Semiótica do oceano. Entre literatura e ecologia
por Denis Bertrand (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis; Nouveau Collège d’études politiques, Paris 8/Paris Nanterre) a convite do Ges-USP (Grupo de Estudos Semióticos da Universidade de Sao Paulo)
Programa do curso
1. Apresentação: o oceano ameaçado, o oceano ameaçador
a) O discurso científico: o IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) e a elevação do nível dos oceanos.
b) Ciência, lei e política.
2. Semiótica do oceano: uma abordagem transdisciplinar
a) Mito e ecologia. Estudo de caso: o Protocolo de Kyoto (sobre CO2) e a Teoria das Indulgências.
b) Semiótica e previsão: o futuro anterior (“O que teremos feito, afinal, com o mar?”).
3. Modelos do oceano
a) Oceano e linguagem: com ou sem vestígios (Melville, Conrad).
b) Figuras do extremo: a teratologia (bestiário).
c) Crise contemporânea do oceano: ecossistemas, biodiversidade, distúrbios meteorológicos.
4. Estudo de caso
a) Semiótica textual: “O Arquipélago do Canal da Mancha” (Prólogo do romance de Victor Hugo, Os Trabalhadores do Mar ).
b) Imanência e “arquipélago” das Ciências Sociais e Humanas: rumo a um modelo para a crise do oceano.
5. Hipótese teórica
a) Abordagem: semiótica figurativa e enfoque temático.
b) Hipótese: imanência. Figuratividade e abstração: sentidos do espaço oceânico. Da literatura à ecologia.
Ex-orientando de A. J. Greimas, Denis Bertrand é professor emérito de Literatura Francesa e Semiótica do discurso na Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis e no Nouveau Collège d’études politiques (Paris 8/Paris Nanterre). Foi presidente da Association Française de Sémiotique. Suas pesquisas incidem sobre os discursos estéticos, sociais e políticos. Autor do livro Caminhos da semiótica literária (Bauru, SP: EDUSC, 2003, trad. Grupo CASA), organizou mais recentemente, no campo da zoossemiótica, La parole aux animaux. Conditions d’extension de l’énonciation (2018, Fabula), La sfera umanimale. Valori, Racconti, Rivendicazioni (2019, Meltemi), Existences collectives. Perspectives sémiotiques sur les formes de la sociabilité animale et humaine (2023, Fabula), Viande(s). Stéréotypies sémiotiques et inquiétude culturelle (no prelo: 2024, L’Harmattan). Também no prelo: Mystique et politique (coletivo, 2024, Semiotica). Em 2019 saiu pela editora Lambert-Lucas, em sua homenagem, a obra coletiva Sens à l’horizon ! .
bon bonjour bonjour merci d’être là et et peut-être comme il y a une interruption de de jours il est bon de faire le point et et de parler un peu d’organisation du du contenu il n reste tris séances aujourd’hui après-demain et jeudi c’estàdire que demain qui et et on arrê jeudi le le programme que que je vous avais proposé se déroulait en fait en en en H moments nous avons se et donc voilà ce que je vous propose on a on a vu dans un premier temps finalement sur deux séances une sorte d’introduction générale cadrage général de cette problémaque tique un peu un peu inhabituel parce qu’il s’agit commême d’associer d’associer un univers littéraire avec un un univers d’expérience un univers d’expérience qui est qui pose aujourd’hui des questions politiques écologicopitique donc c’est c’est une cette espèce de de trajectoire que je voudrais euh explorer parcourir et et essayer de construire une cohérence à l’intérieur de cette trajectoire ce qui passe de l’imaginaire littéraire à l’imag un imaginaire scientifique écologique et politique d’aujourd’hui car il faut bien se souvenir que 71 % de la planète est faite d’océan et que l’océan est le cœur du réchauffement climatique c’est la FO CELI qui ralentit le réchauffement mais quand il ne le ralentit plus il le fera durer plus longtemps c’est un c’est un un instrument qui sera très intéressant à étudier du point de vue du tempo d’ailleurs problématique tempo à mon avis très intéressante bref nous avons la en entrant dans la matière aborder le premier geste scientifique mise en scène en littérature le geste taxinomique réfléchir sur taxinomie typologie question ensuite nous avons la dernière fois circonscrit si je dire l’océan de l’Intérieur à partir de la figure de lî de l’insularité à travers le textez remarquable de Victor h sur et aujourd’hui j’ai j’ai intitulé la séance c’est un peu le cœur en fait pour moi c’est un peu le cœur de l’hypothèse si vous voulez téléologiser la quête du sens et et et c’est là que j’aimerais probablement dans une discussion aujourd’hui parce que j’ai pas pas réussi pour l’instant à le faire qui est de d’articuler les deux Valance enfin la Valance littéraire et la Valance écologique la question du sens la quête du sens le but donc on va le voir et ensuite j’avais prévu deux séances mais qu’on peut regrouper en une seule concernant on pour dire les phénomènes naturels dans un esprit d’approche figurative le vent et les vagues les figures de la tempête il y a même grand je pense particul je l’ même relu ce matin le le grand et sublime roman de Joseph comrade qui s’appelle typhon qui qui estement quelque chose de tout à fait saisissant euh et enfin je proposerai soit soit lors de la prochaine séance on entrera la question du monstrueux la question des formes extrémales en fait hein en linguistique ça av été étudi le superlatif l’extrême qui se traduit figurativement par la terératologie et et et la teratologie c’est c’est c’est c’est le propre des l’univers des profondeurs qui dit profondeur dit monstre d’une certaine manière et et et comment on est passé d’une thératologie dans la littérature du 19e siècle that ologie marine absolument décisive ENF façonnant les imaginaires collectifs ENF il faut se souvenir qu’au début du 20e siècle par exemple fin du 19e on a transformé une baleine échouée sur une plage de Normandie en une salle de théâtre dans laquelle entit 80 personne la baleine refaçonnée et cetera donc c’est unimage ire PL extrêmement puissante euh qui était qui éta et comment euh on a d TER détératologisé euh au 20e siècle ces m monstres qui sont devenus presque des plus amicaux presque des animaux domestiques et même et même plus qui nous donneent des leçons Sarano ce que la baleine ce que le cachalom m’apend euh la pieuvre le poulpe ce my teacher Octopus espèce de de renversement étonnant et pour moi avec euh le réchauffement climatique l’impact du réchauffement climatique sur les océans je dirais il y a une retératologisation de l’océan le c’est un retour du monstrueux donc il y a une espèce de d’ondulation on peut dire quelque chose sorte de cycle assez étonnant autour autour de la de ce problème de figurativité finalement c’est un des plus vieux problèmes de figurativité c’est le c’est l’hypoypose en rhétorique hein et et et le et donc l’univers océanique semble nous parler sur le langage de l’hypoypose donc c’est c’estle ça que j’aimeris traiter en dernier puis revenir après et terminer sur une je proposer une petite cture ENF d’un des chapitres d’une des conférences de Bruno Latour un sur ga sur le problème de la de la propé G est est-ce que G nous parle cette espèce d’anthropomorphisation de la de la figure de GA le parcours que tel que je le vois pour l’instant qui pourra encore bouger mais aujourd’hui donc comme ça aujourd’hui donc voilà et on a peut-être pas mis on a mis euh peut-être qu’on a pas mis le un appareil c’est ça oui je crois que c’est ça c’est [Musique] ça c’est bon ESS et voilà ah téléologie d’ [Musique] hypothèse je rappelle est inutile TOS le le TOS fameux Telos de d’aristot dans dans l’éthiqueom TOS qui été repris beaucoup par Paul Ricker dans dans son approche de l’éthique pour l’opposer à la morale par exemple et le TOS le but donc la finalité la théologie alors ce que je vous proposeris c’est d’avir une sorte de petit moment introductif sur l’appareillage ce qu’on appelle l’appareillage en bateau en marine c’est c’est partir c’est sen aller et donc une petite exploration rapide et philologique autour du verbe aller sen aller ensuite la surface et le motif de la surface la surface des la surface efface on verra comment ce motif là est présente cheville Hugo conade London et et peut-être d’utres un marqueur tout à fait essentiel ensuite l’hypothèse générale qui qui guide commenant d’ailleurs mais mais l’hypothèse générale à travers un assez grand nombre d’exemples un assez grand nombre d’exemples qui mont qui à mon avis fonctionne un petit peu comme des preuves de la validité de l’hypothèse exemple tiré de beaucoup de mobid de M exemple tiré de plusieurs récits de Conrade qu’on pitrouver aussi chez Hugo euh et d’autres probablement et enfin un dernier moment qui va être de de frotter cette hypothèse en de la de l’analyser en terme de de réduction phénoménologique d’une part et à partir de là en terme de figurativité pour pour resémiotiser un peu la la problématique alors comment comment euh [Musique] appareiller appareiller sans aller pour les amateurs de poésie du 20e siècle pers poète français un peu épique cludéien très B très très très beau recueil de poétique qui s’intitule vent dans lequel il y a répété comme un refrain cette phrase s’en aller s’en aller parole de vivant s’en aller est devenu est venu aussi cette année le titre d’un essai du philosophe académicien juriste qui s’appelle François surau il est assez vous le connaissez pas François surau il est assez connu en France comme esséiste c’est un type assez assez brillant qui a écrit un livre qui a publié un livre intitulé s’en aller qui est à la fois une méditation sur l’aventure et un un essai euh philosophique au sens large sur la quête inassouvie forcément inassouvie de sens surtout parler de quête du sens en sémiotique c’est notre affaire he entre coquet la quête du sens comme titre grémas et et et les uns et les autres nous sommes dans notre objet et donc je me suis moiême j’ai j’ai été on m’a proposé qui connaissentêre très vous avez connu Jean-Marie floche un un très vieil ami de Jean-Marie floche qui s’appelle Gérard matzalovo ça vous dit quelque chose Gérard mzalovo non c’est un c’est un c’est un sémioticien en marge disons c’était céit un cétait un ami de de Jean-Marie floche qui était plutôt à l’époque un businessman il était PDG à Madrid de la société de produits de luxe qui s’appelle l’ l’ une marque mes les appartenances c’est un petit peu l’hermè espagn l’équivalent de ce qui Herm en France ce garçon avait recruté Jean-Marie Floch pour lui faire ée séiotique sur sur les produits de luxe pour la sémiotique du luxe et il avait été tellement enchanté qu’il avait était devenu ami de Jean-Marie il l’avait beaucoup employé à faire des études sémiotiques et il avait lui-même fait une thèse de sémiotique après il est du enseignant de séiotique Oui Oui il écrit des livres et là il est à la retraite maintenant mais il il a mené une vie si voulez entre grand patron dans le domaine du luxe il travaillé pour le pour Pinin Farina vous voyez il a travaillé à Bangkok pour Jim Thompson pour redresser une une boîte de luxe de la soie thaïlandaise c’est un un aventurier mais un jour il en a eu marre de de faire de l’argent et il s’est mis à faire de la cétique oui mais oui oui je sais pas s’il a jamais vraiment fait de l’argent moi je l’ai vu à Bangkok il a été PDG d’une très grosse boîte à Bangkok la très grosse traditionnelle qui s’appelle Jim thonson silk Company à Bangkok et et pendant 3 ans il était PDG de cette entreprise qu’ a essayé de redresser avec des quantités de des su soie sauvag des fermes ave des quantités de ver à soie un gros business il habitait ça frapp il habitait dans un H il n’ jamais habité ailleurs que dans un hôtel il avait une sorte de studio dans un hôtel avec sa femme quand même incroyable alors bref c’est un il m’a demandé il écrit un livre actuellement sur l’exotisme sujet que je trouve pour ma part carrément vintage l’exotisme et le luxe il m’a demandé de faire une étude sémiotique sur sur l’exotisme je fais une sorte de philologie d’approche philologique de l’exotisme quand même qui qui se termine par une une analyse critique assez sévère du concept d’exotisme en terme de source et de cible que l’exotisme ça part de quelque part et ça va vers un ailleur mais mais mais ça n’est pas réversible c’est-à-dire ceux que les Occident coloniaux ont nommé exotique comme pays ces paysl n’ont jamais nommé exotique des autres pays donc une espèce d’asymétrie de l’exotisme qui on fait peut-être une notion typiquement post-coloniale typiquement posant le problème même de de la postmémoire en tout cas c’est làdessus j’ai fait mon article pour lui a 2 mois à peu près et j’ai commencé à tr TR sur le sur le sur la base du de l’imaginaire de l’exotique de l’exotisme c’est s’en aller et en réfléchissant sur s’en aller je me suis mis à enquêter sur le verbe aller je le savais on sait tous que le verbe aller est un verbe compliqué en français mais c’est c’est le plus irrégulier de la langue française euh le verbe aller explique le petit dit Le Robert historique de la langue française puisquil a trois étymologies il a l’étymologie du latine du verbe IR eo IR se déplacer qui qui a été récupéré dans le allé français pour le futur j’irai tu iras il ira et cetera à partir de la verbe latin iré il y a le verbe waderé waderé wader ou adérer qui veut dire en latin marcher patoger s’évader et qui soulligne plutôt l’énergie investie dans le mouvement quand on dit invadérer envahir l’invasion et c’est l’origine de du présent conjugué je vais tu V il va jusqu’à va je ne point et puis il y a un troisième un peu sur lequel les philologues discutent et sont en des acccord qui aboutit qui qui va qui qui est l’origine de aller aller qui serait soit amboué déambulé réduit en allaré allaré et donant aller nous allons vous allez ou bien alors ce n nous allons nous allez serait selon d’autres philologues étymologistes une dérivation verbale de l’elle à la à l’arrêt voler filer donc c’est quand même un ver un verbe c’est un verbe assez étonnant ça mériterait presque une interrogation philosophique finalement comment comment ce verbe aussi fondamental puisqu’il exprime la base du mouvement se trouve aussi ératique dans dans dans son étymologie voyez c’est c’est une question que je suis pas posé mais je pense qu’elle mériterait d’être posé est-ce que est-ce qu’en portugais le verbe aller exactement le même même culation mais il n pas une et non il il a combien d’origine de TR est-ce qu’il est-ce qu’il a eu des des réflexions séiotic philosophique philologic séiotico philosophique sur ce ver moi je crois que ça mériterait ça mériterait vraiment une investigation parce que l’irrégularité grammaticalement on dit c’est la même irrégulier enfin derrière l’irrégularité au sens grammatical il y a quand même quelque chose d’assez étonnant qui est probablement l’action humaine la plus immédiate se mouvoir se déplacer et qui est et et qui serait prise dans un réseau de de étimmologique aussi complexe euh je pense que ça méritera une réflexion d’ailleurs par par exemple euh si on le prend sur le plan aspectuel sur le plan aspectuel on voit que ce verbe qui ne sait pas trop d’où il vient ne sait pas également trop où il va puisque euh on a dans s’en aller on a l’aspect incoatif qui est qui est qui est marqué mais l’aspect incoatif sans destination allez on s’en va on part c’est l’élan du départ c’est l’élan du départ sans destination s sans aspect terminatif induit par le ver c’est curieux quand même alors que aller c’est presque le contraire on ne peut pas aller sans aller vers quelque chose s sans aller euh vers le bout du monde vers son village natal vers sa destinée et et et les phrases figées c’est où vas-tu allez c’est donc caractérisé par un aspect duratif et terminatif vaste spectre aspectuel qui montre quand même que que le il y a un flou il y a un flou sémantique et sémantico pragmatique VO je trouve est en soi tout à fait intéressant le marin lui il appareil on dit appareiller pour dire partir entre le prier et le deè point on pourrait peut-être dire que le premier signifie plutôt un mouvement d’éloignement sans je men vais je m’en vais je m’éloigne d’un point de départ tandis que le deuxième aller vert c’est un rapprochement je me rapproche d’un but comme tu avais noté là aller vers son village natal aller vers sa destinée c’est oui oui oui oui peut-être ce qui accentuaiit son hypothèse accentuer encore l’espèce de distorsion aspectuelle que qu’on que comprend que comprend ce verbe euh c’est assez enfin s’en aller s’en aller voilà hein s’en aller et en appareiller fait partir au large alors le phénomène qui va nous occuper cette fois-ci c’est la surface c’est la surface de la mer la surface de la mer j’ai j’ai mis la surface efface parce que je crois qu’on a on a là un motif vous allez voir un motif qu’on pourrait appeler etthnaritime au sens au sens de motif littéraire et pour pour le pour le placer tout d’abord il serait peut-être intéressant de rappeler la distinction al if le suffix al le suffix il figural figuratif avait je particulièrement investi cl uneépoque mondee if si c’est un point qui illustre bien cette distinction de façon pertinente c’est bien profondeur et surface parce que la profondeur dans un sens fig al c’est c’est la profondeur conceptuelle c’est la profondeur de nos théories c’est la profondeur de nos modèles c’est la profondeur générative et cetera et au sens figuratif c’est la profondeur sensible correspondant à une expérience concrète la profondeur d’appui don on est en haut et cetera la profondeur dans dans Germinal don on a bien on a bien la distinction la double Valance en al et en if du de la profondeur euh en matière de océanique évidemment la profondeur elle est elle est d’abord en if c’est c’est la profondeur figurative c’est la profondeur abysale c’est la profondeur comme on va le voir génératrice de de formes particulièrement de formes inconnues donc donc de formes thérapologique mais la surface la la surface elle est aussi en en Hal et en if on pouveit dire la surface en Hal c’est le superficiel c’est c’est le vous savez c’est vous vous rappelez sans doute de cette parole de N sur Wagner contre la profondeur de Wagner et pour la superficialité de de comment de ce musicien français Carmen biz il il ventait Nietzsche les l’excellence de biset contre la médiocrité de Wagner qui détestait euh en ventant les mérite de la surface contre les illusions de la profondeur et il disait bis c’est superficielle mais toute la profondeur est à la surface et et moi je suis assez sensible à ça je crois assez volontiers à cette profondeur à cette profondeur de la surface à cette profondeur de la peau de la peau des choses et et et on on le voit alors sur sur la mer pour ça c’est c’est absent on pourra dire la figure idéale de de cette étonnante profondeur de la superficie de la du film hein de la de la petite couche de surface on a beaucoup beaucoup de figures qui sont intéressantes qui trace quelque chose sur la mer la vague d’étav le sillage formes ondulatoires quand on quand on fait par avec un galet si on fait sauter un galet sur la surface de la mer les ricochet pardon la vague des traves c’est-à-dire la vague des traves c’est c’est la vague produite par l’étrav d’un bateau tout sait ce que c’est mais faisons comme si on ne le savait pas on va faire comme si on le save qu’est-ce que c’est c’est quoi exactement c’est sillon ah c’est le sillon c’est le sillon creusé la des traves oui c’est le sillon creusé par les traves dans le dans dans dans dans dans l’océan pour les les passionnés de mer je me souviens un marin solitaire qui s’appelle un peu écrivain essayiste aussi qui s’appelle Bernard Moitessier qui fait partie de ces quelques figures un peu mythiqu de la navigation à voile Slocum de paquet de quelques petit de et et moiessier sur son bateau en solitaire quand il traversait l’océan Pacifique il raconte qu’il passait parfois la journée allongé sur sa euh sur l’étave au-dessus de l’étave de son bateau pour regarder cette petite moustache euh de son bateau qui qui qui qui creusait la mer c’est un SoC un bateau c’est un SoC qui creuse le sillon dans la mer donc un mais surtout la question la question c’est la la question des traces laisser ou pas par la mer la j’appelle la furtivité des traces entre trace et absence de trace le film de la M c’est une page blanche et le page bleu et alors je vais vous montrer quelques tout petits extraits très courts qui raconent cette histoire de de la de la trace alors regardez ce c’est ça c’est au début chapitre 13 c’est début de mobidique au début de mobidique euh un extrait mobidique qui part nous gagnions le large la brise vivifiante fraîchissait notre petit gouémon c’est sont sur un petit bateau notre petit gouémon tel un jeune Poulin qui s’ébrouille faisait jaillir de son étrave des tourbillons d’écumes la fascination ah comme je humais ces souffles Tartars foin de la terre et de ses barrières de péage foin de ces grands chemins où s’impriment les marques des talons et des SA servil comme je m’en détournais pour admirer l’océan magnanime qui ne garde nul trace c’est c’est c’est évidemment une figure tout à fait intéressante avec cette espèce économie figurative et pardon pour pour l’impression la densité figurative l’économie figura de la mer qui fonctionne presque négativement dans ce discours foin d’ ça veut dire euh rejetant négativementin les barrières de péage les grands chemin où s’impriment les marques des talons et des sabot services de l’humain et du non humain euh la structure le condensé narratif qui est là est quand même assez assez remarquable puisque l’on a les barrières de péage l’autorité les rapports de pouvoir les rapports [Musique] économiques le la complexité figurative thématique et narrative du monde de la terre avec ses statuts ses rôles l’humain le non humain par la méthonymie des talents et la méthonymie des savots et et et la relation sociale centrale cit ude ou liberté et à l’opposé en quelques mots le texte microotexte restitue la complexité figurative thématique narrative de l’espace terrestre et l’océan magnanime qui ne garde nulle trace parce que si un sillage le sillage se passe très vite et si vous regardez euh on peut on peut aussi penser à au film célèbre de sped Titanic le dernier moment d’un naufrage et quand même toujours quelque chose de tout à fait bouleversant parce que lorsque ce monument de complexité qui est un navir avec ses machines avec ses ses couloirs avec ses aussi tout ce matériel qui est à bord et cetera le dernier moment de la disparition dans la mer en quelques instants je vous invite à regarder des naufrages il y a des très bons il y a des très bons naufrages je dire sur Internet et et et à chaque fois qu’on regarde un bateau coulé si vous voulez le le moment pathétique c’est c’est la disparition de toutes traces et ça redevient comme s’ n’y avait jamais plus donc les l’univers axéologique évidemment qui Onon ne peut enduire c’est d’un côté la liberté et la grandeur magnanime et de l’autre la servitude de la petitesse pas de trace trace de pas le renversement euh inscrit l’ position on peut dire dans dans le signifiant alors on pourrait dire que ça c’est un un cas particulier dans cet univers mais mais regardez maintenant euh c’est écrit un peu petit parce que j’ai voulu j’ai conséré peut-être excusez-moi on peut lire quand même ça va alors j’ai je prends les travailleurs de la [Musique] mer les travailleurs de la mer de Victor Hugo et je compare confronte l’inquipite et désimite de ce roman et le l’ipite du prier chapitre c’est le premier chapitre du récit cette fois c’est pas après après l’archipel de la Manche vuautre jour le titre du prier chapitre est un mot écrit sur une page blanche il désignite la dernière phrase la fin du dernier chapitre du 5e chapitre du livre 3 3e partie la grande tombe la grande tombe alors le premier chapitre la phrase tout à fait inative c’est celle-ci pardon excusez-moi la CHM de 1820 et quelques fut remarquable à G il niga ce jour-là la route était toute blanche évidemment neiger à guernz c’est un petit peu comme neiger à Campos oui Campos de des j c’est c’est comme les toit des maisons vont être pendus comme ça pour pour empêcher la neige de tenir il n’y aura pas de neige il y en aura encore moins demain qu’aujourd’hui c’est ça il neigeait ce jour-là événement et le récit nous raconte que il y a trois personnes trois individus qui marchent sur la neige il y a une jeune femme un homme et un troisème homme et la jeune femme qui marche sur la neige je vois que cette jeune femme s’arrête l’homme crut voir qu’elle écrivait avec son doigt quelque chose sur la neige puis elle écrit quelque chose et elle s’en va elle continue chemin elle continue son chemin et lui l’homme qui suit arrive son regard tomba machinalement sur l’endroit où la jeune fille s’était arrêtée deux petits pieds y étai é imprimé et à côté il lut ce mot tracé par elle dans la neige giliat ce mot était son nom il s’appelait giliat il resta longtemps immobile regardant ce nom ses petits pieds cette neige puis continua sa route pensif c’est c’est le départ d’une aventure romantique puisque dans un roman profond typiquement romantique qui va être l’histoire de l’amour de giliat de marin solitaire et de cette jeune fille cette jeune fille qui est la fille de l’armateur la fille de l’armateur qui a équipé le premier bateau à vapeur entre ganz et SaintMalo au bquin et euh le bateau va être perdu par le capitaine de ce bateau que le l’ARM en qui l’armateur avait toute confiance qui était un traître il a fait s’échouer le bateau sur des rochers il a disparu et le bateau était perdu mais la machine à vapeur était peut-être sauvable et giliat le marin va avec sa petite barque à voile sur le rocher au plein milieu de la mer où il va ça vaê tout le cœur du roman il va lutter contre les éléments pour sauver la machine à vapeur du bateau de l’épave du bateau dans les rochers c’est là qu’il y aura le fameux combat on en reparlera aprèsdemain de de giliat contre la pieuvre le monstre marin qui était dans le rocher et il ramène le moteur à l’armateur à ganz sur son bateau et il était parti parce que l’armateur avait promis sa fille en mariage à celui qui lui rapporterait sa machine et et donc il est il est là c’est c’est c’est là c’est c’est c’est l’épreuve califiante bon c’est un compte hein c’est un compte c’est c’estent passionnant gni ce et il se trouve malheureusement pour giliat que pendant toute cet épisode où lui marin solitaire et héroïque s’est dévoué à souffert le martyre c’est des épreuves incommensurables des tempête affronté sur le rocher la faim la soif tout tout ça pour son amour elle pendant ce temps-là elle est tombée amoureuse d’ jeune pasteur sur l’île de ganz et et quand il revient g il apprend qu’elle est fiancé avec le pasteur et que son amour est perdu et à la fin du roman je SPO on peut spoiler la littérature parce que c’est on ne lit pas pour ce moteur narratif là donc à la fin du roman la jeune fille la jeune femme mariée avec le jeune pasteur va partir en bateau vers d’autres destinées et giliat s’installe dans un rocher une sorte de rocher que la nature a aménagé comme une sorte de fauteuil à marée basse et la mer monte il regarde le bateau partir avec sa avec la femme qu’il aimait et la mer monte et la mer monte et la mer monte peu à peu cette tâche le bateau cette tâche qui s’éloigne le bateau qui s’éloigne qui n’était plus une forme pie puis elle s’amoindrit puis elle se dissipa à l’instant où le navire s’effaça de l’horizon la tête disparut sous l’eau il n’y plus rien que la mer donc ce suicide de du du du marin pour son amour perdu et elle aa encore il n’y eu plus rien que la mer la mer qui efface vous voyez vous voyez comment comment le on peut analyser le le on peut analyser le renversement paradigmatique entre l’inipite et le disinite du roman l’inquipite c’est l’apparition de la trace l’écriture la trace double d’ailleurs puisque c’est à la fois sur le plan de l’énoncer un texte imprimé mais sur le plan de l’énonciation ce sont des pieds imprimés les petits pieds hein deux petits pieds s’y étaient imprimés euh euh en écriture comme en lecture et la neige c’est le support d’inscription de de cette écriture on voit quand même que il y a cette apparition de la trace ce serait intéressant de voir c’est une apparition discontinue discrétisé on on a une sorte de décomposition des éléments puisqu’on a à la fois successivement pardon l’endroit où la jeune fille s’était arrêtée les petits pied qui sont imprimés la lecture du mot tracé sur le support la neige donc on a on a toute la scène de la lecture de l’écriture et de la lecture qui est commencé là il il reste longtemps regardant ce nom ces petits pieds cette neige vous voyez c’est c’est quandme à la fois l’énonciation l’énoncé et le support d’inscription qui sont décomposé et ça s’oppose à la scène de la disparition de la trace à la fin du roman où cette fois-ci on a un bateau qui s’en va qui devient une forme qui devient une tâche puis plus rien un effacement graduel et donc plus du tout discrétisé et un effacement aussi graduel de la tête de gilath qui va s’enfoncer dans la main il s’enfonce pas dans la mer c’est la mer qui monte c’est la mer qui c’est la mer qui le recouvre petit à petit puis que c’est une région du monde où il y a des marées considérables le marnage le mot marnage signifie la différence de hauteur entre la basse mer et la haute mer à jers à Gerz le marnage le jour de grande marée peut être à peu près de 10 m entre la basse mer et la haute mer donc c’est énorme comme comme Mar voilà l’effacement donc de la de la tête de gililiat et la surface nu de la mer qui ne garde aucune trace alors ça on peut dire que ça fait quand même écho à la précédente euh l’océan magnanime qui ne garde nulle trace euh le désinide de mobidique maintenant le désinite de mobilie as ce chapitre terrifiant de l’ultime du 3e jour de combat du capitaine akab et de son équipage et de son bateau le pcode et de ses euh comment de ces de ces pirogues de ces pirogues baleiniières puisque vous savez que la chasse à la baline au cachalo SE procédait comme la comme la pêche à la morue d’ailleurs un bateau à 3 bas ou un grand bateau comportant un véritable navire usine avec des fours pour cuire le cuire l’huile la mettre dans des parines ENF tout Ste de préparation et sur le bateau débarquent des baleiniières et les les marages partent avec la baleine et puis avec le harpon pour suivre la baleine et donc le les baleiniières tout va être détruit mobidque va arraché le capitaine akab qui va se retrouver enfoncé dans la mer disparu et euh obudic achève le pécodre en fonçant euh sur la coque du navire qui va couler c’est un fait historique d’ailles au 19e siècle il y a eu bateau bateau américain ex qui aurait été coulé par l’attaque d’un cachalau c’était un grand é Jul Verne c’est pareil c’est quand même assez assez c’éit des motifs très très fort à l’époque et et la dernière phrase est à présent les petits oiseaux criards voletit au-dessus du gouffre encore béant dont une morne écume blanche battait les parois abrupt puis tout s’effondra et l’immense linceul de l’océan continua de rouler comme il il y a 5000 ans un a l’effacement l’effacement complet donc on a on a on a vraiment là un je crois un un motif un motif sur le sur le la mer comme la surface comme surface d’inscription et la mer comme surface d’effacement je crois que c’est un c’est un motif très très puissant euh qui qui va peut-être à la enfin que qu’on peut corréler à l’hypothèse générale que j’ai déjà évoqué et et sur laquelle je pense que j’aimerais bien que l’on revienne que travailler l’hypothèse générale que je vous rappelle elle repose sur d’abord elle est née d’une d’une expérience que que j’avais faite moi-même étant pilotin sur un Carco et étant en stage en quelque sorte sur la passorelle du carbo la nuit le car de de minuit à 4h du matin toutes les nuits minuit 4h du matin cl service avec un lieutenant et un homme de barre on était trois sur la passerée du car l’homme de barre se taisait jamais un mot et le lieutenant bavardait C il y avait tro ou qure lieutenant quel que soit le lieutenant toujours bavardait il faut se rendre compte l’ennui à bord un bateau chorme et donc l’homme de bar l’homme de bar pouvait quand même vous servir un royal non non l’homme de bar il était l’hom de bar il était là son cap il bougeit pas ah la bar bar l’homme de barre ah oui oui B a 2 R e oui lui lui non parce que c’est justement la qualité la qualité de la conduite d’un cargot d’un bateau à la barre elle est repérée par la par le sillage derrière si le siillage est torsçadé comme ça c’est que l’homme de bar ne tient ne tient pas bien son cap si le SI est impeccablement droit derrière le bateau et et le lieutenant qui est l’officier de car régulièrement il surveille regardarde derrière les reflets même la nuit à la lune pour voir si l’écume est droite ou si l’écume est courbe mais mais les les officiers sur les bateau parlent et et ce ce ce livre a des sortes sorte de commentaire existentiel et métaphysique sur la planète sur le cosmos sur où est-ce qu’on va d’où est-ce qu’on vient sur sur l’avenir du monde mais mais c’est c’est une sorte de c’est très curieux ça ça m’a paru être dicté par le lieu quoi jamais dans aucun endroit sur terre jeavais vu cette régularité thématique et les marins pêcheurs le font moins parce que les marins pêcheurs ils sont pris dans la complexité de leur activité tout le monde est à la tâche alors que sur un cargo on file un cap quoi sur une mer qui est généralement [Musique] qui cet univers donc donc je voudrais évoquer avec vous là cette cette cette hypothèse cette hypothèse euh les l’illustration de l’hypothèse par un certain nombre d’extraits tout à fait à mon avis tout à fait étonnant euh et euh les les arguments que l’on peut en tirer d’un point vue sémiotique alors le fil rouge de l’hypothèse c’est bien sûr que la propriété perceptive centrale de l’univers maritime repose euh sur son économie élémentaire deux éléments l’air l’eau et le plus généralement bien sûr le plus généralement comme aujourd’hui l’air bleu flot bleu et rien d’autre quand on pense à la complexité figurative notre perception de l’espace terrestre C ça c’est couleurs c’est ces formes cette complexité figurative et c’est un élément de de distraction c’est un élément de distraction dans notre lecture du monde on n’arrête pas de lire des micros réits en quantité quand on per quand on circule dans une ville les gens les les les les véhicules les meubles les végétaux les immeubles les types d’immeubles les boutiques le fourm narratif d’une ville le fourmillement narratif thématique reposant sur la sur le foisonnement figuratif des couleurs des matières et cetera fait que notre attention est totalement absorbé et qu’on ne pense jamais au fait qu’on est sur une planète comme disait le chanteur quelque sur une boule qui roule quelque part dans l’espace et bien les marins sur leur bateau la nuit ou le jour quand quand a pas la tempète Mme quand la tempte cette sensation une sensation figurative de la planète je dirais et et quasimentpoèse c’est une sorte de constante donc parce que l’Air l’Eau miroir chromatique de l’un sur l’autre on a un dispositif qui élimine tous les écrans figuratifs entre le sujet de perception et le monde d’où l’effet planète est le lien avec le cosmos inersocosmique de l’épure figurative à l’abstraction il n’y a pas de solution de continuité on est dans du tensif continu et d’ailleurs vous allez voir des sitations on est bien dans le tensif continu c’està-dire que l’espace non seulement on a les deux éléments l’air et l’eau mais on a deux éléments qui empiètent constamment la sur l’autre la ligne d’horizon est une rareté d’une certaine manière mais que ce soit la brum la brûle l’eau est dans l’air l’air est dans l’eau que ce soit les vapeurs que ce soit les reflets d’une mer nuageuse d’un ciel nuageux bref mon hypothèse c’est que on a là en mer un effet comparable à celui de la réduction phénoménologique on a un effet compar C de la réduction phénoménologique je bien on va revenir sur cette sur ce problème de de l’époquet l’époquet phénoménologique euh avec quelques textes qui euh est en quelque sorte peut-être le vecteur de de l’existentiel du fait de son minimalisme et il me semble que moi je je m’en suis même fait vous savez des romans de mer il y en a des centaines de romans de mer j’en ai pas lu des centaines j’i lu pas mal et et on peut dire que le critère distinctif pour moi presque oui oui un critère plus que stylistique du roman de mer c’est quand quand cette problématique là apparaît transformant complètement la dimension anecdotique en une pluise a c’est c’est le vecteur d’une PL isotopie de lecture comme vous allez le voir donc quelques cours extrait pour illustrer ce phénomène quelques citation de Herman Melville extraite de mobidic tout d’abord le début le début la première page de mobisiic quand je sens l’amertume plisser mes lèvres et que je me surprends à faire halte devant les marchands de cercueil et que la noire mélancolie me tient si fort alors j’estime nécessaire de m’embarquer sans délai c’est un roman plein d’humour heinque c’est c’est c’està-dire vite en mer en mer pour échapper à la dépression et à la à la tentation suicidaire de la page suivante on lit oui chacun le sait l’eau et la méditation sont unis inséparablement à jamais d’ailleurs bachel l’eau et les rêves a développé en phénoménologie figurative de l’eau il a développé cette idée sauf que bachelar c’était pas un marin et j’ai lu l’au et les rêves mais mais l’eau l’eau de Bachelard c’est un peu comme celle de monpassant c’est l’eau stagnante c’est l’eau des Mar c’est l’eau des étanss c’est l’eau des rivières c’est l’eau c’est l’eau douce il y a quelques il y a un chapitre à la fin de l’eau et les rêves un seul chapitre sur la mer mais mais mais pour lui c’est pas B instrument la juste une page plus loin nous découvrons nous découvrons dans l’eau de toutes les rivières et de tous les océans l’image de l’insaisissable fantôme de la vie là est la clé de tout et quand quand le l’ismaël le narrateur héros va se faire embaucher cherche à se faire embarquer pour aller pêcher la baleine sur le pécode le le capitaine du bateau les codes veut le tester il lui dit va donc à l’avant à la prou à l’avant du bateau et dis-moi ce que tu vois il va tester sa motivation en fait et il écrit je marchais jusqu’à la proue et regardais du côté du vent la vue qui s qui s’étendait devant moi était sans limite mais excessivement monotone et rébarbative pas le moindre élément de variété pas d’utre et enfin une citation un peu plus longue et un peu plus complexe mais qui mériterait qui mériterait d’être euh euh à mon avis développé analysé C les qualités les qualités des marins de N Tuquet la ville portuaire d’ partent les baladiers aux États-Unis et lorsque toutes ces choses s’unissent chez un être que le calme et la solitude des longues nuits de car dans les eaux les plus lointaines et sous les constellations inconnues de l’hémisphère Nord ont amené à penser librement sans souci des traditions et qui ayant reçu directement du saintverge confiant et déterminé de la nature les fraîches impressions suell qu’elle peut prodiguer en a appris aider de quelques avantages Fortu à s’exprimer dans une langue altière nerveuse hardie cet homme dis-je est unique dans la population entière d’une nation il est digne des pompes les plus grandioses promis au plus noble tragédie c’est une phrasetienne mais voyz c’est c’est tout même le le profil le profil thématique du marin confronté à cette nudité de l’espace plus loin encore il regarda du côté leôé au vent puis il regarda l’immensité vide des eaux que rien ne bornait plus jusqu’au rivage invisible des continent d’Orient et même page mais parce que c’est loin très loin des terres que réside la vérité la plus haute sans rivage comme Dieu infini courage au bulkingtom courage farouche soit ton combat dei-ieu de l’écume soulevée par ta mort Océane jaill verticale ton apothéose et enfin une autre citation mais il en aurait beaucoup à prendre sur ce thème c’éit un jour clair bleu d’acier les firmaments de l’air et de la mer pouvaient à peine se distinguer l’un de l’autre dans cet Azure partout répandu c’est cette image figurative cette espèce d’espace un espace figuratif absolument élémentaire et l’élémentaire est le foyer d’autre chose c’est cette aspect qui m’a paru intéressant avant qu’on fasse la pause regardons maintenant quelques citations de Conrade un demi-sècle plus tard Conrade là j’ai pris essentiellement des citations dans ce court roman qui s’appelle la ligne d’ombre la ligne d’ombre c’est c’est c’est exactement pour ceux qui connaissentomade romancier préféré de l’istros il la ligne d’ombre c’est l’envers de typhonuxé la ligne d’ombre le roman qui s’tit la ligne d’ombre c’est l’inverse de Typhon fond c’est un ouragan c’est une tempête colossale une nuit et une journée d’enfer sur un bateau commerce commerce la ligne d’ombre c’est le calme plat c’est le calme un voilier qui donc n’avance plus le VO on dit encalminé un voiler encalminé rien ne bouge et donc et avec des malades d’abord avec la mort qui rôe le satillement de la mère me remplit les yeux elle était splendide et nu monotone et sans espoir sous la courbe vide du ciel la solitude intense de la mer agissait comme un poison sur mon esprit quand je tournais les yeux vers le navire j’ la vision morbide d’un cimetière flottant et à part ces morceaux de terre il n’y avait pas une tâe dans le ciel pas une tachche sur l’eau pas une silhouette de vapeur pas une traînée de fumée pas une voile pas un bateau pas un mouvement d’humanité pas un signe de vie rien l’impénétrable obscurité enserrait le navire de si près qu’il semblait qu’en allongeant la main pardessus bord on pouvait on pourrait toucher quelques substances surnaturelles et enfin regardez autour du navire c’était regardé dans un puit noir sans fond l’œil se perdait dans d’inconcevable profondeur profondeur horontal mais donc on a on a euh cette cette double isotopie pourrait-on dire permanente entre la perception de cet univers réduit à de l’élémentaire vide et la perception et la construction thématique et axiologique sur une isotopie plus thématique d’une de la mort ou du destin ou du destin exceptionnel de la métaphysique d’une essence d’une Ess de la vie une une naissence essence essence quelque chose d’essentiel voyez encore der derniers exemples le Conrade toujours mon navire semblait immobilisé comme une maquette posée sur les ombres et reflet d’un marbre poli il était impossible de distinguer la terre de l’eau dans la sérénité énigmatique des forces immenses du monde un grand calme surchauffé enveloppait le navire et semblait le maintenir immobile dans une ambiance flamboyante composés de deux tons de bleu donc les formes mêmes disparaissent les contours disparaissent les objets disparaissent il reste plus que que que des des marques des formes présent dans et j’ai une dernière petite citation qui forme une sorte de corpus au fond autour de cette problématique celleci celle-ci je l’ai tiré de de Conrade toujours mais de Typhon avant qu’arrive le typhon lui-même euh la mer est plombée et a de longues ondulations de houles le barromètre descend brusquement ils s’attendent à la catastrophe qui va arriver mais elle est annoncée par par cette perception des éléments la surface circulaire de la mer avait le lustre ondoyant d’une étofe de soie grise au travers de laquelle le nanchan c’est le nom du navire traçait un sillon fugitif le soleil pâle et sans rayon répandait une chaleur de plomb dans une lumière bizarrement diffuse donc voilà euh le corpus au fond la problématique est le corpus et et je vous proposerai après la pause SAF si vous voulez commenter si vous avez des commentaires immédiat faire euh qu’on qu’on qu’on reparte vers la réduction phénoménologique et qu’on passe dans deème partie de notre séance une ensemble une interrogation euh sur l’impact de cette réduction phénoménologique sur notre construction théorique de la sémiotique oui euh de diapo en arrière oui voilà à donc il s’agit bien là de de de l’effacement progressif figuratif pour ne laisser après que des ambiances une ambiance frvoyante composé de de T bleu il n a plus de forme il n a que des impressions chromatiques peu je me souviens d’un d’une d’un travail de taelume de plusieurs années dans lequel tu tu étudiais un compte de mon passant la nuit c’était donc la nuit des figuré te souviens oui ou oui oui oui céit c’était pour un hommage à Jacques J naska qui avait lui-même écrit un texte sur la nuit ah tiens justement on avait été TR qu séuticien à commenter la nuit de mot passant oui ah d’accord voilà et tu sais que notre ami dilson l’a traduit quelques quelques temps plus tard il l’ la publié au plésil ah oui d’accord euh ton article toi ah bon mais oui la nuit dé figuré ouis ça a apparu dans la revue de nos amis deire que tu verras demain euh non mais ce que je me rappelle que dans cette étude là tu montrais que à mesure que se déroulait la trajectoire du protagoniste de mon passant euh si j’ai si la si ma mémoire est bonne il me semble qu’il y avait une réduction de la densité figurative du paysage autour de lui si bien que petit à petit il devenait angoissé devenait plus anxieux plus angoissé du fait du manque de repère figuratif le manque de repère figuratifette nouelle passant se traduit par la disparition progressive de la lumière des des éléments de lumière ça commence par par par la lumière d’une d’un café rayonnant dans sur les champs élyées avec euh des lumières sur les tables des lumières partout et puis au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans la ville en va jusqu’au bas de Boulogne il revient et petit à petit toutes les lumières disparaissent et il devient une nuit une une obscurité uniforme opaque qui fait disparaître autre chose justement mais dans ce cas-là c’était c’était générateur d’angoisse de peur non certain de peur ça mine dans l’eau noire de la scène le narrateur va se jeter dans l’eau noire de la scène mais moi l’événement l’événement qui m’avait intéressé dans ce dans cette nouvelle de mot passant et c’est pour ça que je l’avais appelé la nuit dé figuré c’est que lorsqu’il y a la corrélation figurative entre la nuit et la lumière la lumière permettant de dessiner la nuit exactement comme l’Î dessine l’océan ce qui était ce qui me paraissait remarquable génial passant d’ailleurs c’est que son texte utilisait un grand nombre de figures de trop des métaphores des métonymies des images des comparaisons des tout tout un appareillage figuratif au sens rhthorique du terme et que petit à petit au f à mesure que l’univers figuratif se dégrade par la disparition de la lumière alors les figures de rhtorique disparaissent il n’y a le langage le langage se dessèche il perd l’éclat de la comparaison l’éclat de la métaphore l’éclat des mythonymies l’éclat des tout tout cet appareillage qui fait que le monde est signifiant c’est c’est c’est ça le défigurif c’est pour ça que j’is trouvé ce texte génial c’est tu te rappelles de ça et en contraste ici ici en revanche on dirait que là dans les petits passages que tu nous as mis en ou en évidence là il y a apparemment il y a pas de il y a pas de de notation concernant une peur ou une une angoisse ou un grand calme chauff ma vie ambiance oui c’est intéressant mais mais ça pose le problème au fond il y a quand même une sorte d’angoisse si on prende je su alls juste une sorte de figurativité élémentaire sans presque sans la doubleotopie je impossible de distinguer la terre de l’eau une ambiance fl voyante composé de deux tons de bleus les objets ont quasent disparu donc là on est dans une espèce de pure perception hein mais mais si on remonte plus haut on s’aperçoit euh j la vision morbide d’un cimetière flottant euh euh pas un mouvement d’humanité pas un signe de vie euh euh on pouvait toucher quelques substan surnaturell euh là on a la double isotopie touchant et on a quand même une isotopie thématique de la mort il y a quelque chose d’inquiétant oui il y a quelque chose d’inquiétant et et chez et chez Melville chez Melville c’est plus ambigu c’est plus ambigue parce que c’est cette réduction figurative est est plutôt le connecteur de d’une sorte de méditation métaphysique enfin de d’une rêverie métaphysique physique euh les rivages invisibles tu vois par courage auing courage soit ton combat demi-dieu de l’écume soulevée par ta mort Océane jailli vertical ton apothéose en fait c’est l’anticipation du destin de du capitaine akab qui qui va être emporté par la baleine par la baleine blanche au fond des mers et c’est on le verra la vague de Victor Hugo la grande vague déferlante de Victor HUG qui est pour les gambes ma destinée il qu Mme il a quand même la double la double la double isotopie voilà pause on fait une pause non oui et après on un petit moment sur le sur la question justement là j’aimerais bien qu’on a une discussion en fait on pas nombreux une discussion sur le rapport sur sur le rapport entre phénoménologie au sens la réduction phénoménologique l’p et la sémiotique séiotique de nipodicité séiotique figurative et cetera c’est pas un corpus encore plus autour d’une problématique d’ailleurs c’est c’est un des sujets avec les ét en master et doctorat que nous connaissons tous bien qui est celui de la relation entre la constitution d’un corpus et l’élaboration d’une problématique et et le rapport dialectique entre entre la formulation de la problématique et son plan de pertinence et tous ces traits et la constitution du corpus l’un corrigeant l’autre l’autre corrigeant l’un enfin cette espèce de de va et vient permanent entre les deux et là là pour pour moi c’est un petit peu un stade d’élaboration parce que je me suis rendu compte que cette problématique de la réduction figurative corrélée à une interrogation ontologique disons cette problématique là dont dont j’ai l’intuition elle est à mon avis vérifié par sa pertinence est vérifiée par le corpus mais le corpus même ébaucher demanderait analyse une analyse plus précise une structuration même probablement peut-être même des espèce d’effet typologique à l’intérieur parce que je me suis rendu compte que j’ai fait une investigation sur trois trois romans et j’ai pas pas pu faire assez systématiquement mais je pense que ça vaudrait le coup c’est vraiment un problème de constitution de corpus comme disait françois Rastier une une linguistique de corpus qui qui s’élabore là et donc c’est là pour l’instant c’est un peu le stade d’élaboration et maintenant je voudrais le connecter avec l’ le fond de l’affaire si je puis dire qui est le prolong dans le prolongement du tournant phénoménologique cette question de la réduction phénoménologique et je me pose la question de savoir si cette réduction figurative de de l’océan euh n’est pas corrélée ou corrélable avec la réduction phénoménologique elle-même dans son comme principe méthodologique çappelle une corrélation qui s’établit entre ces deux entre ces deux formes hein donc la forme observable dans les textes hein de cette espèce de mise en scène figurative du du minimum existentiel de de l’espace océanique et euh la question sous-jacente de type presque htique ou ontologique et qui porte sur le croire le croire au monde le croire au monde où l’on est c’est par c’est à travers la la modalité du croire que que me semble-t-il tout se joue et et donc j’ai repris vous allez voir un un un un petit parcours de là encore de citations mais qui sont qui sont au foyer de notre affire quelques quelques citations de ousur puis de une de merlot Ponti puis une de Jean-François borderron pour arriver vers la sébiiotique elle-même donc voilà voilà mon mon parcours hein autour de la réduction phénoménologique donc où se je vous lis nous pouvons dire également que toute activité de connaissance a toujours pour sol universel un monde et cela désigne en premier lieu un sol de croyance passive universelle en lettre un sol de croyance passive universelle en lettre qui est est présupposé par toute opération singulière de connaissance deè citation qu’il a prolongé sur la même page ce sol universel de la croyance au monde que présuppose toute pratique pourquoi moi je pose la modalité fondamentale c’est le croire antérieur au vouloir dans l’échîn mod ce sont universelle de la croyance au monde est ce que présuppose toute pratique aussi bien la pratique de la vie que la pratique théorique du connaître l’être du monde dans sa totalité est ce qui va de soi ce qui n’est jamais mis en doute ce qui ne résulte pas d’une Activ d’une activité de jugement mais qui constitue le présupposé de tout jugement la conscience du monde est une conscience qui a pour mode la certitude de la croyance et 3è citation le monde comme monde étant est la prédonnée universelle passive préalable à toute activité de jugement à toute mise en œuvre d’un intérêt théorique donc c’est on est dans l’anté prédicatif dans une et là il y a pas il y a pas encore les les concepts de suspension de dépoquet et cetera qui mais j’ai la deuxième citation celle de de Merl Ponti je l’ extraite d’un d’un texte que je ne connaissais pas que j’ai lu récemment qui s’intitule Les sciences de l’homme et la phénoménologie publié dans par courours de des textes anciens de 1951 1961 publié chez Verdier mais qui reprend la même la même ce qui est intéressant c’est la façon dont on tourne autour de la même thématique si vous voulez le philosophe ne doit pas comme philosophe penser dans le mode de l’homme extérieur de ce sujet psychophysique qui serait dans le temps dans l’espace dans la société comme un objet dans une boîte du seul fait qu’il veut non seulement exister mais exister en comprenant ce qu’il fait il lui faut pardon du seul fait qu’il veut non seulement exister mais exister en comprenant ce qu’il fait il lui faut suspendre l’ensemble des affirmations qui sont impliquées dans les données de fait de sa vie mais les suspendre n’est pas les et et encore moins nier le lien qui nous rattache au monde physique social et culturel c’est au contraire de le voir en prendre conscience c’est la réduction phénoménologique et elle seule qui révèle cette affirmation ininçable et implicite cette thèse du monde qui soutend chacun des moments de votre pensée pour les humédité euh vous voyez qu’ lui il parle de réduction il y a le mot suspensionique je crois que ce serait intéressant de réfléchir sur sur l’opération elle-même qui euh qui suppose on pourrait parler de débrayage un débrayage mon avis on peuter parler de débrayage modal c’est-à-dire se détacher ne plus être dans le temps dans l’espace dans la société mais prenez de la hauteur prenez du recul débrayer et et mettre mettre cette immersion justement transformer cette immersion en un observable passons à quelque chose qui est plus proche de nous en sémiotique on va revenir après he je vous propose parce que après je vous proposeer ma propre analyse euh dans dans un dans dans un texte que que j’aime bien publié dans les actes sémiotiques en 2011 dans la revue les actes sémiotiques en 201 un dossier intitulé phénoménologie et sémiotique de point théorie de la signification CIT la confrontation fond de la sémiotique et de la phénoménologie comme théorie de la signification et C Ivan Haris qui avait ordonné vivant ce numéro et le premier article celui le plus proche de de ces questions chez les sticiens dont j’ai déjà parlé jean-fançois bord il parle de la phénoménologie comme attitude de pensée attitude manière de c’est pour ça c’est une méthode cette attitude de pensée spécifiquement philosophique s’oppose à la méthode qui prévaut dans les sciences de la nature de telle sorte que si la phénoménologie peut prétendre à la scientificité ce n’est pas au même sens que ces dernières la différence réside dans la mise entre parenthèses de toute croyance au monde à laquelle renvoie le terme d’poquet qui est le ner et la raison d’être de cette méthode on peut dire en ce sens que la phénoménologie peut se confondre avec le projet philosophique lui-même du moins selon une certaine conception de celui-ci il faut ajouter que l’pqu ne supprime pas véritablement la croyance au monde mais la révèle comme croyance elle est ainsi moins une négation qu’une libération par laquelle la croyance peut être décrite pour ce qu’elle est tout à fait moi je trouve cette citation cette phrase très explicite de jeanre Bordon je pour moi il éclaire l’analyse de meronti qui précède qui elle-même éclairait l’analyse de lu qui précédait je je vois trois système de poupéog si vous voulez entre ces trois citations et pour aller jusqu’au bout de de ma proposition si vous voulez j’analyserai euh j’analyserai d’un point de vue sémiotique je je reformulerai tout ça d’un point de vue sémiotique de la manière suivante alors tout d’abord les termes suspension phénoménologique réduction phénoménologique époquet croyance mère ou dxa ce sont les les mots utilisés pour désigner cette opération qui consiste à dépouiller en quelque sorte euh la perception de que nous avons du monde comme un monde immédiatement signifiant dans lequel nous sommes immergés euh et sur lequel nous agissons parfois sans nous en sans nous poser la question et et le alors cette affaire là je montrerai après m’éresse beaucoup l’ourdox ça la croyance mère c’est c’est c’est aussi d’autre expression que Berl Ponti enemploi c’est la foi perceptive nous croyons en ce que nous voyons nous croyons en ce que nous voyons et les deux grandes les deux grandes méthodes de confirmation de cette foi de cette modalité première de la foi perceptible c’est que le témoignage d’un de nos sens la V par exemple est confirmé par le témoignage d’un autre de nos sens ou de plusieurs autres de nos sens nous percevons une une matière que nous croyons être opaque et nous mettons notre par la vue nous mettons notre main dessus elle est elle est elle est de fait et Estaque résistante on perçoit par nos yeux le dur et le mou un toucher hop je vais avoir au toucher une perception visuelle donc les mécanismes synesthésiques ont comme propriété de constituer la foi perceptive tous ceux qui ont fait des expériences de drogue comme ceux qui sont allés dans les pays asiatiques ceux qui sont qui le font aujourd’hui un peu partout connaissent cette espèce de fragilisation de la foi perceptive lorsqu’on prend une drogue hallucinogène ou lorsqu’on prend des même même des même la simple ivresse d’ailleurs la simple ivresse peut altérer transformer espèce de foi perceptible et l’autre chemin de confirmation développé par pertin c’est le témoignage d’autrui c’est pour ça c’est la condition d’ la condition subjectivité qui est à la base de théorie des instants éon Sant c’est aussi une sorte de confirmation que lui coqueil il appelle ça la prise sur le monde la prise le fait que l’on croit et que que l’on croit de manière partagée c’est c’est ce ce ce substrat en quelque sorte de la fiabilité du socle signifiant euh dans dans la foi perceptive pour analyser fond les constitentss de cette de cette croyance mère de cette opinion matricielle donc ça on pourrait traduire ça par l’opinion matricielle pour la pour l’analyser alors l’exercice de l’poquet l’exercice de suspension permet de déshabiller en quelque sorte cet habillage modal thématique figuratif et ceetera dans lequel nous sommes immergés et c’est pour ça moi je propose de considérer que la suspension la réduction la mise entre parenthèses l’pquet constitue que se déroule d’un point de vue sémiotique selon une succession d’opération une opération d’abord de démodalisation la démodalisation consisterait à à faire une sorte d’élimination du croire en tout cas de l’observer comme dibordron de l’observer comme croire une élimination ou une suspension de la modalité du savoir de la modalité du vouloir du devoir du pouvoir au fond il s’agirait de de de d’une conquête négative en quelque sorte d’une opération une conquête négative conquête une conquête négative dans l’exercice de la perception la conquête d’une sorte de de passivité modale de réception pure d’objet per décanté de toutes nos habitudes modales qui habille les choses ce serait bernardtier quand il analys sémantiquement la chaise le noyau séique du siège c’est pour s’asseoir je dirais pratiquer les poquet sur un siège ce serait de débarrasser l’objet de cette couche de signification modale pour s’asseoir c’est quoi ce truc c’est quoi cet objet moi je j’ai pas lu le livre de d’ne Bard anit livre qui je crois très bien sur sur une sémiotique du design des chaises mais mais ce qui est très intéressant à observer c’est que tous les designers qui ont un peu d’ambition en tant que designer ils ont dessiné une chaise il aura fallu faire une chaise il répéter oui je t tous les tous les on va revenir là-dessus tout de suite sur la question la question des différents des sain chaise bon donc je dirais une opération de démodalisation mais ça ne suffit pas il faudrait pratiquer une opération de que j’appelle de déthématisation déthématiser le monde c’est-à-dire thématiser le monde c’est quoi c’est c’est par exemple voir un individu figurativement perçu avec un vêtement d’une couleur bleue par exemple intense avec des petites Barrett tout s de petites choses et et de l’identifier comme par un rôle thématique policier ou officier de quelque chose et de de aussitôt de le de le thématiser et de le modaliser comme figure d’autorité figure de pouvoir et cetera et de le lire d’emblé comme d’en faire une lecture thématique comment comrade de beaux passages sur sur sur la figure du commandement le commandement d’un navire et des contraintes l’insécurité du commandement quand on n pas d’autorité au toi ensuite une opération de dénarrativisation c’estàdire retirer l’objet que je perçois les programmes narratif la programmation n narratif déterm l’usage déterm la fonctionnalité quiterm l’appréhension transformations prévisibles et même une opération de défigurativisation voir les choses comme comme si on éta un peu aveuglé par elle là je penseexte lquil regarde la montagne sain victoire il pas la montagne sa victoire pas il regarde des taches de couleur il regarde regard des sensations il s’en fout de la montagne victoire il peut lare fois la montagne victoire que ce qu’il voit c’est pas la montagne s victoire qu’est-ce que ça veut dire montagneire c’est justete deubér de laû terrestre un endroit donné comme ça sensation il défigurativise l’objet de sa perception et puis même je dirait plus radicalement encore une opération de dubjectivation c’est-à-dire la capacité dans dans dans l’exercice de suspension phéndoménologique de suspendre l’instance perceptive elle-même et pour aller jusqu’à ce que Merl Ponti appelle la réversibilité du voir c’està-dire se voir regarder par l’objet qu’on regarde se voir perçu se percevoir c’est l’histoire du cés des d’autres peintres dont parle Monti qui disent que lorsqu’il ils sentent qu’ils commencent à pouvoir peindre parors qu’ils ont la sensation que ce n’est plus eux qui regardent l’arbre que c’est l’arbre qui les regarde et peut-être que les la contemplation donc donc donc si si on est d’accord sur cette c’est ce que je soumet un petit peu comme la discussion hein je dirais qu’on on peut avoir finalement c’est assez intéressant parce que que on s’aperçoit que l’opération globale décrite par les philosophes phéndoménologues et euh elle est analysable sémiotiquement presque à une sorte de parcours génératif à l’envers qui qui qui presque par par une sorte de de décantation modale thématique narrative figurative et même subjective euh de de de l’objet pour arriver à à cette sorte de perception de de la de la nudité d’objets de la nudité qui n’empêche qui qui est pas une coupure complète on est pas dans l’hallucination on n’est pas dans dans la dans laasquisie perceptive totale non d’ailleurs mer lui il le dit il le dit bien il dit il il le dit bien suspendre n’est pas les nier et encore moins nier le lien qui nous rattache au monde physique social et culturel c’est au contraire de le voir en prendre conscience et c’est exactement ce que boron lui va dire l’époquet ne supprime pas véritablement la croyance au monde mais la révèle comme croyance voyez que ces textes dialogue ça dialogue bien tout ça on voit bien que c’est des formulations de de la même de la même et et et et ça ne fait que prolonger cette modalité première développé par le sol universel de la croyance de la la foi perceptive et et et ses composants donc voilà le alors je j’ai j’ai mis après je sais pas avant qu’on discute peut-être si on a le temps très rapidement j’ai mis après j’ai j’ai fabriquer un petit cours pour étudiants sur cette affaire là avec des exemples euh pour pour pour rendre ça sensible je vous montre je vous le montre ça pour oue c’est un c’est un cours que que je donne les étudiants de Master et et et la signification sensible sémiotique et perception le monde naturel comme langage quelques concepts phénoménologique la sose perceptive la narrativisation de la perception ça se déroule comme ça alors là la distinction ancienne et classique de cras entre les langues naturelles et le monde naturel c’est surtout le combat à ce momentlà mené je rappelle par par la sémiotique en matière dans le champ linguistique le combat contre la notion de référent le langage et le référent et pour justement comprendre les choses comme langage ce qui est pas évident pour des pour des étudiants ça fait Quême des petites révolutions ça de de voir concevoir que ce qu’on appelle le référent c’est en fait un langage qui a un plan d’expression et un plan du contenu et que les relations fonctionnent de la même manière je pense que c’est quand même assez intéressant donc le monde naturel peut être perçu par des sens isolés la vue l’OUI l’odorat le goût et cet par la sensorotricité qui les anime c’est le mouvement inhérent à la perception et par la synesthésie c’estàd par la série sensorielle simultanée correspondance de par exemple ou bien le le 4 minutes 33 de John Cage a avec Véronica on c’est celle qui m’avait vous connaissez le les 4 minutes 33 de silence de John Cage qui oblige justement c’est une opération pratique qui oblige le le public à entrer en époquet et apercevoir dans le silence du piano tous les bruits la tou les mouvements de chaise qui petit à petit qui occupe l’espace sonore s’articule se compose et com et compose un monde viennent composer un monde donc euh ensuite bon le monde naturel c’est une sémiotique ça veut dire que en tant que langage on éprouve face aux objets perçus des mouvements émotionnel et passionnel on on développe des trames narratives Paron on développe des trames narratives plus ou moins complexes autour d’eux avec des programmes ces propositions sont nourris par les découvertes d’un grand courant de la pensée qui assume le primat de la perception et ses conséquences philosophiques la phénoménologie ça c’est pour juste pour introduire la chose phénomè très simple alors jeite le monde naturel une sémiotique je prends cet objet et je monre un plan de l’expression plan du contenu h voiton objet en lui-même ou voit-on c’estàdire voit-on l’objet en lui-même en tant que plan d’expression ou voit-on uniquement un plan du contenu l’habitude nous fait naviguer si j’ose dire dans un océan de contenu où on ne perçoit plus les plantes d’expression on ne perçoit plus la matière des choses on ne perçoit plus les les objets en eu-mêmees alors je pars pour illustrer ça c’est là c’est l’originalité uc d’un très joli texte de Jean Jeunet un très joli texte de de Jean Jeunet intitulé l’atelier d’Alberto jacometti où jacometti raconte ceci à jean-is un jour dans ma chambre je regardais une serviette posée sur une chaise alors j’ai vraiment eu l’impression que non seulement chaque objet était seul mais qu’il avait un poids une absence de poids plutôt qu’ l’empêchait de peser sur l’autre la serviette était seule tellement seule que j’avais l’impression de pouvoir enlever la chaise sans que la serviette chance de place elle avait sa propre place son propre poids jusqu’à son propre silence le monde était léger léger voilà une expérience une expérience qui qui renvoie typique voyez très clairement et typiquement à cette à cette affaire pard alors deuxème partie après cette sensibilisation à la chose je propose aux étudiants quelques concepts phénoménologiques de base la suspension phénoménologique voilà comment je la décrit pour comprendre au plus près de la vision le sens de ce que nous voyons il faut se débarrasser de tout ce qui habille la vision et qui fait que nous ne voyons pas les choses en elle-même mais les habitudes culturelles qui nous font les identifier spontanément il nous faut donc suspendre les savoirs et les croyances ces modalités qui dorment devant les choses pard qui forment devant les choses une sorte d’écran qui les filtre et détermine ce nous croyons ce que nous croyons être leur signification objective d’objet il s’agit en somme de tenter de les apercevoir d’un regard absolument neuf absolument naïf pour remonter étape par étape de cette saisie première vers les significations qui en déterminent l’usage la praxis donc ça c’est une entrée c’est une entrée pédagogique dans la suspension phénoménologique et on peut lire un petit extrait de housousur qui qui redéfinit cette chose là l’poquet phénoménologique interdit absolument tout jugement portant sur l’existence spatio-temporelle par conséquent toutes les sciences qui se rapportent à ce monde naturel quel que soit à mes yeux leur solidité quelque admiration que je leur porte aussi peu enclin que je sois le opposer la moindre objection je les mets toutes C toutes les sciences qui se rapportent à ce monde naturel je les mets hors circuit je ne fais mienne aucune des propositions qui ressortissent F d’ évid parfaite je n’en accueille aucune aucune ne me donne un fondement aussi longtemps notonsle bien qu’une telle proposition est entendue au sens où elle se donne dans les sciences c’està-dire comme une vérité portant sur la réalité de ce monde là c’est la traduction de donc on est on est dans le prolongement toujours tout tout voyez tous ces textes que je vous propose là depuis le début c’est sujet ce sont des formules moi je suis même intéressé par la multiplicité de formulations du phénomène comme si ce phénomène était difficile à saisir en on en a on en a des consciences furtives mais on la l’abilité des formulations indique au fond cette cette difficulté de la saisie d’arrêter le processus on en a une sorte d’intuition mais on en méthode c’est une autre affaire on on va en discuter alors là j’ai mis je parle de Jeet jeanjeunet a-t-il lu seurle je me demande parce qu’il écrit ceci cette capacité d’isoler un objet et de faire affluer en lui ses propres ses seules significations cette capacité d’isoler un objet de faire affluer en lui c’estes seule signification c’est une capacité qu’il reconnaît jacometti sculpteur qu quand il quand il sculpte une chaise justement ou quand il sculpte un chien qu il scul personnagiliform ses visages donc cette capacité n’est possible que par l’abolition historique de celui qui regarde des subjectivations il faut qu’il fasse un effort exceptionnel pour se déprendre de toute histoire démodalisation du savoir de sorte qu’il ne devient pas une sorte de présent éternel mais plutôt une course vertigineuse et ininterrompu d’un passé vers un futur d’une oscillation d’un extrême à l’autre empêchant le repos si je regarde l’armoire une armoire afin de savoir enfin ce qu’elle est j’élimine tout ce qui n’est pas elle et l’effort que j’accomplis fait de moi un être c’estet être cet observateur cesse d’être présent et même d’être un observateur présent il n’arrête pas de reculer dans un passé et un avenir indéfini il cesse d’être là pour que demeure l’armoire et qu’entre l’armoire et lui s’abolisse tout rapport affectif ou utilitaire on voit ce que j’appelis la démodalisation la déthématisation c’est vraiment ce processus qui me semble être manifestement développé ici alors cette suspension ça c’est mon discours aux étudiants en quelque sorte cette suspension savment construite par le philosophe doit nous mettre dans une sorte d’état d’étonnement un état d’étonnement qui est propre au regard artistique par exemple il est évident d’observer que notre corps est un objet du monde parmi les objets et qu’il a cette propriété particulière de pouvoir à la fois être perçu et percevant mais pourtant il a aussi cette particularité plus inattendue que parmi les objets c’est le seul dont dont nous ne puissions pas faire le tour alors maintenant ça c’est le premier le premier parcours le deuxième grand concept que j’essaie de de le de familiarisé nous ne c’est le concept d’esquiss par que je connais pas l’allemand et je ne sais pas quel est le mot que l’emploi pour esquiss c’est c’est le mot que Paul Ricker a choisi lorsqu’il a traduit les idées de wer euh et et je ne connais pas suffisamment évidemment la philologie philosophique autour de Ricker autour de de wsol pour savoir quels sont les débats autour en tout cas le terme d’estis euh il marche assez bien en français à partir du moment où on accepte la définition différente de celle de l’esquiss d’un dessin mais l’esquiss c’est c’est c’est c’est l’angle sous lequel on perçoit une chose si je perçois mon ordinateur de ce côté-là je le perçois pas de ce côté-là mon esquisse de mon écran d’ordinateur de ce côté vous vous l’avez de ce côté-là et et nous sommes confiants les uns les autres que vous vous êtes confiant que moi je le vois de l’autre côté moi j’ai confiance que vous vous voyez de l’autre côté et donc ça ça consolide la présence de cet objet autre façon je vais dans le toucher voir confirmer enfin voilà donc nous ne percevons jamais les choses qu’en perspective selon un point de vue donné selon une focalisation particulière ce que j’appelle moi la tyranie de la perspective nous ne les percevons donc que partiellement selon une certaine mesure selon une certaine échelle qu’ faire le zoom et les variations d’échelle ces fragments de monde que nous avons sous nos sens est ce que la phénoménologie nomme des esquisses je l’esquiss en dessin mais dans un sens différent et la composition d’esquisses l’objet prend forme lorsque nous composons les esquisses lorsque nous réalisons la composition d’esquisses pous nomme précisément le moment figuratif cette expression deous me paraît vraiment très importante alors le concept de figurativité en sémiotique est directement lié à ses compositions d’esquiss avec toutes les variations de l’iconique à l’abstrait alors moi je dirais que notre perception voilà je viens avec mon histoire de l’océan l’océan être au milieu de l’océan avec ces cet état perceptif particulier que on a décrit c’est être contraint à l’époquet c’est être c’est c’est se trouver dans une situation de de de suspension phénoménologique obligé en quelque sorte on est on est on est contraint par la perception de la matérialité de la chose et des choses directes sans avec moins avec une absence des écrans il y en a toujours de toute façon heureusement mais l’intérêt de ces notions pour l’analyse sémiotique par exemple l’image stéréotypée que la télévision nous donne des personnalités politiques dans l’exercice de de leur discours nous ne les voyons que de face soit en gros plan sur le visage soit en plan américain c’est-à-dire coupé à la taille et on est surpris parfois de s’apercevoir qu’ils ont des jambes et un corps il y avait un événement télévisuel assez amusant lorsque Jacques Chirac était président des de France et qu’ é filmé la télévision était tellement habitué de voir l’orateur Swan il y avit une caméra qui filmait ses pieds pendant qu’il était en train de donner des explications au journalistes il avait les pieds qui s’agitaaient avec une espèce de rapidité véritablement folle et c’est très intéressant je pense à un texte de Raoul dor vous connaissez Raoul dor un texte qui s’intitule La cassaille et le Caracol la maison et l’escargot où justement il raconte les les les histoires c’est une sémiotique du corps que que que développe paora qui est un texte que je recommande chaudement parce que c’est un texte merveilleux à la fois en espagnol bien sûr et et où il était publié au Mexique et et en français on l’a traduit avec Veronica publié chez Herman et où il il raconte il met en scène sisseron faisant un discours devant son public un grand discours des Catilinaires ou autes est préoccupé par les varices qu’il a dans les mollets et où il y a il raconte le dédoublement le dédoublement esthésique de l’orateur qui à la fois est est en train de formuler son argumentation persuasive et de l’autre côté éprouve corporellement le trouble l’inquiétude même la petite angoisse de ces hémorroïdes dans les mollets hémorroïdes dans les dans les jambes dans les jamb dans les jamb les hémorroïdes tu sais c’est les euh c’est des petites transformations des veines qui se mettent à grossir en fait qui font des des des trucs un peu un peu labyrintiqu qui c’est très très intéressant alors alors là petit exercices avec les avec les avec les étudiants composition d’esquiss euh qu’est-ce qu’on voit là comment comment on reconstitue quelque chose euh à partir de ça ou à partir de ça euh à droite c’est une machine à faire du café qu’est-ce que tu imagines c’est une machine à à faire du café espresso c’est un éléphant un éléphant de dos ah un éléphant un éléphant vu de dos un éléph do ça c’est c’est un Mexicain sur un vélo vu par drone par ça peut être beaucoup de choses évidemment mais alors c’est là où est c’est làù je trouve la trouvaille de borderron quelque fois on prend pas pour un vrai sémioticien pour moi il est parce que son système au fond de jean-françis Bordron ce qu’il a essayé de théoriser c’est la c’est ce sont la suite d’opération qui font passer de la perception desquic au moment figuratif ça le moment figuratif avec lequel fonctionnent les écrivains qui les romanciers qui nous racontent des histoires et nous en lisant on on on est entièrement dans ces moments figuratifs on accepte plein de trous du sens mais on recompose et on recompose sans cesse une fois une fois j’avais essayé de de de dessiner j’aime bien dessiner euh une description de Balzac euh j’avais pris un grand grand papier grande feuille et et j’avais lu c’était c’était le la description d’une maisonussi le j’ai oublis le un des grands romans de bazac où il y avait une description d’une maison de d’ d’une d’une ville flamande euh une superbe maison qui décrivait au moins pendant 10 pages et je me suis mis à la dessiner pour voir ce que ça donnait et évidemment à la fin c’était une espèce de monstruosité anamorphique puisqu’il y avait des des détails de fenêtres par exemple Quié puis on passait à à à une toiture puis on passait à une porte et puis on passait et Cera mais en entre les entre CIT plein de trou il y avait il y avait des il y avait des des focalisations des effets de focalisation complètement différents donc mais la lecture ne s’embarrasse pas de cela la lecture recompose parce que parce que la lecture justement elle établit des isotopies figuratives et elle est entièrement dans cette composition d’esquiss qui permet au moment figuratif de alors Bordron lui comme donc dans l’iconicité etes images il propose de décrire la perceptive la formation du S moment sensation BR prière c’estè quel chose le ique la chose re des qui permett de susciter la ressemblance l’icne quicr l’objet parmi d’autres objets qui lui ressem c’est faire comparatif la reconnaissance de l’objet et le moment symbolique c’est la reconnaissance de l’objet soumise à des règles règ fonctionngus partageè communication le moment le symbole quiifie l’objet et Peret deidier j’avais comme illustration indice icône symbole on a c’est une autre version de l’analyse potier du siège si vous voulez mais on a potentialité quelque chose qui pourrait tout à fait autre chose ça pourrait devenir des des oiseaux ça pourevenir et puis ça solide dans la perception à l’aide de tout cela et et et la la la transformation les manipulations des de la figurativité par le pintre surréaliste évidemment sont très nombreuses mais un un des plus connus pour cela c’est c’est magrit qui qui qui désymbolise qui retire ici a un objet iconique reconnu à travers sa à travers son statut une porte ouverte ou une porte fermé mais le contexte figuratif dans lequel il l’installe lui retire très précisément le moment symbolique on a le moment iconique mais pas le moment symbolique et la porte elle retire sa elle devient hors réalité bien s réel enfin dernier la narrativisation de la perception la perception qui consiste pas seulement à voir mais plutôt à ne pas voir les objets comme nous croyons les voir puisquon en saisit les processus de signification don ils sont les signes en percevant nous raisonnons nous faisons des inductions et des déductions et si on dépasse le strict plan cognitif nous éprouvons des inquiétudes et des appréhensions nous anticipons le devenir des choses par rapport à nous une voiture qui s’approche par exemple nous redoutons les dangers et nous nous précipitons vers nos curiosité c’est dire que nous narrativisons ce monde mobile de choses est transformé en autant d’acteurs avec lesquels nous acteurs nous entretenons des relations nous déployons nos programmes nous visons des buts nous espérons des résultats on en arrive ainsi à la sémiotique des interactions et des pratiques ainsi se connecte à mon avis c’est une autre voix que celle qui à propos des Fontanilles mais mais c’est une voie d’intégration au fond progressive euh des différentes des différentes pardon des différentes strates de signification pour finir je j’arrête complètement là-dessus un petit euh texte extrait de Rilke le poète allemand des cahiers de Mass Lauris Brig euh que j’ai que j’aime beaucoup et qui illustre à mon avis tous ces processus de figuratifisation suspension figurative nommer comme on voudra c’est tout c’est tous ces processus là dire dit écrit-il que je ne peux pas m’empêcher de dormir la fenêtre ouverte les tramois roulent en sonnant à travers ma chambre des automobiles passent sur moi une porte claque quelque part une vitre tombe en cliquetant j’entends le rire des grands éclats le gloussement léger des paillettes puis soudain un bruit sour étouffé de l’autre côté à l’intérieur de la maison quelqu’un monte escalier approche approche sans arrêt et là et longtemps là passe et de nouveau dans la rue pardon et de nouveau la rue une femme crie ah tais-toi je ne veux plus le tramou à cour tout agité passe pardessus pard tout quelqu’un appelle des gens cour se rattrap un chien à bois quel soulagement un chien vers le matin il y a même un co qui chante et c’est un délice infini puis tout à coup je m’endors alors c’est très très beau par c’est pour ça que je par rapport à l’océan l’océan calme justement cette microarrativité de la perception cette microarrativité éclatée just c’est pas seulement des esquisses au sens perceptif mais c’est des esquisses au sens narratif c’est des c’est des des ombres de récit qui qui qui fusent dans tous les dans tous les sens de tous les coins et et qui façonne finalement un monde un monde de la perception complexe ici plus ou moins déstructuré mais quand même en partie structuré et qui a iti à à la à la désesthésie le sommeil voilà je propose de rester là et et de voir comment comment ça ça se corrèle si ça se corrèle convenablement pour vous avec notre thématique de l’océan une séiotique de l’Océ c’est une séiotique de la déf rativisation de la dénarrativisation je suis d’accord ave ça alors on ne peut pas dire euh bon il n’a pas de figure il n’a pas rien on a tout suspendu mais il faut analyser alors les opérations qui sont narrativisé dans les romans de de la mer euh ces opérations toutes euh des futilisation des clmatisation et ça c’est ça oui c’est ça absolent ou oui et puis et puis c’estàdire que c’est un c’est c’est vraiment en fait c’est une suspension je trouve le mot suspension sur l’océan est très bien parce que flotter sur l’eau c’est une suspension et d’ailleurs les gens qui ont le mal de mer c’est c’est souvent des personnes qui qui qui qui qui ont un trouble saumatique sur cet état de suspension parce qu’ils perçoivent la BIM dessous le marin oui il est sur sa coque comme s’il était sur du dur il il a pas je crois l’imagination de l’abî dessous parce que sinon il irait pas ceux qui ont mal de mer c’est souvent des gens qui ont le vertige le vertige maritime et ils ont justement cette espèce de euh d’arrêt de la suspension de cette suspension phénoménologique dictée par l’espace maritime parce qu’il il y a un potentiel narratif évidemment énorme qui on va le voir avec on va le voir quand même on va quand même parler la prochaine fois si vous êtes d’accord de la question des tempêtes parce que parler des trois tempêtes je voudrais que je vrais vous monttrer commencera peut-être sur les trois tempêtes la prochaine fois une tempête chez Victor Hugo une tempête chez Jules Verne et une tempête chez comerade des fractions des fragments de tempête parce que c’est c’est c’est justement cette question comment comment cet univers en suspend dénarrativisé comme il est d’ailleurs dans le dans dans la nouvelle dans le roman sur la ligne d’ombre la ligne d’ombre cette ligne qui qui n’est même pas une ligne euh bien comment ça se ça se narrativise et pourtant encore de façon confuse dans la tempête alors tu fais un chemin euh tu penses par exemple dénarrativiser l’océan dénarrativiser tout dénarrativiser ensuite quandand tu as un roman modique comme n’importe quel euh celui de du Mas qu’on a vu ce que tu tu vas faire c’est démontrer comment à partir de ces text obljet de narrativiser et tout ça on renarrativise remodalise pour constuire en romance oui c’est ça absolument je crois que c’est ça c’est peut-être la jonction avec que que la sémiotique peut apporter avec le problème écologique du réchauffement climatique et de la montée des océans et de la menace que les océans parce que que de l’océan qui fait rêver à l’océan destructeur de ce ESP de rôle clé de la colossale masse océanique par exemple ce qui me frappe beaucoup j’écoute alors il y a un truc que j’écoute beaucoup si ça vous intéresse je pour vous donner le tuyau c’est des podcast une émission sur France Inter qui s’intitule La la terre au carré la terre au la terre la terre au carré comme comme en mathématique la terre au carré c’est une émission scientifique un peu grand public mais il il interroge et interview pour chaque chaque jour des scientifiques étonnants des gens qui vont qui vont analyser tout le plcton d’autres qui analysent la manière dont les courants marins non seulement le gstam en surface mais les couvr en profondeur circulle vous savez que l’eau en profondeur mais 1000 ans à faire le tour du monde c’est des c’est des trucs de ça bouge tout le temps et justement la question du tempo en C musique le problème n’est pas tant celui de l’augmentation des températures parce que la Terre a connu de nombreuses périodes d’augmentation et de diminution des températures et le et la paléoclimatologie sert justement à comprendre les cycles de transformation mais le problème c’est le tempo c’est l’accélération c’est là c’est l’accélération le tempo vif comme les hyperber qui qui qui fait que que les événements se produisent et et et le le facteur narratif passionnel ce qu’on appelle l’écoanxiété tient en en grande partie à cette accélération la machine va s’affoler et et et et l’océan un statut c’est dans tous ces discours c’est très intéressant parce que l’océan a un statut de pondérateur cette énorme masse régule pondire sur les terres ça chauffe beaucoup plus vite l’océan lui il assimile et il prend mais seulement son inertie est telle qu’il met du temps à se réchauffer mais quand il se réchauffe et quand le truc démarre ça va être très long à à repartir en arrière donc a toutes sortte de voz c’est ce cycle là qui qui tient à la l’inertie thermique euh dire entre dans le processus de narrativisation je pense par exemple maintenant au Brésil avec C plus euh au sud du pays qui ont détruit pourtoiligre qui ont c’est une horreur c’est qu’on vit maintenant au sud du Brésil oui et et je vis par exemple à la télévision quelques scientistes qui ont été appelés à expliquer qu ce que se passait et alors il a un discours complètement différent de ce qu’on entend en général des écologistes tout ça parce que ils l’ont expliqué pourquoi est-ce que ça se passait et que maintenant il fait très chaud ici la chaleur d’ci ne laisse pas le froid et les pluie qui sont là-bas monté eu tout est concentré là-bas surtout parce qu’on a détruit des forêts là-bas enfin il a expliqué tout ça mais c’est un texte complètement différent de ce texte d’explication écolog logique qu’on entend tous les jours parce que on a mélangé dans ces texte là les photos de les villes tout ça à au sud du Brésil et c’était affreux alors affreux quand on voyait c’était euh au toil comme une ville détruite par la guerre maintenant alors le photo on voit tout le bâtim m envoyi détruit et tout ça alors on a construit une un un autre texte complètement différent et très fortement narrativisé thématisé figurativisé avec ces choseslà d’un discours qui était plutôt en discours euh pas tellement figuratif mais plutôt thématique avant h qu’on entendait à la télévision de scientiste et tout ça alors c’est un changement complet je vois des gens en train de penser à ces histoire de de l’écologie je pense que ça a été marquant ici l’analyse que tu esquisses de de ça mérite it d’être prolongé et approfondi je pense que il y a même un travail sémiotique d’analyse de discours à faire sur ces sur ces sur ces sur ces sur sur la confrontation de ces analyses sur la coexistence de ces différentes lectures des événements et et des des formes de narrativisation dans lesquelles on entre parce que je pense que je suis de plus en plus convaincu à à lire écouté beaucoup de choses là-dessus que que l’océan c’est le point clé c’est le dont on parle pas trop parce que ça fait un peu peur ou mais c’est le grand agent c’est le grand agent parce que c’est 71 % de la surface de la Terre parce que c’est c’est c’est une masse énorme parce que parce que c’est le régulateur thermique de la planète parce que c’est parce que c’est c’est l’absorption du CO2 parce que c’est la production de l’humidité dans l’air parce que c’est parce que c’est c’est c’est le cycle de la pluie et du végétal parce que c’estf c’est comm comme s’il y avait un foyer là mais un peu comme la profondeur insondable c’est pour ça le truc sur la thératologie mon truc c’est dire le le monstrueux nit du fond des du fond des m le livre de ourau là sur sur la baleine sur l’histoire mythique de la baleine est très intéressante de ce point de vue là on on l’a on l’a démonstruosisé détératologisé aujourd’hui mais il a la menace thératologique venue de l’océan est toujours là et donc c’est c’est narrativisation ce serait intéressant par rapport à ces hypothèses de de reprendre ces formes de narrativisation parce que ce qui se passe dans le sud du Brésil aujourd’hui c’est pluie ça vient de l’océan hein oui bien s c’est c’est là la pompe la pompe à a la pompe à eau elle est là exactement donc bien juste une question et comm puis tout à coup j’ai j’ai Menor oui c’est l’inverse de prou hein c’est c’est c’est c’est l’inverse de du du du longtemps je me suis couché de bonheur ouis c’est le moment de de de l’esthésie absolue donc c’est le moment où j’ai dénarrativise j’ai déthématisé ah oui je sais pas mais je sais pas justement parce que tu vois je me demande si on prend si on prend la la suite regarde euh il me semble ce serait mais excuse-moi continue continue je après vas-y c’est le moment de la souverainité de l’époqu puis tout à coup j’ai m on non moi je dirais que je dirais que dans dans le dans l’espèce de chaos narratif de ces bribes de récits lié à des perceptions sans sans suite sans prolongement par ah ttoi je ne veux plus quoi qu’est-ce qu’elle veut plus le récit est courté il est cassé et il y a quelqu’un appelle des gens courts se rattrape un chien à bois quel soulagement un chien et suivi immédiatement vers le matin il y a même un coq qui chante et c’est un délice infini ça ça ça je je je crois que là c’est qu’on a justement une un un récit qui qui qui réintègre le monde qui réintègre un ordre du monde avec des rôles établis avec des avec des des rôles stabilisés le coq le coq qui chante ah voilà c’est le matin c’est l’au et C et et et le l’apaisement cognitif se traduit en en apaisement narratif et l’apaisement narratif se traduit en apaisement esthésique que je m’endore l’apaisement esthésique oui c’est pour moi çainprèter j’interpréterai plutôt comme ça parce que il est intéressant ce petit texte hein intéressant de regarder de près un peu comment ça marche mais le sommeil et puis tout à coup je m’endors après le Délice infin c’est qu’il entre en anesthésie parce que le sommeil c’est l’anesthésie l’anesthésie c’est l’absence d’esthésie donc [Applaudissements]