et en fait, on les met en lien aussi avec d’autres initiatives, d’autres associations,
plein d’autres projets. La bonne nouvelle, c’est qu’en France et ailleurs, y a beaucoup de projets qui existent
pour les classes, pour que leur engagement puisse se prolonger et se matérialiser dans d’autres choses que la plantation d’arbres. Voilà comment s’organise un petit peu l’année scolaire. Pour un enfant, Forest & life. Et puis peut-être tu peux dire un mot de comment nous avons étendu ce programme qui était
strictement en forêt au départ. Alors je rappelle, c’est des forêts à l’origine domaniale ou communale, mais ça peut être
aussi des forêts privées si ceux qui nous écoutent ont des forêts qui ont besoin de replantation ou de complantation suite à… un incendie suite à une tempête, à une pollution, suite à une maladie, y a beaucoup de
maladies liées au changement climatique, les scolites par exemple sur les épicéas ou la chalarose du frêne des personnes qui sont prêtes à faire contribuer les enfants, comme tu
le disais Pascale, accompagnés d’adultes, et qui sont prêts à laisser revenir ces enfants plus tard, il faut qu’il y ait un accès, que les enfants puissent montrer à leurs parents,
à leurs amis, à leurs enfants peut-être un jour, évidemment en prévenant, en demandant la permission au propriétaire. ont fait, faites nous signe en allant sur le site Forest & Life en nous contactant parce
que c’est aussi ça la base du travail c’est de trouver ces espaces dans les territoires où il a un besoin. On a toujours été très exigeants sur le choix de ces endroits à restaurer parce que,
voilà, je dis toujours, on n’a pas le droit de tricher avec les enfants. Il faut que les arbres soient encore là dans 10, 30 ans et donc qu’il ait un
accompagnement d’où l’Office national des forêts qui est là depuis longtemps et encore pour longtemps. Mais ça peut s’étendre à d’autres partenariats et ça s’étend déjà à d’autres partenariats. donc forêts privées, aussi et vives et champêtres dans les milieux ruraux avec des
agriculteurs qui sont aussi des super pédagogues. Quelquefois on a des histoires extraordinaires. Et puis même des arbres en ville, on a de plus en plus d’initiatives dans les villes de
mini-forêt, miyawaki ou d’autres qui remettent du végétal, du vivant en ville et il en a aussi besoin. Et les principes restent les mêmes, principes de connexion au vivant, de solidarité, de
conscience du potentiel. Tout ça, en fait, c’est tout à fait applicable dans ces milieux-là aussi. Voilà, avec les mêmes trois temps qu’a décrit Pascale, qui permettent d’en faire un
programme de toute une année et qui donne une latitude aux enseignantes et aux enseignants pour aller même plus loin s’ils le souhaitent. Je me souviendrai toujours… un enseignant sénégalais, c’était notre premier jumelage il y a 12 ans, qui nous avait
écrit en disant, j’ai fait toute l’année en géométrie avec un exercice qui était de créer une pépinière pour planter les arbres. Au lieu de mettre un grillage en carré ou en parallélépipède pépède, j’ai planté un pieux,
j’ai pris une corde et on a tracé un cercle et ensuite on a clôturé le cercle et ensuite on a calculé l’ère du
cercle et ensuite on a calculé tout un tas de choses en fait il avait fait toute sa géométrie euclidienne de l’année à partir de ça et là quand j’entends ça nous avons réussi
quoi parce que non seulement l’enfant a expérimenté, fait l’expérience de tout ce qu’a décrit Pascale tout à l’heure mais en plus a connecté ça à des savoirs qui pouvaient
paraître très théoriques un peu loin de sa vie et l’enseignant aussi et l’enseignant aussi qui pris plaisir à
trouver un nouveau nouveau médium de transmission avec en l’occurrence cette pépinière là voilà donc c’est quand on parle potentiel c’est ça en fait c’est ouvrir à plein plein
d’autres choses et qui vont de construire faire des calendriers de fin d’année et d’autres oeuvres d’art pour vendre aux parents pour pouvoir financer des latrines on sait que les
latrines c’est ça peut paraître anodin mais c’est un des premiers blocages à la scolarisation des jeunes filles. parce que quand il a pas de latrine, souvent elles y vont plus. Donc ce n’est pas rien. Mais ça va de là à des oeuvres d’art, des webfeuilleton, en passant par ce que je viens de
dire. Donc c’est vraiment ouvrir à l’éco-citoyenneté c’est l’éducation par l’action, dehors et
dedans, centré sur le potentiel de l’être humain. T’as répondu en partie à la question que j’allais vous poser après qui était des retours
que vous avez puisque maintenant vous avez du recul sur ces actions-là, du retour de la part des enseignants et j’imagine qu’effectivement il en a beaucoup qui se saisissent
après de ce sujet là pour aller plus loin et poursuivre avec leur classe les années suivantes. Donc quels sont les retours que vous avez des enseignants et puis des principaux concernés
? que sont les enfants. … Alors c’est vrai qu’en 15 ans on a eu pas mal de retours. Qu’est-ce que… Ce qui me vient là comme ça. Et surtout maintenant qu’on est une association, maintenant on a le statut qui va nous
permettre vraiment d’ouvrir et d’inclure en fait tous les enseignants et les parents qui veulent nous rejoindre pour aider, pour devenir aussi bénévoles. Là on a les premiers bénévoles qui arrivent dans l’association, notamment des enseignants
qui ont vraiment vécu cette année et qui veulent continuer avec leur classe mais aussi nous aider. à développer sur leur territoire. Donc on a eu deux, trois demandes cette année. On a des parents aussi parce que les parents qui nous accompagnent ont envie de faire
appel à leur réseau. Ils travaillent tous dans une entreprise ou peut-être dans une fondation. Et comme nous, c’est une partie de notre travail aussi, c’est d’aller chercher des
financements pour financer les bus, les enfants, les arbres ici en France, les arbres là-bas. voilà, c’est des projets qui restent coûteux et qu’on veut gratuits pour toutes les
classes du public. On est ouvert à tout monde, tous les types d’établissements. Les parents peuvent aussi en parler à leur entreprise pour nous aider à le financer. là, a aussi une personne cette année qui nous a proposé ça. On a une enseignante qui a voulu organiser sur son territoire dans le Tarn cette année une
projection autour de l’arbre. Donc elle a tout organisé elle-même, nous a juste demandé de l’aide en fin de parcours. Donc ça c’est incroyable aussi parce qu’elle s’est emparée du sujet, elle a voulu tout de
suite le diffuser sur son territoire. On a eu des enseignants ici qui ont voulu échanger parce qu’ils se sont dit le jumelage
c’est super pour nos enfants mais pourquoi pas nous après tout. Donc en fait ils ont voulu être aussi jumelés avec d’autres enseignants au Togo, donc on a
organisé et ça dure encore trois ans après, donc c’est ça qui est beau aussi, c’est que les enseignants échangent sur leur pratique, sur ce qu’ils ont appris, ce qu’ils ont envie
de faire, donc il y a des jumelages entre les enseignants qui se créent. Voilà, donc ça c’est des exemples, mais après pour les enfants, ils sont extraordinaires
les enfants en fait, qu’on accompagne, chaque plantation c’est… Moi ça me fait beaucoup de bien, pour nous aussi dans l’équipe Forest & Life c’est
toujours un plaisir de vivre l’expérience parce qu’on passe l’année à monter ces projets et quand on est vraiment avec les enfants c’est un vrai bonheur. Et comme le disait Nicolas, tous les enfants ils aiment au fond d’eux planter des arbres. Alors il y en a certains qui arrivent, malgré… On leur dit toujours et on passe toujours des petits mots dans les cahiers pour dire
attention couvrez-vous bien il va pleuvoir il va faire froid mettez-vous des bottes bon voilà sur une classe on a toujours qui oublie ça peut arriver donc ils arrivent avec leurs
petites baskets blanches leurs pantalons blancs et au début ils sont tous un petit peu penauds ils ont peur d’y aller vraiment et en fait c’est les premiers qui en fin de
plantations bah ils sont marrons en fait parce qu’ils sont là ils touchent la boue on leur explique que la terre c’est pas ça, contraire c’est la vie donc voilà c’est vraiment des
découvertes et tout les enfants vraiment vivent cette expérience pleinement. La dernière fois on a trouvé un gros crapaud, on a creusé un arbre, il y avait un énorme
crapaud qui était là, tous les enfants avaient peur et puis après ils le tenaient tous dans leurs mains. voilà ça permet aussi de rentrer, de reconnecter un petit peu, de rentrer en amitié avec
tout leur écosystème et la forêt qui nous entoure. Moi, il en a un, j’ai adoré. En fait, quand j’explique un petit peu d’où je viens, qui je suis, je leur dis souvent que
moi, j’ai attendu, j’ai planté mon première arbre avec Kinomé à 28 ans. Et en fait, ça surprend tout le monde parce que je leur explique qu’aujourd’hui, mon
métier, c’est d’emmener les enfants planter des arbres. Et il en a un qui m’a dit, mais ça venait du fond de son coeur. Mais pourquoi? T’as attendu tout ce temps. Bah oui, en fait. Et voilà, donc, ça se trouve incroyable aussi la spontanéité de tous ces enfants là. Et voilà, après, peut-être Nicolas, tu peux compléter. touché par les retours des enfants, il pas très longtemps, je courais dans le bois de
Vincennes et il un gars qui est venu me mettre la main sur l’épaule. J’étais un peu surpris et il dit « vous me reconnaissez pas Je lui « non ». Il me dit « vous êtes le fondateur de Forest & Life ? Je lui dit « oui ». Il me « ben moi j’étais en forêt et j’ai même été stagiaire ». il y a des années et aujourd’hui je suis kinésithérapeute mais je vais tout temps dans la
nature et ben ça a changé ma vie en fait il m’a dit voilà donc il a plein de ce genre de témoignages ou des dessins, c’est pour ça qu’on rigolait avec Pascale quand tu as posé la
question parce que des dessins avec monsieur Métro ne changeait jamais de métier continuez à nous emmener en forêt, voilà disait Pascale ça sort du coeur après pour les adultes Je pense que des associations comme Profs en Transition, par exemple, ont commencé à
s’impliquer et à faire connaître le mouvement d’autres. Pascale disait il y a pas mal de belles initiatives d’autres associations comme des
Enfants et des arbres par exemple, nous disent, nous on n’a pas ce volet international, on aimerait le faire avec vous. Moi je suis Fellows Ashoka, Ashoka c’est le plus gros réseau d’entrepreneurs. sociaux du monde et donc j’ai rencontré plein d’autres initiatives au Pérou, aux
États-Unis par exemple, remettre du vivant dans les écoles, dans les jardins, dans les cours des écoles, ce qui est très compliqué pour des raisons juridiques, de normes etc. Donc là, ça permet via le réseau d’Ashoka, d’essaimer. de partager les bonnes pratiques et aussi de renforcer les échanges et les jumelages dont
parlait Pascale tout à l’heure. Moi j’avais été très touché par un livre que j’avais lu il y a une douzaine d’années qui
s’appelle Last Child in the Wood de Richard Louv, un américain qui était enseignant et dont les fils lui disait mais papa pourquoi c’était mieux avant ? Il avait pas compris, dit, bon, mais c’était pas mieux avant. D’ailleurs, je dis souvent ça aux étudiants. Avant, c’était pas mieux. Moi, quand j’étais étudiant, le mur de Berlin était pas tombé. Il y avait des fusées nucléaires à quelques centaines de kilomètres de chez moi. Certes, les choses ne se sont pas autant améliorées qu’on aimerait, c’était un autre
contexte. Donc c’était pas mieux avant. Mais si si c’était mieux avant, tu nous racontes tellement d’histoires géniales. Et en fait, il s’est rendu compte que ce qui était génial, c’est les histoires de dehors. Et en faisant un peu des recherches, il se rend compte que quand lui, passait une heure
par jour dehors, ses fils, passaient une heure par semaine dehors. Parce que quand tu vas dehors, déjà, il y a presque plus d’arbres dans les jardins parce
qu’on n’a pas envie de prendre un procès si le fils du voisin qui est monté dans notre pommier se casse le bras en tombant. Et puis, les maisons se sont rapprochées. Mais même si les gens ont encore des jardins, ou un arbre dedans, je parlais des États-Unis là. Et donc il a ça aussi, c’est-à-dire qu’il a relié ça aussi ensuite au syndrome de déficit
d’attention, de concentration, à des vrais problèmes sociétaux et même maladies. Donc en fait on a aussi ce travail de relier ça à qu’est-ce que ça apporte concrètement et
comment ça… influence la trajectoire de vie d’un enfant d’aller en forêt. Ça relie avec le travail de Richard Louv et de tout ce qu’on suivit. Ça relie avec le travail qui a été fait sur les bains de forêt. Moi, j’ai vécu 7 ans au Japon, je suis allé dans les premières forêts des vallées qui
partent de Nagoya, où il y a eu ces premières forêts où ça a été expérimenté, où on a démontré que le taux de cortisol, qui est l’hormone du stress, baisse quand on va… se promener non pas à la Défense ou à Shinjuku mais dans une forêt. Donc il y a aussi tout cet aspect scientifique qui a encore besoin d’être approfondi et ça
aussi ça va nous aider d’être devenus association et de devenir fondation un jour parce qu’on a besoin que la science nous aide là-dessus aussi pour montrer que les enfants se
développent mieux. On le sait, c’est évident qu’on développe sa motricité fine, qu’on développe sa capacité
de collaboration, qu’on développe sa créativité. le fondateur de Mario Kart, des piliers de l’histoire du jeu vidéo, il dit toujours, moi
j’ai inventé mes premiers jeux vidéo en observant des fourmis, en observant comment ça fonctionne. Donc tout ça c’est aussi une façon d’essaimer et de montrer qu’en fait il y a besoin que
tous les enfants aient accès à ça. Et ça a été repris clairement avec l’influence de de tout le travail qui a été fait depuis une douzaine d’années en France par Forest & Life
et d’autres bien sûr par le gouvernement il a deux ans quand le programme Un collégien un arbre a vu le jour alors qui aujourd’hui avance doucement parce qu’il n’est pas
suffisamment financé et qu’il a d’autres priorités mais je pense que sur le long terme c’est certainement une des top priorités et on voit bien en travaillant avec les
ministères on voit bien qu’il a un vrai engouement au ministère de l’éducation sur le terrain par les enseignants. On a toujours l’appui des inspections d’académie et puis au niveau programmatique on voit
bien qu’il y a du développement durable et des transitions écologiques, sociales dans quasiment toutes les matières à tous les niveaux mais un déficit d’action, d’enseignement
par l’action parce que c’est pas facile et c’est pas comme ça que ça s’est fait historiquement. ce programme à mon avis a surtout comme vocation maintenant, en s’élargissant au plus
grand nombre, de rentrer dans les rituels de passage de la croissance des enfants quand ils vont au primaire puis au collège. Il faut qu’ils passent par cette reconnexion ou cette connexion y compris en milieu rural. Combien y d’enfants en milieu rural qui n’ont jamais mis les mains vraiment dans la terre
non plus ? et qui ne savent pas que dirt is not dirty comme disait tout à l’heure Pascale. et donc ça c’est un projet de société et c’est pour ça qu’il doit se faire à grande
échelle et qu’on a besoin de tout le monde pour ça pour à partir de pôles régionaux et même locaux étendre la tâche d’huile pour donner accès à à tous les enfants de la commune, puis de la communauté de communes, puis des communes
voisines, puis du département. Parce qu’en faisant ça, d’abord on prend tous beaucoup de plaisir, tout le monde est
toujours ravi à l’issue de ces sorties et de ces séances en classe. Ça donne un sens incroyable, supplémentaire, y a énormément de sens aux métiers
d’enseignant bien sûr, mais ça en donne encore plus. à tous ceux qui nous accompagnent, ce soit les entreprises, a beaucoup d’entreprises, et
que je remercie, qui nous aident, au départ par des programmes de RSE, de responsabilité sociétale des entreprises, mais maintenant ça devient des projets d’entreprises. Ils nous demandent, la réponse est toujours oui, est-ce qu’on peut venir avec certains de
nos employés qui sont parents, qui ont peut-être pour partie leurs enfants dans les écoles ou… parce qu’on essaye de faire ça avec des entreprises locales qui ont une usine, qui ont un
bureau, qui ont un traitement de facture, ont quelque chose en local et ça donne un vrai travail de co-création porté par les acteurs d’un territoire. On se dit toujours qu’est que c’est un écosystème ? C’est ça ! Qu’est que c’est un projet écosystémique ? C’est ça ! C’est mettre ensemble pour une cause à laquelle tout le monde souscrit des gens qui
d’habitude travaillent pas ensemble. et qui sont ravis de le faire, ça demande une vraie compétence. Une des compétences clés de Pascale et de son équipe, c’est de faire travailler du public,
du privé, des scientifiques, des enseignants, des conducteurs de bus, des parents d’élèves, en respectant la raison d’être du programme, avec toujours un arbre ici, un
arbre pour moi, deux arbres pour toi là-bas, en Afrique, en Amérique latine, ou ailleurs trois arbres pour la planète, c’est l’équation fondamentale, j’allais dire. en respectant la sécurité des enfants. que quand on va en forêt, on reste en groupe, on ne fait pas n’importe quoi. Je prends un exemple, on fait beaucoup de choses ici dans le bois de Vincennes et en forêt
région parisienne et dans les grandes villes. Souvent, y a un élan, on va ramasser les déchets, on fait pas ça n’importe comment, on
peut trouver tout un tas de choses, qu’on ne veut pas retrouver parfois dans les poches des enfants. Donc tout ça, c’est cadré. La sécurité, c’est super important. Et après, y a ce plaisir à être ensemble, à créer et ensuite on ouvre le champ des
possibles et les enfants comme les adultes vont pouvoir faire d’autres choses, dont on a parlé tout à l’heure. Voilà donc c’est vraiment une ramification mais qui part, vous le sentez, notre discours
d’ailleurs, qui part du coeur. ça fait du bien. il y a une question qui me vient là. Aujourd’hui vous accompagnez plutôt dans les écoles primaires. Nicolas, tu disais que ton rêve c’était que, arrivés en 6ème, tous les enfants aient
planté au moins un arbre dans leur vie. Moi ce que j’observe, alors entre autres parce que je travaille en collège et lycée, il y
a effectivement depuis 2-3 ans le mouvement de classe dehors se développe beaucoup et on sent qu’écoles maternelles et primaires Ça y est il y a de plus en plus d’enfants qui sortent mais par contre il y a un vrai
décalage qui est en train de se creuser avec le secondaire et je… Je rigolais ironiquement quand tu parlais du fait que c’est difficile, que l’Éducation
nationale a du mal aujourd’hui à planter des arbres. Nous ça fait six ans dans la cour du lycée qu’il y a des arbres tagués au sol parce que
c’est le futur emplacement des arbres qui seront un jour plantés et pour le moment on ne fait qu’admirer un dessin au sol. Moi ce que je vois aujourd’hui, notamment… auprès des collégiens, quand il y a des écoles autour qui ont été engagées, qui ne
serait-ce qu’à de la sensibilisation environnementale déjà, commençons par là, et au mieux à être sorties avec les enfants, et bien les collégiens ils se retrouvent subitement comme
coupés de tout ça et c’est vraiment difficile dans le secondaire de connecter tous les différents acteurs. parce qu’on est sur des équipes qui sont pluridisciplinaires et sur des structures qui
sont souvent plus importantes. Et du coup ma question c’est est-ce les plus grands… Est-ce que c’est une tranche d’âge à laquelle vous pensez ? Comment est-ce que vous vous positionnez un peu par rapport à ça ? Parce que moi je trouve vraiment ma crainte, c’est que des milliers d’enfants qui à
l’école primaire et maternelle connectent avec ce vivant et puis tout d’un coup, arrivés au collège et lycée, il a une déconnexion totale. Et alors après, on le sait, vous l’avez exprimé dans vos souvenirs d’enfance, il y a un
moment où l’adulte peut reconnecter avec tout ça, mais ça met plus ou moins de temps et en attendant le monde avance. Est-ce que vous avez une réflexion autour de ces jeunes ? Oui. Dans l’absolu, c’est plus facile de faire ce travail avec les enfants, les écoliers de
primaire. Essentiellement pour deux raisons, enfin pour trois raisons. D’abord parce que c’est un âge où les apprentissages fondamentaux commencent à être en
place, où il y a une capacité d’attention et une envie d’agir. Et une éco-anxiété qui arrive de plus en plus tôt. Premièrement, deuxièmement, les écoles primaires sont gérées par les communes, les villes. Donc c’est plus facile que les collèges qui sont gérés par les départements ou les lycées
par la région. Et troisièmement, c’est une enseignante-enseignant et pas un groupe pluridisciplinaire
comme Maintenant, tant qu’on n’est pas… Moi je pense fondamentalement qu’il a un avant après ce programme. Et donc, un enfant qui a mis les mains dans la terre, encore une fois c’est pas que un
programme de plantation, c’est vraiment un programme éducatif. Et quand je vois les retours qu’on a, on a cité des priorités tout à l’heure, mais il y en
a énormément, il a une inoculation qui pour moi ne part pas. Donc je suis… confiant sur le fait qu’un enfant qui a suivi le programme, va garder un début de relation
à la nature. Évidemment, si ses parents l’emmènent cueillir des champignons ou courir dans les bois,
c’est mieux, mais ça partira pas. Par contre, ça a besoin, dans l’idéal, d’être entretenu. Et surtout, a toute une génération qui, aujourd’hui, n’a rien connu de tout ça et qui est
au collège. Donc, il y a besoin de s’occuper aussi des collégiens. C’est plus compliqué, pour trois raisons. La première, c’est qu’ils sont dans la mutation du corps, dans la mutation de l’esprit,
donc c’est un petit peu plus compliqué de les focaliser sur ça, mais c’est tout à fait possible. Il faut le faire différemment, fait. Passer plus par le sport, passer plus par l’aventure, passer plus par… Voilà, mais c’est tout à fait possible. Il y a des éco-délégés dans beaucoup de collèges et ils ont le problème de ne pas savoir
quoi faire de leur élan et de leurs envies, confère les arbres tagués sur le bitume, tu tout à fait raison. Deuxièmement, a cette histoire effectivement d’échelle départementale et troisièmement de
multidisciplinarité, de devoir mettre d’accord beaucoup plus d’acteurs. mais c’est tout à fait possible on l’a testé, ça fonctionne et c’est en fait ce sont les
mêmes principes qui s’appliquent de connexion physique par les sens à la nature sans ça il n’y a pas de… Tant que tu n’as pas touché le sol Mis l’oreille sur l’arbre, tu te connectes pas. Cette connexion, est vraiment physique. Alors là aussi, il faut l’adapter avec des collégiens, mais ça marche très bien. Cette porte d’entrée aussi vers la connaissance, parce que c’est un programme éducatif qui
développe la connaissance. Nous ne connaissons pas si tu demandes à quelqu’un dans la rue de… de te citer cinq essences d’arbres, tu vas pleurer. Tu vas en avoir deux si tout va bien. Et pareil pour les fleurs. Et encore pire pour les insectes. Il a les mouches. si, il les fourmis. Et puis si tout va bien, les abeilles. Et pareil pour les arbres. Si tu as plus que le chêne et le pain. Donc il y a aussi cet aspect connaissance. Et puis il a cet aspect, encore une fois, Empowerment ou mise en route. Et là par contre ça fonctionne super bien avec les collégiens. Parce qu’il faut pas leur expliquer trois fois qu’ils ont le pouvoir. Et là il y a une énergie incroyable. donc oui après on peut pas non plus tout faire en même temps. Nous on s’est vraiment spécialisé sur le primaire mais sur l’entrée au collège et
d’ailleurs le cycle primaire s’étend au sixième. Par exemple, sixième, c’est super facile de travailler avec eux. Mais encore une fois, ceux qui nous écoutent, rejoignez-nous et nous vous rejoindrons si
vous êtes spécialiste et que vous avez les bons contacts, le bon réseau pour les collèges. que, oui, pour des collégiens, ça peut être encore plus salvateur que pour des primaires. Mais pour faire ça… réaliser mon rêve d’une génération qui est à toute passée par là, je pense que c’est
important de… de commencer par le primaire. Il y a un élément supplémentaire enfin sur le collège qui est très intéressant et c’est ça
qui avait introduit le gouvernement mais malheureusement sans trop se donner les moyens encore. C’est l’orientation professionnelle, le début d’orientation professionnelle et c’est vrai
qu’on voit bien qu’il des vocations qui naissent chaque fois qu’on emmène des enfants à planter des arbres. Des vocations de jardinier, de paysagiste, de bûcheron parce qu’il faut aussi couper des
arbres pour faire vivre. ce qui représente un tiers du territoire français, on n’a pas assez de transformation, ne
pas assez de valeur de nos armes. Ce n’est pas un problème en soi de couper les armes, il pas en couper trop et à certains
endroits il faut pas et surtout il les renouveler. Donc on a aussi besoin de bûcherons dans plein de régions, souvent dans les Pyrénées
orientales, va trouver des bûcherons, va trouver des gens qui travaillent à la forêt, c’est très très très difficile. Donc il a aussi cette dimension qui est très intéressante dans le collège de cursus. et de vocation et d’orienter vers des métiers qui peuvent être plus axés sur la nature. Aujourd’hui on a un déficit dans toutes ces filières. Il y en même à reconstruire complètement. Et on a besoin de gardiens et de gardiens de nos paysages. Nos exploitations agricoles sont de plus en plus grandes. un énorme problème de transmission sur la culture familiale, de petite surface en tout
cas. Et tout ça, on voit bien d’ailleurs dans nos rencontres et nos échanges avec les
agriculteurs, ça les touche aussi pour ça, parce que ça permet aussi de changer l’image que les jeunes ont de l’agriculture. Aujourd’hui, des agriculteurs, c’est la triple peine. Je n’arrive pas à gagner ma vie. Je ne sais pas à qui je transmettrai, je ne sais même pas si ça sera transmis alors que
j’y passe tout mon coeur, tout mon temps, toute mon énergie et en plus je suis un salaud parce que je pollue. qui est faux très souvent et ce qui est parfois vrai mais jusqu’au moment où il a une
solution de ne le faire. que comme les taux de cancer et autres sont les plus élevés chez les agriculteurs, sont
les premiers à ne avoir envie de polluer. ils le faisaient. là aussi ça s’accompagne par une valorisation de leur travail, de leurs produits et de
leur métier. ça recoupe à ce moment là avec ce qu’on fait. Voilà donc tu as raison de dire que l’écologie c’est important. Oui Pascale pardon. Je vais juste compléter sur les collégiens qui parlaient des éco-délégués pour partager à
Claire et à ceux qui nous écoutent un témoignage aussi. qu’on a une petite fille qui était venue planter avec nous quand elle était en CE1, CE2
avec son école. Et elle nous a recontacté quand elle était en 6ème ou 5ème parce qu’elle était devenue
éco-déléguée justement. Et elle avait envie de partager l’expérience qu’elle avait vécue avec ses camarades. Et donc on lui a permis, on a regroupé des donateurs. on a trouvé une parcelle et on a emmené sa classe replanter des arbres quand elle était
éco-déléguée. ça marche, la petite graine qu’on avait semée dans son coeur quand elle était un C1, a
germé, elle est devenue éco-déléguée et en plus elle a eu l’élan de partager ça avec ses camarades. voilà, tous les éco-délégués, si ils nous aux écoutent ils peuvent nous contacter. On peut monter des projets aussi pour les 6e, 5e et voir plus et c’est ce qu’on fait déjà
et d’ailleurs c’est aussi pour ça. Claire, tu parlais de trois parcours, donc on s’est beaucoup concentrés sur Forest & Life,
mais on aussi développé depuis plusieurs années des animations qu’on peut faire dans les classes de primaire et de collège. On peut aussi les accueillir chez nous parce qu’on a la chance de travailler dans le bois
de Vincennes, donc un lieu vraiment magnifique qui s’appelle aujourd’hui la Cité du Développement Durable. et on a aussi un lieu d’accueil qui s’appelle une pépinière pédagogique qu’on a déployé
depuis six ans maintenant avec la ville de Paris, où on peut aussi accueillir des classes, quel que soit leur niveau, pour leur parler de l’écosystème, bois, de la biodiversité, de
l’histoire aussi du lieu qui est… parce qu’on a la chance d’être un campus. on a une vingtaine d’organisations à travailler dans le développement durable, dans les
forêts, dans le développement, être là et on se partage des animations aussi. Donc ça peut ouvrir les collégiens aussi à l’histoire, la partie histoire, la partie
développement durable. voilà, on fait ça aussi en plus du parcours Forest and Life. C’est qu’on a vraiment développé cette partie animation là aussi pour répondre aux besoins
des enseignants parisiens aussi du 94, donc du Val-de-Marne. juste pour te donner un exemple, ce parcours pépinière, avait cinq classes, de la place
pour cinq classes cette année. Quand on a lancé l’appel à participation, on a 50 classes qui nous ont répondu. Donc il y a un vrai besoin. Mais d’ailleurs, on ne a pas laissées sur le carreau parce que là, pour la Journée
internationale des forêts qui a lieu bientôt, on leur a proposé une animation dans leur classe justement, qui va être faite par une de nos volontaires qui vient du Cameroun. Elle va leur parler des forêts tropicales. Donc on leur offre ça. à défaut d’avoir participé à la pépinière mais peut-être l’année prochaine et les années
suivantes. voilà, c’est important aussi pour nous de diffuser tout ce qu’on a appris depuis 20 ans,
15 ans et Nicolas et pas mal d’autres personnes de l’équipe, voilà, peut-être Nicolas tu peux partager mais on intervient beaucoup dans des écoles aussi, des plus étudiantes. pour partager de notre métier, notre expérience, aussi notre métier. fait, nous on travaille dans le développement durable, dans la forêt, dans la protection
des forêts, avec comme base le savoir-être et on aime bien aussi diffuser ça pour aider les plus jeunes à prendre conscience de leur potentiel et de leur montrer que c’est
possible de travailler dans des structures comme les nôtres. c’est possible et c’est particulièrement important. En fait, on est quand même sous une pluie de mauvaises Mais en fait, c’est comme si la
pluie était triée, quoi. C’est-à-dire que les bonnes nouvelles n’arrivent pas jusqu’au sol. Et pourtant, il y en a, et il en a beaucoup. Et les jeunes ont une résilience et une capacité à… à la joie de vivre qui est extraordinaire, mais qui peut être entamé quand même à force. Et pour ceux qui sont un peu plus isolés ou qui se sont laissés embarquer trop
exclusivement par les réseaux sociaux, ça peut devenir vraiment grave. Donc oui, j’étais encore là il a deux jours avec quatre classes de terminales. Pour leur dire quelque chose de simple, vous êtes en terminale. Vous devez passer par cette épreuve de parcours sup. Vos enfants, vos parents ne dorment plus. Vous devez imaginer ce que va donner le… le logiciel et c’est compliqué mais sachez que c’est une étape vous pourrez changer de
voie j’ai fait une école de commerce j’ai travaillé dans des métiers qui n’ont rien à voir avec la forêt et après 17 ans j’ai complètement changé et ce qui est possible pour moi est
possible pour tout le monde parce qu’elle a commencé à travailler en elle est venue me voir alors que j’avais encore aucun employé en me disant à 23 ans
monsieur métro j’ai entendu ce que vous faites j’aimerais j’aimerais contribuer et puis elle en a 40 elle a trois enfants elle est toujours là mais les programmes sont les
parcours de vie sont très différents donc voilà ce que j’essaye de dire aux lycéens c’est vous avez des choix à faire faites les sérieusement mais il y a beaucoup de choses qui vont pas dans notre période mais vous avez une liberté et
vous avez même une obligation probablement de vous réinventer plusieurs fois dans votre vie professionnelle et c’est une énorme chance avant on essaie agriculteur ou cordonnier
ou enseignant ou assureur et c’était ça quoi aujourd’hui on peut avoir plusieurs vies dans une vie pour un peu qu’on investisse dans l’exploration, ceux qui m’entendent ne me voient pas
mais je touche mon torse de ce qu’il a dans mon coeur, dans ce qui me touche profondément. Si j’apprends à ressentir ça, eh ben je trouverai tôt ou tard ma vocation et une vocation
qui servira à quelque chose. Je leur dis toujours, partez de votre. Partez pas de vos préoccupations, de vos peurs pour le monde. Partez de votre cercle d’influence direct. Vos potes, votre soeur, votre papa, votre voisin, votre grand-mère malade, partez de là. Là vous avez un rayon d’action. Vous pouvez agir tout de suite maintenant. Vous n’avez pas besoin de diplôme, n’avez pas besoin d’être fort en maths. Agissez là où vous vivez tout de suite. Et puis de proche en proche, voyez qui vous influencez indirectement. Et plus vous allez grandir et vous outiller avec de la connaissance, en savoir faire et en
savoir être, plus vous allez toucher de gens. Aujourd’hui à Kinomé on touche 2 millions de personnes mais on a commencé zéro. Enfin 1. Parce que ça me faisait déjà du bien. Pareil avec Forest & Life on a commencé avec une tempête, avec une catastrophe. Et aujourd’hui, 30 000 enfants, 1100 enseignants, beaucoup plus scientifiques. contre tous les adultes, etc. Donc vous avez tout ce qu’il indirect. Et là, connecter, enfin, revenir à votre préoccupation du départ. La faim dans le monde, tous ces programmes d’aide alimentaire qui sont perturbés, voire
arrêtés avec la réduction, voire l’arrêt de l’aide publique au développement, clairement, je comprends que ça vous révolte. Voilà, mais si vous partez que de cette révolte et de cette colère, en fait, vous n’allez
pas pouvoir agir, quoi. Vous allez… Vous allez être bloqué et partez de où vous êtes et relier progressivement ce qui vous met
en colère mais surtout ce qui vous met en joie. et la conjonction des deux, qui me met en colère et ce qui me met en joie quand elle est
connectée à ce que je sais faire et bien elle permet d’agir et c’est le meilleur remède contre la morosité ambiante quoi et agir ça veut pas forcément tout de suite dire franchir
la l’Annapurna ou l’Everest ça commence chez moi voilà donc c’est ça qu’on leur dit et ils entendent, sincèrement ils entendent Moi je suis touché par cette génération, qu’on a un peu stigmatisé quand ils faisaient les
manifs pour les climats. bien sûr, mais bravo, mais retournez-y, secouez-nous. Moi qui suis de la génération qui est aux manettes, on a juste pas réussi… C’est pas la peine de sombrer dans la culpabilité, mais on a pas réussi la transition
qu’on avait besoin de faire. C’est vous qui allez la réussir. Il n’y jamais eu autant de technologie, il n’y jamais eu autant d’argent. il n’y jamais eu autant d’êtres humains pour faire le boulot on était 2 milliards de moins
quand Pascale et moi on a commencé Forest & Life 2 milliards de moins quand mon arrière grand-père est né il n’y avait pas encore 2 milliards d’êtres humains sur la planète là en
20 ans c’est 2 milliards. Donc, si là-dedans il en a 0,8 % qui vraiment sont des des entrepreneurs et des
entrepreneurs sociaux, c’est-à-dire des gens qui vont mettre tout leur talent, tout leur potentiel au service d’une cause commune, on va les régler le problème. Ben ça fait presque 1h10 qu’on enregistre et je trouve que se quitter là-dessus, ça fait
du bien. Merci pour ces notes positives, Nicolas. Est-ce que vous avez, au cas où, vous avez un petit mot à partager, si vous avez envie
d’ajouter quelque chose pour les personnes qui nous écoutent, vous pouvez y aller. Sinon, va y aller le dire. Je vous laisse prendre la parole. Sinon, on se dit au revoir. Merci de nous avoir écouté, merci de nous avoir aussi donné la parole Claire et à toutes
celles et ceux qui nous écoutent et qui ont envie de faire quelque chose pour la nature, la forêt et surtout les enfants contactez nous, allez sur le site Forest and Life, facile
à trouver il y a de la place pour tout le monde, que vous soyez déjà en marche, que vous ayez juste une envie à ce stade c’est pour ça qu’on a créé une association, une
association ça n’a pas de sens autre que… l’affectio societatis, c’est-à-dire faire société par le cœur pour un projet qui vous
tient à cœur justement. Donc rejoignez-nous, invitez-nous à vous rejoindre. Il y a besoin de le travailler ensemble est pour moi le maître mot des années et des
générations qui viennent. Ce n’est pas le plus facile mais c’est possible. et continuez d’aller en forêt. Voilà. Émerveillez-vous, épanouissez-vous en forêt, c’est important. Adultes comme enfants. Hmm, éclair. en région parisienne, au bout des RER, il y a des forêts. Ça coûte 2,50€, vous allez au bout, vous venez nous voir, est RER A Nogent-sur-Marne et on
est à 200 mètres du bois, dans le bois, enfin nous on est dans le bois, vous êtes à 200 mètres de la gare, nous sommes à 200 mètres de la gare et ça c’est vrai pour la région
parisienne mais c’est vrai pour toutes les grandes villes. Vous allez au bout des lignes de bus et si vous êtes en milieu rural, vous y êtes déjà,
bah marchez un peu et… et vous verrez comme vous vous sentez Non seulement le cortisol va baisser mais la joie de
vivre et la créativité vont revenir. Ouais c’est clair. Bon merci beaucoup à tous les deux. De toute façon j’indiquerai dans le descriptif de l’épisode, je mettrai le site internet
de Forest & Life comme ça les personnes qui nous écoutent et qui ont la curiosité d’aller voir ce que vous faites, voire peut-être de vous contacter pourront le faire directement. Merci et à bientôt ! Merci Claire, merci tout le monde.

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