Matinée thématique Innovation Ingrédients.
Animée par Pierre Christen, journaliste.
¤ “Les impacts du changement climatique” : Franck Baraer, Climatologue, Météo France
¤ “Nouvelles filières : la cartographie de la France du futur” avec Serge Zaka, Agroclimatologue (en vidéo)
¤ “Quels scénarios pour l’élevage” : Thierry Pouch, Docteur en sciences économiques, responsable du service des études économiques aux Chambres d’agriculture à Paris, et chercheur associé au laboratoire Regards de l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
¤ Questions/Réponses
Bonjour à tous et bienvenue 3e et dernière journée du sefia 2024 c’est un plaisir de se retrouver dans cet espace conférence un espace reconfiguré pour cette 27e édition de l’événement référent du secteur agroalimentaire un espace encore plus adapté aux échange et au partage d’expertise je suis pierre Christen j’ai le plaisir d’animer les
Matinées euh du CFIA chaque matin condensé d’informations clé et bien pour s’engager pleinement dans les transitions en cours mardi c’était l’innovation dans le domaine de l’emballage sous l’angle des trois air avec en toile de fond et bien le projet de règlement européen ppwr hier mercredi c’était l’usine agro
Du futur sous l’angle des tensions sur l’eau quelle solution pour l’agroalimentaire et ce matin l’innovation ingrédients et alimentaires avec et bien une question quelle filière agricole pour les produits alimentaires de demain vous le savez l’innovation alimentaire dépend des matières premières agricoles or les les grandes mutations du monde agricole sous l’effet
Et bien du changement climatique sous l’effet des des facteurs socioéconomiques de l’évolution des attentes des consommateur et bien remodèle en profondeur des filières de production agricole on va faire un exercice de projection ce matin à 10 15 et vous allez voir encore plus long terme tout simplement pour essayer
D’anticiper parce que déjà certaines filières sont en très forte tension quand sera-t-il demain et puis de nouvelles filières se créent ce structure pour répondre aux nouveaux enjeux au programme ce matin trois séquences tout d’abord une séquence introductive et bien allez on va décrire ce contexte on va poser le décor avec
Franck barer de météorance avec l’agroclimatologue Serge Zaka l’économiste Tiry pouche des chambres d’agriculture seconde séquence fort de ce constat qu’est-ce qu’on en fait quand on est transformateur une table ronde réunira Eric Philippe de Valoria les représentants de Mercy les algues Anthony anger pour Europe snacks Nathan pzé pour Olga et Mathieu Dufour pour
Heeden et l’association Lego légumineuse à graine du ouest et la matinée de conférence et bien se terminera avec une troisème grande séquence avec les analyses experte de Sophie deénal de nutri marketing David lecte de Nilsen IQ et de Céline lené d’alim avenir et en conclusion AG panier runché la ministre
Déléguée auprès du ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et bien nous fera l’honneur de venir conclure cette cette matinée j’aurai le plaisir d’animer ces matiné dans un esprit d’échange donc après chaque séquence nous aurons une séance de de questions réponsse afin de de pouvoir et bien partager les bonnes
Pratiques et rechercher des solutions concrètes à vos problématiques euh j’en profite pour vous dire que les interventions seront disponibles en replay sur la chaîne Youtube du salon et pour entrer dans le vif du sujet j’ai le plaisir d’appeler Franck barer de météoance vous pouvez l’applaudir climatologue depuis 25 ans vous êtes au centre
Interrégional de Rennes vous êtes un voisin certains ont pu sans doute apercevoir le centre en se rendant au salon le changement climatique évidemment c’est au centre de vos préoccupations depuis le le début euh on va pas voilà faire de mystère un changement qui a d’ors et déjà commencé qui s’amplifie vous intéressez aussi
Beaucoup aux événements extrême on en dira quelques mots et puis un mot sur météoance établissement public sous tutel de de l’État votre première mission et bien c’est la vigilance météo la sécurité des biens et des personnes et puis c’est aussi et bien l’analyse 150 ans de données collectées donc on a
La mémoire du climat et à partir de ces données et bien on peut et bien déjà analyser le présent et puis faire des des prospectives alors pour entrer dans le vif du sujet Franck d’abord ben comment décrire les les futurs climatiques je vais vous donner un micro
Ça sera encore mieux merci et ben on va le voir dans la présentation bon c’est un sujet très complexe mais depuis pas mal d’années on fait des simulations du climat futur selon différents scénarios d’émission de gaz gaz à effet de serre au niveau mondial donc il y a de
L’incertitude sur la modellisation météo mais ça on est habitué et il y a aussi une incertitude sur nos comportements à tous comment on va évoluer dans le futur et comment les concentrations de gaz à effet de ser vont évoluer au niveau mondial alors justement avant enfin pendant longtemps on s’appuyait
Justement et bien sur les trajectoires de concentration des gaz à effet de serre c’est c’est des modèles que vous avez utilisé jusqu’à alors oui oui c’est c’est quelque chose qui est utilisé non seulement par Météo France mais également au niveau international par tous les services météo des pays c’est
Le ce qui alimente les rapports du GC donc c’est vraiment un combat au niveau mondial qui qui est fait par tous les scientifiques alors justement les scénarios quels sont-ils bah les scénarios il y en a plusieurs ça dépend de de nos comportements à nous tous tous
Les humains de la terre si on continue à émettre des des gaz à effet de serre avec la trajectoire actuelle on aura des concentrations très très important d’ici 20502100 donc là on va aller vers un scénario qu’on peut qualifier du scénario du laisser faire si on ne fait rien ça va continuer à
Chauffer et ça va chauffer beaucoup euh et puis il y a le deuxième scénario plus optimiste c’est les accords de Paris donc les concentrations vont commencer à continuer à évoluer mais se stabiliser et finir par décroître à partir de 2050 et là si on continue sur cette
Trajectoire on a une chance d’arriver à un réchauffement de plus 2°gr qui est important mais qui n’est pas aussi catastrophique qu’un réchauffement à + 4°gr j’ai l’habitude de dire que plus 2 degr c’est un changement climatique et plus 4°gr c’est un bouleversement climatique donc là on on a du mal à
Imaginer tout ce qui pourrait se passer à la fois en terme de climat mais également en terme de de vie tout simplement quatre scénarios que vous avez illustré avec le diaporama suivant voilà bah ici c’est les les ancien scénario donc RCP 8.5 c’est ce que je disais c’est le scénario du laiss faire
Poursuite des émissions et énorme concentration de gaz à effet de serre à horizon 2100 donc ça nous amène à droite la carte en bas à droite un réchauffement très marqué plus 4°gr au niveau moyen en Europe vous voyez qu’il y a des régions d’Europe qui se chauffent qui réchauffent plus que
D’autres notamment les régions du nord et les régions du sud et sur le graphique le RCP 4.5 c’est le scénario qui correspond aux accords de Paris donc stabilisation des émissions plusis diminution à horizon 2050 où là on on est à plus 2 degrés donc on est plutôt
Dans la carte en réchauffement en haut en haut à droite et les deux autres cartes c’est des cartes d’évolution des précipitations et là ce qu’on voit c’est que quel que soit le scénario d’émission de gaz à effet de serre il y a encore beaucoup d’incertitude sur l’évolution des prix précipitation et notamment sur
La France où on est vraiment à la croisée des chemins entre une Europe de l’Est et du Nord qui deviendrait plus humide et une Europe du Sud qui deviendrait plus plus sèche et donc pour le futur on va beaucoup parler maintenant de de trajectoire régionale c’est ça oui alors c’est pas pas
Régional c’est la trajectoire de référence de référence c’est une autre façon de de montrer un petit peu les choses et là c’est un choix qui a été fait au niveau de l’État français de de raisonner non pas en terme de d’évolution de concentration de gaz à
Effet de serre ce qui peut paraître un peu compliqué pour certains mais là on on on raisonne en en deux scénarios il y a il y a un scénario futur à plus 2 degrés donc qui correspond au RCP 4.5 et il y a un scénario futur à + 4°gr donc
C’est c’est le choix qui a été fait par l’état français de raisonner de de se positionner dans le scénario du pire et de de réfléchir à nos adaptations non pas pour un scénario médian mais pour un scénario très très chaud donc vous allez voir des exemples de ce que ça peut
Donner tout à l’heure à l’échelle à l’échelle de la France alors un constat ce changement effectivement on l’observe d’ors et déjà oui oui on l’observe euh là on voit un graphique qui a été fait par le le système Copernicus un système européen de surveillance de de
La terre et donc vous voyez que les les petits les petites oscillations bleu et rouge clair ben c’est l’évolution de du climat de de la terre dans les les dernières 100 années hein on voit qu’on a une tendance petit à petit au réchauffement et par-dessus on a rajouté
La courbe de 2023 qui était une année très chaude de plus au niveau mondial et vous voyez que 2023 on voit qu’on sort on sort du spectre précédent c’est-à-dire qu’on est vraiment à une année très très chaude par rapport à ce qui a été ce qui a été observé
Auparavant donc c’est pas forcément ce qui va se passer tous les ans dans le futur mais on voit bien qu’on a une tendance au réchauffement qui s’accélère de plus en plus notamment ces dernières années et quelle est l’évolution justement des températures moyennes bah l’évolution pour l’instant au niveau
Mondial on est à peu près à + 1°gr on vient de dépasser le + 1°gr mais ce qui est déjà beaucoup hein parce que ça fait une quantité d’énergie très importante et tout à l’heure je parlais des + 2 + 4 bon c’est à l’échelle de la France ou de
L’Europe de l’Ouest mais c’est également à l’échelle mondiale on s’attend à des scénarios de ce type et avec une une un réchauffement beaucoup plus marqué sur les régions arctiques ah oui euh que sur les régions tempérées comme les nôtres euh vous l’avez décrit peut-être dans un dans un graphique cette évolution des
Températures moyennes oui alors ça c’est un graphique qui est issu d’un d’un site qui s’appelle climat HD qui est géré par Météo France où on voit c’est les deux tubes he le tube orange qui correspond au scénario RCP 4.5 donc c’est euh réchauffement modéré changement climatique avec un réchauffement qui se
Poursuit jusqu’en 200 et le la trajectoire mauve ben c’est le le scénario du track + 4°gr donc on arrive à un réchauffement très important et les petits bâtons bleus et rougge c’est ce que ce qu’on observe depuis depuis 1970 sur la France donc vous voyez pour l’instant ce qu’on observe c’est
Exactement ce qui est envisagé par les simulations donc faut espérer que dans les prochaines années on sorte pas de de l’enveloppe parce que là ça on va encore se s’inquiéter encore plus pour l’avenir et pour le sujet qui nous occupe la température moyenne est évidemment importante mais les températures
Extrêmes quand on parle de production agricole c’est tout à fait critique oui puis quand on parle de vie tout court hein puisque puisque plus 2 degrés ou plus 4°gr c’est c’est une moyenne annuelle donc quand je parle de bouleversement climatique à + 4°gr c’est que vraiment tout va être changé et
Notamment l’accentuation de la des chaleurs extrêmes en été la disparition quasi des jours de gel en hiver donc ça a vraiment des impacts c’est pas c’est pas une augmentation linéaire c’est pas plus 4°grés tous les jours c’est plus 4°gr en moyenne exactement des gels précoces pour le moment on y reviendra
Dans l’intervention suivante mais je vous laisse effectivement illustrer utionou là là c’est le graphique qui fait peur mais c’est une réalité scientifique hein donc scénario + 4°gr à gauche vous avez chaque petite boule orange correspond à des canicules qu’on a pu observer par le passé en horizontale vous avez la la durée des
Canicules en jour donc ça va de 0 à plus de 20 jour et en vertical vous avez la température moyenne jour-nuit qui fait pendant les canicules donc quand on a 30° c’est 30°r en moyenne journuit ça veut dire 20 le matin et 40 l’après-midi donc il fait très chaud il fait très
Chaud pendant 10 15 jours donc pour l’instant dans le dans le passé ce qu’on a observé le pire c’est 2003 avec une canicule à l’échelle de la France qui a duré une quinzaine de jours et pendant laquelle on avait des températures moyennes jour nuit qui flirtaaient avec
Les 30° donc c’est quelque chose qu’on avait jamais vu dans les 50 années précédentes ça c’est le passé récent connu avec de plus en plus de canicules et de plus en plus intense hein comme on a vu en 2022 ou en 2019 2022 c’est deux
Canicules de suite non oui on en a eu plusieurs après ça dépend des critères qu’on met mais bon c’était on a surtout battu des records extrêmes de température avec 44°gr compris qui est pas très loin d’ici euh notamment dans en Enjou voilà et à droite vous avez le le scénario + 4°gr
Donc c’est c’est toujours les canicules mais c’est les canicules du futur et vous voyez que là on change complètement d’échelle puisque dans le passé on était entre 0 et 20 jours de canicules là on est entre entre 10 jours et ça va jusqu’à 90 jours à droite donc c’est des
Canicules qui duraient 3 mois 3 mois consécutives avec des températures moyennes journuit qui flirte avec les 31 32 33°gr donc là c’est plus 20 le matin 40 l’après-midi c’est 22 2 23 le matin et 45 l’après-midi en moyenne sur tout tout le pays donc c’est des choses qu’on
A jamais vécu dans le passé évidemment et on sent bien que notre société n’est pas du tout adaptée à ce genre de chaleur c’est des chaleurs qui existent actuellement dans le sud de l’Espagne ou au Moyen-Orient mais pas du tout sur la France donc si malheureusement on est
Dans ce scénario du futur il faut réfléchir dès maintenant aux pratiques agricoes à l’industrie mais également à l’habitat parce que l’habitat n’est pas adapté à ce à ce type de de phénomène et évolution sur les températures ça signifie évolution sur les précipitations l’eau qui tombe tout
Simplement oui alors là on est moins à l’aise puisque les précipitations c’est un phénomène météo qui est très sensible à tout un tas de variations et donc si on scrute le passé les fameux 150 ans de données qu’on a sur la France dans pas mal d’endroits on trouve pas vraiment d’évolution significatif des
Précipitations et quand on projette ça dans le futur avec les modèles de climat vous voyez qu’ici les les tubes que ça soit le le le scénario à + 2 à + 4°gr les tubes d’évolution des précipitations sont à peu près confondus donc il y a une grosse incer notamment sur la France
On a vu qu’en Europe on a une tendance à l’augmentation des pluies au nord de l’Europe à une diminution au sud par contre la France on est en entre deux et et donc ça ça reste très incertain donc il faut continuer à surveiller ça de très près et à continuer à travailler
Sur le sujet alors si c’est pas les précipitations le bon indicateur ça va être le bilan hydrique au fond c’est oui alors le bilan hydrique c’est quelque chose de très important en agriculture évidemment et ici vous avez des évolutions du bilan hydrique passé et futur alors je vais vous demander de une fois
Que l’avion sera passé oui effectivement je pense que là on je vais vous demander de vous concentrer sur la courbe orange qui est l’évolution du bilan hrique en France entre le mois de janvier et le mois de décembre donc c’est une moyenne sur les 30 dernières années vous voyez
Que les sols sont très humides en hiver c’est normal et plus sec à la fin de l’été donc l’orange c’est le climat du passé en marron c’est les extrêmes du passé donc c’est des sécheresses type 89 1976 voire 2003 et 2000 2022 et ce qu’on voit en projection le mauve c’est la
Projection du futur avec un scénario fort réchauffement et vous voyez que les les extrêmes du passé deviendront la moyenne du futur parce que le Mau c’est la moyenne du futur donc on a un changement de de référence un changement d’échelle qui est très important euh d’ailleurs on peut le voir on peut le
Voir dans dans pas mal d’évolutions on voit notamment que l’été 2022 qui a été très chaud et très sec en France on a dit à l’époque que ça pouvait préfigurer des étés moyens du futur donc quelque chose qui était extrêmement sec et extrêmement chaud dans le passé deviendra habituel dans le futur
Exceptionnel devient le commun voilà exactement alors quel impact sur les productions les productions agricoles alors ça c’est pas ma spécialité évidemment je crois que ça va être développé par par les autres intervenant donc voilà l’évolution du du rendement de blé c’est quelque chose qui est connu
Ça a augmenté dans les années 50 60 avec la mécanisation et l’évolution des des espèces et puis il y a un coup de frein depuis 2000 2000 les rendements ont tendance à à stagner mais ça c’est quelque chose que les gens qui travaillent dans le secteur connaissent bien exactement alors peut-être un
Retour sur la saison 2023 qui a été très particulière oui parce que bon euh c’est important de de regarder ce qui se passe dans le passé pour mieux appréhender le futur et donc toutes les saisons agricoles sont atypiques de toute façon la saison agricole moyenne ça existe pas
Voilà donc donc là vous avez l’exemple de l’évolution l’indice d’humidité des des sols sur les Pays de la Loire sur l’été l’été 2023 donc le ce qu’on la moyenne c’est le petit trait au milieu hein vous voyez que le mauve c’est l’évolution jour par jour de de la
Sécheresse des sols en paysloir vous voyez qu’en 2023 on était à une année à peu près moyenne puisquon a on on a oscilé toute l’année entre des fois des moments plus humides des moments plus secs mais globalement il y a pas eu de sécheresse en 2003 contrairement à 2022
Bon l’été 2023 a été proche de la normale il était très chaud dans la fin de l’été et au début de l’été mais la saison estivale juilletaoût n’a pas été très chaude pour ceux qui étaient dans le coin vers le vers fin fin juillet début ao c’était pas quand même de forte
Chaleur euh par contre on voit que en 2023 si on regarde à l’échelle de la France le nord de la France était en bleu c’est-à-dire avec des sols plutôt humides euh au début du mois d’août et par contre il y avait une bonne partie de la France qui était en sécheresse
Donc la réalité de la sécheresse du Nord n’est pas du tout la même que dans le sud ça peut ça peut être très différent cuid de de cet hiver alors cet hiver qui s’achève il a été très doux donc vous le voyez sur la la courbe de gauche hein
C’est une évolution des températures à tour que j’ai prise en titre d’exemple du 1er novembre au 29 février on a eu une période de froid quand même souvenez-vous c’était vers janvier on a eu de semaines de TR semaines avec de la neige à Paris de la neige en Normandie
Pas mal de froid des temp températures qui sont abaissé jusqu’à – 10 par moment bon un hiver normal mais qui a été très court qui a duré 3 semaines et depuis bon il fait pas très chaud mais on n pas non plus froid avec un nombre de jours
De gel cet hiver qui va être qui va être assez faible avec des conséquences aussi au niveau de notamment des arbres fruitiers un petit point sur le l’humidité des sols alors c’est la carte en haut à droite elle date de F de fin février donc vous voyez que quasiment
Toute la France était en bleu d’ailleurs en ce moment le problème agricole c’est plutôt la forte humidité des sols qui on empêche les travaux de de printemps qui ont été retardés encore encore cette année euh bon le seul endroit en France où subisse une sécheresse ce qu’il y
Avait du côté du Gar et de l’héro a été balayé par les fortes pluies qu’on a eu le weekend dernier par contre il reste le point noir des pyinéses orientales et d’une partie du département de l’eau 2 où là on a une sécheresse chronique depuis 18 mois donc qui est très très
Problématique et il y a pas non plus plus cet hiver sur ces sur ces régions il y a pas de neige en montagne du côté du mont Canigou ou de font Romeux et donc il y a pas de réserve pour l’été et donc il y a de quoiêtre inquiet pour la
La suite de ce département parce que c’est vraiment très très préoccupant effectivement un mot sur cet hiver on a connu une tempête la tempête siarant cuit justement des événements extrêmes on entend une certaine forme de augmentation de la fréquence est-ce le cas oui alors dès qu’il se passe quelque
Chose en terme de météo on on met ça sur le compte du changement climatique alors pour les sécheresses c’est le cas pour les fortes chaleurs c’est le cas évidemment pour les hivers plutôt doux c’est le cas mais par contre tout ce qui est événement extrême tempête orage pour l’instant rien nprouvé qu’on puisse
Faire un lien entre ces événements et le changement climatique c’est vraiment des événements de météo sur quelques jours ou sur des courtes périodes donc on a on a regardé les tempêtes depuis 30 40 ans sur la France ou sur la Bretagne et des tempêtes comme kan il y en a tous les 10
20 ans mais il y a pas plus de tempêtes dans les 20 dernières années que dans les années précédentes il y en a même moins donc il y a pas du tout de lien qui est fait les tempêtes font partie de de la météo bretonne euh on a l’habitude
Bon ça carant était très très fort hein bien sûr mais il y a pas il y a pas de il y a pas de lien avéré entre ces événements extrêmes type tempête orage même forte pluie et le changement climatique alors cette nuance est en fait en conclusion Fran quels sont les
Messages clés qu’on doit retenir alors les les messages clés vous l’avez compris le climat a déjà changé et il va encore changer donc en France en Europe et partout dans le monde donc c’est vraiment un phénomène mondial donc la nécessité de s’adapter ben elle se elle
Devient de plus en plus forte je dirais de de jour en jour ou de saison en saison donc plus plus ça va et pu on sent qu’on a vraiment intérêt à à s’adapter au au futur donc il y a les stratégies sans regret c’est-à-dire qui
Consiste à dire que tout ce que je fais pour lutter contre le contre pour mon adaptation au climat futur ça servira peut-être dès l’été prochain ou l’été après c’est pas force faut pas attendre 2050 pour voir déjà les bénéfices bon les impacts sensibles sur les pratiques agricoles on le verra tout à l’heure
Avec les autres intervenants ça c’est c’est quelque chose qui est connu bon il y a on a beaucoup de données on a beaucoup de modèles de climat donc il y a moyen de faire beaucoup d’études sur le le futur il y en a certaines qui vont
Être présent juste après et euh il y a vraiment aussi une nécessité de de faire le lien entre les scientifiques qui travaillent sur le climat et les gens qui travaillent sur des activités qui sont sensibles à à l’évolution de ce climat et des outils existent qui peuvent être utilisés ou que vous vous
Utilisez au travers vos prestations certains graphiques ou cartes que je j’ai montré là se viennent de de sites comme clim HD clim DIAC commune drias donc c’est des portails d’accès aux données climatologique du futur et du présent qui sont très utiles pour bah pour regarder ce qui se passe dans des
AC activité particulièr donc tous ces sites évidemment sont en accès libre merci Franck on peut l’applaudir pour cette présentation avec moi la séance de questionsréponsse sera à l’issue de la séquence complète en tout cas effectivement je retiens évidemment le message clé le le climat a commencé à
Changer et et va changer encore et pour l’impact sur les productions agricoles Ellez un élément c’est effectivement la hausse des températures suffit à elle seul et bien à produire l’augmentation du niveau de sécheresse euh des sols alors comment s’adapter on on va donner la parole à distance à Serge Jaca euh
Son expertise c’est de faire dialoguer euh climat et agriculture ingénieur agronome docteur en agroclimatologie il s’est fait connaître en 2021 avec des alertes sur et bien les impacts du gel sur euh la production agricole euh il est très présent sur les réseaux il tente de sensibiliser aux effets du
Changement climatique et de lutter contre les discours climatoceptiques il est également chercheur à l’intelligence technologic knowledge à Montpellier une entreprise qui propose des logiciels au service de l’agriculture alors il regrette beaucoup aujourd’hui il aurait voulu être avec nous mais il a été contraint de rester il tenait beaucoup à
Intervenir donc il a enregistré une vidéo que nous avons et bien reçu hier soir donc on change de format on passe en mode voilà vidéo diffusé euh au programme un retour sur l’impact des gels précooces les données phénologiques c’est-à-dire la phénologie l’influence climatique sur le développement saisonnier des plant et l’impact sur la
Qualité produit des projections et bien sur le caractère méditerranéen voilà du climat en France selon les les projections et puis ce qui est très intéressant parce que c’est finalement un des rares experts à produire de telle carte c’est une expertise en biogéographie des cultures c’est-à-dire et bien des projections à
Travers des cartes des productions sur vous allez voir différentes filières qu’on lui a proposé alors ça va du citron à la patate douce en passant par la pomme de terre et l’olive alors on lance la la vidéo on est parti pour une vingtaine de minutes de présentation et vous allez voir il est
Reconnaissable à son chapeau qu’il a gardé pour cette vidéo je suis Serge za je suis docteur en agroclimatologie la science qui étudie l’impact du changement climatique sur l’agriculture aujourd’hui je vous fais une vidéo pour le CFIA de Renn 2024 pour parler des biogéographies la biogéographie c’est l’aire de répartition des espèces et
Nous allons voir qu’avec le changement climatique cette aire de répartition des espèces a forcément évoluer avec le climat je vais partager mon écran puisque j’ai énormément de choses à vous montrer à ce sujet c’est extrêmement visuel ce genre de présentation alors d’abord faire un retour sur 2021 et 2022 pour voir que
Cette évolution des biogéographies est à l’origine aussi de pertes agricole notamment de perte de rendement ce qui s’est passé en 2021 c’est que nous avons eu un épisode de gel tardif notamment en avril le 6 7 8 et 9 avril 2021 après un épisode de douceur qui a eu lieu fin
Mars cet épisode de douceur a réveillé la végétation on appelle ça un faux printemps et qui a ensuite brûlé avec l’arrivée de ce gel c’est la plus grosse catastrophe agricole que nous avons pu observer depuis 1945 avec 4 milliards d’euros de pertes estimé à peu près 2 milliards
D’euros de pertes lorsqu’on a revu ces pertes estimées – 59 % pour la prune – 59 % pour la poire de table mais également – 54 % pour la cerise donc des pertes de rendement catastrophique en 2022 c’est complètement l’inverse on a à la fois eu un gel remarquable bien sûr de nouveau
En avril mais trois canicules et une très grande sécheresse qui ont concerné également l’agriculture à l’origine de cette remontée d’airchaud il y avait une dépression au large du Portugal qui est restée positionnée à la place de l’anticyclone des Assor pendant plusieurs mois à l’avant de cette dépression on a eu une très forte
Remontée d’air chaud cet airchaud est extrêmement sec a provoqué d’énormes pertes de rendement notamment sur les cultures qui poussent en été lorsqu’on regarde notamment pour le maïs grain les pertes de rendement on est complètement sorti de ce qu’on appelle la biogéographie du maïs on va dire la résistance du maïs à son climat
Il faisait beaucoup trop chaud et beaucoup trop sec pour la pousse du maïs on a eu des pertes de rendement allant de -5 à -54 % en Occitanie avec un dégradé Nord-Sud c’est la plus mauvaise année pour le maïs depuis 1990 soit à peu près 20 ans pour le blé d’hiver
Cette fois-ci il s’en sort mieux puisque les sécheresses arrivent un petit peu plus tard au cours du cycle de l’hiver donc vers la fin du cycle du blé d’hiver plutôt au cours du mois de juin dans le nord de la France les sécheresses sont arrivés plus tard donc le blé d’hiver a
Pu subir des hausses de rendement notamment grâce à la hausse du CO2 atmosphérique tandis qu’au sud les sécheresses arrivant plus tôt dans le cycle du blé on a eu également des baisses de rendement si je fais le bilan par exemple en région ronalpe toutes les cultures ont subi des baisses de
Rendement par rapport aux 5 dernières années que ce soit par exemple laathétical – 12 % le soja – 19 % la férole – 32 % et le tournsol s’en sort un petit peu mieux avec – 1 %. au centre val-deloire on a une belle différence entre les cultures d’hiver
Ici à droite dans le graphique le blé dur d’hiver le blé tendre d’hiver l’orge d’hiver et le colza d’hiver où on a eu parfois des Hauses de rendement ce sont les cultures qui vont pousser une partie de l’hiver là où il y a toujours de l’eau disponible tandis que les cultures
D’été le fourrage le maïs l’orge de printemps mais également le blé dur ont eu des pertes de rendement assez conséquente d’ailleurs dans le centre Val-de Loire je peux faire le bilan sur toute la France c’est exactement les mêmes conclusions des pertes de rendement très importante pour toutes les
Cultures ce qui se passe c’est qu’on a une évolution donc du climat qu’on a vu dans la présentation précédente et c’est cette évolution du climat est notamment visible par ce qu’on appelle l’évolution de la phénologie qui est symptôme de l’évolution du climat mais qui est aussi un symptôme de l’évolution des aires de
Biogéographie pour commencer par exemple on regarde les dates de vendange à bon depuis 1659 avant 1960 on avait des dates de vendange qui étit comprise entre le 23 septembre et le 3 octobre mais avec l’évolution de la température ces dates de vendang se font de plus en plus tôt
Certaines dates de vendange d’ailleurs sont même en août notamment en 2003 et en 2022 en moyenne on a gagné 20 jours sur les dates de vendange à bon mais c’est le cas sur T l’hémisphèrees Nord d’ailleurs et même sur l’ensemble de la planète si on ge par exemple les dates
De floraison du cerisier japonais à Kyoto depuis 812 donc depuis plus d’un millénaire on a gagné à peu près 15 jours sur les dates de floraison c’est une date historique une date célébrée au Japon la date de l’apparition des fleurs du cerisier japonais de même pour les vendant sur
L’ensembble de la France on revient en France à Saint-Émilion châteauneu du pape en Alsace à Tavel à côté d’Avignon en Champagne également on a gagné 18 jours l’évolution climatique a pour symptôm notamment pour l’arbculture et la viticulture mais également pour le maréchage un décalage des dates de phénologie une floraison plus précoce
Mais également des vendanges plus tardive dans son regarde notamment sur ces florisons plus précoces elles expliqu en très grande partie l’évolution des pertes de rendement du au gel sur ce graphique là vous avez depuis 1970 à 2000 en haut la date des derni gelés qui diminue forcément du 11
Mars au sein de glace mais également le débourrement donc l’ouverture des bourgeons qui augmente bien sûr du 11 mars jusqu’au sein de glace la superposition donne le risque de perte de rendement ce qu’on observe c’est donc un débourrement qui se produit de à 3 semaines plusut tôt des floraisons
Beaucoup plus précoces ceci dit on a gagné on a perdu qu’une semaine sur les dernières gelées et donc des risques de perte deorement de plus 60 %. cela symptomatique de l’évolution du climat cela est symptomatique également de l’évolution de la biogéographie puisque ces espèces qui étaient adapté dans le climat dans lequel elle
Poussaiit n’avait pas forcément énormément de perte de rollement elles étaient économiquement rentables mais avec l’évolution du climat on observe de plus en plus donc ces décalages de phénologie qui sont Simp autatique de l’évolution des biogéographies et qui provoque des pertes de rendement ce n’est pas seulement sur le rendement
Qu’on observe ces évolutions mais également sur le goût de la production et notamment pour le vin par exemple ici vous avez les évolutions du degré potentiel d’alcool dans le longdoc Rousillon de 1980 à 2015 avec une augmentation de 2 degrés du potentiel d’alcool c’est exactement la même chose
À Cognac 2 degrés d’évolution du potentiel d’alcool depuis 1900 0 qu’est-ce qui se passe en réalité c’est aussi une évolution de la phénologie qui est symptomatique de l’évolution de la biogéographie vous avez ici de 1970 à 2000 la période de remplissage d’b qui se produisait en août et début septembre
Cette fois-ci elle est complètement décalée en plein milieu de l’été en juillet août par l’évolution de la température entre 2020 et 2050 le risque de sécheresse est également plus important ce qui fait que le risque de stress hydrique est plus important pendant le rempliss sage des B et
Qu’est-ce qu’il se passe c’est que s’il y a moins d’eau pour remplir ces B ces B seront beaucoup plus concentrés en sucre puisquil y a moins d’eau pour diluer ce sucre et ce sucre va faire forcément augmenter le taux d’alcool puisque c’est à partir du sucre qu’on produit de
L’alcool donc des évolutions de production des évolutions de perte de rendement des évolutions également dans le goût de la production qui sont symptomatique en réalité de l’évolution des biogéographies la biogéographie je le rappelle et l’air de répartition des espèces on observe déjà une remontée des
Climats de entre 1961 et 1990 et 30 ans plus tard 1991 2020 le plus exceptionnel est par exemple le climat de Lyon qui se retrouve maintenant à Strasbourg ou le climat de Rennes qui se retrouve à Lille ou le climat de Marseille qui se retrouve à Toulouse donc forcément s’il
Y a une évolution des climats il y a forcément une évolution des paysages associé puisque les espèces forestières ne pousse pas au même endroit suivant le climat et suivant ces évolutions de paysage on a également des évolutions agricoles par exemple l’olivier ne pousse uniquement qu’en région méditerranéenne pour l’instant il ne va
Pas pousser à l’île mais si ce climat méditerranéen remonte sur monté liimar Lyon mais également Toulouse l’olivier l’air de l’olivier pourra remonter c’est ce qu’on va voir tout à l’heure commençons déjà par l’air de répartition nos espèces forestières puisque les études de la biogéographie VI viennent essentiellement de la forêt vous avez
Ici en rouge l’air de répartition du chîn vert méditerranéen qui est symptomatique en fait de la garigue la garigue avec ses cigales mais également avec le thint le romarin cette garigue s’accompagne essentiellement d’abricotiers d’Olivier il n’y a pas de maïs il peut y avoir du blé dur il y a
Il n’y a pas de vache laitière dans ces paysages de garig on retrouve une agriculture typique de la Méditerranée lorsqu’on regarde 2050 et 2100 sur les cartes suivant on observe que cette zone rouge remonte sur la région leunis sur la région bord deelest sur la région également toulousenne voire même sur le
Poitoucharante d’ici 200 c’est-à-dire que l’air du chaîn vert méditerranéen remonte la garque pourrait s’implanter beaucoup plus au nord remonte également en altitude c’est-à-dire que les paysages associés l’agriculture associée va forcément évoluer l’air de répartition des cultures évolue également on regarde maintenant la zone orange qui est le climat plutôt àittin
Qui remonte du côté de Paris tandis que la zone verte notre zone chaîne chaîne pédonculée par exemple a tendance à être relégué vers l’Allemagne donc toutes les zones en fait de production agricole vont évoluer et je me concentre uniquement sur le chaîn vert méditerranéen on remarque ici que la
Biogéographie remonte bien vers le nord c’est une apparition pour la biogéographie tandis qu’on a également des disparitions par exemple ici pour le être une disparition vers le nord-est le être pourrait disparaître de la plupart de nos plaines agricoles d’ici 200 concentrons-nous maintenant sur bon donc l’air de répartition des cultures
Qui évoluent avec ce climat et c’est une solution pour faire face au changement climatique il y a des solutions notamment sur les paysages notamment avec les ha il y a des solutions sur le respect du sol avec l’agriculture de de conservation des sols il y a également des solutions sur de nouvelles variétés
Plus résistance au sécheresses au canicule des solutions numériques des solutions d’irrigation des solutions de retenue d’eau mais il y a également des solutions de nouvelles filières le citron en est un très bel exemple vous avez ici depuis 1961 jusqu’à 1990 les l’air de répartition du citron c’est la
Première carte qui était concentrée bien sûr en région méditerranéenne puis on avance jusquen 2100 donc les autres cartes plus l’air de répartition du citron qui économiquement sera rentable du côté du Pays-Basque ou même du côté du Lyonnais d’ici 2070 avec l’évolution à la hausse de la température mais
Également la diminution du risque de fort gel en dessous des- 10°gr qui pouvait impacter le citron durant l’hiver je continue par des choses un petit peu plus exotiques notamment le nibé depuis 1961 jusqu’à 2100 le nibé est un haricot africain donc une légumineuse qui pourrait être très importante dans nos rotations notamment
Dans le sud de la la France et la partie nord-est de la France à partir des années 2030 continuuons cette fois-ci on va aller dans le domaine plutôt de l’apéritif avec la cacahuète ou même du côté de l’Afrique ce n’est pas seulement pour l’apéritif mais se retrouve
Également dans des plats comme le poulet et cacahuète qui est un plat typique africain donc cette zone de la cacahuète est extrêmement intéressante puisqu’elle remonte par la partie sud et ce qui est intéressant c’est que de nouvelles filières agricoles puisquil est très important d’ parler des développement de filières agricoles avec ces nouvelles
Cultures les filières agricoles je vous le rappelle c’est 30 ans pour obtenir une filière suffisamment puissante économiquement parlant donc il faut réfléchir dès maintenant en 2024 pour les productions en 2050 la cacahuète est un bon exemple puisqu’on a de nouvelles productions notamment le beurre de cacahuète que pourrait faire Andros que
Fait déjà pardon Andros mais qu’il pourrait de plus en plus être français d’ici 2030 ou 2 0 l’olive est un exemple parfait également puisque on a déjà de nouvelles filières qui se mettent en place dans le sud de la France avec l’arrivée de nombreux de de milliers d’hectares de
Plantation d’Olivier notamment à cause du Maroc qui se désertifie ici on voit la disparition de la zone de production de l’olive donc la biogéographie du côté du Maroc et du côté de l’Algérie et qui a tendance à remonter du coup sur l’Europe centrale mais également sur la
Sur la France par pardon vous avez j’ai pas parlé du code couleur le code couleur quand on est dans le orange c’est qu’on a une production qui est plutôt faible mais qui reste intéressante plus on va vers le vert plus ça sera intéressant de même des cultures qui pourrait remplacer nos cultures trop
Consommatrices d’eau en été ici vous avez par exemple le sorgo où on était déjà dans la zone biogéographique mais cela va se renforcer et notamment sur la partie centrale de l’Europe j’y reviendrai notamment pour le blé la PME de terre reste très présente en France puisque ces cartesl superposent
L’ensemble des variétés il sera toujours possible de faire de la pomme de terre en France il faut juste changer de variété mais également décaler les dates de production avec des plantations beaucoup plus précoces avec la diminution du nombre de risqu de de jour de gelle donc voilà des décalages et des
Adaptations variéales qui feront que la pomme de terre sera toujours présente en France mais seulement avec de nombreuxes difficultés notour dans le sud de la France le pochich c’est une culture très intéressante puisqu’elle pourrait remonter par le sud de la France et c’est déjà le cas de plus en plus de
Rotation intègre le poischiche qui je le rappelle est une légumineuse et on a également le développement d’une filière très intéressante pour la nutrition humaine notamment avec le houmous qu’on retrouve de plus en plus dans nos rayons donc une culture d’avenir le pois chiche en France qu’on pourrait de plus en plus
Intégrer dans No futur plat peut-être de de nouveaux plats d’ailleurs nationaux à partir de ces futures cultures la patate douce également bon la pomme de terre sera toujours présente mais de plus en plus par le sud de la France on pourrait voir des frits de patates douces se
Développer de la purée de patates douces qui est très minoritaire en France par rapport à la pomme de terre classique mais qui pourrait devenir majoritaire dans le sud de la France peut-être à partir de 2040- 2050 on aura des liens avec l’agroalimentaire et peut-être qu’on proposera des frites de pâates
Douces chez McDonald’s voilà à voir mais on a une belle évolution ici de la biogéographie par le sud notamment sur le Lyonnais et le Pays Basque l’orge alors je vous rassure il y aura toujours de la bière dans nos étales puisqu’on peut adapter les variétés l’orge s’adaptera toujours notamment à
Partir de l’orge d’hiver l’orge de printemps étant réservé pour la bière aura peut-être peut-être un peu plus de difficultés mais restera toujours présent en France il gagne cependant du potentiel dans le nord de l’Europe tout en diminuant dans le sud de l’Europe le maïs grain est extrêmement intéressant aussi puisqu’il gagne du potentiel
Énormément dans le nord de l’Europe par contre là on voit bien la diminution dans le sud de l’Europe notamment en France à partir des années 2050 où le maïs pourrait progressivement disparaître de nos champs d’ici 2050 en France notamment à cause de forte chaleur et de stress thermique il sera
Relégué vers plutôt l’Europe centrale voir la Russie je terminerai sur ces biogéographies par la vigne ici vous avez l’air de répartition de la vigne en rouge actuel en bleu futur toute la France est concerné par ces zones favorables à la culture de la vigne avec notamment le développement actuel de
Vignobles en Bretagne en Normandie en Angleterre en Belgique et dans le nordp de Calais donc de futures puissances agricoles en perspective se développeront dans ces régions-là puisque ces régions-là pourront accueillir de plus en plus de la vigne attention cependant à l’exposition des parcelles aux pentes mais également au
Sol qui font la caractéristique des vins locaux on ne peut pas panter de la vigne n’importe où parlant de vigne également la remontée des sépages donc des sépages plutôt marocains algériens qu’on retrouvera dans le sud de la France tandis que les sépages Français se retrouveront plutôt en Belgique au
Royaume Uni du côté de la la l’Alsace on aura plutôt des cépages italien donc une remontée des spages je tiens à préciser que la vine sera toujours présente en France étant fortement résistante aux sécheresses mais également aux canicules et je terminerai également par euh l’abricot l’abricot variété rouge du
Rousillon que l’on retrouvera de plus en plus vers le nord de la France et qui ne sera plus présent dans les plaines du Roussillon d’ici 20802100 vous avez ici la carte 1960 1980 la bricoot rouge du Roussillon avait un pourcentage de succès ici 100 %
En vert 0 % en rouge tandis que les aut zones blanches et rouges sont des zones où elles ne pouvent pas s’implanter ce sont des études que j’ai faites notamment pour le ministère de l’Agriculture à partir de modélisation et d’ailleurs les ordinateurs que vous voyez d’ariur sont en train de calculer
Le rouge du Roussillon actuellement en Espagne et donc on voit cette remontée du rouge du rou sillon qui pourrait atteindre agin Bordeaux Carcasson mais également continuer peut-être à remonter sur le nord-ouest de la France cependant la date de récolte la date dat de maturité étant plus tardive sur ces régions là on
Aura des risques de sécheresse peut-être plus importants sur le nord-ouest de la France et il remontera également du côté du de la basse vallée du rô de la moyenne vallée du rô remplacera progressivement l’abricot Bergeron qu’on a dans ces régions tandis que l’abrico Bergeron lui se retrouvera plutôt vers
Le dijunet plutôt vers Bour enbresse mais également Strasbourg et Colmar donc une évolution vers le nord aussi de ces variétés là tandis que en région Roussillon là où est orig originaire cette variété on aura de moins en moins d’abricot rouges du Roussillon puisqu’il fera plus suffisamment froid en hiver on
Appelle ça la vernalisation les besins en froid pour le rouge du Rousson il faut 800 he sous 7 degr ce sera plus le cas dans l’avenir où on faudra plutôt voilà décaler cette culture vers le nord les paysages vont fortement évoluer également voici Toulouse en 2050 où on
Aura plus des aspects de garig avec de la fig de l’amande du pois chiche tomate aubergine poavron Sorga Sorga Sorg tournesol colza mais également blédure de la pêche de l’abricot et cetera du côté de nî les paysages vont s’assécher on aura plutôt des steps et des savanes
Ceci dit on aura quand même la fi de barbarie la nefle le caprin et Lovin en altitude l’abricot toujours en altitude la cacahuète la tomate l’olive le blé dur on retrouvera d’autres cultures d’autres filières qu’il faut anticiper dès maintenant je rappelle c’est plusieurs milliards d’euros pour développer une filière ce n’est pas en
2050 qu’il faut s’y mettre c’est largement en amont c’est dès les années actuelles pour préparer la filière et j’espère que l’État va pouvoir investir dans ces futures filières parce que ce n’est pas seulement le rôle des agriculteurs il faut que l’État permette d’avoir le maximum de chance aux agriculteurs pour produire ces nouvelles
Cultures et donc on doit investir dans ces nouvelles filières sur le cas espagnol par exemple malheureusement on a une désertification ce qui est peut-être pas le cas dans toutes les régions française peut-être dans les Pyrénées Orientales mais en tout cas c’est pas le cas sur le nord de la
France l’Espagne va de plus en plus avoir des problématiques d’eau 9 millions d’hectares sont notamment menacés de désertification 9 millions d’hectares ces 9 millions d’hectares doivent être absolument reprises en France où on doit produire nos futurs fruits et légumes et être la future filière la filière française
Pourrait être celle qui exportera à la place de l’Espagne et peut-être que d’ici 2050 on fera l’inverse nos tomates no nos poivrons nos aubergines qu’on aura sur la partie centrale de la France pouront aller cette fois-ci en Espagne je terminerai par euh le blé tendre d’hiver sur le blé tendre d’hiver
On a une évolution du rendement ici que l’on voit depuis 1815 avec une forte explosion du rendement depuis les années 1945 c’est la révolution verte on a investi massivement dans la génétique la recherche la mécanisation également la chimie pour la fertilisation donc les rendements on été multiplié par 7 mais
Depuis les années 2000 les rendements se stabilisent en France pour le blé malgré les évolutions génétiques à cause notamment des sécheresses et des fortes chaleurs pendant le remplissage du grain du blé donc plutôt en joint cependant avec le changement climatique on s’attend à ce que ces rendements
Continuent à augmenter dans le nord de la France puisque les sécheresses arrivent plus tard dans le cycle du blé et le blé a le temps de profiter du CO2 puisque le CO2 accélère sa photosynthèse tandis que le sud de la France on aura des pertes de rendement ces perte de
Rendement se font puisque les sécheresses arrivent plutôt dans le cycle du blé et donc on n pas le temps de profiter du CO2 atmosphérique en excès donc cette différence nord- sudud est du à l’arrivée d’une sécheresse précoce ou tardive suivant les régions françaises et tout ça pour vous dire
Qu’au final l’évolution de la biogéographie donc donc on parle de l’agroclimatologie on travaille sur la biogéographie puis on arrive sur la géopolitique vous avez ici une évolution des cartes du rendement du blé avec l’évolution du climat pour un scénario plus 3°gr on a une hausse des rendements
Prévu dans le nord de l’Europe et une diminution des rendements dans le sud de l’Europe c’est une carte issue du GC une hausse des rendements en Russie en Ukraine en Pologne donc de futurs pays qui seront exportateurs de blé et d’ailleurs la Russie si et le premier exportateur de blé depuis quelques
Années alors qu’elle était importatrice nette depuis il y a 15 ans donc une très forte évolution la Russie sera très fortement favorisée par ce changement climatique et elle en profite pour structurer ses filières et moins dépendre des pays extérieurs surtout vu les problématiques que nous avons actuellement sur le continent
Européen le changement climatique est une évolution de la géopolitique il faut absolument l’intégrer au niveau politique pour qu’on puisse anticiper ces évolutions politiques et ne pas dépendre de pays qui ne sont pas forcément nos alliés actuellement et c’est très important pour le blé la betterave la pomme de terre et le maïs
Mais également le soja presque toutes les bases de nos cultures je tiens à le préciser on a parlé beaucoup d’agriculture je terminerai aussi par le fait que nos écosystèmes souffrent aussi de ces évolutions de biogéographie vous avez ici i Grenoble en 2021 le 11 août et le 11 novembre par une webcam fixe
Qui a permis de faire cette superposition d’image le 11 août on avait des stress thermiques tandis que le 11 novembre alors que normalement on devrait être en orange c’est l’automne on a plutôt du vert puisqu’il faisait doux et que la pluie était revenu donc des cycles aussi des cycles qui sont
Complètement bouversés les cycles des écosystèmes et qui mènent forcément à des pertes d’arbres donc on appelle ça des dépérissements ces dépérissements sont notamment D à l’évolution des biogéographies les arbres qui sont implantés ici et qui ont prospéré pendant des des des centaines d’années et bien ne sont plus adapté au climat
Dans lequel ils sont ils n’ont pas pu bouger forcément puisquun arbre ne bouge pas tandis que le climat lui s’en va il remonte vers le nord et il laisse ses arbres dépérir dans un nouveau climat qui n’est pas le leur également en haute zone ici vous avez la même image avec
Des dépérissement très important d’écosystème et je terminerai par cette belle FAO que j’ai faite le 4 août 2020 à Cann et qui a été élu par un jury d’experts international plus belle photo du monde en 2021 j’ai oublié de vous dire je suis également chasseur d’orage
Donc la nuit je fais des photos d’orage et la journée je fais de l’agroclimatologie voilà je vous souhaite une bonne journée et un bon salon à tous au revoir voilà on peut l’applaudir en effet l’homme l’homme au chapeau qui a plusieurs casquettes compris avec ce clin d’œil sur et bien
Les orages euh vraiment une présentation bien très très édifiant très intéressante avec et bien des projections qui montrent qu’effectivement et bien des filières vont tendre à disparaître d’autres vont se maintenir mais avec des des décalages notamment et bien en terme de date de récolte de rendement évidemment la nécessité d’une adaptation variétale et
Puis parce que il faut s’adapter à cette nouvelle situation des nouvelles filières vont émerger sauf que et bien je retiens le l’échelle de temps qui nous a donné C 30 temps pour structurer faire émerger de nouvelles filières donc c’est évident que c’est dès maintenant qu’il faut et bien y réfléchir l’idée
C’était de faire un point sur les filières végétales avec Serge Jaca nous enchaînons sur et bien les filières animales et pour faire le point sur ce sujet j’ai le plaisir d’appeler Thierry pouche vous pouvez l’applaudir à avec Thierry nous allons avoir une approche vous allez voir qui n’est pas centrée
Pour le coup sur l’impact climatique mais qui va et bien embrasser tous les facteurs d’évolution Thierry vous dirigez le service étude et prospectives qui regroupe des économistes des agroéconomiste au sein des Chambres d’Agriculture de France un petit rappel les Chambres d’agriculture 1924 pour la création c’est le centenaire des
Établissements publics dirigés par des élus les chambres représentent l’ensemble des acteurs du monde agricole rural et forestier et vous votre service Thierry produit des études alors de façon poussée ce sont des propositions ou alors ce sont des demandes euh récemment une étude sur les prix planchés on sait pourquoi voilà c’était
L’actualité et puis et puis une étude qui vous a été commandée sur l’élevage commandé effectivement et bien par le le le président de de la Chambre d’Agriculture enfin des chambres d’agriculture de de France un rapport en ligne depuis l’automne dernier alors quel a été justement en fait le le
Moteur le point de départ pour cette pour cette commande changement de micro pardon c’était les préoccupations des éleveurs dans les chambres mais sur tout le territoire les préoccupations relatives à la perspective de l’élevage est-ce que nous aurons encore un élevage en 2050 pour prendre à peu près un point que tout le
Monde connaît euh quelles vont être les répartitions des zones d’élevage en France comment gérer les pressions sociétales autour de l’élevage comment s’adapter au changement climatique aussi puisqu’il y a des questions de fourrage bien entendu donc c’était un peu le la commande c’était l’idée de d’abord d’établir des diagnostics et ensuite
Essayer de se projeter en prenant un certain nombre de paramètres avec des scénario plus ou moins optimiste ou plus ou moins pessimiste et avec parmi les voilà les constates départ c’est l’image de l’élevage un regard critique dans l’opinion publique alors c’est un discrédit qui remonte déjà à un certain
Nombre d’années puisque on commence à voir apparaître les les premières critiques aux alentours des années 80 et puis jusqu’à récemment une pression et un certain nombre de de remarques qui sont adressées aux élevages alors c’est un petit peu dans l’ordre les questions environnementales puisque on sait que
Avec l’élevage il y a des émissions de gaz à effet de serre euh de pollution des eaux d’alimentation des animaux en particulier pour les porsin et la volaille avec le soja et les tourteaux qui viennent de l’extérieur donc il y a aussi des répercussions à travers les pratiques d’élevage sur la déforestation
De certaines zones du monde en particulier tout le monde pense au Brésil bien évidemment et puis évidemment le transport qui a une empreinte carbone assez importante donc voilà c’était ça la la première chose ensuite la condition animale il y a eu tout un débat jusqu’à présent qui a conduit à des réglementations
Européennes autour des pratiques d’élevage et du bien-être animal sur les la condition les conditions élevage mais aussi les conditions de transport de ces animaux et cetera ensuite évidemment les questions sanitaires ont été importantes quel est l’impact de la production animale sur la santé un certain nombre
De de de de propos d’études ont été menés sur les conséquences de l’alimentation de de animale et donc de la consommation de viande sur la santé publique ensuite il y a eu évidemment tout le modèle de développement qui a été étudié est-ce que on doit écarté du système intensif qu’on avait mis en
Place à partir des années 60 euh est-ce qu’on doit revenir plutôt à une espèce d’ex d’extensivité des pratiques d’élevage pour essayer d’éviter aussi des problèmes de concentration géographique avec les conséquen que cela peut entraîner on est en Bretagne justement ça a été un sujet assez assez important
Alors ce constat l’élevage n’a pas bonne presse d’où le besoin et bien d’établir des des diagnostics où on est où en est l’élevage à l’instanté alors l’élevage à pas bonne presse je voudrais juste quand même ajouter que depuis maintenant un certain nombre d’années il y a aussi des
Propos qui sont tenus pour montrer que l’élevage a dégage des externalités positives c’est-à-dire qu’il peut y avoir des phénomènes de captation du carbone dans les prairies il y a aussi une réponse à une demande mondiale qui va quand même évoluer donc est-ce qu’on doit continuer à produire pour répondre
À un certain nombre de demandes exprimé par des populations en Asie par exemple et cetera donc là il y a un enjeu il y a des controverses qui son sont assez importantes ensuite sur les diagnostics ils sont très très très simples à établir finalement on les connaît à peu
Près tous dans un contexte où le nombre d’agriculteurs global diminue depuis les années 70 et bien le nombre d’exploitation agricole à orientation élevage le le graphique du haut montre que à peu près dans tous les secteurs mais plus particulièrement en bovinl qui a payé un lourd tribut à la chute des
Effectifs puisqu’on était juste après l’instauration des quotas laitiers à 175000 éleveurs laitiers on en est plus aujourd’hui que à 35000 selon les dernier chiffre du recensement agricole et les projections qui sont faites par un certain nombre d’organismes comme l’Institut de l’Élevage montrre que que ce soit en vache alléante ou en vache
Laitière on est sur une trajectoire descendante donc ça signifie que là il y a moins d’éleveurs donc certainement moins de production on a des phénomènes de décapitalisation des élevages c’est-à-dire qu’on renonce à continuer notre activité d’élevage alors ça a des répercussions importantes puisque si vous avez moins d’effectifs et moins de
Volume disponible et bien pour les secteurs qui sont situés en aval des élevages c’est-à-dire l’industrie de la transformation ça peut présenter un inconvénient majeur c’est-à-dire que les disponibilités n’étant plus sur le territoire national il va falloir réfléchir pour maintenir les productions laitières notamment on voit ici sur ce
Graphique que dans les entre 2020 et 2022 on a des productions de de produits laitiers qui sont un petit peu sur le requil Loire à peu près généralement et donc un certain nombre d’industriels laitiers s’interroge si on continue à décapitaliser les effectif de de vaches
Laitière et s’il y a de moins en moins d’éleveurs laitiers il va falloir importer le lait pour continuer à produire et fabriquer des produits laitiers des yaourts des crèmes dessert euh et cetera je précise que pour le chptel porsin en 20 ans on a reculé de 21 % et que pour
Le cheptelovin c’est en 40 ans moin 50 % ce qui pose là aussi la problématique de notre approvisionnement sur le territoire national sur les in il y a tout un un débat autour des des accords de libre échange qu’ notamment le plus récent qu’on a signé avec la la la
Nouvelle-Zélande alors le cheptel bovinl pour revenir dessus qu’est-ce qui se passe à étranger hein on est sur des zones en rouge où il y a un recul de des effectifs de de de bovinlet alors que en bleu plus ou moins prononcé vous avez plutôt une tendance à la hausse et je
Reviendrai dans un instant sur le cas du Brésil justement et des pays du Mercosur même si l’Argentine elle est un petit peu dans une situation d’intermédiaire mais on a quand même des zones où la production de de le le le nombre de cheptel bovinle continue à augmenter ensuite comme je viens de le
Dire la consommation mondiale elle est attendue à la hausse on est en France et en Europe plutôt sur des propos il faut être un peu plus sobre consommer moins de protéines animales et ainsi de suite les projections qu’on a de l’OCDE et de la FAO montrre que en raison des niveaux
De vie qui s’élèvent en raison des processus d’urbanisation et bien la demande mondiale devrait continuer à augmenter de 15 % à l’horizon 2032 en viande de volaille de 11 % en viande porsine de 10 % en viande bovine et de 15 % en viande ovine alors il y a une
Consommation mondiale qui augmente et en particulier la volaille parce que c’est un produit qui est peu riche en protéines qui est facile d’accès en terme de coût à l’achat et qui ne représente aucun interdit religieux euh donc c’est fortement consommé et on voit bien que la viande bovine est aujourd’hui
Distancé donc là aussi il y a des problématiques des projections à faire sur la production et les zones de production pour répondre à cette demande qui s’inscrit en hausse avec un croisement des courbes volaill porort justement pour les raisons vous avezou VO exactement c’est un problème assez
Assez stupéfiant de voir que la viande de volail est aujourd’hui et dans les années à venir sera la viande la plus consommée au monde euh sachant Queen France on est plutôt sur une diminution de notre production donc il va falloir aussi réfléchir à cet aspect là en France la consommation de viande elle
S’est réduite de 15 kg par habitant euh entre 1980 et 2021 euh c’est intéressant mais si vous périodisez à partir du tableau vous vous apercevit qu’en fait que depuis 2000 on a perdu que 3 kg sur la viande bovine en particulier hein y compris la viande de
Veau euh donc c’est pas finalement un effondrement total on voit même réapparaître dans certains cas surtout sur des plats préparés une consommation de de de viande bevine mais il n’en reste pas moins que la consommation totale la dernière ligne là on est quand même passé de 104 kg en 1980 à 89 donc
Il y a une une chute assez assez conséquente on y reviendra notamment avec David lecte de Nissen IQ mais c’est vrai qu’en fait il y a une évolution sur les volumes mais dans les usages des produits plus élaboré ce qui n’est pas sans poser d’ailleurs des questions pour
Les filières en terme bien d’équation voilà de de carcasse et des matières qu’il faut qu’il faut pouvoir valoriser parce qu’elles ne sont plus mangé exactement voilà et en plus les tensions autour du prix hein entre le prix de la viande et le le le prix que voudrait
Payer l’industriel euh je fais juste un petit détour par la consommation de produits bio hein en production animale on voit bien que depuis la pandémie he on est sur soit une stagnation soit une diminution de la consommation de de de produits bio production animale donc ça
C’est quand même là aussi une source de préoccupation puisqu’il y avait toute une demande sociétale pour et des réglementations européennes pour aller vers davantage de produit issu de l’agriculture biologique là il y a un coup d’arrêt quand même depuis 2 ans maintenant autour de de de ces produits-là
Euh juste un point intéressant parce que ça a fait l’objet de de pas mal d’échanges et de controverses lié fondamentalement à la question de la souveraineté alimentaire de de de la France euh notre commerce exter en volaille qui était excédentaire à la fin des années 90 est devenu déficitaire
Aujourd’hui et on s’aperçoit que nos principaux fournisseurs maintenant ce sont la Pologne la Belgique les Pays-Bas et l’Allemagne donc des pays essentiellement européens on a souvent parlé du poulet brésilien mais c’est assez marginal finalement aujourd’hui on parle du poulet ucra parle du poulet ukrainien aujourd’hui réalité ou sur interprétation alors c’est une réalité
Il y a eu une augmentation des importations européenne de poulet ukrainien en 2022 de 60 % en France de 140 % mais il faut faire attention que ça représente des volumes relativement modestes alors ça peut être appelé à se généraliser dans les années à venir si l’Union européenne décide de poursuivre
Sa politique d’aide commerciale à l’Ukraine et si surtout l’Ukraine adhère à l’Union européenne comme c’est envisagé le point noir sur le plan de la souveraineté alimentaire c’est la RHF la restauration hfyer alors voilà sur l’exemple du poulet c’est assez intéressant parce que lorsque on est le weekend en famille on consomme plutôt du
Poulet sous signe de qualité la belle rouge alors que toute la semaine on est tous concernés ici j’imagine on est plutôt dans la restauration hors domicile que ce soit des cantines d’entreprise des cantines scolaires ou quand on va chercher un sandwich au poulet avec un peu de mayonnaise et une
Tomate dedans on est à peu près certain que le poulet vient de l’extérieur et en particulier de la Pologne ou de la Belgique en viande bovine juste voyez qu’en 2016 les flux commerciaux les flux de viande bovine étaient relativement équilibrés et bien en 2022 il y a une prédominance une écrasante prédominance
Des pays du Mercosur donc Uruguay Paraguay Argentine et surtout Brésil qui inonde les les marchés en particulier les marchés asiatiques une partie du Moyen-Orient certains résistent c’est le cas de l’Amérique du Nord et en particulier des États-Unis c’est la carte que je vous montrai tout à l’heure où les cheptels notamment de bovinlet
Augmentaient et puis l’Océanie tient aussi à une certaines stratégies de conquête juste une remarque il faudra surveiller la position de l’Inde en rouge où on a un pays qui maintenant avec un le premier cheptel bovin du monde et bien commence à exporter et parfois même selon les années dispute le
Leadership au Brésil et l’Inde exporte maintenant vers l’Asie du Sud sud-est et vers les pays du Moyen-Orient et plus récemment vers la Russie alors des éléments de prospective pour terminer le premier scénario puisque je parlais tout à l’heure du discrédit jeté sur les les secteurs de l’élevage bien si on fait
L’hypothèse que ce discrédit va perdurer dans le temps c’est-à-dire qu’il va y avoir toujours autant de critiques adressées à l’élevage de par les conséquences que cela entraîne on en a parlé donc des attentes soci étale de plus en plus forte un une crise climatique qui va s’installer dans la
Durée et qui peut s’aggraver euh des aides publiques européennes qui peuvent diminuer le monde médical qui va continuer à montrer que la consommation de viande est préjudiciable pour la santé et ainsi de suite on aura probablement une un processus continu de décapitalisation de retrait de la profession éleveur euh avec évidemment
Les conséquences que cela peut entraîner première conséquence on va avoir un surcroix d’importation pour essayer de maintenir à peu près les réponses aux besoins intérieurs ou alors les perspectives qui sont encore relativement embryonnaires de viande comment de synthèse qui pourrait éventuellement se substituer à ce type
De viande on parlera avec Céline lené en fin de matiné j’imagine j’imagine euh un deuxè scénario c’est celui de la rupture alors on a sélectionné ce scénario par rapport à ce qui qui s’est affirmé ces ces deux dernières années le retour de la souveraineté alimentaire c’est-à-dire que là à travers cette notion cet
Objectif qu’on a d’être un peu plus autonome et bien on redresserait les secteurs de l’élevage par un certain nombre de plans stratégiques approprié on essayerait de réduire notre dépendance aux importations je parlais de la viande de volaille ou éventuellement mais ça ça serait beaucoup plus lointain de la viande
Ovine euh et puis continu à produire non seulement pour avoir notre propre souveraineté mais aussi pour répondre à une demande mondiale qui comme je l’ai montré est appelé à être encore dynamique et essayer de montrer que finalement l’apport en protéine animale avec un dosage relativement équilibré et bien répondrait aussi à des phénomènes
De santé publique et le troisième scénario parce que là on a deux scénarios qui s’oppose finalement des scénarios un peu de compromis où il y aurait de nouvelles pratiques vage proposé par les les agriculteurs par les éleveurs qui seraient accepté il y aurait peut-être une temp une direction à prendre davantage vers
Plus de local que de Global c’est-à-dire que dans certaines régions il y aurait par des circuits d’approvisionnement qui pourrai alimenter certaines cantines par exemple de d’établissements ou dans des collectivités territoriales il y aurait probablement à trouver des des stratégie pour développer des compromis entre éleveurs entre le monde médical et les
Organisations non gouvernementales qui sont très critiques sur l’élevage et ses conséquences climatiques ou sur la santé publique donc peut-être que autour de la table on pourrait trouver des voies d’avenir autour de de de ces compromis et puis il y a probablement tout un travail à faire pour l’attractivité du
Métier à travers notamment une image médiatique à travailler un peu plus en profondeur pour montrer que l’élevage ce sont des produits que l’on consomme mais ce sont aussi des positions sur des territoires qui induisent des emplois qui entretiennent les paysag et qui peuvent capter aussi du carbone donc ça
Peut être un scénario de compromis qui peut être intéressant à examiner voilà merci merci Thierry on peut l’applaudir pour cette présentation état des lieux de la situation pour l’élevage et trois scénarios c’est le moment de la séance de questions-réponsse est-ce que vous avez et bien des PR précision des
Témoignages réaction questions un micro peut vous être amené euh Thierry peut-être pour prolonger votre présentation trois scénarios euh c’était trois scénarios théoriques votre conviction qu’est-ce qui est le plus probable euh entre ces trois options c’est c’est une question bien bien compliquée parce que [Musique] euh on n’imaginait pas jusqu’à il y a 2
Ou 3 ans le retour de la souveraineté alimentaire c’est une perception qu’on avait de l’activité agricole qui était un petit peu dilué en particulier de la dans dans dans la mondialisation donc le fait qu’il y ait eu un retour ça peut être un scénario de de rupture qui peut
S’affirmer en essayant de se réapproprier un peu nos moyens de production des négociation avec la transformation et la conviction que les productions animales peuvent avoir certainement des conséquences négatives mais aussi autant de conséquences positives donc il faudra trouver un équilibre je pense que le scénario 2 pourrait éventuellement le scénario 2
Donc de compromis c’est ça non ça c’est le scénar 3 je pense scénario r P peut y avoir une prise de conscience avec un nouvel essort une prise de conscience à condition d’avoir des données objectives qui viennent montrer effectivement la réalité en fait de de l’impact environnemental et en s’adaptant à un
Certain nombre de normes de réglementation comme on le fait aujourd’hui même si les éleveurs évidemment se s’enlaignent cette accumulation de normes comme on l’a vu au moment du du salon ou juste avant et est-ce qu’il y a pas un autre facteur décisif l’âge du capitaine dans dans les
Exploitations agricoles plus de 50 ans en Bretagne il y a un vrai souci de de pyramide des âges c’est ce que j’ai montré tout à l’heure avec la la décélération des effectifs de de d’éleveur euh il y a l’âge du capitaine on sait que plus d’un éleveur sur deux
Ignore s’il aura un successeur mais il y a aussi tout un travail à faire sur les mutation sociologique les jeunes aujourd’hui ont une perception de l’élevage un petit peu négative dans la mesure où c’est une organisation du travail extrêmement rigoureuse le l’élevage laitier par exemple nécessite
Une présence 7 jours sur 7 et quasiment 24 he sur 24 donc il y a ce rapport finalement à l’élevage qui est un peu compliqué aujourd’hui les jeunes ils veulent être avec une journée de travail normale partir en vacances et cetera donc là aussi il y a énormément à
Travailler sur l’attractivité du sur les modèles y compris sur le plan capitalistique c’est-à-dire qu’on est dans un modèle où on est propriétaire de de tout et peut-être que ça pourrait évoluer ça pourrait évoluer parce que euh en fonction d’un certain nombre de de paramètres le l’innovation les bâtiments qu’on doit
Mettre au normes les réglementations européennes enfin on a vu ce qui se passait avec la directive des émissions industrielles là bon la viande bevgne a échapper mais les autres non la viande porcine va être concernée et la viande de volaille aussi avec des des des effets de seuil assez importants tout
Cela nécessite énormément d’investissement donc probablement que la problématique d’ouverture du capital de l’exploitation agricole à des capitaux extérieurs va probablement se poser assez vite frankck je reviens sur B votre votre intervention et puis celle de de de Serge Zaka il faut avoir en tête c’est peut-être une simplification
Je ne sais pas le le le côté méditerranéen va va monter effectivement et on comprend bien l’implication que ça va avoir sur les les productions agricoles oui alors il faut quand même rappeler que le climat méditerranéen se caractérise par des températures beaucoup plus chaudes que ce qu’il y a
Dans le nord de la France il y a pas que le il y a pas que la température il y a aussi un régime de pluie très spécifique avec la pluie qui se concentre sur quelques jours par an et il y a aussi le mistral et la tramontagne qui sont des
Acteurs du climat méditerranéen donc le réchauffement n’implique pas forcément une méditerranéisation du climat il y a plusieurs facteurs qui doivent jouer et le mistral jusqu’à preuve du contraire ne viendra pas jusqu’à nos codes bretonne non non c’est pas possible entendu merci Franck on peut applaudir les deux intervenants pour cette séquence introductive