Documentaire disponible jusqu’au 24/02/2025

Après une décennie de croissance fulgurante, le bio traverse une crise sans précédent, liée à une massification semblable à celle de l’agriculture intensive. Enquête sur un modèle à bout de souffle. 

Longtemps, l’agriculture biologique a surfé sur son excellente image – celle d’exploitations familiales, respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, garantes d’une alimentation plus saine – pour séduire des consommateurs rebutés par les excès de l’agro-industrie. Mais après une décennie de croissance fulgurante, qui a vu doubler la consommation mondiale de produits estampillés bio, les ventes s’effondrent. Si l’inflation a poussé les budgets modestes à renoncer à ces denrées vendues jusqu’à 30 % plus cher, la conjoncture économique n’est pas seule responsable : on assiste désormais à une crise de confiance entre consommateurs et producteurs. Pour accompagner sa croissance, le secteur s’est massivement industrialisé, parfois sous la pression des lobbys de l’agrobusiness. Les hypermarchés ont, quant à eux, pris la place des enseignes spécialisées comme principaux distributeurs de produits siglés “AB”, achevant de brouiller les cartes quant aux valeurs réellement défendues par les représentants du secteur… 

Après Hypermarchés, la chute de l’empire (2022), le journaliste d’investigation Rémi Delescluse s’attaque cette fois à un autre modèle jadis florissant, dont la massification signe le début de la chute. Des serres espagnoles jusqu’aux rayonnages des supermarchés, il débusque dans cette enquête rigoureuse les aberrations, les dérives et les scandales – mais aussi les angles morts de la réglementation européenne, notamment concernant l’usage des “biopesticides” – qui ont contribué à accélérer le désamour des consommateurs. Les petits exploitants, qui avaient jadis embrassé avec enthousiasme une pratique proche de leurs convictions, en sont les premières victimes. Car, écrasés par la concurrence des grandes exploitations bio, aux processus industrialisés directement inspirés de l’élevage conventionnel, ils prennent aujourd’hui massivement le chemin de la “déconversion”. D’autres se lancent dans la création de nouveaux labels plus exigeants, qui privilégient le local, le respect de la saisonnalité et offrent des garanties plus strictes en matière de bien-être animal, de revenus des exploitants ou d’usage des pesticides – en bref, fidèles à la philosophie originelle qui a fait l’immense popularité de ce modèle, indissociable de l’avenir de notre planète.

Documentaire de Rémi Delescluse (France, 2024, 1h28mn)

#agriculturebio #arte #documentaire

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29 Comments

  1. @ minute 11, l'éleveur vente les mérites des prairies naturelles et leur contribution à l'amélioration de la qualité de la viande, ce qui est vrai, mais peut-on encore parler de viande Bio une fois la bête a été piquée, et par le biais du machin à A..mess…???

  2. Sauver la vie sans les pourritures de la grande distribution puisqu'ils n’on pas l’air de le vouloir….faisons les choses nous même , des gens pleins d'idées paysanne nous ouvrent le chemin…merci à vous tous

  3. 10 centimes de plus pour vendre sa viande bio par rapport au conventionnel, malheureusement pour le consommateur ce ne sont pas seulement 10 centimes de plus! Ce système dans lequel on vit est dégueulasse!

  4. Il y a des couts caché dans l'agriculture et l'élevage conventionnel qui ne se retrouvent donc pas dans le prix et sont payé au niveau collectif. Tant que ces couts de sont pas intégré dans les prix (changement législatif) il y aura une concurrence déloyale entre (entre autre) le bio et le conventionnel.

    En conventionnel un agriculture coute 2000 €/ans/hectares pour le traitement des eaux au collectivité, ce que ne coute pas l'agriculteur bio par exemple.

  5. C'est quand même un tour de force d'arriver à nous vendre plus cher des produits sains que nos arrières grand parents ont toujours consommé, pas facile de se recycler pour les fabricants de gaz moutarde des années 1900, heureusement le secteur agricole était disponible…

  6. La certification doit être assuré par l'État, non pas par des entreprises privées.

    Et elle doit être financée par les agriculteurs non-bio. C'est le moindre qu'ils peuvent faire pour compenser les énormes externalités qu'ils provoquent: émissions, déstruction du sol et de la biodiversité, épuisement des nappes fréatiques, et dangers pour la santé.

    Finalement, il nous faut au-delà du label AB, des labels supplémentaires pour toutes les ambitions au-delà du label actuel: petites exploitations, prix production équitable, pratiques plus raffinées, etc.

  7. Contente que les petits producteurs ont trouvé une solution pour continuer à vendre leurs produits avec le respect de la nature et bien-être animal ❤

  8. Je n'ai pas de confiance a vous surtout. Qui a commandé votre reportage? Question: Est-que vous cherchez la solution au bénéfice du BIO ou le but est continuer à baisser son image?

  9. Tous ce qui est Espagne et Allemagne, FUIYEZ !!!
    On nous prends vraiment pour des gros cons, si avec ça vous avez pas compris.
    Les producteurs et éleveur qui respecte pas, suivant la gravité de situation, je serais très sévère avec eux, pouvant aller jusque
    prison et interdiction à vie d'exercer dans ce genre de choses.
    Inadmissible, scandaleux mais pas étonné.

  10. Si on veut vraiment une agriculture de proximité , car c'est çà qu'on veut au final, il va falloir faciliter l' accès au foncier pour permettre des millions d'installations d'agriculteurs . Sans çà on aura toujours une agriculture industrielle pour faire du volume .

  11. La fin du bio… À quand la fin des faux sucre qui intoxiquent notre alimentation ? On marchera sur la tête..
    On trouve ça plus normal de se faire empoisonner par les industriels au nom du plaisir Que de manger plus sainement au nom du bien-être.

  12. Morale de l'histoire : encore une initiative nécessaire mise à terre par les mécaniques capitalistes… Et on ose encore dire que le libéralisme est la solution

  13. j'ai pour habitude de dire que si les gens avaient une photo de l'animal qu'il sont en train de manger juste avant qu'il soit abattu, la grosse majorité ne mettrait pas la viande dans leur bouche.
    Non pas parcequ'ils le trouveraient trop mignon, bien au contraire, de voir un animal en très mauvaise santé, couvert de blessures et d'hématomes, quand ce n'est pas carrément des kists. Ca ca couperait l'appétit direct.
    Heureusement tout est bien mis sous plastique, nettoyé à la javel et autres saloperies, donc TOUT VA BIEN !

  14. Il y a toujours le marché près de chez vous. Attention à bien choisir les exposants toujours ne cultivent pas eux-mêmes leurs produits. Avec la crise et les fermetures d'entreprise en France, la disparition continue des classes moyennes la priorité n'est pas à la nourriture plus chère. Soit vus allez manger discount ou du luxe dans peu de temps.

  15. MERCI a tous ces producteurs qui se cassent le cul pour préserver le peu qu'il reste sur cette planete. Et honte a tout ces gens qui soit disant n'ont pas les moyens mais qui se précipitent sur le black friday etc.

  16. Bon les gars ya une nouvelle tendance qui prends de l'ampleur ces derniers temps le BIO
    C'est quoi ce truc encore ?
    Bah en gros c'est tout l'inverse de ce qu'on fait
    Et alors ?
    Hé bien ça rapporte gros et ça à le vends en poupe
    Bah on à qu'a faire pareil nan ?
    On pourrait mais ça imposerais de revoir nos méthodes de production
    Bah ya qua faire comme ça alors
    Et aussi nos dividende
    Alors ça jamais !
    Attendez j'ai une idée, et si on continuais comme avant, sauf qu'une partie de notre production sera labellisé bio, on colle juste une étiquette par dessus !
    Mec t'est un génie, et pour qu'on se fasse pas chopper, on revends ça à des faux petit producteurs, histoire de blanchir l'argent.
    Le légume tu voulais dire plutôt nan ? ha ha ha.

  17. qui achète au prix fort le bio !! le peuple et qui fait sa part de marché sur ce produit est était devenu a la mode les grands magasins !! GROS BENEFICES LES MAGASINS !!!

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