Méziane Bénarab, né dans un quartier populaire de Tizi Ouzou et devenu cadre dirigeant du groupe BNP Paribas Cardif (dont il a assuré la présidence de l’une de ses dix-huit filiales), se considère comme un enfant gâté par la République. Fondateur du premier championnat national de football des quartiers et de la caravane « Entreprendre et réussir dans les quartiers », il est aujourd’hui désireux de témoigner et de partager son expérience et sa « méthode » d’engagement dans les quartiers auprès des jeunes. Il publie « Du quartier à la Légion d’honneur ».
Fondateur de
[Musique] merci à tous d’être là euh alors nous avons intitulé cette matinale c un petit clin d’œil certain vocabulaire macronien réarmer la citoyenneté dans les quartiers c’est possible évidemment mes an est d’accord avec l’idée hein en tout cas c’est ce qu’il a plus ou moins pas cessé de
Prouver depuis que il s est engagé auprès des jeunes qu’on appelle des quartiers jeunes des quartiers euh alors man vous avez connu le club des vigilants dans le cadre de son groupe de travail qui s’appelait immigrer pour toujours point d’interrogation et euh c’était grâce à Jean-Michel Goyard aujourd’hui administrateur du club et
Euh grâce auquel vous êtes aussi venu aujourd’hui euh pour intervenir à cette matinale et pour faire un petit quand même certains ont découvert notre Manifeste immigré pour toujours mais ce groupe de travail parait d’un constat assez simple je cite trop d’enfants et petits enfants d’immigrants ne s’intègrent pas bien
Dans la société française c’est un sérieux problème al je vous je vous laisse aller voir le manifeste euh qui donne aussi des pistes d’action et vous vous aviez raconté au groupe à l’époque comment vous réussissiez à mobiliser les jeunes autour d’actions concrètes et votre témoignage de mon point de vue en
Tout cas avait largement renforcé les réflexions autour de l’importance du travail et d’une démarche qui sort les jeunes de leur environnement euh ça fait un peu écho à ce que nous racontait aussi it crisson à propos des écoles de la deuxème chance moi j’ai croisé des jeunes dans des quartiers
Bizarres à la mar rouge par exemple près du qui avait jamais vu la mer la mer est à 10 km mais là elle a vu aussi dans dans le quartier nord de Marseille crisson des des jeunes qui allaient jamais au bord de la mer ils restaient dans leur quartier dans leur getto
Presque he certain euh voilà alors le parcours de mésiane n’est pas banal on va dire bon c’est écrit dans Son Bou en 4e de couve et tout mais euh vous êtes né dans un quartier populaire de tiziouu et vous êtes devenu l’un des quatre dirigeants de BNP Paris
Bacardif en étant président d’une de ces filiales et vous avez bien sûr été marqué par les difficultés que vous avez pu rencontrer dans votre vie de jeunes et de travailleurs après et euh Jean-Claude Azra raconte sur le site du club que vous avez vécu 3 ans en clandestin dans une résidence
Universitaire vous avez du mal à décrocher vos premers premier job malgré des diplômes il écrit donc Jean-Claude toujours et lui en est resté l’envie d’aider les autres et ses divers engagements lui ont valu la Légion d’honneur en 2008 cette légion d’honneur il a souhaité que ce soit plus qu’une simple
Décoration et un début plutôt qu’une fin et donc vous vous êtes engagé au niveau de l’Association des membres de la Légion d’Honneur départementale en et aujourd’hui vous souhaitez témoigner parce que quand le club l’avait reçu mais n’avait pas écrit son livre et M n’était pas à la retraite
Peut-être non plus donc Mian a réfléchi et s’est dit que que dans son dans son comment dire ça son envie naturelle de transmettre toujours euh il a donc écrit ce ce livre euh je peux l’avoir pour le montrer qui s’appelle donc du quartier à la Légion d’Honneur voilà alors il parle
De lui mais il parle aussi de tout ce qu’il tout ce qu’il fait euh c’est intéressant moi j’ai j’ai noté deux choses en fait qui assez frappante c’est cette histoire de championnat de football des quartiers prioritaires qui existe toujours je crois que M inauguré lancé initié et aussi la caravane entreprendre
Et réussir dans les quartiers et aujourd’hui vous me disiez l’autre jour que la préfecture des hautes scèes vous confie l’organisation d’un campus estival destiné aux jeunes à Nanterre je crois et là à nouveau match de foot et atelier sur la citoyenneté donc vous allez un peu nous raconter pour moi
Votre crédo en tout cas ça ressort de ce des échanges qu’on a pu avoir en préparant cette matinale c’est montrer aux jeunes des quartiers que c’est possible de réussir mais que ça ça ne se fait pas forcément sans rien faire quoi il y a peut-être des efforts à
Fournir et aussi de l’autre point de vue changer de regard sur les jeunes en question peut aussi les aider à changer eux de regard sur eux-mêmees ça je pense que cresson nous avait bien montré dans son Histoire des écoles la deuxème chance on est dans la même logique hein
Donc merci d’avoir bien voulu accepter de nous parler de partager avec nous votre regard on peut dire d’experts sur une question qui en manque peut-être d’expert je suis ravi de partager ce moment euh cette matinale avec vous c’est la seconde euh d’autant plus que la première’ n’a pas été facile en terme
De d’échange avec vos collègues ça a été un peu chaud parce que beaucoup s’attendaient à ce que je décrive un un climat défétiste dans ces quartiers et à la surprise de l’ensemble des participants j’ai pu euh apporter à partir d’un constat qui est quand même assez euh assez sévère des possibilités
Des solutions d’agir dans ces quartiers notamment au service des jeunes notamment ces jeunes qui sont dans les quartiers dit prioritaires dans le cadre de de la la politique de de la ville c’estàdire des quartiers qui se retrouve dans une situation encore plus difficile que que celle des autres des autres
Quartiers alors le livre an l’a répété il y a un instant il porte en lu même un titre qui est trompeur pourquoi parce que quand on lit le titre du quartier la Légion d’Honneur on a tendance à penser que je suis né dans un quartier de France d’une ville de France en réalité
Non je suis né dans un quartier d’Algérie mais ce que j’ai vécu dans ce quartier m’a permis de mieux comprendre aujourd’hui les blessures les souffrances des jeunes des quartiers populaires quoi parce que étant jeune dans un pays où il y a plus de perspective et quand on a plus de
Repères quand on plus bas que la poussière qu’on a plus de perspective on se sent déjà mort physiquement inexistant intellectuellement et je raconte dans le livre de petites anecdotes et je fais un comparatif avec les jeunes des quartiers le jeune de quartier sans coin de rendez-vous c’est
La tour de l’immeuble le bas de l’immeuble on se retrouve là en papote moi dans mon quartier il y avait pas il y avait pas d’immeuble il y avait un poteau électrique et ce poteau électrique qui était devenu le lieu du rendez-vous matin midi et soir on set à
Côté tous les les les potins de la journée euh on nourrissait notre oisité par des insultes à l’égard des des personnes qui passaient parce qu’il fallait qu’on existe montrer qu’on est là et are et puis un jour un jour on s’est dit tiens ce pilone poteau électrique qui en ciment que peut-il y
Avoir à l’intérieur et on s’est mis à creuser voilà voyez loisité J jusqu’ j jusqu’où ça peut pousser quoi on a creusé creusé creusé un trou énorme pour s’apercevoir qu’en réalité c’était de néon il y avait rien du tout et là on a compris qu’on risquait de faire chuter
Le pylone et donc ne plus avoir d’électricité dans le quartier un petit peu cette anecdote qui qui résume très très bien ce dont a parlé le président de la République l’oisivité la nonoccupation des jeunes qui peut pousser à des situations un peu dramatiques parfois cela dit je reviens
Un petit peu par mon engagement à l’époque était pas calculé j’arrive en France dans les années 82 après avoir achev un un cycle d’études à la Faculté de Droit d’Alger faculté dans je suis sorti majure de promotion après avoir vécu 3 années en tant que clandestin dans la cité universitaire j’avais pas de
Chambre je dormais dans les douches je dormais un peu partout quand les copains prêtaient un matelas je dormais chez eux quand les femmes de ménage passaient dans la journée voyait qu’il y avait un matelas ah bah c LEC qui y avait un étudiant clandestin qui dormait ici elle
Partait avec le matelas et puis au final j’ai trouvé la solution j’ai acheté un matelas pneumatique et pendant 3 ans j’ai gonflé dégonflé tous les jours le matelas plumatique et cette cette haine de l’époque quand je suis arrivé que je me suis rappeler qu’il fallait faire sa
Place dans la République mais ça m’a aidé ça m’a aidé à aller de l’avant à oublier mes blessures est très positif donc j’arrive en France et puis avec des des copains on a commencé à monter une une école de commerce à roué qui consistait à prendre des jeunes de différentes nationalités qu’on appelait
À l’époque euh de la Communauté européenne les migrants pas les migrants au sens d’aujourd’hui les migrants intracommunautair on a pris des voyou des dealers des gens qui sortaient de prison et autes et on s’est dit tiens euh ces personnes on va essayer d’en faire quelque chose à l’international pourquoi parce qu’en réalité leur
Culture et la langue qu’il maîtriseent parfaitement peut-être un atout à l’international et proposer à des grands groupes justement de mettre à leur disposition des jeunes formés initiés au commerce international au commerce avec leur pays d’origine et là effectivement ça a donné des résultats très très positifs on a informé des jeunes qui
Sont devenus des chefs d’entreprise qui ont monté leur entreprise dans le pays d’origine et c’est comme ça qu’on a initié le phénomène de l’intégration à rebours l’immigration à rebours c’està-dire on encourageait des jeunes à retourner dans le pays d’origine et puis à y fonder de à créer de de de la
Richesse et à partir de là cette initiative a été couronnée par le prix Émile Noël qui est un prix qui est décerné par la Commission européenne et récompensant les initiatives d’insertion d’intégration des des publics venus d’autres pays de la Communauté européenne j’arrive ensuite à sur mon expérience professionnelle je m’installe
À Paris cette initiative ayant produit des effets positifs je commence à essayer de chercher un travail je disais à Madame girandin il un instant euh j’ai fait l’étude mes études au centre européen universitaire de Nancy qui en réalité cette école qui m’a permis de venir en
France avec une bourse de 1500 francs à l’époque et l’école qui fabrique les fonctionnaires de l’Union européenne c’estàdire les fonctionnaires destinés à travailler à la Commission européenne au Parlement ou au Conseil des minisque qui et moi je viens d’Algérie je découvre un mécanisme institutionnel qui est pas
Fait pour moi je découvre un parlement qui n’a pas de pouvoir et une commission qui n’est pas élue qui a tout tous les pouvoirs donc je sors ma jour de promotion également de cette cette école diplôme spécialisé en en é droit européen je voyais pas il aucune perspective quoi donc j’hitais une
Chambre de ponne dans le 16e arrondissement avec ma compage qui est devenue par la suite mon épouse et mon seul objectif pour réussir mon insertion professionnelle c’est d’aller travailler chez Tati comme vigile parce que Barb c’est le quartier arabe donc j’étais visible de ma communauté avec un uniforme qui était le signe d’une
Promotion sociale quoi bah ok banco femme m’a dit tu veux ça B vas-y elle savait ce qu’elle me disait quoi bah je me rends le lendemain son rendez-vous 200 300 personnes qui qui postulaient pour le même poste dans un un bureau qui faisait à peu près 30 40 m²r les gens
Attendaient derrière et puis je dis attends mec ben là tu t’es trompé de perspective si c’est ça que tu veux tu as pas ta place en France ta place c’est ailleurs pas en France je reviens j’en parle avec mon épouse elle me dit voilà maintenant tu as de beau diplômes
En spécialité européenne ça représente un avenir dans ce pays vas-y fonce ok je vais à Assas bibliothèque je travaille ma ma ma thèse de doctorat et puis je sors petite affiche cabinet d’avocat cherche diplômé en droit européen comme tout jeune de l’époque je déchire la fiche pour que personne ne puisse la
Voir par la suite je me présente le lendemain je tombe sur un avocat jeune 30 ans dynamique et cetera spécialisé dans le droit de la franchise à l’époque la franchise venait des États-Unis ça poussait en France avec des marques comme pronupsia la viclaire et autres
Quoi et donc dit tu es capable de me monter un département Europe j’ai dit ouais ouais banco je suis engagé comme directeur du département Europe et je tombe sur la première affaire qui est l’ affaire pronuptiia à l’époque parce que pronuptiia ce qu’elle appelle le phénomène des importations parallèle
Vous avez un franchisé qui est en France normalement il ne doit acheter des robes de marié qu’en France mais mais lui allait les acheter en Belgique on a eu le même problème avec les voitures et Michel Lecler ce qu’on appelle des importations parallèles et ça c’était interdit et donc l’affaire avait été
Porté à à Luxembourg au niveau de la Cour de justice des Communautés européennes et je commencais à écrire des articles dans la presse spécialisée franchise magazine en kiosque et cetera et le patron il me dit tout tout ce que tuas qui sortira du cabinet je dois le
Cigner jusqu’au jour où je tombe sur une grosse affaire je suis sollicité par le groupe Bernard tapi pour notification de son contrat à Bruxelles pour des raisons de droit de la concurrence qui sont techniques sur lesquells je ne reviens pas là-dessus ça a commencé à chauffer entre nous et puis la semaine d’après
Tiens la situation dans ce cabinet est invivable il faut que j’essaie de m’en sortir j’ai compris maintenant le business comment il fonctionne je me sens capable de m’installer moi-même entre-temps j’ai commencé à écrire dans des revues afriqueasie Jeune Afrique et cetera j’ai commencé à avoir des bribes d’éléments qui permettaient d’aller un
Peu plus loin dans une perspective professionnelle donc bon matin je prends mon téléphone j’appelle Gérard Ernaud qui est devenu par qui était rédacteur en chef du journal d’équipe devenu par la suite directeur général de la Fédération Française de Football j’appelle j’ai dit écoutez euh je viens d’apprendre que le Parlement européen
Travaille sur le fameux dossier rappelez-vous à l’époque dans les années 85 88 des jous des clubs de football qui ne pouvaient pas embaucher plus de joueurs étrangers ce qui était une atteinte la libre circulation des personnes au niveau européen donc j’ai dit voilà le problème ça va venir
Prochainement ça va faire un gros scandale propos quoi j’ai d j’ai un article si vous voulez passer non non l’équipe travaille avec journalistes on peut pas prendre une signature extérieurei déç raccroch et puis 48 he après il m’appelle écoutez j’ai parlé avec JAC qui est le président du groupe
Et le président estime que le sujet est important il faut il faut le traiter il me dit en revanche on prendra pas un son un article venant de vous mais en revanche ce que je vous propose c’est de faire un sonore un enregistrement pour me dire tiens votre sentiment sur le
Sujet et banco on le fait et le lendemain bizarre mon téléphone commence à sonner à 7h du matin les Appells à gauche à droite et ca qu’est-ce qui se passe tu as lu l’équipe tu as l’équipe je vais en queuse j’achète l’équipe à surprise je suis interviewé en même
Temps que fourn Fayard le président de la Fédération Française de Football et Jacques George le président de l’Union européenne de Football Association et là bon vous faites un coup comme ça ben c’est sûr les médias je suis invité les radios télé et cetera c’est parti je me fâche avec mon patron et je
Pars je pars bah je m’installe comme expert européen et je commence à gravir les les échelons he j’ai travaillé sur les problèmes de concurrence et autres je fais de la radio j’ai mon mission réussite qui consistait à présenter des talent issus de l’immigration qui a réussi pour servir d’exemple aux jeunes
Donc ça ça a très très bien marché suite à cela j’ai été convié à faire des reportages télévisés pour des pays comme l’Algérie notamment qui sont passés à la télévision j’ai fait une visite à Alger on a été reçu par le Président de la République à l’époque et cetera tout ça
A créé vraiment une dynamique assez euh assez conséquente et importante 88 donc euh je suis euh proposé euh par le Premier ministre à l’époque euh Dominique Villepin euh au gram de Chevalier de la Légion d’honneur et j’arrive à la smlh Société des membres de la Légion d’Honneur je connaissais
Pas j’ai la Légion d’Honneur on me la remet mais cuide de l’après remise de la médaille je savais pas c’est pour ça que je dis toujours la la Légion d’honneur c’est pas une fin en soi mais le début de quelque chose quoi et quand j’ai compris le pourquoi quoi de la chose et
Quand j’ai vu beaucoup de gens qui demandaient la Légion d’honneur et qui l’avait pas parce que la Légion d’Honneur ne se demande pas elle se décerne sur proposition de d’une d’une autorité ou d’une personnalité je suis dit tiens bah je vais engager quelque chose c’est quoi quelque chose j’ai dit
Tiens allez peut-être le football essayer de voir avec lescti ce qu’on peut faire je commence par faire un petit un petit match entre une équipe de jeunes et puis une sélection d’internationaux j’en parlais il y a un instant avec Madame Gérard les internationaux qui ont fait des coupes
Du monde qui sont venus qui ont été professionnels dans à lî Bordeaux et cetera et je leur ai proposé de faire le match avec les jeunes et ça a été magique les jeunes n’ont pas arrêté de prendre des selfies parler de de de avec les footballeurs parce qu’ils les
Connaissaient il les av ils avaient vu à la télé et puis se passe ce que j’att j’attendais pas je leur avais fait des maillots des tenues floquées du du sigle de la Légion d’Honneur je suis dit c’est sûr ces maillots les petits jeunes tels que je connais il vont vont se tailler
Avec j’en verrai pas la couleur et ben non à la fin ils ont tout plié tout posé sur le banc du vestiaire me disant mais monsieur voici les maillots que vous nous avez donné j’ai dis non mais c’est pour vous vous les gardez je les invite juste après à venir
Participer à une collègue des resto du cœur je me suis dit allez on va commencer voir si vraiment ils ont cette fibre de solidarité je tente l’expérience nickel ils viennent ils font la collecte et de là je me suis dit maintenant on va passer c’est à une
Autre étape aller en immersion dans les quartiers faire quelque chose pour eux et essayer d’aider à leur insertion professionnelle et sociale rapidement c’est le plan que j’ai développé dans ces quartiers hein que je vais vous exposer brièvementin donc je me suis dit tiens pour aller dans ces quartiers bah il
Faut trouver un fil conducteur qui puisse intérer intéresser les jeunes et et les amener à ma rencontre bah quoi de mieux que le football ça a marché une fois pour pourquoi ça ne marcherait pas la deuxième fois bah je me rends en immersion dans un quartier de ma ville
Pour parler à ces jeunes B mon erreur c’est d’y aller comme aujourd’hui cravate machin qu’est-ce qu’il vient faire lui c’est encore un élu un politique qui vient chercher nos vois un atau pr d’à peu près 30 40 jeunes hein c’est vrai qu’ quand on n pas comment
Quand on ne connaît pas comment il fonctionne ça fait peur mais après bah on engage on engage la discussion hein il y en a qui sont menaçant d’autres qui sont consiliant on arrive toujours puis final il y en a un qui a dit on lui donne sa chance on laisse faire on verra
Bah effectivement on a on a commencé hein et donc j’aurais proposé de de s’engager dans des équipes de foot à travers un tournoi c’est la première démarche le premier contact mais simplement la démarche quand je l’ai initié mais il fallait lui donner du sens à faire venir des jeunes pour un
Tournoi de football bah c’est sûr ça les sort de leur quartier une journée mais après on fait quoi B j’ai greffé cette action à de l’insertion sociale et professionnelle en disant en même temps que le foot bah venez vous allez découvrir il y aura un village d’entreprises il y aura des entreprises
Qui seront là qui vont vous proposer des stages éventuellement vous recruter et ça a marché donc j’ai eu une association d’entrepreneurs locaux qui est venu qui a participé au au tournois avec des petits stands et ça a facilité le contact avec les jeunes parfait ça a marché il dit maintenant ce tournoi
Quand je vais l’organiser il va falloir lui donner un peu de sens et puis une dimension citoyenne euh comment faire faire venir des jeunes pour il jouent d’accord mais c’est pas ça j’ai dit je vais organiser un cérémonial d’ouverture du tournoi et ce cérémonial je l’ai
Imaginis comme ce que ce que serait le véritable creusé de la République c’est quoi le creusé de la République c’est un creusé qui en réalité composé de l’ensemble des composantes sociales de de la société et ce creuser j’ai essayé de le reconstituer à l’occasion d’une cérémonie d’ouverture
Du du tournoi en faisant venir le préfet en faisant venir le président du conseil départemental les élus les sénateurs les élus locaux et cetera les associations et je me je me retrouvais avec 4050 personn convi à participer à l’inauguration de la cérémonie d’ouverture du tournoi de football et bien évidemment les jeunes
Quand ils voi quand même qu’ils ont l’attention l’intérêt de l’ensemble de ces responsables bah ça leur donne envie de s’impliquer un peu plus dans la démarche et le cérémonial se terminait par la Marseillaise jouée par la fanfare impériale locale et je peux vous dire j’étais sceptique sur le fait de voir
Les jeunes chanter la Marseillaise ou pas et là par la suite beaucoup venez me voir Monsieur monsieur vous avez vu on a bien chanté hein mais dis tu as fait comment on a été sur internet on a cherché les paroles et on a appris ben
J’ai dit là on commence à gagner et et gagner c’est aussi c’est la deuxième étape du du plan que j’ai déployé avec de l’humilité de l’humilité l’humilité c’est quoi on fait un tournoir je ne dois pas prendre la parole parce que c’est pas moi qui est
La vedette ce jour-là c’est la fête des jeunes donc qu’est-ce que je faisais je demandais aux politiques de parler moins et de laisser les jeunes s’exprimer et on passait le micro aux jeunes à chaque équipe de dire d’où il venaient qu’est-ce qu’il faisait mais vous rendez compte mais c’est magnifique je gardais
L’attention je captais l’attention de ces jeunes pendant 45 minutes à une cérémonie debout à écouter les uns et les autres et à être attentif et à chanter la Marseillaise à la fin cela dit étant réussi maintenant Touri terminé va falloir occuper le temps et donner de la crédibilité à l’action que
J’ai souhaité développer dans le temps parce que si l’action ne se renouvelle pas dans le temps on perd sa crédibilité vis-à-vis de chees jeunes et entre deux tournois j’ai commencé à à faire avec les jeunes de l’insertion professionnelle raconte une anecdote qui est dans le livre un jour j’étais élu
Dans ma ville je conduisais pas donc je prenais le bus dans le bus une dame qui qui qui qui m’accroche monsieur monsieur monsieur monsieur est-ce que je peux vous demandez à à m’aider je je cherche un job et je n’y arrive pas et moi au travail dans le groupe bancaire on a mis
2 années en chercher des CDI on trouvait pas on recrutait des jeunes il venait recharger le droit à l’indemnisation au chômage il partait il démissionnit même pas c’était des abandons de postees et j’ai dit tiens quelqu’un qui a 55 ans une dame d’un certain un âge ça peut
Être intéressant j’ai tu viens chez moi sur les plateformes tu as un job allez euh payer jusqu’à 2000 € net et cetera c’est ça peut être intéressant pour toi je dis tu gagnes combien là où tu es elle me dit je suis au test d’accueil dans dans une entreprise j’ai 800 € par
Mois je r compte ok elle vient le lendemain elle je donne rendez-vous dans l’entreprise elle arrive rue de la Victoire elle VO un immeuble et cetera 9e arrondissement euh elle a déjà peur je l’installe sur la plateforme avec les filles elle commence à bosser et cetera
Elle commence à venir j’ai du mal j’ai du mal je dis non non non non accroche-toi là où tu as du mal je suis là avec toi je t’aide et tout 48h après elle me dit mais monsieur j’en peux plus c’est pas pour moi je peux pas rester je
M’en vais bah j’ai compris quoi j’ai compris qu’en réalité je l’ai euh inséré dans un environnement qui était pas le sien et qu’elle n’avait pas été préparé à ça si j’aV je l’avais préparé à savoir ce qui’est la diversité dans un grand groupe comment fonctionne un grand groupe et autres bah peut-être qu’elle
Aurait euh bien vécu ce passage et qu’elle serait restée quoi de là j’ai pris conscience que il fallait faire quelque chose pour les jeunes donc j’ai commencé toujours dans l’idée de faire des activités intermittentes entre deux euh touris de football j’ai commencé à faire des séances de découverte de
Métiers a commencé par les métiers de l’environnement je contacte le syndicat local de collect des ordures ménagères et l’idée c’était de le faire embarquer sur les les camions faire la collecte arriver au centre de tri voir un petit peu tous les métiers du tri hein et puis prendre un petit déjeuner avec le
Directeur qui va leur parler des opportunités autes quoi nickel ça a marché très bien et même à l’époque le sous-préfet du de l’arrondissement était partant pour monter dans les camions avec nous ou quoi hein 2uxème étape je fais toujours les métiers de l’environnement les métiers de l’eau contact avec Mission Locale j’ai
Dit voilà ce que je faire ça ne marchera jamais on les connaît les jeunes en plus c’est une mission locale qui est installée dans un quartier prioritaire j’ai d écoutez faites-moi confiance on essaye et puis si ça marche pas on abandonne ou on fera quelque chose résultat 140 jeunes qui sont venus
140 jeunes j’ai c’est parler les responsables du du groupe qui est spécialisé dans la gestion de l’eau sans pour autant dire qui sait avec un membre de mon comité qui était un ancien chef d’entreprise je me suis dit tiens il se pararlerit aux jeunes quoi en réalité au
Bout d’une demi heure je voyais l’attention des des jeunes partir ailleurs ils étaient plus réceptifs et ça n’avait plus de sens quoi et j’ai dû intervenir alors que je ne voulais pas d’invenir pour parler aux jeunes avec le même langage que la Simp flicité et j’ai commencé juste à leur dire quelque chose
Qui a provoqué chez eux ce qu’on appelle le court circuiting c’est dire la prise de conscience il dit là les 140 que vous êtes dans la salle si je devais en recruter un je ne pourrais pas le faire silence complet vous avez vu les tenues comment vous êtes présenté comment vous êtes
Habillé aujourd’hui veniez vous étiez invité à quelque chose qui était supposé vous ouvrir des opportunités éventuellement être embauché mais vous me donnez pas envie et là j’étaéis applaudi par les jeunes et à la fin mais monsieur qu’est-ce qu’on peut faire qu’est-ce écoutez on va voir avec ces associations qui vous suivent
Ce que vous avez fait les CV je vois les CV c’est insuffisant j’ai proposé des parinages républicain en préfecture c’estàdire un chef d’entreprise parine un jeune pour l’aider à trouver un travail et à l’époque j’avais proposé que sur les CV le Parin soit in titulaire de la Légion d’honneur et
Qu’on puisse mettre le logo de la société de la des membres de la religion d’honneur sur le CV pour essayer de pousser à à l’attention que peut susciter le le le la la la demande d’emploi et ça a marché très très bien on s’est retrouvé avec des jeunes qui
N’ont jamais mis les pieds dans une sous-préfecture et qui sont venus hein justement pour signer les conventions de de parrainage et là je commence à leur faire la découverte de ce qui’est un grand groupe et de la découverte de la diversité dans un grand groupe je les
Amené avec moi chez Cardif donc comme je pouvais pas en amener euh huit d’un coup j’ai dit tiens j’en amènerai euh par tranche de deux j’ai commencé euh à demander l’autorisation à l’interne personne n’a voulu prendre la responsabilité de dire qu’on reçoit des jeunes des quartier prioritaire pour
Passer une journée en immersion dans l’entreprise n’ayant pas reçu de réponse je prends sur mê moi-même la responsabilité de les faire venir sans autorisation et donc je leur donnais le rendez-vous le matin à 6h et puis il venait avec moi dans une dans la voiture professionnelle he le
Véhicule de fonction et on faisait Marle la vallée nanre 60 km avec la la 86 le le le tous les embouteillages et cetera en partant à 6h du matin on arrivé à 8h30 donc il comprenait déjà la difficulté du métier et souvent il dormait dans la voiture et le soir quand
Je l’ai raccompagné la même chose il dorm tellement ils étaient fatigués usés je dis mais tout ça c’est les efforts qui permettent de monter l’échelle de la société l’échelle professionnelle et il se passe une petite anecdote que je rapporte également dans le livre un jour donc je donne rendez-vous à aux deux
Autres qui devaient suivre à 6h du matin 6h15 je vois personne je suis en face de la sortie du métro de Mar la vallée et puis j’appelle les jeunes allô écoutez ça fait un quart d’heure que j’attends et vous n’êtes pas là si Monsieur on est on est devant la la sortie du
Métro je dis écoutez moi j’ai telle voiture ahouis mais on savait pas que c’était la voiture parce que j’avais une belle voiture de fonction il s’imaginait pas qu’il pouvait monter dans la voiture quoi voilà donc ils sont venus par la suite avec moi passer la journée et il
Déjeunait avec moi il faisait de la double écoute je leur faisais découvrir les métiers de l’assurance ils étaient ravis et à la fin de la journée je peux vous dire ils pleuraient ils avaient les larmes aux yeux et une semaine après celui qui avait fait de la prison qui
Était dans le groupe des H a été le premier à retrouver du travail il me dit monsieur vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette visite m’a fait du bien m’a fait prendre conscience que je pouvais être légal de gens comme vous j’ai dit mais c’est sûr c’est c’est
Gagné et dans les couloirs je leur montrais voyez couleur de peau différentes cultures différentes et puis les gens ont leur place pourquoi pas vous bah simplement vous n’avez pas tenté et puis vous vous n’avez pas le bagage nécessaire pour pouvoir aller à ce niveau pour aller bah il faut faire
Des études il faut de la rigueur il faut des sacrifices et puis de de l’envie voilà et je termine le le le le parcours tout ce que j’ai fait dans les quartiers si j’avais compté uniquement sur ceux qui ont eu la récompense de la nation qui était avec moi je n’aurais
Rien fait je serais parti à l’échec à l’échec parce qu’on a affaire à à des gens qui n’ont pas conscience de la réalité sociale dans laquelle évolue la société française et de la réalité aussi de de de ces quartiers ce qui m’a permis d’aller de l’avant c’est que j’ai pu
Fabriquer des bénévoles des bénévoles à mon image des gens bénévoles issus des quartiers ou pas et qui ont cette motivation de comprendre les jeunes de les accompagner et j’ai débuté avec tr qure bénévoles au début et puis je me suis retrouvé avec une quarantaine une quarantaine qui agissait au sein d’une
Structure qui s’appelait la société des membres de la Légion d’honneur mais qui n’avait pas la Légion d’honneur et je me suis retrouvé à gérer les conflits entre ceux qui étaient distingué par la nation et ceux qui l’étaient pas pensant que ceux qui l’étaient pas les bénévoles prenaient leur place alors qu’ réité le
Gars bénévle des banlieux il vient pas pour solliciter la la Légion d’honneur il vient aider pourquoi l’empêcher dans son élan dans son effort de générosité quoi voilà donc tout ça a fait que bon on a on a bâti une belle stratégie qui a permis d’organiser ce qu’a appelé an il
Y a un instant le championnat national des des quartiers prioritaires plus de 30 quartiers qui sont venus participer à ce tournoi de de de football avec des internationaux et autres et vers la fin avant que je ne déménage j’ai j’ai essayé d’aller à nouveau dans les quartiers et dire aux jeunes maintenant
Moi j’ai créé quelque chose mais c’est à vous d’apporter votre pierre à l’organisation de cette dynamique et pour qu’elle ne retombe pas comment j’ai commencé à former les jeunes des quartiers à l’arbitrage bah oui ça donne du sens je dis mais si vous faites cette formation et que vous venez arbitrer des
Matchs de football euh je vous donnerai une petite indemnité et puis moyen en quoi c’est symbolique c’est vous qui allez faire la loi sur le terrain de jeu vis-à-vis de vos collègues et je leur demandais surtout quand il se fit une faute de faire la pédagogie de la faute
De manière à ce que les joueurs puissent les accepter quoi et donc ça a marché très très très bien et à chaque fois que j’allais dans les quartiers pour faire des mini tournois avec d’anciens internationaux ceux qui ont fait des Coupes du Monde bah on arrive dans la
Salle ben les jeunes ils se lèvent ils se lèvent par par respect mais pour arriver à ce stade si on ne raconte pas une histoire aux jeunes une histoire qui puisse les emballer les entraîner et leur donner une perspective on ne fera rien c’est
Pour ça qu’ on a besoin on a besoin de gens qui ont vécu dans ces quartiers ou qui sont venus d’ailleurs tout simplement et qui peuvent leur raconter une histoire comme la mienne comme celle d’autres qui peuvent dire à ces jeunes bah oui mais c’est possibleac compte une andote je fait
Venir quelqu’un qui a fait deux Coupes du Monde Emmanuel kessac maboang qui était le numéro 10 de l’équipe du Cameroun tellement fort à l’époque qu’on l’appelait pelé et ben ce jeune il s’est retrouvé au Paris FC à à Paris donc je l’ai récupéré il venait avec moi dans
Les quartiers et cetera et il il m’a aidé énormément à à faire passer le message aux jeunes lui raconter comment il a démarré son métier de footballeur et comment il est il est arrivé à faire de coupe du monde il raconte aux jeunes quand il a démarré il portait le le sac
De euh du joueur de football de Roger Mila voilà qui était connu à l’époque et cetera et puis Mila il dormait dans une suite lui il avait une petite chambre et là com quand il a commencé à marquer des buts ah c’est la suite et emporté son sac ça faisait
Rigoler les jeunes et cetera et puis ce qui va venir est intéressant et puis il dit euh j’ai réussi quand même à mettre Mila de côté je marquais je marquais je marquais et puis un jour avant un match en Coupe du monde en Italie un copain à
Lui qui dit écoute mais demain si tu veux mettre trois buts tu prends un café et tu rajoutes de deux doses de whisky quoi et il fait ça et problème c’est que quand il rentre en compétition il est nul il il se sentait plus sur le terrain
Il le sentait il le dit au jeune et et l’entraîneur a vu qui était pas en forme c’était pas sa journée il le rappelle il fait rentrer qui celui qui dont il avait pris la place Roger Mila qui était retraité ROG Mila rentre c’était la Coupe du Monde Cameroun Italie il rentre
Il met de buts et l’autre sur le banc de touche il dit là j’ai compris que ma carrière était terminée quoi et la symbolique du témoignage était importante aux jeunes quoi comme quoi la faute elle se paye ch voyz et quand vous vous apportez à ces jeunes des récits
Comme cela bah ils accrochent quoi ils se disent VO c’est possible quoi voilà eTTH pour couronner le tout et j’en arrêterai là j’ai organisé la caravane entreprendre et réussir dans les quartiers j’ai fait le tour de l’ensemble des quartiers de cemar à la rencontre de jeunes avec un panel
D’experts il y avait Crédit Agricole parce les jeunes ne savent pas ce que c’est qu’une banque ils n’ont jamais mis les pieds dans une banque et le Crédit Agricole leur disait B oui on a une agence à tel endroit la semaine prochaine on organise une visite vous allez voir comment fonctionne une banque
J’ai amené la chambre des métiers pour les accompagner à l’apprentissage à la création d’entreprise et autres voilà j’ai deux deux associations qui faisaient du financement de petits projets et avec toutes ces personnalités on a fait le tour de la scénmar les jeunes venaient nous présenter leur projets et on
Essayait nous de de les aider leur apporter des petites solutions en terme de coaching quoi on a réussi à à à faire valid une centaine de projets hein de jeunes qui les ont menai à terme quoi et lors de ces étapes de la caravane bah les jeunes étaient tellement motivés qu’il venaient
Ce qui étit dans la gastronomie avec des produits à nous faire découvrir ils étaient habillés comme pas possible et ça a donné des résultats quand on a fait la clôture avec la préfette qui était venue bah elle était subjuguée par la qualité du du résultat qu’on a obtenu
Quoi après bah on a identifié des difficultés quelqu’un qui ouvre un salon de coiffure dans une dans un quartier qui n’a pas de clientèle bah c’est sûr il dit les gens ne viennent pas chez moi parce que je suis installé dans le quartier donc il faut lui trouver une
Solution pour les Bercher ailleurs quoi voilà un petit peu la ce que je voulais vous vous narrer ce soir d’une façon peut-être un peu plus passionnée mais je vous remercie pour votre aable attention et je suis prêt à engager le débat avec vous merci beaucoup M alors ce qui est intéressant c’est que
C’est vraiment un type de terrain si je peux dire MESAN parce que dans le bouquin il y a quand même quelques règles qu’il a tenté de formaliser comme il m’a dit lui-même conceptualiser de qu’est-ce qui fait que ça réussit cette démarche donc je vous incite à à le lire
Évidemment pour ça mais indépendamment de ça j’entends tout j’ai entendu plein de fois ça a marché puis ça a marché et puis ça a marché oui mais comment ça se fait que ça marche ça marche parce que j’ai eu l’appui des bénévoles et surtout l’appui de l’État voilà moi j’ai fait mon
Assemblée générale de la Société des membres de la Légion d’honneur de saarle je l’ai faite à l’école de gendarmerie à à Melin invité la préfèite qui était venue et à l’occasion l’assister à nos travaux elle a vu que j’avais fait voter une résolution déclarant les jeunes des quartiers prioritaire grande cause
Départementale j’en ai fait une grande cause départementale à travers l’association départementale d ce mec [Musique] soit il déconne ou il n’ pas conscience de la réalité à laquelle il va être confronté quoi et puis un moment j’ai dis au viceprésident tu raccompagn madame la préf elle va partir et C non
Est-ce que vous pouvez venir avec moi VI dans un petitin prend un café écoutez à partir de ce jour le corp préfectoral est à votre disposition pour répondre à toutes vos sollicitations et effectivement je n’ai jamais jamais jamais reçu de refus de la part de la part des du corps préfectoral à commencé
Par celui de mon arrondissement le sous-préfet qui a tout fait pour que les choses pour que les choses réussissent après j’ai été soutenu par les ministères quand même hein le ministère de l’Intérieur le ministère de la Citoyenneté avec Marian chaapa à l’époque la ville avec comme notre Julien de Normandie à l’époque
Aussi hein qui m’a fait une lettre de félicitation manuscrit à la main il faut le faire pour un ministre quand même voilà donc j’ai eu quand même des ministres qui ont sou excusez-moi je vous interrom vous avez le soutien on va dire institutionnel mais comment ça marche auprès des jeunes c’est ça ma
Question plutôt bah auprès des jeunes pourquoi ils acceptent de rentrer dans un jeu ils acceptent parce qu’il y a ça marche pas avec d’autres éventuellement ça marche pas avec d’autres pu parce qu’il y a quelqu’un qui est rigide avec eux qui leur dit la vérité et qui essaie
D’instaurer une discipline et une règle à respecter voilà ça commence par là c’est ce que je leur dis toujours si on se respecte mutuellement on peut avancer si on ne se respecte pas bah il y a un point de rupture quoi voilà mais ce travail sur le plan psychologique il est
Il est colossal il est énorme he la crédibilité vous savez hein quand vous allez arriver dans un quartier c’est pas qu’en politique on vous scanne on vous scanne en long en travers en large pour voir si vraiment vous êtes propre vous êtes crédible et si vous représentez
Quelque chose pour eux en terme d’espoir et de dynamique à faire porter quoi ça les jeunes ils ont un regard très vigilant parce qu’ ils en ont vu on me le dit assez souvent si c’est comme les politiques vous venez au moment où vous avez besoin de nous notamment les
Élections nous on n veut pas si c’est pour venir nous proposer un terrain de football on n veut pas c’est pas ça on veut autre chose on veut une solution qui nous permette de sortir du quartier voilà c’est ça la la la la clé et le résultat du tournoi de foot c’est
Que ça a permis de sortir l’espace d’une journée les jeunes de leur quartier voilà quand vous faites un ravivage à l’arc de triomphe avec des jeunes des quartiers ça a du sens ils l’ont jamais fait ils ne savent pas ce que c’est et quand il voit que pour aller à la au
Ravivage de la Flamme on bloque la circulation autour de l’Arc de Triomphe pour laisser passer les personnes venues participer à la cérémonie de ravivage je peux vous dire que les 5 minutes qu’on met à traverser l’arc de la le rond-point de l’étoile psychologiquement ça réveille beaucoup
De choses dans dans la tête quoi et après à une cérémonie mémorielle le 11 novembre les jeunes vous demandent de porter le drapeau voyez c’est dans le temps ça se travaille mais après y a des échecs aussi y a des jeunes j’ai dis toujours dans ces quartiers il y a deux
Camps qu’il faut savoir réconcilier il y a ceux qui ont qui disent nous sommes les oubliés de la République et comme on nous a oublié bah on va vivre en marche et ceux qui disent ouvertement on a oublié la République elle n’existe pasyz et c’est ça qu’il faut réconcilier les
Deux faire en sorte de dire oui la République ça existe c’est un creusé ou comme je leur dis assez souvent quand vous laissez tomber une graine elle pousse toute seule parce que dans la République c’est l’égalité des chances il y a pas de discrimination les discriminations c’est dans les têtes je
Leur dis mon nom Benarab terminer sa sa carrière en tant que président d’une filiale d’un grand groupe C inimaginable 40 ans en arrière on m’aurait posé la question j’aurais dit jamais ça impossible vous avez parlé de foot alors il y a des filles dans votre histoire ah oui bien
Sûr toujours les filles dans la symbolique la mixité c’est important voilà de faire précéder le tournoi masculin par un tournoi féminin voilà et ça de voir le plaisir de faire sortir on le voit dans le documentaire qui a été fait par la smml voir les équipes de jeunes se lâcher complètement qu’importe
Elles viennent avec le drapeau du Maroc de l’Algérie elles viennent avec leur tenue vestimenta religieuse et autres qu’importe dans un premier temps le reste ça se travaille par la suite on peut expliquer que de faire ça ou ça par rapport à la collectivité l’endroit où on est c’est pas tolérable je vous le
Cache pas moi on m’a demandé en pleine compétition sportive d’arrêter le match pour aller faire la prière bah oui voilà si je dis oui on ouvre une brèche et puis euh voilà ça s’arrête plus mais si on explique que c’est pas possible que ils peuvent retarder la prière par la suite bah ça
Passe mais il faut le dire fermement d’abord merci pour vos propos bravo pour votre parcours j’ai connu tiziouou et ALG donc je sais d’où vous venez c’est formidable et j’ai connu la CARIF également vous venez de nous dé mon une fois encore que par le sport et
Seulement par le sport on peut arriver à sortir des jeunes d’une ligne qui est en zigzag et de leur mettre de les remettre sur une ligne droite c’est pas évident et je crois que aujourd’hui plus que jamais malheureusement la drogue et le commerce de la drogue perturbe considérablement
Euh la ligne droite alors j’ai une question à vous poser si vous étiez à Marseille dans les quartiers nord et oui je prends le le l’exemple plus terrible parce que là on est en présence de gang comme au Mexique comment pourriez-vous appréhender la situation remci pour la question il a
Pas besoin d’aller à Marseille pour narrê des situations semblables 2014 quand j’ai fais ma campagne électorale donc j’étais tête de liste pour les municipales et je faisais à peu près 800 portes par jour et je rencontrais ces jeunes dealers qui se cachaient pas d’ailleurs il dit moi j’ai 4000 € en vendant dans
La DR qu’est-ce qu’il me propose voilà la solution elle est là la clé hein ouais si on lui propose une perspective bah il peut y adhérer mais simplement on peut pas lui dire on te donne des sous et puis vas-y non il faut de l’accompagnement il faut beaucoup de
Choses quoi je parle des des petits dil je parle pas de ceux qui sont organisés en bande et autes quoi lors de la caravane entreprendre et réussir dans les quartiers on a eu dans une ville je citerai pas le nom un petit jeune qui était taxi
Et il venait de se monter sa sa société mais il était était Diler il était était un petit peu dans des choses pas pas net très certainement lui et il me disait hein moi si l’état me donne 100000 € par exemple je peux acheter 4 C taxis pour C
Dair que je peux réinsérer et je m’y engage voyez donc si on donne à ces jeunes une perspective bah c’est possible si on le laisse pas de perspective c’est sûr qu’ils vont verser dans dans ce type de situation moi j’étais raconte dans ma jeunesse autour de ce fameux
Poteau j’avais quoi 16 17 ans c’était tout était présent dans la soirée il y avait du vin il y des des substances des drogues et autres et puis on franchit le le le le part hein mais quand il y a pas de perspective bah c’est sûr voilà après le tout comment je
Sais que l’État fait beaucoup de choses dans les quartier hein on ravale les façades des immeubles on répare les ascenseurs et autres ça reste insuffisant ça reste insuffisant il faut dans ces quartiers plus de mixité et puis moi je crois beaucoup au concept de l’intégration par l’économie et je cite
Toujours l’exemple j’en avais parlé au téléphone avec Anne uber quand il s’est installé en France vous avez vu le nombre de jeunes des banlieu qui se sont mis à à porter le costume et la cravate pour devenir leur prof ch d’entreprise quoi et c’est pour ça que j’ai eu un
Entretien hier avec un délégué du préfet à la politique de la ville à nanre et j’ai proposé la création de l’Académie entreprendre et réussir dans les quartiers l’idée c’est d’aller chercher tous ces jeunes qui sont aujourd’hui chef d’entreprise on les voit à la télé hein qui ont réussi on va les mettre
Dans une académie et à côté de chaque jeune on va mettre de chaque chef d’entreprise un jeune du quartier pour qu’il le parinene une fois le jeune du quartier avancé dans son projet celui qui l’a pariné il sort de l’ de de de l’Académie c’est le jeune qui va prendre
Sa place en parinant quelqu’un d’autre quoi de manière à ce qu’on ait une fabrique de créativité et il y a j’en parle avec Madame dans ces quartiers il y a un iier d’ambition d’envie de sortir du quotidien de faire autre chose qui est colossal énorme énorme énorme simplement
Il faut répondre au quotidien qui est dur pour eux moi j’ai rencontré des des femmes isolées avec une fille à la rue qui n’a rien à manger et qui vous le dit mais Monsieur J’ai rien à manger est-ce que vous pouvez faire quelque chose avec moi bah ou on va à l’épicerie sociale
Cherche et cetera ensuite on l’a aidé elle vous dit elle vous rappelle je suis inscrit à la faculté de Vincen pour un diplôme dans le domaine social écoutez j’ai pas de quoi payer mon inscription j’appelle le reeur de l’université écoutez vous avez un dispositif qui permet de dispenser ces catégories
Sociales des des frais d’inscription ah oui ououi je fais une lettre avec papier en tête la légende d’honneur et tout aucune réponse elle me dit Monsieur dans une semaine on me dit si je paye pas je suis exclu j’ai fait un chèque au nom du Comité quoi voyez je l’ai aidé mais
Quand je l’ai aidé elle a terminé ses études elle me rappelle monsieur il me faut un stage maintenant maintenant personne veut prendre en stage allô la mairie machin et cetera vous pouvez la ok on l’a prise et je fais une assemblée générale elle est là je savais pas
Qu’elle était là on pleure elle apporte son témoignage elle dit merci à vous de m’avoir permis de sortir de la situation dans laquelle on est voyez c’est le quotidien voilà c’est le petit jeune qui cherche un stage qui ne trouve pas et comme toutes les portes sont fermées bah
Il va commencer à avir la haine de tout y compris de la République quoi c’est ça la haine de soi le pire c’est haine de soi moi je suis passé par là quand c’est la haine de soi on fait tout et n’importe quoi sans avoir conscience moi
Je dis souvent quand j’étais à C à cet âge là dans ma fameux poteau j’étais mort je n’existais pas j’avais aucune vie aucun sens et j’étais prêt à tout je piquais dans les jardins des voisins je faisais tout du tapage n’importe quoi parce que j’avais envie d’en sortir
Quitte à aller à à l’extrême quoi voilà et je pose la question à la fin de de de mon livre avec ces ces bot people et autres ces jeunes qui traversent la Méditerranée si à l’époque j’étais dans la même situation qu’est-ce que j’aurais fait ben je le dis ouvertement j’aurais tenté
L’aventure voyez au risque de de sa vie voilà je suis désolé on va prendre d’autres questions peut-être hein alors tout d’abord mais merci pour un récit franchement extrêmement inspirant vraiment bravo j’aimeris vous demander ou je je suis interpellé par vous avez parlé de d’étude euh je suis
Frappé quand même vous-même vous avez eu cette je dirais cette volonté de d’étudier et en effet pour faire vos vos études de droit et tout ça il faut quand même s’appliquer Heini moi je suis expert comptable je l’ai fait en Angleterre à 18 ans hein je travaillis
Le jour et j’étudia le soir d’accord je sais que c’est dur mais où je suis interpellé c’est dans ces quartiers c’est la question de l’éducation euh c’est en effet de pouvoir donner les bases vraiment les bases du Dupart pour avoir une certaine éducation même même se comporter et je
Serais très intéressé d’avoir votre opinion là-dessus justement parce que il me semble je je je vais vous dire je suis je suis pas juif du tout mais je suis frappé avec les Juifs le fait que pour eux l’éducation est vraiment important et et en effet c’est c’est un
Une voie pour sortir de comment dit ça de de de pouvoir avancer dans la vie alors je serais très intéressé par vos vos idées comment faire avec l’éducation l’école dans ces quartiers s’il vous plaît oui oui mon ma question va exactement dans le même sens je voulais
Savoir ce que vous vous n’avez pas du tout mentionné finalement le rapport avec il y a des écoles des lycées enfin dans tous ces quartiers est-ce qu’il y avait est-ce que comment voyez-vous finalement est-ce qu’il y a un rapprochement possible est-ce que les jeunes que vous voyez étaient des des
Jeunes qui étaient exclus de l’école des des décrocheurs et cetera et est-ce qu’il y a pas quelque chose qui pourrait être fait en en accord et en harmonie avec les écoles enfin parce que cette question d’éducation est en effet importante bah sur la problématique de l’éducation
Parle de moi dans un instant et puis je reviendrai aux parents et au lycée j’étais au lycée je raconte un peu dans le livre primaire j’aimais pas l’école école bissonnaire j’étais abonné donc voilà je me suis révélé collège pèd mon père à 14 ans et à 14 ans j’étais en 4e
Il y a eu un déclic on nous a demande c’est en Algérie ouais on me demande la prof qui était une Belge nous fait une rédaction sur un choix on nous donne éccrivez une rédaction sur une thématique de votre choix quoi puis moi je fais une belle
Rédaction parce que ça a plu énormément à à ma prof à 14 ans j’ai le thème de la rédaction c’était ceux qui ont des yeux ne voient pas leur bonheur et elle me dit mais moi je pensais que tu parlais des aveugles je dis on aurait pu penser ça mais en
Réalité moi je parlais du père que j’avais perdu à 14 ans et ça ma marqué de là j’arrive au au collège je comprends là je je me retrouve à la maison berger on avait des vaches des moutons et cetera et j’avais honte d’aller au lycée avec des affaires je
Cachais toujours mes affaires j’avais pas de cartable et puis euh pourevenir à l’éducation mon grand-père qui s’intéressait à ce que je faisais puisque n’ayant plus de père lui a pris le relais il me convoque un jour il me dit mais explique-moi ta mère me dit tu travailles pas à la maison tu
Révises pas tu ne prends pas tes affaires avec toi quand tu vas à l’école et as des félicitations tout le temps tout le temps tout le temps et je remportais tous les prix dans toutes les matières y compris le sport il me dit explique-moi je dis grand-père explication elle est
Simple je suis attentionné et quand je j’essaie de comprendre le cours quand je l’ai compris je l’ai assimilé et et c’est ce que j’ai gardé en faculté et je dis toujours aux jeunes quand on assimile un cours au il est su et appris au tr/4 quoi
Voilà donc il y a ça le le le le problème à l’époque j’étais suivi quoi après on revient aux parents ici mais c’est sûr si je m’occupe uniquement des jeunes sans oublier les parents j’aurais failli à ma tâche mais ce que me disent les parents parce que j’ai travaillé
Énormément en les approchant mais j’aimerais bien que mon fils te ressemblee la même chose que toi voyez c’est important et pour répondre à la question vous dis est-ce qu’il y a eu des gens issus de l’échec scolaire oui mais pas autant que les gens que j’étais dans des j’avais rencontré dans des cycles
Universitaires et qui étaient à bout il n’arrivait plus à à suivre à continuer en se disant je vais arrêter parce que c’est trop long et il y a la contrainte familiale il la contrainte financière dans dans le foyer familial il me dit mes parents me poussent à retrouver
Quelque chose et puis je te cache pas je te cache pas j’ai envie vite de trouver quelque chose louer un appartement et quitter le quartier alors les jeunes les les lycé les écoles et autes oui on a créé l’école de la deuxème chance et je dis toujours pourquoi ne
Pas remettre l’école de la première chance voilà donc j’ai fait des tentatives ça n’a jamais étit bien perçu j’ai demandé à des lycées de venir faire des interventions mais non il y a pas eu de de suite alors que mon souhait dans ce que je faisais à travers le tournois c’était de d’amener
Le monde de l’entreprise au auprès des jeunes dans les collèges et les lycées quoi mais je vous rassure madame le destin m’a rattrapé j’ai mon fils qui a fait la la notice finale du du livre qui est chez Google aujourd’hui il a fait sa son début de carrière à Dublin il a été
Rapatrié récemment sur sur Paris et mon fils est en train de faire ce que moi je n’ai pas pu faire parce qu’il a eu la la chance d’aller dans un collège qui était dans un quartier prioritaire et ça a été un échec parce qu’on l’a remis ensuite
Dans un dans une école privée et aujourd’hui il sait d’où il est sorti et il va dans ses quartiers justement et il apporte son expérience en disant voilà je suis arrivé chez Google parce que ceci cela quoi voilà c’est oui mais merci de votre intervention vous avez parlé de ce que vous faisiez
En cénemarne vous avez parlé de contact àanire ma question c’est comment faire pour péréniser et développer vos activités tu ne sois pas simplement dans certains lieux mais tu sois plus global en France c’est c’est la question qui m’a été posée a 3 ans en arrière comment faire pour clonner des gens comme toi
Quoi je dis non on a parlé un petit peu avec Anne bah mon souhait c’est d’entraîner certains d’entre vous dans ces projets quoi si ce qu’on envisage avec certaines préfectures prend corps rapidement bah est évident que ce serait intéressant que certains d’entre vous puissent nous rejoindre commencer par cette
Immersion dans un premier temps et puis par la suite enchaîner par vous-même avec des initiatives dans dans ces quartiers il y a beaucoup à faire il y a de l’accompagnement de l’accompagnement scolaire il y a de l’accompagnement à la création d’entreprise il y a des échanges à voir avec ces jeunes tout
Court sur la vie échanger sur votre vision des choses et la vie dans le quartier quoi vous recrutez en quelque sorte je recrute pas je sensibilise je sensibilise c’est une association ou non non non non bah à l’époque j’étais président du comité département de la Société des membres de la réigion deur j’avais
Une structure associative sur laquelle je pouvais me m’appuyer là j’ai déménagé je suis dans le sud je suis dans un village de 3000 habitants mais pour vous dire c’est mon mon ADN je dois bouger donc je me suis engagé dans les volontaires pour la prévention des feux
De forêt d’été donc j’ai l’été une tenue orange et je fais 4hur de tournée dans le massif de l’estérelle pour essayer de prévenir tout départ tout départ d’incendie quoi voilà mais j’aurais voulu travailler sur des villes comme fréus où il y a il y a quelque chose à à
Faire mais j’ai plus j’ai plus la même réceptivité auprès de mes collègues quoi voilà pour prolonger ce que vous dites l’Académie entreprendre pour réussir que vous avez créé c’est un projet c’est un projet c’est un projet un projet ouais parce que ça ça peut fédérer desû bien sûr des bénévoles et l’idée fédérer
Surtout que ça serve d’espace d’échange sur les expériences de création d’entrepreneuriat dans dans ces quartiers quoi qu’est-ce qu’on peut y faire quelles sont les solutions qu’on peut apporter au aux jeunes pour leur éviter de commettre les mêmes erreurs parce que l’appui de l’État pour ces quartiers est quand même là il est
Consistantin voilà et simplement B lorsqu’on connaît pas les différents dispositifs on peut pas les les utiliser donc il faudrait effectivement démultiplier un peu ce type d’initiative pour pouvoir les faire avancer merci Monsieur benénarab pour ce beau témoignage cette belle histoire en fait finalement l’histoire d’unclair quand je vous écoute alors je je notais
Quelques idées qui sont quelquesun de vos propos qui sont revenus tout commence par un totem l’histoire ne dit pas si l’histoire ne dit pas si autour de ce poteau il y avait un lampadaire pour qu’ ceci facilite les rencontres vous parlez du travail je retiens cela la persévérance et parlez souvent d’initier
Mais initier c’est commencé hein ça ça n’est pas simplement achevé euh beaucoup du voyage ces pérégrination d’est en ouest du nord au sud l’intuition a-t-elle une importance et l’audace manifestement oui et l’institutionnel finalement je crois percevoir le propos d’un d’un d’un humaniste et d’un cler encore une encore
Une fois alors parlez-nous un peu de ce qui n’a pas marché des épreuves auquel vous avez été confronté procéderiez-vous différemment aujourd’hui très honnêtement ce qui n’a pas marché euh peut-être la le manque de relais de de ce ce que j’ai initié en terme d’expérience au niveau au niveau national
Quoi j’ai alerté à gauche à droite il y a pas eu de suivi et puis j’ai appris en 30 ans de carrière professionnelle que j’ai toujours été victime des alternances politiques quoi à chaque fois qu’on avançait bien il y avait Julien de Normandie par exemple au ministère de la ville on avait accroché
Son chef de cabinet qui avait appelé qui a appelé la préfecture de sainemar pour dire il faut leur donner les moyens d’aller de l’avant de faire ce qu’ils veulent et puis on devait se voir au ministère pour en parler et généraliser l’initiative au niveau national il y a
Eu le remanement et puis ça ça a bloqué quoi vous voyez la même chose là on a un contact la secrétaire d’État à la ville j’ai mon livre qui était prêt pour lui envoyer et puis bon je sais pas si elle va être conduite ou pas donc euh on
Devait se voir donc à nouveau l’alternance politique qui permet le le drame c’est ça c’est le manque de suivi euh dans le temps euh au niveau institutionnel quoi et ça c’est c’est vraiment un échec parce que ce qu’on a engagé avec l’émission locale on aurait pu le généraliser au niveau
National et puis généralisé avec les grands groupes ces euh C ces initiatives d’immersion d’immersion des des des des jeunes dans les dans les entreprises pour leur apprendre ce qui’est une entreprise il savent pas moi jeun quand je l’ je les ai reçus je vais leur montrer un téléphone voilà le téléphone
C’est ça peut paraaraître compliqué voilà comment ça fonctionne on va au photocopieur on dit voilà voilà comment ça marche on explique un petit peu le B àas dont il pourrait avoir besoin demain si jamais ils étaient amenés à exercer une activité euh professionnelle quoi c’est tout ça qu’on a pas pu faire et
C’est un un crève cœur quoi au final voilà et puis ce que j’ai pas réussi c’est c’est mon départ à la retraite que j’aurais pu prolonger pour continuer à à œuvrer dans les quartiers quoi mais malheureusement bon je suis dans le sud et je crois qu’il faut un moment tourner
Tourner la la page quoi voilà c’est je sais pas si j’ai répondu à votre question mais bon ça se termine par un passage de relais un passage ça voilà c’est un passage de rel voilà TER par un passage de relais voilà un passage de relais voilà je vous remercie moi aussi
Beaucoup de votre témoignage je trouve très intéressant et rassurant dans une période où on est trè quand même assez inquiet euh voilà pour différentes raisons j’ai relevé que vous disiez qu’il n’y a pas de discrimination euh moi je travaille un peu sur la question je suis professeur université
Parien je je travaille peu sur la question des discriminations notamment dans l’emploi c’est c’est c’est pas évident de vous suivre là-dessus disons que les voilà les statistiques alors peut-être votre observation hein je je crois vrai mais euh il me semble que c’est pas tout à fait ce qu’on voit dans les statistiqu
Et puis dans d’autres observations que la vôtre donc euh ce qui m’inquiète à vrai dire c’est euh dans votre présentation vous avez l’air de dire et de croire sincèrement que d’appliquer des des recettes classiques en fait de l’égalité euh l’égalité abstraite tout le monde a la même chose et puis tout le
Monde va s’en sortir parce qu’il y a cette forme d’égalité abstraite que on a tous enpr principe accès à l’emploi il faut des efforts plus grand pour certains que pour d’autres mais on a l’accès est est possible et et moi j’ai le sentiment que s’il y a pas ce Queen
Fait vous avez fait à l’échelle individuelle s’il y a pas au contraire des mesures différenciées bah pour l’université pour l’école pour l’emploi en réalité il y a pas d’accès donc voilà vous parlez d’une femme qui a qui est seule avec un enfant s’il y a pas une
Prise en charge par un soutien matériel pour que l’enfant soit voilà soit soit gardé un privilège de ce point de vue là pour ceux qui ont pas d’autres moyens je vois pas comment en réalité c’est c’est possible donc je dis qu’est-ce que ces politiques actives de positive en fait
Plus plus plus plus généreuses en faveur des plus vulnérables queell soit un peu aujourd’hui un peu critiqué ou voilà voilà et c’est j’aurais aimé avoir votre avis je ne dis pas que il y a pas de discrimination mais je parle de de de de mon cas personnel je je je l’ai
Pas rencontré ou alors même lorsque je l’ai rencontré bon j’ai eu dans le cadre professionnel à table des discussions sur des sujets extrêmement virulents à la limite qui pouvait être l’ENT mais j’ai pas prêté attention je me suis senti autant français que ceux qui étaient à table etant d’utant plus que
Je rappelle ma famille quand même j’ai mon grand-père qui a fait le Tonquin il a fait il a été chevalier de la Légion d’Honneur également j’ai mon oncle qui était maréchal d’élogie à à l’Élysée donc j’ai des éléments de fierté par rapport à à eux j’ai pas prêté attention
Mais ça existe c’est sûr ça existe ouais ouais non mais parce que vous vous parlez de quelqu’un d’exceptionnel c’est-à-dire vous vous vous êtes exceptionnel si si les capacités exceptionnel et si c’est c’est c’est par certaines femmes aussi réussissent extrêmement bien il y a des êtres exceptionnels qui n’ont pas besoin qu’on
Parce qu’en fait ils sont capables de fournir ses efforts mais la majorité des gens sont pas comme vous je vous parle de quelqu’un de de de de de base he non non en fait fais du recrutement bah des des recrutement c’est des jeunes qui viennent des des des quartiers qui
Viennent de du du 93 par exemple et je pose la question donne-moi envie de te de t’embaucher c’est tout hein attendez vous n’avez pas embaucher quelqu’un qui fait pas d’effort pour s’intéresser à ce qu’il fait est-ce que tu as été voir nos activités sur le site internet avant de
Venir nous voir non bah non bah donc tu es pas fait pour travailler avec nous voil mais c’est pas pour autant que ça soit que c’est de la discrimination voyez je dis non mais la question celle de l’aide l’aide parce que vous avez signalé vous-même que vous avez dû aider
Personnellement une personne donc sans aide étatique on va dire ou institutionnel comment ça se passe sil faut des gens comme vous partout c’est c’est mort oui ben c’est sûr c’est sûr ça ça existe je remets pas en cause ouais non non mais vous avez raison ça
Ça peut ça peut exister hein mais après bon ça dépend de la volonté de la personne qui postule à à une fonction quelque part de rentrer dans dans la fonction au moment où il vient y postuler quoi ben sinon bah s’il vient avec un jean troué des
Baskets qu’il est dans une position de présentation qui qui n’est pas à la hauteur de ce qu’on attend de lui bah on le recrute pas quelle que soit la couleur de sa peau ou sa culture bon après je vous dis a ça existe quand même ça existe c’est sûr d’où on peut engager
Le débat sur les CV anonymes anonymisé par exemple voilà oui oui c’est sûr c’est sûr bien sûr c’est ouais ça existe hein mais bon ouais merci pour cette présentation vraiment euh je voulais enfin ce que je voulais rajouter à tout ce que vous avez dit c’est il faut absolument déconstruire
Pour reconstruire c’estàdire que déconstruire les esprits nos esprits notre façon de regarder les jeunes parce que quand vous avez des jeunes devant vous si vous avez un regard d’humanité ça déconstruit tout le jeûne il a besoin de reconnaissance quand on moi je suis présidente d’une association je travaille beaucoup avec les jeunes on
Reçoit presès de 1000 jeunes par an à notre association et je peux vous dire que c’est ça qui est déterminant nous nous recevons des aussi des familles donc quand on reçoit un jeûne on voit aussi la famille parce que derrière le jeûne derrière sa problématique souvent il y a une problématique familiale et
Donc si vous travaillez pas avec toute la famille vous n’arrivez pas souvent même si le jeunne a beaucoup de volonté à pouvoir le sortir en tout cas de sa détresse et ce que je voulais dire nos jeunes des banlieu moi je travaille en en quartier politique de
La ville nos jeunes ont du talent nos jeunes ont énormément de talent nous nous sommes l’association où le président de la République est venu chez nous et quand il est venu il a rencontré les jeunes parce que nous en tant qu’association nous nous ne sommes pas les porte-paroles des jeunes nous
Prenons les jeunes et les jeunes parlent les jeunes font leur demandes et nous on travaille avec toutes les institutions de et pour rebondir sur les femmes en détresse la CAF je suis aussi administrateur à la CAF de lessonne il y a énormément de dispositifs sauf que les gens souvent ne
Ne connaissent pas les les dispositifs et donc nous associatif on est là pour ça on est là pour justement leur apporter tout ce qui existe pour qu’ils puissent en profiter et nous sommes dans un pays la France quand même je dis toujours la France est un paradis peuplé
De gens qui se croient en enfer on a énormément non mais c’est c’est vrai quelque foois il faut regarder la la la réalité en face il y a des problèmes bien sûr il y a beaucoup de problèmes on dit pas que tout tout n’est pas rose mais nos jeunes en tout cas aujourd’hui
On parle beaucoup des jeunes nos jeunes ont énormément de talent nous à l’association nous avons créé des capsules vidéo 59 secondes pour réfléchir euh parlant des problématiques de quartier et je peux vous assurer que les jeunes ont travaillé là-dessus ils ont écrit é les scénarios ils ont tourné les scénarios et aujourd’hui les
Capsules vidéo qui vont qui vont servir d’outil pour parler de ces problématiques sont entièrement faits par les jeunes nos jeunes ont énormément de talent il faut absolument les regarder avec ce regard d’humanité et vous n’aviez pas de question daniel Merci pour le témoignage une remarque personnelle j’observe que il y a
De nombreuses réussites de jeunes particulièrement dans le 93 qui sont les des jeunes dont les parents étaient déjà en France et qui sont en général pour prendre l’Algérie tous originair de kabili c’est-à-dire des Berbères si vous étienz à wardaya ou à orléanville peut-être n’auriez-vous n’auriez pas vous n’auriez pas eu cette
Chance France ou si vous n’aviez pas eu un grand-père ou des autour de vous peut-être ne vous n’auriez pas eu ces exemples motivant mais il y a quand même de très belles réussites notamment il y a des associations dans le 93 avec des jeunes qui ont créé leur petites entreprise qui
Se développent dans le textile dans différents domaines ah ou non c’est un témoignage auss c’est [Rires] bien non non vous avez raison hein c’est c’est sûr votre ancrage dans avec la Légion d’honneur en fait est-ce que ça continue ça ça perdure ce que vous avez créé avec lagion d’honneur ça continue
Mais pas avec la même intensité quand j’étais président départemental c’était quasiment 2 he de travail par par jour j’arrivéis à 6h du matin à mon bureau et de 6h à 8h 8h30 9h c’était uniquement du relationnel les courriers au préfet à gauche à droite et autes quoi bah aujourd’hui je suis à la
Retraite donc village de 3000 habitants j’ai pas la même possibilité d’action et je suis dans un comité j’ai pas la responsabilité et puis ayant donné quand même pendant plus de 7 ans en la matière on finit par être un peu usé usé lassé du fait que mes collègues ne prennent pas le
Relais alors qu’ils ont été voilà je dis toujours si c’est avoir la Légion d’honneur et venir à une cérémonie mémorielle et exhiber son attirail de médaill c’est insuffisant il faut aller au-delà au-delà si on veut rendre en contrepartie un service quelque chose à la nation bah il faut le lui rendre
Différemment avec l’humilité nécessaire et en étant un peu plus présent sur le le terrain quoi pas pas uniquement quand il s’agit de se faire voir quoi voilà par est-ce que vous ne pensez pas qu’il y a un problème parce qu’il y a beaucoup d’initiatives finalement très intéressant et positive mais ces
Initiatives elles sont dispersées est-ce qu’il y a pas un manque de lien en je vois association en fait c’est possible essa d’intervenir en accord avec d’autres association bien sûr et j’ai même proposé à l’issue de la à l’issu de la caravane entreprendre et réussir dans les quartiers de mettre en réseau les
Associations des quartiers pour qu’ell puissent échanger entre elles au niveau national ne serait-ce qu’un échange d’expérience et ça n’a pas été fait pourquoi j’ai proposé ça parce que j’ai relevé que des jeunes qui étaient venus au au tournoi de football avaient pris des contacts avec d’autres jeunes qui étaient dans d’autres villes pour
Essayer de continuer à à nouver des contacts et essayer de voir s’inviter mutuellement pour sortir un peu du du quartier quoi voilà mais pour répondre à et résumer un petit peu toutes ces questions si relative à la la continuité de ce que j’ai entrepris j’aurais souhaité que le ministère de la Ville
Puisse travailler à l’idée d’un d’un plan un plan global soutenant la créativité et l’entrepreneuriat dans dans les quartiers quoi voilà je je je rebondis sur ma question initiale vous-même sur le plan de l’éducation national dans ces quartiers vous-même est-ce qu’il y a des choses que vous vous suggérerz au gouvernement de d’appuyer d’enc
Justement dans dans les écoles je crois que c’est c’est le débat d’actualité hein un peu plus d’éducation civique et citoyenne on y revient le service civil tel qu’il est proposé aujourd’hui c’est peut-être une civique peut-être une une solution mais ma conviction profonde c’est je crois que c’est dans les programmes du ministre de
L’éducation national c’est d’ouvrir le monde de l’éducation à l’entreprise et inversement ouvrir l’entreprise au monde de l’éducation et et l’idée d’obliger les entreprises à recevoir les jeunes des collèges et lycées en stage un minima d’une ou deux semaines annuellement est une bonne est une bonne bonne initiative quoi voilà ça manque
Voilà il y a de l’orientation hein qui se fait dans les collèges et les lycées mais il y a il y a ce manque de connectivité avec la la la une vision un peu plus opérationnelle qui permet de dire aux jeunes B effectivement moi je veux aller dans telle ou telle direction
Et éviter les erreurs d’aiguillage à la sortie du du baccalauréat c’est ce qui m’est arrivé moi à l’époque hein j’ai mon bac je suis fort en anglais je veux faire une fac d’anglais c’est un échec donc je perds une année je me rabats sur
Le droit et ça a été une réussite et je fais droit pourquoi parce que mon frère avait fait droit vous voyez et si j’avais eu dans dans ces collèges j’en avais eu des opportunités comme celle-ci où on présentait des opportunités sur les métiers peut-être on donnerait plus
Envie à des jeunes d’aller dans un sens ouou un autre quoi ça manque l’école aujourd’hui est est plus globalement plus généralement déconnectée de la de la vie telle qu’elle est quoi notamment de la société contemporaine qui a évolué hein je parle notamment de la composante sociale de la société contemporaine ça
N’est plus ce qu’on avait il y a 10 15 ans en arrière hein l’idée du mieux vivre ensemble et plus d’actualité qu’il y a 10 15 20 ans en arrière hein il y a eu des recompositions familiales et d’autres phénomènes qui ont fait que le contexte a énormément évolué quoi ben
Écoutez merci beaucoup Mian c’est moi qui vous remercie pour votre l’attention c’est moi qui [Applaudissements] vous
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Salut Meziane. Agréable surprise de te voir dans cette vidéo. J'espère que tu te portes bien.
Un ancien camarade de la fac de droit.