Formé à l’urbanisme et à l’économie urbaine, Nicolas Détrie est notamment co-fondateur et directeur général de Yes We Camp, association qui conçoit, met en œuvre et gère des tiers-lieux et projets d’urbanisme transitoire. Depuis 2013, Yes We Camp dans l’ouverture d’une quinzaine de lieux hybrides, sur des sites bâtis ou des terrains de plein air, mêlant pour chaque projet, en lien avec les partenaires locaux, des fonctions sociales, culturelles, artisanales, entrepreneuriales, écologiques, artistiques et citoyennes.

Et si on vivait dans un monde moins consumériste ? Yes We Camp réunit les énergies volontaires pour ouvrir des lieux vivants, inventifs et solidaires. Cofondateur et directeur de ce collectif associatif, Nicolas Détrie nous présentera les engagements, la méthode et les projets les plus emblématiques de Yes We Camp, en ouvrant sur les intentions renouvelées après leurs 10 années d’existence.

Donc Nicolas c’est le le le fondateur et le directeur je sais pas comment d’une association ouais s’appelle y camp vous allez voir alors je je sais que tu as plein d’images donc les images vont aussi beaucoup éclairer ton action bah qui est vraiment là une structure qui transforme la ville depuis un certain

Temps maintenant une dizaine d’années venez de fêter vos 10 ans je crois et bah c’est des projets qu’on aime beaucoup et où l’art a toute sa place et où tout ce qu’on vient de décrire final finement peut totalement se moi j’imagine que sans dévoiler ce que tu

Vas nous raconter mais j’imagine que tu peux te retrouver dans pas mal des choses qui on été dites depuis ce matin euh je te donne la parole Nicolas et j’espère que vous aurez aussi des questions peut-être ou des envie de participer là c’est le moment de la

Digestion je sais qu’on est un peu mais tu vas nous réveiller tout ça merci beaucoup g et oui effectivement j’aurais presque pu commencer par la manière dont Maxent a terminé avec cette citation dévore sur le le fait de disposer les formes par rapport à la lumière et d’avancer par test et par

Expérience donc merci beaucoup pour l’invitation en plus ça m’a touché particulièrement parce que moi j’ai grandi ici au Havre j’ai passé les 10 premières années de de ma vie le weekend j’allais sur les portes contener avec avec mon père et je me souviens d’escalader enfants les pentes du volcan

Voilà mais je pense c’est quand même pas pour cette raison que vous m’avez proposer de venir je suis là pour vous parler de de Yes We camp en en français on pourrait on pourrait traduire par oui nous habitons et je vais vous raconter des petits morceaux de de notre histoire

En espérant que ces brides de récit soient un témoignage qui vous engage à avoir envie de prendre davantage part à l’évolution du monde h moi ce que je veux vous partager c’est mon espoir ou enfin mon désir que l’on s’éloigne progressivement ensemble de la société de consommation pour aller vers

Une société moins prédatrice une société plus épanouissante et davantage maillé nous tous les uns les unes avec avec les autres et l’urbanisme est d’après moi un moyen qui peut nous aider à accomplir cette transformation c’est ce que je vais essayer de vous partager de vous dire pourquoi donc je suis Nicolas DRI

J’ai fait partie de ceux qui ont monté s camp il y a 10 ans j’assure la la direction de cette structure et effectivement c’est quand Marseille était capitale européenne de la culture en 2013 que nous sommes nés c’était il y a 10 ans et il si j’essaie de le dire en

Une phase les su camp utilise des espaces disponibles pour faire exister des lieux vivants et ce qui compte c’est que le but c’est de révéler nos capacités collectives on va en parler nos capacités de d’invention et de solidarité de manière assez pragmatique on est notre structure juridique c’est

Une association loi 1901 ce qui permet d’être la propriété de personnes c’est une on a une à peu près 80 salariés bon ça fluctue parce qu’on a une activité très nomade des centaines de membres on gère plusieurs plusieurs lieux et on on a on opère aussi de manière souple

Sur des interventions dans différentes villes en France et on a monté il y a quelques années un diplôme universitaire qui s’appelle espace commun donc pour commencer je voudrais commencer de manière très charnelle très incarnée en vous présentant toute une toute une série de situations je vais

Pas raconter les projets mais je va je voudrais vous partager des des des scènes de vie euh ici on est à ici on est à Venise dans une caserne militaire abandonnée et en quelques semaines d’un grand chantier collectif on a créer des douches une cuisine un bar des dortoirs

Et des hébergements sous tente c’était pendant la Bienale de Venise en 2018 là c’est un village dans les sves un jour le maire nous a passé un coup de fil bonjour yamp je vais perdre ma licence 4 et si et si je la perd je pourrais pas réouvrir mon mon bistro

Alors venez si vous voulez je vous prête une grande maison vous venez cet été pour créer d’activité dans mon bar qui fait aussi restaurant épisserie locale on y a passé de mois puis un repreneur a pris le relais h le beauou des cves on c à Saint-Martin

De boubau ici c’est un terrain vague au croisement de plusieurs grandes cités dans les quartiers nord à Marseille c’est vraiment très grand ça fait 16 hectares cet endroit et les principales pratiques qui existaient avant qu’on arrive c’était des promenades canin du motocross illégal et après quelques années de de soins et d’aménagement de

Cet espace et bien ce terrain assez sauvage et progressivement de vu un espace collectif paisible un parc en fait mais pas un parc municipal plutôt un parc participatif qui s’est fabriqué au fil de d’heures et d’heures de discussions de rencontres et et d’échanges h le la journée le soir le weekend ici

On voit un groupe de jeunes de La Castellane qui avait perdu l’accès à un garage où il faisait de la boxe on a construit ensemble des rings de plein air avec les femmes de la cité du plan d’au c’était pas la box c’était plutôt ce qui les intéressait c’est d’avoir des

Des fours donc on a construit deux fours un au-dessus et un souous-terrain puis on a construit on les a abrité du du soleil et de la pluie une autre famille est arrivé le père était maître d’art Martiau avait le projet de monter un ranch et on a eu jusqu’à une trentaine

De de chevaux sur le site là on est toujours à Marseille on est dans une cuisine comme vous le voyez c’est une assez grande cuisine c’est une cuisine professionnelle en fait c’était avant c’était une auberge de jeunesse qui a fermé on l’a récupéré il y a quelques années on accueille aujourd’hui

70 femmes et et enfants qui étaient à la rue donc techniquement réglementairement c’est un foyer d’hébergement d’urgence donc avec on a des financements de l’État pour ça et il y a toutes les règles qui s’appliquent dont la règle qui dit que les repas doivent être produits par les filières

Professionnelles mais nous on on fait un peu différemment on s’organise ensemble pour que ce soit les les femmes qui cuisinent elle-même accompagné par nous nos équipes de cuisine et qui puissent partager les les repas et puis même pouvoir parfois les vendre dans activités traur dans des journées portes ouvertes qu’on organise à

L’auberge là on va à Paris euh vous voyez le bitum par terre ce bitum c’était les voiries de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul puisque là c’est c’est tout un ancien hôpital donc avec avec les différents bâtiments et et ses espaces entre les deux et et en fait là encore par des

Interventions assez assez assez frugal en terme financiers mais significative et artistique bah toute cet espace de voirie est devenu un parc avec des enfants avec des familles avec avec des marchés avec beaucoup euh beaucoup d’événements euh h on a fait un camping aussi permettre les nuits étent les moins chères de de

La capitale et ce camping dont les cabanes ont été construites avec la participation de personnes qui ont vécu à la rue et qui étaient hébergé dans bah dans les anciennes chambres de cet ancien hôpital c’est quand même par de 400 ancien SDF et 400 travailleurs migrants avec un foyer koalia donc 800

Personnes qui habitaent qui habitaient dans dans cet espace P en plusieurs années euh et lui qui était qui était résident il nous voyait bricoler il nous a dit ben moi je sais fondre du métal et puis très bien il a organisé des ateliers tous les samedis avec beaucoup

De succès là on pourrait croire à un club de scrabble effectivement c’était ce que c’était certains certains samedis dans la journée mais après dans cette grande pièce qui était l’ancienne lingerie de l’hôpital le soir on poussait les tables et dans ce même endroit c’était fanfare karaokeé et grosse fête en terminant jamais trop

Tard parceque comme il y av 800 personnes qui vivent ici ont terminé à minuit au plus tard et pendant le covid après il y a plein de gens qui sont venus à la porte en disant je suis sûr qu’il doit se passer des choses ici euh est-ce qu’on peut et effectivement on a

Monté toute une chaîne de production alimentaire et de distribution et et on a compté on est on a approché la la production de 100000 repas pendant les 3 mois du du du premier confinement je continue le voyage ici on est à martig donc ville industrielle ouvrière qui qui

Moi me me me me fait penser d’une certaine manière à la à la à la ville du Havre là on voit le soleil est plutôt bas c’est la fin de journée et toute cette journée là on a fabriqué ce que vous voyez au milieu c’est c’est un

Grand radeau euh on est dans dans un quartier un des quartiers populaires de de martig H weekend weekend de suite chaque quartier un radeau et ensuite quand les huit radeau étaient prêts des huit quartiers différents on a lancé la grande parade une grande parade sur l’eau sur l’ temp de

Berre ici c’est un dispositif qui s’appelle accueil de jour donc c’est un endroit qui en fait est ouvert la journée c’est pas de l’hébergement d’urgence il a pas c’est pas ouvert la nuit mais les personnes qui en ont besoin on est à Paris là donc c’est principalement des personnes en parcours

D’exil elles peuvent venir et puis se reposer se laver manger se faire couper les cheveux recevoir une aide administrative et le soir au lieu de fermer bah on laisse ouvert et il y a toute une série de programmations qui s’organise après après après l’aide sociale avec des ateliers des conférences des des moments

Festifs Marseille encore ça cétait notre naissance en 2013 donc là on voit c’est des voisins c’est les voisins de de l’Estac ce qui souvent enfin eux ils travaillent dans le BTP et une fois leur journée terminé venz nous aider à fabriquer notre mini éphémère qui a été notre

Projet fondateur c’était donc à ce moment-là de de notre naissance sur un terrain du port où on a pu fabriquer une capacité d’hébergement de 200 places qui qui a vécu enfin qui s’est construite collectivement qui éta animé collectivement et qui qui a vécu pendant les les pendant 8 mois à l’été 2013 en

Accueillant des riverins des touristes et et des artistes voilà c’est facile vous reconnaissez l’ARGE de la défense notre quartier d’affaires les siè sociaux les grands groupes le CAC 40 et bien et vous voyez peut-être aussi en bas à gauche là il y a une petite structure en métal c’est un SAA c’est un

SAA à feu de bois en accès libre et tout cet endroit c’était un terrain pollué qu’on nous a mis à disposition que souvent c’est pas pour rien qu’on nous met les endroits à disposition c’est qu’ sont quand même des problèmes donc lui il était pollué mais on a couvert d’une

Bâche puis on a fait venir des centaines de camions qui sont venus nous apporter les terres qui étaient extraites de la construction des stations du du métro là du Grand Paris Express exess et et puis on a planté des arbres dont certains vont être vont être utilisés ensuite sur

Les parvis des gares du Grand Paris Express avec avec les habitants avec les écoles et cet endroit est devenu et est encore une sorte de de grand jardin un jardin urbain moi je pourrais vous en raconter encore beaucoup d’autres vous dire nos parades à vélo les résidences artistiques sur les toits les pizzas

Collectives des enfants dans dans qu’on fait dans la rue les bâtiments aussi que que l’on construit les artistes émergentes que l’on programme et bon je m’arrête euh je m’arrête pour essayer qu’on de se poser cette question ensemble et de se demander qu’est-ce que toutes ces situations ont en commun et

D’ailleurs j’aurais été curieux si on avait le temps de demander un peu à à à chacune chacun d’entre vous de de répondre et voilà entre jardin collectif hébergement d’urgence accueil de jours programmation artistique chantier cuisine fête eu qui sont des situations différentes dans des villes différentes qu’est-ce que vous avez ressenti de de

Commun moi je peux vous dire ce que je ressens et c’est pourquoi je suis touché pourquoi je me sens engagé dans dans la la production de toutes ces situations il y a d’abord quelque chose qui relève d’une forme de de liberté comme si les les carcans tombent et et disparaissent

Je ressens aussi une forme de de puissance de pouvoir de pouvoir d’agir d’empowerment comme ils disent de l’autre côté de l’Atlantique je vois du collectif à chaque fois du lien de de la force partagé dans une forme de de bonne ambiance qui je pense se respire à travers ces différentes images et puis

Enfin quelque chose qui relève de la confiance euh de l’invitation de l’accueil et et cet ensemble c’est ce qu’on j’appelle capacité collective c’est ce qu’on est capable de faire et ce qui est intéressant d’ailleurs une fois qu’elles sont posées là c’est de de regarder leur leur contraire euh et qui euh qui toutes

Ces situations vécu au final là de capacités collective elles ont à mes yeux la grâce d’être des antidotes au tourment contemporain que l’on peut nommer entrave sentiment d’impuissance isolement défiance ten parler à l’instant gaell je vous montre autre chose c’est tout simple ce petit schéma là au milieu c’est ce qu’on a l’habitude

De faire c’est un peu c’est ce qu’on appelle la zone de confort là c’est ce qu’on fait c’est ce qu’on fait tous les jours c’est ce qu’on sait faire et après tout tout le jaune là ce ce beau jaune vif de cette couleur joyeuse c’est tout

Ce que nous pourrions faire euh avec il nous manque pas grand-chose à pour nous pousser là avec euh avec peut-être plus de confiance de soutien collectif un peu de panache et créer ce ce de pouvoir d’agir et c’est justement ça la mission secrète de yeswi camp c’est de révéler

Cette cet arc jaune c’est ces capacités d’invention et de solidarité dont on estime que nous sommes tous capables et pour accomplir cette mission on a un outil du tonner ce que nous fabriquons des des lieux des lieux là toutes ces situations qu’on a vu en photo ell elles

Ont aussi en commun d’être de de de se passer dans dans des lieux que nous gérons avec Y camp et nos partenaires donc c’est des lieux qu’on a qu’on a pensé qu’on a imaginé qu’on a qualifié qu’on a transformé toujours de manière partenariale on fait jamais tout seul

Et ce que aussi ce qui se passe donc on existe depuis 10 ans tous ces lieuxlà ils nous ont été mis à disposition de manière gratuite quand on connaît le coûpt d’accès à l’espace les bureaux le logement c’est quand même déjà en soi une belle réussite d’avoir de l’espace

Gratuit dans des dans dans des dans des cœurs de ville et la voilà et après la condu de cette gratuité c’est que ce sont des mises à disposition qui sont qui sont limités dans le temps quoi un jour elles ont elles ont une fin et c’est pour ça que notre pratique est

Nommée par certains observateurs de d’urbanisme temporaire ou urbanisme transitoire et donc dans ces lieux on est évidemment toujours en France hein soumis aux lois de de de la République mais mais quand même il y a un effet minionde qui se crée et où on sent qu’on peut intervenir agir de manière un peu

Différente et ce qui est intéressant c’est de pouvoir modifier les formes de l’espace de telle manière à ce qu’elle produit une attitude collective différente qui nous permett aussi de travailler la question des règles et les communs vous savez que ça se c’est la commun c’est les fabriques des règles il

Y a une ressource et parce qu’on a identifié que c’est une ressource rare et qu’on est plusieurs à avoir besoin de l’utiliser on est une communauté d’usagers qui a besoin de produire des règles pour maintenir la ressource donc on nous c’est pour ça que d’ailleurs notre diplôme universitaire s’appelle

Espace commun pour se dire que c’est cette ressource donc quelques exemples de ces lieux tout à l’heure vous avez vu ce qui se passe avec les photos mais pareil en passant un peu videite donc là c’est c’est le site des grands voisins à Paris c’est quand même 3,4 hectares

Qu’on a eu gratuitement pendant 5 ans dans quartier bourgeois du 14e arrondissement de de Paris on a utilisé 22000 m² bâtis et 15000 m² d’espace extérieur là le grand terrain vague à Marseille là-bas vous pouvez assez bien voir qu’utour les infrastructures urbaines le centre commercial les autoroutes les cités les fameux 16

Hectares tout en pente sur lequel on est resté engagé pendant pendant 6 ans jusqu’à se faire planter par la mairie pardon ça faudrait pas me dire euh là toujours à Marseille un projet qu’on vient de clore on est passé 6 ans 4000 m² juste à côté de de la gare avec de

L’hébergement d’urgence 80 places une une quarantaine de structures artistes artisans qui étaient installé et une super cantine engagée euh solidaire et très très festive avec une grosse programmation culturelle et des liens qui se sont créés dans ce quartier populaire de de belesins H ici c’est Venise la fameuse caserne militaire où

On a passé quelques mois lorsque nos amis de l’agence d’architecture encore heureux étent les les commissaires de de la bienénale dont le qu’ils avaient nommé lieu infini infini dans le sens euh euh un non fini presque enfin infini dans leur ambition mais aussi il faut que les choses soient pas complètement

Finies pour avoir encore la place de déployer les euh les ce qui ce qui jaillit et ce qui naî euh notre joli jardin à côté de la défense bah vous le voyez euh il est là là au milieu des des chantiers des des nouvelles gares euh un

Bâtiment de 10000 m² donc assez colossal qu’on a eu pour une durée trop courte hein je suis pas sûr qu’on le refasse à 18 mois c’était un peu court mais on a accueilli un centre de formation de la Croix-Rouge et euh et euh plus de 300 artistes qui se sont euh qu’on investit

Les lieux euh pendant pendant cette période euh ça c’est assez beau bon c’est à Paris j’en ai pas encore parlé mais c’est c’est une grande op c’est la dernière grande opération d’aménagement urbain de la Ville de Paris et euh dans le contexte d’incertitude qui existe aujourd’hui entre le cût des matières

Premières puis là il y aussi que c’est un terrain SNCF qui euh ils sont pas d’accord avec la Ville de Paris sur le prix de vente donc on sait que ça va prendre des années des années avant qu’il se passe quelque chose et nous ce qu’on dit à l’aménageur c’est le gros

Budget il y a 25 millions d’euros qui sont prévus pour faire un parc en fait au lieu de dépenser quand tout le monde sera d’accord dans 10 15 an peut-être qu’on pourrait avoir des premières tranches de financement pour que ce soit un déjà parc en fait si si c’est déjà

Ouvert et qu’on peut y aller et qu’il y a une vie collective participative on remplit déjà cette fonction d’usage social que la Ville de Paris inscrit dans son plan d’urbanisme voilà les amars et l’accueil de jour là c’est ce qui est intéressant aussi c’est que ça fait 3 ans qu’on est

Là avec l’association Aurore qui gère l’accueil de jour nous on gère les lieux on gère pas directement le travail social il y a un opéra il a une entreprise qui a gagné un concours d’urbanisme et qui a un bail de 50 ans h et qui qui en fait nous demande de

Rester que l’accueil de jour continue c’est un opérateur de logistique urbaine il y aura plein de bureaux il y a 6000 m Carr ça coûte 40 millions d’euros de faire les travaux mais derrière nous on sera encore là il nous demande d’être là pendant pendant 50 ans donc ça reste du

Temporaire mais c’est du temporaire de 50 ans l’auberge la fameuse auberge marseillaise avec l’accueil l’hébergement d’urgence de de femmes et là un peu en teasing je suis pas sûr que ça se passe mais c’est c’est la plus grosse caserne militaire à à Marseille elle est juste à côté de la gare dans le

Quartier de la Belle de quartier très pop et c’est possible qu’on qu’on obtienne cet espace pour une durée de de de 6 7 ans on est en coportage avec la Fondation abépierre Sur sur ce projet donc voilà la vous parlez un peu de méthode du coup après comment ça se

Passe quand on intervient il y a il y a tout le temps de montage donc il faut avoir la mise à disposition des lieux c’est beaucoup de d’échanges he ça s’obtient pas après quand on a lieu ça paraît facile mais il y a ce travail préalable de de conviction et de

Confiance ensuite on monte le groupement partenarial typiquement là sur la caserne donc je dis on est avec la Fondation abépierre mais on voulait aussi que la place des habitants soit structurellement euh intégré et ne pas faire euh comme la mécanique des équipements culturels au 20e siècle où

On crée un temple un lieu une prog et après on recrute quelqu’un en direction des publics pour essayer d’avoir les les gens du coin qui viennent donc mais que à la source au moment de la conception et de la Genèse il y a déjà cette participation euh très ultra ultra

Locale donc on crée un groupement partenarial on réfléchit ensemble au programme le programme il s’adapte en fonction des besoins du contexte du quartier du territoire mais il s’adapte aussi en fonction du bâtiment dans le sur celui de qu’on vient de fermer là à Marseille les 4000 m²r bah on sait que

L’échelle des pompiers elle peut aller que jusqu’au 2è étage donc on met de l’hébergement que au au 1er 2è étage au 3è étage on met des bureaux c’est aussi la taille des escaliers en fait on s’adapte dans une logique d’économie de coût pour faire des travaux minimum

C’est un peu l’écologie de nos projet s’il fallait dépenser beaucoup d’argent pour rester seulement 3 ans il y a pas d’écologie donc il faut que notre le coût d’invest tisement nous on sait qu’on essaie de limiter à 20 % de de tout le coût global du projet quand on prend investissement et fonctionnement

Donc pour cela il faut être assez malin et et que tout en restant dans les normes être capable une salle si elle fait 250 m² qu’elle sera en ERP 4e catégorie ben en fait on va faire un stockage de 50 m² comme ça la salle Bou

Elle est sous 200 m²r on reste en catégorie et on a pas besoin de payer un système sécurité incendie qui coûte plus cher euh voilà donc on on s’adapte on a des bons architectes qui arrivent à faire ça et puis et puis après quand les bâtim dans son grand ce qui est bien

C’est qu’on il y a encore de la place il y a toujours de la place donc on on ouvre on lance un appel et c’est celles et ceux qui souhaitent prendre part à à l’aventure bah peuvent se proposer et puis c’est comme ça qu’on peut être des centaines de structures à cohabiter dans

Des endroits donc ça après c’est la vie du projet le lieu il est ouvert il y a tout tout un système de de gouvernance partagée qui se met en place très important aussi on gère toujours les cantines les bars c’est c’est vraiment l’endroit de de l’accueil par excellence

L’alimentation c’est ce qui nous c’est ce qui lie et euh et quoi de mieux que comme comptoir d’accueil pour dire expliquer le projet que d’aller prendre un café ou un verre h donc ces lieux-là dans leur dans leur cycle de vie à un moment o ils produisent énormément de de

Services quotidiens eu ce qui est beau c’est quand les choses jaillissent un peu d’elles-même nous notre boulot c’est à la fois de donner cette espèce de de de de liberté quoi de de sentiment de laisser faire mais tout en étant capable d’assurer une s direction éditoriale maîtrisée direction artistique du lieu

Et que donc on dit le le plus souvent oui mais parfois il faut aussi être capable de de dire non et et d’assumer ce rôle de d’opérateur central de de ces espaces mais voilà en tout cas un peu comme un jardin au printemps il y y a

Tout qui se déploie le lieu déploie des entrreelas et puis naissent des fruits de coopération qui se construisent au fil des échanges et et des rencontres c’est une approche très artistique au final enfin on fait pres une œuvre habitée c’est la manière dont nous on a beaucoup d’artistes d’ailleurs dans dans

Dans l’équipe des salariés là c’est des artistes en CDI ils sont contents de cette de ce statut et et donc les artistes sont s sont pas seulement là en résidence et en programmation ils son aussi ils sont aussi à la source en conception et et en pilotage et après il

Y a une boucle une autre boucle vertueuse qui peut se mettre en place et sur la question de la visibilité de la notoriété notoriété publique médiatique professionnelle et qui qui qui fait qu’il y a plus de monde toujours qui vient et qu’on vient augmenter l’entrela des rencontres et puis un jour et bien

Il faut partir c’était voilà peut-être qu’un jour demandera plus de partir parce qu’on dira que c’est très bien comme ça mais nous jusqu’à ce jour en tout cas on respecte ces ces échéances de de libération des lieux parce que c’est notre c’est notre capital de confiance on n pas beaucoup d’argent pas

Grand-chose mais ce qu’on a c’est cette espèce de notoriété qui fait qu’on continue à nous confier des lieux à nous et même et même à d’autres donc il faut pas rompre ce ce cycle de confiance mais pour autant les départs c’est des moment où il y a une forme de de deuil on

Quitte un quotidien on abandonne enfin on fait on fait de fermer des des utilités qui existe au au quotidien mais là où on se fabrique un regard apaisé sur la nécessité de ses départs c’est sur euh la conviction qu’il existe un héritage et que nous sommes des acteurs de long

Terme nos interventions tout à l’heure avant Marc Vatinel disait on travaille l’ on assume l’éphémère car il produit la métamorphose euh voilà c’est joliment dit je me suis dit mais dans l’héritage qui perdure au-delà de nos années dans ces lieux il est d’abord spécifique au lieu lui-même tous les lieux sur

Lesquels nous avons été engagés ont eu un programme culture qui a été modifié par le fait de notre présence les grands voisins là les 60000 m² de Saint-Vincent de Paul le programme a changé de manière significative sur suite à notre présence devait y avoir aucun artisanat aucun

Commerce ils ont enlevé ils ont gagné 8000 m² d’activité finalement il y aura de l’hébergement d’urgence en des choses qui n’étaient pas prévu et il y aura aussi des dispositifs d’animation du quartier pour essayer de faire vivre cette cette espèce de bonne ambiance et de cohabitation des usages le projet à

Marseille qu’on vient de fermer c’est la ville qui a racheté alors qu’au début le le bâtiment aurait pu être vend vendu pour faire du logement privé ou des bureaux la ville fait racheter par son bailleur social et garde l’intégralité de ce que l’on a proposé en terme de programme en ajoutant quelques logements

Sociaux donc voilà il y a un tuilage il y a un héritage programmatique il y a aussi un héritage des liens quand des structur naissent ù s’assemble ou des programmes se tissent dans dans les contextes favorables de des espaces temps de nos lieux la plupart du temps

Il continuent enfin les les les gens ne meurent pas les structures les entreprises les assauts elles vont vivre hors les murs là sur à Marseille on a créé pendant le covid toute une mécanique d’aide alimentaire avec plein de partenaires où on récupère la nourriture de la Banque Alimentaire on

Cuisine des centaines de repas toutes les semaines qui sont distribués par des clubs de supporters de de l’OM bon B ça c’est pas parce qu’on a plus cocovel qu’on va pas continuer donc on a trouvé d’autres restaurants et on prolonge on prolonge et le troisème héritage et

C’est ma c’est ma ma 3ème et ma le dernier point un peu de de mon intervention c’est là je l’ai nommé héritage de héritage témoignage de bifurcation alors bifurcation bon ok c’est un mot un peu dur un peu ingénieur mais moi je l’aime bien bifurcation

C’est quand il y a une fourche là c’est quand il y a il y a une division en deux branches il y a deux chemins moi ça me parle ça me plaît parce que ça me fait penser qu’il y a d’autres chemins que celui que celui qu’on connaît et qu’on

Empreunte ensemble en ce moment et je crois que fondamentalement tous ceux qui prennent part à yeswi camp et depuis depuis l’intérieur de l’assaut et ceux qui et dans les lieux c’est quelque part pour montrer euh l’existence la possibilité de ces autres chemins donc d’une modification de de nos modes de

Vie de notre art de vivre hein parce que l’art dans la ville c’est aussi notre manière de vivre c’est notre art de vivre et modification de notre système économique et et social et eu bon je crois que je pas commencer par ça euh mais ça devrait être le début de de de

De toute intervention on a on a deux on a deux très grands problèmes euh le très grand le premier il est très physique il est très factuel c’est que c’est qu’on grignote la terre un point tel que elle ne peut pas renouveler les ressources que l’on prélève à chaque moment là

Quand on a quand on nous dit en juillet qu’on a mangé la terre et qu’on rentre dans la deuxième planète c’est c’est pas une figure de style puis les compteurs ils se remettent pas à zéro les 1ers janvier enfin les les choses elles sont elles sont abîmées on est on vit en ce

Moment l’érosion de de de tout le système vivant animal et végétal qui qui est le support de nos modes de vie actuelle et et j’espère qu’on est tous conscient de à quel point le ce changement climatique de humaine bah c’est quelque chose qu’on va payer horriblement cher euh donc ça c’est le

Premier problème qui est quand même aujourd’hui très bien documenté et le deuxième c’est celui des des rapports sociaux là les les derniers rapports prospectif de la CroixRouge horizon 2030 il nous alerte sur sur trois phénomènes concomitants il y a l’isolement des personnes hier là on participé à Paris

Au lancement du baromètre de la fraternité qui ils avaient cette petite state 55 % des des des Fran français exprime un sentiment d’isolement et de et de solitude max en a parlé juste avant voilà l’isolement des personnes la polarisation des opinions renforcé par les les réseaux sociaux et la défiance envers les

Institutions les institutions publiques qui sont qui sont ce qui nous reste de socle commun h donc voilà j’espère qu’on partage collectivement la un constat qui serait que l’organisation actuelle de notre tribu humaine à 8 milliards d’individus sur la seule planète table connu c’est une organisation défaillante donc on est

Dans une forme d’impass euh et puis quand bien même on enlèverait le premier là quand bien même il y aurait pas l’impass climatique moi personnellement j’appellerai de mes vœux à ce quand même on change parce qu’on s’éloigne de cette société de de de de consommation et et

D’isolement euh voilà et ce que j’aime pardon avec S camp et avec nos lieux nos actions nos festivals c’est qu’on révèle concrètement par l’expérience ces autres possibilités donc quelque part il y a deux bonnes nouvelles que je retiens ça la première c’est que peut-être il y a pas besoin de temps construire

Construire c’est quand même ça qui abîme aujourd’hui c’est le c’est quand même le le problème écologique il est lié à l’artificialisation des sols au prélèvement des ressources il y a les gaz à effet de serre aussi le bâtiment en produit beaucoup mais avant tout faudrait arrêter de grignoter la terre

Et et quand je vois tout ce qui se passe dans nos lieux je me dis qu’il y a peut-être pas besoin qu’on construise encore tant que ça donc ça ça s’appelle l’intensité d’usage c’est qu’est-ce qu’on peut faire dans un bâtiment quand on voit tous les bâtiments qui sont dans

Nos vill ils ont tous une sorte de dette carbone euh et on se doit de les utiliser au maximum et aujourd’hui il y a il y a très peu de bâtiments qui sont beaucoup utilisés tout est sous-utilisé les bureaux il y a plein de logement vacan il y a plein de bâtiments

Sousutilisé les équipements culturels aussi et et là on a on travaill un moment avec sur un indicateur qui serait des sortes de de mè carré heure et un bâtiment ils pourrait se parler entre eux il disent et toi tu roules à combien de mètres carré heure et nous dans nos

Lieux les salles elles sont utilisées la journée elles sont utiliser le soir pendant les vacances on utilisé le weekend le soir il y a une corale avec la cloche là qui travaille une structure qui travaille des des personne à la rue la journée on peut la louer pour rentrer

Un peu d’argent et accueillir des groupes faire une réunion collective donc donc on a vraiment beaucoup de place pour être capable d’augmenter les usages et et l’autre bonne nouvelle c’est que quand on fait ça quand on fait du de l’intensité d’usage on se croise davantage et dans ces lieux là où on

Fait cohabiter toute une série de fonctions différentes et le fait d’être dans cette cohabitation je dis pas que tout le monde doit devenir ami on a chacun droit son à son espace mais on passe des journées assez enrichissantes assez épanouissantes et euh et voilà toute cette société là on parle pas mal

De fast fashion en ce moment où on pourrait parler de la f fourniture les Ikea les les je fondamentalement je pense que ce qui nous rend toutes et tous heureux c’est de partager c’est d’apprendre c’est d’accueillir c’est d’ des belles personnes donc bonne nouvelle numéro 2 on peut s’épanouir sans être

Dans cette société prédatrice et il y a une notion qui est intéressante là quand on regarde les rapports du je a il y a toujours quand même un scénario où c’est pas où on n’est pas dans ce dans cette fite en avant et le le grand

Bazar et le mot c’est le scénario de de sobriété mais en fait en anglais le mot c’est sufficiency et qu’on traduit donc en français par sobriété mais il y aurait une autre manière de traduire sufficiency c’est saciété et c’est peut-être un plus joli mot quand on

Quand on a mangé à saciété on est bien on a mangé mais pas plus qu’il ne faut mais mais on est bien donc donc quelque part nous on veut produire dans nos lieux des expériences sensorielles vécues dans lesquelles on apprend la société dans une forme d’épanouissement donc

Pour finir là j’ai tenté une espèce de schéma qui redirait un peu l’ensemble de du du propos donc le le point de départ tout à gauche là bah c’est un peu intime he c’est chacun c’est les moteurs de chacun et tout le monde peut avoir ses perceptions soit une forme d’anxiété ou

D’inquiétude liée lié au climat lié aux questions sociales on peut aussi le prendre dans l’re sens en plus positif he une quête d’altérité d’engagement de générosité donc il y a ces moteurs mais en tout cas ce que ça donne envie c’est la brique agir agir c’est prendre part

C’est dépasser la posture habituelle où on est bénéficiaire de services qui sont pensés par d’autres où on est client et consommateur mais de se dire qu’on peut être coproducteur l’habitat effectivement max c’est un endroit c’est l’espace dans lequel on vit et on peut tous intervenir dans l’espace dans

Lequel on vit donc c’est cette cette envie de prendre part d’aider et nous alors ce que l’on fait c’est qu’on crée des lieux pour réceptionner les envies d’agir donc on on y met un peu d’énergie mais ensuite les lieux ça fonctionne s’il y a cette boucle vertueuse de énergie des autres qui viennent

S’additionner donc on crée cette on crée la la la capacité collective là qui qui a des effets très réels c’est ultra concret he donc c’est c’est l’entraite c’est l’accueil c’est l’aide c’est les personnes qui mangent alors qu’ell n’uraient pas mangé c’est cell qui parlent alors qu’ell n’auraient pas parlé un demandeur d’asile aujourd’hui

En France la durée moyenne pour un premier échange avec quelqu’un qui n’est pas de l’administration c’est un an et demi euh c’est ce que nous disent nos collègues travailleurs sociaux donc donc voilà quelque partc on pourrait s’arrêter là c’est des lieux qui accueillent l’action de la capacité collective mais fondamentalement ce qui

Nous intéresse c’est la suite c’est ce qu’on peut apprendre de cette de ces situations vécues c’est le côté démonstration preuve par l’exemple démonstration par le réel que bah oui on peut accueillir des personnes exilées sans perdre son identité et oui on peut ouvrir au public des espaces vacants des

Terrains vagues pour qu’ils deviennent des parcs participatifs sans pour autant avir à dépenser beaucoup d’argent des coups exorbitants de de mise en sécurité que comme ceux qu’on voit dans dans les stades euh oui aussi on peut en dehors des logiques financière habituelle ouvrir des bâtiments à relativement peu

De frais pour qu’il puisse accueillir des artistes des associations des des artisans tous ces acteurs du du du lien social et qui ont continué à d’ailleurs pendant les confinements à exercer leur leur activité et la suite encore du coup c’est mais qu’on ne maîtrise pas mais c’est c’est probablement c’est c’est

Notre désir c’est le chemin de bifurcation qui va faire se transformer toute une série de métiers tous les métiers qui existent en silo l’urbanisme l’habitat l’apprentissage voilà donc là on se souvient ça c’est notre petit lieu à la défense l’espèce de de de jardin ben en fait quand on dézoome on voit que

L’espace est partout saturé ça c’est la ville qui qui existe et la plupart de ces bâtiments ils ont un un seul usage donc structurellement forcément il crée quelque chose de de figé alors que notre conviction c’est que nous sommes capables de de mouvement donc voilà j’avais commencé en disant que la

L’urbanisme a la capacité de nous aider à à sortir de la de la société de individualiste et consumériste et bah dans dans les pistes c’est d’avoir beaucoup plus de lieux communs d’espaces communs donc des parcs des des écoles épades des des cuisines de quartier donc en fait on peut créer des nouvelles

Nouvelle typologie réglementaire dans les plans locaux d’urbanisme on peut mobiliser les lieux vacants on peut dépenser différemment tout l’argent des grandes opérations d’aménagement urbain peut-être arrêter de construire et réhabiliter davantage augmenter l’intensité d’usage investir davantage les équipements culturels en ce moment nous on a une mission avec le théâtre de

Chot qui dit c’est terrible on ouvre l’espace est immense devant la tour effffel et c’est ouvert juste avant les spectacles donc il nous disent comment faire pour que tout cette cet espace qui est un espace public hein et puis là je parlais de tête carbone tout à l’heure

C’est tout en marbre c’est bien lourd ça a été construit enfin il y a y a c’est notre héritage commun donc comment est-ce que cet endroit peut peut-être augmenter son taux de mè carré he et être davantage utile et puis après une fois que tous ces lieux existent bah

Charge à nous à nous tous mais peut-être particulièrement au pouvoir public aussi d’observer ce qui s’y passe et plutôt que de les regarder un petit peu comme des objets totem à l’extérieur et puis comme on a tous les ans là dans l magazine Le Bonbon les lieux les lieux

Cool où on peut sortir cet été non en fait les regarder comment ça se passe et se dire que ces endroits sont ceux qui nous préparent à demain [Applaudissements] merci merci Nicolas difficile d’enchaîner parce que tu as tellement convoqué de de de choses justes et qui sont en permanence

Brassées par un certain nombre d’acteurs et et on sent évidemment ta conviction mais surtout on sent la manière dont vous savez agir et j’ai j’en ai fréquenté au moins deux voire trois et je sais très bien comment ça s’y passe et et moi je je je suis très admiratif de

De cette énergie est-ce que et fondamentalement tu as raison donc il y a pas grand chose à ajouter est-ce que dans le public il y a quelques questions ou pas à à poser à Nicolas est-ce que il y a des projets sur Le Havre on est venu au Havre plusieurs

Fois déjà lors des 500 ans de la ville on avait fait la la Signaléthique de de cheminement là à travers à travers les œuvres et on était on faisait partie de il y avait tout un équipage de collègues de de collectif cousins avec lesquel on était intervenu sur le le fort de Tourneville

Alors on on prend juste le micro on vous donne le micro tout simplement parce que comme c’est capté j’espère que vous le savez sur que c’est rediffusé ensuite sur Youtube sinon on n pas votre intervention non céta J pour F suite à la question on a des espaces type bunker libre pour l’instant

Il ne rêve que d’être occupé par des lieux culturels de partag comme vous les avez présenté vraiment bienvenu quoi en fait dans l’articulation qu’on doit produire dans les ingrédients si on faisait une équation là il y a des lieux plus des gens égal de la capacité collective et entre les deux un petit

Peu de un petit peu de méthode yes we camp quoi et et après il y a quand même la conction du modèle économique il y a ces lieux tout cela coûte relativement peu cher quand on les compare au coup de de la construction au coupt de la gestion

Nos lieux ils coûtenton c’est toujours compliqué de dire ça il coûte moins cher nos 16 hectares de parc ouvert 24 he/ 24 à Marseille cout est moins cher qu’ un centre social mais mais mais c’est pas je ne dis pas ça pour dire que les acteurs de l’éducation populaire

Devrai faire évoluer leur leurs pratique mais il y a il y a ça coûte pas très cher mais ça coûte quand même donc ce qui les lieux dans lesquels on a réussi à avoir une forme d’autonomie on est en centre ville avec des dizaines voire des dizaines de milliers de mètres carrés

Sur lesquels on va demander des contributions au charges qui sont moins cherres que les loyers donc il y a un effet vertuueux mais mine de rien ça nous fait un sacré budget d’animation donc comment est-ce qu’on est capable de transposer ce modèle dans des espaces qui sont moins au cœur des des tensions

Foncières et euh donc donc c’est là où il y a une articulation à trouver en ce que l’économie qu’on est capable de produire et on y tient et qui va venir financer autofinancer une partie du du modèle et des financements tiers qui viennent compléter ce modèle parce que moi je ne

Crois pas du tout à ce que l’on puisse autofinancer ce genre de dispositif et je trouve que ce serait d’ailleurs bien dommage parce que c’est important qu’il a autour de la table la puissance publique je crois très fort au service public on a besoin et on va avoir

D’autant plus besoin dans dans les adversités à venir d’une d’une institution d’un service commun qui soit réactif et on progresse tous nous au fil de ces situations on na fait que grandir apprendre se transformer et euh et on on a tous droit à ces espaces de transformation y compris les opérateurs

De politique publique qui sont dans les administrations qui sont dans les dans les groupes politiques élus donc on on trouve très important que ces lieux qui sont des nouveaux lieux de la cité qui sont la la cité du futur euh soit copiloté et co-observé par voilà par par

Par l’action publique et donc et donc d’avoir systématiquement des financements publics donc on dépend pour lancer ce genre d’initiative de de l’implication d’un d’un exécutif municipal et et c’est vrai que nous il y a quelques projets on les a fait en autofinancement mais c’est surtout pas

Le message que l’on veut passer et et quand on par exemple la caserne à Marseille euh c’est pas il y a quand même des travaux à faire et c’est et on on fixe comme condition d’entrée dans les lieux que la préfecture l’État et les collectivités locales participe au

Coût d’entrée dans les lieux puis euh à hauteur de 40 % du coût de fonctionnement on dit pas de quoi on autofinance à 60 % c’est une manière aussi de garder le centre de gravité de la décision mais de dire euh nous comptons sur ces financements tières à

Hauteur de 40 % et si c’est pas des financements publics ça pourrait être des financements privés donc du mescena de la philanthropie aujourd’hui c’est on n pas on na jamais été vers ces financements là aujourd’hui on s’ouvre et on va yer des nouvelles discussions euh euh pour essayer de de voir si ça

Serait possible mais de se dire voilà si nous sommes ensemble la société elle est composée par des individus par les institutions et par le monde entrepreneurial qui peut de manière sincère avoir envie de prendre part aux dynamiques de de transformation donc il y aura toujours la question de la

Propriété et du modèle économique nous n’est toujours intervenu hors cadre de propriété quelque part du coup ça veut aussi dire que ça ne bénéficie à personne il a une forme de beauté du geste après c’est pas une très bonne tacnique en terme économique pour nous parce que à chaque fois qu’on sort d’un

Lieu on a on a pas de fond de commercefin on a rien on sort la sortie ça coûte et on sort presque plus désargenté que quand on est arrivé mais mais ça montre C aussi que la propriété c’est quelque chose qu’il faut qu’il faut revoir elle est trop pas qu’

Apparente aujourd’hui quelqu’un qui possède un lieu il peut le transformer à Marseille sur le haut panier il y a un grand endroit C c’était l’Hôtel Dieu ça faisait des centaines d’années que c’était un hospice et là d’un coup c’est racheté par acccord ça devient un hôtel

De luxe on peut plus y aller et donc c’est comme si on avait oublié une sorte de servitude une continuité de de service commun qui pourrait exister du fait que ça existit pendant plusieurs siècles et et et sur le terrain le magnifique terrain à Marseille c’est

Peut-être mon projet le le plus fort je trouve de y camp c’est un terrain privé et on a fini par se disputer par le propriétaire on est parti euh et sur ce terrain làà il avait acheté 300000 € nous on a dépensé 100on6 et et on a créé une identité un patrimoine immatériel

Des usages on en a fait un parc public et en fait dans le droit aujourd’hui on perd et on doit partir donc comment est-ce qu’on est capable parfois d’avoir des mécanismes de portage foncier qui permettrait de de faire valoir davantage l’usage et l’intérêt collectif plutôt que je possède j’ai droit merci beaucoup Nicolas

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