Renouvellement urbain : des solutions face au changement climatique ?
– Féris Barkat, co-fondateur de Banlieues Climat
– Florian Bercault, président de Laval Agglo, maire de Laval et président de France Villes & territoires Durables
– Anne-Laure Legendre est enseignante-chercheuse à l’Université de Versailles Saint-Quentin / CEARC.
– Morgane Nicol est directrice de programme au sein de l’institut de recherche I4CE.
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Revivez le colloque inédit organisé par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine sur le futur du renouvellement urbain. Ce temps fort vient clore la séquence exceptionnelle organisée par l’ANRU et ses partenaires dans le cadre des vingt ans du renouvellement urbain.
En savoir plus : https://www.anru.fr/actualites/20-ans-danru-revivez-le-colloque-du-jeudi-8-fevrier-en-video
[Musique] alors on va attaquer tout de suite puisque beaucoup de choses déjà ont été dites je sais pas si vous étiez présents parmi nous mais voilà il y a eu un certain nombre de présentation et on vient de voir effectivement que finalement la la question de la
Transition énergétique la la le fait de s’adapter au changement climatique c’est peut-être finalement le maître mot de l’intervention dans les quartiers demain l’idée c’est de voir effectivement comment on peut faire alors même que Franck bé le rappelé tout à l’heure 80 % des bâtiments de 2050 sont déjà là ce
Qui veut donc dire que ils sont déjà là ils sont déjà habité donc il y a effectivement urgence à traiter euh et et de fait on on le voit bien les les le l’adaptation puisque on parle bien maintenant d’adaptation au changement climatique c’est un impératif qui qui se
Qui s’impose à tous les territoires et en particulier au qpv dans la mesure où on le sait les populations sont les plus vulnérables et juste une citation euh le 27 octobre dernier euh lors de la clôture du comité interministériel des villes qui se tenait à Chantelou les viges ellisabeth Band qui est alors
Premier ministre avait dit que la transition écologique devait être le premier axe d’effort du gouvernement pour améliorer la la vie des habitants de ces quartiers prioritaires euh Florian Bercot vous êtes maire de la Val président de laavale agglomération président délégué de France ville et territoire durable qui est donc une
Association qui porte ces questions euh typiquement traiter les inégalités sociales aujourd’hui ça passe forcément par traiter les inégalités climatiques et avoir une action qui cumule les deux oui effectivement euh effectivement pourquoi on veut préserver l’environnement euh la planète va survivre à l’homme en fait hein c’est
Bien un défi humaniste et franc Boutet a été très clair là-dessus c’est bien pour les hommes et les femmes qu’on est en train de se battre c’est pour notre propre préservation finalement de de de l’espèce humaine et les plus vulnérables effectivement ça va être les habitants de ces quartiers populaires qui déjà
Vivent dans de de de dynamique inégalitaire d’ordre socio-économique et la nouveauté finalement qui nous percute depuis toutes ces années ces 20 dernières années mais finalement qui arrive à une maturité ou en tout cas une une exigence de réponse immédiate ce sont ces inégalités climatiques auxquelles on fait face et on voit bien
Qu’effectivement l’excès de de standardisation de la manière de concevoir l’urbain et la ville est arrivé à la fin d’un cycle et qu’aujourd’hui on est plutôt à regarder le défi en partant de l’existant du contexte et que finalement si on se projette sur la résilience de ces quartiersl il faudra parler déjà de de
De qui vit quelles sont les les forces et les faiblesses de ces quartiers populaires et bien les analyser il y a eu on a beaucoup parler finalement de l’image d’Épinal du quartier populaire plutôt francilien très très urbain j’ai la chance de représenter un territoire finalement mimi mi urbain mi rural qui
Est sur la ligne justement Paris Brest donc il faut on peut s’arrêter euh et et et et étonnamment on est dans un quartier à lav un des quartiers les plus pauvres de toute la région des Pays de la Loire mais un quartier qui est bordé de 24 hectares de nature qui a des
Grands ensembles mais tous les espaces publics sont quasiment désimperméabilisés et c’est comment finalement on fabrique du commun on fabrique de l’humain à travers cette rénovation déjà qui est qui est lancée dans dans ces grands quartier et c’est vraiment un projet humain qu’il faut penser et un projet de de de de bataille
Culturelle de de de fabrique écologique de de de de comportement de des habitants des quartiers populaires là où finalement c’est un besoin et c’est c’est ça va être toute la question qu’on va devoir se poser c’est c’est un besoin qui est latant c’est pas du tout identifié c’est pas dans les priorités
Des habitants des quartiers moi quand je me déplace dans un quartier populaire soit Saint-Nicolas ou au fourche la question environnementale ne revient pas c’est la propreté c’est c’est le la culture c’est le sport mais mais absolument pas l’environnement donc comment on en fait un nageur majeur et comment les habitants de ces
Quartiers-là deviennent des acteur de la transformation donc on a quelques projets pour être très concret on porte un projet euh de ferme urbaine avec l’enrue euh dans le cadre de de quartier résilient où effectivement on va activer 10 hactares de nature en bordure du quartier on a un projet social où c’est
Une trentaine d’habitants du quartier qui vont devenir demain des laboureurs vont être reconnectés à la nature vont pouvoir euh finalement se nourrir de la production qu’ils vont faire avec une logique de dire dites-nous ce que vous voulez manger et on va le produire ensemble et ça c’est vraiment important
Et on va pouvoir le consommer il situe à travers une économie locale dans dans dans les quartiers et et cette fabrique écologique au quotidien avec les habitants moi je pense que c’est la meilleure méthode pour pour penser pour penser l’en rue 3 et la résilience de de ces quartiers alors on abordera beaucoup
La question des habitants mais dans un second temps Morgan Nicole vous êtes directrice du programme territoire au sein d’ forc l’Institut de l’économie pour le climat Fran B tout à l’heure nous disait que l’adaptation ça avait été un gros mot pendant très longtemps qu’ parlait beaucoup d’atténuation aujourd’hui l’adaptation
On y est il y a un plan d’adaptation qui est attendu euh il y a des mesures qui sont faites et typiquement l’idée maintenant c’est de se préparer à vivre dans une France à plus 4°gr euh le le plus 4°grés a été posé et donc ça impose forcément d’avoir une action très
Volontariste partout mais aussi dans les quartiers populaires oui tout à fait euh comme le disait franc Boutet tout à l’heure en effet c’est un sujet qui est malheureusement euh apparu très récemment et en effet depuis finalement vraiment 1 an euh à la fois dans les médias dans les discours
Qui sont portés politiquement euh et c’est une bonne nouvelle que ce soit enfin un sujet parce que il il est vraiment urgent de prendre conscience que le climat de demain et là je parle pas uniquement du climat de 2050 mais je parle du climat vraiment de demain ne
Sera pas le même que le climat d’hier et que ça va avoir des impacts sur nos notre qualité de vie en en fait ça avoir des conséquences importantes et donc cette c’est c’est une excellente nouvelle que enfin on est un ministre qui a pris la parole sur le fait qu’il
Fallait s’adapter à une trajectoire de réchauffement climatique en posant cette trajectoire de réchauffement climatique de plus 4°gr en moyenne en France mais je pense que donc on en parle beaucoup mais je pense qu’on se rend pas encore compte vraiment de ce que ça veut dire concrètement et on entend un peu de dire
Que bah finalement cette trajectoire de réchauffement à + 4 degrés en moyenne en France c’est un scénario pessimiste c’est le pire qui pourrait se passer et cetera et cetera c’est pas le cas ce plus 4 degr moyenne en France on l’atteint si tous les États dans le monde mettent en œuvre tous les
Engagements qui ont été pris jusqu’à présent c’est le plus 4 degrés moyen en France et le plus 3 deg moyen dans le monde donc c’est un scénario qui est malheureusement tout à fait réaliste et donc ce ce enfin qu’est-ce que ça veut dire concrètement ce cette cette trajectoire de réchauffement
Climatique ça veut dire des aléas climatiques qui qui augmentent en intensité et en fréquence dès maintenant on le voit dès maintenant les impacts climatiques qui vont augmenter dans les prochaines années souvent on parle de 2050 2100 donc du coup ça donne donne un biais une impression que les impacts vont arriver
En 2050 ou en 200 non en fait les impacts ils vont augmenter progressivement d’ici là et donc dès les enfin dès demain dès après-demain on va avoir des impacts qui augmentent concrètement ça veut dire que à plus 1 enfin si on est à plus 1 degré de réchauffement une canicule telle que la
Canicule de 2019 a une une chance sur 50 de se produire chaque année si on se place à plus de degrés en trajectoire mondiale cette même canicule de 2019 a une chance sur 4 d’arrivé donc on voit bien le le changement de paradigme un autre chiffre issu d’un d’un travail universitaire d’un projet
Universitaire européen le projet PCA 4 par exemple pardon euh c’est nous dit que à plus 4 degrés moyenne en France euh les décès dus aux vagues de chaleur seront multipliés par 30 euh donc voilà vous voyez des conséquences sanitaires très importantes avec des surcharges des hôpitaux avec des hôpitaux qui ne sont
Pas non plus adaptés à faire face à ces vages de chaleur je vous passe les détails et avec des populations donc là ce qui vous intéresse particulièrement c’est avec des populations qui sont les plus à risque dans les zones urbaines denses et en plus des populations dans les quartiers prioritaires de la ville
Qui n’ont pas d’alternative comme partir à la mer ou partir à la montagne mettre de la clime pour se protéger de l’impact de ces vagues de chaleur et là j’ai parlé que des BS de chaleur mais il y a aussi l’augmentation des risques inondation il y a plein plein d’autres
Risques voilà et c’est vrai que le risque c’était que avec le ré on parlait beaucoup de sobriété on parlait beaucoup de de froid alors que une des vraies problématiques demain et franc glouté l’ encore raelé c’est cette question de l’horizon du Sud et la question de la
Gestion de la chaleur dans les habitats notamment oui et B je sais pas si je j’en parle maintenant ou j’y reviendrai plus tard mais clairement il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites qui sont hyper importante sur la manière de prendre en compte ces ces enjeux d’adaptation au changement
Climatique dans la conception des projets des projets de renouvellement urbain je retiens on ne peut pas faire l’économie du projet c’est vrai aussi sur ces questionsl et un un message de Franck bouté aussi qui qui était de de penser tous ces enjeux-l en même temps justement pour économiser les dépenses
Publiques on peut pas penser ces enjeux de manière séquentielle sinon ça va coûter un fric incroyable et ce sera juste pas réalisable il faut vraiment que quand on fait de la rénovation urbaine on pense à la fois à améliorer les les résultats en terme de performance énergétique en terme de
Performance carbone mais aussi en même temps de penser adaptation au changement climatique qu’est-ce que ça veut dire euh le d’adapter ce quartier spécifique euh au réchauffement climatique euh et qu’est-ce qu’on peut mettre en œuvre pour limiter les impacts du changement climatique donc vraiment euh il est urgent de prendre le temps de s’arrêter
Et de repenser euh la manière de concevoir tous les projets urbains ça vaut pour à peu près toutes les politiques publiques et tous les investissements il faut vraiment prendre le temps euh DS maintenant euh de se poser la question de tout dans toutes les politiques publiques dans tous euh
Les invest invtisement que l’on fait dans toutes les activités économiques comment est-ce que ces politiques publiques ces investissements ces activités économiques vont être impactés par les conséquences du réchauffement climatique et parce que il y a quand même une bonne nouvelle c’est que il y aura des des alléas climatiqu qui vont
Augmenter mais on peut mettre en œuvre des actions pour en limiter les conséquences économiques et sociales et sans ces mesures qu’on appelle les mesures d’adaptation on arriverait à des catastrophes mais on peut limiter ces catastop he et c’est pour ça que c’est important de d’agir dès maintenant pour l’adaptation alors on reviendra
Effectivement dans un second temps sur comment on peut faire et comment le renouvellement urbain peut-être justement vecteur pour porter ces ses solutions annel le gendre vous êtes enseignante chercheuse à l’Université de Versailles Saint-Quentin je reviens un petit peu en arrière on a parlé de santé environnementale de de santé de
Conditions de vie là encore ça c’est un peu différent de à chaque fois quand on parle réchauffement climatique et c’est une réalité on parle de catastrophe on parle de choses là on parle directement de ce qui impacte peut-être intimement les gens c’est c’est justement le l’objet de votre thèse vous avez
Travaillé sur le bien-être des habitants dans le leur cadre de vie en en quartier populaire et c’est sous le prisme du bien-être et de la santé que finalement vous avez fait le lien avec l’écologie oui tout à fait donc en fait je suis ancien chercheuse en santé environnementale à l’université de
Versaill Saint-Quentin et j’ai une thèse en aménagement et la question de l’adaptation au changement climatique elle est pas arrivée directement pour moi mais par le biais de ces interrogation sur il y avit il y avait plusieurs choses en fait he il y avait la qualité du cadre de vie la question
Du bien-être parce que l’Organisation Mondiale de la Santé propose une définition globale de la santé comme un état de complet bien-être physique mental et social et là-dedans la question de de du lieu de vie de l’urbanisme est majeur c’est un des déterminants majeurs de la santé mais
Ce disons que un élément qui pour moi me semble très important pour le cadrage ici la réflexion sur C ces enjeux de de changement climatique c’est de bien comprendre que le changement climatique est bien une manifestation d’une crise écologique plus large et qui est une crise de notre rapport au monde de notre
Rapport au vivant et ça j’en ai fait l’expérience sur le terrain dès nos premiers je dis nos premiers parce que il y a un prédécesseur en thèse avant moi qui avait expérimenté la recherche sur la question de de l’environnement et de ses effets sur la santé dans des quartiers et en
Fait ce dont on s’est aperçu c’est qu’on posait mal les questions je m’explique on s’interrogeait sur des quartiers particulièrement ce qu’on appellerait multiexposé à la fois à la pollution atmosphérique peut-être au bruits liés au transport et puis c’était pas c’était moins le sujet à l’époque peut-être mais très directement pourrait
Faire le lien aussi avec les îlos de chaleur urbain en tout cas on avait l’intention d’interroger l’environnement de vie et ses effets sur la santé sauf que quand on allait interroger les habitants quand on leur a posé la question de leur environnement les gens nous ont parlé des voisins de l’ambiance
Urbaine des bruits des scooters donc des choses qui n’avaient rien à voir avec ce que nous expert on aurait pu entendre quand on parle d’environnement et d’enjeux climatiques et donc il y avait vraiment vraiment quelque chose à faire sur ce travail de reconception et parce que c’est pas simplement rhtorique hein reconcevoir le
Le le problème c’est aussi une autre manière de l’aborder et donc je reviendrai peut-être là-dessus tout à l’heure le changement de regard que moi j’essaie d’amener c’est de partir de l’expérience de l’habité et l’expérience de l’habité il il porte ce décalage l’environnement de vie n’est plus cette
Chose abstraite ce décor dans lequel bon ben provisoirement on a exclu les habitants et puis ensuite on les ajouterai c’est pas l’habitat c’est pas des boîtes en fait où se baladent des gens avec des fonctions ou peut-être des fonctions urbaines et puis on peut imaginer différents profils sociaux non
Ce qui m’a intéressé c’est vraiment l’expérience que l’on fait selon de son lieu de vie et ça reconnecte totalement aux enjeux environnementaux parce que le lieu de vie il est à la fois social mais aussi peut-être la place que l’on fait plus largement à d’autres vivants
Je parle bien au pluriel on parlait un petit peu tout à l’heure de de l’enjeu de enjeu clim qui serait lié avec des enjeux d’humanisme là aussi je pense que il a vraiment à temps de s’interroger sur cette question là parce que cette connexion au vivant c’est pas juste pour
Nous êtres humains quand on parle de nature c’est aussi parce que la nature c’est une chose c’est une abstraction là que quand je le dis comme ça mais elle a une valeur en soi on sera aussi peut-être amené à à développer là-dessus mais en introduction je peutre propose
D’en rester là merci beaucoup bar vous êtes condateur de l’ ition banlieu climat la santé c’est aussi par ce biais que vous avez pris j’ai lu l’interview vous aviez donné à l’en rue c’est aussi par ce biais que que vous êtes arrivé sur cette interrogation sur la réflexion
Qu’il y avait sur finalement l’impact des questions environnementales et de l’environnement dans lequel on pouvait vivre sur la santé et donc sur le cadre de VI général alors je vais répondre je vais répondre c’est mieux d’abord je voulais juste m’assurer est-ce que tout le monde va
Bien dans la salle on va créer un peu de lien entre vous et nous euh parce que déjà que vous êtes ah voilà on vous voit très bien maintenant est-ce qu’il y a que moi qui suis malade depuis quelques jours euh en levant la main qui est malade depuis quelques jours ça tousse
Beaucoup hein ok génial en toujours en levant la main qui connaît un peu banlieux climat ce qu’on fait et cetera ah ouais pas mal c’est un public des gros bisous sur vos fronts eu pour résumer un peu ce qu’on ce qu’on fait du coup sur cette question de la
Santé effectivement on s’est réuni il y a un an avec Abd Ali albadawi sanaf tous les quatre cfondateurs autour d’un constat qui était le fait que et on l’a dit plusieurs fois cette surexposition dans les quartiers populaires des enjeux environnmentaux vous prenez la canicule de3 19000 morts le plus de morts c’est
Où Valdemar vous prenez l’alimentation vous prenez la pollution vous prenez tout on est les plus exposés et une fois qu’on a fait ce constat là il faut aller plus loin il faut se dire ok on est les plus exposés et on est aussi les plus sous représenté dans ces enjeux-là
Médiatiquement partout c’est pas nous qui allons parler de ça comment c’est possible deuxième enjeu et euh c’est pour ça que c’était intéressant de pas que se limiter à la question du climat c’est effectivement c’est une crise systémique et donc eu et je suis le peut-être le le plus jeune de
La de la table et donc je veux pas être le plus lunaire non plus parce que sinon ça va être dans la dans la caricature mais mais je voulais m’arrêter sur un livre de de Cynthia fur manuel du Ferel ce qu’on ne peut pas nous voler où
Dedans elle fait une liste de points essentiels sur lesquels on devrait être intransigent le silence les espaces verts la santé tous ces points là on devrait pas Transer dessus et et en fait on a fait le constat qu’on nous avait volé tout ça on nous l’avait volé depuis
Bien longtemps et donc quand on s’est réuni on s’est dit ok on va venir avec un sujet qui va être d’abord la formation donc nous on fait de la formation effectivement avec l’angle de la santé mais pas que sur les questions climatiques et environnementales aujourd’hui certifié par le ministère de
L’Enseignement supérieur et et sylvierotillot qui a avec qui on a signé en juin dernier et donc aujourd’hui on a une formation de 8h qui retrace les enjeux climatiques mais pourquoi on vient avec une formation pourquoi on harmonise les connaissances parce que c’est pas qu’une question et si vous
Voulez là avec les plans de rénovation et tout ce qu’on dit depuis euh depuis ce matin euh essayer d’avancer il faut avancer avec les habitants et pour que les habitants ils vous suivent il faut la connaissance il faut la légitimité de se dire ah tiens c’est un sujet pour moi
Et pour se dire c’est un sujet pour moi à attaque on revient avec le point d’avant la représentation la représentativité si j’ai vu des gens qui ont parlé d’écologie qui sont réveillés pour le jardin partagé de mon quartier pour ça pour c pour ça d’un coup je me
Sens légitime à participer à ce grand projet- là et à mon quartier là et donc on s’est dit on va commencer avec une formation pour harmoniser les les connaissances et ensuite mener des actions sur le territoire donc peut-être que certains ont vu qui qui a vu
François Hollande faire du foot il y a pas longtemps en levant la main bah c c’était dans mon quartier on l’a ramené on lui a dit frérot tu vas jouer et on lui a surtout dit il y a un parcours autour des questions climat et des questions footballistique on lui a
Fait faire un peu un parcours footballistique mais mais ça a fait le buzz parce qu’il y avait par parce qu’il est parce qu’il est nul he il faut le dire mais mais c’est mais la réalité c’est que il y avait un enjeu éducatif pédagogique qui a été pensé par les
Habitants c’estd que moi je viens faire la formation aujourd’hui on a des formateurs on est appelé dans plein de villes mais mais quand on l’a fait ça c’était en octobre donc c’était encore la la dernière formation qu’on avait faite dans un club de foot on vient faire 8hur de formation et derrière ce
Jeu a été pensé par les jeunes qu’on a formé parce qu’il y a eu la formation qui a été faite et donc ce béabas ce ce ce prérequis qui est d’ailleurs dans toutes les grandes écoles à Paris et d’ici 2025 dans toutes les universités il y aura un module obligatoire sur les
Questions écologiques nous on vient là-dessus pour ensuite dire venez en projets là en l’occurrence du foot mais à Bagnolet on est sur un projet de résilience alimentaire à serg on est sur un plyer sur la qualité de l’air donc sur chaque sujet qualité de l’ d’ailleurs je sais pas si vous avez
Vu 2024 rénovation des bâtiments pour les athlètes purifi logement des athlètes vont être purifiés à 90 % si vous regardez l’article Duer dus ici voyz l’article du journal c’est écrit industrie autoroute les habitants les athlètes qui seront logés en scè saint-en vont deuent pas supporter pendant quelques semaines
De vivre là-dessus donc on va purifier les logement des athlètes donc qu’est-ce qu’on dit en fait symboliquement aux habitants qui vivent là depuis 20 ans on dit en fait votre santé à moins de valeur que les autres et si on creuse encore plus la question des particules fines les PM1 toutes petites qui
Rentrent dans le cerveau qui font des maladies de zinzin ça si on commence à creuser ces questions là on se rend compte que moi je suis allé voir les archives 2005 bagnoler double échang pour faire valoir juste le fait que il y a une surexposition qu’il y a des
Enfants qui sont en train de crever d’asme ou en tout cas un milfuille d’inégalité sociale qui se met sur des familles parce que les enjeux de santé des maladies cardiovasculaires enfin des maladies de fou sont en train d’advenir dans ces quartiers là on a du mal à le
Faire valoir et là pour les athlètes quelques semaines c’est c’est pas possible donc nous on est allé défendre ça à Matignon avec des des jeunes de sergie et donc en fait sur chaque projet comme ça on ramène des premiers concernés et on va Desf endre des sujets
Des projets et je pense que si demain on parle de de renouvellement urbain il faut renouveler avec cette perspective de dignité de justice et et de d’inclusion des premiers concernés parce que historiquement et j’ai pas envie de faire une digression trop longue mais on a pu voir
Comment on a toujours surfé et on a toujours mis des politiques publiques en place sur le dos des premiers concernés qui étaient pas au courant quand on revient en 1810 il y a un décret impérial qui est adopté euh qui permet aux industries chimiques c’est c’est le
Début de la compensation en France euh d’être de compenser leur merde financièrement c’estàd qu’on met une industrie chimique près de chez toi et on te donne un petit billet et normalement tu dis rien les bourgeois au centre-ville sont au courant ça marche pas comme ça Emmanuel fedéré père de la
Médecine légale il dit mais comment ça vous osez polluer la qualité de l’air donc les industries chimiques elles ont capté que les bourgeois allent leur demander beaucoup beaucoup d’argent qu’est-ce qu’ils ont fait ils sont mis loin des centr-villes près des banlieux ensuite on a délocalisé l’industrie dans
Des pays du Sud et là il est reparti ils ont on créé de l’emploi et on défousse les populations donc vous voyez un peu la logique comment on peut à chaque fois réussir à ne jamais mettre en place même avec des bonnes intentions des projets ou au contraire à délibérément marcher
Sur les habitants parce que il y a cette méconnaissance au début c’est pour ça que nous on a pris l’axe de la formation qui est un babas pour ensuite avancer avec avec les habitants c’est une formation qui a vocation à faire que les jeunes notamment puisqu’il s’agit principalement de jeunes formés soient
Eux-mêmes ambassadeurs dans leur quartier et que ça puisse faire tâche d’huile pour que cette question environnementale et cette question de l’action diffuse plus largement dans les quartiers ouais effectivement là on a fait une formation de formateur donc il y a on a on a formé on a sensibilisé 500
Jeunes en 2023 formé 100 jeunes et là on a 12 formateurs depuis depuis début janvier donc on les déploie après dans des villes donc les collectivités et ça c’est dernière dernier aspect qui est super important c’est l’aspect émancipateur c’estàd que il faut une une une dynamique et une projection
D’émancipation qui ne peut advenir que à travers la question financière ou des perspectives d’emploi sachant que tous les métiers de la transition vont vont arriver un jour ou l’autre nous on a proposé ce ce métier de formateur où justement les collectivités territorial nous achè les formations directement et après ils peuvent dispenser les
Formations en fonction des villes qui nous appellent merci on va rester sur cette question de comment on peut embarquer les habitants puisque c’est effectivement quelque chose d’essentiel ça l’ sur la question du cadre de vie mais ça l’est aussi sur la question de la transition écologique d’ailleurs le
Baromètre qui a été présenté tout à l’heure nous montrait bien que les populations euh j’ai entendu les les les observations sur le fait qu’un baromètre ça ça peut être interprété différemment mais qu’en tout cas les habitants de ces quartiers étaient clairvoyant sur les risques et étaient demandeur d’agir et
De participer comment vous élus vous vous envisagez cette façon de pouvoir embarquer les habitants et et partir au-delà de les embarquer sur des projets que vous vous concevriez par ti même de leurs besoins de leur réalité comme le disait an le gendre et feris Barc juste avant déjà c’est de dire que
On n pas craqué le système des quartiers et on le craquera peut-être pas ce ce matin tous ensemble malheureusement et et je pense que et c’est la démarche quand même travailler avec l’État et l’en rue de de de de davantage permettre aux habitants d’être acteur finalement de leur destin nous on
Va tenter quelque chose je pense d’innovant à l’aval puisque j’étais fortement marqué par effectivement la la la les les les violences urbaines qu’ qu’on a connu c’est de se dire on a forcément loupé quelque chose pour que ça se reproduise et ça se reproduise éternellement que ce soit cyclique et
Donc bah faut leur donner la parole et comment on peut se donner la parole on a quand même plein d’outils à disposition on va lancer une convention citoyenne pour les quartiers populaires avec une seule question comment réussir la promesse d’émancipation républicaine dans les quartiers pour toutes les génération et
Ça c’est vraiment l’essence même de de ce qu’on doit faire comment on fait des habitants de ces quartiers-l des habitants à part entière et pas entièrement à part ce qui est souvent aujourd’hui le cas dans dans le débat public et puis même tout ce que tout ce
Qui a été dit donc ça c’est ESS de se dire on va d’abord les former une convention qui qui marche bien c’est c’est des habitants formés c’est des des habitants indemnisés c’est des habitants où d’abord on va les faire parler sur le réaction à chaud sur du subjectif et
Ensuite on va faire intervenir de l’expertise qui va objectiver ou ou infirmer finalement les propos des habitants et petit à petit apporter des solutions qui viendront d’ux avec des habitants tirés au sort des quartiers populaires et ensuite rendre compte devant une conférence des parties et là c’est toutes les parties prenantes les
Entreprises on parle beaucoup des collectivités les collectivités l’État les entreprises toutes les parties prenantes de la fabrique de la vie finalement et et les mettre devant leurs contradiction et de dire bon maintenant comment comment on agit ça c’est vraiment un exemple le deuxième exemple c’est finalement ce qu’ a déconné dans
Le parcours des quartiers populaires et on en aura peut-être pas parlé si on avait conservé nos usines et nos entreprises et nos poid euh ce qui a déraillé finalement dans les quartiers populaires c’est quand petit à petit ces quartiers se sont paupérisés parce que quand même dans les années 60 70 que je
N’ai pas connu c’était quand même des ces postales extraordinaires on était heureux d’y vivre il y a une fierté de vivre dans ces quartiers-l qui était extraordinaire qu’on a perdu parce que ça c’est popérisé il y a eu des nouvelles arrivées et que l’usine petit à petit elle est partie parfis parfois
Séloignée parfois elle est jamais revenue et donc le lien quartier emploi me paraît essentiel donc on lance des belles initiatives comme territoire zéro chômeur longue durée qui permett re vraiment de de des personnes très éloignées de l’emploi de retrouver l’emploi ou à des entreprises de s’installer dans les quartiers et
Finalement retrouver un emploi un pouvoir un poir d’achat et et fament vivre mieux parce que quand on a de l’argent quand même même si ça fait pas le bonheur ça permet de mettre du B dans épinards et dernière dernier exemple c’est ce que j’ai dit sur l’agriculture
Urbaine qui est très finalement bobo vu d’un mayennais rural comme comme nous on a des gros débat avec le monde agricole sur sur la détermination de ferme urbaine c’est peut-être pas ce motl qu’il faudra mettre si on veut être crédible vis-à-vis de nos agriculteurs mais en tout cas c’est comment on fait
Un projet où on se dit que l’alimentation le rapport au vivant finalement il est essentiel pour finalement bien grandir et bien vivre aujourd’hui on a asceptisé nos relations au vivants et d’ailleurs on se dit ah le finalement on a même oublié que l’animal qui est dans notre assiette il a été
Abattu dans des abattoirs dans des conditions parfois difficile travaillé par par des personnes payé au SMI et dans conditions horribles rapprocher finalement l’animal le vivant de l’habitant urbain ça me paraît quand même essentiel très pédagogique et finalement développer de nouveau modes de vie nouvelle éthique écologique qui semble nécessaire mais pas écologique au
Sens négatif du terme mais c’est vraiment un nouveau mode de vie et et et et finalement développer demain de nouvelles aspirations et je crois que notre enjeu pour nous et les élus je termine là-dessus c’est développer des nouveaux imaginair montrer que finalement la ville de demain où il y a
De la nature où il y a de la ferme où il y a des animaux on vit bien ensemble les espaces publics on peut jouer à nouveau et ben c’est là où ils veulent vivre j’ai la chance de présider la Commission des écoquartiers quand je montre à un
Français Landa vous voulez vivre dans cet écoquartier ou dans ce quartier hyper bétonné tout le monde veut vivre là le choc de l’image le choc de l’imaginaire il me paraît essentiel et pour ça on a plein d’acteurs on a des artistes on a des jeunes très engagés et
On va pouvoir embarquer dans un dans un nouveau nouvel imaginaire dans un nouveau récit émancipateur par l’écologie merci beaucoup alors le gendre vous parliez tout à l’heure de parti de la de l’habité et qui est encore différent de l’habitant et donc de son expérience il y a une question
Qui s’adresse peut-être aussi en particulier à vous de Eddie de la CNL j’imagine que c’est Eddie jacqumar président de la CNL comment associer impliquer réellement les habitants experts du quotidien au aux questions environnementales c’est c’est un petit peu ce que vous vouliez ce que vous avez évoqué tout à l’heure c’est-à-dire
Vraiment partir non pas de questions qu’on leur poserait mais vraiment regarder comment ils vivent et les problématiques qui se posent concrètement à eux ouais c’est vraiment dans cet esprit là que moi j’essaie de l’aborder une manière là un exemple qui me vient en tête c’est ce matin on a parlé de satisfaction résidentielle
Enfin de satisfaction liée à son lieu de vie je pense que c’est important qu’on revienne un peu là-dessus parce que avec quel critère est-ce qu’on peut évaluer cette satisfaction résidentielle si on va pas demander aux gens qu’est-ce qu’ vit précisément nous on se fait avec nos
Catégories de pensée on on a imaginé des éléments et puis ensuite on va vérifier on va vérifier sur un panel représentatif d’habitants si oui ou non il y a des gens qui répondent dans dans ce sens-là moi j’ai un problème avec cette vision là d’autant plus que elle me
Semble rattachée à un des enjeux qui a été affiché pour le renouvellement urbain on a parlé vaguement mais je sais que c’est cet après-midi de la question de la mixité sociale mais je suis désolée on peut pas les dissocier ces questions parce que les enjeux environnementaux ils sont aussi liés aux
Enjeux de justice sociale et si je parle de ça c’est parce que ce que moi j’ai pu observer et ça ne concerne que les terrains où moi j’ai travaillé donc à nanter et à La Rochelle quartier populaire donc en fait ce qui est vécu il y a il y a un
Paradoxe en fait entre l’idée que ces quartiers bon voilà il serait dégradé et puis dansun notre côté il y a une satisfaction résidentielle on comprend pas ce qui se passe mais quand on regarde en fait les gens ils expriment aussi un attachement à leur lieu de vie
Et il il est parfois décorrélé aux problèmes concrets que l’on rencontre dans le quotidien lié à son logement et cetera et en fait quand moi je les ai écouté le problème principal que j’ai entendu c’était un sentiment de déconnexion du reste de la société donc c’est un sentiment de relégation et
C’est aussi des sentiments d’injustice qui peuvent parfois être amplifiés par les choix que l’on fait en matière d’urbanisme et si je pense à ça c’est parce que en matière de mixité sociale on imagine comment attirer d’autres populations de statut professionnels socio-professionnels supérieurs et comment est-ce qu’on le fait avec des
Arguments notamment de dire ben regardez euh il y a ici un cadre de vie renouvelé avec par exemple une vue sur un joli parc sauf que quand euh on dépossède des habitants historiques de ce qui était une valeur pour eux de leur lieu de vie on amplifie on risque en tout cas c’est
C’est une hypothèse que je fais à vérifier mais on risque d’amplifier des sentiments de tension et de dépossession d’un d’un atout du cadre de vie et on risque d’EMP des sentiments d’injustice donc la nature laquelle pour qui et quel sens est-ce qu’on met quelle possibilité est-ce qu’on va donner aux habitants
Existants de se connecter avec cette nature qui je le répète n’est pas quelque chose d’abstrait c’est pas juste les espaces vert je déteste ce terme là parce que ça donne juste l’impression que un gazon égale une forêt égal je sais pas un un pardon un jardin partagé dans
Lequel on fait plein de choses ensemble ça n’a rien à voir donc il faut réfléchir à de de quelle nature on parle et qu’est-ce qu’on fait ensemble dans ces quartiers et à La Rochelle vous prenez l’exemple du Marais oui je peux continuer là-dessus l’exemple du Marais il est assez exceptionnel La Rochelle dans
Quartier de vuble et salines a rien à voir avec le quartier où j’ai fait mes premiers pas sur cette question de l’expérience vécue des habitants de quartier populairire à Nanterre dans un contexte urbain complètement différent ça a été dit ce matin les quartiers n’ont juste rien à voir les uns avec les
Autres ici ine on pourrait dire que les habitants ont un un atout majeur qui ce quartier était construit sur un Maré asséché à l’époque on avait aucun intérêt pour ces lieux-là c’était des des voilà vecteur de moustique ou je ne sais quoi et donc bon ben on a construit
Là-dessus sauf qu’aujourd’hui c’est un des atouts effectivement du du quartier et les habitants en parlent c’est c’est très surprenant parce que moi j’étais partie de l’hypothèse du renouvement urbain qui était de dire peut-être un peu par automatisme au niveau local ah mais il y a il y a un enclavement et
Donc le projet urbain va participer du désenclavement sauf que quand on écoute les gens il y a pas de sentiment d’enclavement dans ce quartier il y a au contraire le sentiment qu’il est très bien connecté au reste de la ville on y est on est dans centrre-ville en 5
Minutes en bus et puis c’est un quartier où il y a tout à proximité c’est un quartier calme et justement le fait qu’il soit en rettrait du reste de la ville et connecté au marais il se passe quelque chose de fort et cet attachement
Au quartier de vu les salin il est lié à la nature mais la conception même de la nature moi j’y vois encore deux choses il y a une nature qui est protégé de la part des des écologistes que je soutiens totalement dans l’enjeu mais pas la conception de la relation avec les
Habitants parce qu’il voit cet espace comme un espace sauvage à préserver de la présence humaine et à l’inverse du côté alors je sais pas je très difficile de qualifier si c’est des urbanistes ou si c’est des non écolos enfin peu importe il y a une autre conception de
La nature qui serait une nature aménagé et adompter où finalement il faudrait absolument couper tout ce qui dépasse parce que sinon je sais pas quoi on va s’écorcher enfin dans les deux cas c’est une conception de la nature décs c’est une conception de la nature où les
L’humain n’est plus là et en fait c’est c’est recomposé avec notre manière d’habiter et les habitants eux de par leur pratique et leur attachement ils nous disent des choses qui sont au-delà de simplement les usages ou la valeur écologique des lieux c’est le sentiment de ressourcement ou le sentiment de
Faire partie de quelque chose qui compte et et ça c’est exprimé par les habitants et donc ça ça rond quand même très fort je trouve avec avec la conception des habitants des quartiers populaires complètement déconnectés des enjeux environnementaux non dans les manifestations du quotidien ils sont connectés à certains enjeux simplement
Pas avec les mêmes termes merci beaucoup Peris brcat on reste sur cette question de comment on arrive à impliquer les habitants est-ce que suite aux formations et suite au aux sensibilisations que vous faites vous avez observé que une fois la formation faite les gens avaient envie de s’investir davantage et peut-être d’être
Plus acteur avec des institutionnels et est-ce que ça a toujours été facile c’est une question qui vous est notamment posé par arm étudiante est-ce que vous avez dû faire face à des freins dans la démarche que vous avez initié alors je voulais juste rebondir c’est ce qui a été dit sur les
Termes c’est de l’écologie mais pe-être pas dans les mêmes termes que que ce qu’on que ce qu’on entend par là et je pense que c’est super pertinent parce que effectivement nous ce qu’on a ce qu’on a fait c’est pas de manière descendante expliquer ce qui’est la vie l’écologie l’environnement à des gens on
Est parti en disant en fait on va révéler un quotidien des pratiques des habitudes n nos grands-parents étaient paysans la sobriété je dis souvent c’est la h mais pour les riches donc toutes ces chosesl on est venu les révéler mais elles éta déjà là et la véritable violence c’est quoi c’est de nommer
Écologie absolument tout sauf nos réalités à nous et donc nous on s’est dit ok on va prendre un sujet l’écologie le climat et là d’un coup on a invité France interre à droite à gauche d’accord ça marche mais en réalité en fait on décrit rien de nouveau on décrit
Rien de nouveau et donc parce qu’on fait quelque chose qui est habituel que les habitants font déjà bien sûr on amène la connaissance on a bossé avec beaucoup de scientifiques et ça a déclenché pas mal de de super réactions chez des jeunes et j’y reviendrai mais on a rien fait de
Nouveau et donc on participe à chaque fois qu’on va sur un territoire avec des acteurs locaux par exemple quand on va au Mureau on on s’associe à la nouvelle Vigne Blanche une association qui nous a accueilli et euh et je men suis sou VI c’était pendant les émeutes un peu la
Période un peu compliquée là-bas et on fait une formation de 8h et c’est peut-être la première fois parmi toutes les formations qu’on a fait donc on est allé à serg au Murau à grgny à Bagnolet en un an on est allé beaucoup de dans beaucoup de villes en île-de-fance deux
Fois à Strasbourg parce que je suis auiginaire de de Strasbourg et et au Murau il y avait une ambiance tellement peusante je me suis dit attends là peut-être que je les ai un peu fracassé la 8h Z C book de rétroaction on a réhistoricisé tout on a tout fait et
C’était la première fois où quand je mets la carte numéro 3 sur les pignuriies d’eau en France j’envoie ils sont frérot là tuabuses déjà qu’on est limité toute notre vie tu nous rajoutes encore neuf limites planétaires doucement là ça fait beaucoup et et d’habitude ce rapport à l’écoanxiété je
Le vois jamais et c’est là où je me suis dit c’est intéressant parce que vu que le contexte était très compliqué à ce moment-là avec les émeutes vu que le contexte était particulier à ce moment-là euh il y avait ce devoir de rapporter de l’espoir
Aussi à ce moment-là et donc on avait ce besoin d’avoir la les les élus locaux qui viennent ils sont venus en fin de journée donner de la force en disant en fait ok là il y a eu une formation là il y a des la nouvelle Vigne Blanche qui va
Vous accompagner et nous aussi on est là si vous avez besoin d’un local vous avez besoin de truc d’un machin on fait un projet on est là avec vous et donc avancer avec les élus locaux et avec les habitants il y a un pont qui est faisable et un prétexte ce qui est
Trouvé c’est l’écologie mais tout ça c’est du prétexte pour recréer du lien et derrière essayer de mettre des mots en l’occurrence la question climatique et écologique sur des réalités sociales qui sont depuis longtemps déjà bien connues pour revenir sur le sujet qui était intéressant mais que vous avez
Oublié et que du coup j’ai oublié aussi parce que je vous écoutais donc euh oui c’était est-ce qu’il devenait acteur mais ça participe ah oui les freins est-ce qu’il devinent acteurs ils deviennent oui bien sûr qu’ils deviennent acteurs on on on les on les encourage à devenir formateurs euh et et
Sur plein plein d’enjeux ils sont tellement de projets on essaie de les inclure et et ça reviendra à l’autre question sur est-ce qu’on rencontre des freins parce que ce qui se passe en fait généralement c’est soit des gens comprennent la dynamique qu’on est en train d’impulser soit ils comprennent pas quand ils
Comprennent pas on perd pas notre temps merci au revoir bonne journée bonne continuation quand ils comprennent là on avance mais à une vitesse de Fou Malade dans le sens où par exemple très très concrètement euh libération le le journal ils on font un un climat Libé tour depuis 2023 je crois ils
Avaient fait un tour en France avec des table rond sur le climat et 2024 pour l’édition de Paris il voulez qu’on participe on leur a dit non non non on participe pas euh on récupère le truc ils ont dit OK et c’est comme ça que maintenant ça s’appelle le banlieu
Climat libour et que là fin mars 2024 on inclut directement les jeunes qui vont eux-mêmes on eux-mêmes ont pensé la programmation les ateliers euh le Parlement le Parlement des jeunes parce que c’est un parlement où des jeunes vont pouvoir être très actifs et donc c’est les jeunes de B le climat
Formateur qui sont dans une posture de ok on a été formé on est tout aussi légitime et demain c’est à nous de penser cet événement là et donc en fait à travers cet exemple là je veux juste montrer que comme par exemple avec le ministère de l’enseignement supérieur
Ils nous ont fait confiance tout de suite parce que la conseillère de la ministre quand elle va à bagnoler elle voit que les jeunes peuvent dire exactement le nombre d’agriculteurs en 1851 ah ouais ils ont pas pris de note et comment c’est chelou ça quand même et
Et et parfois il y a aussi ce réflexe de mépris de classe en fait parce que ce mépris de ah ouais ils sont un peu débiles non 8h de formation vous faites quoi et donc là les gens ils captent qu’il se passe un truc soit ils font confiance et quand ils font confiance
Bah généralement nous ce qu’on essaie de faire c’est mettre les jeunes qu’on accompagne et les moins jeunes aussi on est en train de penser une formation pour des mamans dans des positions où ils peuvent se mettre directement en action avoir des responsabilités et et là qu’on a fait la formation de
Formateur ça ça crée des des proximités assez incroyables parce que il y a il y a y a ben la ministre qui est venue Sylvie pour pour dire coucou aux jeunes et il y a il y a un jeune qui l’a demandé en mariage sans pression mais normal ouais on se
Marie et tout vous avez pas un snap Sylvie elle dit un quoi un snap et tout d’accord d’accord tu demanderas à mon et parle de son chef de cabinet donc elle dit à Lucas Lucas tu lui passera mon mais elle sait pas ce que c’est un snap
Tu lui passeras mon et là Lucas il dit bah ououi je vous passerai son et c’était incroyable et et et cet exemple là pourquoi je le prends précisément parce que nous ce qu’on essaie de faire c’est de la mixiter les jeunes ont créé un environnement pour qu’ils se disent
Ok je vais venir comme je suis parce que cette mixité qui consiste à mettre un cadre tellement formel qu’on se formalise et qu’on se on se restreint et on a l’impression de faire de la mixité parce qu’on a avec des transfuges ou je sais pas quoi ou des gens qui sont de
Couleur ou je sais pas trop quoi et donc on a l’impression d’avoir fait la mixité du siècle non ça marche pas moi ce que je veux qu’on on insufle à nos jeunes c’est vous pouvez venir comme vous êtes avec votre personnalité avec votre individualité et chacun d’entre vous
Aussi à quel moment on a fait tellement de concession pour qu’on devienne aussi aussi cadré et normé et donc nous on se dit ok si on arrive à à créer des des synergies entre nos jeunes le public qu’on touche les institutionnels l’état la ville le machin le truc bah derrière
On avance beaucoup plus vite et c’est ce qu’on constate parce Queen en un an on a fait beaucoup de trucs bon ça viendra peut-être nourir la réflexion d’an cler mialo sur la concertation et comment on pe construire différemment il nous reste 3 minutes 32 et j’ai j’ai une question
Sur voilà il il y a beaucoup de choses à faire il y a des façons différentes de faire mais est-ce qu’on a les moyens de le faire et là c’est vers vous que je me tourne Morgane Nicole et et vers vous aussi Florient après alors avant de parler argent je vais
J’ai parlé moyen j’ai pas parlé que je j’aimerais bien rebondir sur ce qui a été dit avant parce que euh enfin ça me fait penser à plein de choses et enfin juste pour vous replacer le contexte moi mon boulot c’est de parler au décideurs publics grosso modo les parlementaires les direction
D’administration et cetera et cetera et c’est marrant parce que on se dit à peu près la même chose qui vient d’être dit là sur comment est-ce qu’on fait passer nos sujets et enfin la seule chose que je voudrais dire c’est que finalement il y a peut-être un enjeu
De de décloisonnement on va dire de ces enjeux de termes environnementaux écologique écologiste et cetera en particulier sur l’adaptation au changement climatique l’adaptation au changement climatique et j’ un peu poussé le trait mais pour moi c’est pas une politique environnementale pour moi c’est une politique de justice sociale d’abord c’est une politique et
Ça doit être un enjeu qui n’est pas technique qui est d’abord politique et il faut vraiment le faire venir dans les les débats et dans le faire venir dans le débat public comme un enjeu politique la question c’est les les conditions climatiques vont changer notre monde va
Changer la qualité de vie va changer qu’est-ce que on est prêt à mettre en place potentiellement qu’est-ce qu’on est prêt sur quoi on est prêt à renoncer pour réussir à à vivre de manière sans perdre trop en qualité de vie pour vivre dans ce monde futur c’est
Pas une question de enfin on n plus en train de parler de c’est pas une question de sauver les ours blancs quoi si Je je c’est une question de voilà les choses ont évolué on peut plus faire autrement aujourd’hui on peut c’est important encore de limiter les
Émissions de gaz à effet de serre pour pas se retrouver dans des situations où on ne pourra pas s’adapter et le le réchauffement sera tel que les enfin que que les événements climatiques seront énormes mais ces événements climatiques ils vont advenir donc comment on fait aujourd’hui et aujourd’hui il n’y a
Aucun narratif sur ce que c’est l’adaptation euh c’est quoi les les trajectoires d’adaptation qu’on peut imaginer et donc il faut mettre en place enfin faire advenir ces narratifs et puis les mettre en débat politique et du coup associer à ces débats politiques démocratiqu l’ensemble des population
Mais en ayant en tête que sur ces questions d’adaptation au changement climatique toutes les populations sont au même niveau de maturité et de compréhension et de connaissance des enjeux il n’y a personne quasiment personne aujourd’hui qui vraiment a conscience et a des connaissances et une compréhension réelle de ces enjeux donc
Le premier enjeu et là je vais faire le lien avec la question des moyens le premier enjeu c’est de faire de de c’est de créer ce ce changement culturel qui est vraiment un changement culturel c’est le monde dans lequel on sera demain les conditions climatiques seront différentes on ne peut plus raisonner
Sur des STATIS tique de du passé c’est plus possible il faut qu’on regarde en prospectif ça demande un changement culturel parce que ça demande de revoir toutes les politiques tous les projets toutes les activités économiques donc ça veut dire que quasiment tout le monde va devoir systématiquement dès qu’il fait
Quelque chose d’un point de vue économique projet et cetera se poser la question de ok est-ce que ce bâtiment qu’est-ce qu’il devient dans un monde à plus 4 degrés enfin dans une France pardon à + 4 degrés cette politique publique on on on a des objectifs par
Exemple sur l’agriculture euh si on le réfléchit pas dès aujourd’hui dans une France à + 4 degrés ça ne vaut rien euh donc il faut vraiment voilà que ce soit intégré et c’est d’abord des moyens qui doivent être mis sur l’organisation de cette montée en compétence de ce
Changement culturel de de cette création de ce réflexe adaptation chez chacun qui doivent être déployés et malheureusement c’est pas quelque chose qui est à la mode que de dire bah en fait il faut des moyens humains il faut des moyen d’ingénierie il faut prendre le temps de réfléchir il faut mettre de
L’intelligence dans les projets c’est pas la mode mais c’est quand même le plus important et ensuite en effet il y aura un petit surcout pour pour adapter nos bâtiments nos quartiers et cetera mais si on réfléchit bien d en amont si on intègre cette question là suffisamment en amont dans la conception
Des projets dans ce cas-là le surcût il pourrait être faible voire nul il faut juste accepter potentiellement de renoncer à des trucs qui ne seraient pas forcément voilà obligatoire mais on peut réussir à sortir des projets qui ne sont pas tant que ça plus chers si on pense
Bien les projets en amont il y a un exemple là-dessus qui est le quartier LAAC de piremil les îles dans la métropole lantes qui un exemple intéressant de de projet d’aménagement où on s’est posé dès la conception du projet d’ d en amont cette réflexion là
Voilà merci donc il y a pas de mur d’investissement supplémentaire à à à imaginer sur cette question d’ l’adaptation au changement climatique dans certains cas dans certains cas notamment sur les questions de de recul du trait de côte et cetera où va potentiellement avoir des la relocalisation urbaine là il y a
Des problèmes d’argent mais il faut pas uniquement voir ça il y a plein de choses à faire qui sont aussi essentiel et qui ne sont pas forcément très coûteuses et dernier point euh c’est pas une question technique c’est pas une question technologique euh faire de l’adaptation c’est du lotech quand
J’entends un maire euh d’une grande agglomération c’était pas vous euh qui euh donne comme témoignage euh que euh dans un quartier de Saville il y a des HLM qui ont même pas de volet euh bah voilà on voit que une première adaptation c’est déjà de mettre des
Volets euh sur euh sur ces bâtiments et que déjà on gagne quelques degrés en en en période de VAG de chaleur donc voilà donc c’est c’est vraiment pas une question enfin c’est c’est quelque chose qui sera réalisé si on se pose les les bonnes questions au bon moment et
Ensuite les réponses les personnes qui font sur le terrain les citoyens ont les réponses il faut juste poser la bonne question merci beaucoup Florien Berco un mot de conclusion pas de mur d’investissement une bonne nouvelle pour l’élu que vous êtes même si je vous vois être un petit peu dubitatif et en tout
Cas un message politique àortter au plus haut niveau mais aussi localement et qui fasse la synthèse de toutes les politiques parce que l’écologie c’est avant tout du social la culture écologique c’est la culture du bon sens et ça tombe bien dans un monde qui perd du sens remettre du bon sens ça me
Semble vraiment être un programme politique en soi et ça se fait évidemment avec les habitants ça fait que quand on fait un projet urbain on le fait avec toutes les parties prenantes on passe notre temps à rénover les bâtiments mais par exemple on rénove des
Écoles à tir la Rigo mais on oublie de d’y mettre la communauté enseignante que d’expliquer que les travaux de rénovation ça pourrait peut-être être un projet pédagogique en soi pour les enfants voilà c’est cette culture du bon sens qu’il faut retrouver tout le monde sait qu’effectivement se connecter à la
Nature c’est important pouvoir bien respirer c’est important donc retrouver je pense ce bon sens et se donner les les moyens d’agir et pour terminer sur une note d’optimisme on a toutes les solutions à disposition j’ai la chance de présider une association Franceville et territoire durable qui a un
Partenariat très fort avec l’enrue où finalement on présente toutes les solutions sillonne la France on sillonne le monde pour se dire quelles sont les solutions à disposition qu’on va pouvoir en faisant une acupuncture de l’urbain imp importer créer ex Nilo et et effectivement aujourd’hui les solutions les à
Disposition ce sera pas des du technosolutionnisme ce sera vraiment cette culture du bon sens en rendant les solutions acceptables par contre effectivement comme toute évolution comme toute révolution et notamment la révolution écologique elle se fera pas sans casser des œufs sans casser des rentes sans recréer une nouvelles rentes
Avec des gagnants et des perdants et donc la question aujourd’hui ça va comment on accompagne les perdants et comment les gignants contribuent à ce mur d’investissement qui est bien réel qu’on le veuille non peut-être pas sur l’adaptation mais sur la lutte contre le réchauffement climatique qu’on le
Veuille ou non il y a un mur d’investissement énorme je vous donne juste un exemple juste pour mettre au niveau décré terci 30 % de CO2 les bâtiments publics de la Ville de Laval c’est 50 millions d’euros d’investissement c’est ce que j’investis sur 6 ans ça veut dire que pendant 6 ans
Je fais que ça il y a un mur d’investissement faudra effectivement le financer il faut changer la fiscalité il faut changer la la manière dont on conçoit l’économie bon ce serait trop long pour pour le dire mais se dire que on a les solutions clé en main on a des jeunes
Engagés il faut pas écouter les sondeurs on a une génération climat qui est prêt à Sever les manches nos nos jeunes générations elles sont pas complètement analphabètes comme veulent dire les classements pisain elles ont plein d’énergie je remercie vraiment le le témoignage et et l’énergie de band
Climat qu’on sera ravi d’accueillir à la valal et ben merci à vous merci tous les Quates pour votre intervention merci à vous pour votre attention