La désalinisation de l’eau de mer –Etat des lieux, effets sur l’environnement
Colloque Environnement et Climat – Port-Vendres 13 Juin 2024
L’eau de mer – une ressource possible ?
Conférence de Yves DESDEVISES (Directeur de l’Observatoire Océanologique de Banyuls) et Pascal ROMANS (Conservateur du Biodiversarium de Banyuls)
par elle est pas du tout comme ça la présentation normalement euh donc avec la la sécheresse et le manque d’eau grande est la tentation d’aller puiser l’eau qui nous manque dans la mer et si j’ai bien écouter ce qui s’est dit jusque- là la mer elle monte donc ça paraît quelque chose de de faisable donc on a souhaité faire un petit point un état des lieux sur les les techniques et et la danalisation de l’eau de mer et puis de ses effets sur l’environnement alors d’abord un petit peu un petit peu d’histoire la désalinisation c’est pas du tout quelque chose de de nouveau hein puisque dans les écrits d’Aristote on trouve déjà le fait que les marins grecs faisait chauffer de l’eau de mer pour par distillation récupérer condenser la vapeur et on avait déjà constaté à l’époque que dans la vapeur c’était de l’eau douce et ça permettait de la boire et d’ailleurs ça a été la première la la la première motivation de de la dessanisation c’est d’augmenter l’autonomie des bateaux c’est enfin des de permettre au marins de pouvoir boire justement l’eau de mer qui qui évidemment ne peut pas se boire sans qu’on la transforme en eau douce donc ça a été la première motivation mais les premières techniques vraiment réel de désaninisation par distillation sont apparu à la fin du 19e siècle euh donc des unités de désaninisation qui équipa les bateaux à l’époque ont été inventés au Royaume-Uni et puis la première usine de décinisation toujours par distillation a été créée au début du du 20e siècle en Arabie Saoudite puis à partir des années 50 ça s’est dispersé dans le le ça s’est étendu dans le dans le le golfe Persique où on a eu une forte expansion dans cette région mais pas seulement cette région d’usine de dessalement d’eau de mer dans un endroit où la sécheresse est est très importante bien sûr donc au Moyen-Orient et euh en Afrique du Nord alors la après la technique de distillation alors je vais un peu mieux décrire ces techniques tout à l’heure et tu apparu la technique d’osmose inverse c’est-à-dire des techniques très différentes pour être capable d’obtenir de l’eau douce à partir de l’eau salée donc ça c’est apparu bien plus tard j’ dirais d’abord dans les années 50 une première usine pilote en 65 le problème c’est que c’était une technique compliquée vous allez le voir l’eau doit passer par des membranes particulières qui s’abîma très vite il faut beaucoup d’énergie pour ça de toute façon il faut beaucoup d’ éergie pour désaliniser le mer tout court ça on le redira régulièrement euh et puis la la première vraiment usine d’osmose inverse a c’est pour reverse osmosis c’était presque dans les années 80 aux USA avec de l’eau somatre au départ ça marchait pas très bien sur de l’eau vraiment salée mais il y a eu beaucoup d’amélioration des technologies et c’est devenu compétitif dans les années 90 et maintenant c’est de loin la technique majoritaire donc avec oups alors on voit pas mais actuellement on on estime que il y a à peu près 120 millions de mètres cubes d’eau par jour pardon d’ 12 par jour qui est produite dans le monde par D sanilisation par à peu près 20000 usines alors voilà comment c’est réparti donc on voit immédiatement une concentration très importante des usine dans le golfe Persique pas mal aussi dans la Méditerranée plutôt en Afrique du Nord après il y en a un peu part part et les différentes couleurs c’est ça montre que c’est pas que de l’eau de mer qui est déjinisé il y a de l’eau somate il a aussi de l’eau de rivière il y a des eaux usées il y a de l’eau issue de certains processus industriels enfin les la la décanisation est utilisée depuis assez longtemps même si ça a énormément augmenté ces dernières années sous différents types d’eau mais la majorité c’est de l’eau de mer voilà la situation en Méditerranée alors en Méditerranée tous les pays ne désalinisent pas je sais pas si c’est très visible sur cette carte mais il un certain nombre de pays dont la France qui ne le font pas mais on n pas les seuls euh de loin on voit que enfin de loin de en Méditerranée en Nord la Méditerranée de loin c’est l’Espagne qui dessanise le plus je crois que ce sont les 4è au monde ou quelque chose comme ça suivi de près par l’Algérie dans dans le sud sinon ça c’est bien plus minoritaire dans dans dans d’autres pays alors comme je l’ai sous-entendu les techniques de désalinisation sont été les plus importantes jusque dans les années 90 puis c’est devenu la technique d’osmose inverse qui se voit très bien sur ce graphique ici en noir sur le le le le schéma de gauche en noir c’est la dessayonisation tout court en bleu c’est l’osmose inverse on va dire qu’en gros les courbes d’en dessous c’est essentiellement des techniques de de distillation et vous voyez que c’est seulement à partir des années 90- 2000 que l’osmose inverse a pris le pas et on voit surtout une augmentation très importante du nombre d’usines et donc de de quantités d’eau de mer dessalé depuis finalement très peu de temps dans les deux derniers décennies donc même si ces techniques existent depuis longtemps ça a vraiment explosé dans les les les dernières décennies et on on imagine on estime que avec l’augmentation de la demande en eau douce à cause justement de la sécheresse qui va en augmentant dans beaucoup de régions du monde on va vers un triplement de la décanalisation au cours du 21e siècle qui est déjà bien entamé donc je vais maintenant faire une petite revue que j’ai essayz pas si petite que ça pour vous vous rendez compte qu’il y a pas mal de technologies donc une revue des technologies utilisées pour faire de de de l’eau douce à partir de l’eau salée donc j’ai parlé de distillation j’ai parlé d’osmose inverse mais c’est loin de se résumer à ça alors souvent on dit qu’il y a deux grandes techniques celle dont je viens de parler donc différentes façons de de distiler l’eau de mer et de la ou de la filtrer puisque l’osmose inverse c’est une technique de filtration en fait on pourrait classer ça en trois grandes catégories à gauche les techniques de distillation évaporation condensation vous voyez qu’il y en a pas mal euh au milieu à peu près les techniques de filtration l’osmose inverse n’en est qu’une et il y a aussi des techniques de cristallisation c’est-à-dire qu’au lieu de vaporiser l’eau de mer on va la solidifier soit en glace soit en hydrate et là encore c’est une façon de récupérer l’eau douce puisque si ce qui se solidifie c’est de l’eau douce et là on peut revenir à deux grandes catégories cell où il y a un changement de phase que ce soit la vapeur ou le solide ou celle où il y en a pas c’est simplement de la filtration donc les techniques les plus utilisées donc l’osmose inverse dans l’ordre et puis deux techniques de distillation MSF MD je vais en parler un peu plus dans la le le vous voyez qu’il y a beaucoup de techniques ici elles en sont pas toutes maintenant il y en a beaucoup qui sont en développement c’estàdire qui sont soit très nouvelle et qui fonctionneent encore qu’à petite échelle et on sait pas si on pourra passer à grande échelle soit qui sont vraiment en développement et certaines de ces techniques d’ailleurs reposent sur de l’énergie solaire sachant que la plupart de ces techniques peuvent reposer sur des énergies renouvelables énergie renouvelable c’est de l’énergie qu’on donc on utilise toutes sortes de sources d’énergie ici pour pour désaliniser mais bien sûr les énergies renouvelables peuvent être utilisées dans à peu près tous ces cas mais certaines des techniques reposent directement sur de l’énergie solaire par exemple alors je vais maintenant décrire alors avec un tout petit peu plus de détail mais quand même pas beaucoup les techniques principales et puis les autres je vais les énumérer mais que vous comprenz en deux mots un petit peu comment ça fonctionne donc la alors la distillation à multiples effet c’est la première c’est la la la première technique de distillation même celle qui a été inventée au à la fin du 19e siècle qui n’a cessé d’être perfectionné après donc en anglais c’est MD euh là en fait ça consiste alors est-ce que j’y arrive j’ai la souris là non j’ai pas si oui non non oui si peut-être ah ouais c’est fort donc l’eau douce elle rentre par ce côté par le tuyau bleu là puis en gros ça passe par différentes chambres alors c’est relativement simple dans la première chambre vous avez un un un un flux de Calor caloriporteur qui va chauffer très fort donc l’eau de l’eau l’eau salée qui va être là-dedans j’ai dit l’eau douce mais c’est l’eau salée évidemment qui rentre là-dedans elle va rentrer dans la première chambre il va y avoir de l’évaporation qui va être récupéré ensuite au-dessus par contre condensation mais évidemment il y a qu’une petite partie de l’eau salée qui va se vaporiser et puis toute la vapeur n’est pas utilisé donc l’eau la la saumure qui commence à se former passe dans une deuxième chambre ainsi que la chaleur résiduelle via la vapeur et puis on a une nouvelle face de condensation et ainsi de suite jusqu’à arriver au bout donc là dans cette technique on peut avoir une quinzaine de chambre et puis on récupère de la Saumur de l’eau salée au prix donc d’une énergie thermique assez forte euh alors évidemment ce sont ce sont des techniques al les techniques de distillation qu’on d’abord utilisé qui sont toujours utilisé dans les endroits où l’énergie thermique est pas cher donc au hasard les endroits où il y a beaucoup de pétrole pétrole qui est assez bon marché dans dans dans ces régions là donc voilà une une image d’une usine Med où vous voyez ces grosses grosses chambres qui servent à faire des distillations successives l’autre technique qui est plus perfectionné de vation c’est la ce qu’on appelle en FR en anglais multistage flash donc pour MSF vaporisation instantanée en français donc la différence alors on passe toujours par un certain nombre de chambres il faut toujours beaucoup d’énergie thermique la différence ici c’est que l’eau va être chauffé très très forte et va être l’eau de mer et va être compressé de et va ensuite en entrant on va elle va entrer dans une première chambre où la pression va être beaucoup moins forte et en fait quand vous faites entrer de l’entrée très chaude et haute pression dans une chambre où la pression est est moins forte on a un effet flash de vaporisation instantanée comme le français l’indique et vous avez une condensation quasi instantanée donc bien plus efficace mais là encore tout ne peut pas être fait dans une seule chambre il y a il y a de l’énergie et de la chaleur qui peut être récupérée et on passe comme ça dans différentes chambres et là il peut y en avoir jusqu’à une cinquantaine d’ailleurs l’amélioration de ces techniques au cours du temps ça consiste essentiellement à trouver des moyens de récupérer l’énergie qui est qui est perdu là en distillant mais en fait dans toutes les techniques il y a toujours une perte d’énergie qu’on essaie de récupérer ça n’empêche pas que c’est quand même extrêmement coûteux au niveau énergétique toutes les techniques de distillation ici la saure qui estmise et chaude dans ces cas-là puisque bien sûr vous avez une phases de de chauffage c’est basé vraiment sur de l’énergie thermique donc voilà une image d’une usine de ce type où il y a de très nombreuses chambres où l’eau passe séquentiellement jusqu’à obtenir de l’eau douce d’un côté et de la saumure de l’autre l’osmose inverse alors c’est complètement différent donc si vous vous rappelez ce que vous avez appris à l’école euh l’osmose normal direct euh consiste à gauche à ce que l’eau aille de la de la solution la moins concentrée vers la plus concentrée l’osmose inverse ça veut dire qu’il faut appliquer une pression extrêmement forte sur l’eau la plus concentrée ici l’eau de mer qu’on veut filtrer de façon à produire de l’eau douce cette pression doit être très forte et ça ça consomme beaucoup d’énergie mais évidemment pas forcément de l’énergie thermique ici bah le la problématique donc c’est très simple hein comme technique hein vous mettez l’eau vous avez une pompe très forte ça passe à travers la la membrane et puis on a de la saumure d’un côté et de l’eau douce de l’autre euh ici alors la membrane elle souffre hein puisqu’il faut quand même que uniquement l’eau passe en travers donc la la la les progrès techniques ça a été d’obtenir des membranes qui qui ne sucent pas trop vite et puis alors ça c’est la version la version simple qui fait plaisir maintenant dans dans la réalité entre le moment où l’eau de mer rentre et le moment où on peut la filtrer c’est-à-dire là où c’est en en rose violet là au bout vous avez tout un tas d’étapes pour et bien débarrasser l’eau des grosses particules donc floculation coagulation bon ajustement du pH d’abord filtration sur sable enfin ça ça ressemble un peu à ce qui se passe dans une station d’épuration avant qu’on puisse donc il y a un certain nombre de composés chimiques qui doivent être utilisés avant avant qu’on puisse faire l’osmose proprement dite et vous allez voir qu’il y a aussi des posttraitement mais posttraitement de l’eau qui doit être faite avec les différentes techniques de toute façon donc voilà une ici une une une image d’une usine par osmose inverse donc dans les tous les tubes bleus là c’est là que vous avez les membranes euh les membranes semi-perméables qui serent à faire de la filtration alors maintenant il y a des tas d’autres techniqu alors je vais pas m’amuser à les décrire comme ça en en en autant de détail mais vous avez par exemple les techniques de compression de vapeur qui peuvent être apportée par une énergie mécanique ou thermique où là on va compresser la vapeur euh qui est émise avec il faut de la chaleur aussi qui est émise également par par de l’eau de mer chauffée et puis ça ça permet de récupérer de l’eau douce alors c’est souvent utilisé en en combinaison avec les les techniques de distillation l’électrodialyse alors c’est une technique qui est complètement différente alors qui existe il y a quelques centaines d’usines dans le monde qui utilisent ça d’ailleurs dans le graphhe que j’ai montré tout à l’heure il y av une petite coupe verte tout en bas là qui était toute plate et ben c de l’électrodialyse donc c’est 1 ou 2 % si je me trompe pas de ce qui se fait dans le monde et là ça fonctionne avec avec un système électrique où vous avez cathode et anode qui récupèrent les lions les ions les ions issus du sel donc le NA Na+ et Cl- si je me souviens bien de mes cours et puis ces ionss sont récupérés et donc sont extraits de cette façon de l’eau de mer alors ça ça marche plutôt avec de l’eau somatre euh puisque et c’est un système coûteux à mettre en place mais et qui va pas marcher pour le moment avec de de de l’eau de mer mais ça marche avec de l’eau somatre euh la nanofiltration bah en gros c’est comme de l’osmose inverse mais avec une une membrane qui est moins pour moins avec des pores plus plus épais le le mieux qu’on peut faire c’est avec des membranes HMI perméables qui sont utilisables pour l’osmose inverse ça c’est des membranes moins moins efficaces mais donc il faut moins d’énergie du coup euh il y a d’autres techniques comme ici avec une résine échangeuse d’ion donc c’est un système qui permet aussi de capter les ions qui sont dans l’eau de mer mais pas avec des électrodes mais un autre système et puis alors toutes ces techniques existent et sont utilisé mais à des échelles plus petites pour certains types d’eau et cetera et vous avez donc un certain nombre d’approches qui sont nouvelles ou qui sont en développement alors il y a l’osmose direct alors l’osmose direct hein l’osmose je rappelle c’est du plus du moins concentré vers le plus concentré donc ici il faut utiliser une autre solution bien plus concentrée que l’eau de mer de façon à pouvoir en extraire l’eau douce donc voilà ça ça c’est une technique qui existe mais là qui réclame assez peu d’énergie mais là encore là il y a la difficulté de passer à l’échelle et de donc de de de travailler avec cette solution super concentré des techniques d’hydratation alors là c’est un petit peu mimé ce qui se passe dans la nature c’est-à-dire que bah vous avez l’eau qui s’évapore naturellement vous avez de l’humidité dans l’air donc là en chauffant un peu l’eau alors il y a pas besoin de la chauffer beaucoup donc ça c’est une technique qui marche c’est voilà enfin en tout cas avec non je confond avec une autre technique pardon donc l’hydratation pardon ça consiste à passer par une solidification de l’eau de mer mais pas pas en la gelant mais en en faisant des hydrates donc si vous avez écouté ce que Guy brassur a raconté hier sur les hydrate de méthane et ben c’est exactement ça sauf que ici à haute pression et à basse température l’eau mélangé à un gaz approprié donc propane et CO2 ici va produire des hydrates donc solides qu’on va ensuite récupérer puis en faisant chauffer ces hydrates et ben on va récupérer l’eau douce et le gaz qui va être utilisé dans le cycle et cetera euh vous pouvez congeler donc là c’est une façon assez facile à comprendre de comment solidifier de l’eau douce après par contre faut gérer la glace d’eau douce et puis la récupérer donc là encore c’est pas très facile à utiliser distillation à membrane cette fois c’est pas de l’eau que vous faites passer dans la membrane mais c’est de la vapeur on chauffe l’eau il y a la vapeur qui est émise et puis ensuite ça passe à travers une membrane et par condensation de l’ôé de la membrane on récupère de de l’eau douce donc ce qui ce qui réclame aussi un petit peu de chaleur euh une autre technique la déionisation capacitive où là c’est encore à base de champ électrique et d’électrodes bon c’est un système un petit peu différents où là les ions vont rentrer dans des ports qui sont sur les différentes électrodes et qui permettent là encore de débarrasser par un procédé ici donc électrique l’eau de du sel et la technique voilà ce que je confondais tout à l’heure c’était pas hydratation mais c’est humidification admettez que ça y ressemble humidification et dshumidification c’est ici qu’on va un peu ce qui se passe dans la dans dans dans la nature he où l’eau va s’évaporer enfin ça peut même former de la rosée naturellement donc là il faut un peu la chauffer mais pas trop c’est pour ça que c’est une technique qui s’accommode très bien de l’énergie solaire puisqueil y a pas besoin de beaucoup d’énergie ici pour la pour la chauffer et puis ensuite et ben il y a moyen de récupérer ici la la condensation de l’eau dans l’air c’est-à-dire l’ l’humidité qu’elle produit et puis ensuite il y a il y a une chambre d’humidification et une de déshumidification puis on peut comme ça récupérer de l’eau douce ça par un moyen qui permet pas tellement de faire ça en grande échelle mais ça s’utilise assez bien avec de l’énergie solaire toujours avec l’énergie solaire ben un système assez simple c’est l’alambique solaire ça ça existe même transportable pour à toute petite échelle pour générer de l’eau douce à partir d’eau d’eau de rivière voire d’eau salée donc ça ça fonctionne mais vraiment à petite échelle même s’il est plus grand possible ça restera de la petite échelle et puis un autre système qui s’appelle la cheminée solaire alors là vous avez vous tapissez un peu le sol de panneau solaire thermique ça fait chauffer ça et on met une espèce de cheminée en même temps et l’air chaud produit va monter et faire tourner une turbine qui peut être utilisée pour la danisation ou pour autre chose d’ailleurs mais ici ça peut être utilisé pour ce type de pour ce type de de de de dispositif alors voilà une cheminée solaire c’est pas un procéd un processus nouveau hein cette photo elle date des années 80 d’une usine en Espagne où vous avez donc tout tout une grande surface de panneau solaire et cette grande cheminée et donc vous avez un courant d’air chaud qui peut permettre d’alimenter une turbine alors toutes ces techniques hein alors là il y a plein de techniques vous avez compris qu’il y en avait plein en développement mais pas seulement si on regarde leur utilisation dans le monde en haut 70 % c’est de l’osmose inverse qu’on utilise et puis les deux les les deux pars rouges et orange ça c’est les deux techniques de distillation 25 % puis reste pas grand-chose pour le reste un peu de d’électrodialyse un peu de nanofiltration et voilà donc c’est quand même les les toujours les mêmes techniques là qui sont utilisé en grande majorité parce qu’ell fonctionne bien à à grande échelle et en bas ce que vous voyez c’est bah la plus grande part c’est l’eau de mer c’està-dire l’essence cel 60 % à peu près des usines de D sanisation et des quantités produites bah c’est fait à partir d’eau de mer il y a une bonne partie aussi à partir d’eau d’eau somatre et puis le reste et ben c’est ce que je disais tout à l’heure eau de rivière euh au usé et cetera mais tout n’est pas haut de mer alors pour compliquer les choses ces techniques on peut aussi les combiner j’ai pas vous le détailler mais sachez que ça se fait très régulièrement dans les différentes usines on combine différentes techniques pour essayer de bénéficier des avantages des unes et des autres en minimisant les inconvénients donc par exemple on va on peut combiner l’osmose inverse avec de la distillation euh donc ça permet de réduire un certain nombre de coûts énergétiques on peut combiner les différentes techniques de distilation enfin et cetera je vais pas rentrer dans dans les détails ici mais on peut combiner deux voir trois techniques euh donc ici c’est uniquement avec les techniques principales celles sur lesquelles on a du recul et ça ça c’est aussi régulièrement utilisé dans les usines de de désalinisation alors j’en ai pas parlé encore mais je vous ai dit qu’on récupérait de la saumure et de l’eau douce et quel est quelle est la quantité de Saur qu’on qu’on a par rapport à l’au 12 donc ça ça peut se calculer par rapport au ratio de de récupération donc ici avec les techniques de distillation on récupère 25 % d’eau douce ça veut dire 1 l d’eau dou pour 3 l de Saumur alors qui est pas super salé du coup euh et qui est chaude hein dans ces avec ces techniques là avec les techniques d’osmose inverse c’est bien plus efficace on récupère 40 % 40 % d’eau douce donc ça veut dire en gros 2 l d’au 2 l d’eau salé pour pour 2 l d’eau 12 pour 3 l de de Saumur mais qui est bien plus concentré par contre ici elle est pas chaud chaude mais vous avez compris qu’ a été chargé en tout un tas de trucs qu’on a dû utiliser pour pouvoir justement utiliser le système et puis alors l’électrodialyse ça a l’air formidable parce que c’est 90 % maintenant on le fait pas avec de l’eau de mer on le fait avec de l’eau somatre donc évidemment il y a beaucoup moins de sel dedans donc on a un ratio qui est bien plus bien plus élevé et puis on peut calculer la proportion de Saur comme ça alors ça c’est la le même graphique que tout à l’heure mais ce que ça vous montre ici notamment dans le graphique en bas à droite c’est la quantité de sa mur qui est rejeté par jour ici c’est à peu près puisque là c’est ça date de quelques années je vous ai dit 12000lion de litres d’eau douce donc là on est à 100 donc il faudrait un petit peu mettre ça à jour donc c’est là 141 millions je pense qu’on doit être facilement à 150 160 millions de mètres cubes de Saumur produit par jour 57000 piscine olympique par jour par an ça veut dire que c’est la surface de la France couverte d’une épaisseur de 10 cm de sa mur voilà ça c’est la quantité de sa mur qui est rejeté par jour par les à peu près 20000 usine de désaninisation qu’on a dans le monde bon qui sont très concentrés à certains endroits donc dans voilà donc alors cette eau douce comme je l’ai sous-entendu tout à l’heure alors on peut pas la boire comme ça je pense que les marins grecs j’espère qu’ils ont buvit pas trop parce qu’il devaient pas être au courant de tout ça eux il faut la la reminéraliser pour qu’elle soit potable donc euh donc il faut la alors et pour d’autres utilisations puisquelle est aussi assez corrosive mais il faut y ajouter un certain nombre de composés donc ça ça coûte aussi de l’argent pour pouvoir l’utiliser comme E potable ou pouvoir pour pouvoir l’utiliser comme eau pour l’irrigation euh donc les les coûts énergétiques hein que j’ai résumé sur la la qui sont résumés sur le le tableau d’en haut bon c’est entre 4 à 6 kWh par mètre C pour euh pour le la la l’osmose inverse donc c’est c’est vachement élevé hein toutes les techniques de purification d’eau de rivière et cetera qu’on utilise classiquement c’est même pas 1 c’est entre 0,5 et 1 euh donc ça c’est en fonction de la de la pureté de l’eau quand quand on doit euh potabiliser notre dou avec des techniques classiques c’est beaucoup moins que ça et ça va jusqu’à à peu près 30 euh kWh par mère cube avec les les les différentes techniques utilisées alors ce que montre le le le schéma d’en bas c’est que bien sûr il y a l’énergie qui doit être utilisée pour la désalinisation proprement dite mais il y a tout ce qu’on doit faire avant ou après les pré-traitements les postes traitement et cetera et l’acheminement aussi parce que les les usines de dcanisation ont le défaut d’être en général à côté de l’eau de mer ou à côté des os somatres donc il faut la transporter l’eau ensuite euh donc la saumure alors la saumure elle peut avoir différentes qualité donc ça dépend de la salinité de l’eau de mer que vous aviez au départ ça dépend aussi de l’eau si comme comme disent les indust Industri est biologiquement active c’est dire en gros s’il y a des organismes dedans donc ça c’est la même chose ça ça ça c’est c’est lié au traitement qu’on va utiliser après les les les les différentes techniques de dalinisation vous avez compris que ça donne pas la même qualité de Saumur donc plus on plus c’est efficace bah plus la SA mure est salé évidemment et la la les donc il y a y a la saummure elle a plein de caractéristiques dont il va falloir prendre compte notamment pour les impacts environnement donc différentes salinités elle peut être à haute température elle peut elle peut être acide enfin et cetera contenir des un certain nombre de substances chimiques qui sont utilisé pendant le processus ça dépend aussi où elle est captée si elle est captée en surface qui est souvent le plus commode bah dedans vous avez beaucoup plus d’organismes vivants que si elle s’est capté en profondeur et puis bah les le le le ça change aussi ça au cours de l’année hein les variations du climat enfin de la météo que je dise pas de bêtisse ici mais au cours de l’année vont vont avoir des une influence sur la qualité de l’eau les caractéristiques de l’eau plutôt que la qualité de l’eau qui va être utilisée ensuite il faut l’éliminer cette saumure et c’est là qu’on a un petit problème puisque 90 % des usines ell rejetteent la saumure en surface ok certaines le font en profondeur bien sûr c’est mieux de le faire en profondeur et si possible avec un diffuseur pour essayer de faire en sorte que ce soit bien réparti dans la colonne d’eau euh on va parfois l’injecter dans des puits profonds là encore pour éviter d’affecter l’environnement euh on peut la mélanger à des rejets d’eau usé on peut la la faire s’évaporer un peu comme des mararés salant après vous l’avez compris le sel qui va être au fond il est pas forcément aussi p qu’on le voudrait et puis a un certain nombre d’applications de valorisation j’en dirais deux mots à la fin mais avant ça je vais laisser la parole à Pascal pour nous parler des effets sur l’environnement qu’on a mesuré donc ou moi je vais vous parler des effets sur l’environnement alors on va pas parler des effets liés à la consommation électrique phénoménale de ces usines mais plutôt vraiment sur les tout ce qui concerne les rejets et la technologie en tout cas au sens large alors pour pour pour prélever de l’eau de mer il faut d’abord un captage alors il y a pas que des usines de désalinisation qui font des captages eau de mer quoi qu’il en soit quand on fait un captage deau de mer évidemment on va on va avoir un impact sur le milieu donc là j’ai juste remis le le le schéma d’une usine de dessalement par Ros Moise inverse où on voit donc il a bien évidemment une priseon une prise de mer et donc du coup la l’installation de canalisation de Crépin de tout un tas de dispositifs sous-marins qui vont avoir des impacts en particulier donc d’un point de vue choc sur les donc collisions marines avec les gras mammifères par exemple donc qui vont provoquer certaines blessures donc ça c’est des choses qui peuvent se produire mais encore une fois c’est pas limité aux usines de désalinisation ça va générer du bruit aussi alors en particulier pour tout ce qui est usine DESS salement flottante puisque c’est c’est une une solution qui qui qui qui qui qui qui qui voit le jour actuellement il y a une usine de dessalement comme ça à Barcelone entre autres avec du bruit fort de fort bruit qui sont générés et on sait maintenant que c’est que ces bris sous-marins sont particulièrement impactants pour la faune et la flore marine enfin surtout pour la faune marine on sait maintenant que la faune marine communique énormément par son et évidemment que toute activité sous-marine et donc la la production de bruit va gêner des processus de reproduction de migration et beaucoup de choses en fait en lien avec la la faone et en particulier la mégaapone donc les C ass et puis on va avoir bah évidemment puis qu’il y a de l’aspiration pour récupérer de l’eau l’aspiration de beaucoup de choses et en particulier donc de de petits organismes de de quelques centimètres à quelques millimètres voir même plus petit évidemment qui vont être donc du plancton des bactéries et les larves et les post-larves de nombreuses espèces marines ça ça en fait ça fait référence au cycle de vie de des espèces marines alors les espèces marines pour pour résumer les choses en deux grandes catégories hein vous avez les les grandes espèces type requin tortue c’est assez qui vont avoir un cycle de vie direct donc avec la production de de juvénil de de grande taille chez les chez les requin par exemple chez certainesuré ou des œufs de grand de taille chez les céacés évidemment on est on a à faire des mammifères donc on produit des des juvéniles qui sont grands également les tortues ça va produire des des œufs et puis des à l’éclosion des juvéniles relativement gros quelques centimètres mais ça c’est pas la majorité des espèces marines la majorité des espèces marines elles ont un cycle de vie indirect quand on parle de poisson mais aussi d’invertébré donc d’oursin d’étoiles de mer de corau on va avoir un cycle de vie qui va passer par une phase planctonique et la plupart des des espèces marines auront donc un moment de un moment de leur vie ce développement dans le plancton les les corau par exemple vont se reproduire à certains moment de leur vie en émettant des œufs par millions qui vont donner des des naissances à des larves qui partiront large dans le plcton puis qui reviendront à la côte pour se fixer sous la forme d’un petit corail c’est la même chose donc pour les pour les poissons la plupart des espèces de poissons suivent ce cycle chez l’oursin c’est le cas également chaque espèce va produire 10 millions d’e on on évalue en général à 1 sur 1 million les chances de survie d’une larve ce qui est suffisant pour renouveler les populations des espèces marines donct hormis les cétacés les les grandes espèces de requins Ra et autres tortues donc là je sais pas si les vidéos vont fonctionner mais voilà là vous avez par exemple sur un récif coralien un phénomène de reproduction de poisson chirurgien on voit bien là que ces nuages blancs qui sont constitués d’œuf ben ils vont voilà au bout d’un moment produire enfin en tout cas re constitué de milliard d’ qui vont ensuite donc donner naissance à des larbres qui partiront vers le large et c’est la même chose chez l’oursin voilà une femelle oursin qui se reproduit on voit cette poudre constitué de 100 de plusieurs centaines de milliers d’œufs les mâles vont féconder ses œufs et puis encore une fois ça partira vers le large ces larves donc elles elles vont passer quelques semaines en pleine mer et puis elles vont revenir quand elles auront atteint ce qu’on appelle le stade de compétences c’est-à-dire qu’elles seront prêtes à se métamorphoser pour avoir une vie bentique donc bentique ou en tout cas nectobentique près du fond près de la côte pour pour s’installer dans des zones de nurceries ou de nourriisserie alors il faut il faut donc retenir que le plancton il va héberger les larves de la plupart des espèces marines c’est vraiment une très très grande majorité mais aussi bien évidemment il y a dans le plcton des espèces qui ne sont pas là CAAT de lar ver il est il est constitué d’une myriade d’espèces de phytoplanctons donc de planctons végétal ou de eau plctons de plcton animal qui constituent les bases de la chaîne alimentaire donc il y a des espèces vraiment on va dire ind gène du plcton qui passe leur vie entière et puis il y a des espèces donc qui vont n’y faire que qu’une incursion au stade Larv alors évidemment toutes ces toutes ces espèces risquent d’être aspiré en particulier au niveau côtier par les les installations de de de dessalement puisque on a vu les volumes impliqués et évidemment on peut pas mettre des filtres très petits donc il va y avoir une perte de de biodiversité importante au niveau de ces de ces de ces processus de de d’aspiration sur ces larves et puis ces larves quand elles vont revenir à la côte elles vont rejoindre des de nurcerie des zones de nurceries ou de nourricerie et ces zones de nurcerie ou de nourricerie qui sont les petits fonds côtiers ben ça va être aussi les pororts nos ports en fait qu’on considère souvent comme des endroits sales de moins en moins puisqu’on a des laabilisations port propres maintenant ou des ports actifs en terme de biodiversité on sait de plus en plus qu’ jouent un rôle important dans le dans les cycles biologiques qui vont jouer ce ce fameux rôle de de nurcerie de nourrcerie et bien évidemment si on installe des canalisations de pompage d’eau de mer à l’intérieur on va absorber une une grande partie de cette production cette productivité naturelle au travers des au travers de ces usines alors on a parlé des donc de tout ce qui est captage donc les collisions le bruit et puis l’aspiration de tout un tas de petits organismes mais il y a de l’autre côté de l’usine le rejet donc il le disait beaucoup de saumures qui sont produites 150 millions de mètres cubes par jour encore une fois c’est c’est c’est vraiment énorme ces saummur elles sont en particulier aujourd’hui produites par par osmos inverse et elles vont en fait entraîner des problématiques de stratification et d’anoxy et également une baisse de la de la de la pénétration de la lumière dans les endroits où elles seront rejetées alors pourquoi alors voilà donc sur une usine évidemment on a vu la prise d’eau on a le rejet et donc en fait ces samures quand elles sont remise en quand on les remet en mer en fait quand on va les relarguer au travers des canalisations qu’on les qu’on qu’on démultiplie les les les les sorties ou pas quoi qu’il en soit on on rejette en mer une eau qui a des caractéristiques différentes de de mer environnante c’est une eau qui va être sursalée qui va être parfois plus chaude en particulier dans le cas de des de la désalinisation par évaporation et donc on va se retrouver avec une sorte de panache qui va qui va qui ne se mettra pas en fait en en cohérence avec le milieu extérieur c’est-à-dire qu’il va pas se mélanger ce panache en fait qui est plus dense va couler vers le fond et va créer au fond de la mer une ou en tout cas au fond de la zone dans laquelle on le rejette une zone plus dense qui se qui se lilera pas encore une fois et qui va être qui va entraîner euh des enfin qui va finalement empêcher les mouvements d’eau et qui va faire en sorte qu’au bout d’un moment on va se retrouver dans des zones où l’oxygène n’arrivera plus à à n’arrivera plus à à à se à se dissoudre alors on va avoir des effets à plusieurs niveaux on va avoir des effets au niveau microbien si on si on on monte dans en terme de de de classification donc au niveau des des bactéries il faut savoir que les cycles biologiques en mer mais aussi en eau douce il se basent la dégradation de la matière organique par par des bactéries c’est le cycle de l’azote ces bactéries elles sont extrêmement sensibles à tout ce qui est variation justement de la de la composition de l’eau de mer et en particulier de la salinité si on les perturbe en particulier dans des milieux fermés on peut encore une fois reparler des ports par exemple mais pas que ça peut être dans des zones très littorales et avec encore une fois ce cette accumulation de Saumur on va perturber les bactéries de qui sont qui sont utiles dans ce cycle de l’azote et tout ce qui est capacité du milieu de de destruction des déchets organiques donc ben la pollution naturelle la l’épuration liée à l’élimination des cadavres des animaux des des des déchets animaux ben elle va plus pourir se faire et on va pouvoir arriver dans certaines zones un peu fermées à des montées de de de molécules comme l’ammoniaque comme les nitrites et des et on aura derrière des des mortalités assez massives qui peuvent apparaître donc ça c’était au niveau bactérien au niveau des au niveau végétal si on s’intéresse à la aux microalgues et aux algues on va avoir des effets assez radicaux aussi ces microagles sont en particulier sensibles à T c à tout ces variations de salinité et on va avoir des espèces qui elles par contre au milieu de de de de ces microalgues ne seront pas aussi sensibles que les autres on risque d’avoir ce qu’on appelle des efflorescences de ces espèces puisqu’elles seront finalement sélectionné par cette cette sursaturation en celle du milieu on va avoir une perte de diversité et donc des efflorescences qui peuvent apparaître c’est bien documenté avec une donc des des bloomes qui peuvent être parfois toxiques donc ces efflorescences qui sont des des multiplications complètement incrôlé de certaines espèces chez les algues donc là là on parle plus de microalgues mais mais d’algues de macroalgues on a aussi des effets très très marqués de la de la de la de la salinité quand on a des des hautes des des hautes valeurs de salinité certaines espèces de de macroalgues vont mourir d’autres espèces en particulier les algues exotiques vont être beaucoup plus tolérantes c’est le cas entre autres des colerpes les fameuses colerpes dont on a entendu beaucoup parler dans les années 90 on a des colerpes maintenant dans notre dans notre p périmètrre au niveau de la réserve marine qui sont arrivé certainement par des problématiques de transport maritime et ces colerpes elles sont plus résistantes que les espèces locales à la salinité et donc ben évidemment si on perturbe les espèces locales ce sont ces espèces exotiques qui vont prendre le dessus donc là c’était microalgu et algues si on part sur des végétaux dit supérieur en l’occurrence ça peut être les fanérogames comme la podonie ben là on sait que ces espèces la PO la podonie en est un bel exemple elles sont extrêmement sensibles aussi aux petites variations même ne serait-ce que minuscule de enfin micro vraiment très très petite de de de salinité donc on va avoir dans ce cas-là des des perturbations au niveau du métabolisme de la reproduction sexué et asexué on peut avoir des problématiques aussi lié au taux de croissance faut savoir qu’une poideonie qui se qui se développe en fait en en construisant une matte c’est-à-dire un enchevêtrement de Racine elle pousse à peu près de 1 cm par an au niveau de cet enchevêtrement de Racine c’est déjà très long si en plus on vient ralentir tout ça ça va vraiment poser des problèmes sur les sur nos milieux naturels et puis à l’extrême on pe avoir des mortalités des nécroses et évidemment puisqu’on on est plus fragile et qu’on pousse moins vite on va être beaucoup moins résistant aussi aux espèces exotiqu envahissante et on revient à nouveau donc sur les algues les algues tropicales qui ont tendance à à apparaître un petit peu dans dans le périmètre maintenant de de de de nos littitoraux alors c’est c’est très largement répandu en Méditerranée ces ALG elles sont très largement répendues mais évidemment elles s’étendent de plus en plus donc voilà la podonie est quand même un des une des espèces les plus menacées par ces problèmes de sursaturation en celle du milieu et je le rappelle on parlait tout à l’heure d’érosion côtière que la poidonie est un bon rempart contre l’érosion côtière que c’est un puit de carbone que c’est un un organisme qui produit aussi beaucoup d’oxygène et que c’est une espèce protégée parce que en plus de tout ça elle héberge une une faune et une flore particulièrement diversifiée c’est un écosystème en elle-même donc elle elle est elle est vraiment à protéger et la la sursalinité de l’eau de mer risque vraiment de lui poser de poser problème donc je vous le disais quand on on renvoie vers le milieu de l’eau de mer plus plus salé que le l’E demire environnante on a donc une stratification de la colonne d’eau qui va être néfaste pour les organismes en particulier les organismes bentique tout ce qui vit au fond va se retrouver emprisonné s cette chape de de d’eau salée et il va se il va du coup subir des stress voir même de la mortalité ça va gêner aussi les espèces mobiles les poissons qui vont devoir traverser ces couches de sel ou ces ou ces ces zones sursalé vont avoir aussi des des des problèmes on peut avoir des des effets qui sont dit létaux c’està dire carrément une mortalité quand quand l’espèce elle n’est pas capable de se déplacer et des effets sublétaux c’est-à-dire qui vont être des effets type perturbation de la reproduction de la croissance quand l’espèce ne fait que traverser mais que elle peut pas trop s’éloigner malgré tout parce que l’étendue de la zone impactée est trop grande ça va impacter la reproduction de beaucoup d’espèces bien évidemment et puis ben je je je l’exliqué aussi au début ces ces couches de sel sur salé donc quand elles arrivent au fond elles empêchent les échanges avec la surface en particulier quand il y a du brassage et donc on se retrouve avec des zones anoxié c’est dire sans oxygène qui vont entraîner là encore des problèmes de réduction du milieu c’est-à-dire vraiment de de dégradation forte et puis de mortalité de nombreuses espèces au niveau des au niveau des fonds alors c’est très bien documenté c’est on voit bien que sur tous les compartiments quand on cherche dans la littérature il y a des effets qui sont montrés alors qui sont montrés dans le milieu naturel mais aussi in vitro un aquarium ou un bassin on arrive à bien documenter ça on on peut aller chercher des choses vraiment très précises pour regarder d’un point de vue physiologique qu’est-ce qui se passe quand on on met ces animaux en présence d’une eau sursalée ces animaux ces végétaux et donc on voit bien là que tous les compartiments vont être vont être touchés par ces problématique de sur de sursaturation en sel du milieu naturel et des fois il suffit de quelques points de salinité en plus pour vraiment perturber toute un système alors évidemment ça va dépendre l’effet va dépendre de la concentration en sel et de la sursaturation en sel enfin du niveau de sursaturation un sel ça peut aller de de problématiques de développement lar ver qui vont mal se passer jusqu’à une mortalité totale de d’une ponte par exemple voire même d’individus adultes de certaines espèces quand elles sont soumises à des trop trop grosses variations par rapport à le à leurs habitudes de vie dans un milieu normalement équilibré en en en sel en Méditerranée on on est à 38 g par litre donc euh les les sautmurs vont monter des fois beaucoup plus haut en terme de de concentration et encore une fois c’est ça qu’il faut vraiment garder en tête quand on va les remettre en mer elles vont pas se diluer elles vont vraiment former des sortes de grandes lentilles sursalées qui vont rester sur place et qui et qui qui en fait vont vraiment avoir des effets délétaires alors quelques exemples documentés alors il y a beaucoup d’exemples documentés au niveau du Golf Persique entre autres dans les dans au niveau du moyen du Moyen-Orient euh il y a beaucoup de évidemment il y a beaucoup d’usines de de de dessalement de l’eau de mer et donc il y a pas mal d’études qui ont été faites là-bas mais pas que les les Canaris par exemple sont aussi fortement impactés avec des la documentation enfin on documente des des zones extrêmement dépeuplées en terme de biodiversité autour des zones de rejets de sa mur au niveau des Canaris donc voilà donc on peut avoir des fortes mortalités de de zones coralienes de récif coralien euh il y a des évidemment une forte diminution du bentos et des algues dans dans les zones qui sont touchées par ces saummurs on va avoir on l’a vu donc des des effets sur toute la chaîne alimentaire ça va aller des bactéries en passant par le phytoplancton le zooplancton jusqu’aux plus gros organismes et puis euh évidemment sur les algues qui sont le phytoplancton est quand même la base de toutes les chaînes alimentaires on va avoir des problématiques qui vont euh qui vont être liés à la photosynthèse et puis aussi à la à tout ce qui est production bactérienne on va avoir aussi des des soucis au niveau de la production bactérienne et la régulation des cycles biogéochimiques qui sont qui sont intrinsèquement associés à ces à ces populations bactériennes donc ça c’était pour la part Saur mais y vous l’a dit aussi dans une usine de désalinisation et en particulier par rosmois inverse on va utiliser beaucoup de produits chimiques des produits chimiques qui vont être des antibactériens des antimousses des FL des floculantes des métaux lourds qui vont intervenir à plusieurs endroit dans l’usine donc ça va être en particulier pour laver les membranes que ça va être qui qui seront qui seront utilisés ces ces produits et donc ben là aussi comme tout produit toxique qu’on va rejeter en mer et là c’est très documenté aussi on va avoir des impacts importants sur la faune et sur la flore marine ces produits vont affecter la physiologie l’activité enzymatique la nutrition la reproduction la respiration ils vont aussi augmenter le niveau de stress chez certaines espèces et la susceptibilité aux maladies euh on parlait tout à l’heure d’eau plus chaud chaude donc évidemment ces produitsl tout tout comme la sursalure vont être beaucoup plus impactant quand l’eau sera plus chaude or il y a des usines qui rejettent évidemment de l’eau plus chaude que le milieu naturel donc voilà donc il y a il y a des produits enfin il y a beaucoup de produits qui sont rejetés par ces usines en plus de la de la de la saumure et ils vont se cumuler à l’effet des saumures et entraîner des gros des gros problèmes voire même des grandes mortalités sur la biodiversité qui qui va être à proximité de ces zones de rejet alors tout ça c’est très bien documenté encore une fois que ça soit les collisions que ça soit le bruit que ça soit l’impact de la saumure l’impact des polluants associés tout ça c’est très documenté on trouve des centaines de publications encore une fois réalisé enfin établis à partir d’études invitro ou insitu insitu il est clair qu’il y a plein de zones autour desquelles quand quand on plonge on trouve des mortalités absolument hallucinantes autour des zones de de rejet malgré les processus qui existent maintenant de de répartition de ces rejets l’impact il est vraiment visuel on voit bien qu’il a qu’il y a quelque chose qui se produit autour des des rejets des usines de de désalinisation pardon donc c’est encore une fois un cumule de tous les de tous les paramètres au mur température le captage et les polluants et ce qu’il faut retenir c’est que c’est pas forcément un effet létal qui qui qui qui en fait le témoignage de tout ça c’est aussi tous ces effets subléaux et qui vont en fait avoir des conséquences à long terme quand on perturbe la reproduction par par exemple d’une espèce ou qu’on va perturber son alimentation bien évidemment ben c’est c’est c’est les générations futures de cette espèces qui qui vont s’en retrouver impacter et au bout d’un moment l’espèce finira par disparaître même si elle a pas disparu juste au moment où on a commencé à à rejeter des samures à mer ça peut prendre du temps mais ça finira à un moment donné par arriver donc je repare la parole à Yve donc juste quelques quelques mots encore par rapport bah au futur de de la technologie de la dessalinisationin alors bien sûr on pense à l’utilisation d’énergie renouvelable pour produire l’énergie en général dont on a besoin et puis a certaines tech technologie qui sont vraiment conçu pour être utilisé avec de l’énergie solaire par exemple puisque j’en ai parlé la Lambique solaire par exemple alors toutes les techniques d’énergie renouvelabl que ce soit l’hydroélectricité l’énergie des mers la géothermie la biomasse le solaire peut être utilisé pour faire de l’énergie de l’électricité qui peuvent être utilisé dans pas mal de technologies après il y a des techniques de dessonisation qui utilisent directement l’énergie thermique donc les énergies renouvelables thermiques comme la géothermie la biomasse ou le solaire peuvent être utilis pour ces techniques là comme des techniques de désanalisation et donc limiter ou empêcher l’impact de la forte consommation énergétique après c’est pas magique he c’est pas parce qu’on en parle que tout d’un coup l’énergie solaire devient beaucoup plus concentrée que le pétrole mais voilà en théorie en tout cas on peut utiliser de l’énergie renouvelable pour faire pas mal de choses ici euh il y a il y a évidemment les problèmes de Saumur aussi qui sont très importants vous venez de le comprendre donc il s’agit d’essayer de les minimiser voir de de les annuler dans une des approches qu’on appelle zerro liquid discharge donc plus de rejet liquide et puis la saumure ou la les les les le sel qu’on obtient parce que là on l’obtient forcément il pourrait être valorisé euh donc ici alors les selles peuvent être réutilisés ils peuvent être utilisés sur place ils peuvent être utilisés en externe ils peuvent être stocké tout ça implique qu’il que que ces celles répondent à certaines exigences par rapport à leur concentration et leur pureté et ça ça dépend beaucoup des technologies utilisées alors ce que Pascal montrait avec son schéma tout à l’heure c’était beaucoup la technique d’osmose inverse qui est de loin vous l’avez compris la plus utilisée parce qu’on utilise des tas de produits chimiques bah qui se retrouve dans le sel euh voilà par contre avec les techniques de de distillation c’est vrai qu’on a l’impression ici qu’il y a pas ces problèmes là maintenant ça passe par l’tat de canalisation en métal et là il y a de la corrosion surtout quand on utilise de l’eau de mer chauffée ça fait de la corrosion et là on se retrouve avec des métaux et notamment des métaux lourds dans les sels donc de toute façon on n pas du sel propre à la fin donc il faut être capable de le de le nettoyer entre guillemets et ça il faut que ce soit rentable parce que faire du sel on sait faire donc on va pas ici l’utiliser si c’est pas rentable euh on a aussi certains composés chimiques alors par contre qui sont à beaucoup plus haute valeur ajouté qui pourraent être extrait de la saure chlor acide chlorhydrique soude magnésium et à l’avenir le lithium le lithium et évidemment don a absolument besoin pour mettre dans nos grosses voitures électriques euh donc ça on peut aussi c’est aussi une source de de de de composés chimiquees qu’on pourrait réutiliser euh la la la saau mur donc en conclusion et c’est ma dernière diapositive vous avez vu qu’il y a énormément de techniques maintenant toutes celles qu’on utilise réellement ont un impact alors déjà au niveau énergétique hein parce que essayer euh de désaliniser de l’eau à cause d’une sécheresse qu’on cause parce qu’on utilise trop des énergie fossile mais qu’on va utiliser pour faire enfin je vous le fais pas je pense que vous l’aviez bien compris depuis le début sinon vous seriez pas là donc ça ça existe et je je je crois pas que tout d’un coup l’énergie solaire soit devenue comme je l’ai dit tout à l’heure hyper concentrée et hyper efficace même si on sait faire quand même beaucoup plus de choses et mieux qu’avant mais le problème est le passage à grande échelle euh et puis bah il y a toujours les rejets de Saur et cetera donc les les approches alors plus respectueuses ce qui est intéress ce qui est important c’est le plus respectueuse que celle qui le sont des écosystèmes sont en développement et il y a toujours des problèmes énergétiques les problèmes de rejet il y a de la saumure de toute façon qui est produite et ou de grandes quantités de de de sel et et voilà et est-ce qu’on est capable de valoriser ou pas donc le consensisse un peu après que que qu’ qu’on va de la part de de beaucoup de de de scientifiques c’est que la désalinisation est vraiment quelque chose à utiliser en tout dernier recours et qu’il faudrait réserver à des des des des utilisations de l’eau qui sont vraiment indispensables c’est-à-dire boire de l’eau douce pas nécessairement nettoyer son bateau euh enfin et cetera voilà on a fini et on vous remercie merci beaucoup yvé Pascal euh on a appris beaucoup de choses c’est