bonjour donc je crois que ce qui est prévu c’est qu’on voit d’abord la la vision de de Idy slvestre et ensuite je je poserai la question de ce que sont les glaciers de ce qu’il représentent et de ce qui se passe avec eux par les temps qui courent bonjour à toutes et à tous je m’appelle Aidi svestre je suis glaciologue de formation et aujourd’hui je travaille pour le Conseil de l’Arctique et pour un de leur groupe de travail qui s’appelle AMAP AMAP le Arctic monitoring assessment program donc aujourd’hui très brièvement faire un état des lieux des pôles c’est important pour comprendre pourquoi les pôles nous impactent jusque dans nos belles montagnes des Alpes à commencer déjà par les calottes polaires donc on a deux calottes polaires sur terre au nord nous avons le Groenland qui est la plus grande île au monde couverte en grande partie de glace et au sud autour du pôle sud nous avons l’Antarctique qui elle aussi contient énormément de glace l’Antarctique fait à peu près 25 fois la taille de la France aujourd’hui ces deux calotes polaires on les étudie de façon très précise parce qu’on se rend compte que plus ces calotes polaires perdent de la glace plus c’est l’élévation du niveau des océans qui va se produire aujourd’hui autant le Groenland que l’Antarctique réagissent au changement climatique un petit peu plus vite au Grenland qu’en Antarctique le Grenland perd c’est vraiment des centaines de milliards de tonnes de glace dans l’océan chaque année et ce chiffre la tendance nous montre que ce chiffre est vraiment en train de de s’accélérer donc le Groenland quand on regarde les glaces sur terre c’est vraiment la partie de la criosphère qui contribue le plus à l’élévation du niveau des mers l’Antarctique aussi est en train de se réveiller très vite hein l’Antarctique se réchauffe deux fois plus vite à peu près que le reste de la planète l’Antarctique perd c’est à peu près 150 milliards de tonnes de glace par an dans les océans et tout ça ça crée non seulement l’élévation du niveau des mers et cette élévation du niveau des mers va nous toucher jusqu’à chez nous en France c’est par exemple Arles Le Havre Bordeaux La Rochelle nord de la France qui risque de se retrouver les pieds dans l’eau assez rapidement si ces calottes polaires continuent à à perdre autant de glace les perspectives en terme d’élévation du niveau des mers c’est qu’on pourrait avoir à peu près entre 40 cm et 60 10 cm d’élévation du niveau des mer d’ici la fin du siècle ça ce sont les projections très Conservatives des rapports du GC on se rend compte que ces projections sont très Conservatives donc on peut avoir beaucoup plus que ça on peut dépasser les 1 m d’élévation du niveau des mers d’ici la fin du siècle et donc c’est d’abord les personnes au bord de la mer qui vont subir ça mais en fait même à comblou finalement même à Salanche à Pras on va se confronter à l’élévation du niveau des mers parce que ce sont des personnes qui vont devoir être déplacées ce sont des des activités agricoles qui vont devoir être déplacés des ports donc des des endroits d’échange de marchandises qui vont subir cette élévation du niveau des mers le fait que le Grenland et l’Antarctique perd autant de glace ça perturbe aussi énormément nos courants océaniques hein pour que ces courants fonctionnent bien il faut qu’il y ait des écarts de salinité des écarts de température très très précis dans nos océans et le fait d’avoir des calotes polaires qui balancent des quantités d’eau douce he vous savez très bien que la glace des glaciers la glace des calotes polaires c’est de l’eau douce et ben ça risque vraiment de ralentir la circulation océanique c’est déjà quelque chose que l’on mesure aujourd’hui autant autour de l’Antarctique que au niveau de l’Arctique au nord donc chez nous en France c’est quelque chose à surveiller de très près parce que ça pourrait vraiment bouleverser notre climat c’est vrai qu’on parle souvent du gfstam voilà s’il y a un changement à ce niveau-là l’Europe du Nord risque vraiment de subir un refroidissement et aussi un asséchement des conditions par chez nous donc c’est très clair que la stabilité de notre climat est directement lié à ce qui se passe au niveau de ces calotes polaes on peut ensuite parler peut-être du permaapros c’est un sujet qu’on connaî très bien dans nos montagnes vu qu’on a du du pergéisol du permafrost de haute montagne chez nous alors chez nous lorsque ce permafrost dégèle les conséquences que l’on a alors je laisserai des spécialistes en parler beaucoup mieux que moi comme comme Delphine Jean-Baptiste ou ou encore Antoine Ravanel euh c’est souvent des des écroulements des éboulements ça on a tous et toutes étit déjà confronté c’est par ça je me souviens de mon temps faire un stage sur le couloir du Goûter avec la Fondation pzel voilà on sait tous très bien à quoi ça ressemble mais en fait quand on remonte un peu plus vers le nord quand on parle du permafros c’est ce sol qui est gelé sur plus de de années consécutives et il faut savoir que c’est à peu près 23 % des terres de l’hémisphère Nord qui sont faites de permaaprose donc c’est vraiment des surface gigantesque et là c’est pas tant des montagnes qui s’effondent c’est du sol qui dégèle donc c’est de la matière organique en fait qui se met à dégeler ce permafost il peut être épais sur plusieurs centaines de mètres d’épaisseur je sais pas si vous vous rendez compte c’est vraiment des des quantités gigantesques et ce qui se passe l’image que je donne souvent c’est un peu comme lorsqu’on sort une pizza congelée on la sort du congélateur et on la pose sur la table de la cuisine on la laisse pendant des semaines voire des mois ce qui va se passer c’est que très vite on va voir que ça moisit qu’il y a des microbes des bactéries qui vont se mettre à bouffer en fait la Moza le pepperoni la pâte le fromage et ce qui se passe c’est que lorsque les microbes se réveillent et mangent la matière organique du permafrost là c’est pas de la Moza ou des tomates c’est bien c’est des Mamous c’est c’est des plantes et ben les microbes vont se mettre à émettre des gaz à effet de ser et donc le permafrost aujourd’hui émet des gazes à effet de ser plus il dégèle plus il va mettre du CO2 plus il va mettre du méthane suivant les conditions s’il y a beaucoup d’oxygène disponible ou pas et donc on parle littéralement du pays du permafrost aujourd’hui parce qu’il aimet autant qu’un pays industrialisé qu’un pays développé le permafost aujourd’hui il est estimé qu’il émet autant de gaz à effet de ser qu’un pays comme le Japon ce qui est important à comprendre c’est que si on arrête nous d’augmenter les températures dès aujourd’hui le permafros il continue à émettre des gaz à effet de ser pendant au moins 100 à 150 ans donc ça c’est vraiment majeur ça veut dire que nous il faut qu’on ajuste nos budgets carbone par rapport à ce permafrost si on continue à augmenter les températures sur terre si on dépasse les 1,6°gr d’augmentation de température le permafros va émettre autant de gaz effet de serre que l’Inde si on dépasse les 2 degrés le permafros va émettre autant de gaz effet de serre que l’Union européenne des 27 si on dépasse les 3 degrés je peux continuer hein si on dépasse les 3 degrés il va émettre autant de gaz effet de serre que les États-Unis 4 degr autant qu’un pays comme la Chine donc l’objectif c’est de ne pas franchir ces se de température et de tout faire pour que le permafrost émette le moins de gaz effet de ser possible et ce qui est très important à comprendre par rapport au permaaprost c’est que on peut pas aller le voir et lui dire l’année prochaine tu baisses leses émissions de gaz FRR de 5 à 6 %. une fois que le permafros est lancé c’est à nous de réajuster nos stratégies par rapport à ces émissions donc ça veut dire qu’on va vraiment désespérément avoir besoin de nos puis de carbone de nos umis de nos forêts de nos océans voir et ça c’est un sujet très débattu et je vais pas rentrer dans le débat aujourd aujourd’hui voir de technologies qui vont nous permettre de choper ces émissions de gaz effet de ser dans l’atmosphère et de les enfouir quelque part parce qu’on se rend compte que nos plit de carbone naturels qui sont de loin la meilleure solution risquent eux-mêmes d’arriver à leur limite le dernier point que je voudrais évoquer c’est justement par rapport à cette notion de point de bascule des écosystèmes on est en train de se rendre compte que pour la criryosphère donc pour les calottes polaires que j’ai évoqué pour le permafrost pour la banquise on se rend de plus en plus compte qu’il y a des seuils de température si on les franchit on va assister à un effondrement irréversible de ces écosystèmes donc ce que je veux dire par là pour reprendre nos calotes polaires le Groenland par exemple on se rend compte que le Groenland suivant les toutes dernières études qui viennent de sortir son point de bascule son point de non retour il on a l’impression qu’il est entre 1,5 voir 2 degrés d’augmentation de température globale les dernières études penchent plutôt vers 2 degrés d’augmentation de température globale aujourd’hui sur Terre on a augmenté le thermostat vous en avez déjà certainement parlé autour de 1,2°gr d’augmentation de température on est en train de courir pour pulvériser euh les 2,4 à 2,7 d’augmentation de température d’ici la fin du siècle mais attention on se rend compte que si on franchit les 2 degrés le grenand va commencer à s’effondrer de façon irréversible ça veut dire qu’une fois qu’on aura vraiment bien franchi les 2 degrés hein pas juste quelques jours ou quelques semaines une fois qu’on on aura confirmé franchir les 2 degrés le groenand va commencer à s’effondrer et le groenand contient assez de glace comme je l’ raconté pour augmenter le niveau des océans de 6 à 7 m ça veut pas du tout dire que du jour au lendemain une fois qu’on aura franchi les 2 degrés on va se taper 6 à 7 m mais ça veut dire que le le phénomène commencera à s’enclencher de façon irréversible donc c’est-à-dire que dans une cinquantaine d’années dans une centaine d’années si d’un coup de baguette magique on enlève tout le CO2 tout le méthane de l’atmosphère c’est pas très bon non plus pour nous euh le Grenland continuera à s’effondrer donc l’objectif c’est de tout faire pour ne pas franchir en fait ces ces points de bascule et aujourd’hui et et insistons là-dessus le changement il se fera de façon locale ou il ne se fera pas hein je je j’évoque une phrase que j’ai entendu dans la vallée des viands pays d’abondance par Madame Nadine qui a cette phrase qui est très vraie la lutte contre le changement climatique commence ici chez nous elle a tout à fait raison donc c’est vraiment à nous aujourd’hui de bien comprendre quel est notre rôle dans nos montagnes pour faire en sorte que ces écosystème très lointain qui nous influence sur notre quotidien bah ne franchissent pas leur point de bascule un autre point que je souhaitais soulever aussi avec vous aujourd’hui c’est ce qui se passe au niveau de la banquise la banquise donc c’est cette croûte de glace qui est présente de façon permanente surtout au nord dans l’Arctique et de façon plus saisonnière au sud au niveau de l’Antarctique cette banquise elle est assez géniale elle a un super pouvoir parce que c’est c une croûte blanche posée sur un océan qui est très sombre donc le fait d’avoir cette banquise c’est quelque sorte un miroir naturel qui nous permet de renvoyer les rayons du soleil en grande partie en direction de l’espace donc c’est ce qu’on appelle le phénomène d’albéo l’albéo c’est le ratio entre l’énergie du soleil que l’on reçoit et l’énergie du soleil qui est renvoyée par des surfaces sur terre et donc cette banquise elle a un albédo très haut c’est comme nous hein quand on regarde la neige en plein hiver et qu’ y a du soleil ça nous brûle les yeux c’est pareil au niveau de la banquise au niveau des régions polaires donc cette banquise super pouvoir incroyable elle nous permet de se débarrasser d’une grande partie de la chaleur que l’on reçoit du soleil donc tant qu’elle est là cette banquise tant qu’elle est là cette banquise elle nous permet finalement de garder ces régions polaires froides ce qui est super et c’est un peu le t-shirt de nos régions le t-shirt blanc de nos régions polaires le souci aujourd’hui c’est cette B notamment au niveau de l’Arctique mais encore plus on se rend compte au niveau de l’Antarctique qu’elle subit très fortement l’élévation des températures de l’océan mais aussi des températures de l’air donc cette banquise au niveau de l’artile notamment on a perdu à peu près 45 % de la superficie de banquise en 40 ans c’est l’équivalent d’une surface comme un pays comme l’Inde par exemple donc en 40 ans imaginez qu’on a perdu à la surface d’un pays comme l’Inde au niveau de l’Arctique c’est vraiment cataclysmique et donc à la place de la banquise qu’est-ce qu’on a à la place de la banquise on a un océan qui lui est très foncé qui est très efficace pour absorber le rayonnement solaire les toutes dernières études scientifiques par rapport à la banquise de l’article sont assez terribles et nous montrerait alors c’est une étude he que je vais citer parmi beaucoup d’autres qui nous montrerait que malheureusement on risque d’avoir déjà peut-être franchi le point de bascule pour la banquise d’été en Arctique pendant l’été c’est là où on atteint un minimum de superficie de banquise donc c’est un moment vraiment critique hein moment très très sensible pour la banquise de l’été et on risquerait d’atteindre des étés sans banquise surtout le mois de septembre sans banquise dès le début des années 2030 vous vous rendez compte dès le début des années 2030 qu’est-ce que ça veut dire chez nous ça c’est important à le citer moins de banquis ça perturbe énormément non seulement la circulation océanique mais aussi les courants d’air on se rend compte que le pola jetstam qui sont des vents en fait très puissants entre chez nous et l’Arctique sont perturbés moins de banquis chez nous ça ça veut dire plus d’événements météorologiques extrêmes et on en a déjà subi plein que ce soit des précipitations très très intenses ça vient d’arriver chez nous ou au contraire des périodes de sécheresse de canicules très très intenses donc ça c’est vraiment capital de le comprendre il y a d’autres personnes qui se réjouissent aussi du fait que cette banquille soit en train de disparaître et ça risque d’ouvrir en effet des nouvelles routes de navigation au niveau de l’Arctique donc il a tous les pays s préparent on va pas jeter la pierre mais il y a énormément de constructions de brise glace qui sont en train de fait d’être faites en ce moment c’est pas si simple en fait hein le fait que la banquise disparaît on a l’impression que ça nous posera moins de problème au contraire moins de banquis dans l’article veut dire plus de tempête ça veut dire une plus grande amplitude des vagues quand la banquise est là là elle tamponne elle temporise he l’énergie des vagues donc ça veut dire des tempêtes beaucoup plus violentes dans l’Artique des vagues des amplitudes de vagues beaucoup plus importantes ça veut pas dire qu’il n’y aura pas plus de glace dans l’océan glacial Arctique il y aura encore de la glace sauf que cette glace elle sera pas aussi molle que la banquise ce sera de la glace qui viendra directement du gros enand de laquelle cot polaire du Grenland et là c’est de la glace ultra dure et on sait très bien ce qui se passe lorsque des des bateaux rencontrent de la glace de glacier on a tous l’histoire du Titanic en tête voilà la glace de glacier est beaucoup beaucoup beaucoup plus dure que la banquise donc des brises glace face à la glace de glacier ils n’ont aucune chance donc aujourd’hui on est en train de réfléchir à faire passer des bateaux qui ne sont pas du tout des brises glace dans l’océan glacial Arctique avec des des marchandises qui ne sont pas forcément bonnes pour l’environnement et aujourd’hui on n’est pas tout à fait capable c’est une Maré noire dans l’Arctique d’aller la nettoyer et une Maré noire qui affecte l’océan glacialarctique c’est une Maré noire qui affecte tous les océans de la planète parce que finalement finalement nous avons un océan sur terre tous les océans sont reliés entre eux donc il faut vraiment réfléchir hein longuement à quel type d’activité on va mener en Arctique et c’est pas seulement le transport de marchandises là il y a une grosse réflexion qui est faite sur l’exploitation minière des fonds sous-marins qui sera facilité par le manque de banquise et là aussi on sait que ce sont pas forcément des décisions faciles à prendre mais il y a aucun doute sur le fait que l’exploitation minière des fonds sous-marins va atomiser la santé de nos écosystèmes marins au niveau de l’Arctique bien merci donc à à Edie sestre que j’ai pas eu le temps de présenter les glaciologue rose valbartos Spitsberg euh à titre personnel j’ai jamais eu j’ai jamais eu l’occasion d’entendre autant de mauvaises nouvelles dit avec un sourire aussi éclatant ça c’est ça me trouble beaucoup et donc le le sujet de cette table ronde je l’ai pas précisé c’est les glaciers des lanceurs d’alerte à protéger et on va donc poursuivre la discussion en deux temps d’abord en donnant la parole à à Delvin six qui est glaciologue qui va nous expliquer finalement ce que sont les glaciers ce qui leur arrive et ensuite à Jean-Baptiste Bosson qui lui nous expliquera ce qui se passera quand les glaciers auront disparus donc c’est ambiance cet après-midi c’est quel bouton du haut ok bonjour tout le monde alors on m’a demandé de faire très vite donc en fait au début j’avais une grande présentation ensuite on m’a demandé de réduire je vais encore réduire au final pour voilà ce que ce que je souhaitais aujourd’hui moi je vous remercie beaucoup de m’avoir invité je suis professeur à l’Université de Grenoble glaciologue dans un laboratoire donc qui s’appelle l’Institut des géosciences de l’environnement et ce que je voulais montrer aujourd’hui euh après je suis disponible pour des tas de questions mais il me semble qu’il y a deux choses importantes dans mon travail aujourd’hui euh qui est de vous montrer que ces glaciers qui sont les icônes de nos montagne et bien pour nous ce sont des icônes du changement climatique en montagne donc voilà expliquez pourquoi est-ce qu’on fait sur ces glaciers et puis je trouve que ce qui était intéressant c’est de vous montrer à quel point le travail en tout cas notre travail de scientifique depuis une vingtaine d’années en fait on le voit énormément évoluer pour venir au service de la société et à travers un ou deux exemples très locaux puisqu’on travaille beaucoup dans le dans dans le bassin he ici euh vous montrer ce qu’on est capable de faire aujourd’hui et d’apporter comme solution ou en tout cas comme prédiction aux élus et c’est à cette occasion d’ailleurs en ayant présenté mes travaux au syndicat mixte des EAU du MIAGE au mois de septembre que j’ai été invité pour venir vous montrer euh je pense que Monsieur Sadier parlait d’une exception française sur la gestion de l’eau et moi je pense que la recherche française est aussi une exception euh ce que je tenenais à dire d’important et je vais passer très vite mais euh c’est de de voir à quel point aujourd’hui dans un monde qui bouge énormément et bien on a on a des un un ministère on a des établissements de recherche notamment le CNRS mais pas que en fait qui font en sorte de financer et ça me semble vraiment quelque chose d’extrêmement pertinent de financer des mesures toujours les mêmes depuis des années des années des années des décennies en fait on a ces financements pour vraiment engranger de l’information et justement pas raconter tout et n’importe quoi on a vraiment des vraies valeurs des points qu’on rajoute d’année en année sur la courbe et qui nous permettent de de pour de parler de l’avenir des glaciers je vous ai juste montré un petit exemple en haut c’est voilà on est raccordé à des réseaux d’observation mondiaux hein de suivi des glaciers donc en haut c’est la courbe de l’évolution de l’ensemble des glaciers du monde bon qui vous donne l’évolution de la masse des glaciers dans le monde beaucoup de rouges comme vous le voyez et de plus en plus et puis en bas l’évolution depuis plus d’une centaine d’années de d’un des glaciers qui est suivi depuis depuis des décennies l’une des plus longues séries de mesures au monde là aussi c’est vraiment une exception française les Suisses sont pas mauvais aussi d’ailleurs dans ce domaine là euh qui vous montre ben que d’année en année voilà on perd de la masse le constat on l’a fait beaucoup on en a beaucoup parlé là de toutes ces mauvaises nouvelles ceci dit euh voilà il est aussi mesurable ce constat il est quantifiable et donc il y a des données qui existent qui sont enregistrées qui sont disponibles qui sont libres et gratuites d’accès c’est aussi une des conditions voilà qui nous sont imposées par par nos tutelles comme le CNRS et je trouve ça assez fantastique de produire de la donnée et de la distribuer pour pouvoir informer sur ce sujet euh je vais juste en fait vous montrer quelques exemples pour pas vous je vais juste remettre ça celle d’avant si elle veut bien je vais aller très vite en fait elle veut pas elle pas ah si euh juste vous dire pour aujourd’hui évidemment merci j’ai pas mes lunettes les glaciers vous le savez et on a parlé du niveau des m juste un petit peu avant je pourrais y revenir si vous avez des questions plus précises ce qui concerne beaucoup dans nos vallées c’est tout ce qui est risques naturels liés à ces glaciers qui soient des risques glaciaires ou hydroglaciaires c’est-à-dire liés à la fois à l’eau et à la glace dans le bassin versant je vais pas vous apprendre évidemment enfin dans tout le le bassin ou le massif du Mont-Blanc que tê rousse a été évidemment un des enjeux de suivi et voilà le laboratoire a été très impliqué là-dessus cet été évidemment le glacier enfin le fameux lac des Bossons sur lequel nous avons travaillé on a travaillé sur le lac de tigne on travaille actuellement beaucoup sur la chute de céraac de taconard que vous connaissez bien aussi euh voilà et actuellement aussi sur le glacier de de de REM goolette donc en fait depuis 20 ans on s’aperçoit qu’il y a de plus en plus voilà d’enjeux de lacs qui se forment à la V des glaciers qui potentiellement peuvent provoquer des risques de déstabilisation des chutes de cérac typiquement celle de tacona qui est aussi préoccupante avec le réchauffement de la glace et donc il y a vraiment un lien à la fois avec toutes les communautés de communes dans dans notre laboratoire avec bien sûr les les élus avec les services de l’État comme le le RTM les restaurations de montagne et le service de restocation de montagne des terrains de montagne pardon et donc c’est un vrai je trouve c’est une vraie plusvalue en fait de travailler ensemble nous d’apporter l’expertise scientifique de dire voilà comment puent évoluer par exemple la chute de sérraac de tacona et puis apporter des solutions qui sont ensuite décliné décliner localement et si on regarde un peu plus en tout cas sur ce qui est donc ça c’est les risques il y a autre chose que je voulais mentionner dont on a parlé un petit peu et qui est le le cœur de de de de ces journées c’est la ressource en eau bien sûr liée à à ces glaciers et donc on a cette chance dans la vallée de chamoni de suivre quelques-uns de de vos beaux glaciers depuis depuis Grenoble depuis des des décennies et notamment l’un des plus suivis après la mer de glace c’est le glacier d’Argentière ceci dit la série sur Argentière est plus longue même que sur la Mer de Glace eu et donc on travaille avec émoon bien sûr et la société hydroélectrique émoon qui est très en demande de l’avenir de son glacier et de la quantité d’eau qui va transiter notamment par par les puits donc Argentière c’était un cas qui était relativement facile parce que c’est un glacier qui est très bien connu et donc on a pu simuler c’est la courbe de de droite qui est présentée les débits en fait du liés au glacier d’Argentière donc juste cette fois-ci Thierry a montré des des des courbes qui se passent à Salanche alors que là on est vraiment en sortie du glacier on est sous les puits de qui sont captés par émoon et donc vous montz suivant alors bien sûr on peut le faire suivant différents scénarios climatiques et cetera hein c’est tout cela c’est très très résumé ici mais vous montrer typiquement que pour un exploitant comme émoon ce qui est important de voir c’est que Argentière qui est un gros glacier encore de no de notre du massif et bien lui il n’a pas encore eu son pic d’eau c’est-à-dire que dans les 20 prochaines années hein jusqu’en à peu près 2000 2035 entre 2035 et 2045 l’eau de fonte du glacier d’Argentière va apporter plus d’eau sous le glacier d’Argentière ce qui pose aussi problème parce que les puits actuellement ne sont pas dimensionnés pour une telle quantité d’eau et puis ensuite bien sûr lié à la fonte et à la disparition de ce grand glacier et bien le captage pile sous les sous le sous le glacier d’Argentière évidemment le le le débit va extrêmement diminuer lié à la disparition des des glaciers donc ça c’est un des exemples voilà qui permet en tant que scientifique d’apporter une une vision peut-être une aide j’en sais rien à un exploitant comme comme les comme les moissons et eu et du coup le deuxième exemple que je voulais présenter qui vous concerne encore plus et voilà on en avait beaucoup discuté avec avecan Françoise et puis d’autres d’autres personnes qui étaient peut-être là quand je suis venue à saint-gervvet présenter ces travauxl donc le syndicat mixte des EAU du MIAGE dont l’eau de de la consommation de de comblou dépend il y a pas que comblou mais entre autres nous a demandé une étude effectivement sur sur l’avenir notamment donc il y a vous savez que l’eau de la l’eau pardon consommée est pompé dans une nappe he qui est dans le bassin versant de du MIAGE et et donc l’idée c’était de savoir en fait fa quelle est la contribution actuelle des glaciers à cette nappe fréatique et puis dans le futur évidemment c’est lié à la disparition de ces glaciers qu’est-ce que receront le l’apport en eau dans cette nappe et les impacts sur la sur la communauté de sur sur les communes et sur le cette disponibilité en eau donc c’est tout un travail qu’on a mené sur un bassin versant qui est pas du tout documenté c’était ça qui est très dur en fait sur le sur ce bassin de Miage autant Argentière on le connaît c’est très bien autant ici on a très peu de mesures donc on a déployé grâce au smê qui nous a financé cette étude beaucoup de beaucoup de mesur mesure et je vais juste passer parce que je vais faire très vite euh à cette diapositive là qui est dans le futur voilà actuellement donc la les les débits hein si on compte la pluie si on compte la neige la fonte de la neige et la fonte de la glace actuellement donc en bas du bassin verersant de Miage transite à peu près 20 25 à 27 millions de mètres cubes d’eau par an qui ne vont pas beaucoup évoluer dans le futur ça c’est un point voilà qui est noté ce qu’on observe par contre c’est qu’évidemment les petits glaciers de Miage à l’horizon de toute façon 2060 vont disparaître c’est la petite courbe bleue en bas que vous voyez inexorablement mais qu’ actuellement en fait il contribue pas temps à ces glaciers au au au débit qui sont observés en bas puisque actctuellement de le le les débit lié au glaciers voilà c’est uniquement 10 % de ce qui est de ce qui entre dans la nappe le reste étant pour 45 % la la pluie et puis pour 45 % la fonte de de la neige donc voilà donc la le le le volume actuellement on a 2 millions de mè cubes qui sont liés à la fonte annuelle des glaciers du MIAGE qui entre dans la nappe dans la nappe fréatique et qui va donc évidemment diminuer quasiment se réduire et donc je vous montre un dernier exemple qui est un tout petit peu complexe peut-être à comprendre mais qui a été dit déjà plusieurs fois l’impact de ça qui est plus de glacier on voit que ça diminue pas tant le le début annuel mais en fait ce qu’on va observer c’est effectivement cette saisonalité et en fait le l’eau actuellement entrant dans la nappe va se mettre à diminuer notamment sur sur les mois d’été hein qui dit plus de glace à fondre notre château d’eau évidemment bah la quantité d’eau en été va diminuer et puis la quantité de neige également qui risque qui risque aussi de de diminuer de diminuer pas mal et puis cette fameuse effectivement limite plie neige qui va augmenter dans dans le futur qui fait qu’on va avoir beaucoup plus de précipitation en hiver probablement donc une alimentation de la nappe en hiver et au printemps et beaucoup moins du coup en été avec des usages du coup qui pourront être transformés voilà j’ai essayé de faire très vite et je [Applaudissements] merci merci beaucoup et merci pour C ces choses qui sont elles aussi assez inquiétantes et je donne la parole maintenant à Jean-Baptiste Bosson qui est glaciologue et géomorphologue et qui vient notamment de publier récemment un article dans la revue Nature qui est une revue de référence pour les scientifiques et il va nous expliquer je pense de quoi parle cet article ou j’avais quelques slides je sais pas si peuvent s’apparaître super en fait mon travail c’est hyper complémentaire à ce que avec ce que vient de de présenter Delphine sur en fait les conséquences un peu en dzoomant là-dessus je pense que pas que en tropocentré qu’est-ce qui se passe sur Terre avec le rotrait glaciaire et quelles sont les conséquences globales pour les enjeux de la planète et donc c’est un projet qu’on a développé qui s’appelle ASN life dont je vais vous parler un tout petit peu après et en gros l’idée c’est de dire regardez le le retrait glaciaire il est déjà colossal juste avec ce 1,1 degr global qui est un peu plus un peu plus gros en 2020 mais voilà regardez le les conséquences écosystémiques paysagères c’est que toute la bande centrale c’est le paysage qui est juste en face de vous là sur le côté he c’est le bassin de bonassé dans le monde blanc au milieu à la base là en 1850 1820 il y a un immense glacier qui Bonasa qui est un des plus gros glaciers du massif du Mont Blanc et aujourd’hui B voilà le glaciel a déjà perdu une immense partie de son volume et de sa surface et regardez à laaval le corollaire de ça c’est que forme plein de nouveaux écosystèmes des nouvelles forêts des nouveaux lacs des nouvelles zones humides qui sont hyper in importantes alors en aucun cas je suis en train de dire que c’est une bonne chose que les glaciers fondent euh on a désespérément enfin ce qu’a dit Heidi ce qu’a dit Delphine ce ce qu’a dit Thierry tout à l’heure sur l’importance fonctionnelle des glaciers sur terre c’est colossal mais on essaie de montrer que regarder ces zones si on les laisse le plus possible en haute naturalité c’estàdire si on artificialise pas tout en un recores elles vont nous donner des solutions face au défis actuels euh juste voilà quelques chiffres bah euh ce ce 1 degré global c’est un un retrait glacier qui est colossal et pour un un chiffre c’est depuis les années 90 c’est 14000 nouveaux lacs sur terre dans les zones qui ont été désenglacé donc il faut pas être glaciologue si on faire une longue carrière académique en par contre être liynologue c’est un métier d’avenir dans dans les régions de montagne et puis aussi océanographe hein parce que le niveau marin il augmente voilà c’est 23 cm en plus hein partout les trait de côtees en fait sont déjà en train d’être modifié donc quo ce qui se passe ici a des conséquences globales et tout est est lié euh un tout petit mot voilà là-dessus en fait ce qu’on essaie de montrer dans ce projet euh que j’ai développé notamment au Conservatoire d’espace naturel de haut Savoie avec plein de partenaire académique c’est que ces écosystèmes glaciaaires d’abord bon ça ça rejoint tout ce qui a été dit ils ont un rôle moi on dit que c’est comme des écosystème clé de voot ils ont une importance fonctionnelle sur terre qui est disproportionné par rapport à à ce qu’ sont dans ce qu’ils occupent sur Terre en fait ils sont fondamental pour réguler ou on contribu à réguler le climat ça Thierry l’a très bien dit tout à l’heure évidemment dans le cycle de l’eau la la régulation aussi du niveau marin regardez juste à l’anthroposcène dans l’histoire récente de la planète l’homme il a construit sur les trait de côtees pour commercer donc si on perd ce régulateur que sont les glaciers qui stockent l’eau là la crise de migration climatique on est au tout début d’un gant de de quelque chose de très fort et puis évidemment en tant que tel c’est un habitable pour une biodiversité spécifique un Fodé les glaciers donc si on perd ça on perd une biodiversité spécifique mais aussi tous les cours d’eau glaciaire à la Val et puis en influençant comme ça le climat le cycle de l’eau les océans en fait les glaciers la terre elle est elle a une biodiversité et une vivabilité qui est quelque chose avec les glaciers qui est complètement différente sans glacier est ce qu’on essaie juste de montrer c’est que rien ne remplace les glaciers he je veux pas que vous partiez avec ce message de de de de ma présentation mais à défaut de glacier on pourrait dire ça comme ça ces nouveaux écosystèmes face à ces grands enjeux là et ben ils vont séquestrer du carbone si on laisse les sols les forêts dans les fiordes les plctons se développer ça va séquestrer du carbone à l’inverse si on bétonnise tout il y a pas ce rôle de séquestration euh sur le cycle de l’eau ces nouvelles ces nouveaux lacs ces nouvelles zones humides ces nouveaux sols il purifie il stock il redistribue de l’eau demain on a de l’eau moins d’eau qu’avec les glacimes on a de l’eau dans les territoires si on laisse ces zones en bon état écologique si ça devient pas un Disneyland dans un temps record ça on ça on est très très fort en général et puis évidemment dans un contexte global de 6e extinction de masse en fait ce qui est en train d’émerger du retrait glacier malheureusement en fait c’est des sanctuaires c’est les refuges du du vivant de la biodiversité sur terre donc on a un rôle colossal à préserver tout ça donc c’est dans ce contexte C là qu’on a cré le projet qui s’appelle ice and life euh avec beaucoup de partenaires académiques euh privés euh aujourd’hui public euh on discute avec l’État pour la suite du projet et en gros l’idée c’est un de produire de la connaissance euh sur ce basculement écosystémique et ses conséquences sur la vivabilité de notre planète hein du territoire à la planète entière partager évidemment ça et infin vraiment le vrai but de ça moi c’est préserver nos glacier et nos nouveaux écosystèmes qui se forment après le retrait glaciaire c’est pas un projet scientifique enfin le la science sert de socle pour à la fin des actions politiques des actions territoriales don je vais vous donner un exemple après et ce qu’on a publié cet été dans natureiture c’est ça c’est les modèles de mon ami suisse Mathias Hus qui est aujourd’hui un des grands modélisateurs GL dans le monde en glaciologie et et Mathias il modélise assez bien ce que vous voyez c’est le futur du glacier du rô là en fonction des prévisions du GC en gros la surface glacire future et jusqu’à maintenant les grands articles scientifique dans le monde en fait on discutait quel est le volume actuel des glaciers quel sera le volume futur et quelle sera la conséquence de cette évolution sur le euh les les débits dans les rivières et sur le niveau marin pour la première fois nous on a pris un autre angle qui est qui quel est les surfaces glaciaaires aujourd’hui occupées par les glaciers quelles seront les surfaces glaciaaires donc l’un point de vue de la couverture écosystémique si vous voulez et puis Mathias regardez ce qui modélise aussi modélise la 3D sous-glacière on arrive à anticiper à peu près si vous voulez les zones de futur lac les zones qui seront les grands fiordes du futur dans l’Arctique et autour de l’Antarctique les zones où il y aura plutôt des forêts plutôt favorables comme dans la vallée de chamoni ou comme à bionass comme je vous ai montré tout à l’heure et voilà ce qu’on a raconté dans cet article dans leiture dit autrement c’est le premier voyage d’Homo sapiens dans 600 km 600000 km² sur terre qui sont couverts de glaciers c’est la première fois qu’on modélise comme ça où seront les positions des glaciers dans le futur en questionnant cette entrée surfacique et qu’est-ce qui va succéder au glacier dans ces zones et juste l’ampleur le colossal du du dérèglement climatique qu’on est en train de euh bah de cette expérimentation un peu débile dont parlait Thierry tout à à l’heure où on est en train de faire fondre la machine enfin enfin voilà on est en train de libérer des glaces on va bientôt libérer des glaces qu’on a jamais connu nous sapens on est là depuis 250000 ans sur Terre on a toujours eu au minimum des glacers un tout petit peu plus petit qu’aujourd’hui mais pas beaucoup on est en train d’enclencher quelque chose qui est totalement inédit dans l’histoire récente de la planète avec l’émergence de d’écosystèmes qui sont jamais apparus dans l’histoire récente de la terre et nous dans notre histoire dans nos Gunnes dans toute l’histoire de nos ancêtres on n jamais connu ça donc il faut vraiment se dire qu’on on rentre dans quelque chose de totalement nouveau dans dans cette histoire euh je vais pas aller en détail on a on a modéisé comme ça le devenir de tous les glaciers du monde et des nouvelles surfaces qu’elle a émerger peut-être juste un chiffre à droite regardz si par miracle on arrive à appliquer l’accord de Paris donc malheureusement on a l’impression que la fenêtre se referme très vite et Thierry nous a bien montré qu’on qu’on qu’ qu’on se rapproche de la limite c’est pas juste c’est pas un sujet Bénin tout ça c’est pas on a le choix pas le choix on remet ça dans 10 ans dans 50 ans c’est c’est la vivabilité telle qu’on la connaît de la planète qui est en jeu hein donc c’est je pense que vous êtes aussi là pour ça aujourd’hui c’est que ça vous intéresse et que ça ça questionne beaucoup mais si par miracle on arrive à appliquer l’accord de Paris message clé numéro 1 on peut sauver une immense partie des masses de glace et des surfaces de Glac sur terre dans les Alpes malheureusement c’est déjà tard et puis on va avoir les grands glacers alpins qui vont continuer à fondre mais au niveau global les masses de l’Alaska de l’Himalaya de de enfin bref les grandes masses on peut les sauver si on met un coup de frein et ça on l’entend pas assez hein je pense que c’est colossal phénoménal ou très important de le dire et à l’inverse si on fait pas grand grand chose nous on montre que sur les 210000 glaciers de la planète on peut perdre la moitié de la surface d’ici à 200 donc là c’est un basculement mais complètement inédit en terme de vitesse et ce qui va se passer et ce qui va émerger c’est le chiffre que vous avez en bas ce qui va émerger avec l’accord de Paris au minimum du retrait glaciaire c’est la taille du Népal donc d’ici à 200 en 80 ans on crée un pays artificiellement avec plein de zones desenglaciés qui a la taille du Népal et si on appu on tourne fort sur le thermostat c’est la taille de la Finlande donc vous voyez les tailles et et quand je vous dis que c’est colossal est majeur sur la fonctionnalité de notre planète salit juste pour finir c’est ça en fait je pense que c’est complémentaire de ce qui a été dit jusqu’à maintenant on étudie le à gauche c’est le système qu’on étudie comment passe au milieu des glaciers à ces écosystèmes postgaciaaires à ce qui succède au glaciers je pense que dphine montre très bien qu’il y a beaucoup de recherche jusqu’à maintenant sur la boîte rouge à droite qui est l’approche anthropocentrée qu’est-ce que ça ça veut n dire pour nous société humaine sur l’hydroélectricité sur les stations de ski sur l’eau potable et cetera nous on essaie de dire évidemment c’est c’est fondamental ça mais on peut pas prendre les décisions que sur ça il faut absolument ouvrir la boîte vers la gauche qui est la boîte sur avec une vision bioécocentrée en gros en replaçant la nature et les grands enjeux de la des conditions de vie sur la planète donc quelle est la conséquence de tout ça sur le cycle de l’eau sur le climat global et puis sur qu’est-ce que la biodiversité enfin bref le vivant en général et la géodiversité typiquement il y a je vous ai dit qu’il y a 14000 nouveaux lacs qui se sont formés depuis 1980 indice sur Terre en temps réel sont en train d’apparaître des lacs partout sur Terre avec le retrait glaciaire évidemment que certains sont dangereux et peut-être qu’il faut vidanger mettre des digus mais en aucun cas les 14000 sont dangereux je pense que c’est 1 à 5 % on va essayer de produire des datas là-dessus parce que je pense qu’il faut sortir d’une hiséride la grande peur sur les montagnes tout s’effondre non en fait ces lacs sont aussi l’immense partie de ces lacs sont nos alliés demain pour atténuer ce qui se passe en amont ils vont servir de réservoir pour toutes les lav tarenciel futur donc il faut je pense équilibrer un peu ces débats et on essaie de ça et juste pour finir ce qu’on essaie de faire à droite vraiment et là il y a une écoute actuelle je vous dirai un mot juste après c’est comment créer un cadre de préservation à tout ça donc comment on dit que évidemment enjeu numéro 1 c’est atténuer le climat si on veut limiter le retrait glaciaire c’est atténu le climat pour ça les glaciers c’est juste nos meilleurs alliés c’est pas pour rien qu’on a invité avec Delphine ou qu’ qu’on est souvent sollicité c’est qu’on étudie un extraordinaire baromètres qui permet de comprendre mais au-delà de comprendre les glaciers permettent de catalyser l’action un bon exemple de ça moi je suis moi Suisse en Suisse comme malheureusement en France on ne respecte pas l’engagement climatique de Paris donc on fait des grandes des grands engagements pour le futur qu’on respecte pas euh en Suisse on a voté une loi CO2 il y a 4 ans le monde économique a fait tellement peur comme d’habitude que les gens préfèrent voter bon on va faire du business à usual puis les enfants ont fait des enfants mais c’est eux qui on les laissera se démerder avec tout ça en parallèle donc on a perdu on était désespéré en Suisse comme on l’ en France ou ou ailleurs he sur ces enjeux euh et on a lancé une initiative populaire sur les glaciers où la seule question qu’on demandait au peuple suisse voulez-vous oui ou non sauver les glaciers de la Suisse mais ce faisant on demandait de mettre dans la Constitution l’accord de Paris et d’être carbon neutre en 2050 le peuple Suiss a voté OUI pour ça donc voz voyez comment c’est nos meilleurs alliés les glaciers aussi pour catalyser une réaction collective le deuxième point le A2 c’est la protection insitue en fait on dit évidemment c’est pas ça qui va empêcher les glaciers de fondre par contre si on met les glaciers en zone protégé on empêche les pelleteus sur les stations de ski comme à la grave ou à derermat ou pour une coupe du monde de ski qui a même pas lieu je pense qu’on a on a les glaciers ont pas besoin de ça et l’humanité a pas besoin de pelleteux sur les glaciers en ce moment je crois en tout cas c’est mon point personnel euh et puis protéger ces zones et je pense que c’est ça qui était aussi novateur dans ce qu’on dit c’est préserver de manière préemptive proactive les lacs les forêts les les les zone humide du futur si on attend qu’elle se forme très vite arrivent les compagnies miniires partout dans le monde les domain skiables j’ai rien contre les domain skbles existant mais il convient de retrouver un équilibre en nature qui est vivable et durable et on en est complètement sorti donc nous on a proposé et j’avais écrit pr ça dans la création de laapn du Mont Blanc donc maintenant le Mont Blanc en face de vous s protégé sous sous sous le statut d’arrêté de protection d’habitat naturel donc c’est l’État qui avait demandé de comment on protège mieux la zone et on avait écrit ça évidemment mettre de la protection forte sur le Mont Blanc et ses environs c’est pas ça qui va empêcher les glaciers de fondre par contre c’est un coup d’avance dans la protection de la nature pour protéger les rivières les lacs les forêts du futur qui rendront le territoire vivable et durable et donc on dit ça nous il faut protéger les glaciers dans le monde de manière préemptive pro actif pour protéger j’espère de grands glacier demain qui seront dans ces zones et protéger si on n pas de grands glacier les écosystèmes extraordinairement utille pour tous ces grands enjeux dont je vous ai dit que voilà qui qui qui qui sont sur la table et un mot pour finir il y a une écoute politique aujourd’hui de tout ça et et il y a eu un un comment dire ça a été repris par Christophe Béchu mais par le président Macron la France elle a via sa stratégie nationale biodiversité 3 3è mouture de la du grand plan si vous voulez le grand plan stratégique pour préserver la biodiversité en France qui est sorti il y a un mois et demi et qui a été présenté par ellisabth born pour la première fois l’état français se dote d’une mesure glaciée qui est passée sous tous les radars mais qui va être révolutionnaire ou pas si si on a la force d’y arriver l’État français s’engage d’ici à 2030 à mettre tous ses glaciers en protection forte ça c’est unique au monde donc la suite de ça c’est de l’accompagnement de l’émerveillement territorial ça peut marcher que si ça devient des projet territoriaux où on se dit pas que protéger la nature c’est des dip écologistes ou des scientifiques comme moi qui nous l’imposent ou Paris ou je sais pas quoi si c’est une fierté dans un territoire de préserver la nature de préserver les glaciers et de donner à nos enfants et aux générations futures une terre qui est tout aussi vivable que celle qu’on a eu nous et ça c’est fondamental donc la stratégie nationale biodivtoi demande ça en France aujourd’hui c’est en 2030 100 % de protection forte on va vers des des beaux dialogues dans les territoires j’espère qu’ils seront constructifs et qu’on va y arriver tous ensemble et et l’ONU a voté que l’année 2025 soit l’année internationale de la préservation des glaciers c’est pas pour rien donc tous les agendas tous les projecteurs sont là-dessus maintenant il y a plus qu’à je vous remercie pour votre attention merci Jean-Baptiste merci d’avoirit dit tout cela de façon très brève et c’est pareil pour pour Delphine moi j’ai une question justement à propos de l’année 2025 qui sera l’année des glaciers c’est une décision de l’ONU qu’est-ce que vous attendez qu’il se passe c’est-à-dire que on comprend l’urgence on comprend même la gravité de la situation tous les paramètres sont négatifs toutes les prédictions sont alarmantes et donc comment est-ce que vous comptez faire pour que vos vos messages euh percolent un peu plus dans [Musique] l’opinion euh bah déjà je pense que là ça s’accélère vraiment sur cette thématique bah l’ONU c’est pas pour rien qu’elle que c’est remonté je pense que la dégradation de la criosphère globale en Asie centrale ailleurs il y a des tels enjeux économiques humains écosystémiques on s’en fout un peu des écosystèmes quand on regarde l’agenda internationale mais bref des tels enjeux plutôt économique et humain que l’enjeu de la chosphère est en train de monter tout en haut et tant mieux euh le rêve c’est qu’on soit beaucoup plus écouté hein que enfin je pense que ce discours c’est complètement enfin après on aurait pu dire la même chose peut-être qu’on le dit d’une certaine manière de depuis 40 ans et que pour l’instant ça ça commen à prendre mais ça prend pas très vite je pense que ça s’accélère vraiment euh moi j’ai dans l’article de niture cet été qui est à ma connaissance mais il y en a peut-être plein d’autres mais je crois pas dans ce type de revue un des premiers grands articles euh sur la protection des glaciers qui met sur la table le débat et qui propose quelque chose j’ai proposé un rêve qui est probablement débile et impossible mais je pense qu’on peut que sortir un peu de cette crise avec ce genre de chos euh l’Antarctique il a un traité international l’ arti c’est un condominium sans possession nationale où on interdit les armes on interdit la prospection minière et pétrolière regardez hier avant-hier le la Norvège elle autorise le depsy mining en gros on pourrait dire qu’il y a deux grandes zones aujourd’hui complètement sauvages sur terre euh encore non dégradé c’est les fond marins et ben hier il y a des pays qui commencent à chercher à explorer les faux-marins et à tout détruire se faisant et deuxième chose fondamentale avant d’aller SpaceX avant d’aller sur Mars qu’on détruise tout ailleurs deuxième chose fondamentale peut-être c’est les glaciers ce qui est en train d’apparaître du retrait glacial les les forê que je vous ai montré là c’est des forêts primaires on dit tout le temps qu’il y a plus de forêts primaires il a plus d’écosystèmes primaires en Europe parce que les forêts qui sont nées là elles sont jeunes elles ont 30 ans 50 ans 120 ans pour les plus anciennes c’est des écosystèmes primaires fonctionn enfin hyper important pour les grandes fonctionnalité de la planète et donc moi ce que j’en avais proposé c’est est-ce qu’on calquerait pas un traité sur les glaciers en 2025 dans un rêve fou comme on a le Traité sur l’Antarctique sur les zones aujourd’hui occupées par les glaciers que l’humanité n’a jamais eu accès hein ça a pas été un terrain de jeu sur l’histoire de pour pour construire l’humanité hein on n’ pas compté sur les ressources là sur ces zones-là est-ce qu’on sifflerait pas la fin de la récrée pour pas pas pour le plaisir juste pour laisser aux générations futures une terre qui est plutôt en bonne santé et donc on fait pas un traité des glaciers en 2025 qui est pas d’armes pas d’exploration minière et pétrolière dans ces zones et seulement des activités durables qui permettront à nos enfants de jouir d’une d’une planète qui est vivable donc on a proposé ça c’est évidemment ça a fait un flop total mais euh voilà moi si j’ai un r four 2025 c’est celui-là [Applaudissements] ouais alors moi je vais peut-être l’abordé par le côté scientifique je pense que on voilà on annonce beaucoup de choses mais je sais pas si vous avez vu un ou deux chiffres il y a quand même encore beaucoup d’incertitude et en tant que scientifique je pense aussi qu’il faut quand même continuer à mener des projets de recherche qui nous permettre de diminuer toutes ces incertitudes parce que les les réponses dont ont besoin les gens voilà qu’est-ce qui va se passer en 2005 50 en 2060 on peut pas dire bah 25 % ou 40 % près on sait pas trop donc je pense qu’il y a des vraies questions scientifiques quand même et je pense que les réflexions autour notamment de l’Antarctique du Grenland bon on pourrait parler de la banquise et des glaciers d’autres glaciers de montagne il y a encore beaucoup de de choses à connaître et puis voilà moi je resteis convaincu aussi queil y il y a des messages auprès voilà là on se sent tous concernés moi il m’est arrivé quand même de faire des conférences dans des milieux peut-être moins proches des montagnes ou avec des public un petit peu différents et qui ont du mal je crois encore avec certains certains discours je pense aussi que nous en tant que scientifique on a souvent été peut-être pendant trop longtemps un peu éloigné de voilà de ces de ces discours donc je pense toujours moi je suis hyper attaché à ce lien justement entre entre alors j’allais dire la société le le monde civil et puis et puis la science faut pas que ça soit coupé et donc il y a il y a un vrai lien un vrai continuant mais 2025 peut être aussi un vrai tremplin pour justement continuer à voilà à la fois à construire des des des projets en ensemble qui répondent aux attentes l’un de l’autre et et inversement faire passer des messages et faire passer auprès des plus jeunes essentiellement merci alors au détriment de de votre temps de parole on a un peu rattrapé notre retard je propose que on annule les questions j’en suis désolé mais on est disponible pour passer à la table ronde suivante qui va être animée par Christian jaquier auquel je laisse la place merci à [Applaudissements] vous

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