Troisième conférence du cycle de six consacré aux politiques économiques.
Aujourd’hui, nous étudions en détail la question du logement en France en tentant d’expliquer pourquoi, alors nous ne cessons de construire de nouveaux logements, le prix de l’immobilier et le nombre de personnes mal logés ou sans logement ne cesse d’augmenter.
Nous nous interrogeons aussi sur les politiques mises en oeuvre et sur des solutions pour tenter de diminuer le prix de l’immobilier et le nombre de logements non occupés.
18 Comments
A 9:30 ceci m'évoque je ne sait trop pourquoi précisément le fait que la création monétaire soit en grande partie "tirée" par les emprunts pour l'achat d'un premier logement. Vu que vous lisez généralement mes commentaires, je vais me permettre une question, qui peut même etre une voie à regarder plus en détail.
Qu'est-ce que cela ferait sur la répartition des richesses travail patrimoine si on "interdisait" (si on mettait des contrainte raisonnables) la création de monnaie scripturale privée en face d'un rachat d'actif de quelque nature qu'il soit sur un marché d'actifs secondaires (ie la création monétaire deviendrait alors contraintes par la creation de "capital*" nouveau) *capital au sens comptable ou tout autre actifs durable, routes, maisons…
Ça ressemble à une idée magique qui résoud tout sur le papier, mais je ne sais pas trop si ce n'est pas une fausse bonne idée
Merci pour ce partage !
C'est l'éléphant au milieu de la pièce et aucun politique n'en parle … Merci pour ce récapitulatif
une bouffée d'oxygène merci pour ce partage
Bravo et merci ❤
Que pensez vous de la fracture metropole/zone périphérique….beaucoup en rural….peu en métropole ?
Je n'ai pas pu assister à la conférence. Merci beaucoup de l'avoir mise en ligne !
C'est très intéressant.
Avec le DPE ils mettent dans la merde les locataires et les propriétaires
C est la France hexagonale
On ne dit plus France metropolitaine
Excellent merci!
Heu … le gens du voyage mal loges ? … faut leur payer une caravane de luxe ?
Le nombre de sans abris a augmente en région parisienne … tiens donc … mais a quoi cela serait donc due …
la crise va continuer car interdire et taxer n'a jamais été la solution. Une belle conférence d'un économiste qui me semble bien ancré à gauche .Gardez un logement pendant 30 ans juste pour le revendre et engranger la plus-value n'est pas économiquement rentable sinon les banques et les assurances seraient les premiers à le faire.De toute façon son calcul d' un gain de 2000 € par mois est une farce.
La propriété privée 1 pb
Bin sa c un beau film
des foi il a pa tou conpri mai c valable
sa fou la trouille le lojeman fo abité dedan dabore
il va viendré dan le blède pour voire la conférensse
sa fé loin sac oute la tunne toussa di hin
L'immobilier a atteint son pic long terme en 2022, les conditions démographiques font que la bulle a commencé à se dégonfler.
J'ai grandi dans le 92 (où ma famille demeure), fait une partie de mes études dans Paris intramuros, puis ait migré dans une petite ville d'Auvergne pour entamer ma vraie vie professionnelle. De cette expérience personnelle, j'en étais arrivé à constater tout ce qui est décrit dans cette conférence.
J'ai tendance cependant à avoir une approche beaucoup plus planificatrice qu'urbanistique, et j'ai tendance à dire qu'en France il n'y a pas de crise du logement, il y a une crise de désindustrialisation et d'aménagement du territoire. Au final, on constate les effets du laissez-fairisme de l'État dans ce domaine, quu a laissé les métropoles devenir des tumeurs cancéreuses suçant le sang à des dizaines, parfois des centaines de kilomètres à la ronde. Les métropoles moyennes s'auto-saturent de bagnoles venues de banlieues pavillonnaires anomiques en expansion constante, alors que la couverture ferroviaire qui maillait le territoire et l'interconnectait se dégrade, si on peut encore en parler autrement que comme un patient en stade terminal.
A mon sens, il y a plusieurs problèmes sous-jacents fondamentaux:
– la mondialisation et la néolibéralisation, qui ont créé les conditions de la désindustrialisation
– la désindustrialisation elle-même, et notamment la tertiarisation de l'économie, qui réduit significativement le niveau d'intelligence collective en marginalisant les techniciens, dont le rapport au monde est très différent et complémentaire du rapport commercial ou administratif
– la domination de la voiture, qui anomise les individus et détruit profondément les socialités de proximité, y compris celles passant par des rapports commerciaux (i.e. le petit commerce, qui remplit des fonctions sociales dont la perte représente un coût caché pour la société bien supérieur à l'écart des prix avec la grande distribution et ses "économies d'échelle" factices)
Je pense qu'un candidat à la présidentielle pourrait faire campagne sur un nouveau Plan, visant à corriger rapidement ces problèmes, quitte à ce que la méthode soit un peu musclée. Celà dit, les gens sont quand même assez peu finaud, et quand je vois les levées de boucliers qu'il y a lorsqu'il y a de grands travaux d'urbanisme dont la première fonction est de remplacer des réseaux électriques ou d'assaisonnement qui ont plus d'un demi siècle, et qu'au passage on piétonise et créé des pistes cyclables, je me dis qu'on est pas sorti de l'auberge. Il y a un véritable enchaînement mental à l'essor des prix du fonciers pour les propriétaires, et à la bagnolisation croissante pour les automobilistes, qui pousse à des représentations et comportements pour de petits bénéfices de court terme au prix de coûts et de dégâts de long terme incommensurables.
Merci de nous faire partager vos recherches et vos analyses.
Je trouve que l'enchaînement avec votre précédente vidéo est pertinente, l'agriculture est un besoin essentiel, se loger tout autant. Peut-être qu’une de vos prochaines portera sur un autre besoin tout aussi essentiel, notre système de santé !
Si j'ai bien compris, le marché de l'Immobilier n'obéit pas, pas partout en tout cas, à la traditionnelle loi de l'offre et de la demande. Dans les grandes villes c'est quasiment la chasse gardée des familles les plus aisées qui font main basse sur des mètres carrés qu'ils n'occupent d'ailleurs pas forcément. Un placement financier qui fait grimper les prix à des niveaux inaccessibles pour des classes moyennes-supérieures qui auraient bien besoin de logements près de leur lieu de travail.
Elles se déportent plus loin, font des heures de trajet, souvent avec leurs voitures et quand une hausse du carburant ampute trop leur pouvoir d'achat on les retrouve évidemment sur les rond-points avec leurs gilets jaunes!
Comment peut on à la fois se réjouir de la valeur élevée de son bien immobilier et en même temps s'affliger de voir nos jeunes en grande difficulté pour devenir propriétaire de leur logement principal? Pour apaiser les conflits inter-générations c'est pas l'idéal!
Comment peut-on en même temps faire du Airbnb dans une région touristique, c'est-à-dire à assécher l'offre de location longue durée, et se plaindre que la main-d'œuvre y devienne de plus en plus rare !
Pas de résidence secondaire dans les zones touristiques ou en tension, je vote pour !! Mais quel parti politique se risquera à mettre ce projet dans un programme électoral?
Merci encore