Cycle de conférences autour du thème de l’exposition « À bras-le-corps ! Savants et instruments au Collège de France au XIXe siècle ».
Conférence du 26 juin 2024 : Les constructeurs d’instruments scientifiques aux alentours du Collège de France (XVIIIe-XIXe siècle), une histoire encore à écrire
Intervenante : Martina Schiavon
Lenoir, Fortin, Duboscq, Dumotiez, Carpentier, Breguet, Gaiffe… autant de noms de constructeurs d’instruments scientifiques qui étaient installés près du Collège de France entre la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle. À travers l’histoire emblématique de certains d’entre eux, nous dresserons un panorama d’une étude encore en cours sur l’instrument scientifique « en tant que document d’archives », qui nous invite à croiser l’histoire des savoirs entre laboratoire et atelier, recherche expérimentale et enseignement, production et commerce.
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[Musique] bonsoir à toutes et à tous bienvenue dans cette conférence dans ce cycle de conférence consacrée à notre exposition à bralcor mon nom est Jean dalibar et j’ai été commissaire de cette exposition avec Jérôme Baudri et puis toute l’équipe autour d’unchatelier ici et donc aujourd’hui on a le très grand plaisir d’accueillir Martina Chavon dans le cadre de ces conférences je veux dire quelques mots pour la présenter et puis ensuite c’est c’est elle qui va officier Martina Chavon est maîtresse de conférence à l’Université de Lorine elle est membre de l’unité mixte de recherche du CNRS archive henricré philosophie et recherche sur les sciences et les technologies c’est bien ça je me suis pas trompé euh donc c’est une historienne des sciences et des techniques avec je peux dire une prédilection entre le 18e et puis le 20e siècle c’est une période assez large qui recoupe oui qui recoupe d’ailleurs le thème de notre exposition et c’est donc tout naturellement vers elle que toute notre équipe s’est tourné euh quand il s’agit de réaliser le catalogue d’exposition et en particulier de mettre en valeur tout ce qui était instrument scientifique et puis les fabricants de ces instruments et je dois dire que la scénographie qu’on a ensuite adopté pour cette exposition après avoir reçu sa contribution benelle scénographie a beaucoup tiré parti de ce que de ce que vous avez écrit Martina merci encore alors en fait Martina Chavon s’intéresse autant aux acteurs de la science que aux outils nécessaires à la science côté acteur elle a par exemple été entre 2016 et 2020 coordinatrice général d’un projet ANR sur le Bureau des Longitudes sur la période 1795 enfin la révolution euh jusqu’à 1932 en fin de la 3e république du côté des outils de la science et travail notamment je vaux pas tout dire hein mais sur sur l’histoire de la mesure est ce que vous appelez euh la culture de la précision en France euh alors j’ai pas non plus cité tous ces travaux publiés mais je vais juste citer un livre qui été publié une dizaine d’années il y a une dizaine d’années au titre très évocateur itinéraire de la précision je trouve ce titre merveilleux av un sous-titre c’est géodésien artilleur savant et fabricant d’instrument de précision en France 1870 1930 et je comprends que ce livre est tiré de votre thèse de doctorat réalisée quelques années avant et cette thèse vous avez valu le Prix de Thèse de l’histoire militaire c’était la premier prix décerné bravo et bon je termine en indiquant simplement que Martina Chavon est membre de nombreux comités d’organisation ou de pilotage de projet autour de l’histoire des sciences et des techniques en particulier autour de l’astronomie de la géodésie ou encore de la géophysique voilà merci beaucoup et puis pour ceux qui ne l’ont pas ben je vous conseille ce catalogue et en particulier le chapitre écrit par Madame Chav merci beaucoup pour cette belle introduction je suis très heureuse et honorée d’être ici ce soir je remercie jéron Baudri qui n’a pas pu être là et Jean dalibar pour m’avoir invité à vous présenter aujourd’hui ma contribution au catalogue à bras les corp sur une période longue qui comme vous voyez couvre le 19e siècle n’étant pas parisienne je tiens à remercier également les personnels du service des archives du Collège de France pour leur précieuse collaboration et en particulier madame Chatellier plutôt que de lire une quelconque description que je pourrais vous en faire il vaudrait mieux comprendre ces instruments en les voyant c’est ainsi qu’en 1766 John bird répondait aux membres du Board of longitude qui après l’avoir récompensé pour la fabrication de son seant lui demander de reproduire par les moyens de l’écriture sa méthode de construction afin d’en publier un ouvrage à cette époque bird était un des plus réputés constructeurs d’instruments d’astronomie londonien mais il s’estimait pourtant incapable de transmettre ses savoirs par l’écriture car il est généralement difficile de traduire les savoirs maîtrisés dans un atelier y compris par les langages des sciences cette phrase me semble important car elle explicite en partie la difficulté que nous les historiens avons interprété les indices et les traces sur la formation qui a lieu dans un atelier où la patiente mimétique du maître l’apprentissage d’une discipline du corps et encore la conscience de gestes ce que nous appelons en histoire un savoir tacite ou manuel ont un rôle crucial y compris dans la construction des savoir scientifique l’invisibilité des constructeurs d’instruments des techniciens des militaires et encore des femmes en histoire des sciences est aussi la conséquence d’une manière de concevoir la science comme essentiellement théorique et philosophique et pour laquelle les serviteurs ou travailleurs de la science sont considérés comme banales et sans noblesse en effet ils ont été largement invisibles dans les récits officiels et les agéographies qui se consacrent exclusivement à présenter les découvertes des scientifiques célèbres pourtant les savoirs scientifiques s’appuient sur les créateurs des technologies prenons en espace dans les sens géographiques et aussi des lieux des pratiques d’expérimentation au 17e siècle comme vous voyez dans cette image les exécutants qui opèrent avec les instruments scientifiques sont remplacés par des poutis car il y a à ces moment une différence des statut entre les travails manuel versus les travails intellectuels dans une seconde illustration du laboratoire de la voisier datant de la fin du 18e les constructeurs techniciens etcoba sont des êtres humains et non plus des petit et il y a une femme ce dessin d’ailleurs est de laament de Madame la voisier est-ce que c’est un hasard finalement on pourrait être rassuré par cette image de l’atelier de ducreté vers 1900 qui permet d’imaginer comment s’organiser les travail dans un atelier est-ce que cela signifie que le constructeur est considéré un vrai collaborateur de scientifique sans doute la visibilité des constructeurs d’instruments s’est accrue en histoire des sciences grâce à la mise en ligne des corpus archivist d’acteurs des institutions des catalogues des nouvelles bases de données instruments et des plateformes patrimoniales sur l’exemple de ce que vous avez ici au Collège de France mais aussi pour les projets de recherche comme la NR sur les bureaux de longitude j’ai sans doute oublié de citer quelques ressources mais cela vous donne une idée de la richesse et des nouvelles possibilités de recherche qui sont offertes à l’historien contemporain permettez-moi aussi d’ajouter que ces ressources semblent né moins manquer encore d’une cohérence voire même d’une coordination il faudrait mieux peut-être en vérifier certains et surtout les rendre plus visibles dans les contextes international à l’image d’un récent projet de nos collègues britanniques si l’intérêt des historiens pour la culture matériell des instruments et manifeste aujourd’hui les instruments scientifiques ancienes restent rarement mobilisés en tant que ressource pour la recherche c’est-à-dire pour contribuer à l’écriture d’une histoire des savoirs ou encore en tant que ressource pour pour l’enseignement pour se faire il vaudrait il faudrait apprendre à lire toutes les dimensions visibles et invisibles que l’instrument renferme soit-elle scientifique technique politique marchande économique afin de faire ressortir les jeux de représentation y compris culturel qui se cache dans la manufacture de l’objet dans cette perspective méthodologique plusieurs études récentes montrent que les instruments pris comme documents d’archives sont capables de faire émerger des itinéraires enchevêtrés d’acteurs des pratiques des lieux et des savoirs dans leur contexte historique à l’exemple de l’ouvrage en hommage à Paolo Bren et Denis bdouin qui vienent de sortir ce qui devrait s’accompagner selon moi de la possibilité de pouvoir mettre la main à l’objet dans une approche interdisciplinaire pour répondre non seulement à la question comment ça marche mais aussi aux question qui quand avec quel moyen quel matériaux pourquoi et comment il faudrait aussi apprendre à lire l’état de conservation d’un instrument pour pouvoir les mettre éventuellement en marche il y a un monde passionnante qui se cache derrière l’instrument la beauté les style propres en fabricant son réseau de contact la circulation de la pièce et aussi la trace de l’articulation des tâches mis en place dans un atelier en bref la partie essentielle que tout objet technique renferme est son histoire certes il sera un fragment de l’histoire et des acteurs qui l’ont croisé et néanmoins un fragment important parce qu’il nous permettra de saisir les connexions complexes entre les laboratoires et l’atelier entre la production et les commerces entre la recherche expérimentale et l’enseignement à travers l’instrument notre attention est automatiquement consacré au collaborateur essentiel dans la construction des sciences du passé ce qui permet de rendre audibles les voix de ces praticiens et prêter finalement attention à ce que Stephen shapin a appelé je cite les pratiques d’inclusion et d’exclusion qui font que certains prend la parole tandis que d’autres la laissent et que certains font tandis que d’autres font faire le Collège de France est une des plus anciennes institutions scientifiques installées au cœur de Paris et de s fait un lieu incontournaable d’échang avec les constructeurs d’instruments ces fonds d’archives et en particulier les fonds Maré au François Fran que vous avez découvert dans l’exposition encore peu exploré permettrait pourtant à l’historien des sciences d’éclairer les caractères collectives du travail expérimental et de et des savoirs au Collège de France sétablissent des passerelles institutionnelles et des échanges entre des institution scientifique et d’enseignement au Collège de France et croise les parcours professionnels non seulement des savants mais aussi des supplentss des rédacteurs des cours des auditeurs libres j’y reviendrai nous nous situons dans un lieu un des lieux privilégiés pour observer pour comprendre qu’est-ce qu’est surtout au 19e siècle les modes de circulation de l’instrument scientifique ces usages multiples ce que j’appelle aussi la polyvalence d’un instrument dans des disciplines qui se sont aujourd’hui spécialisées en ce qui concerne certains constructeurs qui se sont établis autour du Collège de France et qui en ont équipé les laboratoires il est ainsi possible de reconstruire les réseaux des sous-traitants et encore les configurations sociocculturelles ù les diverses institutions scientifiques ils ont fréquenté la manière dont ils ont équipé les cabinets scientifiques des observatoires des écoles des collèges des laboratoires universitaires et des instituts techniques et vers la fin du 19e certaines industries divers études ont montré que la centralisation du collège des des institution parisienne va des PER avec celle du système éducative et en certaine mesure de l’installation des ateliers des fabricants au cœur de Paris notons aussi la vous voyez là la facilité du transport par la voie fluviale ces cartes des paris que vous voyez ici avant et après la Révolution française montre la place centrale toujours occupée par les collèges de France collège royal avant la Révolution et puis Collège de France après ins situé depuis 1530 sous la dévise deutchet omnia les collèg de France propose un enseignement gratuit libre public indépendant dispensé sous forme de cercle spécifiquement pour chaque professeur et destiné à disparaître ou à se transformer avec le temps par ailleurs le Collège de France n’a pas été sectorisé en faculté cette connotation particulre particulière suggère que ces représentants des sciences des lettres et des sciences humaines en principe tout au moin c’est que toi j’y reviendrai avec un exemple ne pouvant pas m’arrêter sur le 18e siècle ni par ailleurs s certaines professions comme celle des horlogés sur lequel il existe déjà heureusement diverses études je rappelle que divers boutiques ehop étaient initialement installés sur les quai des horloges comme par exemple celle des baradelles qui ont fait l’objet des récentes études par Roca et lené je m’entressé ici au parcours des mécaniciens ayant travaillé dans les vastes domaines des sciences astronomies mathématique météorologie physique métologie chimie physiologie et cetera en prenant comme exemple le cas des Nicolas Fortin don l’itinéraire nous instruit sur les sort du métier des constructeurs et sur la visibilité acquise par la profession depuis l’Ancien Régime Fortin a un effet vécu entre la fin de l’Ancien Régime et la chasse définitive des Bourbons période dans laquelle la loi àar de 1791 abolit les corporations et introduit les brevvés d’invention établissant ainsi passage d’un régime corporative vers un régime de liberté économique sous l’Ancien Régime alors qu’il est soumis au régime de corporation fortant s désigne mécanicien puis en 1788 grâce à la réputation obtenue auprès des savants de l’Académie royale des sciences dans la voisier et des l’Observatoire royal de Paris il devient ingénieur à titré de roi son nom figure dans la liste des six ingénieurs avec étien Lenoir Noël Simon carocher je vais revenir que les directeurs de observatoire Royal jeandinique Cassini au Cassini 4 révoulu affranchir de la tyrannie des corporations après avoir perdu l’étre d’ingénieur deoi son nom figure dans les registrre général des artistes au bureau des consultations des Arts et Métiers et à partir de septembre 1798 Fortin réalise des étalons du poids et d’autres instruments pour les comptes du Bureau des Longitudes où il obtient les 4 mars 1829 la prestigieuse place d’artistes adjoint que cette institution au meilleur fabricant d’instruments astronomique initialement depuis sa création en 1795 suivre forant alors permet de constater que ces mécaniciens participent d’abord à la vision nous réforme des sciences physiques qui était déjà commencé par la voisier et suite à laquelle les sciences vont progressivement accroître leur importance et leur statut les poids ascendant des sciences se réflètent comme expliqué dans la conférence du professeur compagnon que vous avez j’ai écouté par l’augmentation du nombre de chaires scientifiques attribué au Collège de France à cette époque considérons alors Jérôme de laland titulaire de la chair d’astronomie au collège royal le nom du Collège de France en 1768 depuis 1794 l’ lande s’est fait les corifé de la Renaissance des activités scientifiques qui poursuit au plus fort des troubles révolutionnaires tout en se situant alors dans les réseaux patronal du collège royal où il occupe de depuis 1791 les titres d’inspecteur est-ce qu’il allanjoint un rôle pour dans la survie du Collège de France pendant la Révolution française la question se pose car bien qu’il en dénonce la tyrannie terroriste l’alande loue les projets des termidorien avec qu’il partage une volonté de diffusion des lumières et de mise en avant d’une science utile à tous l’ lande se pose des fait en principal interlocuteur de Joseph la canal et de l’abbé Grégoire homme clé de la réorgan ation des centres institutionnels pour les sciences et les techniques et en particulier pour la création du bureau des longitude en 1795 selon les études menées autour de l’histoire du bureau de longitude la lande serait aussi à l’origine de la création de cette place d’Artist au sein du bureau de longitude qui fut inauguré par l’admission des carochés devenir artiste du bureau de longitude contribue à donner une visibilité accrue et un rang social au constructeur d’instruments déjà en 1814 sous la restauration le sièges d’artistes pour les instruments astronomiques est transformé en trois postes d’artistes adjoints un ingénieur en instrument d’astronomie un horloger fabriquant des gardests ou montrre marin et un opticien en assimilant les meilleurs constructeurs au Breau de longitude l’État et les savants reconnaissent et protègent une profession devenue essentielle dans la construction des savoirs l’itinéraire de la lande montre que vers la fin du 18e il existe au moins deux pôles en plein dynamisme dans les domaines des sciences astronomiques qui ont contribué au développement de la profession de fabricant d’instrument les CCES patronal autour de la lande au Collège de France et l’Observatoire alors en pleine restructuration par observatoire j’entends les bureaux des longitudes ou l’assemblée des savant marins et plus tard artilleurs et fabricant d’instruments qui avaient la charge d’administrer l’Observatoire de Paris et de l’école militaire des 1795 à 1854 deux autres missions du bureau des longitude sont veiller aux instruments appartenants à la nation et la tenue d’un cours annuel d’astronomie de 1795 à 1812 C cours d’astronomie est donné par la lande et puis par des Lambres précisément ici au Collège de France il existe ainsi des passerelles institutionnelles importantes entre ces deux institutions et dans l’encouragement de la profession des constructeurs d’instrument depuis la fin du 18e siècle voici encore une liste des 20 en membre artiste ou artiste adjoint de bureau des longitude depuis 1795 jusqu’à 1946 comme le dirait les regretter Paolo breni on reconnaîtra facilement la crème de la crème disaitli des fabricants parisiens d’instruments c’est nom illustre l’évolution dans la profession des constructeurs si les premiers sont autodic d’ates s les sous l’exemple des fortant mais aussi de gambé entre 1897 et 1922 trois artistes se sont formés à à l’École polytechnique Jul Carpentier sur lequel je reviendrai a M des jeobain et lui Eugène jolie vers la fin de 19e et le début du 20e ces artistes se font appeler ingénieur constructeur ou encore fabriquant d’instruments de précision et ensuite la place est supprimée en 1946 j’y reviendrai plus loin les catalogues constituent pour l’historien une source essentielle pour reconstruire l’itinéraire des constructeurs et des instruments néanmoins la pratique de publier un catalogue semble ser après la Révolution et en tout cas elle ne concerne pas tous les constructeurs forttin par exemple n publ rien pendant la Révolution la création des écoles centrales initiées par les comités d’instution publi va imposer un cabinet de physique et un laboratoire de chimie cependant selon les spécialistes cela ne se traduit pas encore par un développement de marché pour les constructeur en revanche sur la restauration la circulaire de 1821 du Conseil royal de instrution publique énumère les noms des appareils recommandés leur prix approximative ainsi que les noms de leur constructeurs la même circulaire insite à publier un catalogue et donne des indices sur les modes d’emploi possi des cabinets scientifiques des collèges et lycée en précisant qu’on devra traiter directement pour chaque objet avec les fabricants St ainsi expliciter les nombre des Fortin Henri prudence gambé connu pour ses instruments de jeodésie et d’optique Noël Jean Le rébour réputé opticien étien Len noir constructeur du fameux cercle répétiteur des Bordas Abran Louis breget précigux horlogé et surtout Pixi et soleil Jean-Baptiste soleil au soleil P est par exemple connu pour son polarimètre dans lequel il utilise des double plaque de carts pour mesurer des petits angles des rotation d’un faisceau polarisé de lumière qui serviront en médecine comme on les verra plus loin sur les développement des catalogues il est alors intéressant de s’arrêter un moment sur le parcours de Jul sron à 11 ans il est apprenti cherbour et secréant et suit parallèlement les cours de Victor Ron au Collège de France en 1855 saleron présente en alambbique pour déterminer les dégré d’alcool à l’Exposition de Paris qui est récompensé et adopté par les ministères des Finances et même en Europe selon branny il aurait reçu commande d’environ 1500 exemplaires seulement en 1850 saleron fonde ainsi sa propre entreprise et participe à diverses expositions internationales il explique être obligé d’échanger des catalogues comme vous les lisez ces publications m’ont paru très insuffisantes et j’ai penséis qu’il serait utile de donner un catalogue contenant un court description de chaque instrument de la disposition et du jeu de ses pièces des détails de sa construction de la manière de le faire fonctionner et présentant surtout une numéation impartiale de ses avantages et inconvénients en un mot un catalogue explicatif les catalogues gravés avec soin deviennent ainsi de vrai traités et en fyettant les catalogues des saon on constate que comme d’autres à son époque il ne fabrique pas tous les instruments reproduits ainsi le réseau des fabricants est riche il y a des constructeurs il y a des sous-traitants il y a des revendeurs il y a des clients les catalogues des saon illustre aussi une intense activité dans le domaine de la physique de la météorologie de la chimie et à la mi-19e les progrès sont importants dans ces domaines y compris dans l’électromagnétisme et la termologie diérant des sciences font ainsi appel au meilleurs constructeur d’instruments ou travaill en collaboration avec eux au au la tour du Collège de France ces nouveaux marchés se traduit par une remarquable circulation d’hommes des savoirs et des pratiques et quant au catalogue des expositions nationales qui se déroule périodiquement à Paris depuis 1798 il nous renseignne sur le nombre croissant des constructeurs instrument de précision s’il en a que H a présenté leur leur appareil parmi les 108 exposantes au début du 19e en 1844 en en compte plus des cent sur un total de presque 4000 exposants les instruments de précision sont aussi différenciés il n’y a plus seulement l’orologie mais aussi la physique l’optique les instruments d’astronomie des marines de godésie les machines à graver à tailler à diviser les dagérotypes et les instruments graphiques imaginons maintenant d’ouvrir la porte d’un atelier spécialisé dans la fabrication d’ou vert ou vert optique comme celui de chevalier avec de ailes l’ingénieur et de la dynastie chevalier avec une seelle jusqu’à la mi-19e on trouvera que les ouvriers travailler avec un matériel simple à l’exemple des cesouffleurs de verre qui utilisent LME alcool ou à gaz en soufflerie ainsi que des simple outil comme des pinces et des ciseaux comme vous le voyez il peut fournir n moin des tubes dans la tuyoterie est parfois très complexe pour la construction des baromètres thermomètres ou encore certaines pompes à mercure dans cette reproduction de l’atelier de chevalier avec une aile à la cour des fontaines qui était visible ouvert au publici de 3 à 6h nous entrons dans les lieux de travail de verre des lunettes selon Arthur chevalier fils de char et appartenant à la dynastie chevalier que branny a bien étudié les verr desstinés au télescope et au grand instrument provient des vereries spéciales dites verre optique sous forme des disques de différents diamètres et d’épaisseur varié qu’emploie du Crown glace verre blanc de belle qualité auou doufline glace utilisé pour le verre des télescopes et microscope les dimensions de ces ver peut varer des 40 60 cm jusqu’à 1 MRE les ver sont d’abord dé grossis puis travailler poingulièrement avec des simples tours à axe vertical actionné avec une manivelle des machines actionnées par des moteurs à eau à vapeur capable de travailler plusieurs lentilles en même temps sont parfois utilisé vers 1850 mais sert surtout à la production d’optique de bon marché comme les lunettes les jumelles de théâtre et cetera tandis que pour les instruments de laboratoire et de précision on préfère travailler les pièces par pièce autour manuel pour acquérir ses savoir-faire tacite près d’une formation rudimentaire un garçon apprenti demeure généralement dans un atelier pendant plusieurs années s’il est doué brillant et s’il a un peu d’argent comme salron il ouvre son propre atayer après avoir collaboré et s’être fréquemment associé au maître auquel il succède au 19e siècle les entreprises ont tendance à rester dans la même famille pendant des générations comme dans les cas de la dynastie chevalier souvent après les mariage de l’un des employés avec la fille du propriétaire qui rit de l’entreprise c’est le cas par exemple d’ du Bosque qui épouse Rosalie Jean joseéphine fil de soleil c’est aussi le cas du foyer de Nicolas Fortan et dont vous lisez ici logie de Daniel grand de 1908 après avoir été apprenti de forants Henri Ernest Herman épouse l’une de ses filles ces deux fillees il reprend ASI l’atelier à la mort de son beau-père en 1831 mais meurt une dizaine d’années après alors que ses fils luouis adolp hernes innocent Émile sonre jeune la phrase que vous voyez en sourlignée indique que les femmes du foyer jouèent les lieux d’intendance à l’atelier en croisant avec les procès verbaux du bureau des longitude on constate que qu’ells ont pris en charge la gestion de certaines affaires en lien avec l’activité pratique des Fortin avec la possibilité de décider par elle-même en ayant la responsabilité de l’atelier en absence du maître ainsi une fille de Fortin réalisé ce qui a confirmé aussi par Wolf l’étalonnage de tous les poids provisoires d’quilo étalon on pourrait aussi citer madame gambé qui reprit l’atelier d’ defant marie en 1847 et présentant elle-même des instruments à l’Exposition nationale de 185 la exhibition of of industry of nation de londr 1851 marque un tournant important dans la fabrication française d’instruments c’est le début de ce qu’on appelle l’âge d’or des fabrications française certes la Grande-Bretagne conserve sa leadership dans diverses sections des instruments des philosophie naturelle désormais appelés instrument scientifique mais les jouris et les visiteurs sont surpris par la qualité des produits pé en particulier par les instruments d’optique et de physique les balances et les appareils de chimie et de météorologie dont vous voyez ici dans une photo des fériers là trois exemplaires d’instruments exposés une pome pneumatique un microscope de projection avec lamp arc une balance automatique présenté par Louis Joseph de l’œil ces fabricant de l’œil est originaire d’ex en Provence il n’est pas le seul à remonter dans les capitales pour y faire fortune alors qu’ qu’il est apprenti il se révèle très habile dans le travail avec les tours et en 1814 il ouvre son atelier ici où il se spécialise dans les instruments d’optique mais c’est ensuite pour ces balance de précision nécessaire pour l’introduction sy du système métrique qui s’est fait connaître en 1857 Victor rau titulaire de Collège de France présente une balance des l’œil paè et fils que vous voyez ici sur la droite très sensible l’Académie des Scien ce qui servit à Jean-Baptiste Duma et à réot lui-même pour leurs travaux sur la densité des gaz et des vapeurs avec les secondde empire la capitale va se transformer à l’incitation de Napoléon IE qui qui déclare en 1850 Paris est bien le cœur de la France maisant tous nos efforts en bellir cette grande cité améliorer les sorts de ses habitants ouvrant des nouvelles roues assanissant les quartiers populaires qui manquent d’air et de jours et que la lumière bienfaisante soleil pénètre partout dans nos murs l’empereur confie la réalisation de son nouvel Paris au préfet de la scène les baron georgeen Osman ces derniers lancent des travaux gigantesques pour restructurer la capitale entre 1853 et 1870 comme vous le voyez dans cette image qui date de 1775 la ville devient un énorme chantier qui montre là aussi vous voyez les percements des du boulévard Saint-Germain peré de rue d’avenu édification des bâtiments de prestige création des réseaux d’eau potable et ousé des égouts d’éclairage au gaz aménagement des parcs et cetera Paris en sort totalement transformé des squir sont réalisés au cur de la ville et des espaces verts importants sont prévus au cur de la ville au moment de la percée des rues la franceindustrialise les réseaux ferroviaires et télégraphiques s’étendent les grandes banques sont fondés Paris devient la capitale du 19e siècle l’émergence de ces infrastructures nécessite la contribution des divers métiers en particulier la construction d’un nombre considérable d’instruments il n’est pas étonnant que la période 1840- 1880 voit les produits français s’exporter dans les monde entier où ils sont admirés et même copiés jou du Bosque symbolise à lui seul l’âge d’or de cette industrie il se spécialise dans la construction d’instruments sophistiqués des physiques optique qui sont encore aujourd’hui conservé dans plusieurs collections muséales européennes et nord-américaines comme annoncé pour les fabricants soleil les les polarimètres du Bosque qui lui succèd initialement utilisé au début du 19e siècle en optique pour déterminer les pouvoir rotatoire spécifique des diverses substances franchissent les domaines scientifiques pour être utilisé ailleurs on utilise la propriété des solutions sucrées d’être Activ en optique car elles peuvent tourner les plin de polarisation de la lumière je vous invite à regarder le C vidéo qui est très instructive des Paulo Bren et Ann Jati ainsi l’angle de rotation dépend du type de sucre et de sa concentration déterminé en centiè dans les modèles que vous voyez ici des du Bosque les polarimètres du physicien deviennent alors diabétomètrre pour les médecins et utilisé pour mesurer la concentration des sucres d’un liquide ou l’urine d’un diabétique et même employé dans l’industrie du soucre dans les laboratoires des douenes il ne faut pas oublier que ces instruments connaissent un grand succès entre 1833 et 1864 en relation au développement de l’industrie du sucre de betterab qui se développe dans le nord on voit en tout cas que l’instrument scientifique circule et un usage polyvalent conçu pour une application spécifique où il peut ne pas connaître un grand succès il franchit ensuite une autre espace social soit-il scientifique militaire Industri au public au 19e siècle les progrès scientifique paraît sans fin bénéfique et permettant d’obtenir la maîtrise absolue de la nature la lumière électrique la galvanoplastie ou encore la photographie souscite la curiosité et l’émerveillement du public la technique est partout et promet les bonheur à l’instar de la machine à vapeur et du train qui rejoint les villages les plus éloignés les nouveautés technique franchissent aussi les seuil de l’espace domestique thermomètre baromètrre module lanterne magique modèle des machines à vapeur télégrap jouet des caléoscopes et cetera ou encore comme vous voyez dans cette image des stéréoscope photographique qui permet de restituer sur des images planes les relief ainsi parallèlement au marché destiné aux sciences il ne faut pas oublier qu’il existe toujours un autre marché dans lequel l’esthétique et les Lux jouèent le rôle à l’exemple de SEP rares pendues de précision sur la droite offerte en 1866 16 par l’horlogier et physicien Louis Clément François breget au Bureau des longitudes et que Baldi et sening ont identifié dans l’ouvrage les bureaux des longitude en société sur la gauche vous voyez une courrieux baromètre que j’ai répéré chez un opticien des NANC et qui date du début de 1900 penser les instruments dans une configuration d’ousage permet de prendre en compte l’espace des événements scientifiques comme sur la gauche en haut les conférences destiné au grand public en conservatoire des arrts métiers en 1847 notez la présence des femmes que ce soit pour curiosité ou pour envie d’apprendre les auditeurs libres remplissent les salles pour se merveiller avec les effets des grands découverts scientifiques la visibilité des sciences dans la société a grandandit aussi grâce à les sociétés savantes sur la droite vous voyez ici les menus de dîner en honneur des marées organisé par la Société centia et au centre ici une démonstration que les physiciens servent Nicolas Tesla fait devant la Société des physiques et la société internationale des électricien en 1892 les succès remportés par les dernières découvertes de la physique comme les courants électriques les décharges dans les vdes la spectroscopie ou les phénomènes des polarisation tient en grande partie à la collaboration des savants illustres avec les constructeurs d’instruments prenons ici un riche Daniel rumkorf son nom est associé à la bobine d’induction qui comme son nom l’indique à la forme d’une bobine de fil originaire d’un burourum corp s’établit en France d’abord chez l’opticien chevalier et il étudie ensuite les effets magnéto-optiques de farad en s’engageant dans ce que Bren a défin la saga des bobines d’induction en 1842 à Paris beaucoup s’intéressent à ces objets après avoir lu les notes de cours donné par Félix savar au Collège de France et qu’on été rédigé par les physiciens Antoine Filibert maçon c’est avec maçon que Louis François Clément bregé les pairres d’Antoine dont je vous parlerai plus loin fabriquent une bobine qui les rendit célèbre en effet la bobine d’induction est assez répandue dans les ateliers Verdu 150 car elle est utilisée dans une grande variété d’expérien charger les batteries des bouteilles de leid illuminer les tubes de gesel produire des étincelles et là vous voyez l’exemple la longur courte en fait des 5 75 mm d’ étincelle et des décharges à basse pression qu’on observe ensuite avec avec la spectroscopie il en existe de tous les formats y compris des modèles portatifs qui sont très utilisés dans les mines et par les armé RC fait améliorer la bobine d’induction en ajoutant une base en bois et en perfectionnant les interrupteurs à mercure sous la suggestion de lion focau il a surtout augmenté leur puissance qui se mesure par la longueur des étincelles produites en 1860 on en produit jusqu’à 40 cm d’autres modèles améliorés de la bobine on t aussi servi pour les expériences d’Erich herch en 1888 sur les ondes électromagnétiques comme l’écrira encore en 1976 les prix Nobel et Milie sré la bobine de rumkorf fou je cite un des plus importants instruments des laboratoires la longueur de ses tincelles indiquit les rangs du laboratoire comme peut-être aujourd’hui l’énergie des accélérateur des particules fin de citation mais si la bobine des RC constitue des fait un équipement essentiel pour toute laboratoire entre 1850 et 1920 son fabricant mort en pauvreté entre 1839 et 1850 sa maison été installée aux 6 roues des Orfèvres puis aux 15 roues des maçons Sorbonne voilà devenu en 1870 rou champolon avant d’être racheté en 1878 par Jules Carpentier les parcours des carpentiers nous illustre alors l’ultérieure évolution du statut social du constructeur d’instruments quand Carpentier reprend l’atelier rcorf il a déjà une excellente formation polytechnicien il a d’abord intégré la Manufacture des Tabacs de l’état où il démissionne en 1876 après avoir obtenu les Titres d’Ingénieur il est alors attaché au service des matériaux à la Compagnie du chemin de fer Paris lon Méditerrané où il apprend à travailler dans un atelier des machines et développe un goût pour la mécanique des précision Carpentier a compris tout l’intérêt de reprendre la terrier roomum cororf obtenu selon ces mots je cite pour une somme dérisoire mais on connaît pas la laquelle il va aussitôt se distinguer de son prédécesseur en choisissant les noms comme vous le voyez ici atelier rumcf Jul Carpentier ingénieur constructeur Carpentier veut enserrer la France dans la nouvelle industrie de l’électricité qui s’est déjà développé à l’étranger vous voyez l’estant qu’il a présenté ici à l’exposition de électricité en 1881 notamment en Grande-Bretagne donc développé avec les standards électriques définis par Lord Kwin mais aussi en Allemagne avec les frèes Siemens cela veut dire qu’il y a urgence de collaborer pour standardiser bien entendu mais c’est aussi un terrant de rivalité technologique la question des étalons électriques est un exemple sur les étalons en haut à droite ici on lit homme international et homme absolu et vous suggère ainsi la variété des talons introduits d’où l’intérêt d’une institution internationale pour servir des régulateurs et donner la norme cette institution où travaille René bois avec lesquel Carpentier collabore et les Bureau international des PO et mesure et la thèse de cing fangarué nous dévolera bientôt les dessous de cette histoire métrologique pour s’enserer dans Cees nouveaux marchés Carpentier va introduire divers changements dans l’atelier si à l’époque de roomc chaque ouvrier travaillait du début à la fin sous son instrument en réalisant une copie de l’appareil avec peu d’instruction orale et avec des dessins très schématique cette organisation de travail ne peut plus fonctionner pour les besoins de l’industrie électrique naissante Carpentier l’avait compris alors qu’il travaillait auprès de la compagnie de chemin de fer ou des milliers d’instruments de mesures servaient pour vérifier les installations électriques contrôler les courants produits mesurer les puissances consommées comparer l’évaluation des perf des différentes machines ces problèmes techniques réclamaient des appareils industriels ainsi tout en se spécialisant dans la construction d’appareil électrique Carpentier innove introduisant la subdivision des tâches et la notion des pièces interchangeables dans la conception de l’instrument chez Carpentier il n’est plus question de façonner chaque pièce à la main en se servant des tours chez carpentiers des travailleurs réaliseent la même opération pour produire plusieurs pièces à l’aide des nouvelles machines introduit dans l’atelier la machine de fraisage par exemple est utilisée en suivant un dessin technique préparé à l’avance dans un service d’étude au S même de l’entreprise les parties de l’instrument sont ensuite assemblées et l’ensemble est testé par un électricien qui n’a pas participé à la construction de l’objet si carpentierant des premers avoir introduit le concept des pièces interchangeables dans l’usine civile celui-ci était déjà utilisé dans les ateliers de fabrication d’armement sous l’abile direction des officiers de l’atelier de précision de la section technique de l’artillerie mais dans tous les cas la standardisation réduisit les coûts facilita la réparation ainsi que l’exportation des instruments à l’étranger si on considère alors qu’entre 1881 et 1891 12 congrès international sur l’électricité en sont organisés en Europe et un aux États-Unis pour discuter du développement de l’industrie électrique nous pouvons dire aujourd’hui que Carpentier avez-vous juste son entreprise connaît des fait un grand succès et çaagrandit de la rou champolon il se transfère d’abord au 20 roues de l’ambre pour s’espendre vers les numéros 14 16 18 22 de la même rue et finalement au 98 boulevard montparnass comme vous le voyez dans cette carte industrielle les entreprises se déplacent progressivement loin du corps de Paris on verra en particulier Verdin et GUF plus plus loin la nouvelle industrie de l’électricité nécessite des bâtiments mieux équipés et progressivement situés en dehors du centre-ville à la fin du 19e l’entreprise carpentière un complexe organisation avec un bureau de directeurs salle d’attente un service d’administration comptabilité un bureau d’études et réalisation d’apppoint dans toutes les disciplines salle photos des dessins une salle d’impression des catalogues et cetera Carpentier c’est aussi entouré d’habiles collaborateurs à l’exemple d’ry armag chef du service du bureau des mesure électrique qui a un solide formation scientifique et qui va rédiger divers ouvrages qui nous nous illustre aujourd’hui la grande variété d’instruments produits dans l’entreprise et alors la collaboration entre Carpentier et les savants s’inscrit dans une configuration plus élargi d’institution au Collège de France Carpentier travaille avec les médecins physiologiste Arsen donvall avec l’ingénieur inventeur Marcel Depré C trio développe un modèle de galvanomètres ou appareil pour mesurer les courants électriques maniable et destiné à l’industrie car il n’est pas perturbé lorsqu’il accomplit des mesures dans un salle remplie des machines électromagnétiques alors là vous voyez différentes études en fait jusqu’au modèle final et vous trouvez vraiment une très belle étude des Christine Blondelle et Paul auren sur ces questions au départ Carpentier voulait répondre à demande de Darson valall alors préparateur de Charles éedard bronekar au Collège de France Darson va chercher un appareil à la fois sensible et aux indications rapides pour s’en servir dans ses expériences sur les flux nerveux et c’est chez Carpentier qu’il fallait alors s’adresser en France car chez lui on trouvait les meilleurs galvanomètres classique portative également ce enregistreux quand on feuillette alors les catalogues carpentiers de 199 on trouve les indices de collaboration avec d’autres titulaires de Collège de France un électromètre par exemple un appareil pour l’étude de magnétisme terrestre par le nom de Luther mascar professeur de physique générale expérimentale ou encore au Collège de France pardon ou encore les appareils enregistreurs pour les essais des matériaux à compression portent les nom d’Henry les Châtelier titulaire de la chair de chimie minérale de 1876 à 1907 Carpentier n’est pas les seul à s’inscrire dans cette évolution dans la profession des constructeurs on peut citer toujours dans le domaine de l’électricité Antoine breget qui est le fils de Louis François clément que j’ai déjà cité ou Eugène doucreté vous voyez dans cette image sur la gauche bregé et un ouvrage sur la machine des grames qu’il publie en 1880 néanmoins ces références théoriqu ne sont pas ses cours à l’École polytechnique d’où il sort en 1872 mais plutôt sa lecture personnelle des physiciens anglais comme Michael Faraday et James Clark Maxwell auquel il s initié par les leçons de le TER mascar au Collège de France du crreté en revanche que vous voyez sur la droite quitte l’école à 15 ans il se forme dans l’atelier de Paul Gustave Ran 24 roue du Boulois à Paris qui travaille dans le domaine de la vapeur de l’électricité de la photographie et suit les cours libres à la Sorbonne et au Collège de France il ouvre sa maison avec un seul ouvrier mais en 1886 il compte 50 ouvrier dans son atelier c’est vraiment l’image que je vous ai montré au début comme on les lit dans les catalogues à brascor ducreté construit divers machines d’autres fréquen pour darsonv ces trois parcours des carpentiers bregé et Crété ont des éléments en commun ils travaillent dans le domaine de l’électricité bien entendu mais leur visibilité au sein de la société s’agrandit on les retrouve ainsi au sein des sociétés savantes comme la Société d’encouragement pour l’industrie nationale ou encore la Société Française de Physique don les dans les réunions étit selon les physiciens Alfred Cornu une véritable direction scientifique pour l’industrie des instruments de précision à la fin du 19e les constructeurs ont donc une vie publique importante carp fait figure de réussite dans les milieux savants car il est un des rares constructeurs à être élu à l’Académie des Sciences en tant qu’académicien libre en 1907 alors qu’il est membre du bureau de longitude depuis 1897 pour souligner alors l’importance du réseau qui se met en place autour du Collège de France je prendrai comme exemple les chronographes enregistreurs et les domaines de l’acoustique physique un des pionniers de ses études acoustiques au début du 19e était Félix savar ses cours sont suivi par un grand nombre d’auditeurs libres dans certains comme vous pouvez les lire dans ces dans ces documents numérisés de site salamandre du Collège de France beaucoup venaient des provinces et même de l’étranger parmi eux il y a des fabricants d’instruments don Albert Marlois donc vous voyez ici les catalogues qui fut d’abord assistant des savir avant de devenir un des plus réputés fabricant d’instrument acoustique son atelier était d’abord au oui roue de la harpe à quelque part du Collège de France puis en 45 il s’est transfère à quelqu part du pantthéon Marlois construit divers appareils pour Savare et vers 1855 il se retirre et ses utiles équipements sont achetés alors par Marc sécréan après avoir réalisé des études dans les domaines des sciences astronomiques à Lausanne secréan s’était associé en 45 avec les constructeur parisiens Nicolas lirebour et on avait racheter la maison la maison les rebour et scrétan don vous voyez ici des catalogues et oou saleron si vous vous rappelez avait fait son apprentissage était réputé pour ses instruments astronomiques et d’optique et a fait cesser la dépendance de la France de l’étranger dans la production des lentilles aromatiques la maison lesbour et scétin était réputés pour ces instruments d’optique des physique d’astronomie et des Marines mais également pour ces chronographes imprimants dont vous avez des exemplaires dans les catalogue à l’exposition à bras les corps alors les chronographes enregistreurs F largement utilisé dans le laboratoire de physiologie des Maré par exemple en acoustique physique dans l’analyse de la parole de George dei que Maria tortahada vous a déjà présenté dans sa conférence Maré voulait faire de la physiologie une science exacte à l’égal de la physique et la chimie il va ainsi imprpronter la démarche expérimentale en soumettant les fonctions corporelles à des mesures rigoureuses les instruments traçant des marées comporte toujours une partie sensible capable d’enregistrer les mouvements sans l’empêcher un transmetteur rellant ses mouvement à travers l’espace et un appareil enregistreur pour les fixer les chronographes enregistreur en est un et son développement est aussi à mettre en relation avec les travaux de phonétique expérimentale d’ autre titulaire qui sera titulaire au Collège de France l’abbé rousl rousl fut adressé à Maré par les philologues gaston Paris qui occupé la chair des langues et littérature française de moyen au Collège de France et dans rouslo suivait les cours une expérimentation mécanique disait Paris à rouslo peut seul donner la sécurité on fait des essais dans les laboratoires des Maré voyez fin citation dans les laboratoires des Maré rousl développe ainsi les chronographes enregistreur avec les constructeur Charles Verdin noté ici alors ça c’est ça vient du catalogue de Charles Verdin noté ce type d’enregistrement j’y reviendrai Verdin est originaire des monis une ancienne commune des mes homosel il est le fils de Louis costomier ou plutôt coutourer dironsnous aujourd’hui et Dan godé sans profession c’est l’acoustique physique semble-t-il qui les mène vers l’enregistrement physiologie car Verdin est le premier loutier à fabriquer des instruments d’enregistrement fournis à de nombreux laboratoires parisiennes sur la gauche vous lisez que en 1875 Verdin s’est définit instucteur d’instrument de précision pour Maré et Labé rouslo Verdin a construit des chronographes à bande en fumé pour enregistrer les signaux physiologiques en prolongeant ce que j’écrit dans les catalogues on pourrait mettre en relation le développement du chronographe imprimant d’une part à son utilisation au Collège de France dans le laboratoire de physiologie de Maré et d’autre part à son emploi dans les observatoires astronomiques pour la mesure et l’enregistrement précis du temps qui débouterait selon les spécialistes à la même époque cet instrument sert alors pour enregistrer à l’observatoire la mesure d’ temps dans l’observation du passage d’une étoil au méridien d’ lieu et pour calculer l’équation personnelle ou temps de réaction pour l’observateur suivre les chronographe permet alors de retrouver une unité dans les recherches scientifiques réalisées dans ces deux espaces l’observatoire astronomique d’une part et le laboratoire de physiologie et encore cette étude sur les chronographes se prolonge au début du 20e sans entrer dans les détails il suffira de considérer ces enregistrements provenant des inscriptions enregistrées pendant la Première Guerre mondiale dans les études de balistique et de repéérage d’ batterie ennemie par les sones dans ces cas la les chronographe enregistreur permet de mesurer avec précision les temps employés par les sons à parcouru une espace entre la bouche du canon jusqu’au point où les projectil éclate sur les terrains A B et C et là vous voyez l’enregistrement la mesure de temps est alors transformé en une mesure de longueur et a permis de mieux étudier les sang perç à l’oreille du get front on a ainsi identifieré l’onde balistique vous voyez ici l’onde balistique et l’onde des bouche ou alors l’onde balistique ou onde de choc et les premier son qui parvient à l’oreille quand la vitesse du projectile dépasse la vitesse du son cette onde est toutefois inutile pour localiser la position du canon et produit elle par contre une onde des bouches les techniques alors d’enregistrement développé par Maré seront reprises et améliorées dans certains systèmes de repéérage par les sons et surtout en balistique les fusil de marée améliorés par Lucian Bou un de ses élèves et qui avait servi au début du siècle pour étudier les vols des insectes en liberté et maintenant utilisé pendant la guerre pour étudier les vols des projectiles en balistique don vous voyez ici une étude enfin une dernière famille des constructeurs il y en aurait d’autres pourtant autour du Collège de France est celle de la famille GAF adolp Stanislas père et son fils George l’article d’ Bouvier dans les catalogues à brascor considère l’association des Darsonval avec George gaff et on pourrait aussi citer d’autres exemples d’association des scientifiques avec des constructeurs à cette époque par exemple Nathalie pijarmico a montré qu’ fin 1880 donc on a la même période Mercury cède son brevvet des Balan à la Société centrale des produits chimiques en revenant au Guff cette famille originaire des Nancy se spécialise dans les appareils électromédicaux dont on peut étudier la circulation jusqu’à la Première Guerre mondiale ainsi les premier hôpitaux français se sert par exemple d’un électrovibreur des bergonies un médecin qui a aussi collaboré avec dassonval et constitué d’un inducteur des bobines d’induction pour aon X et d’un puissant électrom GEF pour le localiser les projectiles dans les corps des blessés selon une enquête menée par la Royal Society of Medicine de Londres en 1915 la France était même en avance en matière d’équipement et de traitement électrique par rapport à la Grande-Bretagne alors je voulais simplement deviner la similarité des appareils que vous voyez dans ces voilà dans cette dans ces photos pardon c-là et puis les autres pour conclure donc je voudrais revenir s l’âge d’or des constructeurs français et sur la période des crisees qu’en suivrait suite à la montée de la production allemande d’instruments parmi les causes de ces décline on peut mentionner la création d’un physical technich reichenstalt à Berlin en 1887 par une action conjointe du grand industriel ingénieur vernerard von Siemens et d’ut von Bismark et dans laquelle intervientent trois groupes d’acteurs des industriels des ingénieurs et des fabricants de mécanique et d’optique de précision l’accord entre ces trois groupes a permis d’entrer la mécanisation et la standardisation du mode de production en imposant au constructeur allemand la calibration et la certification de leur instrument avant de les mettre sur les marchés y compris à l’étranger aucune incitation analogue n’existait en France au sein du comité technique du laboratoire d’essai du conservatoire des arméti en 1901 qui ne comptait pas dans ces domaines la chimie et l’électricité les tensions s’exprimèent essentiellement entre physiciens et officiers les ingénieurs civils les constructeurs d’instruments étaient absents est-ce qu’il faut parler des crises des constructeurs d’instrumen au début du 20e ou plutôt des dynamiques différentes d’intégration de la recherche et finalement d’une période de transition vers un ultérieur développement de la profession du fabricant d’instruments cela veut dire qu’il faudrait mettre en relation la manière de socialiser d’intégrer la recherche scientifique dans une entreprise et encore de se former il faudrait distinguer de quel secteur scientifique nous parlons car si dans les domaines des applications de la chimie et de l’électricité comme vous l’avez vu les modes de production se transforme à l’image des carpentiers en profondeur pour devenir industriel ce n’est pas le cas dans d’autres secteurs quand on parle des crisees on se réfère en effet essentiellement à la production en instrument d’optique où les modes de production resteraient plutôt artisanal certes la production française qui est très diversifiée dans ces secteurs pourtant est limitée mais elle reste de qualité certes la Première Guerre mondiale a montré la faiblesse de la France dans ces secteurs mais la France a été les seuls état parmi les alliés à pouvoir s’organiser rapidement pour parvenir à en production de qualités dans ces secteurs à l’exception de témètres sans compter qu’elle fut aussi capable d’approvisionner les Alliés signe que les savoirs étaient là il fallait mieux les organiser ça a été la tâche d’un officier geudésien directeur du service gographique de l’armée et finalement quand on regarde bien le mouvement d’opinion publique qui a présenté une situation de crise du secteur industriel de l’optique va se cristalliser essentiellement dans la près guerre dans les B de solliciter une intervention forte de l’État qui portera entre autres à la création d’un Institut d’Optique théorique et appliqué ces parcours autour du Collège de France nous montrre alors mais semble-t-il qu’il existait une intégration différente de la recherche scientifique dans les ateliers des Fabri en français cette intégration à la française de la recherche scientifique reposait essentiellement sur l’existence d’intermédiaire soitil scientifique mais aussi des armées savantes et d’un réseau institutionnel voire d’une configuration techno-instrumentale spécifique qu’il faudrait analyser pour commencer au cas par cas les études sous remé coton par exemple montrent que pour ces physicien de l’École normale supérieure l’instrument reste au cœur des mesures de précision pourtant sa démarche n’est ni théorique ni expérimentale il s’agirait alors de l’expression de la naissance d’une nouvelle communauté scientifique que ThCE Chine a appelé recherche technico-instrumentale elle s’accompagne par exemple de la création de revu spécifiquement dédié aux instruments comme la revue d’optique instrumentale en 1922 cette communauté a peu à peu obtenu pleine reconnaissance scientifique et institutionnelle en fonctionnant sur un pied d’égalité avec l’expérimentation et la théorie c’est la concorde avec la fin de la position d’artiste en instrument au bureau de longitude qui si vous vous en souvenez a été supprimé en 1946 les constructeurs ont une formation maintenant diplomante obtenue dans des grandes écoes caractérisé par une appartenance à un corps technique de l’État et aussi une formation scientifique il s’agit d’une configuration d’acteurs des pratiques d’objets d’institution qui restent généralement exploré pour les débuts du 20e siècle voilà un beau chantier en cours qui pour pourrait peut-être se mettre en place à partir d’une institution centralisée et qui a innové en science qui est le sièg des parcerelles institutionneles sur les temps long sans négliger les regard ouvert à l’international qui ne devrait pas pourtant se limiter à l’Allemagne j’ai conclu alors par ces mots de l kellwin que Darson va a aimé répéter il n’y a science que là où il y a mesure à la fin de ces parcours on pourrait aussi ajouter il n’y a il n’y a S là où il y a mesures et où il y a des instruments et des pratiques merci pour votre attention [Applaudissements] [Musique]