[Applaudissements] bonjour bienvenue pour cette conférence de 16h très assidu et c’est tant mieux alors je vous propose aujourd’hui de parler d’architecture et décroissant alors c’est un sujet un peu délicat c’est vrai surtout dans un salon comme celui-ci mais il faut quand même se poser les responsabilités qu’à le monde

Du bâtiment dans les façons dérèglements climatiques c’est est-ce qu’on est allé trop loin dans la surproduction est-ce que on est allé trop loin dans l’épuisement des ressources les émissions de CO2 la production des déchets est-ce qu’on devrait repenser l’acte construire c’est plus sur le local sur le recyclage sur la sobriété

La frugalité est-ce qu’on est justement en droit d’imaginer une architecture en lien avec la décroissance alors pour en parler je vous propose d’écouter à ma droite Paul Emmanuel Loiret donc architecte chercheur président du de cyclother et à ma gauche Camille Ricard donc architecte de moonwal local qui est

Donc une agence d’architecture basée à Bordeaux et ajab 2020 et vous avez tous les deux une démarche très différente puisque un est alors les slides on va les mettre tout à l’heure ce sera quand ça voilà merci vous avez une démarche un peu différente mais qui qui on va voir ce recoupe alors

On va peut-être commencer du coup par puisque les slides sont là donc on va peut-être commencer par Camille Ricard donc vous êtes architecte du collectif local l’idée pour vous c’est d’aborder comment vous comptez vous aborder votre métier d’architecte votre profession votre manière d’agir par rapport à cette société dans lequel on

Est de surproduction et et c’était ou finalement on se pose aujourd’hui beaucoup de questions sur notre environnement oui bonjour alors notre démarche collectif monoch local c’est de travailler à partir des ressources disponibles et de commencer un projet en regardant ce qui se passe sur le territoire des ressources matérielles

Mais aussi immatériels les savoir-faire et aussi la poésie des lieux tout ça ce sont des ingrédients qui qui sont la base de nos projets et pour nous c’est l’architecture c’est un travail d’équipe à plusieurs alors vous voyez des photos du collectif mais entre architectes entre constructeurs bâtisseurs et puis

Entre usagers donc l’architecture la ville le territoire se font ensemble et voilà cette photo là ce sont deux photos qu’on vous présente pour pour parler du lieu qu’on a qu’on a créé au début c’était un tiers-lieux où on a fabriqué à partir de de charpente de réemploi une démolition

D’une maison qui se faisait dans la rue et on a récupéré sa fondé un petit peu les bases du collectif et puis sur l’image où on est tous dans l’escalier on parle là on travaille sur la rénovation d’un patrimoine des années 60 qu’on vient réhabiliter plutôt que de le

Démolir et qu’on vient étendre quelques images rapides ce projet sur sur lequel vous nous avez sollicité par rapport à la thématique c’est un très beau projet qui est en région parisienne Aubervilliers exactement à Aubervilliers c’est une rue couverte un chaume pour la couverture et en bois de réemploi pour

La structure à l’origine c’est un projet c’est ikad ICAD qui nous a sollicité c’était un concours d’idée pour créer une recouverte pour favoriser les mobilités douces au parc des portes de Paris et donc on a travaillé là vous voyez un prototype uniquement de cette rue couverte et toute la démarche de cette

Rue a été de récolter recueillir du bois de réemploi donc là on a sur du chêne que le charpentier a récupéré trois gisements différents et assembler donc ce qui lui a fait plaisir c’est que il a dû apprendre les apprentis en lui apprendre à travailler le bois sans

Passer par les machines puisqu’on on reste sur des sur des poutres qui sont abîmées qui ont des pointes etc donc tout a été fait actuellement donc comme ça une valorisation une transmission du savoir-faire du charpentier et puis à côté on a on voit le Chaumier qui est en

Train de de battre le chaume donc là c’est de la paille de roseau qui vient de Camargue voilà c’est un magnifique savoir-faire et c’est dans ce genre de démarche qu’on va avec avec plaisir pour aller au bout des projets rapidement vous voyez le process on parle de décroissance la question du réemploi

Aujourd’hui est importante on parle d’épuisement des ressources on parle enfin en fait on constate l’épuisement des ressources et on a du mal aujourd’hui avec l’augmentation du prix des matériaux voilà le réemploi est une des solutions avec quelques contraintes quelques contraintes assurantielles disons ou de validation mais on peut

Aller jusqu’au bout et là on a réussi et quelques pratiques on va dire plus enfin qu’on poursuit également on a une cabane une habitation qui a été habillée de voler de persiennes de réemploi là on voit les clientes et puis le charpentier qui qui sont en train de le

Tenir et on essaye de les devoir comment on peut on peut créer l’assemblage et une maison paille avec une isolation une maison en ossature bois avec une isolation paille et un enduit terre et ça c’est une maison en Dordogne et l’intérêt de ce projet hormis le fait d’aller chercher des ressources à

Proximité que ce soit la terre ou la paille on est à moins de 30 km du chantier c’était aussi de créer un chantier école où on a pu grâce à une scope du bâtiment pouvoir former des des artisans du bâtiment à l’éco-construction enfin ça c’est un petit clin d’oeil

C’est pour sourire aussi mais le ski est un grand déchet et on parle des déchet aujourd’hui est un grand déchet et que peut-on faire du ski on avait imaginé une sur toiture pour pour un centre de ski dans les Pyrénées alors c’est un projet non L’Oréal mais mais voilà c’est

Pour donner l’idée puisque aujourd’hui on ne sait pas recycler le ski et donc pourquoi pas le détourner c’est une toiture entièrement composée de de ski qui sont posés tel quel il y a même les fixations de rester et voilà au lieu d’utiliser du bois neuf on utilise les skis qu’on ne

Peut pas recycler très bien c’est assez inspirant et je voulais juste avant de de laisser la parole à poil et mal noir et je vous pose une petite question qui qui se trouve enfin qui m’intéresse dans votre bâtiment show urbain c’est que le contexte alors on parle de réemploi de

On est dans une construction vraiment de récupération des croissantes et le commanditaire c’est quand même Icade on est dans un domaine dans un milieu de la commune de l’économie de marché le promotion immobilière alors comment ça s’est produit cette ce mariage c’est alchimie c’est à l’origine c’est un

Concours d’idées lancé par ICAD que lui a conseillé greenflex qui à l’époque était son cabinet de conseil pour s’améliorer en bilan environnemental et qui disait si vous voulez que si vous voulez être une nouvelle défense mais verte disons attirer des entreprises qui sont soucieuses de l’environnement il faut que vous

Privilégiez les mobilités douces pour que les gens ne viennent plus en voiture mais utilisent plutôt le métro et donc l’idée c’était de relier le la station de métro avec les différents bâtiments de bureau et pour cela ils ont lancé un appel en concours d’idées sur lequel on

A été retenu donc on a été deux de lauréat pour la troisième pour la pour créer un prototype finalement et ça s’est passé comme ça donc la question pour nous éthiquement c’est est-ce que est-ce qu’on travaille pour pour ICAD et la réponse a été débattue enfin la question était débattue et la réponse

A été de dire oui puisque c’est aussi c’est grand c’est grandes entreprises qui qui peuvent financer l’expérimentation l’innovation en tout cas rechercher aller plus loin parce que il faut ben voilà là il a fallu avec les bureaux de contrôle avec les tests de flexion sur les charpente enfin on a on

Est passé sur un budget qui était assez important pour une recouverte et non voilà cette expérimentation était permise parce que cette grande entreprise avait le budget pour le faire on reviendra sur cette question de associer le monde de l’économie de marché et de l’immobilier avec une architecture de décroissance

Alors Paul Emmanuel Loiret vous êtes architecte chercheur donc mieux expérience président de cyclother vous avez fait un choix particulier à partir de 2020 vous aviez une agence jolie Loiret le marché très bien vous avez gagné des concours et vous avez décidé d’arrêter de construire oui j’ai décidé d’arrêter de construire

Parce qu’en fait on aura beau construire avec des échos matériaux on continuera de croître ça ne questionne pas la question de la décroissance le matériaux naturels donc le parcours c’est effectivement ça c’est que pendant 15 ans j’ai une agence donc je dois ré comme tu disais

On a construit tout un tas de bâtiments et il y a une dizaine d’années on s’est dit qu’on allait aider à développer la filière terre crue pour plein de raisons diverses et variées notamment la qualité en fait des matériaux naturels des carbonés mais aussi en fait bien évidemment alors très faible impact au

Carbone donc on a on a beaucoup travaillé là-dessus et on a gagné plusieurs projets on a monté cette exposition à Paris qui s’appelait terre de Paris on a lancé cette idée en 2015 qu’il était possible en fait de construire des matériaux et des bâtiments à partir de terre de déblais

On a proposé plus plusieurs bâtiments comme ça on a gagné des projets qui sont d’ailleurs pour certains en études voir en chantier jusqu’à ce projet de cyclother qui est une fabrique à Sevran de matériaux en terre creux des blocs des enduits etc issus du recyclage des déblay de chantier parce qu’évidemment voilà le

Recyclage fait partie en fait des des cinq pistes en fait de matériaux de construction les moins carbonés comme les quatre matériaux naturels que sont la pierre la terre le bois et les fibres végétales et bien évidemment le recyclage le réemploi quoi c’est un peu ces cinq pistolets qui sont

Fondamentales si on veut décroître le carbone dans la matière mais pour autant la décroissance elle engage d’autres sujets je crois parce que moi j’aime pas trop en fait ce mot de décroissance et pas beaucoup de gens l’aiment pour autant donc il s’agit de définir ce que c’est qu’est-ce que c’est que

Tous les politiques appellent de leurs vœux systématiquement qu’est-ce que c’est que cette croissance qui peut générer de l’emploi etc et si on analyse en fait ce terme-là et c’est ce que j’ai commencé par faire j’ai compris qu’en fait la croissance en fait n’est qu’une croissance financière d’accord c’est une

Croissance de PIB on n’est qu’une on est que sur une augmentation en fait de la valeur monétaire de notre portefeuille nationale or en fait d’où vient l’argent l’argent vient de la transformation de la matière et cette matière c’est la ressource naturelle qui est sous nos pieds qui est

Dans nos forêts qui est dans nos champs etc et par la transformation de cette ressource on génère des matériaux des techniques et on génère de la croissance économique et en fait par convention voilà on est dans un système de croissance et on pense que la croissance celle qui peut

Nous amener au bonheur c’est cette croissance économique or en fait on se rend compte si on revient en arrière que justement la le fait de récupérer des ressources le fait de de creuser le fait de couper etc mais qu’une destruction en fait de nos ressources naturelles quand on

Fait quand on cherche des minerais quand on fait de l’exploitation forestière mono essence etc on est dans une destruction en fait de nos ressources fondamentales de nos ressources terrestres donc ce qu’on appelle la croissance en fait c’est une nécro croissance je crois ça profondément qu’en fait on est plus on croit plus on

Détruit et comme le dit Jean covetti aussi il n’y a de croissance possible que à maintenir à partir du moment où on injecte de l’énergie plus on injecte de l’énergie carbonée gaz pétrole charbon plus on croit si on commence à enlever de l’énergie on décroît économiquement encore une fois

Donc la grosse question qui se pose c’est pas est-ce qu’on croit ou est-ce qu’on décroît c’est qu’est-ce que c’est que la croissance qu’est-ce qu’on entend aujourd’hui comme comme croissance et moi je crois qu’en fait ce qu’on appelle la croissance et pas du tout un bon terme parce que ce n’est

Qu’une croissance économique donc une nécrocroissance or il faut appeler de nos vœux un autre type de croissance il faut appeler de l’over une croissance de vie une bio croissance par exemple une croissance ou en fait on essaie de faire développer d’autres choses que simplement des aspects financiers alors on a

Entendu ce matin Emmanuel peseresse je sais pas si dans certains d’entre vous étaient là c’est à 9h30 il fallait se lever tôt mais c’était très intéressant parce que il parlait d’architecture régénérative est-ce que c’est quelque chose qui vous parle pour l’Emmanuel moi c’est quelque chose qui me parle

Beaucoup et d’ailleurs c’est ce que j’essaye de faire j’ai monté une autre structure qui s’appelle mieux expérience donc et qui est une structure à vocation purement expérimentale et bien évidemment je crois que l’objectif objectifs essentiel que l’on doit se donner c’est l’architecture régénérative c’est quoi l’architecture régénérative

C’est un terme qui date d’une dizaine d’années qui a été développée en Angleterre et recyclage de verre derrière les ils vont faire peut-être un pavillon pour l’année prochaine et en fait le principe c’est de faire une architecture qui puisse générer plus de vivants qu’elle n’en détruit alors en

Fait c’est impossible de fait parce que chaque acte de faire bâtiment chaque acte de faire architecture est en soit une destruction du vivant partir du moment où on construit quelque part ont forcément un artificialise le sol sur lequel on construit on va aussi détruire tout un tas de ressources naturelles

Pour faire du béton pour faire de l’acier pour faire du vert pour faire tous les matériaux qui servent à construire or une architecture régénérative est censée faire plus de vivants que le monde détruit donc du coup comment on fait et ben on ne sait pas et donc c’est

Un terme qui est très théorique qui en soit est un peu impossible à atteindre mais qui pour autant est une piste qui me paraît assez fondamentale alors assez utopique est très intéressante effectivement c’est une des pistes croissances de croissance qui pourrait produire du vivant alors Emmanuel

Pèserez parler de ce matin d’une de bien tracer les sources de bois par exemple le bois ne pas faire il s’y prendre du bois issu de forêt en monoculture avec des coupes rases mais des forêts ou nantifie chacun des troncs et qu’on va positionner déjà à l’avance sur tel et telle charpente

Vous vous avez par exemple sur ces sur cette construction qu’on voit là en images identifier des morceaux de bois précisément comment ça s’est passé c’est ce fait au hasard ou est-ce que ça fait tout un travail de une source sourcage je sais pas si on disait ça comme ça de sourcing pour le

Dire à la mode de tous ces matériaux et en pensant en pensant le produit la source ensuite en le dessinant après coup non pas dessiner ensuite chercher matériaux mais chercher le matériau dessiner poser oui alors c’est une question intéressante là on n’est pas allé chercher le morceau de bois qui va bien

Sur sur l’arbre et la et la branche qui va qui va créer le le squelette du navire parce que c’est comme ça qu’on construisait les bateaux là puisque là on est à sourcé plutôt du bois disponible qui préexistait issu de chantiers de déconstruction donc l’idée c’était de d’éviter de transformer trop

La matière première qu’on venait de récupérer de réemployer et de et de d’adapter en fait la géométrie complexe que vous voyez elle est pas si complexe que ça en partie mais elle génère un grand nombre de de morceaux différents de longueur différente qui pouvait s’adapter aux gisements qu’on avait

Trouvé et l’idée c’était de créer le moins de chutes possible dans ces morceaux dans ces morceaux là donc il y a toute une réflexion effectivement comme ceci et après même si la géométrie ne bougez pas on la souplesse de conception puisque c’est important dans le rayon emploi c’est justement d’avoir

Cette souplesse de conception quand on n’a pas forcément pu identifier en amont les gisements c’est d’avoir une conception souple qui permette là en l’occurrence d’accepter une esthétique qui serait qui aurait pu être différent si on avait trouvé plus de 3 gisements différents ou si on avait eu que

Finalement 50 % de bois en ré-emploi qu’on avait trouvé on aurait accepté d’avoir des morceaux neufs et des morceaux en réemploi voilà il faut effectivement cette souplesse et la question de l’architecture régénérative il y a aussi avancer effectivement la question de faut-il construire faut-il encore construire et c’est toujours se

Poser cette question préalable je crois que c’est notre devoir à chacun et à nous d’architectes de poser cette question là à nos commanditaires à chaque fois même si on a toujours très envie nous de construire mais en fait non c’est c’est pourquoi est-ce qu’il y a vraiment besoin et là en l’occurrence

On est devant un projet que la recouverte que vous voyez que nous apprécions beaucoup par rapport à tout ce qu’elle a apporté de d’expérimentation mais en fait était-il bien nécessaire de la construire parce que aujourd’hui elle aurait dû être déplacée elle ne le sera pas les budgets finalement après

Covidicad font que elle reste dans un lieu inaccessible au public vous voyez la barrière derrière et bien c’était la livraison c’est comme ça aujourd’hui encore donc on a beau voilà c’est la triste histoire de ce projet c’est que on a beau faire le plus vertueux possible et ben finalement voilà

Aujourd’hui il y a pas d’usage il y a pas de gens qui qui s’approprient dans l’espace public cet objet et qui qui ne devient qui n’a plus du tout de sens finalement et Paul Emmanuel Loiret c’est c’est une question que vous êtes posée ça faut-il encore construire

Oui j’ai même répondu parce que j’ai arrêté en fait je me sens très bien d’avoir fait ça bon je suis aussi professeur en école d’architecture et je travaille sur ces sujets et ça me permet d’avoir plus de temps pour la question de recherche d’expérimentation mais en fait je effectivement je n’arrivais plus à

Percevoir de sens en fait entre une pensée et une prise de conscience en fait fondamentale de la de la crise environnementale et sociale et du mur qui est devant nous et à la fois de continuer à pédaler pour rentrer dedans quoi à un moment donné je me suis dit en

Fait je vais essayer d’être cohérent avec moi-même je vais arrêter de pédaler je vais mettre sur le côté puis je vais réfléchir à d’autres solutions et je crois que le problème c’est que et j’ai opéré une décroissance surtout sur mon salaire en premier mais bon on l’assume quoi c’est pas très grave

Et en fait très clairement je pense que il est nécessaire en fait que nous posions tous cette question je crois qu’il y a la dépense énergétique de ce salon est une catastrophe environnementale les matériaux qui sont utilisés dans le salon sont des catastrophes environnementales je sais pas les 95%

Des matériaux qu’on voit ici sont des matériaux industriels ultra carbonés issus de pétrole donc du plastoc etc ça sent même en fait le vernis tous les produits chimiques etc donc et je comprends on est dans une logique comme ça de de construction et et on est tous là dedans

Mais je crois qu’il faut qu’on ait soit le maximum d’entre nous à prendre un peu de recul pour essayer de se poser les questions pour dire mais comment comment on fait différemment parce qu’en fait on peut pas continuer à faire ça alors les architectes ont jusqu’à présent et encore aujourd’hui

Cette demande de matériaux on est encore beaucoup d’architectes sur architecte moi-même mais à avoir recours à des matériaux carbonés à avoir recours à des structures du béton etc est-ce que est-ce que vous pensez que c’est que maintenant on pourrait tous s’y mettre c’est dire que que d’ici on imaginons

Dans 10 ans c’est pas 95% de ce salon mais ce serait 25 % qui serait et après les identités ça sera trop tard dans 10 ans ici ah oui il a un plan ben oui c’est développé le nucléaire et donc en fait mais bon moi je suis pas un nid pour ni

Contenu nucléaire enfin bon c’est plutôt compte mais en même temps au moins c’est une énergie des carbone et en ayant ça produit beaucoup de déchets dont on saura pas quoi faire pendant les siècles et des siècles mais au moins c’est des carbonés donc du coup ça n’augmente pas

En fait la crise climatique mais ça généralement d’autres crises et donc je sais pas les scientifiques disent il y a trois mois le gel disait on avait trois ans moi c’est pas moi qui le dit on a trois ans pour complètement inverser la tendance et j’en coupe ici il le

Rappelle aussi tous les scientifiques le savent pour obtenir pour aller vers les objectifs de la cop21 qui sont donc moins virgule cinq moins de degrés il faut un covid par an de d’économie d’énergie et de baisse des émissions de carbone un covid par an 6 à

7 % des émissions de carbone dans le monde je veux dire on y est mais très très loin donc du coup grosso modo il est à peu près certain que on va dans le mur et surtout si on continue à faire ce qu’on fait quoi alors moi j’ai une question qui qui fait

Référence à ce que avait dit Jacques Attali et quelques temps et même très récemment il a dit finalement à des croissances c’est pas forcément produire moins de matériaux c’est de produire des matériaux moins toxiques avec moins de poison ce qui appelle les poisons est-ce que vous pensez que ça c’est une

Démarche qu’on pourrait initier rapidement bien sûr mais qui pourrait être une forme de de piste c’est à dire on va pas forcément arrêter de produire le matériau mais se concentrer sur des produits qui soient pas des poisons si à partir du moment où on n’arrête pas

De construire mais oui il faut il faut aller il faut aller vers ça mais c’est vrai que comme disait Paul Emmanuelle on en est très loin c’est une piste intéressante il y a des matériaux qu’on peut pas aujourd’hui enfin c’est compliqué même nous aujourd’hui dans notre pratique actuelle en ayant en ayant

Disons une petite pratique mais en ayant des projets qui sont on n’arrive pas à se passer de tout enfin là on est sur une recouverte en l’occurrence c’est facile on a une structure on a une couverture quand on part sur un bâtiment isolé aujourd’hui c’est compliqué d’être avec les normes actuelles c’est

Quasiment impossible de respecter uniquement des matériaux qui sont non toxiques ou non poison on aura de toute façon toujours besoin du vert il faut qu’aujourd’hui on respecte on a des normes on a des bureaux de contrôle etc donc le débat philosophique il faut qu’il aille bien

Plus loin sauf que la société et les normes actuelles ne permettent pas du tout de le faire aujourd’hui après chacun a son échelle peut faire peut faire le mieux qui peut mais c’est après il faut pas voilà après c’est la question de la décroissance la décroissance comme disait pas Emmanuel

Il aime pas ce terme les gens n’aiment pas ce terme parce qu’on a l’impression que c’est l’inverse de la croissance la parce que on fait on partait on culpabilise le chacun chacun de nous il faut pas aller dans la culpabilise dans la culpabilité de chacun on sait pas ça

Le sens de la décroissance était un mot choc à l’origine c’était plutôt un référence à la croissance mais ça veut pas dire l’inverse de la croissance on est plutôt vers la sobriété même s’il y a des des nuances ou vers la frugalité si on veut parler un peu moins

Énergétique et un peu plus heureux heureuse enfin voilà le côté heureux plaisir est important voilà le le futur épaissimiste mais en même temps il y a plein de choses optimistes et plein de choses qui se passent qui sont qui sont positives et on peut trouver du plaisir encore à faire différemment de

Ce qu’on fait aujourd’hui et encore plus de plaisir je pense que que la société dans laquelle on se trouve capitaliste voilà alors on va prendre des questions si vous avez des questions à poser n’hésitez pas en attendant est-ce qu’il y a des micros qui peuvent circuler ici

Je sais pas s’il y a des micros qui peuvent circuler voilà ouais s’il vous plaît en attendant que le micro arrive moi j’ai une question à Paul Emmanuel aurait est-ce que est-ce que finalement des croissances ça rime avec sobriété frugalité ou est-ce qu’il faut aller au-delà

La sobriété c’est le slogan de l’État à l’heure actuelle la frugalité c’est le slogan de la frugalité heureuse la frugalité heureuse a sorti un article cette semaine en disant que la frugalité n’était pas la sobriété justement parce qu’elle engageait beaucoup plus de choses comme tu disais voilà un lien de

Cœur en fait avec la chose construite et entre les humains etc je crois que probablement que la frugalité engage plus de choses que la simplement une sobriété énergétique qui n’est bien évidemment pas du tout suffisante mais qui est déjà un bon pas ça c’est sûr moi je crois en fait c’est que

C’est qu’il faut comme le dise beaucoup de philosophes aujourd’hui comme Dominique Bourg et d’autres que en fait il s’agit d’inventer des nouveaux récits on fait des nouvelles histoires il faut comprendre qu’en fait la façon dont on dont on se comporte aujourd’hui dont on évolue dont on échange du mot mondial et

Basé sur un principe relativement dogmatique qui s’appelle donc le capitalisme ou en fait l’échange globalisé mondialisé etc qui est une histoire qui a été inventée voilà au départ au 16e siècle en Hollande et puis après qui sert développé aux États en Angleterre au XVIIe siècle 18e siècle et en fait qui

Est une histoire inventée de toutes pièces par des humains par des économistes pour faire en sorte que on augmente les échanges et qu’on augmente les richesses or en fait on s’aperçoit que cette histoire a été très intéressante à plein de points de vue elle a permis le développement de la

Science des connaissances de manière générale etc de plein plein de choses mais que surtout qu’on a on a tellement produit qu’on produit plus que la capacité de la terre à se régénérer donc ça c’est ce que dit le bilan écologique l’empreinte écologique de la terre voilà on dépense trois quatre cinq fois plus

Que la terre n’est capable de refourir de se régénérer et donc du coup à partir de ce moment là on se dit ben maintenant ce récit là n’est plus bon c’est sûr il nous emmène au mur donc si on construit qui nous permettent de penser des choses et l’avenir de manière

Différente mais encore mieux quoi mais un récit un récit qu’on a envie de faire qu’on a envie de réaliser qu’on a envie de construire et je crois que c’est ça en fait le vrai sujet c’est quel récit construisons-nous pour les mondes de demain les mondes pas le monde c’est une

Différence fondamentale le monde est une vision universaliste qui impose une vision au reste de l’humanité les mondes ce sont des visions qui dépend qui correspondent à des cultures qui sont diverses de par le monde de par la terre je crois que c’est la question qui est plus importante que la réponse

Je sais pas on va prendre la question qui est ici bonjour Bertrand fait-il beau consultant cette rue couverte elle est donc à vendre ou pas et puis tout de même néanmoins vous avez une dalle qui est un petit peu en béton est-ce que vous avez bon dans la mesure où c’est assez ingrat

Dans la puisque ça reste ici est-ce que vous aviez envisagé de le faire avec un sol disant perméable et non pas imperméable comme du béton semble-t-il que c’est fait et puis tout de même sur arrêté de construire je veux bien mais il y a tout de même un tiers d’Urbain

Qui n’ont pas de logement donc on se je sais pas où va le vélo les bidons villes je veux dire vous avez deux milliards de personnes qui vivent tout de même dans les dans les bidonvilles il faut leur il faut leur proposer une petite casse-matte et puis tout de même deux petites réflexions

Nous avons actuellement un plan bio ou climatique à Paris que vous vous connaissez peut-être et il est prévu de construire avec une population stable donc là il y a tout de même quelque chose peut-être que les architectes poètes expliquer éventuellement à nos élus quant à la décroissances elle a un

Problème on est dans une économie monétaire et donc pour des raisons monétaires il faut que les crédits remboursent les crédits donc effectivement il faut une bio croissance la décroissance économiquement ne peut pas exister dans une économie monétaire mais merci pour les deux petites questions qu’est-ce que vous faites de

Nos urbains tout de même il y en a deux milliards et puis éventuellement à qui je peux acheter j’ai le check merci sur la première question il y a on n’a pas créé de dalle béton il y a pas de nous mettons dans le projet il y a des

Petits plots en dessous de chaque peau et en fait on a on a on a on a du calcaire par dessus enfin on a du graveur recyclé et on a réutilisé une dalle qui était dessous je sais pas si elle est à vendre ce serait avoir en

Tout cas les déplaçables et les deux premiers sont déplables à chevaux de trait ou un bœuf de trait on l’a étudié pour et sur la question de de ne plus construire en fait et les gens à loger déjà on a trois millions de logements vacants en France donc il faudrait peut-être remailler le

Territoire pour que on puisse rénover les logements en vacances et permettre aujourd’hui on a besoin de de 2 millions 2 millions et demi de logements sur jusqu’à 2030 donc ça pourrait ça pourrait correspondre à partir du moment où on réhabilite le patrimoine existant ou en densifie dans les dents creuses

Voilà c’est après c’est un maillage du territoire pour que effectivement entre le travail et les mobilités chacun puisse accéder à ses logements là chaque année avant chaque année effectivement le le fondation vieux déclare à peu près 4 millions de mal logés en France dont un million qui sont

Sans abri et donc c’est enfin sans logement donc c’est vrai que c’est il y a cette cette impératif à construire et en même temps on dit on arrête de construire donc qu’est-ce qu’on fait on arrête de construire ça c’est sûr parce qu’en fait la question c’est quels sont les impératifs les plus

Fondamentaux quoi est-ce que c’est à éviter d’avoir 60 degrés à Paris dans 50 ans ou est-ce que c’est malheureusement malheureusement avoir des millions voire des centaines de millions de gens mal logés c’est quoi la différence est-ce que c’est être à peu près certain que la terre sera inhabitable c’est ce que disent la

Plupart des kids matériaux du jouet pour mémoire quand on dit 2 degrés de réchauffement encore une fois c’est une moyenne 2 degré de réchauffement ça veut dire 4 degrés sur les continents ça veut dire 8 degrés en pic de température c’est à chaque fois on double donc quand

On a deux degrés de réchauffement on a à peu près 45 50 degrés à Paris voilà dans dans les objectifs 2050 donc ce sont les températures du Sahara quoi grosso modo et puis de degrés on y est très très loin là on est sur une la trajectoire c’est 3 degrés à l’heure

Actuelle 2,8 3 degrés donc du coup voilà on est un + 15 degrés par rapport au pic au pic normaux d’aujourd’hui donc est-ce que c’est est-ce que c’est continue à construire pour loger absolument tous les gens qui doivent être logés oui ou est-ce que c’est de se dire attendez en

Fait la folie on se met un peu en retrait et on pose les vraies questions et on essaie de trouver des vraies réponses parce qu’à un moment donné voilà si on continue là-dedans on ne trouvera pas de bonne solution quoi qu’il soit viable alors l’une des alternatives c’est de rénover on parle

De squattement d’accord avec ce que tu viens de dire bien évidemment il y a 3 millions voilà à peu près de de logement vacants après bon il va il y en a une grande partie 1/3 je crois qui est qui sont des logements vagues temporairement parce qu’ils sont en vente etc donc on

Peut pas du tout les utiliser tous ces logements mais ça c’est ça j’imagine que c’est la même chose dans à peu près dans tous les pays donc c’est vrai que quand on dit qu’il manque 500 000 logements tous les ans voilà c’est pas vraiment vrai quoi on pourrait tout à fait ils

Sont là grosso modo et on pourrait juste fonctionner un petit peu différemment ce qui est c’est que construire 500000 logements par an ça fait fonctionner bâtiment donc du coup forcément et ben on dit qu’il faut 500 000 logements par an quoi est-ce qu’il y a des questions dans la salle monsieur

Bonjour Rémi chevalier vivre à Brie donc impliqué dans la transition énergétique du bâtiment et je suis un petit peu en vous écoutant et en ayant parcouru le salon dans un paradoxe parce que par rapport à la transition écologique ou la transition énergétique le bâtiment est

Un des secteurs où on a des solutions on a des solutions pour réhabiliter on a des solutions pour construire du neuf on a des solutions pour arriver à des bâtiments des carbonés et je me demande vous parliez de récit si on pourrait pas prendre la proposition à l’envers en disant nous

Avons nos solutions c’est ça l’anglobant on réhabilite ou on construit du neuf finalement c’est pas forcément incompatible mais surtout on transforme l’ensemble de l’habitat existant et le nouveau en quelque chose qui soit complètement décarboné et ceci le plus vite possible aujourd’hui on dit on peut

Le faire en 2030 on peut le faire en 2050 mais en fait on peut le faire tout de suite et c’est un pratiquement un des seuls secteurs par rapport à la mobilité ou à l’agriculture par exemple où il est possible avec les solutions que l’on a aujourd’hui me semble-t-il d’avancer très vite

La question c’est pourquoi est-ce qu’on le fait pas où est-ce que je me trompe le bâtiment a beaucoup d’inertie en fait 5 heures du bâtiment le secteur du bâtiment et ça a beaucoup d’inertie c’est très difficile en fait de changer je sais pas combien le métier pour des

Millions de personnes en fait et de changer complètement notre vie façon de voir etc il y a beaucoup d’inertie il y a beaucoup de lobbies aussi donc du coup forcément le faire c’est assez compliqué il y a plein de superbes j’étais critiques tout à l’heure mais il y a

Aussi plein de superbes solutions qui apparaissent autour de des matériaux naturels un matériau naturel pour mémoire c’est un matériau qui est transformé à moins de 5%. donc 95% qui reste à l’état de nature si je veux dire donc il y a plein de solutions dans ces matériaux là et puis dans nos réemploi

Le recyclage de tout un tas d’autres matériaux mais pour autant voilà la demande est-elle et le système économique est tellement demandeur qu’on que le bâtiment ne peut pas n’arrive pas en fait à le faire je crois et je crois que c’est aussi c’est un manque de volonté général que ce soit politique technique

Citoyenne etc je crois que tout le monde est un petit peu responsable du fait que ça n’aille pas assez vite [Musique] le secteur a montré du doigt particulièrement effectivement il a plein de solutions je pense que il y a effectivement certains nombres d’architectes qui tentent d’envoyer un

Message un peu au monde à l’industrie du bâtiment que ce soit les promotions immobilières que les productions de matériaux de dire on il y a un marché à prendre qui est gigantesque les archives sont prescripteurs et il y a qui sont demandeurs ils sont moteurs il y a

Marché à prendre que gigantesque de la production de matériaux régénérateur c’est à dire où chaque production va identifier des ressources qui soient elles-mêmes vertueuse pour l’environnement non pas juste être du carboné mais carrément régénératrice de de l’environnement ma question justement est-ce que est-ce que alors je peux la

Poser tous les deux et vous allez d’ailleurs y répondre tous les deux est-ce que le monde de l’immobilier le monde de la production matériaux pourrait jouer le jeu de cette économie on va pas dire des croissances qu’on a dit que un c’est un gros mot on va dire de cette commune est régénératrice

Je ne sais pas dans l’absolu je crois que les matériaux en soi peuvent difficilement être régénérateurs je pense que c’est ce sont des systèmes qui peuvent être régénérateurs avec du vivant je sais que nous voilà en développant le projet cycle terre on avait vocation un retrait

Recréer un cycle de la matière et donc en fait tous les déchets de chantier enfin les déblais de chantier [Musique] [Musique] du transport qui doit être le plus court possible c’est pour ça que le grand enjeu de la construction c’est la relocalisation de la transformation de la matière de la construction de

L’artisanat etc ça c’est un autre truc qui est vraiment fondamental quoi localisé juste avant que vous avez la question on avait on avait fait un débat j’avais organisé un débat donc avec peu de mal Loiret et puis un reposanton de la filière de la terre cuite qui nous

Disait ce n’est pas tout à fait vrai puisque aujourd’hui on est capable de chauffer de la terre avec de l’énergie propre oui du nucléaire voilà non il y a quasiment pas de matériaux plus carbonés qu’une brique de terre cuite c’est 1500 degrés une brique de terre cuite donc c’est un matériau qui est

Magnifique je j’en ai cours j’en ai utilisé plein mais c’est mais que c’est comme le ciment en fait sauf qu’en fait c’est pire que le ciment en fait en terme de carbone une brique de terre cuite parce qu’en fait il faut chauffer la masse comme vous le dites vous cuisez du

Ciment de quelqu’un externe pour faire du ciment c’est qu’une infime partie d’un parpaing par exemple qu’un Américain est-ce que vous pensez vous que le l’industrie du bâtiment peut être prête à jouer le jeu de cette production régénératrice je pense qu’il faut qu’elle le soit et il y a peut-être

Quelque chose à jouer aussi dans l’hybridation des échelles c’est à dire qu’il pourrait y avoir imaginer des systèmes où il est de la préfabrication pour aussi que rendre cette ces matériaux accessibles abordables et puis avec imaginons que localement et puisse y avoir un complément voilà sur le

Question de circuit court ou de des savoir-faire de manière locale il peut y avoir des échelles à jouer des partenariats à trouver entre une industrialisation avec des matériaux biosourcés ou où j’ai ressourcés et puis des savoir-faire aussi locaux pour pour pouvoir voilà mais il y a quelque chose il y a quelque

Chose il va falloir il y a beaucoup de choses à trouver il y en a des entreprises qui sont sur cette voie là qui commence à le développer et il faut que ça simplifie on n’a pas le choix de toute façon est-ce qu’il y a des questions encore

Dans la salle certainement voilà une question ici [Musique] madame à vous apporter un micro bonjour Antoine blanche ingénieur stp je peux vraiment une question mais un commentaire à faire à la dernière indication qui était donné sur la cuisson des briques pleines je crois que il faut comparer ça à la

Cuisson du ciment les fours à ciment évidemment nécessite énormément d’énergie au moment de la préparation des poudres de ciment et effectivement une fois que le parpaing ou le ciment est collé il chauffe tout seul par exemple chimique et j’en veux pour exemple ce que lance le Grand Paris avec la terre qui est

Dégagée des tunneliers et qui permettrait par une recomposition alors je sais pas quel est le suivant il faut mettre pour que les briques de terre du bassin parisien soit solide mais je pense que tout ce cet équilibre d’énergie est à prendre en compte j’ai pas très bien compris

La remarque en tout cas ce qui est sûr c’est que nous on fait des briques avec de la terre du bassin parisien non cuite c’est juste par compression on mélange en fait différentes ressources qu’on a identifié qu’on identifié avec les stockers avec des laboratoires de recherche on

Regarde voilà on va prendre la pour l’instant on est plutôt focalisé sur le Nord Est de parisien et puis on récupère des terres donc soit du Grand panne express soit d’autres chantiers un grand pain Express c’est que 10% des de la terre extraites en Île-de-France donc c’est assez peu finalement

Et pour mémoire il y a quand même beaucoup beaucoup de terres effectivement entre 2015 et 2030 il y a à peu près 500 millions de tonnes de terre qui vont sortir de terre leur valeur en termes de décarbonation si j’ose dire devient beaucoup moins intéressante 50

Km c’est pas beaucoup passer 50 km tous les matériaux deviennent carbonés passer 50 km une brique de terre crue elle-même la même empreinte carbone qu’un parpaing de ciment donc en fait c’est la question de la relocalisation au-delà de la question de la cuisine cuisson est une question

Fondamentale en fait alors moi je me pose une autre question c’est enfin je vous pose cette question c’est que on voit que quand construire c’est-à-dire vertueusement ça serait construire local avec la pierre qui vient du coin ça serait identifier le bois pour pour la charpente etc finalement ce serait revenir à des

Techniques de construction qui date du 19e siècle et est-ce que finalement vous appelez de vos vœux à revenir à une technicité du 19e siècle ouais même avant Moyen-Âge allons-y non il c’est pas ça dont il s’agit voilà si il s’agit pas de redevenir des amis ou de revenir

À la lampe à pétrole ou etc enfin ce qui sont des remarques complètement stupides en fait ce qui est ce qui est ce qui est fondamental c’est de décarboner nos tous nos actes donc en fait au XIXe siècle ils étaient même assez carbonés c’est de trouver des

Solutions différentes je crois qu’il y a plein d’expérience qui sont faites comme ça de par le monde sur des actions très claires sur la construction qui sont très contemporaines mais en même temps décarbonés au Japon on repense en fait les assemblages bois qui sont coupés à

La main mais couper à la main avec des précisions que l’on arrive à développer avec des techniques d’aujourd’hui qui permettent de faire des assemblages absolument incroyables qui sont relativement décarbonés ou très peu carbonées donc il y a plein de solutions comme ça qui sont au contraire des solutions d’avenir j’appelle de mes vœux

Et c’est ce que nous étions de travail avec mes étudiants par exemple à développer des techniques contemporaines qui donnent envie en fait et qui soit pas simplement le ressassement de technique ultra carbonées qui sont des techniques de la modernité de la reconstruction de la prière etc et je pense qu’au

Contraire il y a des mille formes et mille façons de voir le monde différemment sans revenir dans le passé qui pourquoi parler de revenir dans le passé ceux qui parlent de revenir dans le passé c’est simplement qui ont peut-être un peu peur de l’avenir alors j’ai une question que je repose du coup

Mais enfin autrement à Camille Rica est-ce que le bon sens des anciens vous inspire dans la manière de construire oui c’est une sorte d’aspiration et effectivement pas un retour en arrière c’est évidemment une sorte d’inspiration et je parlais tout à l’heure d’hybridation des échelles on peut hybrider les techniques les techniques

D’aujourd’hui avec les techniques des anciens en allant puiser à proximité et mélanger tout ça et aujourd’hui on est capable de faire ça ce qui ce qu’il faut puiser aussi l’inspiration je pense que quand on parle de décroissance c’est moi qui fait peur et si on en parle plus

Mais c’est la question de la lenteur la lenteur par exemple pour aller chercher sa botte de paille attendre qu’elle soit qu’elle soit sèche et qu’elle est la bonne hygrométrie pour qu’on l’utilise dans le chantier à la bonne période attendre que les enduitaires sèchent et puis je pense je

Sais pas vous mais en tout cas moi j’ai une vie à 100 à l’heure et ça me ferait pas de mal de ralentir un peu malgré tout ce que je prône et je pense que la société va s’en tiendrait encore mieux si on ralentissait voilà et ralentir c’est la

Consommation mais c’est aussi le temps passé aux choses et avoir plus de temps aussi pour pour rêver et regarder autour de nous je suis parfaitement d’accord mais c’est vrai que quand on s’adresse à l’artisan qui est ici et qui vous dit ben il faut qu’il ralentisse c’est surtout son chiffre d’affaires qui va

Ralentir et donc là il va l’avoir un peu mauvaise et donc la question c’est que voilà on peut ici on ralentit il faut qu’on ralentit tous ensemble je pense que c’est la solution mais tout sur chambre tous ensemble tous en même temps parce qu’on c’est difficile de demander

Un effort comme ça au monde du bâtiment quoi une question encore dans la salle n’hésitez pas il y a un micro qui circule monsieur [Musique] oui un mot en creux qui se dégage c’est l’industrialisation qu’est-ce que vous pensez de l’industrialisation du bâtiment alors du coup exactement qu’est-ce que vous pensez de

L’indusiation est-ce que c’est pas un peu le la guerre je pense que cette aujourd’hui quelque chose qu’il faut essayer d’éviter je crois que je crois qu’en fait l’industrialisation c’est évidemment celle là même qui produit le plus de carbone et qui génère de plus d’émissions de gaz à effet de serre de manière générale

Est-ce que c’est pour autant excuse-moi est-ce que c’est pour autant à bannir parce que on parle aussi beaucoup de construction hors site par exemple ça veut dire le système de construction complètement industrialisé complètement fabriqué préfabriqué en atelier où on utilise un savoir-faire industriel donc quelque part à ce que l’industrie peut

Pas aussi venir au secours de la l’écologie c’est en fait ce débat sur l’industrialisation il a 200 ans veut dire les Airton kraft en Angleterre sont apparus au moment où l’industrialisation prenait le pas voilà au milieu du 19e siècle et on a tout en disant il faut développer l’artisanat

Etc c’est ce qui s’est fait d’ailleurs en Angleterre et puis après c’est ce qui est c’est refait au début du 20e siècle en Europe etc et donc et c’est ce qui est en train de se faire aujourd’hui en développement enfin avec le développement de toutes ces architectures relocalisées frugal etc

Qui sont les architectures qui sont en lien avec le fer avec une approche manuelle avec une approche de l’artisan il y a un immense respect de l’artisan dans la question justement de de du fer local et puis du fer frugal et bien évidemment oui il y a la question se

Peut se poser de l’industrie moi je vais pas vous dire il faudrait arrêter l’industrie je je suis pas je suis qui pour dire ça quoi en fait mais pour autant évidemment c’est elle qui pollue essentiellement quoi donc il y a des grosses questions à se poser

Moi je suis pas enfin je suis un peu plus nuancée je pense mais sur l’industrialisation oui pourquoi pas mais l’idée c’est de retrouver du sens aussi quelle échelle d’industrialisation quel processus voilà c’est possible enfin pour moi c’est envisageable mais déjà il faut que les gens qui travaillent dans l’industrie trouvent le

Sens de ce qu’ils sont en train de faire qui et ensuite que voilà les matériaux utilisés les assemblages en fait utiliser l’industrialisation pour rendre ces systèmes abordables des matériaux des assemblages aujourd’hui qui sont pas qu’ils le sent pas toujours dans les matériaux biosourcés alors Camille Ricard je rappelle vous êtes donc membre

Du collectif Moonwalk local donc c’est à dire une jeune d’agence d’architecture vous allez construire beaucoup vous avez tout un projet et vous êtes un peu les prescripteurs des de 10-20 prochaine 1030 prochaines années alors qu’est-ce qu’elle est pour vous votre plan votre votre démarche et quel message voulez-vous envoyer

Aux gens qui nous écoutent et qui parcourent c’est les allées de ce salon est-ce que il y a c’est un peu comme si je demandais quel est le message de la jeune génération d’architecte que vous représentez alors je sais pas si je représente la jeune génération en tout cas c’est la jeune génération

Elle est dans un dans une dans un questionnement justement sur qu’est-ce qu’on va faire demain qu’est-ce que qu’est-ce qu’on nous a transmis et puis nous qu’est-ce qu’on qu’est-ce qu’on va transmettre à nos enfants c’est toujours la même question on est dans un oui dans un [Musique] c’est compliqué de se dire ne plus

Construire alors qu’on a très envie d’avancer de construire notre monde de construire notre société et on essaye de le faire le mieux possible peut-être qu’à un moment donné on arrêtera comme Emmanuel mais on voit la je pense que c’est l’idée c’est de faire de faire le mieux possible avec les matériaux les

Ressources matérielles et immatérielles de proximité et de tisser du lien on est là pour ça et le bâtiment c’est faire vivre créer des lieux ou en vivre ensemble et pour s’écarter de l’individualisme exacerber voilà donner envie créer des récits de vie pour les mondes avec le pluriel de demain alors

Content de créer des liens moi c’est un mot qui c’est un mot-valise qui pour moi ne signifie plus rien à ce qu’on entend ça tout le temps créer des liens créer des liens concrètement ça veut dire quoi un projet créer des liens créer des liens entre les usagers les futurs

Usagers ceux qui vont vivre dans un lieu on parle le concertation mais c’est aussi comment on crée les lieux dans lesquels on va vivre donc est-ce que c’est c’est quelqu’un qui qui créer un programme qui ne connaît pas le site qui ne connaît pas les gens qui le fait

Est-ce que c’est est-ce que c’est l’architecte dans son coin qui va prescrire des matériaux et cela parce qu’il en connaît pas d’autres est-ce que c’est l’entreprise qui va réaliser sans connaître le sens de ce qu’il est en train de faire est-ce que ce sont des habitants qui vont arriver dans un lieu

Qui ne connaissent pas non si c’est des liens c’est en tout cas à travers l’architecture et le projet de l’architecture ou le projet de urbain c’est faire ensemble c’est à dire analyser les futurs usages voir ce dont on a envie de ce qu’on a envie de créer

Et avec ce temps de relation dans le projet ça génère des lieux aimables des aménités voilà ce genre de ce genre de lit alors c’est valise mais au quotidien c’est c’est vraiment ça c’est être c’est faire du projet ensemble à plusieurs architectes qu’on voit beaucoup de la nature de collectif

C’est quelque chose qui est très présent collectif et collectif entre vous ou collectif élargie avec des entreprises de bâtiments avec des fournisseurs de matériaux avec des maîtrise d’ouvrages avec des commanditaires est-ce que c’est ça aussi le collectif alors le collectif nous collectif Moonwalk ce sont des architectes maintenant on est un peu

Plus nombreux qu’avant mais on passe notre temps à collaborer à côté avec d’autres architectes avec des paysagistes avec des ingénieurs avec les entreprises on était dans un lieu dans un tiers lieu où il y avait des artisans avec nous et des artisans d’arts des artisans qui se lancaient des une

Recyclerie de réemploi c’est de toute façon je pense que l’architecte c’est un métier qu’on enfin qui qui fait que de toute façon on travaille à plusieurs on peut pas faire ça dans notre coin c’est pas possible et c’est et je pense qu’effectivement les jeunes générations sont de plus en plus souvent en

Collectif ou si elles ne sont pas elles travaillent de toute façon avec avec les autres Paul Emmanuel maurez vous êtes enseignants et vous dirigez de la recherche et qu’est-ce que vous qu’est-ce que comment vous voyez vous vos jeunes architectes vous formez quelles sont leurs états d’esprit est-ce

Que ils vont faire comme alors j’ai oublié l’école où ils ont déclaré que vous allez aller arrêter c’est l’école des Mines chez les architectes c’était à Versailles aussi ils l’ont fait donc voilà les étudiants sont à peine diplômés qu’ils ont décidé de ne pas exercer leur métier

On en est là aussi dans les écoles d’archives dans certaines écoles d’archi oui d’ailleurs certains étaient mes étudiants mais par contre ce qui je crois que ce qui est intéressant aujourd’hui c’est de faire ce que j’ai évoqué tout à l’heure c’est de travailler à ces nouveaux racines personnellement moi j’emmène mes

Étudiants dans les milieux ruraux dans les endroits où il y a des problématiques en fait de désertion urbaine etc et on réfléchit avec un atelier que j’ai monté qui s’appelle l’atelier du Limousin on réfléchit avec les élus avec les artisans locaux les actes différents acteurs en fait de ce

Territoire on réfléchit à des solutions pour redynamiser le territoire et en faisant de la rénovation en fait de vieux bâtiments avec des matériaux et consourcés de la récupération etc on essaie de voir aussi comment on peut créer en fait des fameux liens mais aussi dans un objectif de développer des

Filières je crois que l’architecte comme j’ai pu le faire et tout tout ses partenaires en Île-de-France en développement la filière terre crue je crois qu’on peut aussi dans les meilleurs héros développer des filières de construction chanvre de de filières de récupération des filières de récupération de laine pour faire de

L’isolation parce qu’en fait c’est jetée etc et en fait ce qui m’intéresse c’est la question systémique en fait dans un territoire c’est voir comment en fait on peut recréer ces fameux lien pour recréer du dynamisme localement et on a pu faire plein de choses qui vont dans

Ce sens là et j’espère qu’on pourra en faire d’autres et c’est tellement plus gratifiant pour des jeunes étudiants que de se sentir acteur en fait d’un renouveau économique parce que bon voilà il a l’économie n’est pas un gros mot l’important c’est qu’elle soit qu’elle soit absolument responsable et

Qu’elle soit équitable d’un point de vue terrestre et donc je crois mille choses à inventer là qui qui sont aux antipodes de des amis je crois est-ce qu’il y a quand même question dans la salle oui un jeune architecte bonjour je m’appelle Thomas je suis encore étudiant architecte ingénieur et

Je ressens dans je suis pas non plus représentant des étudiants architectes mais je sens une culpabilité dans mon école de tous les étudiants à vouloir construire même sans parler de construire abriter des gens que ça soit dans la rénovation ou autre chose et ce qui pour la plupart d’entre nous nous

Fait beaucoup de bien c’est de la pédagogie apporter sur des exemples de manière de faire autrement et je prends la catonvasale par exemple avec le Palais de Tokyo des friches réhabilité et finalement ça passe par une pédagogie que nous on apprend à voir parce qu’on

Est dans ces études là mais que le grand public ne voit jamais ou ne comprend pas donc par exemple quand c’est construit en bois c’est pas forcément mis en valeur certains bâtiments des labels on le sait pas c’est souvent livrer les bâtiments complètement emballé parce qu’il y a toutes toutes le second œuvre

En fait qui qui est plastique et est-ce qu’il faudrait pas justement aller vers une pédagogie de montrer à voir qu’il y a des manières de faire autrement et je prends par exemple la halte vous montriez ici elle est complètement masquée par la barrière de chantier une manière de chantier pourrait être

Poreuse on pourrait voir au travers et se dire c’est intéressant ici il y a quelque chose d’inutilisé donc est-ce qu’il y a pas une vraie pédagogie à la déculpabilisation pour se mettre en mouvement et faire mieux Camille on la demande pour l’instant c’est pas le cas mais des étudiants sont venus ont

Franchi si des enseignants ont envie d’emmener leurs élèves c’est possible leurs étudiants et après sur la culpabilisation après il y a effectivement la question de l’architecture pour le grand public et il y a tout un tas de d’associations les maisons de l’architecture les ciao qui essayent de vrai à la diffusion de la

Culture architecturale au grand public voilà et notamment de tous ces sujets là mais ça reste effectivement c’est vraiment une question d’éducation à l’échelle nationale et depuis le plus jeune âge alors pour conclure je pense que il y a un message très clair qui est passé c’est que les architectes veulent travailler autrement

Et surtout en filière en réseau veulent s’impliquer avec les ingénieurs avec les architectes les aux archives avec les fabricants matériaux avec les artisans donc il y a une véritable volonté à méditer vraiment à travailler ensemble et je pense que il y a une piste ici d’une forme de architecture régénératrice puisque on

Avait on a décidé ensemble qu’on allait utiliser ce mot là en tout cas au final c’est une note d’espoir pour terminer cette table ronde merci Camille Ricard donc je rappelle que vous êtes architecte collectif Moonwalk local donc à 2020 vous êtes basé à Bordeaux et Paul Emmanuel Loiret donc architecte

Chercheur président de cycleterre et les chercheurs achètent mieux expérience voilà merci beaucoup je pense que vous les applaudir très fort puisque c’était [Applaudissements]

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