Conférence débat du 9 mars 2024 dans le cadre du cycle “Brunch libéral” animé par la pasteure Béatrice Cléro-Mazire.

Béatrice Cléro-Mazire reçoit le pasteur et théologien Laurent Gagnebin pour parler de « Le Libéralisme et les Symboles ». La conférence de Laurent Gagnebin donne une large place aux idées d’Auguste Sabatier (1839-1901), père du symbolo-fidéisme (Ecole de Paris).

Voilà quelque chose qui [Musique] est voilà alors normalement là ça devrait  aller le son est pris donc c’est bon   puis on va pouvoir commencer ce ce moment avec  notre invité bienvenue Laurent Gagnebin on est  

Très heureux de te retrouver dans ta maison et oui  et oui parce que en fait mon bureau actuel était   l’appartement de Laurent je peux dire ça c’est pas  trop oui non non c’est pas secret je suis j’ai été  

Pasteur ici de 1963 à 1966 et effectivement  j’habitais un peu plus haut voilà et donc les   étages ont changé de fonction mais c’est c’est un  lieu que Laurent connaît évidemment très bien pour   avoir été suffragant iciragant et d’être occupé  de la jeunesse oui la clrière la clairère et  

De la clairrière aussi très important et je suis  revenu une année pendant que j’étais professeur à   la Faculté quand Jean-Jacques maison oui a quitté  la paroisse j’ai assuré pendant un an une soudure   j’ai quitté la faculté je suis venu ici et je suis  retourné à la Faculté ça M été très utile cette  

Expérience paroissiale au milieu d’un enseignement  j’avais besoin de retrouver la réalité je crois   que mes cours dorient un peu la pilule après  cette expérience d’une année j’été moins idéaliste alors Laurent Gagnebin est théologien  il a été mon enseignant à la faculté de théologie  

Protestante de Paris de de l’Institut protestant  de théologie plutôt à Paris et euh et donc en   théologie pratique et nous avons cheminé ensemble  pendant les années où je découvrais moi aussi la   réalité de l’église des églises et des paroisses  et donc nous avons eu le la chance de de de  

Bénéficier de l’enseignement de Laurent alors  aujourd’hui nous avons d’abord bienvenue à toutes   et à tous merci d’être là nombreux ici à cette  séance de brunche libérale nous avons aujourd’hui   comme thème la question des symboles alors je vais  peut-être introduire cette séance en posant déjà  

La première question et il peut paraître étrange  de consacrer une séance entière au symboles dans   la théologie protestante libérale on pourrait  imaginer que cette théologie s’en est complètement   euh évadé et ne ne ne constitue plus du tout un  lieu où les symboles sont importants la théologie  

Libérale s’est constitué grâce à des principes  rationnels qui font appel plutôt au concept et   déjà la Réforme protestante avait insisté sur le  risque de superstition que représentait pour la   religion l’utilisation des symbole débarrassant  le discours religieux de ce qui pouvait faire  

Une trop grande place au mystère retirant des  lieux de culte toutes les images susceptibles   de détourner l’adoration des fidèle de Dieu et  du Christ le réform les réformés sont apparus   comme iconoclastes briseur d’imag adversaire des  symboles mais parle- ton de la même chose lorsquon  

Parle d’images pieuses de statut représentant  des saints de reliques et lorsque l’on parle de   symboles le risque dénoncé par les réformateurs  concernant les objets de dévotion présents dans   les sanctuaire catholique puisque c’était là le le  le l’opposition majeure qui se posait était qu’ils  

Aient un pouvoir réel sur les fidèles comme si  la statue représentant le saint était la présence   réelle du saint lui-même un pouvoir mystérieux de  ce qui était absent agissait alors dans le monde   des présents des vivants les reliques aussi au  multiples aussi multiples et étranges soit-elle  

Les multiples tibias du Christ si qui selon Jean  Calvin si on les mettait ensemble ferait de lui   un mil pattes si aussi la la goutte de lait de  Marie ayant nourri le Christ alors pour qu’on   ait conservé ça c’est quand même extraordinaire  tout cela avait un pouvoir tel sur les consciences  

Que ces reliques devenaient en elle-même sujet de  dévotion et d’adoration sans ouvrir le chemin vers   la figure du Christ vers son enseignement vers  sa croix salutaire et sa résurrection puisque   c’était extrêmement important la la thématique  de la Croix pour les premiers réformateurs de  

Plus ces objets n’avaient rien de rationnel et  choquaient l’intelligence par leur caractère   fabuleux comme on vient de le voir le problème des  symboles est donc un problème d’autorité comment   font-ils autorité et quelle autorité leur donner  quel symbole force inelligence pour imposer leur  

Mystère et quels symboles ont autorité pour  édifier la foi du fidèle il va falloir faire   un tri on pourrait dire que les réformateurs ont  expurgé la religion de tous les symboles parasites   pour ne garder que les symboles qu’il jugeait  véritablement pédagogique et véhicule vers la foi  

Réellement christologique la Réforme protestante  n’a pas rech à érigé des symboles en dogme et   a donné une telle force à certains symboles  qu’ils n’ont pas tardé à faire la loi dans les   communautés le baptême ou la scène ont été dans  la réforme les lieux d’affrontement dogmatique  

Absolument terribles qui ont donné lieu à des  exclusions à des condamnations et parfois même   à la mort de fidèles qui ne voulaiit pas recevoir  ces symboles de la façon dont on leur servait ainsi ceux qui critiquaient ces symboles  ou remettaient en question leur autorité  

Ou simplement les interpréter autrement était axé  d’hérétiique aussi dans le mouvement de la réforme   mais de quoi parle-t-on quand on parle de symboles  en théologie chrétienne les symboles sont souvent   assimilés à des sommair de la foi énoncé dans des  textes ainsi le symbole des apôtres constitue une  

Sorte de résumé de ce que les chrétiens devraient  croire selon l’orthodoxie chrétienne il s’agit là   d’énoncé symbolique érigé au rang de dogme de  façon plus générale le religieux semble ne pas   pouvoir se départir du symbole on pourrait  croire d’ailleurs que la langue religieuse  

N’est que symbolique parce qu’elle rend compte de  choses invisibles intangibles et indéfinissables   et purement donc symbolique les symboles font  davantage appel à l’imagination qu’au concept   et c’est sans doute là leur avantage et leurs  problèmes dans de nombreux textes de la Bible  

On voit les symboles agir sans qu’il soit tout à  fait possible de les réduire à une compréhension   fixe ou à une définition définitive par exemple  une parabole peut être réinterprétée d’âge   âge et de façon très variée sans qu’on puisse  jamais en arrêter complètement l’interprétation  

C’est son caractère poétique et imaginatif et  imaginaire qui permet à ce discours d’avoir des   entrées multiples et d’avoir des sens différents  selon la lecture que l’on veut en faire les   symboles permettent donc de faire le lien  entre le monde réel et le monde spirituel  

Poétique situé au-delà des sens mais en même temps  le symbole agit sur tous les sens c’est-à-dire que   il met en relation l’homme complet avec quelque  chose d’invisible et d’indéfinissable on ne peut   prouver un symbole et l’existence d’un symbole  tient à des fils de signification don l’histoire  

Et son épaisseur sont souvent très compliqué à  démêler les symboles naissent on ne sait jamais   trop comment et deviennent tout à coup universel  alors que on pourrait se dire que les images   qu’il véhiculent ne sont pas elles universelles  d’ailleurs il arrive que des symboles ne veuillent  

Pas dire la même chose du tout d’une contrée à  l’autre pourquoi en Occident l’œuf est-il symbole   de résurrection alors qu’en Corée c’est plutôt  le papillon pourquoi la croix objet de torture   terrifiant deviendrait objet de dévotion et de  vénération alors que l’objet qu’il représente  

Est un véritable repoussoir pourquoi le bon berger  serait symbole de l’amour de Dieu pour un chrétien   du 21e siècle qui vit dans des lieux tellement  urbains que le seul mouton qu’il connaît celui   qui figure sur les étiquettes de ses côtelettes  au supermarché on comprend en considérant les  

Symboles qui peuple nos cultures que leur origine  leur composition aussi bien que leur pertinence   tiennent à la manière dont ils peuvent encore  être compris dans un imaginaire collectif le   symbole et son autorité tient évidemment beaucoup  de sa réception comment est-il reçu les symboles  

Bien que poétiques et s’adressant à l’ensemble  de notre sensibilité ne requierrent pas la seule   intelligence conceptuel mais en même temps ils  n’en sont pas exent un symbole s’épuise quand   tout à coup la rationalité vient à bout de son  caractère poétique ainsi certains symboles tombent  

En désuétude et d’autres prennent leur place  selon le lieu l’époque et l’utilité comme les   traditions les symboles s’inventent et font lien  entre les membres d’une communauté qui se donne un   langage commun qui ne va pas être uniquement  conceptuel ce sont souvent les symboles qui  

Que le mieux le lien communautaire et qui sont  les plus difficiles à changer contrairement   au discours rationnel qui lui peut évoluer  se réinventer se discuter se réinterpréter   dans un climat souvent assez tolérant pour le  changement à moins vraiment qu’on soit dans  

Une orthodoxie stricte mais en revanche ou  dans un dogmatisme strict mais les symboles   ont la vie dure alors bien sûr il ne faut pas  pour ça que le symbole soit considéré lui-même   de façon dogmatique il faut accepter pour pouvoir  le faire évoluer le changer et mettre en question  

Sa réception pouvoir se dire que en effet il  évolue lui aussi ainsi vous aurez moins de mal   à changer le discours sur la christologie qu’à  changer la manière de partager la sainte scène   dans une communauté il faut au moins une épidémie  mononde mondial pour que les fidèles d’une église  

Mettent en question le fait de boire tous à la  même coupe chez les protestants et nous avons   vu que maintenant nous avons des vers individuel  dans beaucoup beaucoup de d’églises à cause d’un   fait tellement énorme qu’il a fallu changer  un symbole et changer la façon de le vivre en  

Revanche d’autres choses continuent à perdurer  et l’on aura beaucoup de craintte à y toucher   parce que le symbole échappe et on a peur qu’en  le changeant ou en le retirant définitivement du   vocabulaire commun de la communauté on retire  en même temps des choses qui nous échappaient  

Et qu’on découvrira ensuite une fois qu’elles  ne seront plus là dans le discours rationnel   on aurait de la peine à défendre de faire boire  l’un après l’autre dans la même coupe 70 ou 100   personnes alors que dans le discours religieux le  fidèle ne tardera pas à dire ce n’est pas la même  

Chose montrant ainsi qu’il se situe sur un plan  différent qui fait appel à de l’irrationnel et que   les précautions hygiéniques habituelles ont moins  d’autorité dans ce contexte que dans le contexte   profane alors que faire des symboles et surtout  qu’en faire quand on est protestant libéral le  

Libéralisme théologique nécessite-t-il qu’on nie  complètement la valeur du symbole pour éviter de   lui donner une autorité que les libéraux se sont  évertués à donner au rationalisme le symbole force   capable de créer des liens communautaires dans une  société qui a tendance à atomiser les individus  

N’est-il pas d’une grande utilité aujourd’hui  comme hier pour parler au plus grand nombre des   questions spirituelles à condition évidemment  qu’on s’invente ensemble des symboles un auteur   a particulièrement regardé cette question du  symbole sous l’angle de l’autorité il s’agit  

D’Auguste Sabatier il a mis en question l’autorité  qu’on prêtait à ces symboles alors je laisse la   parole à Laurent Gagnebin pour qu’il puisse  nous parler de ce théologien et de ce qu’il a   apporté à la théologie protestante libérale sur  la question du symbole mais pas seulement sans  

Doute de façon beaucoup plus large merci merci  merci écoute Béatrice c’était très important   tout ce que tu as dit et ça ça va me permettre de  relier les quelques remarques que je vais faire   une introduction qui cite bien les choses je  trouve très très bien les choses alors j’ai  

Bénéficié de la lecture d’un livre de Bernard  R qui parle de la question de l’autorité chez   sabbatier oui et ça ça ça m’a beaucoup aidé voilà  sa thèse de doctorat était consacré au problème   de l’autorité chez Sabatier vous voyez peut-être  qu’ Bernard R qui est souv venu ici pour prêcher  

Pour donner les conférences des grands témoins  du protestantisme libéral en Suisse et en France   en France parce qu’il a aussi été pasteur  ici oui oui dans ce poste suffragant alors   le titre de l’exposé que je vais vous donner  c’est le symbolisme d’Auguste Sabatier et le

Libéralisme je vous propose trois étapes  quelques éléments biographiques dans une   première étape une esquisse d’une philosophie  de la religion c’est le titre d’un livre de   Sabaté paru en 1887 esquiss d’une philosophie  de la religion avec une précision d’après la  

Psychologie et l’histoire on verra ce que cela  veut dire et puis une trisè étape une conclusion   si possible si j’ai le temps en forme d’ouverture  pour vous dire quelquesot mot de Paul tilque ce   théologien lui du du 20e siècle qui est aussi  un des grands témoins d’une pé théologique qui  

Se réclame du symbolisme moins protestant  alors première attaque quelques éléments biographiques Auguste Sabatier est né en 1839  à ballon pon d’Arc vous connaissez peut-être en   Ardèche dans les sévenes dans une famille très  humble très modeste pas du tout d’intellectuel  

Et une famille située Devun paysage paysan c’est  grâce à son instituteur à l’école primaire et   à son pasteur qu’il a été poussé dans des  études scolaires jusqu’au baccalauréat ce   qui n’était pas pensable en fait dans sa  famille et le pasteur comme l’instituteur  

Avait remarqué des qualités exceptionnelles  de cet écolier alors quand je dis Auguste   Sabatier il ne faut pas le confondre  avec Paul Sabatier il se connaissait   sont pas du tout de la même famille Paul Sabatier  est un spécialiste vous le savez peut-être de  

François d’Assise donc il passe son bac en 1858  Auguste savtier ça m’amuse parce que moi j’ai   passé le mien en 1958 il est né en 1839 et je suis  né en 1939 donc à son d’interval il passe son bque  

Et il fait des études de théologie jusqu’en 1864  à Montauban ça vous dit peut-être quelque chose   parce que là avant d’être à Montpellier la  Faculté de Théologie protestante du sud de   la France était à Montauban il fait des études  ensuite à bal à Tubingen et Heidelberg vous me  

Direz que ça aucun intérêt ça au moins un intérêt  ça montre qu’il savait allemand ce qui n’est pas   du tout le cas de tous les théologiens français  ni de cette époque ni des suivante il sera   pasteur de paroisse à auenas de 1864 à 1868 et il  devient professeur de théologie à Strasbourg en

1868 il est nommé et considéré à l’ comme  orthodoxe et pas du tout comme libéral ou alors un   homme du du centre et il devient professeur de ce  qu’on appelle le dogme réformé il faut bien savoir   que dans les Faculté de Théologie protestante  aussi bien en Suisse qu’en France qu’en  

Allemagne la dogmatique était toujours répartie  entre deux chaires une de dogmatique réformée   et une de dogmatique luutérienne donc lui devient  professeur dans la chair de dogmatique réformé sa   thèse s’intitule l’apôtre Paul esquisse d’une  histoire de sa pensée alors là je fais une note  

En bas de page où j’ouvre une fenêtre s’il s’agit  de l’ordinateur euh deux théologiens protestants   libéraux ont beaucoup travaillé sur Paul je le dis  parce que les libéraux souvent disent Paul c’est   un doctrinaire c’est un dogmaticien c’est c’est  c’est l’horreur pas du tout pour deux théologiens  

C’est d’abord Sabatier et ensuite vous le savez  peut-être alors comme ça ça revient pas tout de   suite non Albert schwezer ah schwezer oui bien  sûr il a parlé de il a consacré deux gros livres   àul schweer dont un livre s’appelle la  mystique de l’apôtre Paul en 1930 qui a  

Eu un grand retentissement la mystique de  l’apôtre Paul on pense pas tout de suite   que Paul est un mystique sch démontre que oui  sa mystique c’est une mystique d’union pour   Paul avec non pas Dieu mais avec le Christ  nous sommes en communion avec le Christ à  

Travers sa mort et sa résurrection mais vous  voyez que dans l’épitre au galat Paul écrit   ce n’est plus moi qui vis c’est Christ qui vit  en moi bah Jean de la Croix aurait pu écrire ça   ou TER reste d’avil là c’est vraiment du  mysticisme et je suis frappé que Daniel marger  

Ce théologien exégète contemporain qui a consacré  en 2023 un livre remarquable à l’apôtre Paul avec   le sous-titre l’enfant terrible du christianisme  il a mis margra en herxer à son livre une citation   d’Albert Schweitzer Albert schweiter qui dit  entre autres Paul est le saint patron de ceux  

Qui pente il doit être redouté de tous ceux qui  croient servir la foi en réduisant à néant la   pensée libre alors vous voyez le le de la TH de  sabbatier l’apôtre Paul esqu une histoire de sa  

Pensée c’est pour montrer que l’apôtre Paul ne dit  pas toujours la même chose qu’il a évolué qu’il a   changé quand on dit Paul a dit je vi de faire  avec Gal faut préciser d’où ça vient il ne dit  

Pas la même choseen ou dans romain donc il faut  bien situer les choses ne pas dire Paul dit que   alors il montre que une esquisse une histoire  de sa pensée en 1873 donc après la guerre de 70   Sabatier révoqué de sa chair et expulsé d’Alsace  par l’autorité allemande et en 1877 il retrouve  

Une chair du domgme réformé toujours nouveau à  Paris dans une faculté qui date de cette époque   était reconstituée parce qu’on nait plus  la Faculté de Strasbourg alors là nouvelle   note en bas de page Paris comme Strasbourg  son des facultés litté réformé toujours été  

Aujourd’hui avant qu’ l’église réforméeérien un  de France la Faculté a été déjà une faculté unie   cette nouvelle faculté est inaugurée le 1er juin  77 par le recteur de l’académie de Paris quand   on lit l’introduction de ces livres de sabatiè  on dit toujours professeur de l’université pas  

D’une faculté libre la faculté se situera  d’abord de théologie protestante 42 rulau   mon dans le 5e arrondissement et ça n’est qu’en  79 79 qu’elle devient la faculté du boulevard   Arago la loi de Séparation des Églises non pas de  l’église faut bien dire des Églises et de l’État  

Date du 9 décembre 1905 alors que le doyen de  cette faculté était Edmond stapfer et à dès ce   moment-là la faculté s’appelle faculté libre  libre veut dire séparé de l’État il sera aussi   sabbatier nommé professeur à l’École pratique  des hautes études récemment constitué mais je  

Tiens à dire que cette faculté de Paris a été  créée par le réformé Auguste Sabatier et par un   luutérien Frédéric lichtan berger ça vous dit  peut-être quelque chose donc quelques mots sur   l’IST enberger parce c’est important il était  lui aussi professeur à Strasbourg lui aussi  

Révoqué et reconstituant cette faculté à Paris  professeur d’éthique mais un grand spécialiste   de la pensée théologique protestante et de son  histoire il sera le premier doyen LAN berger de   cette faculté de théologie de Paris de 1877 à à  1895 lichtanberger vous est peut-être connu par  

Une encyclopédie dont il est le créateur mais  une énorme encyclopédie j’ai là un exemplaire   de cette encyclopédie qu’ a qui a qu’ a que je  vous dise une chose exacte 13 volumes 13 volume   comme ça c’est une encyclopédie qui est paraît de  18 77 à 1882 c’est une somble si vous pouvez vous  

La procurer faut se la procurer c’est une somme  alors on voudra c’est daté ben heureusement que   c’est daté dans le bon sens du mot quand on cite  un ouvrage il faut savoir de quand il date mais à   l’époque ça rassemble le savoir et la connaissance  théologique c’est important de voir encyclopédie  

Des sciences religieuses c’est la première  fois que de manière officielle on ne dit pas   de la dogmatique chrétienne on dit des sciences  religieuses qu’on veut aborder la religion d’un   point de vue scientifique et surtout historique  et pas tout de suite d’un point de vue chrétien et

Doctrinal de 1895 à sa mort en 1901  sabbatier il est donc mort à 62 ans   il est mort jeune et doyen de la Faculté  de Théologie donc Sabatier va devenir le   doyen de cette faculté après juste après l’istant

Berger dans cette encyclopédie on a 45 articles  de sabbatier 45 articles c’est ticle c’est pas   une demi-page par exemple l’article sur  Paul bien sûr c’est lui qui l’a fait dans   le Volume 10 il a 26 pages de ce format en petit  caractère on lui a confié l’article Jésus-Christ  

Bien que c’est un article important 60 pages  de l’encyclopédie c’est un véritable livre   donc cet article c’est paru en 1880 euh là déjà  comme ça va être de plus en plus ça va s souffre   parce que il conclut par la résurrection de  Jésus dans un sens spirituel et pas du tout  

Dans un sens corporel et physique et ce  sera ce sera mal vu bien entendu par les orthodoxies alors je passe à ma deuxe  étape pour parler plus particulièrement   du symbole à travers ce livre esquisse  d’une philosophie de la religion d’après   la psychologie et l’histoire al vous voyez  [Musique] c’esti professeur de l’Université  

De Paris à l’époque les professeur  de faculté de théologie était dans l’université ce livre date donc de 1897 et c’est  là surtout qu’on découvre ce que sabbatier entend   par symbole et symbolisme dans l’Encyclopédie  list en berger le mot symbole est paru avant  

Ce livre donc on NAA pas confié à Sabatier mais  à list en berger qui fait un article comme tu   l’as montré sur le symbole dans le symbole  sommaire de la foi Symbole des Apôtres hein  

Condensé de la foi mais c’est Islam berger qui  a rédigé cet article il y a que 10 ou 12 lignes   sur le symbole dans le sens qu’on va lui donner  aujourd’hui paradoxalement alors qu’on identifie   sabbatier au symbolisme il a assez peu écrit sur  le symbolisme le livre esquiss d’une philosophie  

De la religion on l’appelle souvent l’esquiss  le livre se conclut par un chapitre 4 c’est le   dernier chapitre chapitre théorie critique de  la connaissance religieuse qui a bien montré   l’importance pour la connaissance religieuse de  cette tension entre l’histoire le rationalisme  

Et une fois et une suivance du Christ et ce  chapitre 4 est conclu par une section 6 il y   a six sections dans ce chapitre il y a seette  sections dont la dernière avant la conclusion   s’appelle symbolisme donc vous voyez c’est tout  le livre qui abouti en fait au symbolisme sans  

Qu’il en soit tellement question dans le livre en  T que tel alors quelques précisions terminologique   on peut être surpris par ce titre esquisse  d’une philosophie de la religion d’après la   psychologie et l’histoire rien à voir avec Freud  quand il dit psychologie psychologie désigne le  

Sujet par rapport à l’objet la connaissance il y  a le sujet il y a l’objet donc il a une tension   entre le sujet croyant et l’objet qui est une  étude de la théologie de manière objective ça   montre l’importance du sujet dans la vie de foi  et pas seulement l’importance des doctrines on

Hérite de deuxèmement dans ces précisions  vocabulaire je voudrais signaler que sabbatier   caractérise sa propre théologie de symbolisme  voire de symbolisme critique vous trouverez   souvent cela symbolisme critique il s’agit ni  d’un symbole comme critique ni du symbole critiqué   d’une critique du symbole mais une conception du  symbole inscrite dans le cadre d’une critique au  

Sens que donnait k à ce mot il est cancien faut  bien savoir Sati que K don à ce mot vous savez   la Critique de la raison pure la Critique du  jugement la critique la raison pratique c’est   vraiment un universcien et alors on s’interroge  quand on dit critique sur la connaissance et les  

Limites et les conditions du savoir ça que veut  dire critique on s’interroge sur le savoir ses   limites et ses conditions cette critique est la  résultante d’une distinction pour Satier quand il   parle du symbole pour nous sou aujourd’hui  entre le fond et la forme d’un texte une

Parole par exemple sabbatier écrit  j’aimerais vous retrouver cette citation le langage religieux est symbolique parce  qu’il ne s’agit pas de le prendre au pied de la   lettre du littéralisme mais bien de dégager  l’esprit de la lettre quand on lit un texte  

Biblique là déjà vous voyez on s’oriente vers un  certain libéralisme ça n’est plus le littéralisme   et il écrit dans l’esquiss il est impossible  de méconnaître la distinction que nous avons   faite dans le symbole entre le fond et la forme  or cette distinction c’est la porte ouverte à la

Critique ce symbolisme  critique va être appelé souvent symboloidéisme et sabati se réclame d’un symbolop  fidéisme il le dit dans l’esquiss parfois vous   verrez dans un article dans un livre qu’on parle  de l’École de Paris au point de vue théologique  

L’École de Paris quand on vous dit l’École de  Paris en théologie hein c’est le symbolo fidéisme   c’est une appellation qui regroupe sabbatier  et d’autres alors le fidéisme symboloidéisme   c’est l’idée centrale d’un autre collègue de  sabbatier excusez-moi mais je suis obligé de  

Vous dire ce que je vous dis qui n’est pas  list en berger mais est-ce que certains   d’entre vous le savent peut-être un  luthérien Eugène men M N G Z eugne   collègue luutérien de Sabatier  et Eugène MgO a publié un

Livre qui a eu un grand retentissement réflexion  sur l’évangile du salut dans lequel il se réclame   du fidéisme alors qu’est-ce que c’est que le  fidéisme c’est ne pas confondre la foi et les croyances ne pas confondre un je crois en Dieu  je crois en Jésus avec je crois que Dieu et Jésus  

Sont ceci ou cela dans les grands symboles les  grandes professions de foi traditionnelles les   deux sont mélangés en fait dans les confessions  de foi on dit que Jésus Jésus Jésus ceci cela   ilime pour Dieu et cetera donc on a à la fois une  démarche de foi et un catalogue de croyance et  

Sabbatier sabbatier menego puis Sabatier disent  il ne faut pas confondre les deux trop souvent   on dit la foi il a la foi il a pas la foi on  croit qu’il souscrit à certaines doctrines   celui qui croit c’est pas ça croire la foi peut  entraîner des doctrines ne pas se confondre  

Avec elle ne pas faire de la foi une croyance  une œuvre quand on dit qu’on est sauvé par la   foi on n ou par la grâce on ne l’est pas par  de juste doctrine auxquell on souscrit c’est  

Tout à fait autre chose parce qu’on ferait de  la foi une œuvre or on n’est pas sauvé par nos   œuvres chez les protestants on ne peut pas  être sauvé par la foi qui serait des do on  

Ferait des doctrines et de la foi une vre non  c’est tout à fait autre chose le sur la gratia   alors menego a écrit la foi indépendamment des  croyances une formule qui est de lui il a été   terriblement attaqué lui luutérien parce que on le  trouvait hérétique de dire les croyances ne sont  

Pas nécessaires il y a toujours des croyances  écoulant de la foi mais elles sont cré par   les hommes elles sont créées par la réflexion  elles sont susceptibles d’évoluer et de changer   elles sont lié à des doctrines il était attaqué  comme luutérien sur ce point-là et sans cesse il a  

Écrit réécrit et réécrit pour se défendre au point  qu’il a publié plusieurs livres sur cette question   alors maintenant j’aimerait après ces petite mise  au point terminologique en fait mais importante   vous par par des trois caractéristiques de la  connaissance religieuse puisque c’est bien de cela  

Qu’il s’agit avec une approche symbolique d’après  Sabatié première caractéristique la subjectivité   j’en ai déjà dit quelques mots le sujet la foi  est une relation à Dieu à Jésus par exemple   elle n’est pas la mise à distance  d’un objet ce qui serait le cas d’une

Doctrine Dieu n’est pas l’objet de notre  vie et de notre pensée il en est le sujet je vous cite sabbatier c’est une phrase  magnifique connaître Dieu religieusement c’est   le connaître dans son rapport avec nous voyez  une relation de sujet à sujet dans son rapport  

C’est intéressant parce qu’il aurait pu dire  connaître du religement c’est le connaître   dans notre rapport avec lui non il dit dans  son rapport avec nous on a l’rection c’est   dub laissz Tomé ça parce qu’il me faudrait  toute la matinée pour expliquer carlbart  

Deuxème caractéristique donc de la connaissance  religieuse la téléologie pas la théologie la   téléologie Théos en grec théléologie c’est le but  c’est la fin donc la théologie la théologie c’est   dire que la connaissance religieuse n’est pas de  l’ordre des science n’est pas de l’ordre de la  

Causalité mais de la finalité de la direction  de l’orientation dans ce sens-là Dieu est une transcendance une phrase magnifique de  sabbatier alors vraiment magnifique je   trouve dans l’esquiss Dieu qui est la raison  finale de tout n’est l’explication scientifique   de rien ça c’est c’est c’est impressionnant comme  phrase c’est c’est magnifique on aimerait l’avoir  

Inventé Dieu qui est la raison finale de tout  téléologie n’est l’exlication scientifique de   rien ça c’est la démarche scientifique c’est  autre chose de l’historien alors maintenant   la troisème caractéristique c’est le  symbolisme alors là je vous invite à   lire trois citations Si vous voulez bien vous  distribuer cela merci c’est des citations de

L’esquiss ça vous permet de  respirer un moment pendant qu’on distribue un tout petit peu ça est mal orienté  alors c’est des citation qui soit extraite de   l’esquis mais de la 10e édition c’est  la même que la première je précise pour  

Ceux qui voudraient des dates précises ces  citations sont extraites de l’esquis paru en 1937 chez fish Bacher qui était le grand le grand  le grand éditeur éditeur des protestants oui et oui vous avez il y a eu assez de d’exemplaires  bon alors le trè caractère voyez j’ai dit queles  

Étaient les deux principaux caractères  il écrit le troisième caractère enfin   de la connaissance religieuse sera d’être  symbolique cela veut dire que toutes les   notions qu’elle forme et qu’elle organise  depuis la première métaphore que crée le   sentiment religieux tu nous en a parlé  jusqu’à l’idée la plus abstraite de la  

Spéculation théologique seront nécessairement  inadéquate à leur objet et ne pourront jamais   en être donné comme l’équivalent ainsi  que cela arrive dans les sciences exactes la raison de ce nouveau caractère donc de  ce trè caractère est facile à découvrir l’objet  

De la religion est transcendant ce n’est pas un  phénomène phénomène c’est le langage de K fait   or pour l’exprimer notre imagination ne  dispose que d’image phénoménal et notre   entendement que de catégories logiques lesquelles  n’ont de porté que dans l’espace et dans le temps  

La connaissance religieuse est donc condamnée  à exprimer l’invisible par le visible l’éternel   par ce qui est temporaire les réalités  spirituelles par des images sensibles   elle parlera nécessairement et toujours en  parabole tu as utilisé ce mot hein la théorie   de la connaissance religieuse s’achève dans une  théorie du symbole et du symbolisme voyez c’est  

Clair il y a un mot que je souligne on va pas  faire une explication texte par là aussi ce serait   passionnant mais ce serait trop long il y a un mot  que je soulligne c’est le mot condamné la connaiss  

Religieus est donc condamné on peut dire qu’il y  a là chez sabbatier on l’a écrit André gounel par   exemple écrit ça qu’il y a un certain pessimisme  hein quand il parle de symbolique de symbolisme   on est condamné à deè citation l’idée du symbole  et l’idée du mystère tu l’as bien dit toi-même  

Hein reste corrélative qui dit symbole dit  tout en ensemble occultation et révélation   le symbole révèle quelque chose et le cache parce  qu’il y a du mystère c’est au pour du symbole en   devenant présente et même sensible la vérité  vivante demeure encore voilée la même image  

Qui la révèle au cœur reste pour l’intelligence  une infranchissable barrière c’est bien dit qu   il savait bien écrire he les théologiens à cette  époqueelà c’est c’est pas le charaben contemporain   je trouve moi j’aime bien lire les théologiens  d’autreis alors un peu des on parle plus comme  

Ça c’est vrai mais ça quand même une certaine  classe d’ord oui nous ne pvons plus parler comme   ça ou écrire comme ça puis 3è citation le symbole  est le seul langage qui convienne à la religion  

Bon là c’est net nous avons besoin de connaître  ce que nous adorons car on adore point ce dont   on aurait aucune perception mais il n’est pas  moins nécessaire que nous le comprenions pas car   onadorerait pas davantage que l’on comprendrait  trop clairement vous avez vu ces révélation  

Ultation parce que comprendre c’est dominer telle  est la double contradictoire condition de la piété   laquelle précisément le symbole semble être fait  pour répondre aussi la piété jamais eu d’autres   langages làdedans il y a cette affirmation  comprendre c’est dominer mais c’est extraordinaire  

Cette formule alors moi je la citais souvent dans  mes cours et je me rappelle que Raphaël Picon vous   voyez qui est Rapha P a été impressionné par cette  formule il la reprenait à son tour et vous voyez   la formule pour grâce à vous aujourd’hui  circuler encore comprendre c’est dominer

Voilà alors je voudrais maintenant aborder  la 3è étape qui est une conclusion en forme d’ouverture alors quels sont les quatre traits  non pas de la connaissance religieuse je viens   d’en voir trois les quatre traits qui  qualifie le symbole qui qualifie le  

Symbole ses caractéristiques il y en a  d’autres j’en désigne quatre le symbole   renvoie au-delà de lui-même on trouve là la  racine de sunballo symbole rassembler hein ça   veut dire jeter ensemble Sun ballon grec mettre  ensemble le symbole renvoie au-delà de lui-même  

Il met ensemble deux réalités qui pourrai être  uniquement séparer deuxièmement les symboles nous   ouvrent à une dimension nous relient à une  réalité qui ne pourrait pas être dite sans eux donc le symbole de la  connaissance religieuse est

Indispensableque dont je vais vous parler là dans  un mot moment était en colère quand on lui disait   oh c’est qu’un symbole vous savez comment oh c’est  symbolique oui mais pas du tout c’est un symbole   le symbole c’est c’est pas un moins c’est un plus  tout n’est pas symbolique ça c’est pas un symbole  

Tout n’est pas symbolique le symbole c’est une  réalité augmenté c’est plus qu’un symbole si je   puis dire au sens au l’ANT habitu là c’est qu’un  symbole troisièmement les symboles ne peuvent pas   être inventé arbitrairement tu on a dit quelque  chose de ça dans ton introduction c’est pas un  

Simple signe symbole le signe vous pouvez choisir  ce que vous voulez un feu rouge c’est pas un   symbole c’est un signe on aurait pu faire que le  le le verre au lieu d’être verre soit bleu vous  

Voyez ce que je veux dire c’est des les signes  qu’on invente peuple notre univers de signes et   non pas de symbolle qui s’impose et 4è point alors  c’est délicat ce 4è point parce que Sabatier ne   serait pas d’accord avec cette 4e caractéristique  du symbole mais tyque dont je vais vous parler un  

Peu le serait les symboles participent à  la réalité où de la réalité à laquelle il renvoie alors là c’est la  différence quand on parle de   symbole qui peut exister entre les réformés et les luutériens les luthériens disent  que le symbole participe de la   réalité à laquelle il renvoie les réformés disent

Non alors thic vous voyez qui c’est peut-êre  c’est ce théologien d’origine allemande qui   lui aussi a été expulsé de l’Université  mais sous le régime nazi et est parti   aux États-Unis c’est un des plus grands  théologiens du 20e siècle protestant il a  

Été chassé de l’Université de sa chair  de théologie parce qu’il avait pris la   défense d’étudiants juifs qui avaient  été molestés par des étudiants nazis   il av voulu qu’on excluse étudiants naasie de  l’université il était chassé de l’université il  

Soué il s’est retrouvé aux États-Unis où il a  développé sa une théologie de la culture alors   ça veut pas dire que la religion a une dimension  culturelle le christianisme ça tout le monde le   sait ça va de soi c’est évident ça veut dire que  la réalité la culture a une dimension religieuse  

Ça ça ne va pas de soi donc il a développé cela  et il a développé aussi toute une théologie de   l’être une ontologie une théologie de lettre  nous allons voir que ça joue justement pour le symbole pourque le symbole participe à la  réalité qu’il exprime il ne fait pas que  

L’exprimer il participe à la réité qu’il  exprime si quelque chose est le symbole de   Dieu c’est que l quelque chose il y a du  divin si quelque chose est le symbole du   Christ c’est que ce quelque chose possède  en lui quelque chose du Christ dans cette  

Perspective je vous dis pas je suis d’accord  ou pas d’accord ni vous avez d’accord ou pas   d’accord mais faut bien comprendre  ça et pour cette participation à la   réalité que le symbole désigne et d’ordre  ontologique ontologique ça fait très bien  

De le dire par il y a un être l’être commun il y  a un être commun entre ce qui est désigné et ce   qui le désigne symboliquement symboliquement oui  il y a il y a quelque chose de il il y a un être commun par exemple je donne un exemple  

Frappant avec les luthériens le sacrement de  la scne le pain et le vin sont symboliques ils expriment quelque chose une réalité mais même il  participe pour les luutériens courtiliques à la   réalité christique vers laquelle il nous oriente  c’est pour ça que les luthériens parlent de con  

Substantiation non pas de transubstantiation  hein il y a une substance commune entre ce   qui est là et ce qui est symbolisé vulgairement  dit il y a du Christ dans le pain et le vin pour   un luutérien pas pour un réformé quoi que quoi  que parfois tout dépend de la FO de chacun oui  

Plus finement dit le symbole sacrement porte  en lui-même ce qu’il exprime dans cette   perspective là alors vous connaissez peut-être  la formule latine qu’on utilise pour dire cela   ou vous l’avez entendu une fois ou l’autre  pour les réformer pour sabbatier par exemple  

Finitum non capx Infinity ce qui est fini  ne peut être porteur de ce qui est infini   je parle des choses je parle pas de l’être humain  pour les luthériens finitum capx Infinity le fini   peut être porteur de l’infini pas simplement  le désigner mais en être capax en être le

Porteur c’est pour ça voyez qu’il y a  quelque chose de très optimiste dans   cette doctrine luérienne en quelque sorte  beaucoup moins optimiste à la doctrine réformée selon la doctrine réformée  je cite ici André gounel le fini peut   désigner indiquer l’infini qui se  situe en dehors de lui mais il n’a  

Pas la capacité de le contenir de  le porter en lui ni de le rendre présent selon la doctrine luutérienne le fini le  symbole participe à l’infini l’infini se trouve   dans le fini même si le dépasse et le déborde bien  sûr contient pas entièrement il le rend présent et  

Le porte en lui-même alors les réformés comme  calvly disait vous savez qu’ils sont ils sont   battus fortement Luther et au sujet de la scène  justement et lutherwing les réformés disai mais   il y a l’ascension Jésus est auprès de Dieu il  n’est plus sur cette terre on ne peut pas dire  

Qu’il est là dans le matériel l’censtion était  fêé par Calvin comme voilà le Christ ne peut   pas être présent dans la scène cétait un  des enseignements un des enseignements de   l’Ascension alors je dis j’étais un peu trop long  non non mais je pose juste une question immédiate  

Parce que c’est complètement lié à ce que tu  dis le sacrement du coup se se combine comment   avec cette absence complète le sacrement c’est  le c’est ainsi le symbole est moins moins fort   et moins riche tu vois que toute la définition  qu’on peut en oui le symbole signifie d’accord  

Le baptême il y a rien de spécial dans l’eau  alors que pour les catholiques ou les vrais   luthériens il y a quelque chose dans l’eau pour  nous on dira petit enfant que tu le saches ou non  

Que tu le veuilles ou non Dieu t’aime c’est cela  qu’on vient dire au baptême c’est ce symbole là   qu’on désigne h et pourtant pour celui qui  reçoit il se passe plus que ça souvent oui   presque à chaque fois tu penses pens et donc c’est  on assz naturellement porté à cette sensibilité  

Luutérienne mais notre raisonnement nous en  éloigne je crois on peut dire çaou peut-être   qu’on peut dire ça pe dire ça et puis a une  situation anthropologique des sybol comme ça   c’est comme ça dans toutes les religions alors  le dernier livre de sabbatier s’appelle les  

Religions d’autorité et la religion de l’esprit  on vous parlera souvent peut-être de ce livre   c’est un livre qui est paru après sa mort et  qu’il faudrait rééditer parce qu’on a du mal   à le trouver il était écrit avant sa mort mais  jusqu’au bout c’est pas une œuvre inachevée comme  

Il est mort très jeune sabbatier c’est paru après  sa mort c’est un ouvrage que je trouve magistral   parce qu’il parle d’une chose que tu as très  bien indiqué quand on parle de symbole on   parle de problème d’autorité donc du problème de  l’infaillibilité et dans ce livre les religions  

Deautorité la religion de l’esprit sabbatier  montre que finalement il y a les religions   d’autorité et lesgion de l’esprit mais on croit  qu’il va nous dire les religions d’autorité C   catholicisme et cetera par l’infaillibilité de  l’église du pape et le protestantisme est dégagé  

De cela mais il dit pas du tout parce que les  protestants ont malheureusement remplacer une   infabilité par une autre celle de la Bible et  si on est vraiment chrétien dans le sens fort   du symbole on ne veut d’aucune inf humilité et il  pousse le le paradoxe peut-être Sabatier jusqu’à  

Dire tout comp fait c’est mieux le symbole de la  faillibilité pontificale que de celle de la Bible   parce que Pape ça peut évoluer ça peut changer  c’est vivant c’est intéressant que la Bible   est comme ça B on la prend telle qu’elle est  c’est le fixisme oui voilà c’est un livre  

Extraordinaire Liv lisez ça oui oui alors il y a  tout un chapitre chapitre 2 de la 2uxème partie   de ce livre qui s’appelle l’infaillibilité  de la Bible c’est là qu’il attaque tout   un [Musique] protestantisme voyez comment il a  évolué d’une certaine orthodoxie vers un certain libéral voilà merci

[Applaudissements] beaucoup non je crois que  j’ai respectter le temps oh ne t’inquiète pas   faut pas que ce soit une inquiétude vim fait  tr/ d’heure je crois voilà maintenant on va   pouvoir échanger avec celles et ceux qui  souhaiterai poser des questions [Musique]

Donc voilà est-ce qu’il alors une  question là-bas oui Charel va t’appter le micro alors juste deux remarques la  première par rapport à ce qui être dit   sur l’infaillibilité je me dis que finalement  il éit sur de gris des fondamentalismes parce  

Qu’en ériigeant un texte en l’occurrence  c la Bible P à d’utres textes anciens   qui prennent valeur d’ilité euh c’est  aussi une ouverture au fondamentalist   oui oui j’ai rien à ajouter vous avez raison  la souplesse qu’roy aui oui vous voyez c’est   pour ça que je préfère dire littéralisme que  fondamentalistme parce que fondamentaliste  

En soi c’est un beau mot oui ce souci des  fondement fondement le souci du fondement   mais disons plutôt le mauvais fondamentalisme  c’est le littéralisme merci pour votre remque   vous avez une deuxième remarque j’avis  deux remarques ouiro est parti c’est

Pas non c’est par rapport oui il faut qu’on  vous attentende il vous faut en fait pour   l’enregistrement pour pour nous on vous entend  bien mais c’est pour l’enregistrement qu’il faudra   prendre le alors j’avais une seconde remarque  il faut que tu nous redonnes le micro voilà  

Par rapport à la question du symbole et de la  so quand Béatrice j’entendais bien comment tu   pouvais dire que effectivement quand on reçoit  un sacrement on y met quelque chose qui n’est pas   forcément euh ce qui est offert ou apporté par par  l’Église rformée mais je pense que chacun dans sa  

Foi apporte ce cet élément autre et que enfin  il me semble comprendre que l’Église réformée   ne lappte pas dans l’objet dans l’objet mais  dans le sujet mais que chaque sujet soit oui   vous avez parfaitement raison il y appte par sa  foi cette dimension oui c’est pour ça que savez  

Que dans la liturgie de cette scène vous avez  tout à fait raison hein il y a ce qu’on appelle   l’épiclèse qui est une prière où on demande à Dieu  son esprit au moment du sacrement comme au moment  

De la prédication il y a la prière d’illumination  avant de lire la Bible et avant la prédication on   demande à Dieu son Esprit pour nous permettre  de voir une parole de Dieu dans des textes qui   sont humblement humains bien c’est la même chose  pour la scène alors c’est très intéressant ce que  

Vous dites les réformés les luthériens n’ont  pas la même épiclèse parce que nous réformés   on va dans le sens que vous venez d’indiquer  on invoque l’Esprit de Dieu sur nous c’est ce   que vous dites dans notre fois à chacun au moment  de la scène on demande à Dieu son Esprit en nous  

Au moment de la scène alors que les luutériens  demandent ça aussi mais l’invoque aussi sur le   pain et le vin sur les espèces eucharistique  comme on dit ce que nous ne ferions pas non   voyez c’est très très juste votre remarque et je  crois que la scène permet vraiment de comprendre  

Les différentes options possibles devant l’idée  du symbole oui ce que je voulais dire tout à   l’heure pour préciser c’est que il y a beaucoup  d’irrationnel qui qui traverse tous ces moments   qui laisse la place à Dieu euh et et réduire le  symbole un simple signe à mon avis ce n’est pas  

Suffisant en faire un une chose sacrée c’est trop  et du coup c’est le jeu entre les deux qui est   intéressant c’est c’est le moment où on laisse  l’espace nécessaire pour de l’incompréhensible   qui n’est pas forcément mystère c’estàdire qu’ un  incompréhensible ça peut être c’est pas forcément  

Quelque chose qui est délibérément caché ou qui  est à décrypter ça pourrait être quelque chose   qu’on comprendra plus tard qu’on comprendra  autrement dans une expérience de vie autre   mais c’est pas délibérément caché le drame du  mystère c’est quand il commence à être figure  

D’autorité avec ce qu’il ne veut pas dire et qui  oblige l’autre à être dans l’ignorance et et donc   à être soumis à quelque chose qui le dépasse et  sur lequel il n’a aucune prise le je pense qu’il  

Y a quand on parle de mystique il y a quelques  chose de l’ordre de la mystique dans ces moments   où le symbole agit et où l’on narrive pas à à  rendre compte de l’entièreté de ce qui se passe  

Oui oui moi je suis tout à fait d’accord avec  toi mystique et mystère hein c’est tout à fait   la mystique c’est le sens c’est la réalité  du mystère dans notre vie quand je vous ai lu   tout à l’heure connaître Dieu religieusement  c’est le connaître dans son rapport avec nous  

C’est bien ce que tu viens de dire son rapport  avec nous c’est ça dép ça dépend pas que de nous   ça ça dépend de quelque chose qui nous dépasse  voilà on a parfois un dogmatisme libéral qui   viserait à supprimer complètement le la partie  symbolique mais oui c’estàdire à dire mais euh  

Faut faut pas mettre de l’eau trois fois sur la  tête du bébé comme tu fais c’est c’est une façon   de baptiser qui est beaucoup trop postentatoire il  faut faire comme si le l’eau on s’en fichait sauf  

Que à travers un geste comme ça il y a du temps  il y a de l’espace il y a de l’anthropologie parce   que l’eau est un élément extrêmement important  pour les humains et que ça n’est pas un symbole  

Qui commence avec les chrétiens ouais c’est un  symbole qui commence avec le le le l’homme le plus   primitif qui soit et l’eau est symbole de vie bien  avant le judaïsme et bien avant le christianisme   alors vouloir tout expurger fait qu’on devient  une religion sèche au sens propre là pour le  

Coup mais qui qui ne prend pas en compte ce jeu où  l’existence de Dieu peut émerger sans qu’on puisse   le comprendre et donc le maîtriser quoi oui oui  c’est très important le libéralisme attaqué par   sabbatier peu à peu vous l’avez entendu c’est  ce que tu dis c’est un pur rationalisme c’est  

Terrible ça c’était ça le libéralisme à l’époque  c’est plus tellement ça aujourd’hui il y a encore   des protestants libéraux des pasteurs libéraux qui  sont de vrais rationalistes c’est magnifique dans   un sens mais c’est c’est quand même exceptionnel  aujourd’hui je trouve et puis on comprend pas du  

Coup qu’est-ce qu’on fait de de la de l’existence  de Dieu qui ne se réduit pas au rationnel comment   on fait quoi pourquoi faire de la TH ologie avec  uniquement du rationalisme je pense pas que ça  

Marche aussi bien que si on en fait avec un peu de  symbolisme quand même parce que il y a à peu près   que le symbolisme qui correspond à cette tension  ou oui entre ce qu’on peut connaître et ce qu’on  

Ne peut pas connaître mais les plus rationalistes  vous diront ça c’est de la superstition on trouve   ça dans toutes les religions c’est pas le pur  évangile enfin vous voyez ce qu’on peut il a   un débat là quand même alors plusieurs prises de  parole alors il y avait am il y avait Jean-Pierre  

Il y avait Thierry il y avait Michel VO voilà  alors an peut-être en premier voilàors je suis   content de voir que ça suscite des questions  alors je n parl de conception qui sont part   part réformé et il y il a quelques années un  rapprochement entre luérien et la même église  

Ou alors étant donné les différences qui peuvent  paraître subtiles mais quand même sérieuses qui   les ont opposé j’aimerais recadrer un petit peu  sur quel point on a pu s’accorder de manière à   proclamer une une église libérale unie entre  libérien et alors Charbel on va reprendre le

Micro on est d’accord sur surt et surtout d’accord  pour accepter que d’autres interprètent certaines   réalités différemment on accepte que les  lutherériens et telle conception de la scène   et eux acceptent que nous en ayons une autre donc  c’est une ouverture c’est une grande ouverture ave  

Avec des piliers communs qui serit le le salut  par la foi ou des choses qui restent des grands   principes protestants qu’on a en commun depuis  toujours donc c’est à partir de là que ça permet   aussi une une plasticité des liturgies des de la  vie en communauté en en introduisant mais c’était  

Déjà le cas on a entériné une situation qui était  déjà celle-là à l’Oratoire du Louvre la liturgie   de l’Oratoire du Louvre est un mixte entre des  éléments réformés des éléments luutériens des   éléments du réveil même on dirait des éléments  très libéraux enfin c’est intéressant de voir  

Comment tout ça sont des couches sédimentaires  de d’adaptation donc c’est ça n’a pas été des   concessions dogmaties pas du tout du tout pas  du tout du tout non non c’était plus l’idée de   faire enfin la réalité de ce qu’on vivait sur le  terrain çait d’autant moins que comme je vous l’ai  

Dit la Faculté de Paris a toujours été luutéro  réformé c’est quand même elle qui formait les   pasteurs on était formé par des gens luutériens  et des voilà voilà alors ensuite qu’est-ce   que j’avais dit Thierry oui alors peut-être  excuse-moi oui et puis après on on on prendra  

Les autres interventions essayeer d’être bref  pour pouvoir permettre à tout le monde de poser   ses question la dernière phrase de ce ce que  vous avez distribué par rapport au rationaliste   était assez clair je trouve il n’est pas moins  nécessaire que nous le comprenions car nousadorons  

Pas il faut pas comprendre trop clairement et  je POS la question la rationalisation de la   foi dont parlé don vous avez parlé est-ce que  c’est pas la fin de la religion parce que si   parce que le je me rappelle d’un une pasteur qui  est intervenu là Catherine Janin elle avait dit  

La foi c’est la réalité de ce qu’on espère h et  le Pascal il disait la le le le cœur dissent des   des réalités que la le la raison et d’une autre  femme qui était pas du tout protestante qui était  

Catholique sur Emmanuel elle disait que quand elle  était jeune comme elle avait été enseignant dans   des pays musulm elle disait bah pour les musulmans  c’est MAOM pour nous c’est Jésus et qui a raison   elle avait voulu faire ce travail pour trouver  par la foi pour montrer qu’elle avait raison  

Elle a dit mais non elle a dit on peut pas donc  est-ce que la rationalisation vous disz encore   quelques pasturs mais c’est la fin de la religion  en fait alors on va reprendre le micro alors c’est   intéressant mais les pasteurs deux mêm qui  développe ce rationalisme dans la religion

Accepte quand même la Bible avec toutes ces  questions et ses mystères il veulent pas tout   rationaliser oucord et vous trouvez ça chez  Rousseau cette conjonction entre il y a deux   références possibles la raison et l’Évangile vous  savez c’est chez rousse trouve ça et je pense que  

Les pasteurs alist sont d’accord avec ça il y a il  y a la Bible il y a l’Évangile puis il y a la la   raison on peut pas réduire alors à mon avis même  la raison permet de comprendre l’irrationnel c’est  

Permet de de mesurer la part irrationnelle plus  on essaie de rationaliser les choses en théologie   plus on découvre qu’il y a quelque chose qui  traverse tout ça et qui est insaisissable   enfin qui est difficilement réductible à la  raison et du coup c’est c’est comme une une  

Décantation on va étudier rationnellement tous  les événements qu’on peut étudier rationnellement   historique psychologique politique enfin essayer  de c’est le le travail qu’on fait pour une pour   une prédication quand on décortique un texte  on va chercher l’histoire du texte l’histoire  

De ceux qui vivaient à ce moment-là et puis  une fois qu’on a tous ces éléments là ça nous   permet de voir quelque chose qui résiste et qui va  pouvoir se s’actualiser dans notre vie aujourd’hui   comme si c’était possible directement dans une  espèce d’éternité et ça c’est très troublant  

Parce qu’en fait la la rationalisation  ne tue pas du tout la foi au contraire   elle nourrit cette recherche de quelque chose  qui va être singulier dans la foi et qui ne   va pas ressembler à une autre discipline  c’est la raison qui reconnaît ses propres  

Et qui postule un dépassement oui tout à fait et  c’est quand qui dit ça oui quand dit à partir du   de ce momentl je j’arrête c’est la question la  foè c’est très difficile quand vous êtes devir   un texte biblique par exemple des évangiles est-ce  que Jésus qu’est-ce qu’il a dit vraiment qu’est-ce  

Qu’il a fait vraiment on peut creuser creuser  creuser et faire un trou on peut aussi creuser   et il reste quelque chose ch que Tu Vi d’évoquer  et du coup ça empêche peut-être de faire dire à  

Jésus des choses qui ne sont pas l’essentiel et  surtout de retrouver la foi de ceux qui nous ont   précédé oui c’està-dire de ne pas prendre les  récits comme de l’histoire mais ça c’est grâce   au travail intellectuel et rationnel qu’on le  fait on peut distinguer les choses et plus on  

Distingue les choses plus on trouve ce qui va être  particulier à la fois du coup c’est pas la fin de   la la religion je pense que c’est le secours  de la religion le rationalisme et si on avait   le courage de s’y adonner beaucoup plus dans les  religions les églises seraient pleines parce que  

Les gens ont soif de comprendre et ils ont soif  de de saisir des choses qu’on qui ne peuvent pas   avoir le temps par eux-mêmes tout seul dans leur  dans leur lieux d’apprendre et donc il faut que   les églises soiit pourvoyeuse d’apprentissage ça  je crois que c’est très important du coup je pense  

Pas que ce soit trop de rationalité qui tue la  religion je crois que c’est pas assez de courage   pour le prendre en main vraiment ce rationnel et  et du coup laisser après au fidèles faire la part  

De ce qui est circonstantiel rationnel et puis de  ce qui relève de sa propre foi et et ça c’est le   travail qu’on a à faire comme théologien je pense  c’est vrai que les les évangiles ça il le montre  

Très bien dans son article Jésus-Christ sabbatier  les les évangiles ne sont pas une biographie de   Jésus du tout si c’était une biographie ce serait  la plus ratée de toutes celles qu’on a écrite il  

Dit parce qu’on ne connaît que deux ou tris jours  de la vie de Jésus on connait pas grandchose he et   encore le peu qu’on connaî on n’est pas sûr que ce  soit vrai bon alors pourquoi les Évangiles ont été  

Écrit pas pour faire une vie de Jésus pour vivre  la communauté mais pour nous communiquer une fois   Matthieu Marc lu et Jean j’ appppelle comme  ça comme si bon Matthieu Marc gens n’auraient   jamais écrit leur évangile s’il n’avaient pas  cru que Jésus était vivant c’est ça qui veut  

Le communiquer donc la résurrection de Jésus elle  précède sa naissance dans les évangile parce que   c’est ça le suppose en fait ça le suppose ça ça  paraît idiot ou paradoxal contradictoire ce que   je vous dis mais pas du tout ceux qui ont écrit  les évangiles croyz que Jésus j était ressuscité  

Et vivant donc ce qu’ils écrivent de sa naissance  de sa vie et de sa mort est précédé par une foi en   sa résurrection c’est assez extraordinaire de se  dire ça moi j’aurais aimé que quelqu’un ait écrit  

Une vie de Jésus à l’époque sans être croyant oui  oui ce serait sensationnel si on avait ça mais on   ne l’a pas alors on a quelques témoignages  et qui sont pas flatteurs pour Jésus en plus peut-être Jeanpierre

Oui pour te remercier d’abord de ta de ta bonne  conférence je pense moi à un auteur qui pourrait   vous réconcilier de temps à c’est qui serait  très très important sur toutes ces questions   où il montre bien que on peut très bien faire  de la science avec des symboles qu’on ne qu’on  

Ne comprend pas d’une certain façon dont on n pas  l’ ence si je fais de calcul infinitésimal je peux   en faire très bien et calculer la surface qui une  cour et je n’entends pourant pas ce que c’est que  

L’infini mais je peux m’en servir très bien pour  avoir des résultats impeccable qui qui marche donc   il a a écrit un magnifique texteelle méditation  sur la connaissance où il montre comment l’évident   ne suffit pas mais on peut servir d’une certaine  façon de signes qui sont obscurs pour gagner  

D’une certaine manière des des non non pas  des évidences mais des vérités qui sont pas   évidentes et et au fond le rationalisme marque  comme ça aussi et et et les mathématiques dès   qu’elles sont savantes impliquent quelque chose  comme ça au fond je comprends pas ce que je dis  

Hein mais j’ai des vérités quand même et donc ça  c’est un point qui qui me semblerait peut-être   peutêtre un auteur qui pourrait être important  et la deuxième chose qui me semble très très   important c’est ce que tu as dit sur tilit qui  m’a fait échapper je trouve que c’est vraiment  

Très intéressant ce symbolisme qui pour exister  comme symbolisme doit mordre sur ce dont il parle   doit avoir une prise ce dont il parle et moi je  me demande si la musique ne fonctionne pas comme   ça parce que la plupart des symbolistes renvoie  quand même à de l’autre à quelque chose je parle  

De quelque chose je symbolise quelque chose qui  est autre mais la musique à la limite ne le fait   pas elle se sert au fond de sa de sa morsure  pour l’autre pour faire du symbole c’est que  

Elle est elle n’a pas d’autre d’une certaine façon  alors est-ce que on pourrait pas mettre un petit   peu C cette musique presque sur le au niveau du  religieux elle fonctionne un peu de la même façon  

Très important dans le même si même s’il s’agit du  Sacre du Printemps écoute je te remercie pour ces   deux remarques alors moi je connais pas du tout  l’itz je sais que a été très marqué par shelling  

Tu connais je pense bon not en bas de page mais  ce que tu dis de la musique me semble très très   important or on a trop tend quand on dit  symbole avoir image et à être dans l’ordre   chose le fixisme en quelque sorte la musique  et les protestants devra être très sensible  

Justement dépasse ce fixisme des images  cette possible superstition des images et   je pense que tu as raison de dire le symbole  pourrait être approché par une compréhension   de la musique oui merci merci ça me semble  une remarque importante je l’ajouterai je mais je te citerai alors d’autres prises de parole par

Que d’accord alors d’autres personnes voudra alors   je rajoute juste une remarque au  sujet de la musique j’aime à dire que le catholicisme c’est une histoire du salut  mais c’est surtout une géographie du salut h   c’est fix c’est le Vatican c’est Rome c’est  les église c’est les évêques c’est l’hôutel  

Et cetera le catholicisme c’est une géographie  du salut alors que nous nous sommes une histoire   du salut et l’histoire correspond à la musique  qui change qui évolue et qui n’est pas fixiste   on aurait pas les mêmes formes à priori les uns  et les autres et c’est pour ça que la musique  

Joue un très très grand rôle un protestant  aveugleou ne perd pas grandchose à un culte   tant ce qu’on lui MRE est moche il y gagne j’ai  tendance à dire le C y a il y a des lieux c’est   vrai alors ça devrait pas être permis même le  catholicisme c’est l’ invverse c’est essentiel  

La vue une messe à la radio ça passe pas du  tout d’ailleurs on dit c’était une belle messe   ouais un culte à la télévision ça passe mal  hein ça passe beaucoup mieux à la radioou un   catholique à la messe il peut-être sour c’est  même mieux faut pas qu’il attend trop lui

Dit alors je sais pas si on coupera mais mais en  tout cas on voudrait garder des amis catholiques   quand alors on va donner la la parole à Yannick euh enfin c’est vrai que l’essentiel a  été dit donc mais je voulais quand même exprimer  

Ressentiment à mon petit niveau c’estàdire  que vous disiez les les les églises pour   être pleines si les gensiss s’exprimer  et cetera et cetera il y a quand même   une chose par rapport à l’église c’est que euh  l’église en le rituel et cetera le rituel peut  

Bloquer justement pe faire en sorte que ça soit  repoussoir le M trop fort parce que un obstacle justement cette image du rituel et du ce que  ce que l’on disait sur le symbolique peut être  

Un frein à mon avis à l’ouverture de l’église j’ai  mome je par un et euh je vis revenir aussi mais ça   FA c’est toi qui avait surtout dit ça he non non  moi je disais qu’il fallait réfléchir davantage  

Dans les églises et que qu’elle serait pleine si  on faisait du rationalisme un peu plus que souvent   des discours justement avec des rituels dont on  comprend pas du tout l’origine et le et le sens   je pensais pour faire venir les les personnes  parce qu’en fin de compte je m’ perçois que les  

Églises se remplissent quand même plus qu’il y  a un certain temps une soif refuge compréhension   oui mais vous trouvez dans les excusez-moi je  vous interromps alors que vous ne m’avez pas   interrompu donc excusez-moi quand il y a un  concert dans une église un concert la musique  

Elle est beaucoup plus pleine que quand il a un  culte ça me frappe toujours ça veut dire quoi ça   ça veut dire on n pas sur le même terrain tout  à fait non ça veut dire justement que la musique  

Va attirer même si elle est d’ordre religieux  des gens que le culte n’attirera pas je suis d’accord dis plusér alors alors  on termine avec Yanni on termine avec par Rapp au Sar c’est vrai que  la première réflexion avant que des  

Personnes s’exprim c’était mon mon sentiment  pe pe donc dire que le sacré n’est pas un symbole je oui mais qu’est-ce que vous  appelez le sacréoui le sacré c’est c’est   un état enfin pour moi c’est un état de  de je dis pas de transcendance enfin de  

Espèce de d’ouverture si vous voulez vers vers une chose c’est c’est difficileoup on fait  abstraction de tout on est dans un état   un peu comme si on éc de la musique transmité  et enfin pas libéré mais ne plus être accroché  

À quoi que ce soit voilà c’est mal exprimer  ça mais je un dépassement voilà donc di sacré   c’est quand même ce qui ce qui n ce qui n ce  qui nous reste ce qui nous reste là du symbole  

Parce que s’il y a pas le sacré moi pour moi  s’il y a pas de sacré c’estd l’état où il y   a pas d’explication où il y a pas de de rien du  tout vous êtes au concer et vous êtes vous êtes  

Sans attache vous êtes sans sans réflexion sans  ressentiment sans enfin bon en C espèce d’état je pense que le mot ouverture que vous avez  utilisé ou le mot dépassement dit quelque   chose de ce que vous voulez nous faire entendre  ouverture [Musique] dépassement alors la question  

Du sacré c’est c’est une question compliquée et  et le sacré serait pas tout à fait pareil que   le que le religieux c’est pas la même chose  il y a du sacré dans le religieux mais pas   et donc c’est c’est une vraie question cette  question du sacré qui qui peut porter justement  

Uniquement vers une valeur particulière  accordée à des choses qu’on ne comprend   pas enfin qui qui vont nous dépasser justement  et ça ça peut être très porteur et ça peut être   aussi la source justement de toute croyance  superstitieuse qui permettrait l’emprise donc  

Le sacré est toujours un peu un peu ambigu oui  oui oui euh alors on va donner la parole euh voilà on peut alors je vais demander aussi si  on peut euh pour le pour le brunch je crois que  

Beaucoup de choses sont prêtes ah ben tout est  prêt vous vous voulez est prêt d’accord alors   Annie on va on va prendre ton intervention et  puis ensuite vous continuerez la discussion tjours   venez car tout est prêt voà voilà voilà exactement  oui alors alors quand on fréquente église euh pour  

Des cultes et puis que par ailleurs on vient  de temps en temps à des concerts tout publics   euh on a l’occasion d’apprécier la musique dans  deux dimensions différentes et j’ai quand même   l’impression que la musique en cour de culte et  la musique un concert général même si c’est de  

La musique d’origine du patrimoine sacré euh ça  n’est pas exactement la même chose je me souviens   d’avoir discuté avec notre ancienne organiste euh  mon pasasqu je crois qu’il s’appelait euh et pour   lui la qui est lui qui était lui le musicien en  celui qui interprétait àord la musique avait une  

Dimension de prière lorsque la le son était  euh produit par lui et que entendu par les   fidèles euh il y avait une élévation de qui était  alors de ce veut de l’âme du cœur de l’esprit et   ce qui pour moi est quelque chose de  sensible enfin quand on va dans dans les  

Églises catholiques du Sud en rouni don on est  enivré dans le son on peut aussi être avoir ce   sentiment d’élévation d’emportement à travers la  musique je crois que c’est pas exactement la même   chose pour la musique de concert la musique de  concertevenir un public Varé ce qui ne veut pas  

Dire qu’on ne perçoit pas à l’intérieur d’une  église la la dimension de résonance qu’elle   peut avoir dans C éco voilà c’est ça que je  vouis dire je P que ça profondément ça peut   être animé de de choses différentes tout dépend  aussi de de l’âme de celui qui bien sûr voilà ça  

Dépend c’est vous avez raison parce que moi j’ai  eu une expérience presque mystique comme diraient   les gens aujourd’hui en découvrant la gare TGV  d’Avignon j’ai eu un choc religieux émotionnel   bien plus fort que quand je vais dans Notre-Dame  de Paris donc le le le cette dimension sacrée il  

Faut pas la fermer mais mais souvent ce sont  des rappels il faut qu’il y ait une culture   déjà là pour qu’on soit sensible à ce qui se  passe d’une certaine façon par exemple avec   anas tu me rappelles une histoire avec annas on  s’est trouvé toutes les deux avec un groupe de  

Jeunes où on était sur les plouses du Louvre et  et l’été arrivé c’était au mois de juin enfin on   était c’était une séance avec tous les jeunes  ils étaient une trentaine on était tous assis   en cercle autour des petits cercles partout sur  les plouses du Louvre après une belle séance de  

Discussion avec tous ces jeunes et et on s’est  regardé avec agas et on avait toutes les deux le   sentiment de vivre quelque chose de parfaitement  spirituel par la paix qui existait sur ces flouses  

Du louv qui où il y avait notre groupe mais il y  avait plein d’autres gens qui étaient là et qui   jouissaient du moment simplement et et à toutes  les deux il nous est revenu cette cette parole   être dans la paix sous son figuier tu sais le le  cette parole biblique cette parole prophétique  

Chacun sera sous son figuier et plus personne  n’aura de raison d’avoir peur et donc on était   dans une situation où là il y avait une telle paix  et une telle insouciance des gens qui étaient là  

Que réellement cette paix demandée et prophétisée  était là voilà donc il y a des moments comme ça où   c’est pratiquement religieux alors qu’on est dans  le profane complètement mais c’est ce que voulais   dire comme je l’ai rappelé qu quand on parle  de théologie de la culture ça veut pas dire  

Que la religion a une dimension culturelle  ce qui est évident mais ça veut dire que   la culture peut avoir une dimension religieuse  quand Raphaël Picon a consacré un gros livre à   Emerson il parle en sous-titre du sublime  ordinaire l’ordinaire peut être sublime il  

Y a parfois quelque chose de plus sacré de  plus religieux de dans dans une peinture d’   d’une chaise ou d’une paire de chaussures tel que  V Gog l’a fait et une émotion plus profonde que   dans une peinture grandiloquante grandiloquante  d’une scène religieuse ou biblique ou tout à  

Fait le sublime ordinaire ouais exactement et  ça c’est ce que vous avez découvert ce jour-là   le sublime ordinaire donc il y avait à la fois  une communion voilà absolumentsument il y a pas   dans les églises V ça c’est vrai que si vous  avez déjà l’expérience d’une recherche de ça  

Vous allez peut-être y être plus sensible que  d’autres personnes qui n’aurit pas en tête du   tout cette dimension là je sais pas en tout cas  merci Laurent merci beaucoup [Applaudissements] merciaintenant nous allons pouvoir partager le  brunch qui a été préparé par les soins de nos  

Cuisiniers cuisinières de belles de belles  tartes une belle soupe une soupe même qu’on   voulait dédier complètement à Laurent et il a  été très heureux de savoir ça parce que vraiment   c’est c’est touchant de savoir qu’on cuisine voilà  pour pour soi donc aujourd’hui on a une [Musique] soupe

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