Jusqu’à quand la crise immobilière va-t-elle durer ? Voilà des mois que le marché est grippé. Malgré une demande de logement qui reste forte, le nombre de transactions est en chute libre. En Anjou par exemple, les ventes, tous biens confondus, ont reculé de 26% entre juillet 2023 et juin 2024. Il faut dire que les taux restent élevés et que les prix tardent à baisser. Mais ce n’est pas tout. Il faut ajouter à cela, une pénurie de logements neufs.

Tous ces facteurs combinés entravent la capacité des potentiels acquéreurs à devenir propriétaires, les primo-accédant en tête. Conséquence de quoi, le marché locatif aussi en subit les conséquences et s’enraye.

Dans cet obscur tableau, une ou deux éclaircies peut-être. D’abord, la décroissance légère mais certaines des taux d’emprunt qui repassent sous la barre des 4% en moyenne. Ensuite, la stabilité retrouvée des prix des matériaux de construction. Mais est-ce suffisant pour espérer une reprise de l’activité ? Rien n’est moins sûr.

Les acteurs de l’immobilier eux réclament des engagements forts de la part de l’Etat et une politique volontariste pour relancer la construction tout en allégeant la lourdeur des normes administratives.

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