La réduction de la consommation d’énergie en agriculture
Le 17 octobre 2023 : La réduction de la consommation d’énergie en agriculture avec : Ariane Grisey (responsable de l’unité environnement-énergie au CTIFL) et Jérôme Joubert (directeur de l’exploitation agricole de l’EPLEFPA Nancy Pixérécourt)
Résumé : La sobriété énergétique en agriculture peut s’envisager soit de manière directe par la réduction de la consommation d’énergie (carburant, chauffage,…) dans les exploitations agricoles soit de manière indirecte en faisant évoluer les systèmes agricoles vers plus d’autonomie. A partir de l’exemple de deux filières, le maraîchage sous serre et la polyculture-élevage, ce webinaire discutera les enjeux de la sobriété énergétique en agriculture, les opportunités et les leviers pour réduire la consommation d’énergie, mais également les contraintes et les difficultés rencontrées pour devenir sobres en énergie.
Bonjour à tous et bienvenue à ce nouvelle agroebinaire du mardi aujourd’hui on revient sur la thématique sobriété et on va parler de la ré réduction de la consommation d’énergie en agriculture sujet important euh bien évidemment puisqu’on sait que selon les filières bah il y a des stratégies de réduction d’énergie hein pour euh
Diminuer l’empreunte de carbone en particulier quand les énergies ne sont pas renouvelables et et donc pour ce ce webinaire on a fait le choix d’avoir deux intervenants qui sont sur des filières différentes qui sont à la fois dans la activités de recherche développement et il compris formation
Pour le cas d’un des intervenants et donc on on va aborder cette question euh sur deux filières une première qui est la filière euh de maréchage sousser avec Anne Griset qui est responsable de l’unité environnement énergie au au ctiffl au centre technique interprofessionnel des fruits et légumes
Et euh et la deuxème filière qui va nous intéressé c’est la filière euh polilyculture élevage et on aura en intervenant Jérôme Joubert qui est le directeur de l’exploitation de du lycée agricole de Nancy pizercour je vous souhaite à tous un bon webinaire et je vais demander tout de suite pour
Respecter toujours nos horaires à de présenter euh ben voilà ce qui se passe ce qui est en train de se passer dans la filière fruits et légumes et et principalement légumes sousser Arian vous avez la parole bonjour à tous alors c’est bon vous voyez bien ma présentation très bien c’est bon euh
Donc merci pour l’invitation et cette introduction euh donc voilà donc je vais vous parler voilà de l’état des lieux de la filière ser maréchère donc au niveau de du problème de de l’énergie donc déjà juste rappeler quelques chiffres donc les surfaces sous abri euh en maréchage donc représente
10500 hectares donc vous avez bah c’est des tunnels plastiqu des multichapelles simple paroie double parois comme vous avez sur les photos euh ou voilà de La Celle et c’est vrai qu’à chaque recensement à grisse donc là c’est le dernier chiffre 2020 2020 on a observver bah des des fortes
Augmentations hein on avait 7400 hectares en 2010 en 2000 le chiffre était en dessous voilà des fortes progressions à chaque recensement donc une une dynamique de construction des abris alors si on regarde un peu plus un petit peu plus en détail c’est ce chiffre de 2000 de 10500 hectares on
Observe qui a 1400 hectares de ser voilà où on gère les températures don dit chauffer hein qui concerne essentiellement de la tomate il y a un peu de concombre aussi un peu de fraise donc c’est essentiellement de la SER verre donc 1400 heares de 1400 haares et
Donc 9100 haares restants vont être des abris donc ben tunnels multichapelle simple paroi essentiellement donc non chauffé culture essenti ement sol avec des rotations donc par exemple tomate salade melon courgette donc il y a un peu diversité de légumes euh alors ce qui est important aussi de dire c’est au niveau des vous
Donner un ordre de grandeur de la production euh des rendements donc dans les 9100 haectar par exemple donc une un abri voilà non chauffé tomate va produire allez on va dire jusqu’à 20 kg par mètre carré de tomate et c’est vrai que dans ces abris plutôt verts très
Équipés hein 1400 haectares on va aller jusqu’à 60 kg par mètre carré vous voyez qu’il y a une différence de rendement qui est importante alors tous les 5 ans à peu près on fait une enquête he au niveau du parc de serre chauffé donc au niveau du
Ctiffl donc sur cette carte vous avez donc par département les surfaces de ser donc plus la couleur va être foncée plus les surfaces vont être importante donc vous pouvez observer qu’il a euh bah des couleur orange au niveau du finisterère hein donc qui est la le
Département où il y a le plus de ser de 277 hectar donc on va dire grosso modo voilà un parc nord-ouest qui est assez important et puis ce qu’on a observé sur la dernière enquête qu’on a fait en 2021 c’est qu’il y a des nouveaux départements alors nouveaux département parce qu’historiquement
Il y avait pas de serre et ça il produisait pas de la tomate hein euh ou voilà des des exploitations se sont installées notamment pour aller chercher de l’énergie de de récupération d’industrie euh donc pour avoir ben voilà de de l’énergie entre guillemets pas cher hein et donc on a
Observé voilà des nouveaux départements vous avez par exemple le pas de calé avec 9 hectares le Calvados avec presque qu hectare la corise 6 hectares voilà donc c’est les les les les départements qui sont encerclé de noir là hgaron 9 hectares voilà donc c’est vraiment voilà des des des nouvelles régions euh du
Département euh où il y a eu des des seres récemment avec l’opportunité pour aller chercher voilà de l’énergie à un coût intéressant donc l’énergie c’est le deuxième poste de charge après la main-dœuvre donc voilà filière très dépendante de l’énergie euh vous avez 80 % des surfaces qui utilisent le gaz
Naturel voilà c’est la première la première source d’énergie utilisé bon en 2011 il y en avait 70 % hein donc c’est vrai que ça ça a augmenté et autre particularité de la filière c’est que 70 % de ces surfaces sont en cogénération donc la cogénération c’est comme vous
L’avez sur la petite photo du haut là enenv c’est des moteurs hein qui fonctionnent au gaz naturels qui permettent de produire de l’électricité et euh en refroidissant le moteur donc on récupère de la chaleur pour chauffer la selle donc il y a quand même actuellement un intérêt hein de
Fournir euh cette d’électricité sur le réseau hein notamment avec un peu le la baisse hein de la production de de la filière nucléaire donc voilà donc intérêt d’avoir ces systèmes de pour produire de l’électricité donc par cogénération ensuite on a 12 % en biomasse et 7 % à
Peu près voilà comme je vous disais donc de de CER qui récupèrent de l’énergie sur des procédés industriels alors ce qu’on trouve le plus c’est sur des incinérateurs d’ordure ménagère mais bon demain par exemple on a fait un peu des calculs pour regarder sur les Data
Center puis que il faut enfin ça ça ça produit enfin on peut récupérer de l’énergie en refroidissant les les Data Center donc du coup d’utiliser cette énergie pour chauffer desesss alors ce qu’il faut aussi avoir en tête c’est que euh dans notre filière bon alors effectivement on connaît là
Depuis quelques temps une crise donc sur le sur l’énergie mais voilà nous on a enfin on avait mené plusieurs travaux parce que il y a eu différentes crises énergétiques hein 2007 notamment donc voilà on a réalisé régulièrement des travaux parce que l’énergie augmentait et que la filière voilà cherchait des
Solutions alors ce qu’on a vu aussi au niveau de nos enquêtes donc on réalise tous les an comme je vous l’ai dit c’est qu’il y avait une amélioration d’efficience donc je vais vous montrer un petit peu comment hein mais voilà pour donner le chiffre c’est des kilowh
Par kilo de tomate grappe ben on voit voilà qu’en 2007 on était à 8 et qu’en 2021 on est en dessous de enfin voyz en dessous de 6 à 5,7 donc voilà le on a B on a joué sur de levier aussi parce que on augmente aussi les rendements he par des
Nouvelles variétés mais aussi on a une baisse des de la consommation d’énergie alors c’est ce qu’on va regarder donc au niveau des équipements euh donc là vous avez on va dire un schéma euh de de de fonctionnement de serre hein avec euh donc de des tomates
Hein comme vous pouvez le voir sur la les photos avec des la distribution de la chaleur au sol hein dans des rails au sol qui permettent aussi passer les chariots pour récolter les tomates et pour euh pour euh pour s’occuper des plantes également ta les bouqué voilà eff feeuillé et
Cetera et vous avez des réseaux aussi euh proche de la végétation euh donc voilà au sol et dans la végétation et on a aussi des des un autre système de serre avec des gaines on travaille du coup avec de l’air et à plus basse température donc j’y reviendrai aussi
Parce qu’il y a un intérêt pour justement récupérer cette C énergie d’industrie qui est souvent de l’eau à basse température donc là du coup on va utiliser des gaines d’air hein pour pour chauffer la serre donc déjà la première chose qu’on va regarder c’est qu’est-ce qu’on peut faire au niveau voilà des de
L’isolation des parois de mettre des écrans qui permettent de diminuer le volume réduire le volume à chauffé réduire les déperisitions thermiques par rayonnement ensuite il y a bien sûr toute l’ enfin les matériaux de couverture voilà du plastique du verre quelles sont les différences donc je vais revenir la distribution voilà de la
Chaleur ça va être un peu le troisème point qu’on va regarder donc je vous dis on travaille sur de l’air de l’eau à plus basse température tout ce qui est deshumidification tout ce qui est pilotage climatique là aussi il y a des choses qu’on peut qu’on peut enfin y a
Des améliorations pour réduire la consommation et puis ensuite les sources d’énergie alors voilà comme je vous disais le premier point l’isolation alors c’est vrai qu’ une ser ça a aucune inertie thermique he puisque les épaisseurs de parois sont très faibles donc la référence un coefficient de transmission
Thermique de 6 W par M Carr Kelvin et donc voilà si on isole les parois avec du polycarbonate donc un matériau plus isolant avec comme vous avez sur la photo on voit du rouge là donc c’est panneau sandwich qui est mis sur les premières travé de de la serre sur en
Gros sur les parois on a 5 % d’économie d’énergie alors forcément plus votre serre va avoir une petite surface plus elle va avoir des surfaces de parois importantes et donc l’économie va être plus importante là c’est vrai que 5 % c’est sur des des serres il font au
Moins 2 hectares et forcément la surface de parois elle est beaucoup plus faible ensuite on a les écrans thermiques donc comme je vous disais donc c’est des toiles he qu’on déploie la nuit euh donc qui permettent voilà de réduire le volume à chauffé de limiter les déperditions par rayonnement et du
Coup l’économie d’énergie on va de 20 à 40 % parce qu’on peut aller voilà on peut peut mettre un écran donc sur la photo on voit deux toiles qui sont replié on peut aller jusqu’à trois écrans voilà le triple écran ils ont des chaque fournisseur voilà les toiles ont
Des propriétés thermiques différentes et donc on peut aller jusqu’à un coefficient de transmission thermique de 24 donc je vous disais le ver est à 6 2,4 plus coefficient faible plus on va être isolant alors à chaque fois vous avez le petit logo CE là sur les photos c’est
Que il y a des financements qui sont possibles pour les certificats d’économie d’énergie c’est vrai qu’on a été très actif au niveau du CFL pour faire bénéficier à la filière de ces certificats d’économie d’énergie donc qui existe depuis 2006 et qui pour Rael donc sont une aide qui est proposée par
Les fournisseurs d’énergie qu’on appelle les obligés donc c’est tous les vendeurs de de carburant et d’énergie alors euh donc l’isolation t je voilà donc donc là on va être on va être beaucoup plus isolant on peut faire un mélange enin mélange un mix vert avec un plastique longue durée pour réduire un
Peu en fait la la charge et du coup que ce soit moins cher parce que le double vitrage forcément ben c’est c’est c’est quelque chose qui a installé est cher mais avec une économie voilà de 24 à 60 % d’économie possible ensuite on a la double paroi plastique bon qui est assez
Connue hein la double paroie plastique gonflable qui permet 20 % d’économie d’énergie par rapport à une Server plus écran et donc et puis voilà on on a plusieurs matériaux plastiques qui qui sont possibles avec des durées de vie différentes et un autre matériau qu’on donc enfin qu’on regarde un petit peu là
Ces derniers temps c’est du verre B donc c’est du simple paroi donc qui réduit les déperditions et là qui a un coefficient de transmission thermique de 3,7 donc voilà ça permet quand même de de proposer voilà une économie de l’ordre de de 20 % sur les premiers tests qui ont été [Musique]
Réalisés donc voilà pour tout ce qui était isolation de la serre matériaux les écrans donc des choses qu’on peut mettre sur les serres existantes c’est vrai que les matériaux oui sur une serre existante on pourra pas il faut le faire à la construction euh comme je vous disais après au niveau de la
Distribution de la chaleur faut savoir que nous on sert de tomate on a une grosse problématique avec la déshumidification euh ça représente 20 à 30 % de la facture énergétique donc parce qu’on a voilà des murs enfin un mur végétal hein on voit sur les photos
Hein donc les les plantes et il y a des transanspiration qui est importante du coup voilà on dit 20 à 30 % de la facture énergétique donc qu’est-ce qu’on peut mettre en place B pour euh du coup mieux déshumidifier la serin de manière puis l’autre point c’est que
Plus on va l’isoler plus elle va être étanche et il va falloir du coup ben déshumidifier quoi donc vous avez plusieurs machines qui sont proposées qu’on a testé au C FL bon je vais pas rentrer dans le détail de de tous les équipements mais voilà grosso modo le
L’économie d’énergie elle va de 10 à 30 % donc vous avez par exemple la première photo qui est un un déshumidificateur thermodynamique donc en fait il marche c’est une petite pompe à chaleur hein il va aspirer la machine va aspirer de l’air chaud et humide et elle va
Ressortir de l’air plus chaud et sec la troisième photo c’est un équipement qui s’est beaucoup installé dans le nord-ouestin de de la France dans les dans les seres du Nord-Ouest c’est de la ventilation active double flux en fait c’est un échangeur RR donc c’est un peu
Comme ce qu’on peut trouver dans les les les habitations et puis on a d’autres systèmes qui peuvent être proposés des centrales de traitement d’air des machines pareil avec euh à partir de machine frigorifique hein pour du coup assécher l’air au départ et ensuite euh pouvoir bah oui le déshumidifier et
L’autre intérêt aussi c’est que ça permet de maintenir la serre fermée par rapport au CO2 alors autre système aussi euh qu’on trouve dans notre filière c’est ce qu’on appelle des seres semi-fermés donc je vous ai dit voilà qu’on travaille un petit peu avec de l’air avec des gaines
Et cetera donc au départ ces seres elles ont été équipées parce que ça permettait de limiter l’ouverture des ouvrants et donc de mettre des filets et d’être une barrière anti-insecte donc par rapport à vraiment un problème phytosanitaire mais on s’est rendu compte aussi que c ser voilà permettait aussi de travailler
Avec de l’air d’utiliser donc de l’eau à basse température de pouvoir facilement plus facilement utiliser euh l’énergie perdue donc par les par les industries he par rapport au système classique de chauffage qu’on avait où là du coup voilà c’est selon la température d’eau qu’on va utiliser il faut vraiment ben
Réfléchir la distribution dans la serre et donc ces ser semiermé IR [Musique] répondent donc ça permet une meilleure gestion climatique parce que on on peut aussi maîtriser le climat notamment sur la périodeestivale avec un pas de cooling hein comme vous avez sur la photo là on VO une espèce de de bandes
De carton qu’on humidifie euh et donc il y en a à peu près 100 hactares en France et essentiellement dans le sud donc c’est voilà c’est on va dire de l’optimisation d’équipement au niveau des seres alors l’autre point que je vous avais souligné c’était la gestion des
Températures euh donc là bon c’est vous avez un graphique là qui vous montre donc que vous avez une température de consigne de nuit de 17°gr hein qui est la la première le premier histogramme et le dernier donc de 13°gr et en fait à chaque fois vous baissez de 1°gr en gros
Vous gagnez 5 % sur la consommation d’énergie donc là c’est c’est fait par un un logiciel qui s’appelle ortinergie he par simulation mais bon ce logiciel a été calé hein sur des des mesures expérimentales et il faut savoir qu’au niveau du CFL on a réactivé des travaux
Voilà pour euh baisser un peu les consignes voir comment on pouvait euh selon les variétés aussi hein on observe qu’elle ne réagissent pas de la même manière donc dans ce contexte de de crise énergétique donc on VO voilà sur la gestion des températures il y a des choses à faire alors autre point
Également c’est de se dire que donc la serre elle capte la journée il y a l’effet de serre hein donc par le rayonnement et donc de profiter de cet effet de serre pour essayer de stocker l’énergie que l’abri a capté pour le restituer la nuit alors c’est le
Principe que vous avez donc sur la troisème photo sur les ser chinoise B qui sont des espèces de demi-tunnel he on peut dire vous avez un mur qui fait à peu près 1 m de de large donc la journée ben l’énergie va être captée dans dans
Dans ce mur et la nuit il déroule ce qu’on voit sur la photo un paillasson en paille de riz pour donc justement isoler la serre donc c’est un peu l’équivalent d’ un camp thermique là toile qu’on tire et donc on a essayé de reproduire ça euh donc eux ils obtiennent des
Écarts de température jusqu’à 20°gr sous leur latitude entre voilà la température intérieure de l’abri dans l’abri par rapport à la température extérieure donc il y a des premiers essais ont été fait en horticulture ornementale là au niveau d’une de l’astrodor aura en région renal et nous on l’a testé euh donc à partir
De 2019 dans une culture avec une culture de fraise hors sol donc comme vous avez sur la photo donc on a mis en fait des des réservoirs d’eau euh qui sont noirs hein pour bien capter euh l’énergie bon vous voyez les réservoirs sont sous les gouttières hein on les a
Disposé là parce que c’était c’est assez facile hein ils prennent pas de place euh et du coup ce qu’on a observé donc c’est une céit c’est un tunnel un tunnel en double paroi et donc on a observé voilà qu’on gagnait en en précocité et qu’on ça permet de de chauffer l’abis sans énergie
Fossile donc ce que vous avez comme ce qu’on a obtenu comme résultat donc vous avez sur la la courbe les courbes en noir vous avez en fait la température extérieure donc c’était voilà une journée de janvier là en 2021 donc on voit qu’on est même un peu en
Dessous de 0°gr la nuit bon c’était une journée en Soler on est monté à 5°gr voilà mais assez froide bon dans l’abri la journée on est monté jusqu’à 20°gr hein par l’effet de serre et ce qu’on voit c’est que la nuit ben dans l’abri qui est équipée avec les bidons voilà
Les réservoirs d’eau noir là on est on avait 6,5°gr alors qu’en fait les autres tunnels où il y avait pas les réservoirs en fait on est assez proche de la la température extérieure ils suivent la température extérieure et ce qu’on voit sur les autres courbes c’est la tempér
Ure d’eau dans les réservoirs donc vous avez on voit ben qu’elle elle elle monte autour de 10°gr et puis ben forcément elle va déstocker hein donc on va être autour de de 6 degr en fin de nuit quoi alors après donc le dernier point c’est comment donc voilà une fois qu’on
A regardé l’isolation gérer les températures la déshumidification voir si on pouvait effectivement récupérer facilement de l’énergie de la serre euh les énergies alternatives donc on a fait plusieurs études au ctiffl hein un peu au cours des différentes crise comme je vous l’avais dit sur la biomasse sur la
Pompe à chaleur et récemment on a regardé le le solaire thermique parce que c’est vrai que bon le solaire c’est quand même une des principales euh sources d’énergie alternative qu’on a enfin qu’on a en grande quantité par contre le problème du solaire c’est que vous l’avez sur la courbe donc la
Ressource solaire elle est très importante l’été et forcément tout ce qui est lié au chauffage ben c’est la courbe en noir on a besoin de chauffer voilà en novembre décembre janvier février mais pas du tout en été donc qu’est-ce qu’on fait alors faut savoir qu’il y a quand même des installations
Qui existent de de ser avec des pour produire de l’eau chaude attention c’est pas du des panneaux photovoltaïques qui produisent de l’électricité donc vous voyez qu’il y a des des installations au danemarque alors j’ai pas mis la photo il y en a une en Allemagne pas forcément dans des
Pays où il y a voilà on peut se dire il y a une ressource solaire importante hein donc l’idée voilà c’est de se dire ben qu’est-ce qu’on fait parce que on peut toujours faire des calculs pour avoir une centrale solaire qui bah qui permet de chauffer notre serre enfin ou
Notre bâtiment he d’ailleurs hein pendant l’hiver mais derrière cette centrale va produire énormément l’été et qu’est-ce qu’on va faire de cette chaleur donc ormis si on a un process pour sécher pour déshydrater je ne sais pas un process industriel mais bon si on n pas ça qu’est-ce qu’on fait voilà il
Faut utiliser cette chaleur donc du coup dans ce projet qu’on a réalisé donc l’année dernière qu’on a finalisé l’année dernière avec plusieurs partenaires et qui était cinancé par l’ADEM euh on a donc utiliser des groupes absorption euh donc qui fonctionnent au bromur de lithium et qui permettent donc d’utiliser de la chaleur
Solaire et de faire du froid un réseau froid et un réseau tiède donc froid à 6°g et tiède à 30° et du coup voilà on a étudié ça au niveau de notre ser pour voir un peu ce qui était possible de faire avec du solaire thermique donc ce
Qu’on a on s’est quand même limité à une surface de panneau installé de 3000 m² par hectare de serre parce qu’il faut quand même voilà qui dit panneaux solaires thermique bon l’idée c’est pas de les mettre sur la toiture de la serre pour couper le rayonnement donc c’est de
Les mettre par enfin à côté au sol donc ça ça prend une em prise au sol de limiter un peu aussi les ballons de stockage à 400 m³ et puis vu qu’on a un autre réseau froid donc comme je vous ai dit du coup ça veut dire qu’il faut
Ramener un réseau froid au niveau de la serre pour la rafraîchir utiliseer donc donc cette ce refroidissement l’été et aussi un stockage pour pour oui stocker cette eau qui est produite par le le groupe absorption donc au niveau des résultats donc on a fait donc c’est une étude de
Préfaisabilité une première étude de préfaisabilité donc on a regardé ça sur plusieurs villes où il y a un parc de serre assez important hein donc représentatif voilà des seres de tomat hein donc Arles Marmande hein pour le Sud-Ouest et Nantes euh et avec des configurations de ser isolé donc avec
Des écr thermique et ce que vous pouvez voir c’est qu’en fait on peut réduire la consommation de gaz de 30 à 70 % donc ce qui encadré c’est le cas le plus favorable he qui est sur arle avec une serre isolée où en fait la la les panneaux enfin le solaire thermique
Permet de couvrir 70 % des besoins de chauffage et des unidifications et puis bah il y a un restant bien sûr complément gaz naturel notamment l’hiver et selon effectivement les conditions climatiques des autres régions B c’est un petit peu différent alors juste rapidement c’était pour vous signaler qu’on avait développé
Un pour des diagnostics carbon dans les exploitations arborécooles et maréchè donc des bilan carbon donc voilà en fait on rentre l’ensemble des intrans énergie engraé phytosanitaire les engins et cetera et qu’on fait une évaluation des des gaz à effet de serre et un potentiel de stockage de carbone également voilà
C’était juste pour vous passer l’information donc ça ça appelle carbone flel et donc pour conclure les seres donc sont une réponse au changement climatique donc par rapport aux protections des cultures notamment contre les alléas climatiques he puisqu’on voit que les surfaces ont augmenté régulièrement déjà en France et
On observe aussi une dynamique hein à l’international qu’on produit c’est une production importante par unité de surface qu’on a effectivement sur les seres chauffé ben une dépendance au gaz qui est très forte hein donc il a nécessité de trouver des solutions par rapport à l’énergie mais avant également d’optimiser la consommation d’énergie
Parce que je l’ai pas forcément dit dans l’étude solaire thermique euh mais tout ce qui est énergie renouvelable alternative ça a un coût hein donc c’est vraiment nécessaire de réduire la consommation pour que économiquement ben ça ce soit plus rentable plus rapidement voilà je vous remercie mer merci merci beaucoup euh ça
A été un peu plus long que je pensais donc merci à à à Jérôme de prendre directement le relais excusez-nous il y a peut-être un peu effectivement des problèmes de de connexion on va voir ça va dépendre de Jérôme son diaporama s’il estil a beaucoup d’images ou pas mais je
Pense qu’il va en avoir euh et donc ben on va passer effectivement d’une autre à une autre approche he là on était quand même dans les maréchages une obligation de chauffer et donc avec du coup une logique de l’efficience et un peu de substitution de d’énergie là c’est une autre approche
Dans le cadre de système piloté par Jérôme donc Jérôme on te laisse la parole ok bonjour à tous on va changer d’échelle on va passer à l’échelle de de l’exploitation agricole dans un centre de formation publique donc voilà c’est ici le fruit de de 17 années de réflexion qu’on va essayer de
Synthétiser assez rapidement juste un petit point de un petit point de contexte pour comprendre on a une particularité dans dans dans les agrico c’est qu’on travailleiquement pour de grandeur chez nous c’est c’est 3,5 U à peu près 150000 € qu’il faut qu’on trouve tous les ans pour rémunérer
L’activité et donc la résilience pour nous ça ça a longtemps été une nécessité de se poser la question de comment on va rémunérer le travail correctement euh sans sans subir les les aléas du marché de la météo et cetera euh qui peuvent nous toucher assez souvent en agriculture et même au-delà
Une philosophie qu’on qu’on s’est posée et qu’ qu’on essaie de réfléchir c’est comment on on va pouvoir bien rémunérer le travail avec notre entreprise et pas forcément voir l’entreprise euh comme utilisateur de main d’œuvre euh 2è point de de contexte euh c’est le milieu dans lequel on travaille euh nous
La structure c’est un peu moins de 300 haares qui se partage en deux c’est 150 hactares euh de zones naturelles à très faible productivité euh sur cette zone-là on estime entre 500 K de de matière sèche récolte c’est un die du du rendement moyen local hein et puis
L’autre moitié de la surface ben c’est du traditionnel Laurin avec des teres de vallée qui sont un peu profonds des argiles au calcaaires profonds sur les pentes euh et puis des terres à cailloux sur euh sur les les plateau le tout caractérisé chez nous par par une très
Faible réserve hydrique euh on a un sol et un climat qui convient très bien aux plantes qui qui poussent l’hiver euh ou au printemps mais absolument pas aux plantes qui qui vont pousser l’été comme le maïs sorgû le soja et cetera euh et puis dernière élément de l’environnement euh
C’est c’est notre proximité avec la ville euh globalement on a sur la métropole de nancier aujourd’hui un peu plus de 300000 personnes qui sont à moins de 10 km de la ferme la plupart connaissent assez peu de choses ou ou très peu de choses de culture mais qui ont des attentes très
Fortes sur les bien-être anival environnement donc c’est posé assez vite la question de quel système on va on va mettre en place pour concilier ces ces différents enjeux c’estd la résist économique du système la capacité à rémunérer le travail et puis cet environnement P urbain avec des attentes
Fortes tout ça dans un milieu qui a un potentiel de péricole qui est relativement limité et la voie qu’on a qu’on a creusé c’est la voie de la réduction des charges depuis 2006 on s’est embarqué petit à petit vers un système de plus en plus autonome de plus en plus
Économe sur lequel on a travaillé principalement sur sur l’atelier laitier c’est le atelier en terme de volume de ferme et on a commencé à travailler sur les charges alimentation du troupeau on a la chance et qu’on a des terrains qui sont à proximité des bâtiments euh donc l’idée c’était c’était de passer à
L’herbe puisque l’herbe ça pousse ça pousse bien chez nous ça pousse l’hiver on a des hivers de plus en plus douxù on peut aller récolter avec les animaux cette herbre très tôt en saison euh donc augmenter le le nombre de jours de pâturage et générer peu de stock au jour
Auourd’hi on estime que c’est pr un/ de la nourritureis sur l’exploitation qui qui sera présente sous forme de stock tout le reste on gère du flux de l’herbe au pâurage reste de l’année si un pâurage voilà ça fait 15 ans un peu plus qu’ pature où on s’apprend à l’utiliser au mieux en
Fonction du contexte de l’année on a des années qui sont plus poussantes que d’autres on a des stratégies d’utilisation de l’herbe qui sont différentes en fonction du du contexte on travaille avec des prairies multiespèces euh ce qui nous permet de travailler des trèfles on mettre des luzernes avec des graminés euh pour
Travailler l’autonomie en en azote euh et puis on s’est dit euh ben une vache c’est un herbivore c’est avant tout fait pour pour manger de l’herbe euh et à partir du moment où on va manger de l’herbe on a des valeurs alimentaires de l’herbe qui sont assez proches de Cell
Concentré donc pourquoi donner du concentré qui coûte cher euh qui a généré mobilisation de ressources pour remplacer euh de l’herbe qui elle a été beaucoup plus économe et en parallèle c’est euh c’est de se dire on va réduire le le niveau de production à l’animal aujourd’hui on a
Un objectif qui tourne autour de de 5 ml par vache la tier et par an euh tout simplement parce que premièrement c’est beaucoup plus simple pour nous à conduire et puis on va on va limiter tous les freins directs euh euh les mamite l’infertilité les boîteries et
Cetera euh tout autant de choses qui euh qui peuvent met beaucoup de ressources sur sur l’exploitation euh on l’a développé sur les années 2018-29 où on commencé à enchaîner plusieurs années sèches euh pour ceux qui qui qui sont pas du du Nord-Est on a enchaîné entre 2017 et
2020 5 années sur un contexte fouragé assez tendu avec des déficits hydriques assez prononcés et on s’est dit plutôt que d’aller acheter de la ressource à l’extérieur d’ailleurs au B d’un moment on savait plus où aller l’acheter on va changer de stratégie on va va se dire
Ben on ne produira comme les que ce qu’on a à partir des ressources présentes sur sur l’exploitation le territoire très proche et puis remettre une question de saisonalité puisqu’on a oublié la saisonalité de la production laitière sur sur notre exploitation et puis même stratégie sur sur les Génis on les sort
Très tôt ce serent les premières à sortir février mars part à l’extérieur euh tout ça pour profiter au maximum de l’herbe les concentrés et puis même travailler la question de parasite notamment euh de ces animau et puis dans le même temps ce qui nous intéresse c’est c’est travailler l’efficience
Alimentaire au final le nombre de vaches il est variable on peut l’adapter l’augmenter le descendre pas moyen par contre ce qui est fini c’est la surface euh on a assez peu accès à la surface sur sur les lycées agricooles euh donc la la question c’est sur une surface qui est
Finie combien je vais sortir le plus de doné possible peu importe le nbre de vach qu’on qu’on va utiliser donc nous on est parti sur sur une stratégie puisqu’on a voulu réduire le niveau de production euh c’est dire si on réduit niveau de production faut qu’on réduise aussi le gabarit de nos
Animaux pour réduire leur consommation et gagner en efficace en efficience alimentaire donc on est parti sur un croisement à six voies aujourd’hui donc si races lai tiers qui sont mélangés des croisements qui sont adaptés au cas par cas euh pour faire des animaux de plus petits qui sont beaucoup plus efficaces
Euh et puis on se pose aussi la question de de des cultures qu’on va implanter euh c’est des cultures où on va rechercher benah quelle est la plante qui chez nous va produire le plus d’énergie ou d’azote euh à l’hectare on parle souvent de protéagineux mais au
Final un poids même si ça fait 22 % de matière azotée à 4 ton hectares euh ça ça fait en gros qu’une tonne de protéin produit à l’hctare euh on fait dou qu’on va utiliser au paturage euh donc voilà la stratégie globale que que qu’on a essayé de de mettre en place sur
La ferme c’est conséquences pour nous he ça veut dire ferutilisation azoté on n’est pas en c’est pas interdit on utilise encore un peu d’azote minéral euh pour la raison que dont j’ai parlé tout à l’heure c’est que comme les hiver sont de moins en moins humide on arrive à
Valoriser de l’herbe très tôt en saison sauf que les légumineuses sont pas encore opérationnels parce qu’il fait trop froid et si on veut gagner encore un peu de productivité on s’autorise à utiliser un peu d’azote on s’en était passé en 2022 suite à la crise ukrainienne à l’augmentation du prix de
L’azote c’est encore des choses sur lesquelles c’est un choix qu’on se laisse euh donc voilà on va mettre des légumineuses dans les dans toutes nos prairies euh les céréales on les fait soit en méteille soit on associe avec des traits de la Lerne en associé euh voilà l’idée c’est c’est aussi de
Travailler notre impact carbone euh ça veut dire moins de CO2 moins de ressources moins de protoxyde d’azote euh si si on utilise moins d’azote minéral euh le P le K c’est signifiant chez nous je crois qu’on a fait 4 tonnes en 5 ans c’est c’est c’est quasiment
Rien VO tout simplement parce que dans un dans un système polilyculture élevage euh on a arrive à Bou les cycles du du phosphore et et de la potasse sans sans aucun souci on surveille ça par analyse mais voà l’idée c’est on sait que ces ressources là sont sont à leur pic de
Production euh et que si on peut s’en passer c’est c’est très bien et puis voilà on on veut pas forcément non plus avoir des consommations importées là le troupeau laitier aujourd’hui et en autonomie protéique total donc on va pas acheter de TR à l’extérieur euh et puis si on on a moins de
Production chez nous ben on va produire tout simplement un peu moins sur les consommations d’énergie directe c’est c’est un peu plus compliqué c’est pas forcément une voie qu’on a travaillé beaucoup c’est just une conséquence du système euh on reste avec une consommation de carburant qui est assez faible un peu plus d’une
Cinquantaine de litres par hectare ce qui est relativement faible sur système pour cultures élevage euh tout simplement parce que il y a il y a une partie des travaux qu’on fait pas on a qu’un/ers de notre enfin de notre biomasse qui est récolté bah ça veut dire moins de récolte moins de litiè
Moins d’épendage donc derrière moins de consommation de de carburant le seul bémol là-dedans c’est on est passé depuis 2018 en zer phyo qui dit zer phyo dit que on va travailler un peu plus mécaniquement euh donc on on a réaugmenté par cette voie làà la consommation de carburant par plus de
Travail du sol voilà et puis derrière on essaie de travailler d’autres choses on reste toujours en travail du sol superficiel même si depuis l’arrêt des phyos on s’est remis à la bourrée en en superficie euh mais on essaie d’allonger nos rotations encore plus euh d’allonger la durée de vie des prairies là-dessus
On est bloqué parce que parce que la PAC nous dit 5 ans euh 5 ans pour nous c’est trop court aujourd’hui on arrive à garder des temporaire productive pendant 6 7 8 9 10 ans sauf qu’administrativement elles sont passées en permanente euh et ça ça ça nous pose des des soucis aujourd’hui de
Réimplantation précoce de ces périlà voilà et puis sur les consommations électriques ou fu là on a très peu exploré cette cette voie là il a des gadgets on a des du SER aller on a retravailler nos nos refroidisseurs de de tank on est passé avec une chaufferie
Sur les bâtiments au bois énergie dans l’idée puisqu’on a aussi des et de l’ grroresterie de valoriser cette ressource pour moment on achète les plaquettes et l’idée à terme c’est d’être autonome aussi sur cette ressource en en bois énergie pour chauffer les les installations qui ont besoin d’être chauffées
Donc on a ça c’est le résultat de notre dernier dernier bilan carbone on était dans les premiers à à explorer la question du carbone on fait partie d’ projet live carbone des r sur les années 2012 2013 avec les les premiers diagnostics et depuis on en a
Fait globalement un tous les ans tous les 2 ans depuis cette époque là donc le diagnostic c’est c’est affiné aussi au au fil du temps au aujourd’hui on arrive presque à produire un lait qui est qui est neutre en carbone alors le résultat est quand même à prendre avec précaution parce que ce
Qui ce qui fait autant dans les émissions de Gess si on regarde notre atelier par rapport au référence on a quelques quelques gains et on est à peu près dans la norme de ce qui se passe dans dans les systèmes comparables par contre là où on est
Plutôt vertueux c’est là sur la phase stockage du carbone donc sur le graphique de droite et c’est c’est dû notamment à à notre surface importante en en parcours sur sur la zone du plateau de de malzville qui vient à mon avis un peu surestimer quand même la
La le captage euh du carbone sur ces prairies permanentes puisque avec un niveau de production faible on peut penser que le stockage en même temps il reste relativement faible donc voilà aujourd’hui la méthode nous dit elle est presque à l’équilibre voilà je pense plutôt que si on corrige les résultats
On on tourne autour de de 0,5 kg par euh de CO2 par par litre de lait euh ce qui reste quelque chose de relativement performant par rapport aux référence euh et puis euh et puis se pose la la question de puisqueon on est un centre de formation c’est et la
Pédagogie dans tout ça euh là c’est c’est un petit peu plus compliqué parce que parce que c’est c’est c’est un travail qui nécessite beaucoup d’acteurs euh on accueille beaucoup de gr groupe sur sur la ferme pour des approches système thématique la durabilité du travail sur la gestion économique des ressources sur les
Circuits courts sur l’autonomie l’agroécologie et cetera donc voilà c’est c’est 20 25 groupes qui viennent qui viennent tous les ans sur un format qui peut aller 2 he à une journée entière suivant les besoins euh l’idée c’est c’est peut-être donner un voir un système différent pour pour amener de la
Réflexion et et de l’interrogation euh ça c’est plutôt quelque chose qui est là pour euh ouvrir l’esprit et et et et nourrir la la réflexion avec à chaque fois l’idée c’est c’est pas tellement tout à l’heure c’est ce qu’on a fait ici c’est le fruit de notre histoire de notre contexte de
Nos éléments euh ça ça nous est propre c’est pas quelque chose qui est reproductible par contre il y a beaucoup de questions qu’on s’est POS poser comment intégrer les enjeux environnementales comment rémunérer le travail comment bien vivre avec Sonis ça on peut le partager et puis travailler sur des
Solutions donc ça c’est c’est la première PHAs c’est ce qu’on fait bien et c’est c’est ce qui est relativement facile derrière il y a il y a d’autres enjeux c’est il nous a fallu 15 ans pour arriver à avoir cette réflexion qui est ce stade de maturité
Comment on fait avec des des jeunes qui sont en en cours de formation qui sont sur des pas de temps qui sont plus court ça pose la question de quel savoir on a besoin pour pour appréhender cette complexité ces systèmes un peu plus mouvants qui sont pas stabilisés euh
Comment on va prendre en compte les les représentations sur les jeunes ils viennent ou pas du monde agricole ils ont des représentations déjà existantes comment on les fait évoluer comment on les questionne comment on les interroge ça c’est c’est des outils nouveaux pour euh pour nous c’est pas
Juste des connaissances que on va le transmettre et qui vont les appliquer plus loin on est sur un un système qu’on va construire qui sera adapté à des enjeux qui sont mouvants derrière c’est c’est des compétences nouvelles de quelle connaissance on aura besoin quel savoir comment on les construit comment
On va accompagner les enseignants et c’est là-dessus où on se rend compte qu’on avance qu’on avance à petit pas euh plutôt sur sur des expériences individuelles quelques collègues qui ont envie de de de tester un truc on part sur un projet on essaye et puis et puis
On avance là-dessus avec T c outils aussi à à à inventer là on a travaillé l’an dernier beaucoup sur sur le volet des enseignants parce que voilà on avance sur la question mais on se rend compte que les enseignants sont comme tout le monde ils ont besoin aussi de
Repères sur sur ces questions là l’information existe mais elle est diffuse donc voilà on avait fait une série de de conféren sur l’établissement avec quelques enseignants chercheurs et autres sont venus tmigner discuter sur sur des sujet sur les ressources sur l’alimentation sur les transitions sur une écomie d’énergie euh
Pour que tous les maillons de de l’établissement puisse puisse être impliqué qu’on ait une transition globale donc là-dessus on est au premier pas on expériment des choses on essae des choses euh c’est aussi une affaire de personne ça veut dire que on va construire avec un collègue avec qui on
A un bon feeling parce que ça passe bien euh on va se mettre en danger pour pour essayer de tester quelque chose de nouveau et puis l’année d’après on aura notre collègue on reconstruit autre chose c’est quelque chose qui est assez dynamique évolutif euh dans lequel il y
A encore beaucoup beaucoup de travail à faire donc voilà je vais m’arrêter là parce que je pense qu’on est pas loin du du bout du temps euh avec voilà l’idée on a plus de questions à partager que peut-être de réponses tout fait merci merci beaucoup Jérôme ben donc vous voyez que ce sont
Deux euh euh deux approches euh différentes mais mais complémentair et donc euh on va on va maintenant passer au au temps des questions réponses alors euh euh Jérôme tu as une question que tu peux regarder dans le dans la rubrique je vais d’abord commencer par Arian alors Arian s défoulé en répondant à
L’écrit mais comme tout le monde ne les voit pas on va les on va les reprendre euh quand même en particul commencer par celle où où tu n’as pas donné de réponse qui est question un peu un peu plus difficile de Monique il a-t-il des sont conduite en terme d’innovation de
Rupture et pas seulement seulement gain d’efficience en fait je pense que ce que veut dire Monique c’est euh bah en terme de reconception c’est-à-dire est-ce que on on reconçoit les systèmes en en passant ser froide et du coup en changeant de culture ou ou ou en ayant des évolu tion variétale ou ou
Spécifique en tout cas voilà c’est c’est l’approche reconception je pense par rapport à efficience et substitution là tu as parlé seulement d’efficience de substitution quelque part d’énergie mais pas de reconception est-ce que voilà où çaen est ça dans oui j’avoue qu’au CFL c’est pas des questions sur lequel on travaille alors
Si ce n’est qu’on essaie de transposer ben un petit peu de de de technologie d’ESS très high-tech chauffé vers les abris froids notamment au niveau du pilotage de mettre des sondes bon on n pas le temps de tout dire hein mais c’est vrai que on essaie de voilà de
Mieux gérer par exemple tout ce qui est dshumidification aussi dans les abris froids alors on a moins d’actionneurs parce qu’on a pas le effectivement les système de chauffage mais par exemple moi je l’avais un petit peu regardé sur la serer bioclimatique vu qu’on avait le le moyen entre guillemets d’augmenter la
Température de nuit avec le stockage d’eau donc de gérer un petit peu différemment l’aération pour éviter voilà les maladies fongiques et cetera donc voilà ça on essaie de transposer après effectivement non on n pas de travaux en ce sens aujourd’hui parce que et pourquoi parce que la filière demand la filière n la
Pose pas voilà tout à fait ce que j’allais dire on a pas de la filière voilà cherche efficience enfin changement d’énergie mais effectivement ne ne pose pas cette question après en fait ceux qui changent c’est ceux qui vont changer complètement de système et compris de de commercial isation c’est-à-dire que ils vont plus
Être dans la logque de production semi-industrielle ou industrielle quoi c’est ça oui après il y a des marchés aussi qui sont pris et pour l’instant voilà ils sont pas remis en cause non plus h ok alors il y avait une autre une autre question sur euh la consommation des
Énergies directes Christian votre propos sont centré sur les consommations d’énergie directes quelle part des consommations indirectes est-ce que vous avez une idée là-dessus oui oui oui tout à fait alors c’est vrai bon c’est bien de comme ça tout le monde sera au courant donc on est en train de faire un
Gros projet avec la haé tomate concombre sur l’écoconception et justement bah par analyse de cycle de vie donc voilà du coup le la construction de la serre rentre en jeu bah les les phytosanitaires les engrais et cetera euh donc il posait la question des engrais c’est vrai que les engrais comme
On est quand même en culture hor sol recyclé c’est pas ce qui pèse le plus par contre c’est vrai que la serre ben la SER vert on voit qu’elle a un certain coup donc on n pas encore faire des scénarios pour voir comment on pouvait un petit peu réduire euh notre ouis ce
Ce coup là hein les seres ont pas mal changé c’estàdire enfin quand je dis pas mal changer c’est que l’ossature de la serre elle-même au niveau métallique là les parties métalliques ont eu tendance à à il y a moins de de surface métallique il y a quelques années
Euh mais bon voilà et on n’ pas encore étudié ça finement mais effectivement on communiquera sur ce projet l’année prochaine alors il y avait une je don la parole à Jérôme Jérôme dans le alors pas dans les questions mais dans le chat il y a un participant qui dit
Vous vous rapprochez très fortement des recommandations et obligations de apparaissant dans le cahier des charges bio euh il me semble pas que vous ayez dit pourquoi du coup vous n’allez pas en bio pourquoi vous avez le cahier des charges sans avoir la bon encore que la valorisation en ce moment
Conjoncturellement n’est pas très bonne sur le lait mais mais est-ce que la démarche la certification bio vous n’y avez pas pensé alors je vais refaire un peu un peu d’histoire sur c’est une décision assez longue euh la première étape de mon prédécesseur c’était de montrer qu’on pouvait faire un
Système plus autonome plus économe qui permettait de rémunérer le travail sans qu’on fasse l’amalgame avec le fait que ça soit la plusvalue bio qui permette de de rémunérer davantage le l’exploitation ça ça a été les globalement les 10 premières années de du système euh et que les gens disent pas ben c’est bien
Vous avez à fonctionner parce que en fait vous êtes vendez vos produit plus cher et on a réussi à montrer ça sur sur les 10 premières années que les économies sur les charges qu’on qu’on pouvait faire permettait dever une performance économique tout en étant moins dépendant de l’extérieur et puis pendant ce temps-là
Tous les autres établissements de l’ancienne région Lauren sont passé bio et on était le dernier sanctuaire non bio euh donc on est devenu un peu une bête à protéger dans lequel il fallait qu’on suive une agriculture conventionnelle euh puisque on n’est pas les seuls à prendre ces décisions là ces décisions sont
Pristration et donc on avait une profession qui nous suivait pas sur sur le passage bio à ce moment-là euh qui pour nous et c’était un delta de 40000 € par an hein le fait de signer payer des charges bio avec au final trois modifications mineures à faire
Euh donc on on a passé beaucoup de temps à parlementer et on s’est mis d’accord au moment où la filière l’IT était saturée en les bio et d’intérêt technique donc on n’ pas pris le le le fil de l’histoire euh donc voilà aujourd’hui il y a plus d’intérêt économique d’aller sur le bio
Il y a plus de demande dans les bios de la part la filière donc on bouge pas ça nous empêche pas on fait l’agriculture qui qui nous paraît la mieux adapté euh au contexte dans lequel on va se trouver euh et même si on on éit allé au bio au
Final la transition vers l’agriculture M était déjà faite ce qui n manquait c’est juste est-ce qu’on signe le cahier des charges ou est-ce qu’on le signe alors peut-être je sais pas si vous allez pouvoir y répondre mais une question de Nicolas euh votre stratégie en élevage laitierond est très intéressante fondée sur
L’autonomie est-ce que ce serait transposable à d’autres types d’élevage alors je sais pas si si tu connais élevag de por et de volaille en particulier sur les élevages de por et de volaill et quel serait les freins contenu qu’effectivement ils n’ont pas les mêmes m pas de l’herbe en fait si si
On regarde ce qu’on a fait avec un peu de recul on a un système policulture élevage qui historiquement était très ouvert sur l’extérieur on avit beaucoup de flux d’entrée beaucoup de flux de sortie et très peu de flux en interne euh voire même à l’intérieur tous les ateliers étaient
Cloisonné par ce qui permettait de d’avoir une apparente meilleure performance de chacun des ateliers à l’intérieur du système et au final qu’est-ce qu’on a fait c’est renforcer les flux à l’intérieur du système et les échanges entre ateliers euh et pour diminuer les flux d’entrées dans dans le système et plus par ça
Qu’on a fait ça c’est transposable à condition qu’on a des flux à gérer si on est dans un système pculture élevage qui soit lait ou autre et qu’ ou qu’on soit en volaille ou en porort on peut aussi boucler ces cycles à l’intérieur du système euh et les optimiser pour gagner
En performance euh c’est bien transformer un déchet ou une ressource moins bien valorisée d’un atelier pour s’en servir pour alimenter un are atelier euh et ça c’est transposable quel que soit dès qu’on un atelier végétal et animal qui qui qui vont être ensemble on peut le transposer maispr si
On est un atelier port ou volaille hors sol pas plus dur parce qu’il y a moins de flux à moins de flux à optimiser à l’intérieur du système euh qu’ au final ce qu’on a fait c’est c’est c’est bien une optimisation de flux dans le système pour réduire la
Dépendance à l’extérieur que rien se perde à l’intérieur du système merci merci euh une question laent toujours pour Jérôme la réduction des charges en élevage aelle à la réduction du chiffre d’affair induit par votre stratégie on a augmenté les marges on a augmenté le be on a augmenté la C priori
L’augmentation produits globalement là on voit que notre notre be augmenteug chaque année euh alle on va dire que si je veux quelques chiffres on fait 300 et quelques 1000 de chiffres de produits sur sur l’exploitation euh il nous faut 150000 pour rémunérer le travail 70000 pour pour l’investissement et maintenir l’outil à
Flou le reste c’est pour le fonctionnement et on a réduit cette part de fonctionnement au minimum ok est-ce qu’un label bac carbone est envisagé afin de valoriser les changement de pratique pour les productions sous pour Arian alors pas ce jour c’est vrai que on a travaillé sur une méthode labelle
Bac carbone sur les les vergers mais pas c’est vrai qu’on a quand même tendance à privilégier les certificats d’économie d’énergie mais c’est vrai qu’on pourrait on pourrait se poser la question effectivement ok alors il y avait une question sur ouais de Sylvie peut-être pour dire à tout le monde euh donc-ce son est-ce
Qu’il y a des recherches pour limiter les surfaces prises par les capteurs solaires par l’culture situé sous les capteurs alors c’est vra que le photovoltaïque bon ça j’avoue que dans enfin dans le secteur de l’agriculture ça ça anime pas mal hein dans nos filières euh alors moi j’ai et on fait quelques suivis
Euh alors je pense que effectivement on sent qu’il y a de l’innovation au niveau des des panneaux photovoltaïques hein bon il y a plusieurs sociétés qui proposent des choses qui qui ont l’air pas inintéressantes après ce qui semble ce qui est difficile hein pour les installateurs c’est comme on est sur des
Contrats de vente pendant 20 ans bah il faut que oui le capteur il soit fiable hein donc je pense que voilà ce que ce qu’on sent qui qui qui peut être intéressant au niveau techno bah des fois n’est pas compatible sur voilà sur de la vente pendant 20 ans parce qu’on
Sait pas si le capteur va va durer quoi euh donc euh voilà ce que ce que je dirait quoi c’est vrai que pour l’instant les quelques observations que j’ai pu réaliser c’était sur des des capteurs enfin des oui les capteurs standard merci peut-être une dernière question à Jérôme pour parler un peu
Pédagogie euh est-ce que la donc c’est difficile de de pouvoir mobiliser toute la commun un éé dégative autour de de l’évolution de de de autour du système proposé euh du coup par rapport au au à l’environnement professionnel don l’vironnement professionnel vous regarde comment y a-t-il du du bah justement de la de
L’imitation euh appartement vous faites de la démonstration augmentation de de be euh sans pour autant euh augmenter votre chi d’affair mais euh c’est la performance économique est est est meilleure donc est-ce que est-ce que ça diffuse du coup dans le réseau local ça dépend des périodes en fait les
Années difficiles euh en fait comme nous on on on a un système qui est assez résilient les mauvaises années on se dit ouais ça a été un peu difficile les bonnes années on se dit ouais ça a été un peu mieux euh globalement nos voisins qui sont qui sont à côté les bonnes
Années il d ah ça a été exceptionnel on a prit de l’argent cette année euh les mauvaises années c’est la misère c’est c’est compliqué euh donc en fait on subit beaucoup moins les les les les aléas et irrégularités que voisin ce qui veut dire que les bonnes années globalement il y a assez
Peu de personnes qui qui s’intéresse à ce qu’on fait puisque on fait un peu moins bien que euh par contre c’est les années difficiles où là on a beaucoup de monde qui vient et qui se pose des questions parce que parce que nous on a résisté euh alors que que pour beaucoup
D’autres ça a été beaucoup plus compliqué donc ça diffuse lentement là où où moi j’ai une interrogation un peu plus forte c’est dans un système très économe o on utilise très peu l’extérieur euh au final on a beaucoup de gens à qui on achète rien et qui qui font un peu un
Contrepouvoir par rapport à par rapport à ce système là qui est économe où il a il assez peu d’intérêt chez chez les structures commerciales à défendre ces ces structures là donc on a un peu un contrepouvoir où on voit que que les jeunes qui arrivent chez nous
Euh bah s’ils ont vu le technicien de la COP du groupement de de quelqu marchand que ce soit on l’aura pas forcément dit du bien de ce système là parce que parce que il est assez peu dépendant et il fait pas vire une partie du monde donc c’est
Là-dessus où c’est un peu plus compliqué faut qu’on travaille ok on va faire un système plus économe moins dépendant en ressources moins dépendant en intran sauf que ces intrants là faisaient vivre beaucoup de monde euh comment on va faire pour qu’il soit avec nous et pas on va
Arrêter merci gérô on va arrêter avec cette avec cette conclusion effectivement le changement des systèmes et la sobriété on sait très bien que c’est la l’efficience qui qui est facilité tant que les techniques reste mais quand on change bah du coup c’est tout l’environnement qui faut changer et donc c’est devenu c’est ça
Devient plus compliqué merci à vous deux pour ce ce ce webinaire et puis euh bah je donne rendez-vous le 7 novembre puisque on fait des coupures pendant les vacances euh scolaires et universitaires et donc on se retrouve le 7 novembre euh donc avec un webinaire organisé avec lactia
Et on passera sur l’agriculture bio et le le sujet sera les outils d’aide à la décision dans la transformation des produits d’agriculture biologique ben je vous souhaite une bonne fin de semaine et à très bientôt et à au 7 novembre pour ceux qui seront intéressés par ce sujet à bientôt au revoir