Aujourd’hui, notre alimentation contribue au changement climatique et représente en moyenne 24% de l’empreinte carbone des Français. Un chiffre qui en dit long sur les nombreux problèmes environnementaux, sanitaires et sociaux qui en découlent… Comment s’alimenter de manière responsable et durable ? Comment mettre en place un système à l’échelle d’un territoire comme l’Ile-de-France ou la France ? Cette conférence sera l’occasion de présenter les différents enjeux de ce secteur et d’évoquer les solutions pour agir en faveur d’une consommation saine et durable à l’échelle individuelle et collective.

Intervenants :
Akiko Suwa-Eisenmann,
Akiko Suwa-Eisenmann est chercheuse à l’INRAE et enseigne à PSE (Ecole d’Economie de Paris). Elle travaille sur la sécurité alimentaire mondiale, le commerce international et le développement. Elle préside le Groupe d’experts de haut niveau (HLPE-FSN), un panel interdisciplinaire et international, placé auprès du Comité des Nations-Unies sur la sécurité alimentaire mondiale.

Alexandre Drouard
Ce qui semble évident aujourd’hui ne l’était pas en 2008, lorsqu’Alexandre Drouard et Samuel Nahon, ces deux citadins nés dans les années 80, se sont lancés dans ce projet un peu fou, motivé par une envie profonde : donner accès à de la nourriture saine, produite dans le respect de la nature et des personnes. Ils créent ainsi « Terroirs d’Avenir » en 2008. Aujourd’hui, la société travaille avec près de 350 producteurs et paysans, livre chaque semaine près de 200 restaurants et compte 18 boutiques à Paris et Montreuil.

Christel Colin
Directrice des statistiques démographiques et sociales à l’INSEE.

Gautier Geiben
Après un parcours dans la sphère publique, Gautier Geiben est depuis l’année 2020 le secrétaire général de la coopérative Biocoop. Le réseau compte plus de 700 magasins. La société a pour objectif de développer l’agriculture biologique dans un esprit d’équité et de coopération. En partenariat avec les groupements de producteurs, Biocoop contribue à la création de filières équitables fondées sur le respect de critères sociaux et écologiques exigeants.

Conférence animée par la journaliste Edwige Coupez.

Merci bonjour à toutes et à tous bienvenue merci Aurélie bienvenue dans dans l’auditorium de citecho le musée de l’économie alors effectivement c’est la suite et la fin de ce cycle sur la société de consommation qu’on a commencé à l’automne dernier au fil des conférences il nous est apparu évident nécessaire indispensable même j’allais

Dire face au défis climatique et sociétaux pour ne citer que cela de modifier nos comportements de consommateurs citoyens alors nous nous sommes déjà interrogés c’est ce que disait Aurélie sur nos manières de voyager sur nos manières de nous habiller et là nous allons nous pencher aujourd’hui sur la question de notre

Alimentation comment manger sainement tout en préservant la planète quelle solution pouvons-nous adopter à notre échelle de consommateur mais pas que et puis à quel prix aussi comment soutenir de nouveaux modèles de production alors que la crise agricole actuelle nous montre bien l’essoufflement du modèle productiviste de cette cette agriculture intensive que

L’on a connu depuis une cinquantaine d’années ce sont ce sont toutes ces questions auquel nous allons tenter de répondre avec nos invités je vais vous les présenter Christelle Collin bonjour vous êtes directrice des statistiques démographiques et sociales de Linc Gautier geben vous êtes secrétaire général de Biocop bonjour Akiko soua

Eisenman vous êtes directrice de recherche à Line Rae vous êtes économiste chercheur à l’École d’économie de Paris et membre du Cercle des économistes bonjour et puis Alexandre Drouard vous êtes cofondateur de terroir d’avenir alors merci à tous les quatre d’être avec nous cet après-midi nous allons échanger à peu

Près pendant 1 heure et ensuite vous pourrez vous poser vous pouvez le leur poser vos questions donc si certaines idées ou questions apparaissent pendant la conférence n’hésitez pas à les noter vous les mettez dans un coin de votre tête et puis après vous pourrez les poser à nos Inter intervenant pour

Commencer on a innové avec sitech un partenariat avec Linc et donc je vais laisser la parole à à Christelle Collin qui va nous brosser en fait un un état des lieux un tableau de l’alimentation des Français au cours des dernières années et et les dernières tendances qui va nous permettre d’avoir des

Chiffres posés pour pouvoir ensuite rentrer dans le débat avec les autres intervenants donc Christelle je vais vous laisser la parole vous avez qu quelques slides à nous montrer et et peut-être une première question justement sur voilà les habitudes de consommation des Français en terme d’alimentation dites-nous en un peu plus

Merci bonjour à toutes et à tous donc en effet àc nous produisons des chiffres donc je vais commencer par quelques chiffres pour poser le décor et donc illustrer est-ce que est-ce que à Kiko proposer est-ce que vous voyez correctement ou est-ce que c’est c’est bien comme comme ça prenez le siège à

Kiko parce que vous allez pas rester voilà ou alors attendez je vais vous aider voilà comme ça voilà parfait merci bonne réaction voilà comme ça vous voyez tous merci beaucoup pardon si vous collez bien comme ça non il marche pas marche pas merci Gautier merci ah voilà ça va beaucoup mieux

Merci donc quelques chiffres pour illustrer la façon dont la consommation alimentaire a évolué je vais prendre une perspective de long terme depuis les années 60 ensuite focaliser un peu sur la période récente avec notamment des faits marquants à savoir le covid et la forte inflation et également voir un

Petit peu la manière dont la consommation alimentaire varie suivant qui on est donc aujourd’hui en France les les ménages dépensent environ 4300 € par an et par habitant pour la consommation alimentaire donc là on inclut tout ce qui est vraiment alimentation les boissons aussi et l’alimentation à

Domicile et à l’extérieur alors ce que vous voyez sur la courbe en fait ça représente la part de l’alimentation dans la dépense de consommation des ménages c’està-dire la part que consacre les ménages la part de leur budget qu’il consacre à l’alimentation donc aujourd’hui cette part elle est de 22 %

Donc 1/5 des dépenses de consommation pour l’alimentation et ce que montre la courbe c’est que cette part elle a nettement diminué depuis les années 60 donc ça c’est une une loi économique pour le coup qui a été montrée par un économiste qui est que lorsque le niveau

De vie s’élève la part que l’on consacre à l’alimentation diminue et donc cette baisse de la part de l’alimentation elle a été particulièrement marqué dans les années 60 70 80 puis vous voyez qu’après ça diminue beaucoup moins on a atteint un creux je dirais au moment de la crise

De 2008 et depuis cette part elle remonte légèrement mais en tout cas ce poids de l’alimentation il ne se réduit plus ce qui euh traduit aussi une contrainte sur les dépenses alimentaires qui s’est renforcé pour les ménages les plus modestes et au sein de ces dépenses d’alimentation on

Peut regarder aussi la part des dépenses qui sont réalisées à l’extérieur par exemple les repas au restaurant les repas à la cantine et donc elle voit on voit aussi qu’elle a fortement augmenté puisqu’elle est passée de 14 % en 1960 à 30 % en 2022 alors à la fois on mange de

Plus en plus à l’extérieur mais aussi ça coûte de plus en plus cher donc en dépense ça pèse de plus en plus une autre tendance de long terme c’est que ce que j’appellerai le panier alimentaire à la composition du panier alimentaire a nettement évolué sur longue période en fait si on regarde

Comment se répartissent ces dépenses de consommation entre la viande les légumes les produits laitiers et cetera donc là on est uniquement sur les la consommation à domicile on voit que les ménages ont nettement modif modifier la composition de ce ce panier depuis les années 60 avec moins de viande donc la

Viande c’est le bleu en bas donc la part elle diminue au fil du du temps et plutôt y compris sur les 10 dernières années ensuite le la part des fruits et légumes donc qui est en orange juste au-dessus de la viande en bleu a augmenté et aussi euh alors avec une

Évolution qui n’a pas été régulière la viande en gros ça a à peu près diminué assez linéairement tandis que les fruits et légumes ça avait diminué puis ça a réaugmenté on voit une n tendance à la remontere depuis VO ça remonte et ça remonte alors j’ai pas mis toutes les

Années donc c’est un petit peu plus subtile pour trouver le le creux et mais voilà en tout cas il y a une tendance à la remonter et on a un peu la même chose sur pain et céréales donc pain et céréal ça comprend B tout ce qui est pain mais

Aussi les pâte le riz le pain demi et cetera et donc là aussi c’est une part qui a commencé par décroître et puis qui a remonté sur grosso modo la la dernière décennie je vais pas commenter tout tout le le détail mais ce qu’on voit aussi c’est c’est comme on a aussi les

Boissons c’est la part des boissons alcoolisées dans les dépenses de consommation qui a nettement baissé aussi et la part des boissons non alcoolisé qui a augmenté alors qu’est-ce qui explique ces ces évolutions on peut penser à de de nombreuses explications bon par exemple des questions sanitaires vous

Avez en tête par exemple la la crise de la vachefolle dans la fin des années 90 qui avait nettement pesé sur la consommation de de viande on peut penser aussi aux recommandations en matière de santé les manger cinq fruits et légumes par jour par exemple voilà on peut bien

Sûr avoir en tête les préoccupations écologiques plus plus récemment sur sur la période où les campagnes de santé pour limiter la consommation d’alcool par exemple et puis bah il y a aussi des questions de prix hein qui peuvent jouer aussi hein sur ces évolutions donc soit lorsque le prix d’un produit augmente

Ben soit on change pas la la quantité qu’on consomme et puis ça pèse plus dans la dépense soit on va modifier et puis on va substituer par un autre produit peut-être peut-être moins cher et donc ça fait évoluer aussi la structure du panier alimentaire donc si on fait maintenant

Un zoom sur la période récente il y a là là j’ai mis une courbe qui commence en 2018 et qui montre l’évolution de la consommation alimentaire au moins le mois et donc c’est en volume donc là on est plus en dépens on est plus en euros en fait on

Corrige de la hausse des prix donc c’est indicateur de de volume et donc on voit que grosso modo sur les années 2018-29 c’était assez stable 2020 la consommation alimentaire donc là c’est à domicile à remoné donc avec beaucoup de vous voyez que ça enfin

Il y a des pics et des creux donc c’est l’année covid donc il y avait confinement déconfinement stockage déstockage et cetera donc ça voilà ça ça bouge beaucoup mais globalement un volume supérieur et puis le fait marquant c’est que entre mars 2021 et avril 2023 la consommation alimentaire

Elle a baissé de 14 % en volume c’est beaucoup enfin c’est tout à fait inédit alors bien sûr c’est à mettre aussi en regard de la forte hausse des prix de de l’alimentation sur la même période c’était plus 20 % mais c’est quelque chose de tout à fait significatif alors

Derrière cette baisse en volume il peut y avoir soit des baisses de quantité mais aussi des ce qu’on appellerait des baisses de gamme c’est-à-dire que ben on va acheter toujours un même type de produit mais qui coûte moins cher dans une gamme inférieure d’ailleurs on avait donc

L’INC avait mené une enquête donc là on a interrogé les ménages en décembre 2022 pour leur demander s’ils avaient modifié leurs habitude de consommation du fait de l’inflation donc plus de la moitié des ménages ont dit qu’ils avaient modifié leurs habitudes de consommation alimentaire du fait de l’inflation et

Qu’est-ce qu’ils ont fait donc 41 % disent qu’ils consomment moins 25 % disent qu’ils ont diversifié les magasins pour faire leurs courses donc changer d’enseigne essayer peut-être de trouver trou les promotions et cetera euh 25 % disent qu’ils ont changé de gamme de produits donc ça peut être par exemple passer de grandes

Marques à des marque de distributeur ça peut être aussi renoncer au bio ça c’est aussi un peu observé dans cette période et ça peut être aussi manger d’avantage à domicile et moins à l’extérieur donc tout ça pardon tout ça montre bien que les les les les la consommation alimentaire ben c’est à la

Fois des préférences des des goûts et cetera mais aussi des contraintes h h h donc je vous avais dit au début que donc grosso modo que lorsque le niveau de vie s’élève la part de du budget qu’on consacre à l’alimentation diminue donc c’est vrai dans le temps on l’a vu

Au début et c’est vrai aussi ben à un instant donné quand on regarde les ménages les plus modestes enfin quand on compare les ménages les plus modestes et les ménages les plus aisés donc ce qu’on peut observer aussi dans dans les données dont on dispose à l’INC c’est

Donc que les les ménages les plus modestes qu’erent une par plus consacre une part plus importante de leur budget à l’alimentation donc 18 % là et c’est le le deuxème poste de dépense derrière le logement et pour les ménages les plus aisés si on prend les 20 % de ménages

Les plus aisés il consacre une part plus faible à l’alimentation 14 % c’est le 3è poste de dépenses derrière les transports et les services on aurait pu s’attendre à un écart plus important oui il n’est pas si important cet éc en fait il n’est plus très important il était

Très important par exemple en 1970 9 c’était 35 % à gauche et 18 % à droite donc voilà et puis les écarts se sont beaucoup beaucoup réduits voilà donc c’est plus vraiment ça qui fait la différence en fait ce qui fait maintenant la différence dans la structure des budgets des ménages entre

Les plus modestes et les plus aisés c’est la part du logement qui pèse beaucoup plus plus du C dans les ménages les plus modestes et ce qu’on peut voir aussi c’est que la la composition du du panier alimentaire varie aussi suivant suivant le niveau de vie et donc les ménages les

Plus modestes consomment plus de pain et céréales plus de produits laitiers plus de produits sucrés donc les produits sucrés c’est les conficeries chocolat les glaces et cetera et les ménages les plus aisés plus de produits de la mer et plus de fruits voilà ce panier alimentaire il varie aussi suivant beaucoup de

Caractéristiques bien sûr les enfin jeunes et les plus plus âgés ne consomment pas la même chose suivant là où on réside on ne consomme pas la même chose et les hommes et les femmes ne consomment pas tout à fait la même chose non plus donc ici a un dernier graphique

Qui regarde la composition de de la consommation alimentaire des hommes seuls et des femmes seul alors pourquoi seul c’està dire c’est ceux qui habitent seul parce que quand les gens habitent dans un ménage où il y a plusieurs personnes en fait on observe la consommation qu’au niveau de l’ensemble

Du ménage on ne sait pas dire qui qui consomme quoi mais on voit quand même des choses intéressantes et notamment au milieu donc sur B on voit que les femmes consacrent une part de leur budget plus importante aux fruits aux légumes au lait fromagéux au poisson euh la viande

C’est assez proche mais surtout c’est le bâton du haut qu’ fautisson al voilà en fait c’est celui-là qui celui qui fait la différence c’est que les hommes seuls consomment ENF consacrent beaucoup une part beaucoup plus importante de leur budget au boisson alcoolisé voilà et donc sur la viande c’est assez

Proche au total mais quand on regarde par exemple les hommes consomment plus de viande sous forme transformée enfin des plats préparés quoi les femmes plus de plat à prép enfin de viande à préparé soi-même je dira et les femmes plus de volail et les hommes plus de bœuf voilà donc

C’était un petit peu pour illustrer un peu tout ça voilà et donc on ne peut pas tout à fait dire dis-moi ce que tu manges ou ce que tu bois et je je te dirai qui tu es mais quand même il y a quand même des différences su suivant

Les les personnes et on voit que la la consommation alimentaire elle varie comme je disais tout à l’heure en fonction des préférences des contraintes auquell on fait face et de tout un tas de de facteurs oui vous nous avez bien montré merci beaucoup Christel Collin pour cette présentation et on a bien vu

Sur le long terme l’effet covid et l’effet inflation là dans les les chiffres que vous venez de nous présenter je vous laisse vous réinstaller merci beaucoup je me tourne maintenant vers vous Gautier gben donc vous êtes à biocope qui existe depuis une trentaine d’années je le savais pas

Vous me l’avez rappelé et c’est vrai que du coup vous avez aussi du recul dans cette habitude de consommation des des Français est-ce que les tendances que viennent de décrire Christel Collin alors j’espère que vous allez me dire plutôt oui que absolument pas est-ce que vous les avez également constaté dans

Les magasins Biocop et et sur le bio notamment est-ce qu’il y a eu effectivement une baisse constatée du bio avec l’effet covid et inflation alors je vais je vais tuer tout suspense oui on retrouve les grandes tendances de l’INC y compris pour les les clients de Biocop euh donc c’est rassurant ça veut

Dire que les clients de Biocop contrairement à ce que certains disent parfois qu’il seraiit une sorte d’élite éclairés avec des comportements particuliers qui viennent avec leurs contenant et cetera bah non c’est pas vrai en fait no nos clients ils sont représentatif du Français moyen et dans la période c’est ce que vous soullignez

Sur les deux dernières années avec l’inflation ils ont fait des arbitrages ils ont fait des arbitrages ils sont tournés vers des produits plus accessi euh nous on le voit sur nos produits d’entrée de gamme sur les produits marque de Biocop qui sont pas forcément les produits les plus accessibles mais

Pour beaucoup de clients en fait marque de consommateur égale produit accessible et et donc on a vu que nos clients se sont tournés plus souvent sur ces produitsl et on a observé ég allemand que on avait pas une baisse de la fréquentation vous disiez ils ont diversifié leur nombre d’enseignes nous

Je pense que ça nous a bénéficié aussi parce qu’on a un maillage territorial qui s’est développé en revanche ils ont réduit leur panier moyen donc à la caisse en prenant des produits plus accessibles ou en prenant un nombre d’articles moins important en diminuant le volume de consommation vous

Disiez – 14 % en 2 ans donc ça aussi vous l’avez repéré alors d’accord exactement tout à fait donc on on a retrouvé ces c c ces tendan de conso euh après sur le la composition du panier pour le coup chez Biocop là c’est un peu

Différent c’est vrai qu’on a une part de viande qui est très très faible premièrement parce qu’on on en propose moins euh deuxièmement parce que notre viande est est assez chère en fait c’est pas qu’elle est chère c’est que elle est aligné sur les coûps de production donc effectivement quand on veut rémunérer

Correctement les agriculteurs qui qui qui qui élèvent des poules qui qui élèvent des vaches bah le kilo de le kilo de bœuf il peut pas se retrouver à 4 € le kil comme on peut le retrouver dans certains produits parfois produit ultra transformés qui sont consommés par

Les ménages vous le disiez les moins aisés et nous aussi chez Biocop pour le coup on a des produits transformés qui sont beaucoup moins nombreux en nombre et sur lequel en plus on chasse les marqueurs d’ultra transformation pour essayer de leur proposer une alternative plus alors justement par rapport à ce que

Vous venez de décrire dans le choix des produits que vous proposez et que vous mettez dans vos rayons et qui sont plus ou moins plébisité par les clients de Biocop vous quand on a préparé cette conférence on a étudié ensemble quels étaient les engagement des magasins

Biocop et vous m’avez dit on n’est pas seulement distributeur on est aussi sélectionneur et ça je voudrais qu’on y vienne parce qu’on commence du coup à rentrer dans ce débat le défi de l’alimentation où en fait chacun a un rôle à jouer on parlera de l’ensemble de

La chaîne de valeur là pour l’instant on est sur les consommateurs on va arriver au producteurs avec vous Alexandre Rouard et et vous effectivement sur les distributeurs et sur biocamp en particulier c’est on est on a une responsabilité on l’assume dans la sélection des produits qu’on propose dans nos

Magasins oui complètement mais en fait on il y a souvent un débat qui est l’État doit tout réglementé ou l’autre discours c’est le le consommateur arbitre et induira des changements de l’offre et c’est ce qu’on retrouve dans la plupart des des supermarchés en fait le supermarché il met l’offre la plus abondante à

Disposition euh quand ça se vend plus il arrête de le vendre et c’est ce que les grandes surfaces ont fait sur le bio ils ont vu que ça se vendait plus ils ont retiré les produits bio c’est pour ça qu’on voit un recul aussi de la

De de de la consommation de produits bio c’est que simplement il y en a moins en vente si vous si si vous regardez un supermarché euh moi je j’étais faire un tour dans un supermarché dans le Nord dans dans la banlieue de haras j’ai rencontré le dirigeant du supermarché il

M’a dit j’ai j’ai viré le coin bio et j’ai remplacé remplacé ça par des chips c’est de la Péro j’ai rentabilisé en 2 semaines fait oui donc c’est c’est assez intéressant ce que vous nous dites effectivement on constate qu’il y a une baisse des ventes du bio mais c’est pas

Forcément dû au désintérêts parce que par exemple pour une problématique de prix on va y revenir des clients mais c’est parce qu’ les moins proposés dans les supermarchés bien sûr bien sûr ça ça je pense que vous pouvez si vous êtes attentif vous l’aurez vous vous aurez pu

Vous auriez pu le constater les deux dernières années et le gérant du magasin dans le Nord il fait son boulot en fait nous chez Biocop on a une approche un petit peu diff différente effectivement nous notre but c’est pas d’être juste un distributeur c’est d’être un sélectionneur et je pense que avec

Alexandre on a un peu une approche comme ça qui est que bah l’idée c’est pas d’inonder le client de d’E une offre c’est de lui trouver une offre de qualité donc effectivement on s’est on s’est mis plein de contraintes chez Biocop on s’interdit de vendre des des

Produits non bio ça c’est ça peut paraître basique mais en fait voilà on est une des rares enseignes en France qui qui qui ne produit qui ne vend que des produits bio on fait ça parce que c’est notre raison d’être notre raison d’être c’est de développer l’agriculture biologique pas d’ouvrir des magasins ou

De rémunérer un actionnaire mais de trouver des débouchés pour un mode de production plus plus vivable pour not not planète on s’est interdit également depuis 2017 et on est malheureusement la seule grande enseigne à le faire à vendre de l’eau en bouteille plastique ça c’est un parti-prix j’ai envie de

Dire presque idéologique on considère que l’eau c’est un bien de consommation c’est un bien public euh et que poser une usine pour prendre de l’eau qui coule de la montagne le mettre dans une bouteille et le vendre derrière c’est une aberration surtout quand le contribuable a financé un réseau d’eau potable au

Aussi performant que le nôtre euh on s’interdit de vendre des produits qui sont pas de saison des fruits et légumes pas de saison voilà une tomate ça pousse pas en hiver bah on la vend pas et si vous achetez des tomates en hiver c’est qu’elle a poussé soit sous une serre

Chauffée et donc bilan carbone euh détestable soit qu’elle vient de contré très lointaine donc là aussi bilan carbone très lourd j’ai j’ai plein de chiffres je je vais pas vous abonder de de chiffres mais euh effectivement on s’oblige à vendre des produits quand c’est des produits exotiques qui doivent

Être du coup équitables parce que on sait que un client s’il trouve pas de banane dans un supermarché bah il va aller dans un autre supermarché donc il faut qu’on le garde donc on vend de la banane mais c’est de la banane équitable en plus d’être bio euh et on travaille

Avec un tissu de producteur qui est de plus de 10000 producteurs bio en France donc c’est voilà on a les 3000 paysans qui sont associés de notre coopérative via des groupements et on travaille avec 9000 produits producteurs locaux euh dans les 739 magasins et ça aussi c’est

C’est un truc dont on est très fier il y a aussi autre chose j’ajoute parce que ça m’avait interpellé le fait que vous ne vendez pas de contenant si vous vendez un produit en vrac vous le mettez pas en contenant et ça aussi je trouve ça intéressant pour encourager cette

Habitude voilà d’aller se servir sur le vrac est-ce que tout ce que vous décrivez puisqu’on est dans cette idée voilà du défi de l’alimentation alimentation de demain euh quelque part vous décrivez un monde idéal ou en tout cas quelque chose d’assez d’assez d’assez intéressant est-ce que c’est

Accessible bien évidemment on se pose et vous devez vous la poser est-ce que c’est accessible en terme de prix est-ce que c’est accessible à tout le monde est-ce que ça peut être une offre qui se généralise alors nous on pense que oui euh c’est notre objectif de développer agriculture biologique et notre projet

C’est pas un projet élitiste si vous regardez la carte des projets des des des magasins Biocop euh ils sont partout en France euh et dans dans tous les quartiers de de France donc après une fois qu’on a dit ça oui le un produit bio c’est plus cher qu’un produit

Conventionnel combien de pour en moyenne de 5 à 20 points de différence donc c’est pas neutre donc c’est pas neutre euh et je pense que ça c’est évidemment un frein donc nous on travaille là-dessus donc on fait usage des codes de du commerce euh de la promo sans aller dans dans l’extravagance nous

On a une part de chiffre d’affaires qui est en promo de l’ordre de 4 % dans Grande distribution on est entre 20 et 30 % on fait appel bah aux techniques de merchandising classi comment organiser bien son rayon et cetera mais oui c’est un frein le prix mais au-delà du prix

Moi je vais vous raconter une anecdote personnelle qui est peut-être pas reflète pas des tendances mais la première fois que je suis rentré dans un magasin biospécialisé je suis ressorti j’ai j’ai rien acheté est-ce que ça nous est pas tous déjà arrivé moi ça m’est arrivé aussi au

Début avant que je fréquente un peu plus ces magasins là c’était avant de travailler chez Biocop le le premier le premier point qui fait qu’on rentre dans un magasin c’est qu’il soit pas loin de chez vous donc pas loin de chez moi j’avais un magasin biospécialisé pas Biocop il

Était avec une façade rouge celui-là et voilà et donc je rentre dans ce magasin pour faire mes courses je suis ressorti sans rien parce que moi j’avais toujours fait mes courses dans les grandes surfaces classiques donc il fallait que j’achète des lasagnes préparé des pizzas et cetera et alors

Les silos de vrac le rayon fruit et légumes était un mystère pour moi euh et et donc évidemment en rentrant chez Biocop il y a 3 ans et demi je me suis dit moi je vais quand même m’intéresser à ce que à la boîte dans laquelle je travaille donc je je me suis

Fait violence et donc je prends ma voiture pour aller faire des courses c’est pas bien je sais mais et maintenant tous les dimanches je fais mes courses chez biocom mais ça a été un apprentissage donc il y a un frein c’est le prix mais il y a aussi un frein euh

Bah réapprendre à faire ses courses réapprendre à cuisiner euh effectivement si si j’achète la même chose dans un magasin bio ou dans une grande surface mon budget je je je le mets par terre mais en changeant la manière de de consommer et donc c’est un effort c’est pas facile

Euh et ben en fait maintenant tout va bien perdu 5 kg merci pour cette transition toute trouvée parce que c’est effectivement la question vers laquelle je voulais aller avec vous Alexandre Drouard donc de territoire d’avenir non de terroir voilà je savais qu’il fallait pas que je dise territoire donc j’ai dit

Territoire de terroir d’avenir pardon vous défendez à terroir d’avenir un modèle paysan qui favorise la biodiversité qui permet au producteurs de s’en sortir donc on va aller un petit peu regarder du côté des producteurs maintenant qu’on a vu vraiment du côté des des consommateurs citoyens euh vous

Allez nous en parler dans un instant de ce modèle paysan mais je voudrais justement vous entendre sur cette question du prix et sur cet effort d’aller vers le bien manger sur cet apprentissage cette acculturation finalement de comment faire ses courses et de cuisiner c’est l’un aussi de vos

Discours que que que vous portez donc est-ce que ce mode d’alimentation pour vous vous pensez aussi qu’il est accessible à tous comment est-ce que vous positionnez là-dessus bonjour bonjour à tes et à tous La la la notion d’accessibilité je pense qu’elle peut pas uniquement s’aborder sur euh sous

L’angle du prix il y a notamment une évolution de la société qui vous avez très bien montré avec une une part du budget de l’alimentation qui n’a fait que décroître depuis euh depuis les années 60 alors bien évidemment que euh si aujourd’hui euh bien manger ça se

Résume à à acheter de la viande de qualité à acheter du poisson qualité oui c’est c’est clairement pas accessible à tous à toutes et à tous maintenant euh je pense qu’il y a se nourrir correctement réduire cette cette cette part de de de viande de protéin animal

Et se tourner vers plus une alimentation qui est plus tournée sur le le végétal les céréales je pense que c’est quelque chose qui est déjà un peu plus accessible après derrière la notion de de de d’ possibilité évidemment il y a la la question du prix mais cette

Question là je pense que c’est compliqué de la poser exclusivement au distributeurs ou aux commerçants pourquoi parce que il y a cette notion de de de de coût caché qui rentre qui rentre en jeu et notamment des impacts négatifs qu’on peut trouver assez facilement sur une production industrielle sauf pour les

Nommer ces impacts vous pensez à quoi à toutes les maladies au long cours que l’on peut trouver en terme de santé il y a il y a des études scientifiques et des analyses euh très pertinentes qui ont été faites euh notamment à l’échelle du Royaume-Uni de la Suisse des États-Unis

Mais aussi dans le monde qui montrre que le coût en fait réel d’un produit en fait passe bien souvent du simple au double euh c’est-à-dire que un produit voilà non bio qui n’est pas cultivé correctement euh et qui coûte 1 € prix facial son cûs réel est en réalité 2 €

En moyenne donc évidemment euh quand on est engagé et engager ça veut dire accompagner les producteurs ça veut dire ne pas négocier les prix avec eux ça veut dire s’engager en terme de produit s’engager en terme de quantité pardon en terme de prix euh c’est compliqué de concurrencer des

Produits euh qui ne tiennent pas un compte de de de de l’impact environnemental de l’impact sanitaire de l’impact social donc donc chez nous depuis le départ le choix qu’on fait c’est avant tout de rémunérer correctement le premier maillon de la chaîne pourquoi parce que bah c’est c’est assez simple un

Commerce permet de soutenir un modèle enfin notre commerce on tâche à notre petite échelle de soutenir un modèle agricole qui est vertueux et pour ça il faut que le producteur en premier lieu se soit rémunéré correctement derrière effectivement c’est c’est c’est c’est aussi question qui est qui est politique alors

Justement c’est là où jeù je voulais vous amener une question politique parce que finalement comment faire dans le dans ce que vous venez d’écrire pour que ce ne soit pas le consommateur en bout de la chaîne qui finalement absorbe tout ce surcout pour aller manger sainement

Et et vous me disiez justement vous me parliez des politiques publiques qui étaient pas forcément mis en place et de l’illusion un petit peu des prix moins élevés dans la grande distribution par rapport à des enseignes spécialisé où en fait on a l’illusion de payer moins cher

Mais en fait où on pirit pratiquement aussi cher parce que derrière vous me parliez du coup alors d’autres cûps cachés alors oui effectivement c’est ce que je dis souvent à à certains clients quand ils achètent 1 kil de carotte autour de 2,50 € 3 € chez nous il le payent une fois

Quand on va en grande surface qu’on achète un produit industriel on le paye deux fois on le paye une fois avec la PAC avec nos impôts et puis on paye une deuxième fois à la caisse donc évidemment c’est c’est c’est une notion qui qui a prendre en considération

Et euh sur le pour revenir sur le volet politique enfin nous ce qu’on constate c’est que on existe depuis 2008 donc on est plus jeune que Biocop mais on on on n pas vu beaucoup d’évolution euh pour soutenir des des des des initiatives vertueuses au niveau agricole ça c’est une certitude

Précisons juste même si on en a beaucoup parlé ces derniers temps avec la la la crise agricole actuelle que la PAC c’est une subvention à à l’hctare et que donc qui favorise les gros producteurs et que la plupart des producteurs que vous suivez ne bénéficient absolument pas de

La PAC c’est ça très peu déjà il y a il y a la plupart des aides sont tourné vers la céréale un petit peu l’élevage il y en a très peu pour le maréchage et d’ailleurs c’est un sujet puisque on le sait aujourd’hui que pour pour beaucoup de raisons on a

Il est nécessaire de se tourner de plus en plus vers le végétal et il y a absolument il y a très peu de politiques publi qui soutiennent justement le développement voilà du du du maréchage en France c’est d’ailleurs en fruits et légumes qu’on continue de faire une grande partie de

Nos importations et sur lesquel on a pas de de de de juste de souveraineté alimentaire c’est un des un des produits sur lequels on n’est pas autonome complètement donc manger cinq fruits et légumes mais où vous les trouvez ça on sait pas encore est-ce que le modèle donc parlez-nous

Peut-être un peu plus du modèle de terroir d’avenir et dites-nous si ce modèle même question finalement que pour Gautier gben est-ce que ce modèle peut devenir la norme de demain est-ce que on peut réussir à se tourner et passer de cette agriculture productiviste intensive à un modèle paysan que vous

Dépendez avec les 350 producteurs que vous al effectivement jeis peut-être représenter notre activité donc nous on est né en en 2008 et la mission de l’entreprise c’est de soutenir un modèle agricole qu’on appelle l’agriculture paysane qui est basé sur la la durabilité euh qui est dont le rôle est

De fournir une alimentation riche d’un point de vue organoleptique et nutritionnel euh une alimentation qui a pas ou très peu d’impact sur l’environnement et qui permet aussi de maintenir le tissu social en rémunérant justement le le le producteur ce modèle là évidemment qu’on y croit et c’est pour ça qu’on a créé

Cette entreprise on a euh on l’observe à travers notre échelle qu’effectivement il y a il y a un engouement euh de la part du consommateur alors nous on a deux activités on livre la restauration et on a également des boutiques euh dans Paris euh effectivement on a connu une forte

Croissance euh en 15 ans et on croit que ce modèle- làà répond pleinement au défi de notre génération qui est un défi environnemental social et euh on le voit encore plus dans dans dans le cadre de la crise agricole où comme vous l’avez très bien dit aujourd’hui on assiste à

L’essoufflement de ce modèle productiviste après on n’est pas le seul à le dire euh Olivier dechutter qui est aujourd’hui rapporteur spécial pour les Nations Unies a a publié en mars 2011 déjà un rapport pour prouver que l’agroécologie était capable de nourrir la planète euh donc c’est c’est c’est pas

Simplement voilà des enceines comme biocope ou ou terroir qu’ le qu’il le qu’il le disent il suffit de voir aussi le travail de de de plusieurs agronomes comme notamment Marc du fumier qui pour citer que lui qui lui répond pleinement à cette question donc on a souvent voilà

Voulu un petit peu décrédibiliser ce type d’initiative en disant que on était pas capable de de nourrir la planète maintenant est-ce que le modèle actuel celui qui est en train de sessffl nourrit la population euh je très clairement je le crois pas et et et c’est un modèle qui n’est plus durable

Plus durable et qui a un impact très lourd évidemment sur la santé et l’environ et effectivement il faut accompagner cette transition avec vous le disiez une éducation un apprentissage aussi un travail sur le gaspillage alimentaire voilà avant de savoir si effectivement ce modèle peut nourrir tout le monde merci beaucoup Alexandre akikoou

Eisenman vous travaillez justement sur la sécurité alimentaire est-ce que les modèles que viennent de décrire Alexandre et gtier sont des modèles qui effectivement peuvent assurer la sécurité alimentaire alors on va déjà voir au niveau de la France et puis après au niveau au niveau mondial vous en tant qu’économiste quelle est votre

Vision de la chose alors donc la sécurité alimenta ouioui une sécurité alimentaire c’est c’est il y a différentes dimensions donc la première dimension qui est vraiment la pouvoir manger à sa fin et et et avoir des produits accessibles donc là de non seulement accessibles parce que les boutiques sont prêts mais aussi parce

Que elles sont pas très cher donc ça c’est vraiment des choses auxquelles on a on vient de parler donc il faut quand même se rappeler qu’en France il y a quoi 7 millions 8 millions de personnes qui sont sous l’aide alimentaire qui dépendent de l’aide alimentaire des

Paniers restaurant du cœur et tout ça et et et et donc pour ces gens-là il est c’est difficile d’aller mais c’est c’est aussi le donc on a aussi ce sujet en France le deuxième c’est la sécurité alimentaire c’est aussi manger sain donc fruits et légumes mais ça veut aussi dire que

L’insécurité aliment ire ou la précarité c’est pas seulement ne pas manger à sa fin mais c’est aussi la malnutrition c’est aussi le surpoids et l’obésité qui qui ont des conséquences sanitaires très importantes et là ça touche aussi 11 millions de Français les coup caché dont parlait effectivement Alexandre ou et et et

Enfin ce qui est aussi important et et je rejoins tout à fait ce qui vient d’être dit c’est on a envie aussi de manger de manière durable c’est-à-dire de pouvoir régénérer euh le la terre et et les cultures pour les générations futures les régénérer non seulement de de manière biophysique mais aussi qu’on

Soit content enfin qu’on soit aussi le droit du travail ça compte aussi c’estàdire le droit du travail non seulement de l’agriculture et et des éleveurs mais aussi des gens qui sont dans les abattoirs qui les les caissières dans les supermarchés toutes tous ces gens euh manger des aliments qui soient bien

Produits et ça je crois que ce sont des choses qui qui sont importantes pour nous euh et et donc en et donc le la la boucle de tout ça c’est en ce qui je pense nous réunit tous en tant que citoyen mais aussi de plus en plus les

La recherche et essaie de travailler sur ça comment établir des des mécanismes euh qui font qu’on que les citoyens euh peuvent décider euh comment il produitent ce qu’ mange ce ce être à la table non seulement pour manger mais être aussi à la table des décisions c’est c’est c’est assez compliqué je je

Vous avouerai que moi parfois il m’arrive d’avoir une sorte d’angoisse quand je vais faire mes courses parce que ça en fait des choses quand même à penser quand vous êtes devant les rayons et de vous dire je prends je prends pas est-ce que je rentre dans cette boutique

Par facilité c’est au bas de chez moi ou est-ce que je vais dans cette autre boutique ça en fait quand même beaucoup des choses sur les épaules du consommateur citoyens que nous sommes tous est-ce que vous me disiez d’ailleurs il faut voir aussi l’ensemble de la chaîne finalement parce que ce serait trop

Lourd de faire porter ça que au consommateurs et au producteurs en début de la chaîne oui donc ça c’est quelque chose qui en tant qu’économiste très souvent quand j’entends parler de de l’alimentation on parle vraiment de l’agriculteur et ça c’est vraiment très important les complément crucial aussi du consommateur mais souvent le

Consommateur c’est pour dire c’est lui jeter la pierre en disant mais il va pas assez vite il fait encore attention au prix c’est c’est quand même c’est quand même foume c’est quand même fou et et puis il faudrait qu’il mange sain donc qui est-ce qui cuisine à la maison c’est je

Peut-être qu’il y a des exceptions dans cette salle mais c’est quand même plutôt les femmes donc donc ça veut dire que les femmes les mères ne cuisinent pas assez sain n prennent pas assez de temps pour bien cuisiner enfin bon et et et ça

Et et en fait ce qu’ en disant ça on oublie toute la chaîne et la chaîne c’est non seulement les grands distributeurs mais c’est aussi l’agroindustrie et l’agroindustrie il faut penser qu’il y a aussi et aussi au sein de l’agriculture les inégalités les inégalités je pense qu’il y a pas un groupe de

De un secteur dans lequel l’inégalité est aussi importante qu’en agriculture et aussi le long de la chaî il faut penser qu’il y a des Coca-Cola Ferrero NESTLE c’est quand même des très gros et et le et le la l’accent qu’on met sur les produits ultra transformés en disant

C’est des produits qui sont pas très sains qui ont des dangers sanitaires c’est aussi ce sont des produits addictifs parce que les le le le pouvoir de marché et et les recettes inroindustrielles tous les émulsifiant tous les additifs qu’il y a dans les recettes c’est pas seulement des choses

Pour qui permettent de la longue conservation c’est aussi des choses pour vous pousser à consommer plus vous vous navez pas de satiété parce que vous mangez facilement et puis il y a beaucoup de suc les bébés le lait maternel il y a du sucre donc et donc

Vous y revenez et donc ça crée de l’addiction donc laissez juste le consommateur face à ça on peut pas c’est il faut aussi qu’il y ait quelque chose du côté de l’agroindustrie et alors Gautier g vous vouliez prendre la parole et après on reviendra justement sur que faire face à l’agroindustrie et quels

Sont éventuellement les les leviers qui peuvent être mis en place à Kiko goautier c’est je voulais rebondir là-dessus parce qu’effectivement dans dans les produits qu’on achète et notamment pour les populations les moins aisées il y a il y a une part importante de produits ultra transformés euh dont

Le terme produit se pose en fait c’estàd qu’à un moment est-ce que c’est encore un gâteau est-ce franchement quand on voit la liste des ingrédients c’est c’est c’est plus de la chimie même sans rien sans rien y connaître effectivement on regarde le truc on est un peu on est un peu quoi

Euh donc il y a un vrai enjeu à à réguler et à réglementer ça aujourd’hui euh on est dans le temple de dans un des temples de l’économie euh un des acteurs qui a un rôle majeur ce sont les pouvoirs publics et aujourd’hui le pouvoir public est complètement absent

Ou fait du coup par coup donc de temps en temps on va avoir une loi pour réglementer telle ou telle chose mais il il va vraiment avec le dos de la petite cuillère j’ai un exemple très concret on a maintenant une connaissance scientifique sur le fait que la charcuterie a induit des cancers

Colorectaux avec notamment la présence des cel nitrité je pas faire la pub mais nous chez Biocop on a pris un engagement qui est que les produits la jcuter marque de biocope zéro nitrite ça fait 4 ans on a avait été auditionné à l’Assemblée à l’époque notre président pierc deô

Euh par Richard Ramos qui voulait des un député qui voulait déposer un projet de loi pour interdire les selles nitrité on va à l’audition on indique bah nous on a développé une gamme de s sel nitritech qui fonctionne très bien et à grande échelle c’est pas voilà on a 700 on a

785 magasins on pouvait approvisionner 785 magasins 4 millions de consommateurs donc c’est pas de l’artisanat et Richard Ramos qui qui est assez haut en couleur nous avait dit mais non c’est impossible je viens de recevoir tous les représentants de l’agroindustrie il m’ont dit nous ne savons pas faire ce ce n’est pas

Possible bon franchement quand on entend ça on se dit mais va y avoir du boulot un autre exemple on a fait une campagne pour dénoncer l’eau en bouteille plastique récemment en disant que l’eau en bouteille enfin l’industrie de l’eau en bouteille ne produisait qu’une seule chose du plastique on s’est fait

Assigner auprès du juris de néontologie publicitaire on s’est fait condamner entre guillemets c’est un régulateur privé et cetera on a ressorti la campagne en disant l’industrie de l’eau en bouteille plastique ne produit presque qu’une seule chose du plastique bilan des courses on a fait deux fois plus de de de vues on était

Content et du coup on rencontre le syndicat des eaux minérales avec un une grande entreprise qui fait de l’eau en bouteille plastique je je vous assure que l’entretien était lunaire lunaire bah en fait il on leur dit mais voilà nous on considère que l’eau c’est pas un produit et leur discours était truffit

D’éléments de langage donc alors je lu expose une donnée la principale le principal truc qu’on retrouve c’est des bouteilles plastiques dans l’eau élément de langage moi je vois pas une bouteille je VO un déchet le sujet c’est les déchets mince quoi enfin c’est vous qui les produisez les bouteilles plastique

Vous avez une responsabilité et et donc pour reboucler et pas être trop long l’État a un rôle l’État peut interdire de vendre des chos l’état interdit de vendre des des touillettes en plastique quel courage loi GEC voilà on a plus le droit d’acheter des touillettes plastique mais si il peut le faire sur

Des touillettes plastique il peut peut-être le faire sur des bouteilles plastiques et donc voilà je pense que l’État un moment va devoir parce que si on attend du consommateur qui se régule il n’y arrivera pas moi j’y arrive pas là aujourd’hui mes fringues bah non je

Les ai pas acheté dans les enseignes les plus vertueuses et tous à notre échelle on y arrivera pas en fait malgré toute la bonne volonté du monde donc il faut qu’il y ait un tiers partie qui qui interviennent les entreprises ne le feront pas c’est c’est ce que je voulais

Restituer à travers quel que soit leur responsabilité sociétale les intérêts sont trop importants les alors des entreprises le fond puisqueavec Alexandre on essaie d’avancer sur ce sujet mais c’est pas enfin malheureusement euh on sait avec toute la on peut montrer des exemples on peut montrer que des alternative existe mais

Le passage à l’échelle dans les grands groupes agro-industriels ne le feront pas donc le seul qui pourra les contraindre c’est les pouvoirs publics Alexandre non mais rebondir sur ce qui vient d’être dit c’est vrai que pour revenir à cette notion de d’accessibilité ce qui est important c’est de considérer que l’alimentation

C’est un bien commun et donc si c’est un bien commun ça ne peut pas reposer uniquement sur le distributeur ou uniquement sur le consommateur et oui c’est sûr que tout à l’heure vous mavez posé cette question c’est cette question du du prix et et est fondamental et c’est et c’est très compliqué

Aujourd’hui quand on a pas beaucoup de moyens de se diriger vers voilà des enseignes qui sont plus vertueuses et donc qui sont plus coûteuses moi je voudrais rebondir sur la partie le volet euh euh politique c’est que ça se joue euh euh au niveau de l’Europe sur pas mal de sujet j’ai

J’ai il y a deux anecdotes euh qui qui moi qui m’ont marqué au départ c’est euh on on travaillait avec des euh des éleveurs euh bah récemment j’ai eu cette conversation également avec une éleveuse en Corse euh qui fait de la charcuterie donc qui en produit une fois par ans et

Euh donc elle nous envoie un petit échantillon pour goûter absolument incroyable on dit bah peut t’en commander elle nous dit bah je peux pas te l’expédier je dis ah bon mais pourquoi d bah oui parce que j’ai pas le droit d’expédier au-delà de de 80 km Carr ce sont les normes européennes et

Je dis mais alors qu’est-ce qu’il faut que tu fasses mais il me dit il faut que j’investisse 50000 € pour rapatrier ma chambre froide dans mon laboratoire là est juste à l’extérieur fa que je le mette à l’intérieur et je dis mais c’est tout elle me dit oui c’est tout euh mais

Du coup je le ferai pas du coup je peux pas te je peux pas te les vendre et ça je l’ai eu mais des des des dizaines de fois et c’est c’est c’est et un deuxième exemple les semences parce que dans l’agriculture paysane il y a la notion de de

Goût qui est très importante et le goût c’est souvent lié à évidemment méthode de culture mais surtout à la la semence qu’on utilise dans le dans le quel semence on sélectionne pour le le légume le fruit quelle race on va décider d’élever voilà et donc aujourd’hui il existe un catalogue des semences

Européennes qui ne répertorie pas la quasi totalité des fruit légumes euh voilà qui sont des semences population paysane en fait donc théoriquement voilà je je parce qu’il en est chez vous mais vous avez pas le droit d’en vendre en fait on n pas le droit d’en vendre en

Fait il faut vendre uniquement des des des fruits légumes issus de semence qui a sont souvent breuetés par des des voilà des géants comme mossanto Baillère voilà donc donc c’est vrai que c’est un petit peu parfois décourageant euh et donc on attend on attend que ça bouge

Alors effectivement et c’est là où je vais vous redonner la parole à Kiko parce qu’on a vu trois échelons avec trois témoignages vous avez commencé à parler de du milieu de la chaîne là l’industrie agroalimentaire vous nous avez parlé du pouvoirs public vous nous avez parlé de l’Europe on a rigolé mais

En fait on r jaune parce que c’est pas vraiment drôle ces histoires et et et malheureusement j’ai toujours un peu l’impression de poser la même question et de me heurter à ce constat et ben voilà c’est comme ça mais qu’est-ce qu’on peut faire en fait qu’est-ce qui

Va faire ENF voilà est-ce que les pouvoirs publics vont réagir est-ce que l’Europe va réagir et qu’est-ce qui peut mettre fin au lobby voilà comment faire qu’est-ce qui comment ça peut bouger c’est une question simple oui pardon de vous la poser mais mais donc l’Europe c’est nous hein c’est

C’est on sait que les consommateurs dans dans tout modèle d’économie politique on dit les producteurs arrivent très bien à se à s’organiser les cons ateurs sont sont moins capables de s’organiser et donc les le le le le un un gouvernement ou l’Europe enfin une autorité de régulation écoute tout le monde mais il

Va écouter aussi les remontées qui lu viennent plus insistantes plus intensives de certains groupes organisés et pas des autres c’est pas de la corruption c’est vraiment la manière dont ce ce fonctionne cette démocratie donc donc si l’Europe c’est nous il faut aussi que les consommateurs se se se s’organisent et fassent entendre leur

Voix et je pense que ça commence à être le cas notamment aussi avec les chercheurs donc peut-être les chercheurs les experts en ce moment il y a beaucoup de gens qui s’en méfient mais je pense que ils disent aussi des choses qui qui a force c’est difficile d’aller toujours

Contre la science même si certains le font donc et donc il y a cette intérêt convergence de pas d’intérêt mais convergence de de vue vers une régulation plus importante et qui fasse plus attention à l’environnement et à la santé et donc je je pense qu’il y a des

Choses qui vont se passer le nutriscore par exemple qui est quelque chose de très important en France et qui est volontaire il a il a tous les tous les études scientifiques de nutritionnistes montrent qu’il a eu un effet chez les consommateurs mais aussi chez les agroindustriels qui le mettaient parce

Que ils ont changé leur recette et et et donc essayer d’avoir un nutriscore Européen et et généraliser ce serait déjà une première étape non seulement auprès des consommateurs mais aussi auprès des agroindustriels donc vous vous aviez une une réaction oui non sur le nutriscore c’est vrai que c’est un bel outil après malheureusement

Effectivement les industriels ils ont parfois changé leurs recettes mais euh ils ont su trouver aussi les astuces pour gagner des gagner des niveaux euh avec des procédés pas terribles la bonne nouvelle c’est que le la formule du nutriscore a été encore améliorée et et je pense qu’effectivement c’est un outil

Qui va dans le bon sens et que le le le consommateur doit continuer d’être sensibilisé nous on développe le Planet score donc qui va encore plus loin sur la biodiversité sur la préservation des ressources c’est pour prendre en compte en fait pas seulement l’intérêt nutritionnel pour la personne mais

Toutes les conditions de travail et production du produit c’est ça exactement mais on revient sur la responsabilité du consommateur et et donc je c’est juste pour ouvrir le le débat mais à la fin dans et souvent et moi le premier je me dis B à la fin comment on

Change les choses bah le consommateur le consommateur le consommateur et c’est vrai que le consommateur bah de temps en temps il veut juste manger en fait quoi et pas cher et vite quoi donc il peut pas le consommateur pourra pas tout faire tout seul faut aussi des entreprises comme celle d’Alexandre

Comme comme la coopérative Biocop bah aiguillonne un petit peu et propose des alternativees et et et et et deviennent aussi des acteurs politiques on un discours politique et c’est ce que vous proposez aussi à Kiko je vous donne la parole dans un instant Alexandre mais à Kiko quand vous disiez

En fait alli citoyen consommateur et chercheurs c’est intéressant aussi c’est une perspective qui est aussi intéressante de cette alliance de faire entendre des voix d’aller peut-être vers des lanceurs d’alerte de soutenir des des des des combats quelque part c’est un peu ce que vous disiez euh oui ENF je

Pense que en tant que les les les tous les toute la recherche en toutes les tous les beaucoup de chercheurs maintenant et tout le monde est vraiment enfin sa que c’est le le le changement climatique c’est maintenant c’est pas c’est maintenant qu’il faut faire des choses et et et donc cette cette

Urgence conduit à à à changer beaucoup de nos de nos manières d’évaluer les politiques ou la croissance ou toutes ces concepts économiques maintenant on on on les on les réoriente on les reconsidère à la lumière des implications environnementales ça déjà changé mêmeinc aussi non donc et ça participe du coup à

L’information et à la sensibilisation aussi des citoyens pour pouvoir aller vers de de nouveaux comportements Alexandre non mais pour revenir sur le le le consommateur effectivement c’est c’est c’est difficile de de de de de tout imputer au consommateur mais le consommateur a du pouvoir et euh et

C’est pour ça aussi qu’on a souhaité créer un commerce et que si le consommateur lorsqu’il achète quelque chose en fait effectivement ça ça devient parfois un acte politique parce que derrière ça a un impact immense sur le sur la filière donc déjà si si si on était peut-être

Mieux informé euh si la pratique de la cuisine était aussi quotidienne enfin voilà il y y a apprendre la cuisine à l’école exactement je pense que c’est un un levier majeur en fait pour notamment diminuer le coût de son alimentation parce que aujourd’hui il existe un un

Grand nombre de de voilà de produits de plats préparés moi je donne toujours un exemple qui est celui de de la carotte râpée qu’on achète déjà râpée au kilo c’est pas pas cher et c’est pas uniquement les gens qui ont de l’argent qu’ qu’achèteent ça donc si vous voulez

On il y a ce que vous avez dit c’est tout à fait juste et nous aussi quand ENF moi je suis parisien à la base je connaissais absolument pas le le le monde agricole ça m’a passionné ça m’a intéressé mais j’étais comme vous noyé sous les labels en fait c’est c’est

Compliqué de savoir de s’y retrouver de savoir si ce qu’on achète c’est bien pas bien et c’est quand on va sur le terrain quand s’intéresse aussi au sujet je je pense que c’est compliqué de savoir vraiment sans s’intéresser au sujet euh savoir si effectivement il faut peut-être rapprocher un peu le monde

Paysan et la ville qui ontt étaé fortement éloigné ces ces 40 50 dernières années mais au-delà de ça oui le la cuisine c’est un levier majeur pour diminuer le diminuer le coût d’alimentation d’ailleurs ça sera intéressant de savoir si effectivement la pratique de la cuisine notamment dans les couches les

Classes sociales populaires en fait est-ce que c’est pas une pratique qui est obligatoire qui est nécessaire parce qu’encore une fois acheter des plats préparés c’est ça paraît pas cher comme ça mais ça l’est ça l’est réellement quoi bien sûr et euh une une bonne manière d’aller au contact du monde

Paysan sans faire le tour de France comme vous avez la chance de le faire c’est peut-être aussi de fréquenter les marchés et d’aller vers les les les maréchés et de leur poser des des questions et de leur demander voilà d’où viennent leurs produits et même comment les cuisiner c’est assez génial moi j’ai

Toujours des des voilà j’ai petite mamie qui me donne plein de recettes et c’est assez assez savoureux dans les deux sens du terme de parler avec elle après de manger eu pour terminer parce qu’effectivement vous l’avez dit et donc j’entends j’ai un bulletin de vote quand

Je vais voter pour les élections et donc j’ai aussi quelque part un bulletin de vote quand je vais faire mes courses en tant que voilà consommateur citoyenne est-ce que on pourrait faire un dernier tour de table pour que chacun vous nous donniez l’idée d’un geste citoyen

Finalement à faire et de ce que ça pourrait représenter prendre cette acte politique de faire nos courses Christelle Collin ah moi je mettrai en avant le côté consommé local et de saison voilà parce que aussi il y a tout d’ailleurs ça tire toute la chaîne de du justement du changement climatique et

Cetera donc on oublie les tomates pour encore un petit bout de temps ok Gautier bah je rebondis sur sur ce que vous avez dit euh consommer local consommer de saison consommer bio qui est une grande réussite européenne justement le label et donc bah faire attention aux enseignes que vous

Fréquentez il y a pas que Biocop qui est qui est une belle enseigne il y a plein d’acteurs qui commencent à réfléchir à ça et donc voilà choisir choisir l’usage que vous faites de votre carte bleue moi je pense que le donc le nutriscord on a parlé ça résume bien

Beaucoup de choses même peut-être pas tout mais beaucoup de de qualités donc lire les labels et puis quand même neend ne pas trop se se flageler quand on fait la cuisine un peu d’indulgence envers soim même Alexandre moi je dirai la pratique de la cuisine quotidienne qui comme je

L’ai dit permet voilà de de de bien savoir ce qu’on achète et un peu plus de végétal voilà voilà des pistes de réflexion qu’on on vous laisse pour cette ce samedi après-midi merci à à tous les quatre pour pour pour cette discussion et donc c’est à vous on vous donne la parole si

Vous avez des questions c’est le moment n’hésitez pas on va tâcher d’y répondre estce que des mains se lèvent c’est toujours la première monsieur parlez bien fort ou alors Aure un micro super on a entendu tout à l’heure que le consommateur au-delà de du pouvoir de la carte

Bleue serait d’autant plus écouté s’il était si les consommateurs étaient fédérés ça m’amène à penser que peut-être toutes les boîtes comme les vôtres qui avait un intérêt une une sensibilité et un intérêt à recruter des consau est-ce qu’il ne serait pas possible d’organiser cette fédération oui Gautier gben merci pour votre question

Ouais c’est c’est un gros sujet donc nous Biocop on est une coopérative qui réunit différentes sections les gérants des magasins les propriétaires de magasins qui sont des entrepreneurs indépendants 21 groupement de paysans associés qui représente 3000 fermes des sociétaires salariés qui bossent au siège comme moi ou dans les

Magasins et des associations de consommateurs bio et je vais être très honnête avec vous la section des consommateurs chez Biocop et quelque chose sur lequel on on narrive pas à à à faire quelque chose voilà on a une assa de consommateur historique qui est un compagnon de route qui est bien

Consommeacteur et après on a quatre assaut de consommateurs qui sont liés à des magasins et on n arrive pas effectivement à tirer de l’énergie à trouver quoi en faire et cetera c’est un sujet qui nous travaille beaucoup euh malheureusement qu’on arrive pas à prioriser mais oui je vous rejoins je

Pense que le le fait de redonner du pouvoir au consommateur pas uniquement quand il est sur le tapis de caisse mais euh nous on est né des coopératives de consommateurs en 1986 c’est des copes de conso qui sont plus trop à la mode mais on en a encore quelquesunes nous dans

Notre réseau qui ont créé Biocop et c’est les ces cop de consau qui sont venus en disant on veut manger différemment on veut consommer autrement qui nous ont inspiré le projet et qu’il l’ont consacré et dans l’histoire récente c’est aussi en écoutant le consommateur qu’on s’est dit bah tiens faut qu’on

Réfléchisse à enlever le dioxyde de titane à enlever les selles nitrité donc organ Lescout des consaus c’est un vrai enjeu je pense pour pour des boîtes comme les nôtres euh même des coopératives euh parce que comme toute organisation on a une tendance à un moment se recroqueeviller trop se

Regarder oublier ce qui se passe à l’extérieur et donc ouais et après malheureusement il y a une offre d’association de consommateur au niveau national il y a des assauts de consommateurs reconnus par les pouvoirs publics mais que aujourd’hui on ararrive pas trop à intégrer dans notre dans notre process décisionnel et peut-être

Au-delà des associations de consommateur monsieur évoqué je crois une fédération de tous les acteurs donc en fait qui qui aille au-delà en fait de qui qui englobe toutes les entreprisees qui défendent des modèles innovants nouveaux et qui c’est c’est c’est c’est ça aussi qui était dans dans la question je

Crois alors nous alors si la question c’est tous les acteurs qui sont engagés comme terroir d’avenir bi se fédère et et travaille m oui bien sûr alors très personnellement enfin voilà nous on connaît aujourd’hui nos nos nos confrères il y en a de plus en plus et c’est heureusement paysage notamment à

Paris a bien changé il y a une multiplication des anciennes qui font du direct producteur qui font qui défendent un modèle vertueux on se connaît euh on discute on réfléchit ensemble sur des problématiques notamment logistiqu des problématiques d’achat parce parce que tout ce dont on a parlé on est

Confronté à ça aujourd’hui encore plus dans une période d’inflation où aujourd’hui bah voilà on peut pas on peut pas d’un côté vouloir développer ce ce modèle agricole et dire au producteurs quand il nous appelle qu’il est obligé d’augmenter bah non on peut pas ben non en fait on continue et il

Est normal en fait d’accepter ces augmentations mais il y a effectivement des des des choses à penser notamment au niveau logistique parce que nous on travaille vraiment avec des des petits la moyenne d’un marécher chez nous c’est à peu près 4 hectares 4 hectares c’est c’est pas beaucoup c’est déjà suffisant

Pour nourir un grand nombre de personnes euh mais du coup pour faire venir des produits euh voilà du sud de la France ou de de du centre Loir enfin voilà ça ça a un cout et donc c’est peut-être là je vous rejoins complètement où on réfléchit avec et on discute de temps en

Temps avec d’autres confrère pour essayer d’optimiser parce que euh faut bien comprendre une chose alors Biocop est une immense enseigne très grande enseigne je connais pas les comptes précisément de Biocop mais il y a beaucoup de petits acteurs pour qui c’est c’est c’est compliqué c’est compliqué les gens pensent en fait que

En vendant cher nos marches sont très élevées c’est absolument pas le cas c’est absolument pas le cas et voilà il y a beaucoup de deignes d’enseignes qui qui rencontrent des difficultés financières beaucoup qui ferment donc c’est pour ça d’autant plus que la la la question du politique est est très très

Très important donc vous avez raison c’est pas encore nous on est tout petit euh et oui on gagnerait effectivement à se fédérer pour proposer une offre aussi plus accessible parce qu’on on multiplie nos coupts en étant plein de petits acteurs c’est clair il y a un discours à promouvoir ouais oui c’est

C’est-à-dire aujourd’hui plein de gens pour être intessés envie d’All h mais auourd’hi par ex je ne sais pas forcément trouver produits on a une boutique juste à côté ils vont vous laisser les cartes de visite à la fin on la différence aussi on en a la différence mais mais vous avez

Raison c’est que aujourd’hui on est c’est pour ça que je parlais de la notion d’accessibilité c’est pas uniquement du prix c’est aussi un modè de société c’est un modèle de communication ça fait 20 ans qu’on nous dit que l’alimentation ça doit coûter de moins en moins cher et c’est toujours

Trop cher et une voiture c’est jamais trop cher voilà un iPhone c’est seulement 1000 € et une carotte c’est déjà trop cher à 2,50 € donc je veux dire il y a ça et ensuite il y a la communication il y a le marketing et nous on est des petites enseignes en

Fait on a pas de le seul outil gratuit c’est c’est Instagram c’est les réseaux sociaux pour pouvoir communiquer donc mais oui vous avez raison oui ce que ce que vous décrivez c’est justement le fait de se fédérer pour pour être plus fort c’est le modèle qu’on a construit

En fait avec Biocop et l’idée était justement de bah de de pas rester sur de pas être un acteur de niche pour nous la bio devait pas être un un petit marché de niche il fallait l’étendre et donc c’est c’est la c’est c’est l’histoire de de la coopérative de

Se dire bah on s’unit pour mutualiser des moyens pour être pas simplement des des des acteurs isolés mais pour pouvoir peser et pour pouvoir être être mieux entendu donc c’est c’est c’est vraiment la vocation du projet qu’on porte et et donc j’avais pas compris une partie de la de la

Question au-delà de notre secteur d’activité on essaie effectivement d’être en lien avec des acteurs qui portent une vision qu’on qu’on partage donc on est membre du Réseau Impact du mouvement pardon impact France qui est le mouvement des entrepreneurs à impact qui vise à à développer un pldoyer qui

Est qui est super on est membrre des licornes qui sont une association qui regroupe 14 14 coopératives qui ont une approche plutôt radicale de ce qui’est le commerce voilà c’est nercop c’est mobicop et on on pense que que c’est une bonne chose donc on essaie de le faire

Après c’est on reste même si on est une grosse enseigne on reste finalement Biocop c’est le siège c’est 1200 salariés dont 900 sur les entrepôts donc 300 fonctions de siège on a une grosse PME malheureusement on peut pas faire tout ce qu’on voudrait faire parfois et il faut qu’on qu’on se

Priorise et mais euh mais mais on essae et on continue et et c’est cool on avait une autre question dans la salle madame oui tout à l’heure on a évoqué le la politique forcément ça passe par là alors comment on peut avancer autant et aussi vite quand on a un président de la

FNSEA Arnaud Roussel pour ne pas le nommer qui est agro-industriel donc rien à voir avec les les les les paysans d’un côté et d’un autre d’un autre côté un président de la République qui un double langage qui fait croire qu’il défend les paysans ici mais quand il est à Bruxelles il est

Prêt à signer euh le mercosour et cetera donc comment on fait pour avancer malgré ces c’est barrages est-ce que l’un d’entre vous répondre Alexandre c’était déjà le le même sujet en enin je raconter une petite histoire en 2008 c’est déjà le le cas aujourd’hui il y a 1 % de la de

Paysans en France c’est un chiffre qui a été divisé par 4 en 40 ans alors que la population augmenté de 20 ans donc j’ai envie de dire malheureusement c’est c’est c’est pas nouveau euh par ce qu’on peut faire à notre échelle c’est agir en tant que citoyen euh et je pense que que

Ce soit à travers des associations des entreprises individuellement collectivement c’est sûr qu’il faut pas attendre trop du politique aujourd’hui peut-être que après euh oui ça à un moment donné plus le temps passe plus ça va être nécessaire peut-être faire un petit rétropédalage et et et de changer de politique mais c’est c’est compliqué

Parce qu’à chaque fois encore une fois si on dit aux gens de se mobiliser il y a la notion du prix qui revient euh je pense qu’il s’intéressaer de manière voilà un peu générale au sujet de l’alimentation euh et effectivement sélectionner les enseignes c’est c’est c’est ce qu’on peut agir enfin je je

Je bah ouai oui bien sûr mais tout est tout est et puis je pense qu’ici on sera tous d’accord avec vous mais moi je oui alors Alexandre terminé après Kiko vous vouliez et puis le ou bon donc alors moi je vais juste rajouter peut-être à votre question en

Profiter pour glisser deux peau de banane mais la première peau de banane c’est de nouveau la FNSEA et ça fait partie de cette inégalité entre agriculteurs dont je je parle mais même au sein de la FNSA je pense qu’il y a aussi une inégalité mais si on

Prend la élarger la focale il y a aussi vous avez sans doute entendu parler des ABCD ABCD c’est il y a quatre grandes compagnies multinationales qui détiennent quasiment la la la le pouvoir de marché du du des des denrées du du commerce des denrées céréales produits tropicaux et maintenant ils se mettent

Dans les biocarburants parce que on oublie souvent aussi que que l’agriculture c’est en France c’est 40 % de la surface agricole c’est pour l’alimentation humaine 40 hein même pas à la moitié le reste c’est l’alimentation animale et après il y a de plus en plus les biocarburants quand

On dit qu’on va sortir des énergie fossil les biocarburants seront un des candidats et donc là alors ça c’est la première peau de banane que je voulais glisser en disant on élargit la focale au-delà de la deuxème focale mercosour donc là le président la France est

Contre c’est un des rares pays en Europe qui est contre et pourquoi parce que euh une des choses dont on a beaucoup parlé les prix c’est évident que la France a des prix beaucoup plus élevés que d’autres grands pays dans le monde et et qui qui sont qui qui sont des

Grands pays agricoles donc comment on fait et et le commerce international sera de plus en plus important pour assurer la sécurité alimentaire pas de moins en moins mais de plus en plus à cause de la démographie les Français en a de moins en moins le changement

Climatique donc il y aura de de on aura quand même pas trop beaucoup moins de changement climatique qu’ en Afrique donc on aura plus de terr disponibles par rapport à la population et enfin donc il y aura beaucoup plus de commerce international dans le monde donc après

Il faut essayer de de de nouveau de d’avoir un bon commerce un commerce qui intègre des des valeurs de travail environnemental et donc ça moi de c’est peut-être ma troisè pot de banane UE mercosour il faut peut-être mieux que ce soit les Européens avec leurs valeurs

Même de bric à brac Bran balant qui qui essaie de de de pousser des des des normes de production de travail et peut-être environnemental de manière plus active c’est peut-être mieux que ce soit l’Europe plutôt que d’autres pays dans le monde merci pour ce ce désoumage effectivement qui qui nous permet

D’élagir le débat on va prendre une dernière question et puis après il sera temps de conclure vous pouviez penser d’une application genre cas oui goautier moi je trouve que c’est des applications euh Yuka et les autres mais qui sont très positifs parce qu’ell participent à à à vulgariser à poser un

Sujet sur la table et moi dans les éléments très positifs de la période qu’on vit c’est que l’alimentation est un sujet est devenu un sujet j’ai enfin je suis pas le plus jeune ni le plus âgé de la salle mais moi j’ai l’impression que quand j’étais

Jeune on parlait à part C fruits et légumes on en parlait jamais c’est devenu un sujet Yuka a réussi à vulgariser et à révéler à beaucoup de gens que les produits étaient mauvais alors l’algorithme est peut-être pas le meilleur mais c’est comme toujours on peut toujours reprocher que

Le truc soit pas parfait pour jeter le bébé avec l’ du bain mais moi à titre personnel je trouve que c’est vachement bien en fait et en plus Yuka apporté un combat que je trouve magnifique contre le l’agroindustrie charcutière sur le sel nitrité moi je suis franchement euh hyper reconnaissant àuka juste pour

Ce ce travail là euh donc je pense que ces applications sont sont très utiles je pense même que quand on en arrive à ce qu’il y ait des grandes surfaces qui mettre des brouilleurs pour éviter que les gens utilisent leur téléphone non mais c’est vrai hein bah moi je trouve que c’est

Plutôt bon signe ça veut dire que ces applications elles mettent de la pression et on disait mais qu’est-ce qu’on peut faire bah voilà il faut mettre la pression sur les les acteurs il faut que les distributeurs ne soient plus distributeurs mais redeviennent des sélectionneurs comme on est avec

Alexandre c’est de de de choisir et c’est ces ces applis permettent de le faire nous on s’est reposé sur sur une application euh pour revoir et supprimer des marqueur des marqueurs d’ultra transformation de nos recettes donc on s’est appuyé aussi sur ces technologies euh et donc moi je trouve ça vraiment

Formidable goauer Christel voulait réagir à côté de vous oui alors je vais réagir sur un autre plan puisque Linc ne prendra pas position pour dire ce qu’il faut faire pas faire et cetera je vois que vous êtes un public très intéressé par toutes ces questions et donc je voulais faire

De la publicité du coup voilà notamment euh voilà l’INC a publié il y a une dizaine de jours avec le service statistique du ministère de l’Agriculture un ouvrage qui s’appelle qui est consacré aux transformations de l’agriculture et des et des consommations alimentaires je sais pas le mot consommation je crois qui éc

Voilà en tout cas vous retrouverez et euh voilà et qui donne des tas d’informations évidemment très statistiqu à la fois sur la situation de l’agriculture en France aussi sur les évolutions de la la consommation alimentaire et voilà comme je vous êtes très très tous très intéressés je me suis dit que ça Pit

A on peut le retrouver sur le site de l’INC tout à fait voilà c’est un Inc référence et VO transformation de l’agriculture et de l’alimentation voilà merci chist est-ce qu’on a une dernièut ch rest oui alors une dernière question et après vraiment on arrête dites-nous oui bonjour ma question porte sur vous

Avez parlé des ENF qualité organoptique des des produits de l’agriculture raisonnée ouou de l’riculture logique euh laculture intensive on sait très bien elle a évolué sur un temps long et aujourd’hui les agroagriculteurs industriels se développent sur des surfaces d’exploitation qui sont très importantes euh de l’ordre de 100

Hectares ou plus ma question c’est de savoir par rapport à au producteurs avec qui vous travaillez TER territoire d’avenir terroir d’avenir quel sont les enfin quelle est la taille moyenne des exploitations et par ailleurs pour relever le défi de la qualité organoleptique parce qu’aujourd’hui on sait qu’avec l’riculture intensive euh

Les sols ont été totalement stérilisés c’est-à-dire que en fait les choses poussent parce que parce que il y a des engrais parce que il y a des produits phytosanitaires il faut toujours en rajouter plus pour avoir le même rendement donc il y a une problématique de de retrouver de la matière organique

Dans les sols aujourd’hui avec les producteurs avec qui vous travaillez quelle est la taille moyenne et comment vous pensez qu’on peut relever le défi de cet enjeu de de de retrouver en fait à une échelle beaucoup plus importante des productions de qualité et voilà merci pour cette question à l’éc

Merci alors du coup comme je je le je le disais tout à l’heure on travaille en à peu près avec 80 alors nous on travaille avec plus de 350 paysans après qui on achète directement en France en Italie également et et Pays-Bas que Sud donc en Espagne euh sur produits qu’on trouve

Pas chez nous et la taille moyenne des exploitations sur le maréchage c’est environ 4 hectares 80 plus de 80 % de nos approvisionnements sont bio sur le fruits et légumes euh B pour répondre très clairement à votre question donc voilà 4 hactares de moyenne et euh les solutions encore une

Fois elles existent alors nous s’appelle terroir d’avenir c’est c’est un peu un oxyor c’est pour dire que euh l’avenir pour pour comment dirais-je construire l’avenir il faudra regarder un petit peu ce qu’on faisait dans le passé euh je vais vous donner l’exemple bah du de la culture biointensive qui est une méthode

De de culture qui a été remis au bout du jour par Jean-Martin Fortier qui un marécher canadien mais qui s’inspire des méthodes de culture marécher en Île-de-France euh le principe c’est que les territoires étaient très petits les parcelles étaient très petite et qu’il fallait voilà le paysan a

Toujourscherché la toujours été en quête de productivité il fallait du rendement et donc on a les paysans en Île-de-France ont réussi à mettre en place un modèle qui qui comment dirais-je pourrait rendre jaloux les plus grands industriels les plus grands producteurs intensifs un exemple sur 1 demi hectare vous pouvez produire autant

Que sur un hectare de tomate euh cultivé hors sol euh dans des conditions voilà totalement déplorabl avec schauffé comme vous disait donc comme le comme gotier le disait tout à l’heure donc bah vraiment et pareil pour rebondir sur votre question beaucoup de choses sont possibles faut pas du tout même si des

Fois c’est c’est parfois compliqué quoi on se demande qu’est-ce que nos politiques attendent mais on peut on peut agir on peut agir il y a vraiment euh une régénérissance des sol qui est complètement possible euh cette agriculture là et ben elle elle repose principalement sur le soleil euh l’eau

Et le CO2 donc ce sont des des des composants qui sont disponibles en immense quantité illimité euh effectivement il y a la nécessité de retrouver bah un peu comme en cuisine de savoirfire la cuisine bah là le retrouver un petit peu le savoir-faire paysan des méthodes qui sont plus

Artisanales il faut dire que cette agriculture là elle est aujourd’hui elle est pas ou très peu subventionnée mais elle est créatrice d’emploi euh elle est fortement créatrice d’emploi parce que effectivement mécanisé elle est beaucoup moins mécanisée euh elle peut être mécanisée alors encore une fois je veux dire euh l’avenir c’est aussi les

Progrès techniques c’est aussi la science je veux dire on parle du bon sens paysan parce qu’aujourd’hui les les les paysans reproduisaient de génération en génération des méthodes en fait qui étaient bon sens mais ils avaient pas forcément la science pour les aiguillers aujourd’hui on sait qu’effectivement ces pratiques

Culturales vont dans le bon sens agriculture qui est complètement durable et il est euh c’est totalement possible d’inverser euh d’inverser la tendance merci beaucoup euh pour vos questions pour vos réponses et pour ce débat euh si vous voulez continuer à réfléchir sur cette question sachez que vous avez 5

Minutes euh puisque c’est à 16h30 qu’un débatun débat mouvant va commencer il s’agit d’une conférence animée par une médiatrice et qui va permettre de continuer la discussion autour de cette thématique de la consommation c’est dans le hall que ça démarre ie c’est ça euh et puis si vous voulez euh euh suivre

Les autres conférences sur ce cycle sur la société de consommation elles sont en replay euh sur le site de sitecho voilà et celle-ci sera aussi dans quelques jours voilà merci à tous et bonne fin d’après-midi

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