Soirée-débat de déontologie – jeudi 6 juin 2024
Le musée est dans le pré : musée et “ruralité”

PROGRAMME

Ouvertures officielles
– Séverine Blenner-Michel, directrice des études du département des conservateurs de l’Institut national du patrimoine
– Emilie Girard, présidente d’ICOM France

Intervenant.e.s
• Claire Delfosse, professeur de géographie à l’université Lyon 2
• Laurent Sébastien Fournier, professeur d’anthropologie à l’Université Côte d’Azur, président du conseil scientifique du musée jardin de Salagon
• Marie Lecasseur, responsable du service conservation et valorisation du patrimoine et des musées du département de la Meuse
• Elie Senguedé Ngalang, président d’ICOM Tchad
• Selma Toprak-Denis, directrice-adjointe des publics, cheffe du service de la médiation culturelle du Centre Pompidou

Modération : Annabelle Ténèze, directrice du musée du Louvre-Lens

[Musique] chers participants chers intervenants de cette soirée débat déontologique organisée par l’Institut national du patrimoine et ICOM France je suis très heureuse donc d’introduire au côté de d’Émilie GIR r euh cette séquence consacrée euh à musée et ruralité articulation entre les musées et le monde de la ruralité avec ce titre accrocheur le musée est dans le prè je remercie tout particulièrement au nom de Charles persona le directeur de l’Institut national du patrimoine qui euh ne peut malheureusement pas être parmi nous ce soir et qui s’en excuse euh je remercie Émilie Girard anneclaude Maurice et tout le bureau HME France avec lesquels nous avons préparé cette soirée et identifier ce sujet comme étant un un sujet de nature à à organiser des débat dans le cadre de ces soirées débats déontologie euh pour et ce pour plusieurs raisons euh d’abord parce que ce thème de de la ruralité s’est invité dans l’actualité nationale à la suite du lancement du Plan France ruralité qui a été présenté euh à l’été dernier euh par par le gouvernement et qui est particulièrement porté par euh Rachid adati la ministre de la Culture euh lorsque elle a appelé à la mobilisation euh de tous les acteurs euh culturels des acteurs du patrimoine euh autour de cette question de de la ruralité euh avec euh euh ce ce ce thème euh porteur du printemps de la ruralité ensuite euh cela nous a paru pertinent parce que il s’agit indépendamment de cette actualité du moment d’un enjeu fort de politique culturelle comment la culture irriigt-elle les territoires comment les professionnels de la culture les professionnels du patrimoine vont-ils au- devant des habitants de ces territoires ruraux qui représente la majorité euh du du territoire nation comment valoriser comment conserver comment identifier le patrimoine conservé dans ces territoires enfin euh pour ce qui concerne l’Institut national du patrimoine cette question de la ruralité est aussi un enjeu de formation l’INP forme les conservateurs du patrimoine conservateurs d’État conservateurs territoriaux qui vont être appelés à porter cette mission de valorisation du territoire où il se trouve et euh dans le cadre des des séminaires d’intégration que nous proposons aux élèves conservateurs dès leur entrée dès leur arrivée à l’INP nous avons à cœur d’aller à la découverte de ce patrimoine et notamment de ce patrimoine des territoires ruraux c’est ainsi que en lors de l’accueil de la promotion madelinours en janvier 2023 nous les avons invité à découvrir les les patrimoines de Moselle et de Meuse et que nous avions eu à cette occasion le plaisir de rencontrer Marie lecassur qui interviendra ce soir il me semble que depuis depuis quelques années nous sommes invités à revoir notre rapport à la ruralité à porter un nouveau regard sur ces espaces de ruralité auxquels on prête sans doute des définitions plus affinées euh et notamment apporter un nouveau regard sur les espaces naturels dans ce contexte de de transition écologique euh d’enjeux euh liés au changement climatique avec une volonté de mieux étudier l’évolution de l’homme dans son écosystème euh c’est tout l’enjeu que pent nos musées de société les musées d’art et d’histoire qui s’intéressent précisément à l’évolution des territoires euh à la question des mobilités euh des savoir-faire et de leur transmission euh cette cette appréhension des enjeux euh liés à la relation entre les musées et la ruralité est aussi euh un enjeu de formation euh pour l’Institut national du patrimoine qui euh forment les conservateurs de plusieurs spécialités patrimoniales différentes et euh et il me semble que c’est un conceptte qu’il faut aborder qu’il faut approcher euh en s’appuyant justement sur cette interspécialité euh par la richesse de la diversité des approches et et par la pluralité des regards et et je pense là notamment à tout ce qui peut naître en terme d’échange fructueux entre des professionnel qui œuvre dans le domaine des musées dans le domaine du patrimoine scientifique technique et naturel qui participe à l’inventaire général du patrimoine national euh à tout ou ses collègues qui œuvrent aussi à la gestion des sites des sites archéologiques des sites naturels et à à la mise en réseau des compétences euh qui peut naître de ces échanges cette soirée propose de s’interroger sur les dynamiques locales euh qui peuvent naître également de ces échanges entre les élus euh les professionnels de la Culture du Patrimoine les associations des sociétés savantes aussi euh dynamique locale qui sont à l’œuvre dans la valorisation de nos patrimoines et notamment des patrimoines de nos territoires ruraux je remercie tout particulièrement les intervenants qui ont accepté de de conduire cette soirée et qui vont nous aider à défricher ce champ de de la ruralité je remercie tout particulièrement aussi Ann beleltenz qui a accepté d’assurer la modération et l’animation de cette soirée et euh chère Émilie je vous laisse la parole Merci à VOUS Séverine pour ces pour ces mots d’ouverture alors effectivement la question de la de la ruralité vous l’avez dit est dans l’air du temps mais finalement depuis assez longtemps ce concept est en effet apparu à la fin des années 90 et on constate qu’il est régulièrement réactivé depuis depuis une bonne dizaine d’années par différents plans d’action gouvernementaux notamment comment bien définir ce terme finalement le monde rural recouvre des réalités assez hétérogènes en fonction de la géographie ou de l’histoire qui a façonné ces territoires le terme revait aujourd’hui une acception anthropologique caractérisant un mode de vie spécifique voire une dimension politique qui a largement été relayée par les médias ces derniers temps selon l’INC les territoires ruraux sont définis par la faible densité de population jusqu’en 2020 l’organisme définissait le rural comme l’ensemble des communes n’appartenant pas à une entité urbaine définie par par le regroupement de plus de 2000 habitants depuis 21 la définition a évolué pour rompre pour rompre avec cette approche centrée sur la ville la ruralité désigne désormais l’ensemble des communes peu denses ou très peu dens d’après la grille communale de densité ces territoires réunissent l’immense majorité des communes françaises comme vous l’avevez rappelé Séverine soit 88 % en 2017 et 1/3 de la population soit 22 millions de personnes le printemps de la ruralité lancé par la par le ministère de la culture s’appuie sur un postulat les opportunités culturelles sont plus limitées dans les territoires ruraux que pour le reste de la population les communes rurales accueille 16 % des équipements culturels à l’échelle nationale toujours selon l’INC alors qu’en est-il de nos musées dans tout cela la question de l’accessibilité du plus grand nombre irriigue la réflexion des professionnels de musée depuis longtemps il faut bien le dire l’implantation du musée au cœur des territoires est évidemment l’un des piliers de l’écomuséologie pensé dans les années 60 si la question de la répartition des institutions culturelles sur le territoire et de leur accessibilité est toujours un sujet de questionnement c’est sans doute qu’elle témoigne aussi des tensions qui irrigue aujourd’hui nos sociétés quel rôle les musées ont-ils à jouer pour répondre à un objectif d’équité territoriale et de démocratisation culturelle et comment peuvent-ils contribuer à faire société au plus près de chacun les projets scientifiques élaborés les actions culturelles menées dans et hors les murs les projets itinérants la mise en réseau des établissements les partenariats faisant travailler ensemble musée et acteurs associatifs aux structures éducatives la mise en place de résidences sont autant de pistes de travail pour faire du musée un lieu de vitalisation des liens sociaux qui répond aux grandes missions fixées dans la définition du musée je reviens toujours souvent en tout cas pardon à ce fondamental dans la période de crise contemporaine que nous traversons comment réaffirmer cet engagement des professionnels de musée nos intervenants de ce soir ont la gentillesse de nous faire part de leur expérience et de leur analyse je les remercie par avance je remercie bien bien entendu également l’INP partenaire d’ICOM France pour la préparation de cette soirée et particulièrement Séverine Venner Michel et Émilie Maum une pensée également pour nos collègues et amis de la fems en la personne de Xavier De La Celle pour nos échanges et les conseils apportés pour le programme de la soirée un grand merci au comité scientifique qui prépare le contenu de nos événements et à notre binôme de Steno qui rend possible la publication si rapide de tous nos événements et je n’oublie pas notre équipe anneclaude Maurice et Alexia maquinet indispensable à la vie de notre organisation comme comme vous le savez je cède la parole maintenant à Annabelle tenz qui a accepté de modérer cette soirée Annabelle un grand merci d’être avec nous ce soir sur un sujet je le sais qui t’es cher merci beaucoup Émilie merci beaucoup à à tous et toutes pour l’organisation de cette soirée bien sûr à l’ensemble de l’équipe d’ICOM France et à l’ensemble de d’entre vous d’être de bien vouloir m’écouter aujourd’hui euh peut-être avant de passer les les les premières im je vais peut-être vous faire un petit un petit liminire euh préalablement pourquoi est-ce que particulièrement Émilie avec qui nous avons cette conversation depuis un moment de de l’accès à la culture de lien entre entre ruralité et musée mais aussi ce que je voudrais dire c’est euh euh que mon l’expérience que je vais vous partager ou en tout cas les analyses que je vais vous partager viennent de finalement de croisement d’expérien euh la première et la plus récente enfin en tout cas la plus récente que je vais partager avec vous vous avez vu les premières images c’est évidemment l’exposition battre la campagne artiste et paysan que je dont j’ai assuré le commissariat avec avec Julie CREN et avec lauian grecour ma successrice aux abatoire et donc cette mais cette exposition pour moi j’ai aussi besoin de vous la partager dans un contexte de réalisation pourquoi est-ce que nous sommes arrivés à faire cette exposition artiste et paysans et battre la campagne aux abattoirs euh donc ma dernière exposition avant mon départ ou pendant même mon départ pour le pour le louvrelance je pense que ça justement concentre un certain nombre de questions euh qui partent aussi du lieu du musée il était arrivé il y a quelques années euh au cours d’un d’un projet il y a un prix d’artiste euh que l’artiste Nicolas tuberry euh face un projet qui s’appelle maquignon l’artiste Nicolas tuberry est lui-même euh dans l’exposition et ce projet maquignon euh c’était un projet qui rassemblait au sein des abattoirs en 2018 des bouchés et des paysans qui venaient aux abattoirs lorsque les abattoirs n’étaient pas encore un musée mais un abattoir et au cours de cette soirée je me suis dit comment est-ce qu’un lieu culturel qui est conçu dans un ancien abattoire au 19e siècle par par un architecte qui s’appelle urbain urbain Vitri qui donc fait le croisement entre un certain nombre de population paysanes qui élèv et qui donc amèneent pendant un peu plus plus de un siècle un siècle et demi des des des animaux dans cet abattoir et d’une certaine manière font le lien avec la avec la vie urbaine comment est-cece possible que le musée qui s’appelle pourtant un abattoir ait perdu le lien avec eux et donc cela m’avait beaucoup marqué de me dire mais pourquoi ces éleveurs que Nicolas tuberry avait pu faire venir du fait qu’il soit un artiste lui-même fils de paysan n’était-il plus jamais revenu dans notre musée et donc ça c’était une une grande question qui qui m’a traversé et qui rejoignait aussi le fait que j’avais dirigé pendant pendant un peu plus de 4 ans le musée d’arts contemporain de rochechoire Musée d’art contemporain de rochchoire qui est donc en Limousin en hauteevienne dans une ville de 4000 habitants mais qui draineent 16000 visiteurs au sein du du musée sans compter par an sans compter bien sûr ceux qui viennent visiter uniquement le parc donc ça et qui donc s’appuie majoritairement sur une population rurale qui vient le visiter bien sûr aussi de touriste mais particulièrement une population et donc ces deux questions pour moi se rejoignent au sens où nous parlons aujourd’hui comme tu le disais Émilie de ruralité depuis les années 90 pourquoi parlons-nous aujourd’hui sûrement de ruralité plutôt que de campagne nous parlons sûrement beaucoup plus de de ruralité plutôt que de campagne du fait de la transformation de la population dite rural aujourd’hui c’est-à-dire que dans les années 60 encore à peu près 30 % de la population rurale est une population paysane aujourd’hui 1,5 % de la population active est une population paysane alors j’ai dans le dans l’introduction du catalogue ça m’a plusu de rappeler qu’aujourd’hui environ 2 % de la population active est lié au monde de la culture donc le paradoxe de la transformation de de de de nos des métiers en tout cas la sociologie des métiers sur les les 40 dernières années fait qu’aujourd’hui plus de métiers sont liés donc à la à au au monde de l’art qu’au monde paysan même si chacun représente peu ou prou environ 2 % de la population active donc comment est-ce que c’est environ 2 % de la population active actuelle peuvent-ils se rencontrer et donc pour moi cette exposition a été aussi l’occasion euh d’essayer de recroiser euh quand est-ce que notre profession le musée euh rencontre le monde paysan et je pense que ça c’est une donnée fondamentale euh parce que on on parle de ruralité ce qui nous permet de parler de densité de population ce qui nous permet de parler aussi de y a-t-il un équipement y y a-t-il une densité d’équipement y y a-t-il un accès au services mais elle cette particularité nous oblige aussi à discuter de la question de du vivant de la nature du rapport au paysage qui évidemment ne peut pas être le même en lieu de ruralité qu’en lieu Deen qu’en lieu de d’urbanité et donc ce qui pose bien sûr aussi via le monde rural et le monde paysan la question fondamentale actuelle de l’écologie et aussi du lien entre l’histoire de la campagne entre la représentation de la campagne entre d’une certaine manière le l’héritage que nous avons d’une histoire de campagne et de pay et de paysannerie et comment aujourd’hui se reflète-elle ou non dans l’histoire actuelle de la ruralité c’est-à-dire que se reflète-elle plus ou moins c’est-à-dire que la question qui se pose double est celle de l’accès à l’art et celle de l’accès aux collections mais les collections en ruralité sont-elles lié à la ruralité ou pas et donc c’est sur ces questions-là donc que je que je voudrais vous rappeler quelques éléments quelques éléments d’histoire et notamment sur la rencontre entre le monde paysan et le monde et le monde des musées qu’est-ce que le musée paysan c’est un des un justement un des voies d’accès de cette exposition même si elle se consacre aussi pour les 2ux/ers à des artistes de la qui traite de soit de la campagne soit de la ruralité soit de soit du monde paysan tel qu’on veut les définir et tous ce tous ces termes se recoupent plus ou moins mais en fait n’ont pas la même définition et donc pour revenir à cette histoire de quand est-ce que le musée et et la et le et quand est-ce que le musée et le paysan se rencontrent-il et bien je voudrais rappeler en 1889 ce fameux débat qui agite la France et les premiers titres des journaux de certains journaux français c’est l’angellus de Jean-François Millet doit-il être acheté par le Louvre c’est le grand débat de l’année c’est un des grands débats culturels de l’année 1889 c’est-à-dire cette toile euh qui représente le recueillement d’un couple de de paysans euh qui représente pour les contemporains évidemment un anoblissement euh du monde paysan au sein de la société et bien doit-il être acheter ou pas doit-il faire l’objet d’une souscription publique euh vous le et donc finalement ce tableau ne rentrera qu’une vingtaine d’années plus tard dans les collections publiques mais il dit bien la naissance d’une sorte de peintre paysan de ce que nous on appelait un un agriculteur avant l’heure qui est Jean-François Millet et qui sera une sorte de figure tutellaire artistique qui suit en fait les œuvres de Jean-François Millet représentent même le les œuvres parmi les plus reproduites tout au long du 20e siècle c’est presque un musée paysan du quotidien c’est ce que nous montrons aussi dans l’exposition par un certain nombre d’œuvres de la certain nombre d’objets de la collection d’agès Varda qui au tournant des années 2000 fait un film qui s’appelle les glaneurs et la glaneuse qui reprend les glaneuses de Jean-François Millet et qui retrouve et qui recherche le glaneur et la glaneuse contemporain tout en allant aussi visiter Léon l’ermite Jules Breton et donc comment retrouver aussi relier une forme de modernité paysane de moderne ité de de d’une d’un d’une avant-garde paysane avec le fait aussi que ces objets que ces œuvresl sont devenu le musée paysan du quotidien tous ceux qui ont parmi nous des origines des origines paysanes doivent se souvenir d’avoir dans leur famille des reproductions de ces œuvres un peu partout et donc c’est aussi une forme de succès qu’on a parfois moqué mais qui dit bien aussi comment au fur et à mesure que la qu’on va dire que les euh que l’industrialisation et l’exode rural euh mettaiit à bas ce monde paysan ou en tout cas le transformer fondamentalement au fur et à mesure en fait se construisait cette image d’Épinal ce monde paysan euh qui lui-même est aussi évidemment seconde grande étape euh le euh l’un des fondamentaux euh qui marque l’histoire de la création évidemment de l’ethnologie des musées des arts et traditions populaires et bien sûr aussi donc de l’ensemble des campagnes ethnographiques des reportages photographiques et c’est pour ça que dans l’exposition aux abattoirs vous avez en vis-à-vis des prês euh très important de du musée d’Orsay à cette exposition euh breton euh Millet bonheur en vis-à-vis d’une des charues euh les plus importantes de la collection du Musem euh qui euh euh que qui aussi ont été très généreux peut-être qu’on peut montrer l’image suivante euh de du du diaporama où vous voyez justement comment est-ce qu’on a essayé de reconstituer ensemble quels sont les musées paysans à la fois dans le cadre de des BeauxArts comme dans le cadre de la création des musées d’ethnologie et aussi de se dire comment est-ce que c monde est économique puisque Léon l’ermite la paye des moissonneurs c’est aussi la dimension économique comment cette réalité du monde paysan qui semble souvent aujourd’hui une sorte de peinture ou de représentation d’Épinal est en fait un à ce moment-là de de soit de collecte soit d’acquisition dans les Bard au contraire un élément de de la réalité on voit ensuite une sorte d’éloignement pendant plusieurs après les les grands après une sorte d’avant-garde moderniste paysane qui va jusqu’à malévic il faut le rappeler Goncharova il y a aussi bien sûr ne pas oublier que cette question de la représentation du du monde du monde paysan et du monde rural a aussi été l’objet d’idéologie he dans dans d’idéologie politique de représentation de folklorisation voire d’une tentative de nostalgie et à partir des années 70 80 on voit de nouveau une série d’artistes tel qu’Agnes Denes qui est une des premières artistes qu’on qu’on qualifiera d’éco féministe qui est aujourd’hui en cours de de de de de dont on redécouvre le travail qui fait un champ de blé à Manathan Gan Franco baruelo qui lui-même décide d’être à la fois peintre et paysan artiste de la figuration narrative lois vanberger commence à mettre en rapport conscience du jet artistique conscience écologique tout comme on redécouvre aussi aujourd’hui beaucoup peut-être on peut passer aux images suivantes le travail de marineet queo ou d’Henry CuO et donc en vis-à-vis de de ces grands artistes des années 60 70 euh évidemment on ne peut pas oublier dans un dans une réflexion comme la notre Raymond de pardon le grand photographe du photoreportage qui décide à partir des années 90- 2000 de revenir vers ce qu’il appelle la série rurale son autobiographie la ferme du garé et donc cette question je pense elle n’est pas dissociable cette question du euh de du musée de la réalité du retour euh du retour assumé un certain nombre d’artistes vers la compagne peut-être que retour est un mauvais terme ou en tout cas plutôt l’idée que il travaillent dans cette continuité du fait qu’être issu du monde paysan d’être issu de la ruralité leur fait peut-être créer d’autres éléments et constituer un musée collectif musée paysan du monde d’aujourd’hui retravailler une forme aussi de manière de travailler en collectivité pour un certain nombre d’entre eux beaucoup de collectifs sont présents dans cette exposition de reréflexion aussi bien euh sur les objets euh vous voyez ici l’œuvre notamment de de de ferruel et gueddon qui reprennent euh sous une forme de tapisserie sous une forme de sculpture de bois euh quel seraient aujourd’hui les créations artistiques mais aussi les objets euh qui pourraient être collectés donc je voudrais remercier la quarantaine d’artistes qui sont présents euh dans dans cette exposition car je pense qu’il nous permettent de réfléchir aux grandes questions qui se posent aujourd’hui et grâce auxquelles euh un certain nombre nos nos collègues aujourd’hui intervenants j’ai hâte de les entendre vont pouvoir nous aider c’est-à-dire définir euh musée et ruralité euh définir la question du cadre de la ruralité euh dans cette recherche euh j’avais retrouvé et que en 1967 il faut le rappeler c’est sûrement le moment de grande transformation la même année où le penseur guide debor publie la société du spectacle sociologue Henry Mandras lui fait paraître la fin des paysans il est très étonnant de voir que de cette question que ces deux livres se croisent comme un moment fondateur d’une d’un basculement aussi bien de la manière de vivre à la campagne que de vivre le registre de l’image et donc comment est-ce que les gestes des artistes et les gestes des paysans se recroisent et aussi aujourd’hui bien sûr de manière fondamentale comment il recroisent la question du soin au vivants la question du soin au paysage la question justement de de comment vivre avec ce paysage et donc je pense qu’au pour que cet appart que que ce développement nous permet aussi de de se dire que dans cette question du musée de la ruralité nous devons aussi nous appuyer sur les artistes mais aussi nous réfléchir sur euh quelles sont les collections qui sont présentes au sein du monde diural sont-elles liées à la ruralité ou pas ils sont-elles spécifiques ou pas euh les collections nationales euh les collections des musées de grande ville ont-elles elles-même un reflet de l’histoire de la ruralité je remercie le musée des beauxards de de le palais des beauxards de Lille qui m’avait invité il y a quelques semaines à la recherche du musée paysan dans leur collection dans cette question de l’aller-retour et comment grâce à ces collections présentes sur le monde rural mais aussi grâce aux artistes dans leur rés qui il développe qui pour certains s’installe dans les ateliers dans la ruralité qui pour beaucoup également euh dans ceux que qui sont dans l’exposition artistes et paysans participent à un certain nombre de résidences qui sont dans les lycées agricole les lycées agricoles on sait peu font partie des lieux d’éducation qui ont le plus de résidence d’artistes comment aujourd’hui peut-on travailler cet aller-retour lorsque tu disais Émilie comment est-ce que on a accès ou pas à l’art à la culture et comment est-ce qu’on fait muser ensemble au sein du monde rural comment fait-on circuler et innerver ces questions et le et le public de la ruralité serait-il un public si différent euh de celui lui de l’urbanité c’est aussi la question que pose ce printemps de la ruralité et comme dernière image je vous ai mis l’image du Musée d’Art contemporin de rchochoir pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore merci beaucoup désolé je pense que j’étais un peu plus longue que prévu merci Annabelle bah on te laisse peut-être annoncer les les les intervenants et et les présentés oui alors nous allons écoutter dans l’ordre je vous laissis tous CLA claire delelfphos puis Laurent Sébastien Fournier Marie Lecasseur Selma tropac Denis elle singand n Galang et nous laisserons ensuite la parole à à chacun claire claire d’elfelfos vous allez nous nous permettre de de de comprendre quelle est justement cette définition de la ruralité autour de laquelle j’ai tourné moi-même à de nombreuses reprises le vivant la campagne la nature l’espace rural quels sont comment définit-on sous ces termes parce que évidemment on ne comprend bien que ce que l’on définit vous êtes professeur de géographie rurale à l’Université de Lyon et directrice du laboratoire d’études rurales et vos vos travaux pent particulièrement sur l’espace rural et le patrimoine en milieu rural et donc je je vous laisse je vous laisse la parole pour essayer de nous éclairer sur cette question des définitions de du du euh de notre champ de recherche de ce soir merci euh alors j’ai je je suis donc géographe et pas une spécialiste des musées donc mes travaux portent sur aussi la question du développement local en en milieu rural et bien sûr de la place de la culture dans les territoires eururaux donc je vais essayer j’ai essayé de croiser ce soir euh culture musée en milieu rural et de voir un petit peu quelle caractéristique en lien avec des caractéristiques de la de la culture milieu rural si vous pouvez passer la diapo suivante donc tout d’abord quelques éléments de définition mais je vais passer très très vite dans la mesure où on l’a déjà évoqué euh l’espace rural c’est un territoire de faible densité relative hein par par rapport à à la ville bien entendu et euh nous géograp quand ou spécialistes des espaces ruraux quand nous parlons des espaces ruraux nous y intégrons bien entendu les bourgs les petites villes euh euh parce que et et notamment enfin je pense c’est fondamental aussi en terme de culture puisque ces petites villes et souvent les villes moyenne sont euh bah des des lieux de de diffusion aussi de la culture dans des dans des échanges très importants entre les campagnes et ces villes euh le territoire les territoires ruraux on leurs contours ont beaucoup évolué notamment en matière de gouvernance depuis la loi nôre hein c’est-à-dire 2014 avec B des beaucoup de regroupements d’intercommunalité voir la création de grandes communautés d’agglomération justement à ent un grand nombre de communes rurales avec des villes moyennes euh on a parfois des des communautés d’agglomération qui compte 70 voire 100 110 communes donc on voit qui a vraiment cette fois un des territoires de gouvernance qui assaucie commune rurale et et aussi ville moyenne les ruralités on parle plutôt de ruralité puisqu’elles sont différentes et ces différences elles tiennent bien entendu aux conditions physiques mais aussi à la question des densités euh on a des territoires ruraux à moins de 10 habitants au kilomè Carr et des territoires ruraux puisqu’on a parlé du louv relelance où là on a aussi de très fortes densités euh si vous pass euh alors je c’est juste pour illustrer euh l’introduction tout à l’heure euh effectivement l’espace rural a été jusqu’à présent toujours défini de façon négative c’est-à-dire et rural était enfin on définissait le rural parce qu’il n’était pas l’urbain et depuis 2021 l’INC à un nouveau zonage donc un zonage qui permet vraiment de distinguer et de mettre en avant euh la spécificité une des spécificités de ces espaces ruraux qui sont la densité donc avec des systèmes de carroyage je vous épargne le calcul mais ce qui est intéressant c’est que avec ce nouveau zonage on montre enfin il on voit bien l’impimportance des espaces ruraux ça permet aussi de recalculer le nombre d’habitants dans les espaces ruraux contrairement aux espaces au zonage précédent qui était un zonage en air urbaine qui gommait quasiment l’espace rural quasiment toute par exemple si on prend rien que l’île- de-fance toute l’île- de- France était considéré comme un espace urbain voilà si je m’éton pas vous voulez bien passer la diapo suivante s’il vous plaît cette ruralité aujourd’hui elle change beaucoup d’images euh on on n plus dans une idée de d’un espace dont il faut compenser les handicaps on voit bien d’après vos propos introductif que c’est là où on peut justement avoir des liens importants peut-être avec la nature le vivant ou un certain nombre de choses se se joue mais aussi un espace d’innovation où se développent des alternatives et contrairement à un discours dominant qui a pu avoir ces dernières décennies notamment depuis le début des années 2000 les innovations ne sont pas que dans les métropoles il y a aussi des innovations en milieu rural y compris donc en matière culturelle euh cet espace où les espaces ruraux ou les ruralités participent tout à fait des transitions sociétales en cours donc avec de nouvelles des façons de penser le rapport au vivant hein de à la nature mais aussi un une question importante on est dans des espaces de faible densité relative ça veut dire justement des enjeux de mobilité euh comment accéder au Service comment se déplacer pour aller à l’école pour aller travailler même et je ne dis pas que les emplois qu’il n’existe pas d’emploi à la campagne mais les enjeux de mobilité sont des enjeux fondamentaux et c’est bien dans ce contexte que se pose les enjeux de la culture en milieu rural je n’analyserai pas est-ce qu’il y a un public rural spécifique d’un public urbain je ne suis pas sûr euh la composition socio-professionnelle des espaces ruraux est aussi très varié et encore une fois suivant les territoires ruraux on a aussi des catégories socio-professionnelles différentes mais ce qui les caractérise tous donc c’est comment avoir comment aller et vers vers aussi la culture alors et du coup euh je vais essayer de vous présenter le plus rapidement possible quelques particularités que je j’ai pu lire et et c’est aussi une occasion d’échanger avec vous tous lié au au musée euh à la question des musées dans les territoires ruraux pour moi euh cette question de la faible densité relative elle elle est évidemment corrélé vous l’avez dit tout à l’heure à euh ce qu’on appelle une faiblesse d’équipement et en tout cas une moindre densité d’établissement libalisés ça s’explique aussi parce que évidemment il y a moins d’habitants et que on a des concentrations notamment dans les grandes villes ou les métropole mais cette faible densité relative elle pose aussi la question pour des équipements culturels de faire venir du public et d’avoir suffisamment de public donc voilà euh euh mais la faiblesse on va dire des équipements que que qui est souligné aussi par le ministère de la Culture ne veut pas dire absence il y a aussi des établissements labellisés vous avez parlé des musées bien sûr labelllisé mais d’autres établissements culturels labelllisés mais il y a aussi toute une série de formes et je et je dirais de foisonnement culturel dans les territoires ruraux qu’il ne faut pas oublier qui prennent des formes spécifiques donc si vous voulez bien passer la diapo suivante euh ces particularités et et donc si on regarde un peu les musées ruraux là encore on a commencé à à l’évoquer euh une des caractéristiques des territoires ruraux c’est l’importance que l’on accorde au patrimoine et à la présence notamment de de monuments protégés au titre du patrimoine et euh quand quand on évoque peut-être cette image parfois un peu un peu nostalgique ou d’image de la paysannerie ou de civilisation rurale on pense aussi souvent enfin c’est souvent lié à des vision comme vous l’aviez dit plus folklorisante mais il reste que le patrimoine est important ne serait-ce que enfin par la présence de ces monuments historiques et euh des musées ethnographiques et on voit de sociétés et dans les territoires ruraux on a de nombreux musées donc qui sont liés à la valorisation du patrimoine euh patrimoine bâti remarquable et je vous ai mis par exemple le musée de Cluny euh mais aussi lié donc des musées d’ethnologie ou musée de société euh c’est Musée d’Ethnologie musée de société euh je pense que d’autres intervenants y reviendront sont très présents depuis des décennies et on peut évoquer à la fin des années 1960 la création des écomusées en même temps que les parcs naturels régionaux en lien avec georghenri Rivierre ces musées euh qui avaient pour vocation euh d’être insitu contrairement à ce que vous avez évoqué tout à l’heure avec le mus le Musem et les collections ex collection du Musée des arts et traditions populaires c’était montrer sur place ces éléments du patrimoine mais aussi de montrer les liens au vivants déjà écusée ne signifiait pas économie mais écologie on était bien dans des parcs naturels régionaux et l’idée de les faire vivre avec les habitants et de montrer combien ils étaient liés à des modes de vie euh spécifique donc autour de la vie rurale et agricole vous l’avez dit mais pas seulement hein parmi les premiers écomusées il y avait aussi par exemple la pêche euh si on prend les éc musées de montagne ou d’autres activités le milieu rural même si on reprend l’histoire n’est pas un un milieu qui était exclusivement agricole euh l’ on parle il y a aussi beaucoup de musées qui sont liés à la proto-industrie par exemple et euh à l’industrie tout simplement telle qu’elle s’est développée aussi au 19e donc je pense par exemple aux écomusées qui ont les parmi les plus célèbres autour de l’industrie le creusau fourmi très long donc autour de l’industrie du verre l’industrie textile he fourm très long dans dans le Nord on pourrait citer aussi un musée qui était l’égusée du beauvisi autour de la céramique voilà donc qui montre aussi d’autres activités ces musées liés au patrimoine se sont multiplié notamment dans les années 1980 1990 en lien avec aussi ce qu’on a appelé la folie patrimoniale enfin tout tout ce tout cette idée d’une accélération aussi et de la nécessité de conserver des témoignage et puis on a toute si on reprend des musées industriel ou en tout cas autour de la production on va dire on a eu tout un développement aussi des musées autour des produits de terroir donc produits de terroir qui ont été largement mis en valeur dans les années 1980 1990 en particulier donc on peut on ne peut que citer les musées de tel ou tel fromage des musées autour de l’huile autour de tel ou tel produit y compris euh en à côté enfin euh dans sur le même site ou en même temps avec des sortes de salalles d’exposition et et de musée dans des industries agroalimentaires qui fonctionnent encore ou des entreprises artisanales voilà diapo suivante s’il vous plaît euh donc des particularités qui sont liées aussi aux caractéristiques des espaces ruraux euh je dirais des musées d’extérieur euh qui sont li à la spécificité des liens au paysage à la nature je pense au centre d’art aussi de Vassivière vous avez cité aussi il y a un lycée agricole qui est lié aussi à un centre d’art ou mais aussi des musées qui jouent sur intérieur extérieur comme par exemple le musée des Planon dans l’un qui est dans peut-être une partie un peu additionnel montrant une une ferme classée au titre des monuments historiques du 17 18e siècle et un autre musée enterré qui a étéve présentant d’autres types de collection mais avec ce musée comme on va du musée nouvellement créé à au bâtis ancien on peut avoir accès à un jardin à aussi voir des volailles de Bresse et c’est la même chose pour un autre musée de la conservation départementale des musées de lin par exemple autour du musée du reversmont petit musée je dirais de de société assez classique lié à l’identité de ce microterritoire mais qui a euh très vite créé un musée conservatoire euh une un jardin conservatoire et un verger conservatoire et qui aujourd’hui dont les collections aujourd’hui sont aussi support euh de nouvelles enfin de développement agricole euh ces lieux musées intérieur extérieur et ces jeux on pourrait dire aussi que alors ça prend pas la forme d’un musée mais on peut les visiter qui peuvent être liés à des festivals où on va va on va créer dehors alors peut-être les formes alors je pense que ça s’appelle pas du Land d’art mais voilà en comme le festival des vents des forêts et aujourd’hui quand on se promène dans cette forêt de la fameameuse peut-être vous en parlerez tout à l’heure on voit aussi donc ces réalisations une autre diapo s’il vous plaît euh cela euh ces particularités euh qu’on va retrouver aussi un des autres lieux culturels euh on a des musées éclatés donc avec le modèle de l’échomusée on pourra y revenir tout à l’heure les échomusées se sont créés vraiment avec avec l’idée de montrer telle ou telle spécificité dans tel endroit et donc on tous des des des centres un peu il y a le le siège de l’écomusée et après on a différents site euh des musées qui sont aussi dans les lieux qui seraient pas dédiés peut-être pas forcément des lieux musées et une des caractéristiques de la culture en milieu rural et des des lieux culturels c’est souvent justement cette ce caractère polyvalent ou multifonctionnel et je vous ai mis par exemple là un centre d’art dans une bibliothèque médiathèque à à pontaroyant et euh bah ça pourrait être aussi on va dire aujourd’hui tout ce qui est des microfolies euh et donc ici dans un tiers lieu euh voilà euh donc multiplicité po polyvalence euh et autre particularité c’est diaposure s’il vous plaît c’est lié bien sûr à l’itinérance on va y revenir l’itinérance c’est une caractéristique très très forte de la culture en milieu rural et ancienne renouvelé aujourd’hui donc évidemment avec le mumeau mais on a aussi des AR qui eux-mêmes pratiquent l’itinérance et et transportent peut-être leur propres lieux d’exposition ou musée et donc des microphobies aussi itinérantes voir des associations d’éducation populaires qui ont porté aussi des des toèques des et qui vont dans les communes à à l’image des bibliothèques diapo suivante S Bou euh et puis euh ce qui caractérise aussi la culture en milieu rural c’est question aussi de temporalité je ne reviendrai pas il y a eu des études récentes sur les festivals et l’importance des festivals en milieu rural euh mais euh souvent quand on pense culture en milieu rural on pense culture presque moins pour les habitants que pour attirer des touristes euh parfois euh et donc on peut avoir aussi des temporalités d’ouverture mais aussi des temporalités entre eux été hiver pour le tourisme par exemple mais aussi une temporalité moins un temps d’ouverture peut-être beaucoup moins important lié au au moyen humain et je vous ai mis par exemple le centre d’art contemporain de la cou qui n’est ouvert que les les weekends donc se poser aussi la question de cette temporalité et et puis autre particularité je dirais autour de la gestion et de la la propriété de ces musées le leur façon dont ils sont leur origine mais qui aujourd’hui les gère et je pense il faut souligner l’importance des musées associatifs on l’a évoqué c’est très lié au musées patrimoniaux mais pas seulement euh on on a aussi des personnes qui ont créé comme la cou il y a plus de 50 ans des musées ou des artistes qui étaient là et qui venaient dans ces territoires et qui ont créé des musées et euh en en reposant souvent sur des associations ou euh avec des partenariats qui associent bah des associations et des collectivités territoriales j’insiste un peu là-dessus parce que l’importance des associations euh en terme de culture en milieu rural c’est vraiment une originalité et puis également l’importance de musées privés autour de collection privées que ce soit les musées patrimoniaux ou d’autres des musées plus d’art et c’est aussi une caractéristique des territoires ruraux en matière de de culture des il y a des habitants qu’ soient permanent ou non permanent parfois créent leur propre structure culturelle pour répondre à leur besoins et leurs envies et on a exactement la même chose euh pour les musées que pour des lieux de diffusion par exemple en milieu rural euh diapos suivante s’il vous plaît euh tout cela nous amène à évoquer très rapidement euh le fait qu’on a euh quand on parle culture en milieu rural et c’est la même chose pour les musées euh d’enjeu de coopération euh de coopération euh nécessité aussi par les sources de financement assez souvent euh la culture en milieu rural le financement de la culture en milieu rural passe souvent par des financements euh des lignes de crédit de développement local euh plus que des grandes lignes culturelles souvent enfin dédié à la culture et euh c’est euh les les les établissement culturel euh joue aussi un rôle en terme de développement local ou aussi pour d’autres euh euh structures de développement local de structures culturelles ou pour faciliter aussi euh certains établissements je pense à certains écomusées par exemple qui avaient de l’ingénierie peuvent aussi jouer ce rôle d’aide de support euh à d’autres musées par exemple ou euh d’autres euh acteurs culturels ça veut dire aussi que euh on a aussi un petit peu en milieu rural parfois euh des concurrences aussi entre euh acteurs culturell puisque euh on on est dans des démarches des lignes budgétaires euh plus réduites ou en tout cas liées au développement local donc une question fondamentale euh en tout cas en milieu rural qu’on retrouve c’est euh la question de l’ingénierie que et donc des musées peuvent jouer ce rôle d’ingénierie culturelle euh pour des territoires euh la coopération ville-campagne avec aujourd’hui cette question de la léver aussi que vous avez évoqué euh donc musée micropholie mais avec l’idée euh on pense peut-être un peu trop souvent à la culture de la ville vers les espaces ruraux mais peut-être regarder aussi tout ce qui se fait dans les espaces plureau et aller dans un sens autre comme vous l’avez montré peut-être être tout à l’heure avec montrer le monde paysan euh dans un musux urbain mais mais aussi des créations et et ce qui se passe en milieu rural puisque le milieu rural comme vous l’avez dit est aussi attractif très fortement aujourd’hui pour des artistes euh et la coopération entre musées et autres acteurs culturels pu nous dans notre laboratoire on a travaillé sur les contrats territoriaux d’éducation aux arts et à la culture en région auverne ronalp euh donc avec des des contrat spécifiques pour créer pour avoir des projets de territoire culturel l’échelle d’intercommunalité et là on voyeit que euh il était presque euh difficile enfin les en tout cas dans les expériences qu’on a pu voir un peu de difficulté aussi de coopération entre le musée et les autres acteurs culturels dans le cadre de de ces contrats et puis je me pose une question avec la diffusion aujourd’hui des tierslieux culturel est-ce que du coup on pourra avir et comment il y en a il y en a sûrement vous allez dire des coopérations entre ces tiers lieux culturels et les musées donc j’arrive bientôt à la fin euh donc avec des questionnements fort euh les enjeux de mobilité et d’accessibilité euh puisqu’il y a aussi des musées des musées originau en milieu rural comment faire venir de la ville vers le milieu rural avec des cette question vraiment mobilité accessibilité par les transports en commun donc je vous ai mis un petit extrait du site de la cou je peux vous mettre mais il y a eu il y a aussi un un un musée euh très important dans les l’espace périurbain qui de peinture aussi contemporaine et l’architecture contemporaine dans l’espace périurbain lyonnais il se pose la question comment on y va quand on est un touriste qu’on arrive à Lyon comment on va dans dans cet espace donc c’est une vraie question euh c’est pour les ruraux mais c’est aussi pour que ces lieux culturels puissent faire venir euh à l’heure où on parle et évidemment de mobilité douce par exemple la question de la gouvernance aussi j’ai évoqué tout à l’heure les les les grandes évolutions de la gestion des territoires ruraux et des fusions de communautés de communes en particulier qui ont pu poser des questions aussi sur certains musées qui pouvaient être la propriété d’une comcom qui a ensuite fusionné et qui pose qui a posé et qui pose encore un certain nombre de questions enfin aussi euh les euh les des questionnements sur musée privé musée associatif la propriété de leur collection un musée privé quand le propriétaire bah euh décède ou arrête que devient sa collection et euh parfois aussi on peut avoir dans certains cas des conflits entre les associations qui ont porté un musée et ensuite les collectivités territoriales éventuellement qui ont repris le musée avec des statuts différents sur les collections voilà et je pense que je suis à ma dernière diapo je vous prie de m’excuser je crois que moi aussi j’ai été trop long mais je suis à votre disposition si vous s’il reste du temps pour quelques questions ou remarques merci beaucoup oui je vois qu’ on a toutes les deux été un tout petit peu plus longue je retiens plusieurs choses notamment de votre intervention c’est euh le des mots qui qui à mon avis vont vont rebondir aussi dans les interventions à venir c’est l’ancrage c’est-à-dire l’ancrage à la fois l’ancrage lié au savoir-faire au bâtiment au patrimoine au à la euh à à la au vivant via l’écomusée au savoir-faire et aussi lié aux artistes contemporains aux artistes aux créateurs qui peuvent s’installer quand vous parliez justement d’aller-retour entre la ville et la campagne beaucoup des œuvres de l’exposition des abattoirs sont issus on a priorisé les œuvres issus de résidence en campagne justement pour cette contrecarrer cette alertour habituel l’ancrage la polyvalence car beaucoup de lieux que vous citez sont aussi des lieux qui peuvent être des lieux qui sont eux-mêmes dans des lieux patrimoniaux qui sont liés à des lieux protoindustriels qui peuvent accueillir des résidence donc presque d’une certaine manière comme vous le soulignez un lieu d’innovation pour la polyvalence déjà vous parle alors c’est vrai que je recite le Limousin mais par exemple le c’est vrai que le le Centre d’Art de vassivère se situe dans une ville enfin dans un espace pardon dans une île qui elle-même est liée à une modification industrielle liée à à un un un un barrage électrique le musée Cécile sabourdi musée d’arnaïf et lui dans un ancien dans un ancien presbytère du 17e et le Musée d’art contemporain de rochochoir et lui-même dans un dans un château de l’aresence cette question de la polyvalence est très en avant et vous parliez beaucoup de cette question de la mobilité et surtout de cette question de mobilité en aller-retour qui est un des vrais enjeux ce qu’on n pas encore cité quand même c’est aussi on a cité les résidences les centres d’art mais bien sûr aussi les fracs dont je rappelle puisque j’ai dirigé moi aussi un FRAC que les fonds régionaux d’art contemporains sont parmi ceux qui travaillent le plus aussi en ruralité mais toujours en coconstruction et ça vous le soullignez par les grâce aux initiatives des élus ou des associations ou parfois d’individus auxquels il s’associent justement pour donner de l’ampleur donc c’est vrai que cette question des enjeux dont vous parliez mobilité ancrage polyvalence sont finalement des enjeux qui touchent on dirait l’ensemble de l’ensemble de notre société actuelle mais qui ont dû de fait être travaillé très tôt dans la ruralité merci merci beaucoup je vais donner la parole à à Laurent Sébastien Fournier qui est professeur d’anthropologie à à l’université Côte d’Azure membre du laboratoire d’anthropologie de psychologie clinique cognitive et sociale et qui est président du conseil scientifique de Salagon musée et jardin et de la Société d’Ethnologie française apr et qui est aussi l’auteur d’une thèse sur la transformation des fêtes agraires et qui justement va nous euh presque nous parler d’un d’un d’ d’un cas d’un cas qui est presque cas d’école par rapport à ce que vous avez à ce que vous avez présenté dans votre panorama clair et donc sur la question de la valorisation patrimoniale des produit des produits du terroir qui s’intéresse aussi à la sociologie des des salariés agricoles et aussi aux questions de la représentation de la nature et des fêtes et qui a énormément travaillé vous avez vous êtes un un grand spécialiste de l’histoire de l’ethnologie et des musées d’ethnographie et donc on est on est ravi de de de de vous écouter sur sur Salagon musée et jardin dans les Alpes d’autre Provence ce qui rappelle on parle que cette question de la ruralité elle touche comme comme claire le montrit elle est emblématique de de l’ensemble du territoire français merci euh merci euh donc de de m’avoir invité pour ce pour ce séminaire euh donc le le le propos que je vais tenir est beaucoup plus modeste que celui de de ma collègue puisque c’est à la demande euh anonin Chabert directeur de Salagon musée et jardin que j’interviens ici en tant que président du conseil scientifique de de cet établissement donc là voilà effectivement vous avez une vue une vue par drone hein de une vue aérienne de euh de de l’établissement ce qui forme d’une certaine manière un premier niveau de contraste entre l’établissement tel qu’il fut et puis euh tel que tel qu’il peut être valorisé aujourd’hui par les les moyens techniques afférant à à à nos médias euh avant de peut-être de de rentrer dans l’examen de de ce cas et de le présenter parce que finalement je crois qu’il y a beaucoup d’entre nous ici qui ne connaissent pas le lieu et et bon il mérite qu’on en parle euh je voudrais peut-être quand même compléter un petit peu le parce que j’écoutis ma collègue claire delelfos et je pensais euh que il y avait des euh derrière la notion de milieu rural pour pour moi qui suis ethnologue anthropologue euh il y a des il y a des var variable en fait qui qui me semble importante de de souligner euh derrière la la notion de milieu rural pour moi il y a des types divers de de de culture agricole traditionnelle et sans doute que euh C ces divers types de cultures n’ont pas laissé le même héritage je veux dire par là que on va pas valoriser patrimonialement ou musé allementand le rural de la même manière dans un euh dans dans une région qui qui a été marqué par la culture intensive de de blé ou de maïs au 20e siècle ou dans une région comme celle don dont je parle où c’était plutôt une une policulture vivrière avec une toute petite agriculture voire de l’élevage élevage au vin et cetera donc tout ça joue sans doute pour l’exploitation muséale des du milieu rural de la même façon la façon dont les néoruraux depuis une cinquantaine d’années investissent les milieux ruraux euh marquent les différents territoires et je je veux croire qu’il y a une grande diversité de de manières de construire le rural comme comme culture construire le rural comme patrimoine euh de de effectivement claire Delos nous a montré des des des images euh qui nous nous parlent de certains lieux euh bon en Ardèche en séven là euh à Salagon c’est les Alpes de HauteProvence donc on est euh à à dans en l’arrière pays provinçal à 100 km d’Avignon 100 km de Marseille c’est une région où il y a eu un mouvement fort de la néoruralité euh dans les années 70 beaucoup de de de personnes sont retournées à la terre au sens de de de de viar et marié hein la la ils ont inventé la campagne dans les années 70 et et et donc évidemment on ne peut pas jouer avec cet héritage proche cette mémoire de la de la néoruralité de la même manière ici ou ailleurs et j’ai envie de penser que pour comprendre ce qui fait la diversité du milieu rural il y a encore des des des éléments plus importants tels que la religion qui détermine un type de sociabilité je pense ici en particulier aux zones protestantes ou aux zones catholiques et c’est pas du tout de la même façon que l’on aborde la sociabilité même la parenté même le lien social dans une paroisse protestante ou catholique il y aurait sans doute des belles études à à mener sur la manière dont ces différentes communautés à l’intérieur de enfin sur notre territoire national euh valorise la culture rurale et de la même façon il y a une intrication du politique et de l’économie qui est très forte je pense à expériences que j’ai eu avec le monde vigneron langue dosien où il y a une certaine manière propre à ce monde vigneron de de valoriser euh le patrimoine euh et et et de faire acte donc de musée de de concevoir des expositions même de travailler ensemble donc là il y a tout un ensemble de de facteurs qui sont contextuels et je je pouvais pas les passer sous silence après l’exposé de de Claire Delphos qui m’a donc beaucoup intéressé et qui a éveillé mon mon attention alors pour ce qui concerne donc euh Salagon le lieu dont dont nous parlons ici c’est un prioré Renaissance une église romane qui sont accollés l’un à l’autre et 6 hactares de de jardin euh l’ensemble dispose de plusieurs labels le label musée de France euh le label jardin remarquable et le label etthnopole qui est un peu moins connu qui est un Lab un label du du ministère de de la culture euh dans ce sur ce lieu donc sont conservées 1700 plantes diverses euh 15000 objets ethnographiques et le lieu accueille euh environ 30000 visiteurs parents euh donc c’est un lieu qui a été occupé dès le Néolithique qui a été christianisé ensuite et mon prédécesseur à la présidence du conseil scientifique Guy Bariol avait lui était archéologue et avait beaucoup insisté sur un certain nombre de vestiges archéologiques qui ont été trouvés dans les jardins parce que quand on creuse pour faire des jardins on trouve aussi des vestiges archéologiques il a une continuité ou une contigu ou une complémentarité entre archéologie et ethnobotanique ici et l’histoire du lieu c’est principalement elle est marquée par sa sa découverte par un un curé Pierre Martel qui qui est le curé du village de Man donc on est on est là à proximité de fortcalquier dans les Alpes de province comme je l’ai dit et ce ce monsieur Pierre Martel commence à à constituer des collections au sein d’une association qui s’appelle Alpe de lumière au pluriel Alpe au pluriel Alpe de lumière et qui est une association qui a publié beaucoup de brochures sur le le mode de la société savante locale ou de de l’érudition locale et ce ce Pierre Martel donc c’est un activiste de la culture en milieu rural dans les années 50 il il est il connaît gegean rivière bien sûr et euh et il participe non loin de là à l’URS en 1965 ou ou environ à la à la rencontre fondatrice des parcs naturels régionaux et puis dans les années 710 c’est un lieu qui est toujours associatif et qui est proche de la de la mouvance des des écomusées et puis en 1981 euh la commune a Quié le site donc la commune de de manne et puis ensuite la la propriété du lieu passera au au Conseil Général enfin conseil départemental des Alpes de Haute Provence donc c’est l’histoire d’une d’une transition d’un d’un petit musée associatif euh vers un vers un établissement public qui a une certaine importance puisqueà à à l’échelle de des Alpes de HauteProvence département rural du sud de la France euh il y a deux grands musées principaux publics qui sont le le le musée de préhistoire de Quinon et puis euh donc Salagon et euh la gestion du lieu est publique depuis 2000 euh la la direction de l’établissement est assurée par un un attaché de conservation du patrimoine et il s’agit donc à la fois d’un d’un musée d’ethnologie d’un musée de territoire consacré à la à la haute Provin et entouré de ces magnifiques euh jardin donc si si les vu d’ensemble là on les a vu alors là dans la suite de mon exposé je voudrais voilà passer à la présentation des divers volets d’action pour vous donner un peu un exemple de ce qui peut se faire dans un tel lieu et qui est assez représentatif je pense de ce qui se fait dans les dans les musées en en milieu rural ici donc sur le volet etthnobotanique et valorisation de l’ethnobotanique euh je mentionne donc l’exposition temporaire qui est actuellement en place euh à Salagon l’olivier mon arbre euh et là on voit donc des des objets qui ont été prêtés par par différents musées amis ou plus lointains et la spécificité de cette exposition c’est d’être adossé et par en partenariat avec un un musée avec pardon un programme de recherche européen financé donc par l’Université d’Avignon et des Pays du voccluse petite université sur le territoire finalement euh qui a apporté un peu clé en main un projet d’exposition donc la diapositive suivante en montre euh une autre vue euh donc c’est quand même donc euh euh une muséoographie qui est inspirée de la de la de la muséographie ethnographique euh venue de la tradition des ATP bon euh donc là on a euh euh chaque anné un roulement d’une exposition temporaire qui est en fait la plus large partie de qui occupe la plus large partie de l’espace et puis diapositive suivante s’il vous plaît une exposition complémentaire concerne enfin utilise les les les objets de la collection permanente donc là on a une exposition de phie en parallèle à à l’exposition thématique sur l’oléiculture cette année sur les jouets anciens et ça ça utilise ça réutilise tout un un fond un fond d’objet qui qui est présent donc qui collecté depuis l’époque de de Pierre Martel et ensuite on a aussi un autre volet donc diapositive suivante euh d’art contemporain chaque année des œuvres sont euh sont euh commander ou ou installer il y a aussi des Vitros qui qui qui ont été donc réalisés par aélie de nemour qui qui sont qui attirent l’attention et puis il y a encore une autre partie qui est donc sur la diapositive suivante pour s’en faire une idée c’est l’archéologie il y a une exposition permanente sur l’histoire du site qui permet d’interpréter en fait les les vestiges qui parfois ont été conservés à lors de de travaux ou de ou ou de de travaux d’aménagement ou d’excavation euh donc voilà un peu pour la la partie expo et puis euh je on peut poursuivre les diapos suivantes la diapo suivante euh témoigne du fait que sur le lieu nous accueillons aussi des formations au au patrimoine culturel immatériel notamment autour du volet etnobotanique puisque la l’établissement en tant qu’ethnopole a été associé par par le par le ministère de la culture à la à la réalisation de fiches d’inventaire donc du du du patrimoine culturel immatériel en France en particulier autour des des savoirs naturalistes ce qu’on appelé les savoirs naturalistes populaires et qui sont en fait des euh des des des dossiers documentaires réalisé autour de autour de d’usages sociaux euh de de plantes locales euh diapositive suivante euh le le le pltin œil de œil de chien par exemple le le badasson dans la langue vernaculaire qui a donné lieu qui avait donné lieu à une monographie de de Pierre lieutagui un chercheur et no botaniste local assez célèbre mais qui était très ancré sur le territoire de Haute Provence et qui a animé aussi toute sa vie un séminaire ethnobotanique qui qui fait référence en fait à l’échelle nationale et même internationale sur le site de de Salagon donc dans la diapositive suivante euh on on voit euh une une vue du du du centre de documentation où se retrouve là les les étudiants bon c’est une photo que j’ai pris dans une session que j’ai animé avec Antonin Chabert il y a 2 ou 3 ans euh où on trouve donc où où on forme à la fois les les étudiants euh des euh des universités locales partenaires enfin régional donc Avignon ex Marseille et et et Côte d’Azur Nice principalement euh donc on on forme les les étudiants euh à la collecte à la recherche documentaire dans le dans le patrimoine à la collecte euh ethnographique et euh et à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel euh donc voilà un petit peu euh comment euh euh fonctionne ce lieu euh donc vous avez compris que euh ben parce qu’il est rural aussi il a besoin euh de se diversifier d’être multiple d’être composite avec euh donc la partie exposition la partie formation la partie jardin et tout ça en en diversité euh peut-être que la diapositive suivante euh oui illustre euh donc donne donne la référence d’un blog de recherche où sont publiés en ligne les actes de certains séminaire donc il y a une activité éditoriale aussi d’ailleurs bon en fait je peux pas tout dire en peu de temps mais l’idée c’est aussi de vous de vous inviter à à venir dans ce lieu euh le la la dernière diapositive présente effectivement les euh c’est un petit coup de pub quoi pour vous donner l’adresse donc à Man au priori à Man et puis les les les horaires les horaires de visite euh donc les publications ben font complètes en fait le le panorama que que j’ai euh dressé ici puisqu’il y a une activité de recherche et j’ai envie de dire que euh bon en fait aujourd’hui on peut pas de manière légitime ou tenable opposer urbain et rural euh puisque là on est dans un lieu qui de fait est rural cultive un héritage de la ruralité mais se situe enfin au centre de d’un ensemble de de réseaux de réseaux qui sont largement internationalisés largement globalisés largement ouverts aussi sur les la métropole les métropoles voisines exve Marseille et et en particulier quoi euh donc voilà peut-être que ça ça permet là de de faire un tour d’horizon et puis j’ai pas parlé on avait prévu de parler un petit peu des des réseaux de musées mais on y reviendra je crois que la la prochaine intervenante va nous parler plus amplement d’un réseau de musée dans un autre dans une autre région française et si vous voulez dans la discussion on pourra revenir sur la la question des des relations que nous avons car nous en avons avec avec les autres musées ruraux de de la région euh voilà bon merci donc pour votre écoute et je me tiens prè à vos à vos remarque vos questions merci beaucoup bah vous avez fait la vous avez fait la transition pour moi avec l’intervenante suivante mais je voudrais souligner plusieurs points que vous que vous avez euh que vous avez que vous avez signalé avec une grande justesse c’est qu’à la fois on ne peut pas uniformiser le rural en France je pense que c’est très important je pense qu’ aucun d’entre nous ne le fait mais je pense que c’est quand même très important de de le redire comme vous le dites c’est-à-dire qu’ aussi chaque chaque lieu a son histoire et c’est aussi la spécificité de l’ensemble des musées don dont vous par parler tout en ayant je pense aussi euh ce que vous soullignez bien c’est que on débat aussi aujourd’hui énormément de la diversité de la diversification des collections dans les musées et en fait le l’exemple que que vous avez euh enfin la manière de travailler les collections dont vous avez parlé c’est et déjà emblématiquement sur cette question de la diversité des collections et comment les collections se parlent entre elles à travers les strates d’histoire et euh et finalement sans aucune opposition entre entre entre botanique art contemporain archéologie et euh je voudrais aussi et donc d’une certaine manière aussi que ce comme vous le disiez euh il n’y a pas non plus de d’opposition entre le global et le local euh si je je veux je je vous me permettez ces mots un peu caricaturau mais qui reviennent souvent dans dans le débat et je pense que c’est important aussi de le souligner comme comme claire en avait parlé euh c’est aussi que euh euh il faut sortir de cette idée d’un euh d’échange à sens unique euh vous avez et par et je pense que c’est très important le fait que vous ayez beaucoup souligné la forme le volet formation le volet bloc de recherche et je soulligne parce que nous en avions parler que vous que vous participez également à des programmes européens liés à l’Université d’Avignon donc que cette question de du partage de la recherche et de la formation il est fondamental quel que soit le lieu où on en est où on y est où on est pardon et c’est je crois qu’il faut prendre au sérieux chaque lieu et c’est c’est ça qui est très important lors qu’on traite de de de ruralité et qui et ce qui est souvent il y a souvent une accusation qui qui est portée à à à des gens qui viendrai de l’extérieur que on leur dit ils sont on dit deux il sont hors sol alors ça ça devient je veux dire ça devient quelque chose qui est récurrent dans dans les discussions des des communités de pilotage d’exposition ou ou participe des des des agents territoriaux ou des élus et et je crois que c’est important de de garder à l’esprit cette spécificité des lieux et cette richesse que merci beauoup merci beaucoup et donc je euh la transition est toute trouvé avec avec avec l’intervention de de de Marie Lecasseur qui est responsable du service conservation et valorisation du patrimoine du département de la Meuse dont dont l’organisation est est justement emblématique de cette réflexion autour du réseau et justement autour du réseau quel qui dépasse les les notions de les notions aussi bien de de patrimoine comme d’une certaine manière d’organisation territoriale euh vous Marie lecassur vous êtes spécialisé en architecture de la première Renaissance et également en médiation culturelle vous avez été responsable du musée Joakim du Bellet de Liré animatrice du patrimoine de la ville d’art et d’histoire de de Vitré et vous êtes depuis depuis presque 20 ans responsable de ce service conservation et valorisation du patrimoine des et des musées du département de la Meuse dont les missions sont centrées sur la notamment sur la gestion scientifique de collection de SEP musées labellisé Musée de France et vous allez nous parler justement de comment est-ce que on on on travaille en réseau dans le département de la [Musique] Meuse merci bonjour à tous merci pour l’invitation donc on peut lancer le diaporama euh donc j’ai commencé le diaporama pour vous montrer le cadre de travail qui est le mien qui est celui du service d’un des deux pôles du service donc la résidence d’été de l’ancien président Raymond PointCarré qui était mien d’origine et qui a légué cette résidence au département et en 86 le département a choisi donc d’installer la conservation départementale des musées de la Meuse dans ce château et là voilà on est en plein dans la transversalité entre musée patrimoine jardin histoire donc on peut passer à la diapositive suivante euh donc nous sommes une conservation départementale de musée donc un service départemental euh qui gère scientifiquement vous l’avez dit SEP musées deux musées départementaux le musée raymondp cararré à sampini dans le sudmeusien la photo que vous venez de voir et le musée de la bière àenet tout proche de la du de la frontière belge où là j’ai il y a un deuxième pôle en fait du service puisque vous voyez l’étendue du territoire il faut plus de 2h3 pour aller du Sud au nordmeusien euh donc pour mutualiser les moyens économ isé le temps de route deux pôles se sont formés avec la départementalisation du musée de la bière puisque ce musée était aussi un musée associatif lors de sa création en 86 j’y reviendrai le département a accepté de le départementaliser en 2008 donc pôle sudmeusien où je suis basée à sintini où on gère toute l’administratif le financier et Paul normesien au musée de la bière où j’ai une adjointe qui gère vous le voyez le musée d’argon à varen en argon et le musée Jul Bastien le page à montmédi et dans le sud meien moi je suis plus particulièrement les quatre autres musées municipaux que l’on gère musée d’art sacré à saint-miel musée de la céramique et de l’ivoire à commerci musée Jean d’Arc à vos couleurs et euh et et et euh non voilà trois autres pardon je je me trompe le musée Barois pardon et le musée de la Princerie que vous voyez sur la carte sont deux autres musées laabellisé musée de France mais qui eux ne dépendent pas scientifiquement de notre service alors combien même il dépendait de notre service quand je suis arrivée en 2023 puisque mon prédécesseur s Philippe pagota avait donc la gestion de ces neuf musées sauf que c’était quand même des musées d’agglomération barlededuc estant la ville cent la ville préfectorale qui fait un peu environ 17000 habitants avec l’agglomération musée de la Princerie Verdin non pas préfecture sous-préfecture mais agglomération de 20000 habitants et à l’époque je gérais aussi ces deux autres musées sauf que j’estimais que vu le peu de moyens humains qui était à notre disposition la logique était quand même que ces musées reviennent en gestion administrative au aux villes puis au agglomération depuis et ça a été le cas dans le temps euh puisque le musée de la prinserie nous ne l’avons plus en gestion scientifique depuis 2009 voilà donc diapositive suivante donc je vais vous présenter chacun de ces moner la diversité des collections que l’on gère euh mais avant quand même vous dire parce que vous vous posez peut-être la question on gère quand même scientifiquement se musée notre service s’appelle aussi depuis pratiquement une dizaine d’années non plus conservation départementale des musées de la Meuse mais service valorisation et conservation du patrimoine et des musées puisque depuis 2002 nous avons une convention avec alors d’abord c’était l’état aujourd’hui la région laoren Grand Est pour l’inventaire général du patrimoine donc mise en valeur du patrimoine et certains des musées congère sont pleinement en lien avec ce patrimoine et donc l’équipe que nous qui est composé d’aujourd’hui euh 14 personnes environ euh divisé sur les deux pôles 8 à sampin si à se tenait gère donc scientifiquement c’est cette musée plus la valorisation du patrimoine vous voyez une économie de moyens à l’échelle quand même départementale d’où le fait que je vous disais que barlededuc et Verdin c’était peut-être un peu trop euh donc sur chaque pôle en fait un une un enfin l’équivalent d’un d’un en fonction d’un conservateur du patrimoine une régisseuse des collections un technicien une administrative et euh médiateur euh médiateur auprès des public et la personne aussi qui s’occupe de tout l’accueil euh tout l’accueil du public voilà seulement 14 personnes donc le musée point carré dont vous avez vu la photo extérieure tout à l’heure euh donc qui bien évidemment met en valeur la vie de raymondcarré euh président donc durant la Première Guerre mondiale il est élu président euh en décembre 2013 juste avant euh euh très peu de temps avant que la Première Guerre mondiale soit déclarée et Point Carré n’a pas eu d’enfant et donc il a souhaité après sa mort que ce château devienne un orphelina pour les pupilles de l’État ce qu’il a été jusqu’à la fin des années 70 et le département voilà ensuite a décidé de de le transformer en musée et puis vous avez vu ce ce très beau jardin euh donc il faut avoir aussi en tête que oui vous pouvez passer au musée de la bière pas de problème euh je vous parlais de SEP musée donc c’est une base de données AC muséo qui est la nôtre qui représente 78000 objets donc pour Point Carré environ 5000 objets le 2è musée départemental depuis 2008 je vous le disais tout à l’heure le musée de la bière de stenet donc là pareil on est en plein dans ce que disait la seconde intervenante musée à la fois d’ethnologie patrimoine industriel euh voilà très local installé dans une ancienne ie au 19e siècle le musée de la bière de stenis c’est 56000 entrées environ donc la majorité de nos collections sur notre base acti muséo et c’est 2000 m² le musée de de sampini est beaucoup plus petit musée de la bière 2000 m² que l’on a entièrement réhabilité en interne donc quand on parle aussi de mutualisation et d’économie de moyen euh voilà c’est à l’époque trois agents techniques que j’avais et pour 400000 € entre 2003 et 2000 2008 nous avons refait toute la muséographie du musée de la bière de stoné en interne alors intéressant aussi au niveau du musée de la bière de stenis que je tenais à souligner quand on parle de mutualisation en milieu rural c’est que ce musée a pu être départementalisé je pense du fait qu’il y a vraiment eu une volonté à la fois municipale et de l’association qui l’a créé comme je vous disais dans les années 80 le groupement archéologique donc qui a constitué la majorité de ces collections en récupérant en fait dans les années 80 toutes ces brasseries qui dans l’Est de la France fermaient les unes après les autres aujourd’hui les micrrasseurs reouvre et toutes les grandes brasseries industrielles dans les années 80 fermaient et plutôt que tout soit jeté très concrètement à la déchetterie cette association a eu un rôle patrimonial en récupérant toutes ces collections qui ont été labellisé Musée de France en 2002 que l’on a inventorié 56000 entrées mais c’est plus de 250000 objets parce qu’on a beaucoup de l’eau et qui a permis donc de sauver tout ce patrimoine ri brassicol et en terme de collection on est vraiment le musée de référence en Europe sur la bière et donc ce qui est intéressant c’est que c’est une gestion tripartite du site donc à la fois par le Département euh de la Meuse pour puisque la propriété des collections nous sommes passés en 2012 devant le Haut Conseil des musées de France pour transférer la propriété des collections du l’association au département la ville s’était engagée à restaurer le bâtiment 2000 m rien ancienne malterie euh depuis plus de 15 ans la ville a fait plus d’un million de travaux dessus et assure aujourd’hui tous les flux électricité eau et cetera et le département lui tout ce qui est lié à la sécurité des œuvres et un musée de la bière ne serait pas un musée de la bière sans sa taverne bien évidemment pour finir la visite ce qui attire aussi beaucoup le public et c’est le groupement archéologique l’association qui depuis 2008 continue à tenir euh la taverne ce qui était beaucoup plus simple pour nous collectivité plutôt Plô d’avoir une licence 4 et le groupement archéologique continuant toujours aussi à avoir un rôle culturel très important puisqu’on a une salle d’exposition temporaire importante mais qui est ouverte à des expositions culturelles sur d’autres thématiques que le musée de la bière et que le groupement archéologique peut utiliser voilà diapositive suivante oui ben alors là on va passer pardon parce que c’était une teaser musée d’art sacré de Saint miiel donc là on est pleinement aussi dans la mise en valeur du patrimoine donc ce musée a ouvert en 96 et au début des années 90 le projet est né donc de faire ce musée dans l’ancienne les anciens bâtiments d’une abée bénédictine du 18e désaffecté et heureusement non détruite à la Révolution euh avec pour vocation patrimoniale d’y mettre en dépôt tous les objets du culte euh en désérrance risquant d’être abîmé de se voler dans les sacristies dans les églises n’étant plus utilisé aujourd’hui euh pour le culte donc en fait ce musée euh qui possède environ 5000 objets est constitué pour plus de 80 % de dépôts euh des communes meusiennes et donc c’est toute une gestion aussi très importante de convention cadré partite entre la commune puisque le musée est municipal qui accueille ces objets nous au titre de la gestion scientifique la commune de saintel pardon la commune dépositaire qui reste propriétaire des objets et qui peut les récupérer à tout moment d’ailleurs tout au long de l’année on a des objets qui repartent dans les communes lors des fêtes patronales même un très beau on a un très beau bras reliire de 1500 qui vaut une petite fortune euh qui retourne à ton Châtel dans sa ville d’origine chaque année euh pour la fête patronale et puis enfin une convention aussi avec la région avec laadrac le préfet de région pour les objets pour la plupart les objets que vous voyez ici présentés dans les vitrines qui sont classés ou inscrits monument historiquees voilà donc on est en plein dans une mise en valeur du patrimoine sachant que ce type de musée était le premier à voir le jour en France me semble-t-il au donc milieu des années 90 et qu’il en existe tout juste une dizaine en France et nombre de départements de seawa nous envit et nous téléphoneent régulièrement pour savoir comment nous fonctionnons diapositive suivante musée de la céramique et de l’ivoire à commerci euh non pas qu’il y ait une production d’ivoir ou de céramique à commerci pas du tout la d’un propriétaire privé le docteur Boyer au début du 20e siècle là aussi sans descendance qui avait qui était un collectionneur passionné notamment d’ivoir et et de céramique et donc de salles musée installé dans les anciens bains-douches de la ville municipale donc là aussi lien avec le patrimoine et exposition temporaire pour beaucoup avec des artistes contemporains euh même si cette année on met en valeur le fond peinture euh et qu’on a un partenariat avec le musée des beauxart danger pour ce fond peinture qui est en réserve et qui n’est pas visible diapositive suivante le musée Jeanne d’c à vos couleurs puisque Jeanne d’c on la connaît plus particulièrement don réi dans les vauges d’où elle est origine mais vos couleurs qui est tout juste à une vingtaine de kilomètres l’épopée johannique démarre à vos couleurs puisque c’est le suur de brudricour qui donne qui arme Jean d’c qui va rencontrer donc le futur roi Charles 7 à Chinon et donc donc on est le musée de référence même si c’est un tout petit musée voyez une des salles on a quatre petites salles qui est qui montre l’évolution de l’imagerie johannique au fil des siècles donc depuis la Jeanne des Chevin en passant par la Jeane de Marie d’Orléan et sa récupération aussi bien par l’Église catholique le religieux que par les laïques la République voilà la publicité même on a une salle dédié à la publicité on parlait de fromage à un moment on a on a vendu du brinmot à l’ephigie de jendar diapositive suivante musée de varen en argon euh donc un musée ethnographique assez hétéroclite euh qui évoque à la fois la guerre des mines alors un musée qui date des années 70 c’est le dernier musée des sept musées qu’on gè scientifiquement qui n’a pas été repris depuis les années 70 muséographiquement euh guerre des mines donc de la guerre 1418 c’est aussi varen en argon bien évidemment le lieu de l’arrestation de Louis X et puis ethnographie à travers la production du verre la production de la faillance l’argon était très riche en bois en verre et depuis la préhistoire en passant par les galau Romains on a des productions très importantes sur ces thématiques diapositive suivante le musée sopage et de la fortification à montmédi donc sur deux thématiques très différentes puisque ce musée est dans une citadelle donc plus un centre d’interprétation dans lequel on a des objets qui sont la bellisé musée de France pour montrer l’évolution euh de de cette science de la fortification depuis l’airre préhistorique là aussi jusqu’à l’époque moderne et puis en rez-de-chaussée deux salles dédiées à Jul Bastien le page et dans ce cadre on a eu l’immense chance j’étais là en 2007 de faire une grande exposition rétrospective avec le musée d’Orsay euh sur Bastien le page alors non pas à mon midi parce que le musée était beaucoup trop petit mais au Centre Mondial de la Paix à Verdin et on a des œuvres qui sont venus du monde entier euh pour faire cette exposition monographique qui a d’abord été présentée à hset puis chez nous en mon et là bien c Le Page peintre de la paysannerie suiveur de millet qu bien même il n’appartient à aucune école peintre de la seconde moitié du 19e siècle qui est connu il y a son tableau le plus célèbre lesfins qui est au musée d’orset euh il était portraitiste et il vit il a très bien vécu de son vivant de la de la vente des portraits mais euh il est connu aujourd’hui voilà pour C ces peintures de la paysannerie il est quelque peu tombé dans l’oubli ce qui est dommage mais nous avons la voilà nous sommes le musée de référence sur Jul Bastien le page qui était originaire de dvillet un village pas très loin de mon midi diapositive suivante donc je vous en ai parlé tout à l’heure les musées de la Princerie et les musée Barois deux musées les plus anciens musées CRE au 19e siècle très éclectique comme beaucoup de petits musées de province avec des collections ethno égyptienne africaine en allant jusqu’à l’art contemporain à gauche là vous voyez une œuvre de d’ipousé Guy qui est aussi un grand sculpteur du du 20e siècle né aussi en Meuse dont une de ses œuvres était au musée Barois alors le musée Barois aujourd’hui est fermé il est en cours de réhabilitation chantier de collection voilà il rouvrira dans dans quelques années diapositive suivante donc je vous parlais tout à l’heure du fait que notre service s’occupe de valorisation du patrimoine donc avec la création d’un poste à temps complet sur le sujet depuis environ 7 8 ans maintenant nous avons pu mettre en place des itinéraires patrimoniaux vous voyez ici sur alors le premier qu’on a mis en place c’était l’itinéraire ligirier lier Richier qui est un grand artiste de la renaissance du 16e siècle malheureusement qui n’est pas suffisamment connu au niveau national ou international mais dans les salles du musée du louve dédié à la Renaissance il y a deux œuvres de Ligier richichier et j’ai eu la chance alors là encore lien entre patrimoine et musée en 2017 2016 nous avons eu le leg d’une statue une Sainte-Élisabeth j’aurais dû mettre la photo on était limité en nombre de diapo je l’ai pas mise une sainteélisabeth et j’ai on a créé tout un comité scientifique notamment avec Sophie Jugi l’actuel responsable de département sculpture du musée du Louvre jeeviens de biresque sa prédécesseur on a travaillé avec le CD RMF pour la resturation de l’œuvre Paulette chôet responsable de la sculpture Lorine pour vraiment attribuer cette œuvre à lierichier et mené toute une enquête vérifier que l’œuvre qui avait été achetée par la famille qui nous l’a légué par ses descendants n’avait pas été spolié au Juif pendant la Seconde Guerre mondiale enfin voilà c’est toute une enquête qui a pu être faite et vous parliez tout à l’heure de vant des forêts on a pu travailler aussi avec vent des forêts puisque V des forêt a fait appel à Neel zer un artiste contemporain affichiste qui a créé un une œuvre d’art que l’on trouve sur un des sentiers devant des forêts qui retrace toute l’histoire de cette sainte- Élisabeth qui serait beaucoup trop complexe à vous raconter aujourd’hui mais voilà ça a été un un grand événement et euh voilà qui qui restera dans ma mémoire professionnel donc ligierichier itinéraire ligierichier les églises remarquables de Meuse là c’était en lien avec le diocèse puisque c’était la commission d’art sacré du diocèse de Verdin qui depuis des années souhaitait faire faire une brochure sur les églises remarquables de l’ameuse qui nous a demandé de faire partie de de leur bureau et finalement faute de moyens c’est notre service qui a fait le travail scientifique de travail de reconnaissance aussi dans plus de 200 églises pour retenir 119 et puis surtout cette plaquette par rapport à d’autres qui peuvent exister on avait à cœur que les communes y adèent ouvre et nous donne les conditions à quel moment et comment on peut avoir les clés de l’église si l’église est fermée et quand est-ce qu’elle est ouverte voilà donc elle existe depuis 2018 cette plaquette depuis c’est le département qui l’a repris à sa charge c’est un gros travail de suivi puisque par exemple à chaque élection bah il faut réécrire aux 119 communes le redemander c’est toujours les sont toujours d’accord pour faire parti de la plaquette quelles sont les conditions d’ouverture et cetera itinéraire du ilot Donzé plus d’une vingtaine de points dans laameuse là aussi en lien avec Valérie donzell la céleste célèbre cinéaste qui a été là lors qu’on a inauguré le parcours en 2019 et puis on a lancé en 21 une route des Abé et on travaille depuis 2 ans maintenant sur les 1 % artistiques voilà et qu’on mettra en avant d’ici 1 2 ans notamment les œuvres dans les collèges que l’on gère alors notre service en plus du patrimoine au titre du patrimoine donc diapositive suivante met en valeur les sites gallor romains on subventionne les associations notamment de Nasum ou de ceom qui valorisent ces deux le site d’importance et on subventionne aussi les chantiers de jeunes bénévoles type rempard été donc c’est notre service qui adjet pour ça alors intéressant aussi c’est vrai que je l’ai pas précisé tout à l’heure quand quand je parlais de l’itinéraire don zée le département à ce titre là donc là c’était au titre de l’inventaire général du patrimoine euh les élus avaient acté parce que l’itinéraire dans ée aujourd’hui aucune des œuvres alors c’est en cours auprès de la DRAC aucune des œuvres n’est classée ou inscrite mon historique ça ça le sera je pense dans l’avenir pour deux trois sites au moins au niveau de l’inscription et les élus ont ont vraiment appuyé politiquement pour faire voter un budget dédié c’est plus de 400000 € qu’on a mis en place pour mettre en en euuvre cet itinéraire faire en sorte que les œuvres quand les d’autres uvres par exemple des pitas du 16e siècle en bois qui étaient pas sécurisé soit sécurisé dans les églises pour qu’elle puisse être ouvertees qu’on puisse aider les communes à hauteur de 5 50 % à restaurer les fresques parce que si même si les fresques datent des années 20 300 dans des églises de la reconstruction euh en en béton et cetera mal mal mal ventilé aujourd’hui il y a des remontées de sel les les fresques nécessite d’être restauré et même certaines fraises que malheureusement ont été ont disparu presque un siècle après et puis on a aussi mis on a subventionné aussi à plus de 50 % la mise en place d’un éclairage automatique lorsque les visiteurs rentrent dans l’église l’éclair se mettre en route parce que quand vous arrivez en période hivernale ou automnale et que vous ne voyez rien des fresques dans l’église ça ne sert absolument rien voilà donc vraiment une volonté de de mettre en valeur ce patrimoine et d’aider les collectivités à le mettre en valeur diapositive suivante euh nous avons eu à cœur aussi voilà de mettre en place une stratégie numérique alors en plein pendant la covid hein nous avons eu la chance de travailler avec Monsieur Omer qui est bien connu je pense du monde des musées pour sal Lê muséodrome qui a accepté d’être notre amo donc aussi bien au niveau de l’accompagnement de cette stratégie numérique donc à l’échelle de notre service hein je vous ai dit on est très peu nombreux on a peu de moyens financiers je vous l’ai pas dit mais pour vous donner une idée on gère quand même vous l’ai dit donc scientifiquement de musées départementaux plus toute la communication de ce réseau des musées euh c’est un budget de 400000 € entre 150000 € d’investissement et 250000 € de fonctionnement voilà donc c’est vraiment pas énorme donc il nous a aidé à lancer mieux mettre en avant notre page facebook lancer notre page Instagram créer notre marque muséeuse et sa charte graphique euh et en et aussi nous avions à cœur de mettre en place une application numérique de visite donc en PWA aujourd’hui donc qui se télécharge par web euh et qu’on a lancé là juste en avril de cette année voilà avec la société é orpéo donc Homer Pesquer et son collègue Michel nous a vraiment accompagné puisque il a fallu faire un appel une consultation pour mettre en place cette application qui fonctionne parfaitement et dont je vous ai mis ici de trois images suivante euh donc on essaie aussi bah de rester dans l’air du temps hein de ludifier nos musées puisque on le sait bien nos visiteurs aujourd’hui pour faire venir le le public famille le public enfant dans un territoire rural qui est malgré tout vieillissant je suis parti sur les chapaux de roues j’ai oublié de vous dire que la Meuse en 2012 c’était 192000 habitants mais je sais qu’aujourd’hui on a diminué en terme de population et que les chiffres même d’évolution de la population sont plutôt alarmant puisqu’on parle en 2050 d’une population à 140000 150000 habitants seulement euh 31 habitants au kilomè Carr commerci la 3è ville de Meux c’est moins de 6000 habitants ça vous donne un ordre d’idée euh je ne l’ai pas dit non plus et je pense que c’est important l’ensemble du réseau des musées qu’on gère donc les neuf musées euh c’est so avant covid c’était jusqu’à 68000 visiteurs par an aprs post covid on on réaugmente on était l’année dernière environ 600000 visiteurs avec bien évidemment le musée de la bière 20000 visiteurs puisque c’est lui le mieux placé géographiquement et par la thématique et donc voilà on a mis en place des escape GAM c’est celui que vous voyez en haut à gauche au musée de sampini euh sur les les enfants du Clos je vous ai parlé de la période orphelina donc en lien avec la période de l’orphelina et on a un escape game sur pasteur les levures depuis 2 ans au musée de la bière où on peut accueillir aussi via un escape game des scolaires et puis sur le site de sampini qui est aussi un jardin on travaille avec la LPO depuis des nombreuses années on est labellisé refuge LPO j’espère qu’on va être ens espace naturel sensible et on a mis en place voyez ces jeux didactiques euh qui ont été inaugurés aussi cette année pour de manière ludique que les familles les enfants à la fois découvreent la faune la flore du site et les différents aspects historiques du site voilà je crois que je suis arrivée au bout euh je ne vous ai pas dit on parlait d’innovation on était plutôt assez fi en 2018 c’était la 2e année je crois que le ministère de la Culture a tribu et label hors les murs euh pour la 2e année nous y avions postulé nous avions eu le label puisque depuis près de 10 ans donc nous emmenons les collections des musées pour faire du hors les murs donc aussi bien dans les prisons pour des ateliers chaque année que nous organisons même avec un rappeur et dans les epads voilà chaque mois il y a des ateliers dans les éepads avec sur des thématiques variées que les résidents choisissent autour de nos collections merci beaucoup merci beaucoup pour cette pour cette très riche présentation et qui qui qui qui révèle justement ce qu’on évoquait aussi depuis depuis le le début qui est comment travaille-t-on en réseau comment comment mutualise-t-on mais tout en gardant sa spécificité comment construit-on aussi je vois une circulation de public comme vous disiez 60000 personnes sur sur un département de 190000 habitants c’est c’est énorme en proportion ça veut dire vous avez un/ers de de de de visiteurs qui un tiers de visiteur proportionnellement à votre à votre à votre à votre population merci aussi beaucoup pour pour rappeler combien aussi euh ce travail scientifique et la et la et et la la qualité de ce travail scientifique peut être mené dans des échelles très différentes et ça c’est très important de le souligner en terme de de collaboration merci beaucoup et aussi sur ce comment est-ce que on on on le le patrimoine et les musées qu je dis patrimoine au sens gestion de euh du du patrimoine mobilier et aussi immobilier peut peut se peut se rejoindre merci beaucoup pour cette présentation et justement sur sur cette question aussi de de l’itinérance de la circulation de la mutualisation je vais laisser la parole à à Selma toprac Denis qui est directrice adjointe des publics et chef du service de la médiation culturelle au centre pourtitou depuis 3 ans euh qui donc pilote beaucoup d’aspects de la médiation culturel euh au au Centre Pompidou et qui va nous parler part qui a été aussi euh euh qui a qui a également travailler au festival Normandie Impressionniste était secrétaire général de tram réseau en art contemporain euh tram réseau art contemporain Paris Île-de-France et qui donc a a une expérience forte sur cette question de de la circulation et qui va nous parler particulièrement pour le Centre Pompidou du dispositif mumeau musée mobile et du euh et de ce partenariat entre mumeau et le sonent Pompidou depuis 2022 et notamment d’un certain nombre d’étapes qui se de mumeau en zone en zone rurale tout comme en quartier de politique de la de la ville Selma Selma je je vous laisse la parole merci bonsoir bonsoir à toutes et tous je suis très heureuse d’être parmi vous merci de cette invitation alors avant d’entrer effectivement dans le vif du sujet nos actions en direction de la ruralité et du MuMo je vais faire une très brève introduction sur le Centre Pompidou puisqu’on est effectivement très loin du territoire rural quand on pense au Centre Pompidou souvent on pense d’abord à son architecture à ce bâtiment que vous voyez à l’écran qui est ce bâtiment créé par Renzo Piano et Richard Rogers qui a ouvert en 77 et qui est au cœur de Paris ensuite ceux qui nous connaissent un peu mieux pens à notre collection à l’art moderne et contemporain et à l’interdisciplinarité qui nous caractérise puisque le Centre Pompidou ce n’est pas pas seulement un musée nous avons aussi une nous hébergeons aussi une grande bibliothèque la Bibliothèque publique d’information nous avons un département culture récréation nous sommes associés à l’Ircam et nous menons de nombreux projets en France et à l’étranger alors la dimension rurale dans tout ça on la retrouve à travers notre mission qui est celle d’un établissement public national et qui inclut évidemment les territoires ruraux alors ça se traduit par une la politique de prêt qui est très active nous prê environ 6000 uvres par an donc la moitié en France et sur cette moitié environ 40 % hors de Paris autre aspect qui a voilà la question de la mobilité de la circulation a été travaillé tout au long de l’histoire du cent Pompidou je retiens un titre d’exemple le Centre Pompidou mobile qui avait été créé par Patrick Bouchin en 2012 c’était ce vaste chapitau démontable qui allait de ville en ville le 40e anniversaire du centre en 2017 où nous avons des activités dans 40 villes et lieux en partout en France aujourd’hui notre désir est plutôt travailler dans une logique de cononstruction avec des partenaires et je vais présenter très rapidement parce que ça me semble être un exemple emblématique de cette logique de cononstruction cette exposition qui ouvre fin juin au puits en Velet donc je vous invite à aller au puit en Velet pour voir cette exposition qui s’intitule à travers champ euh qui a été vraiment construite en partenariat avec le musée croosatier sur la question de la représentation de l’univers de la ruralité alors le ce partenariat passe par le Commissariat Général qui est assuré par leyudec qui est la conservatrice en chef du patrimoine et directrice du musée croosatier et le commissariat scientifique assuré par Christian Brillen qui est le chef du service des collections modernes auon Pompidou et Nathalie hernou qui est attaché de conservation au sein du Centre Pompidou aussi et en complément cette exposition le musée croatier va valoriser plusieurs éléments de ses collections patrimoniales en lien avec la thématique de la ruralité autre aspect relatif à la circulation des œuvres et ce sera sur la diapositive suivante s’il vous plaît les un jour une œuvres donc les un jour une œuvre ce sont des disposit c’est un dispositif que nous avons créé pour faire circuler les œuvres en île-de-fance et aller au plus près des publics dit éloignés alors les publics sont éloignés géographiquement du S Pompidou mais peuvent aussi être éloignés socialement ou parfois dans l’incapacité de se déplacer et de venir jusqu’à nous pour différentes raisons he qui peuv être des raisons de santé ou euh parce qu’ils sont détenus ou voilà enfin toutes sortes de raisons euh alors emmener une œuvre euh à l’extérieur dans un lieu non muséal ça soulève plusieurs défis euh puisqu’il faut effectivement organiser le transport de l’œuvre et organiser avec très peu de moyens et avec les moyens du bord une présentation et surtout euh créer tout un dispositif de médiation autour puisque l’idée c’est qu’il ait à la fois la présentation de l’œuvre l’avenue d’un conservateur ou d’un conférencier qui fait une conférence à destination du public adul qui souvent est présent toute la journée à proximité de l’œuvre pour pouvoir échanger avec les gens qui viennent et des propositions qui sont faites à l’intention du jeune public puisque l’idée aussi c’est de faire en sorte que quand une œuv se déplace et que nous l’accompagnons au titre de la direction de public on préserve vraiment la touche sans pomp Pidou en matière de médiation alors notre touche sans Pompidou on pourrait passer beaucoup de temps pour la définir mais je pense que c’est déjà travaillé avec des artistes dans une approche pluridisciplinaire pluridisciplinaire et surtout inviter les visiteurs à une expérience sensible qui passe par le faire et par le geste donc ici vous voyez le petit dépliant qu’on présente toujours en lien avec les œuvres vous apercevez à la médiathèque donc de balencour suron qui est une petite commune au sud de l’île-de-fance qui fait à peu près 7000 habitants cette sculpture de mécha GABA et en bas une petite photo d’un atelier qui a été créé par une jeune artiste Wendy owouu qu’on a qu’on a invité qui était présente ce jour-là nous présentons toutes sortes d’œuvres de la collection dans ce type de contexte la prochaine ce sera celle de Nicolas de Stal qui part à Massie fin juin autrep positif on a aussi notre façon de travailler passe aussi par le fait de passer des commandes à des artistes donc on a commandé à matalie crassé qui qui est designer un manège enfin nous a proposé de réaliser un manè on a réfléchi avec elle à la façon de pouvoir créer un dispositif qu’on peut installer et laisser pour plusieurs semaines ou plusieurs mois auprès d’une structure d’accueil dans un voilà dans dans un un équipement qui peut être un équipement patrimonial une commune nous on se charge d’apporter le manège de le monter de former l’équipe de médiation sur place et ensuite l’équipe anime et active ce manège qui n’a pas besoin d’électricité puisque il est propulsé par l’énergie des parents qui pédalent pour faire tourner les les différents voilà les les différents aspects du manège avec une petite création sonore de Dominique Dalcan en fond d’écran donc l’idée aussi c’est de de permettre une une approche de la création contemporaine du design contemporain nous avons dans notre enfin notre collection à un secteur design important mais de le faire aussi toujours à travers des dispositifs qui sont manipulables et activables autre dispositif qui sera présenté sur la diapositive suivante la fabrique mobile alors claire delelfos évoqué tous ces dispositifs mobiles je sais que nous sommes nombreux à en avoir le nôre a été créé pour répondre à un besoin qui était le besoin de collectivité locale en Île-de-France qui nous demandait régulièrement de pouvoir intervenir sur leur territoire avec des ateliers qui puissent se déployer facilement aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur toujours le lien avec la touche S Pompidou en médiation nous travaill nous proposons toujours des ateliers qui sont créés par soit des architectes soit des designers soit des artistes ici sur les photos vous voyez en haut le le masque que s’est créé la petite fille est un dispositif qui até créé par bold design et les deux autres sont créés par une architecte qui s’appelle Émilie Kenet et qui renvoie voilà aux couleurs primaires à l’architecture du centre autour de l’atelier on peut bien sûr construire tout un tout un récit tout un propos de médiation qui va ensuite inviter les visiteurs à venir au cent Pompidou et à et à faire connaissance avec tout ce qu’on peut avoir à leur offrir et là aussi euh on travaille de plus en plus en construction avec les partenaires locaux puisqu’on apporte le dispositif on prévoit des temps de formation à destination d’équipe qui peuvent ensuite l’activer au rythme où ils le souhaitent auprès des publics qu’il souhaitent donc ça c’est ce temps de formation est vraiment très important c’est quelque chose sur lequel on a beaucoup enfin qu’on a beaucoup renforcé ces dernières années autre type de projet nous travaillons aussi beaucoup euh à la circulation d’ateliers que nous faisons pour le Centre Pompidou notamment des ateliers pour les tout petits pour les 02 ans et beaucoup de structures du type médithèch mais aussi établissement pénitentia centre culturel centre socioculturels sont très demandeuses de ce type de d’atelier et nous menons bien sûr des projets d’éducation artistique et culturelle au long cours avec des artistes beaucoup en Île-de-France mais aussi euh un petit peu plus loin je pense à un projet qui a été mené euh au sein du pays Centre-Ouest Bretagne avec des élèves d’un lycée agricole euh était évoqué un peu plusutôt euh tout cet engagement des lycées agricole en lien avec la création contemporaine et c’est vrai qu’on a aussi euh beaucoup travaillé avec eux maintenant je vais vraiment venir euh au mumeau et faire un focus sur le mumeo que vous allez que vous voyez à l’écran alors le mumeo c’est un projet partenariat c’est d’abord euh un projet qui a été créé par euh Ingrid brochchard euh avec un premier camion qui était créé dans un container que vous voyez en haut à gauche euh qui a été créé en 2011 ensuite un deuxème Humo a été créé et qui est toujours en circulation il a été designé par matelie crassé et il circule avec des œuvres des FRC et du Knap et il circule actuellement partout en France le trisème Humo donc qui est en circulation depuis juin 2022 a été créé par l’agence HRO Arnod architecture et en collaboration tion avec l’artiste Ken de coning c’est vraiment un projet partenarial puisque nous travaillons donc avec l’association qui est qui a été fondée paren grchard et qui a créé le mumeau avec la Fondation explora qui nous a soutenu pour la construction du camion et avec bien sûr le soutien du ministère de la culture et des différentes collectivités locales qui accueillent les tournées du muou alors on va entrer un peu plus dans l’architecture du on sur la dispositive suivante sur les visuels qui ont été fournis par les architectes vous voyez bien comment voilà comment il circule lorsqu’il est refermé c’est un vrai camion dis c’est un camion et lorsqu’il s’arrête on peut le déplier un peu comme un accordéon pour faire apparaître les salles d’exposition et une logia que vous voyez sur la photo en bas à droite qui permet d’avoir aussi un espace extérieur une sorte de terrasse sur laquelle on peut faire des ateliers peut faire aussi des restitutions de projets voilà de projets EAC ou d’ateliers qui ont été faits par par les enfants et vous voyez sur le plan de coupe en bas euh il y a différents espaces puisqu’il y a à la fois un espace d’exposition C logia et puis un petit espace qui permet la projection de vidéo et il y a aussi un espace qui est l’espace de vie du chauffeur euh qui euh euh qui dort dans le camion lorsqu’il est à l’arrêt alors ce c’était vraiment un défi architectural qu’on relevait avec Briot les architectes qui l’ont pensé puisque pour le S de Pompidou et pour pouvoir faire circuler des œuvres originales de notre collection il s’agissait de respecter les règles de conservation des œuvres donc de garantir la maîtrise des climats euh de garantir aussi la sécurité du camion à la fois quand il circule voilà résoudre les questions de vibration puisque les œuvres sont accrochés et restent accrochés quand il circulent évidemment et euh pouvoir aussi le sécuriser complètement et c’est le cas quand il est refermé c’est un vrai coffre fort euh pour voilà pour des questions de sécurité liées aux œuvres et puis de pouvoir avoir aussi un espace de projection puisque la collection du S pom Pidou ce sont à la fois des œuvres qui peuvent être des uvres graphiques des photographies des peintures des sculptures mais aussi des vidéos et c’est important de pouvoir en montrer et avoir un espace qui permette un espace d’atelier alors on va entrer dans la salle d’exposition sur la diapositive suivante que vous voyez donc la salle d’exposition c’est une petite salle d’exposition elle fait 42 m car mais on y attache un soin très particulier Laurent Fournier disait tout à l’heure qu’il faut considérer tous les lieux avec sérieux et bien nous considérons très sérieusement ces expositions au sein du mumeau qui sont conçu par les conservateurs ou attach de conservation du S pompido toujours un scénographe qui travaille avec nous pour la conception de ces expositions et la salle d’exposition est vraiment conçue de telle sorte que tous les éléments techniques sont caché afin de d’éviter toute perturbation visuelle vu qu’elle est quand même assez petite l’accrochage se fait à hauteur d’enfant on reviendra ensuite sur la question du public puisque les le voilà le le on reçoit beaucoup d’enfants et beaucoup de groupes au sein du mumeau et surtout cet espace comme ça qui est très intime d’exposition permet une réelle proximité avec les œuvres vous le voyez on acccroche pas de cartel à proximité des œuvres mais on donne un livret je vais revenir aussi sur les aspects de médiation et surtout il y a une équipe de médiation qui est en permanence au sein de au sein de l’exposition alors sur les expos il faut aussi revenir sur le choix des thèmes puisqueon on fait ces expos vraiment pour partager les les œuvres de la collection les rendre accessible au plus grand nombre en à l’envers donc on a fait une exposition sur le thème des animaux ça s’appelait les animaux sort de leur réserve il y en a une autre sur le thème des lumières de la musique euh il y a eu la caravane du bizar la exposition qui vient de partir porte sur les règles de l’art en écho aux règles du jeu et et en contre-point aux Jeux Olympiques donc on essaie toujours de trouver des thèmes qui soient les plus fédérateurs possibles qui nous permettent aussi de montrer un échantillon de la collection c’est-à-dire avoir à la fois des œuvres modernes et contemporaines d’avoir toujours des vidéos toujours des œuvres en volume et ça c’est vraiment important de voilà de donner un petit un petit aperçu euh de ce que peut-être notre collection mais à travers une exposition qui est euh qui est écrite je veux dire qui est une vraie exposition euh à laquelle on accorde beaucoup de soins euh la question des publics alors sur la diapositive suivante euh on réalise toujours des bilans très précis euh avec l’équipe du mumeau euh qui euh qui vraiment voilà organise les tournées et et travaille avec les collectivités locales pour définir les tournées identifier les groupes qui vont pouvoir venir visiter le mumeau et organiser ses journées portes ouvertes à destination du grand public alors je peux vous donner quelques chiffres les chiffres US de la d’une tournée qui a eu lieu en grand test de l’exposition la caravane du bizarre alors c c’est une tournée qui a duré 15 semaines donc pas tout à fait 4 mois euh qui a eu 26 étapes et sur ces 26 étapes 60 % étaient dans des villages de moins de 2000 habitants ou dans des quartiers prioritaires euh on a touché les cinq départements et euh reçu donc en 15 semaines 6741 visiteurs et parmi ces 6000 c’est presque 7000 visiteurs disons euh nous avons eu 64 % d’enfants parmi eux euh 32 % n’étaient jamais venu dans un musée alors là on est un grand test où il y a une offre muséale importante on vient de le voir avec l’intervention de Marie Lecasseur sur d’autres territoires on est sur des taux de primau visiteurs disons de première expérience muséale qui sont beaucoup plus importants parce qu’en général on est entre 50 et 60 % des visiteurs qui ne sont jamais allés dans un musée quel qu’il soit euh donc ça c’est important d’avoir d’avoir ça en tête et on travaille évidemment beaucoup avec les établissements scolaires école collège lycée mais aussi avec des structures issu du champ médico-social alors on quelqu’un évoqué je crois que c’était Laurent Fournier qui évoquait tout à l’heure la question du public en disant mais il y a le est-ce que le public est différent le public rural ou le public urbain on le on le ressent pas en terme de de réaction face à la moderne et contemporain il y a pas de réaction qui serait fondamentalement différente de celle d’un primau visiteur un primo visiteur parisien et un primo visiteur quelque part en indrloire ou à d’illeurs le public est le même par contre ce que les gens apprécient vraiment à l’endroit du mot c’est la proximité la familiarité le fait qu’on peut venir sans avoir réservé qu’il a pas de contrôle de sac on casse vraiment cette dimension euh voilà qui relève parfois de l’intimidation face à l’institution culturelle ou ou au musée là c’est vraiment le bah le camion euh comme un peu comme le camion pizza mais qui vient au centre du village ou dans le quartier et dans lequel on peut entrer très facilement euh mais après face aux œuvres le travail de médiation est le est le même et là aussi on attache autant de soins euh au dispositif de médiation que ceux qu’on fait pour le sang Pompidou avec une médiation qui est vraiment pensée toujours selon nos modalité c’est-à-dire de pouvoir proposer notamment aux enfants et aux jeunes visiteurs une expérience sensible qui met vraiment le corps et l’esprit en mouvement en fait donc là vous voyez à l’écran différents voilà un peu de de public dans une exposition des petits dispositifs qu’on a pu concevoir et à chaque fois on conçoit des dispositifs spécifiques pour chaque exposition donc là en lien avec l’exposition sur la lumière celle sur sur la musique et en haut vous voyez un jeu de carte qu’on vient de sortir avec les illustrateurs 00 qui permet justement d’activer la parole face aux œuvres donc les voilà nos jeunes visiteurs tirent une carte trouve un indice à partir de cet indice sidentifie des œuvres et et ensuite il y a un petit jeu qui les amène à prendre la parole et à dépasser ce qui pourrait être parfois une forme de timidité même s’ils perdent assez vite cette timidité autre dispositif de médiation qui nous semble important euh qui était lié au toujours lié à l’exposition sur les règles de l’art puisqu’on a inscrit celle-ci dans le cadre de l’olympiade culturel et donc on a travaillé pendant plusieurs mois avec une classe de collège euh des in sous cénard donc dans le sud de l’Île-de-France euh qui est en section sport études donc ils sont en 4e ils font du volleyball c’est leur voilà avec l’envie le désir de devenir professionnel en devenir des volleilleeurs professionnels et on a travaillé avec eux sur bah les règles du jeu qu’est-ce qu’on fait quelles sont les règles pour concevoir une exposition on nétait pas tout à fait sur un commissariat participatif parce que les les délais euh pour voilà les délais pour les mission prè ne le permettait pas mais par contre on a vraiment travaillé ensemble pour définir euh le contenu de la médiation imaginer quelle pourrait être l’exposition faire des listes d’œuvres voir com apprendre pourquoi est-ce qu’on met tel œuvre plutôt que tel autre débattre aussi donc on a on leur a aussi présenté les sur différentes séances les les différents professionnels qui travaillent au son Pompidou les différents métiers de la régie euh de la scénographie du commissariat parce que c’est important aussi que les élèves découvrent qu’il y a différents métiers dans un musée euh peut-être jeis peut-être désolé vous vous coupez un peu parce que j’arrive sur la fin mercioup merci merci ce petit rappel euh dernière diapositive peut-être justement sur les caractéristiques des étapes en milieu rural il y a pas de le public effectivement est pas différent dans sa relation à l’art moderne et contemporain par contre ce qu’on constate c’est que l’arrivée du mumau l’arriv arrivé du camion fait événement euh je donne un exemple lorsqu’il est arrivé à maxé sur veise dans la Meuse donc on est dans un village d’un peu plus de 300 habitants il y avait une centaine de personnes aux PES ouvertes à la soirée porte ouverte donc on a un tiers des habitants qui se déplacent et viennent et viennent à la soirée portes ouvertes euh pareil à Château Villain en hauteemarne 1600 habitants on accueille 320 personnes les 29 et 30 décembres sur de jours voilà entre Noël et le nouvel an donc il y a vraiment un engagement très fort qui est lié au fait que ça fasse événement les tournées sont très suivi de la presse locale et régionale qui suit vraiment de près toutes les tournées qui annoncent chaque étape et puis aussi une caractéristique c’est la peut-être la convivialité qui se qui se créa autour de de l’arrivée du camion euh et puis l’engagement la générosité des habitants euh les voilà les collectivités qui accueillent le mumeau doivent se chargé de de trouver des lieux d’hébergement pour l’équipe de médiation euh bah par exemple à vous Sarne je tiens à le saluer les lieux la culture a hébergé l’équipe de médiation à son domicile et à cuisiner pour elle parce que il lui semblait que c’était la façon la la plus simple de de proposer un hébergement euh et peut-être conclure sur les facteurs de succès sur ce travail hors les murs et et sur ce travail d’itinérance je pense que ce qui est important c’est de d’à chaque fois quel que soit le les les formats d’intervention on a vu qu’on avait plein de formats différents c’est d’avoir des propositions qui soient cohérentes et qui soient vraiment en lien avec ce qui fait notre identité et ce qui fait l’identité de de chaque musée euh avoir aussi des relais locaux avec lesquels qu’on construire et surtout accorder beaucoup de temps à ces projets qui qui le nécessitent et qui sont voilà qui sont pour nous très précieux merci merci merci beaucoup Selma pour pour cette présentation he qui dit bien j’aime beaucoup le fait que vous répondez tous à cette question provocatrice qui est bien non il n’y a pas de différence de de réaction de public il n’y a pas de différence de public mais au mais la question c’est toujours l’accès la mobilité le faire ensemble se retrouver et et à la fois ouvrir accueillir et apporter et donc merci beaucoup pour ces exemples très précieux que vous nous avez nous avez apporté et aussi très différents tout en étant très sur mesure au contexte dans lesquel dans lesquel vous vous intervenez je vais passer la parole très vite à elllie singardé N Galang qui est président d’ICOM Tchad qui est titulaire d’un master en autropologie qui a été directeur technique au Musée national de tchadien de 2012 à 2017 et qui est actuellement assé en direction du patrimoine culturel au ministère Chen en charge de la culture et qui va pouvoir nous nous éclairer sur sur la question de du musée en ruralité dans dans les musées centrafricains et sur cette question de la valorisation du patrimoine rural et des et notamment des communautés locales au au au Chad merci beaucoup merci beaucoup Ellie je vous laisse la parole bien merci bonsoir à tous vous me recevez on on vous entend très bien d’accord merci beaucoup et merci à icon France de nous avoir sollicité pour apporter une contribution à ces échanges d’aujourd’hui et c’est avec plaisir que je voudrais euh me prêter à cet exercice euh diapo suivante voilà nous allons voir comme sur ce planl euh la question sur euh euh ces angles là nous avons avoir une introduction et dans cette introduction je voudrais simplement dire que euh comme la plupart des pays africains les les musées sont euh nés dans un contexte colonial où euh les les administrateurs coloniaux qu’il soit civil ou militaire ont collecté des objets afin de les valoriser et après les indépendance donc euh ces collections là sont restées aux communautés locales euh qui les ont mis dans des des bâtiments les bâtiments aussi coloniaux c’est l’exemple du musée du Tchad dans la diapositive que vous voyez sur l’image à à gauche l’ancien bâtiment qui est était d’abord euh la résidence du gouverneur Félix Eboué qui est devenu la mairie et puis qui a abrité d’autres institutions à droite c’est euh aussi le le musée national le bâtiment qui abritait le Musée national de Nairobi au Kenya et donc euh la difficulté pour les conservateur à l’époque c’était d’adapter les collections à ces bâtiments qui n’étaient pas au départ construit pour abriter euh les euh les les objets de musée euh diapo suivante nous voulons diapositive suivante voilà après il y a eu des des musé communautaires qui ont été créés par divers peuples à travers l’Afrique celui que le bâtiment que vous voyez là c’est celui qui abrite actuellement le musée Bamoun bafousam au Cameroun euh à droite c’est l’actuel musée national du Tchad avec un bâtiment à neuf respecte donc les normes internationales mais malheureusement la difficulté c’est que c’est un bâtiment ordinaire aujourd’hui normalement un un musée était euh est une marque quand le vis il arrive il s’intéresse à la fois au contenu et au contenant mais malheureusement beaucoup dans beaucoup de de musées en Afrique ce sont des bâtiments modernes qu’on construit qui n’ont euh qui n’ont pas d’histoire qui n’ont qui n’ont rien à voir avec euh euh le passé par exemple ou encore l’architecture euh locale diapo suivante voilà nous allons parler donc des des festivals des arts et des cultures qui sont beaucoup organ orgisé dans des pays africains et ces festivals là aboutissent à la création des musées communautaires euh je voudrais dire que les peuples africains dans leur ensemble ont pris conscience de la nécessité donc de conserver de préserver de valoriser leur patrimoine culturel tangible et intangible euh cela est remarquable donc à travers la création des des musées communautaires comme nous avons vu pour celui de de bafousam euh par l’organisation aussi des festivals des arts et de la culture les festivals des arts et de la culture nous en denombrons au moins une dizaine dans chaque pays africain et au Tchad nous pouvons citer par exemple le tokna masana qui est un festival des arts et de la culture de peuple Massa qui est une communauté qui vit à cheval entre le Tchad et le Cameroun lorsque ce festival est organisé il regroupe donc les communautés des deux pays mais aussi les Massa de la de la diaspora et ce festival là a eu à créer un musée communautaire mais tenez-vous bien ce musée là c’est est situé au Cameroun mais pas au Tchad et donc les Massa du Cameroun du Tchad et vont là-bas pour pour pour des pour des visites donc ça ça c’est devenu ici un objet d’intégration il y a aussi le festival kodomma kodomma qui euh euh est un festival de communauté moussé et également vivant au Tchad et au Cameroun et ils n’ont pas encore de musée par contre je voudrais relever que leur euh festival est un festival qui a contribué un peu à la destruction des des objets d’art collectés je vais y revenir pour vous dire comment ça s’est passé il y a aussi les le festival mundan le festival des arts et de la culture du peuple de la tangilé ici il s’agit d’un festival qui qui regroupe euh euh 16 communautés vivant dans une seule province c’est une première au Chad il y a déjà deux éditions qui sont organisées et d’autres provinces également sont en train de vouloir imiter euh il y a également le le festival Kotoko les Kotoko également habitent au Tchad et au Cameroun et ils sont organisés donc en communauté et ont créé ce festival là avec aussi un musée mais eux leur musée plutôt se trouve au Tchad contrairement au Massa qui ont implanté leur musée au Cameroun les côocossé du Tchad comme du Cameroun ont décidé d’implanter leur musée plutôt au au au Tchad ici euh il y a le le festival international de cultur saharienne qui est un grand festival qui depuis 4 ans n’est pas organisé mais qui euh regroupe des peuples donc venant du nigerre du Soudan de l’Algérie euh du Maroc mais également de de la France parce que à la dernière édition il y a 4 ou 5 ans trois communes françaises avaient également participé à ce festival là nous citerons aussi enfin eu le festival dari qui lui a pour particularité d’être organisé dans la capitale andjamena mais on fait venir les festivaliers de de provinces qui viennent prester qui viennent exposer et qui viennent animer donc euh la la vie la ville de njamena et donc euh à travers ces festival là euh nous avons remarqué que au départ c’était euh des leaders politiques qui euh veulent avoir donc des visibilités qui euh décident de convaincre les communautés hein de de créer ce festival là euh on demande donc au détenteurs d’obljet d’apporter les les ces objets là pour être exposés et montrés aux générations actuelles euh et à aux générations vivant en ville après on leur demande donc de laisser ces collections là parce que on a envie de créer un musée communautaire malheureusement ces objetsl ils restent dans des cases qui ne sont pas adapté et quelques années après euh les toit sointe ou encore sous l’effet de la chaleur des rongur et autres c ces objets là sont périssent voilà pourquoi euh je disais tout à l’heure que certains festivals ont contribué à la destruction des objets plutôt de les que de les de les valoriser et vu ce problème là nous au sein de du Musée national du Tchad nous avons décidé de de les accompagner en en apportant notre expertise nos conseils nos orientations afin euh que que les responsablesessai un peu de diversifier les activités parce que pour la plupart des organisateurs le festival se résume seulement en des danses folklorique en disposition d’objets avec des explications euh pas fiables quelquefois et donc nous avons contribué donc à les aider à diversifier et donc maintenant dans un festival on peut retrouver par exemple euh des activités comme des des rubriques comme l’art culinaire la course au pyog euh la lutte traditionnelle le compte euh les techniques de la pêche ou encore de la chasse et cetera et cetera et donc c’est une phase importante pour euh le développement de de de l’autre la de musé en province parce que lorsque euh nous partons leur donner un coup de main nous partons nous allons également avec euh des collections représentant donc ces communautés là pour être exposé également là-bas une occasion pour nous de leur montrer comment est-ce que on conserve euh un objet dans un musée comment est-ce qu’on fait l’inventaire comment est-ce qu’on qu’on qu’on vérifie la luminosité la température et cetera et cetera euh en euh diapositive suivante voilà une autre activité également que nous avons mené à l’endroit donc des communautés vivant dans le monde rural c’est que euh nous enregistrons des des émissions des émissions radio et télé que la télé Tchad et la radio Tchad diffuseent euh euh au au monde rural qui euh qui les reçoit et qui qui les qui les qui les apprécient ces euh émissions là euh euh les thèmes les thèmes varient d’un pavillon à un autre nous avons par exemple six pavillons au sein du musée national euh du du Tchad et en 2 en 2020 le le ministère en charge de la culture a bénéficié d’un financement de de l’Union européenne qui a permis euh euh au musée avec le le ministère donc en charge de la culture de réaliser des émissions euh appelées culture à la maison et c’est pendant la période donc de la covid-19 puisque euh les regroupements étent étent interdit ces émissions consistent donc à présenter l’exposition permanente du du musée national sous forme euh de visites guidées le but est de permettre donc aux population de continuer à se cultiver et d’avoir accès à la culture même étant à à la maison euh pour finir je voudrais simplement dire que euh ces activités ne sont euh sont réalisés avec beaucoup de difficultés parce que euh euh les conservateurs au sein du musée national sont sont que nombreux et euh ils ne peuvent pas donc aider à faire le travail efficacement sur le terrain avec les musées communautairirees en province et et également le le budget alloué à la l’accompagnement des festivals et la réalisation des émissions et non seulement ins suffisant mais euh il arrive par intermittence et donc euh après la covid-19 l’Union européenne a n’a pas à renouveler euh euh donc euh le projet de réalisation des émissions euh la culture à la maison et ça a constitué un un frein donc à l’avancement donc de de nos activités et pour pour conclure nous disons que contenu du du nombre croissant de la de la population rurale il est important de de valoriser les collections dans les milieux ruraux parce que euh les les milieux ruraux sont très importants ce sont eux qui euh euh nous aide donc à renfluer les collections de de de de euh du musée national et euh ce sont euh eux également qui participent à ces différents festivals là qui sont euh une tribune euh ou ou un un un lieu de de rencontre d’échange de difficultés de joie et et autres voilà donc ce que nous avons pu euh concocter pour euh donc permettre pour permettre de participer à à à ces à ces échanges je voudrais simplement dire que euh nous n’avons pas pu avoir toutes les informations concernant les musées à travers l’Afrique mais nous sommes basés beaucoup plus sur le cas des euh des des musées et du monde rural donc au Tchad je vous remercie merci beaucoup Ellie pour pour cette présentation euh je j’aime beaucoup vos derniers mot hein qui qui disent qui disent combien justement ce euh la cette place du patrimoine rural est importante et comment euh ces ces ces fêtes et aussi ces émissions télévision que vous aviez lancé permettent de de justement comprendre la à la fois la la ce qu’on appelait la patrimonialisation mais aussi l’événementialisation euh autour autour autour de des objets et des savoirs euh et en tout cas on on vous de poursuivre ce ce développement dont vous soullignez la la difficulté mais dont vous soulignez aussi l’importance fondamentale en terme de de partage et de et de construction parrimonale et aussi comme l’ont dit beaucoup des intervenants d’aujourd’hui comment faire muser ensemble quel que soit l’endroit où on est tout en gardant en tête les spécificités de de chaque endroit et de chaque de chaque lieu où on se situe merci beaucoup et je vous propose de d’ouvrir aux questions d’ouvrir tout de suite vu que nous avons dépassé le temps au aux questions des des différents participants qui sont qui sont avec nous je me permet de prendre la parole Annabelle je crois que Nathalie mémoire Nathalie si vous êtes je crois que vous êtes toujours avec nous parce que je viens de regarder la liste vous vouliez peut-être aussi ajouter quelques quelques propos à à cette à cette soirée oui merci idie juste quelques quelques mots peut-être en contre-point de ce qui a été présenté pour le pour le le mumeau de Pompidou puisque on on fait du Muséum chez vous dans tout le département de la Gironde et donc nous au contire avec un un tout petit véhicule puisqu’on avait étudié les questions de Muséobus et les difficultés et surtout le le les les questions je pense de de budget de personnel nécessaire qui n’était pas à notre échelle et donc depuis ben maintenant 15 ans nous sonnons le département de de la Gironde et donc on va jusqu’aux très petites communes donc on avait fait un point des communes de 280 habitants 300 habitants 400 habitants sur le sur le département donc on on va dans les écoles qui ne peuvent pas se déplacer on a fait ça pendant toute la période de fermeture pour rénovation de l’établissement et en fait on a continué à la réouverture donc c’est quelque chose qui qui fonctionne très très bien avec ces ces écoles donc les éloignés géographiquement et donc la la ruralité véritablement est concerné mais aussi le les épades et les résidence pour personnes âgées donc là on est plus dans la métropole et aussi euh un bailleur social et donc on va véritablement chez les particuliers dans ce dans ce cadre là ou dans des des espaces communs de de ces espaces de ce bailleur social voilà je je veux pas être être plus plus longue mais c’est un dispositif donc qui pour lequel on a un recul véritablement très très important et donc on travaille avec les ces ces les accueillants qui mettent leurs espaces à disposition donc on a le véhicule qui permet de transporter des des mallettes thématiques qui sont mis en scène dans leurs locaux et on a une vingtaine 25 je crois en croisant les les niveaux adultes ou enfants de différents âges et les différentes thématiques voilà merci merci beaucoup je pense que vous soullignez aussi on a évidemment montré quelques exemples de d’itinérance de collection mais je pense que c’est important de souligner la grande diversité d’inventivité des itinérances de de de de collection et notamment dans je voudrais je voudrais citer par exemple dans dans l’exposition battre la campagne artiste et paysans nous avons été très attentifs aussi aux scènes ultramarine française qui étaitexpertise notamment d’une de commissaire Julie CREN et notamment je voudrais par et je voudrais parce qu’on on les cite pas toujours mais je voudrais citer notamment le containire du FRAC réunion qui s’appelle bat carré qui est un un containur qu’ils ont conçu aussi comme une salle d’exposition et qui leur permet en passant aussi sur un camion de faire le tour le tour de de l’île de la Réunion et aller bien sûr dans des espaces qui sont éloignés aussi en terme géographique notamment en terme de montagne et donc c’est aussi un des un des autres exemples tout comme beaucoup de FRAC font des programmes qui s’appelleent un établissement une ubre qui amène des expositions aussi dans les établissements scolaires et et je pense que c’est sûr que il y a peut-être aussi quelque chose à faire je dirais en terme de peut-être de de rassemblement des initiatives qui existent en France en entre celle des centes des fracs et des musées sur l’ensemble des dispositifs d’itinérance qui ont été qui ont été imaginés ces dernières années et où je pense qu’on aurait beaucoup à prendre des uns des autres mais aussi beaucoup de surprises sur leur sur le nombre de réflexions qui ont été mener sur ces sujets et qui sont évidemment comme vous le soullignez Nathalie comme comme le soulignit aussi aussi Salma fondamental c’est-à-dire à la fois pouvoir accueillir les collections euh qui pourrai être en difficulté hein c’est ce que soulignait Ellie c’est ce que c’est ce que soulignait également le la question de du patrimoine mobilier dans dans les musées de de laameuse et ce que soulignit également Selma et je pense qu’on a que cette question de de de cette de ce rapport de aux collections est primordial justement pour pour cette accessibilité merci beaucoup juste un petit complément dans l’autre sens on avait reçu un un camion tout à fait comparable à celui du du mumeau qui s’appelle le piribus qui était une initiative de la LPO qui a été créé donc de façon transfrontalière pyrenée espagnole pyrenée française qu’on a reçu à Bordeaux et donc il a été une initiative sur place en montagne et venue à Bordeaux en ville et qui a qui a circulé largement et donc là avec un un grand camion dépliant merci beaucoup beau coup est-ce qu’il y a des questions ou des des commentaires peut-être des personnes qui qui sont encore parmi nous j’en vois pas dans le chat mais n’hésitez pas à lever la main pour faire part de bah oui d’éventuelles questions pour nos intervenants profitez-en et ou de commentaires complémentaires ou d’expériences que vous aimeriez partager message de félicitation que je transmets félicitations à tous les inter merci pour cette très intéressante présentation oui Philippe mafre bonjourir oui l’tinérance c’est un sujet sur lequel j’ai beaucoup travaillé Mo depuis 35 anséresse architecteographe et plein de trucs des containers effectivement de la réunion des containerss au Pérou euh dans le casadre du lieu de mémoire on a ESS des musées virtuels on a plein de choses euh on a fait des expositions itinérantes si on peut dire puis que tu à l’étranger et en Colombie euh et à chaque fois en fait on est confronté euh euh à une grande frilosité en fait des musées on peut dire comme c’est on raellerit de l’aventure de la Colombie au début où on grand établissement français on est allé voir et on a dit il y a des conservateurs il y a des musées là-bas et euh et en fait c’est avec le musée du Louvre qu’on l’a développé et on l’a développé grâce en fait à à Genevier Bresque et et cyine bouillette en commençant la première exposition euh par du fac similé pour Iver à faire prendre la mayonnaise et et ça a très bien marché puisque ça débouché après sur des un programme d’exposition euh d’œuvre originale mais il y a un vrai vrai travail en fait d’acceptation du fait que dans les milieux ruraux dans les pays euh hors Europe il y a plein de choses qui se passent avec des gens extrêmement compétents et euh pas je pense que dans les projets qu’on on doit avoir moins de 10 % des projets qui ont fini par aboutir et dans ces 9 90 % d’échec la grande partie est euh du en grande partie au à la frilosité du monde parisien je vais dire et ça c’est un peu un peu dommage c’est un peu dommage parce que il y a des ressources assez incroyables en région en campagne euh je suis très content que quelqu’un du continent africain en Amérique du Sud il y a des choses incroyables qui se font et euh je trouve qu’il y a un peu trop de posture dans nos milieux parigopisien voilà j’aimerais bien qu’on puisse développer plein de choses n on commence à monter des festivals de théâtre en campagne carrément à la campagne endroit o où les gens ne vont pas au théâtre le TH vient à eux c’est assez rigolo fait des choses assez incroyables avec peu de choses d’ailleurs sur la motivation des gens alors juste ce que vous dites est très très juste et je pense aussi que on a souligné beaucoup la question de la trans de d’une sorte de de de liaison en milieu rural entre différents niveaux patrimoine savoir-faire art contemporain euh et et et donc de mon expérience aussi de de gestion d’un FRAC euh sur la question du théâtre c’est que parfois l’un des premiers l’un des premiers équipements culturels qu’ont les petites communes c’est un auditorium polyvalent et c’est souvent un c’est souvent avec la bibliothèque le les deux premiers les deux premiers équipements euh peut-être parce qu’ils sont aussi euh euh plus plus facile et plus polyvalent qu’un qu’un qu’un musée et je pense que ce sont des équipements avec lequels nous avons sûrement vocation dans les domaines visuels au sens large à à travailler avec des avatoir en faisit partie des architectes et on a monter un truc dans le Tarne dans les montagnes du Tarne pour sauver un village avec mon député on a racheté un restaurant hôtel qui était en en fermeture et on a organisé dans un petit village de 500 habitants une bibliothèque publique café internet galerie d’exposition salle de concert et tout tient sur un contrat associatif qu’on a monté sur une bourse qu’on a eu sur le fait que les restaurateurs qui tenaent le restaurant avaiit une obligation de service public de bibliothèque publi de demi-journé par semaine et ben dans le village de 500 de ouis 500 habitants nous avons 1/ers des habitants qui sont inscrits à la bibliothèque publique avec un système d’échange sur la Bibliothèque départementale je crois qu’il y avait eu d’ailleurs quelques demandes quelques approches à un moment donné avec les abattoirs pour monter des expositions on a ESS monter un musée virtuel en parallèle voilà et dans dans ces petites communes comme ça on arrive à faire des trucs assez incroyables bon sur la motivation des gens hein on est 10 15 je là je vous je suis à Paris mais je passe de plus en plus de temps dans dans ces régions reculé de il fait fond du tard et on arrive à faire des choses assez incroyables merci merci beaucoup et et je voudrais souligner aussi dans les hors les murs quelque chose que je n’ai pas cité parce que ce n’est on le fait pas avec des originaux mais qui en même temps est une opération très importante au l’ouvre lance les opérations dans les dans les centres commerciaux en en n’oubliant pas que les centres commerciaux drainent aussi bien les centres urbains qu’énormément les les les aussi les populations des zones des zones rurales ce sont des lieux dans les centres commerciaux notamment les centres commerciaux du périurbain puisque je voulais citer aussi le terme périurbain que nous avons peu citer aujourd’hui qui sont des zones qui qui font tampon entre guillemets entre entre les zones urbaines et et les zones de la ruralité sont aussi des espaces peut-être on peut le penser paradoxalement de de lieu de rencontre et d’itinérance je vois Catherine Gadon qui lève la main oui vous m’entendez oui tout à fait oui bonsoir bon merci beaucoup hein parce que c’était passionnant euh donc moi je suis aujourd’hui une femme à la retraite mais j’ai connu l’ICOM pour être membre d’un groupe international un comité qui était l’UMAC puisque j’étais responsable de l’action culturelle en milieu universitaire euh donc je suis aujourd’hui vice-présidente d’un d’une association qui va inaugurer son musée le 21 septembre prochain et qui est dédié à une personnalité de renommée internationale qui s’appelle Pierre ferma et donc c’est sa maison natale donc ce que j’ai remarqué dans les différentes propositions enfin et interventions c’est qu’il y a très souvent l’histoire d’une demeure c’est-à-dire un bâtiment un château euh qu’on va trouver en zone rurale et qui permet de déployer une une activité culturelle et une activité artistique mais vous vous évoqueiez les réseaux c’est-à-dire qu’il me semble enfin moi j’ai un peu de mal à faire on est dans le réseau des maisons des illustres qui a été labellisé on a le label du ministère de la Culture euh donc il y a aussi à licom j’ai vu un mouvement qui s’appelle un comité qui s’appelle demeure historique euh donc un comité international je ne sais pas s’il existe un moyen de se mettre en réseau et de pouvoir échanger sur à la fois le fonctionnement trouver des façons de de mettre en place un petit peu tout ça et puis pourquoi pas accueillir aussi des actions itinérantes alors je pense que c’est une question qui est ouverte presque à toute la salle et j’invite tous ceux qui eu qui sont présents à à vous répondre aussi de de manière de manière individuelle je pense qu’il y a en effet effectivement parmi ceux euh qui sont avec nous euh beaucoup de personnes qui s’appuient sur un bâtiment comme vous le dites la question de ces histoires je dirais à la fois de s’appuyer sur cette histoire passée pour en faire une histoire future et pour en construire plusieurs euh plusieurs et les partager hein comme comme on a vu euh notamment euh dans euh dans la dans la présente dans les présentations qui concernaient la Meuse et les Alpes maritimes sont des vrais et tout comme je l’ai cité pour le Limousin sont des exemples tout à fait tout à fait tout à fait prignant et et donc également il y a eu des questions par rapport au au je te coupe je te coupe mais sur le sur le Comité international que vous que vous mentionniez madame Gadon je crois que si je dis pas de bêtises c’est desist qui existe toujours hein qui a un comité international consacré effectivement aux Demeurs historiqu et donc je pense pouvez vous vous rapprocher si vous êtes intéressé pour suivre leur activité voir s’il y a voilà des des membres français qui pourrai correspondre à vos à vos à vos attentes et qui pourrait avec lesquell pourriez vous mettre en dialogue voilà il faut faut regarder sur le sur leur miniite passer par le site d’ICOM international ça va vous rediriger vers la page de ce comité oui je vous remercie euh le il y a également une des questions s’il y avait des bilans sur les microfolies alors je ne les ai pas en tête sur les microfolies en zone rurale je ne les ai pas en tête mais mais je suis sûr qu’ils existentin sur les bilans d’itinérance il y a aussi évidemment les les les bilans des FRAC mais je suis sûre que les microfolies ont un bilan de leur de leur itinérance euh euh euh et une remarque aussi également sur le fait que cette question donc de musée ruralité hein qui est notre point de euh de départ euh cette question que nous avons euh sur le fait qu’elle qu’elle renvoie à une notion qui parlerait évidemment du lointain j’entends je lis parisien et qui donc j’entends Paris province euh c’est vrai qu’on on on a un peu joué avec cette provocation là aujourd’hui hein mais mais c’est très juste euh c’est euh marianck Jad qui nous fait la remarque c’est très juste de remarquer que justement ce qu’on en a vu aujourd’hui à la fois sur les fondements de l’histoire des musées de la muséologie ou en terme d’initiative montre bien qu’en fait initiative elle est elle est elle est elle se joue partout qu’elle se joue partout que parfois on en a pas suffisamment conscience et peut-être que aussi c’est cette conscience et cette communication autour autour de ce qui constitue la communauté large et proche du musée hein qui est qui est un enjeu hein dans cette dans cette question puisque ce que l’on ce que l’on ce que l’on voit là aussi c’est c’est en gros la question de qui comment peut avoir accès qu quels sont les les les les limites évidemment sociales mais aussi hein ce qu’on a beaucoup dit c’est les limes de la on est peu revenu depuis le début mais c’est aussi bien sûr les questions des de des des potentiels de la mobilité il y a un point dont on a peu parlé mais qui pour moi me semble très qu’on a don qu’on a moins invoqué mais qui me semble très important on a parlé du tourisme on a parlé de la communauté locale on a parlé des circulation on a parlé des itinérances c’est bien sûr aussi la question du bus scolaire qui reste quand même je c’est une euh de base une préoccupation qui euh qui euh que nous avons tous c’est-à-dire comment comment faire circuler un maximum euh de public en partant bien sûr de cette base du du bus scolaire qui parfois nous le savons reste et peut-être un impact un empêchement financier encore Marie le casseur peut-être pour la pour la dernière prise de parole puisque voilà on on arrive à la fin non je me permettais juste de de vouloir rebondir sur les microfolies pour dire qu’en Meuse on a une microfolie mobile dans une des codécom du Sud Meusien avec un médiateur et donc qui se déplace dans les différentes structures et ce qui est intéressant aussi euh tout le monde ne l’a pas forcément en tête mais justement des critiques des microfolies euh que pouvait faire remonter certains conservateurs c’était de dire bah ce sont les hommes nationales qui sont essentiellement mis en avant et nous la Lorine nous faisons euh on va pas dire de bêtises non c’est Grand Est avec la drague grandest nous travaillons depuis 2 ans sur une base de données des uvres d’œuvres des musées grandest et qui devrait être mise en ligne en 2025 voilà comme test alors je je rebondis hein pour pour dire que je crois que c’est un programme qui est mené dans pas mal de DRAC justement d’arriv à vers euh les dans les microfolies les les grandes collections les collections de des des musées aussi de de collectivité en plus des des des mus des collections des musées nationaux qui ont été la première base de départ des microfolies oui et bien évidemment j’ai oublié de le dire mais on est maisons des illustres hein Point Carré euh et alors je ne sais pas siil un un un un dernier une dernière minute possible c’est Benoît varzé qui voulait prendre la parole alors l’ultime l’ultime minute s’il vous plaît extrêmement parce que voilà on a nos traducteurs qui font qui font des des heures supplémentaires voilà bien sûr on en est tout là alors moi je voudrais juste rapidement par que vous parliez de pouvoir partager des expériences et je suis vraiment très content d’être ici avec vous ce soir je suis directeur d’un centre d’art contemporain l’espace 36 qui est situé à SaintOmer dans le pas decalé un centre art contemporain associatif et depuis plus de 20 ans maintenant on mène des actions de création en art contemporain au cœur de musées de musées ruraux et que ce soit d’ailleurs en Belgique en Angleterre ou euh dans les Flandres notamment et dans la dans la région de France l’idée c’est de de réaliser des créations en art contemporain à partir des collections donc ces collections effectivement très spécifiques dont vous avez parlé hein je vais pas revenir dessus sur ces écomusées ou musées de société avec des musées de thématique c’est des ressources incroyables pour les artistes d’art contemporains c’est vraiment extrêmement important et d’ailleurs les premiers étonnés c’était les conservateurs les les bénévoles de ces musées qui étaient vraiment ravis de cette expérience de ces expériences qu’on a mené euh pour renouveler un peu à la fois la réflexion en art contemporain et la découverte des musées par les populations et juste un dernier point effectivement vous parliez des bibliothèques mais on a on a vraiment mis en groute aussi dans nos actions pour impliquer les populations ça c’était extrêmement important aussi euh les médiathèques des des territoires impacté euh qui en général connaissent évidemment très bien ces petits musées je rappelle aussi que ces petits musées en général avec des petites équipes des équipes de bénévoles sont très dynamiques très motivés et que c’est à chaque fois un vrai plaisir de travailler avec eux voilà je m’arrête là je vous remercie beaucoup merci beaucoup pour pour ce dernier partage et on ne sait pas encore on a pas encore le temps de passer du temps ensemble et j’espère qu’on qu’on l’aura l’occasion une une il y a eu aussi une une dernière remarque sur la question de de la crise de l’agriculture française he bien sûr que c’est un un angle aussi hein euh qui est notamment présent dans dans battre la campagne he qui est euh euh où donc je vous je vous conseille le le le catalogue c’est pas l’angle qu’on a choisi aujourd’hui euh mais euh mais euh euh mais plutôt celui de de de montrer de souligner toutes les innovations culturelles euh dans le dans le milieu de la dans dans la ce que nous appellerons encore actuellement la ruralité la ruralité euh euh en France et euh et au Tchad merci beaucoup à tous et à toutes d’être d’être resté si nombreux et si longtemps euh longtemps avec N avec euh avec nous et je voudrais vraiment remercier l’com France pour cette invitation euh l’INP et euh particulièrement l’ensemble des intervenants euh et des intervenantes pour pour leur partage d’expérience et je suis sûre que cette conversation va se poursuivre entre nous tous et toutes ben merci beaucoup euh merci beaucoup Annabelle pour ta modération merci à vous tous effectivement pour la richesse des débats et et votre intérêt pour pour ces sujets qui témoignent encore je pense assez fortement de de l’engagement de nos professionnels de musée partout sur le territoire à des échelles vraiment varié je vous souhaite à tous et toutes une excellente soirée je vous dis à très bientôt prochain rendez-vous d’com France le cyle des 52 minutes fin juin euh voilà on lance nos projets développement durable référentiel carbone prenant le contrôle du climat on aura l’occasion d’ d’en reparler dans d’autres formats et je vous souhaite une bonne soirée maintenant et donc je vous dis à à très bientôt et merci à nos traducteurs qui sont restés un petit peu plus longtemps que prévu et qui qui nous qui nous permettent d’avoir toujours des des des des participants étrangers et on les remercie vraiment pour le travail qu’il font à nos côté depuis plusieurs années maintenant merci beaucoup

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