Dans ce deuxième rendez-vous, Christophe parle de son imaginaire d’Amérique. Il n’a jamais ressenti le besoin de se rendre outre-Atlantique. Entouré de ses cadillacs et cabriolets, passionné de films américains, il n’avait pas spécialement envie d’y aller ‘dans la réalité’.

Dans ce deuxième rendez-vous, Christophe parle de son imaginaire d’Amérique. Il n’a jamais ressenti le besoin de se rendre outre-Atlantique : ‘Je vivais mon Amérique à moi’. Entouré de ses cadillacs et cabriolets, passionné de films américains, il n’avait pas spécialement envie d’y aller ‘dans la réalité’. Lui qui a quitté tôt le système scolaire, il ne regrette pas son école buissonnière, plus intéressé par les filles que par la carte de France. ‘Une vie c’est fait pour aimer’, déclame-t-il.
La musique non plus il ne l’a pas apprise, il fait tout ‘d’instinct’ mais aussi en ‘amateur de technique’. Il se dit ‘pas du tout chanteur’, ce qui l’intéresse ‘c’est la magouille’, celle de ‘trouver un son’. ‘La voix est un instrument’ pour lui, d’ailleurs il a ‘horreur’ de chanter a cappella. Il tente d’expliquer comment il compose. ‘Ma mémoire sonore attrape des sons’ et ces sons véhiculent des images, apportent un feeling, ‘une magie’. Méconnaissant les notes, il se dit incapable de jouer deux fois la même chose au piano, ‘ma musique, c’est un coup de bol’, résume-t-il, ‘ça fait quarante ans que je suis dans le coup de bol !’ ‘C’est un album qui vient à moi, c’est pas moi qui y vais. J’attends d’être traversé par quelque chose, qui vient d’ailleurs, je ne sais pas d’où mais je sais que le cycle existe. C’est vrai que ça devient de plus en plus dur, parce que les albums sont du vécu, de l’instant présent, du futur imaginé, donc ce sont des albums très durs à réaliser. J’aime mes albums, faudrait être maso pour dire que je ne les aime pas !’

Une série produite par Alexandre Breton, diffusée du 5 au 9 avril 2010. Réalisation : Clotilde Pivin. Prise de son : Claude Niort. Attachée de production : Claire Poinsignon.

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